Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dragon
Que signifie "dragon" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Militaire) (Désuet) Qui est propre aux soldats nommés dragons.
- Il était, de la tête aux pieds, un officier du temps, avec tous les défauts et, les qualités de ce temps, pétri par la guerre et pour la guerre, et ne croyant qu’à elle, et n’aimant qu’elle ; un de ces dragons qui font sonner leurs gros talons, — comme dit la vieille chanson dragonne. — (Jules Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques, A. Lemerre, Paris, 1883, page 337)
- (Sens figuré) (Désuet) Qui est cavalier, sans gêne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dragon".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
affabulation
?- (Littérature) Partie d’une fable, d’un apologue, qui en explique le sens moral.
- Sire, dit alors maître Ogier, permettez que je déduise de ceci une affabulation. Ces passereaux sont vos nobles, cette vigne est le peuple. Les uns banquètent aux dépens de l'autre. Sire, qui gruge le vilain gruge le seigneur. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Trame d’un récit ; intrigue d’une pièce.
- Voici en deux mots l’affabulation de cette comédie.
- Il faut évoquer ici le thème récurrent du « cryptogramme ». Certains romans commencent par la découverte d’un document écrit – incomplet ou chiffré– dont le déchiffrement va jouer un rôle décisif dans l’affabulation. — (Michel Tournier, Jules Verne ou le Génie de la géographie, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 91)
- (Par extension) (Péjoratif) Récit mensonger ; déclaration mensongère.
- Rejeter toute affabulation et n’admettre pour matériaux que des faits véridiques (et non pas seulement des faits vraisemblables, comme dans le roman classique), rien que ces faits et tous ces faits, était la règle que je m’étais choisie. — (Michel Leiris, De la littérature considérée comme une tauromachie, 1945-1946 (préface de L’âge d’homme, 1939), collection Folio, page 15)
- Son reportage plein d’affabulations décrivait de faux héros opposés à des administratifs tatillons et avides de pouvoirs. Sous le titre allusif « le poids de l'administration », il taillait un costume sur mesure à Si Omar et pour ce faire rapportait des propos qu'il imputait à Meyer. — (Anne Leduc, Le chant du lendemain: Alger, 1962-1969, Bouchène, 2004, page 63)
- Les affabulations du mythomane finissent par tisser une trame si serrée qu'il a parfois du mal à faire la part entre ce qu'il a imaginé et ce qu'il a réellement vécu. — (Antoine Bello, Scherbius (et moi), Gallimard, page 348)
-
adoption
?- Action d’adopter.
- Tibère n’était fils d’Auguste que par adoption.
- Déterminer les formes et les effets de l’adoption.
- L’adoption confère le nom de l’adoptant à l’adopté.
- (Par extension) Action d’admettre, de recevoir comme sien, soit au propre, soit au figuré.
- L'adoption du moteur à réaction a bouleversé l'industrie aéronautique dans les années cinquante.
- L’adoption de ce châle a rendu leur costume plus décent en voilant, dans son ampleur, le nu et les formes un peu trop fortement dessinées. — (Flora Tristan; Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Il a ajouté que l'Angleterre ne lui semblait pas absolument mûre pour l'adoption du système métrique, […]. » — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- L'adoption des toilettes portées dans les villes, c'est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (En particulier) (Informatique) Adoption d'un processus orphelin par un autre plus ancien.
- (En particulier) (Lexique inconnu !) Adoption d'un texte de caractère par exemple législatif.
- L'« adoption » est l'acte officiel par lequel la forme et la teneur du texte d'un traité sont fixées. En règle générale, l' adoption du texte d'un traité s'effectue par le consentement des États participant à son élaboration. Tout traité négocié dans le cadre d'une organisation internationale est habituellement adopté par une résolution d'un organe représentatif de l'organisation dont la composition correspond plus ou moins au nombre des États qui participeront éventuellement au traité en question. Un traité peut aussi être adopté par une conférence internationale spécialement convoquée à la majorité des deux tiers des États présents et votants, à moins que ces États ne décident, à la même majorité, d'appliquer une règle différente. — (Article 9, Convention de Vienne de 1969 sur le droit des traités.)
- Lorsque, dans les traités, il est fait référence à la procédure législative ordinaire pour l' adoption d'un acte, la procédure suivante est applicable. — (Chapitre 2: Actes juridiques de l'Union, procédures d' adoption et autres dispositions - Section 2: Procédures d' adoption des actes et autres dispositions — Article 294 du TFUE.)
- Tout projet ou proposition de loi est examiné successivement dans les deux Assemblées du Parlement en vue de l' adoption d'un texte identique. — (article 45 de la constitution de 58)
-
accourciront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe accourcir.
-
adouciront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe adoucir.
-
rayon
?- Ligne rectiligne qui part d’un centre et va en divergeant.
- (Géométrie) Segment de droite joignant le centre d’un cercle ou d'une sphère à tout point de la circonférence, représentant la moitié du diamètre.
- On appelle rayon, toute droite CA menée du centre à la circonférence, et diamètre, toute droite DB, qui passe par le centre et qui se termine de part et d'autre à la circonférence. On voit immédiatement par la génération du cercle que tous les rayons sont égaux. — (Cours de mathématiques, par Charles Bossut, membre de l'Institut National des Sciences et des Arts, etc., tome 2, Paris : chez Firmin Didot, an IX, page 7)
- Si l’on piquait la pointe d’un compas à l’emplacement de Rhages, Vezzano était, de tous les points du territoire d’Orsenna, celui qui s’inscrivait dans le cercle de rayon le plus court. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
-
protection
?- Action de protéger, de défendre quelqu’un, de veiller à ce qu’il ne lui arrive pas de mal.
- Depuis que la Gaule est privée de la protection de Rome, sa tutrice, elle est ravagée par une série d’invasions, …. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Sous les Carolingiens, les Capitulaires recommandent au Comte de veiller à la protection des orphelins; il ne s'agit en somme que de l'exercice pratique de la mainbournie royale. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.237)
- Il serait bon encore d’invoquer la protection du grand thaumaturge vers qui des milliers et des milliers de pèlerins venaient de toutes les provinces, de toutes les nations. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Toute caravane qui entrait dans le territoire du sultan d'Ayar devait payer cette taxe, moyennant quoi elle était, théoriquement du moins, sous la protection du sultan jusqu'à ce qu'elle quitte le territoire placé sous son commandement. — (Djibo Hamani, Le sultanat touareg de l'Ayar: au carrefour du Soudan et de la Berbérie, L'Harmattan, 2006, page 290)
- Action de prendre soin de la fortune, des intérêts de quelqu’un, de favoriser l’accroissement, le progrès, la défense de quelque chose.
- La recherche de micro-polluants organiques dangereux s’inscrit dans le concept de développement durable conciliant la protection de l’environnement et le développement économique. — (Nathalie Gyuran-Humbert, Mise au point de méthodes pour l’analyse de micropolluants organiques dans des matrices liquides ou solides en provenance de la filière cuir, 2004)
- La protection accordée par des lois à l’industrie nationale s’oppose au système du libre-échange.
- (Par extension) Personne qui en protège, qui en favorise d’autres.
- Cet homme a de puissantes protections.
- Il compte sur ses protections.
- Il n’a aucune protection.
- (Par extension) Objet qui assure la sécurité des biens ou des personnes.
- Cette protection mobile doit recouvrir la partie extérieure de la fraise de désilage et doit rester solidaire de la machine. — (Pierre Clavel, Urbain Arconte, Mise en conformité des machines mobiles agricoles et forestières, page 150, CEMAGREF, 2000, Éditions Quae, 2007)
- (Religion) Emploi de protecteur à la cour papale de Rome.
- Le roi donna la protection de France à tel cardinal.
- Le pape donna la protection des jacobins à tel cardinal.
-
accroupissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de accroupir.
- Première personne du pluriel de l’impératif de accroupir.
-
acétylons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acétyler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acétyler.
-
accession
?- Action d’ajouter ou de s’ajouter à.
- Ce royaume s’est agrandi par l’accession des provinces voisines.
- Balancement de toute chose, tissu intime, vaste équation où la variable oscille sans cesse par l’accession de données nouvelles, telles sont les images par lesquelles j’essaie de me représenter le fait, sans me satisfaire. — (Ernest Renan, L’Avenir de la science, pensées de 1848, Édition C. Lévy, 1890, chapitre viii, pages 148.)
- S’emploie plus particulièrement pour désigner l’adhésion d’une puissance à un engagement déjà contracté par d’autres.
- Acte d’accession.
- Les puissances du Nord ont promis leur accession à ce traité.
- Façon plus générale de l’action par laquelle on adhère à une chose, à un acte, à un contrat quelconque.
- Il y a eu accession du père au contrat de mariage du fils.
- Possibilité d’accès à telles ou telles fonctions.
- (Droit) Droit que le propriétaire d’une chose, mobilière ou immobilière, a sur ce qu’elle produit ou sur ce qui s’y unit et s’y incorpore. On le dit quelquefois des Choses mêmes sur lesquelles ce droit est exercé.
- Les fruits de la terre, les fruits civils, le croît des animaux appartiennent au propriétaire par droit d’accession.
-
notion
?- Connaissance élémentaire, sommaire, idée plus ou moins précise qu’on a d’une chose.
- Je n’ai pas une connaissance parfaite de cela, je n’en ai qu’une simple notion, qu’une faible notion.
- Je n’en ai nulle notion, pas la moindre notion.
- C’est un sujet dont je n’ai aucune notion, dont je n’ai pas la première notion.
- Avoir les premières notions d’une science.
- Manquer des notions les plus élémentaires dans tel ou tel ordre d’études.
- Ce sont des notions familières à tous.
- (Par extension) Traité élémentaire d’une science.
- Notions d’Arithmétique.
- Notions de Physique et de Chimie.
- (Philosophie) Concept ; idée.
- La nature du sol a de l'importance pour beaucoup de plantes. […], de là est née la notion un peu vague de plantes calcicoles et calcifuges. Cette notion a été précisée par la mesure de la réaction chimique du sol représentée par le symbole pH (potentiel en ions Hydrogène). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.28)
- Les hormones, une des plus anciennes familles d’herbicides, vont continuer à nous rendre service et elles sont un bon exemple d'un certain type de sélectivité et de systémie ; cette dernière notion appelait le glyphosate. — (Christian Gauvrit, Efficacité et sélectivité des herbicides, INRA, 1996, page 111)
- En effet, deux notions essentielles se retrouvent dans la même phrase : la diversité et l’irréprochabilité. Quel est le lien entre ces deux notions : est-ce la diversité qui conduit à l’irréprochabilité ? Ce lien de cause à effet n'apparaît pas vraiment dans cette phrase : les deux notions semblent plutôt complémentaires. — (Sophie Bentin, « Des étrangers au service du Comtat Venaissin : audition de 19 témoins dans le cadre de l'affaire de la douane (Valréas, décembre 1679) », chap. 26 de Les témoins devant la justice: Une histoire des statuts et des comportements, sous la direction de Benoît Garnot, Presses universitaires de Rennes, 2003)
- L'analyse plus approfondie de la notion de distance esthétique permet de revenir sur le rôle primordial du suspense et de l'angoisse dans le processus narratif d'un récit. — (Martine Roberge, L'art de faire peur: des récits légendaires aux films d'horreur, page 178, Presses de l'Université Laval, 2004)
- Pour Almaengien, le Grand Maître de la secte adamite dont Bosch n'a fait que suivre les préceptes, la notion du péché originel n'existe pas. — (Jérôme Peignot, Les jeux de l'amour et du langage, page 134, 2009)
- Dans le cadre de ma mission avec le ministre des Sports, j'ai voulu remettre en cause la notion de détection des talents, à laquelle je préfère celle d'accompagnement de potentiel. — (Jean-Pierre Doly, L'accordeur de talents: Optimiser la performance d'une équipe, éd. Dunod, 2012)
-
rirons
?- Première personne du pluriel du futur de rire.
-
reprendrons
?- Première personne du pluriel du futur de reprendre.
-
conclusion
?- Terminaison d’une affaire, d’une délibération, etc.
- Moscou offre en compensation une rectification frontalière en Carélie orientale et la conclusion d'un pacte d'assistance. — (Jean Quellien, La Seconde Guerre mondiale, 1939-1945, Paris : Éditions Tallandier, 2015)
- La conclusion d’un traité. - La conclusion d’un mariage. - Il faut en venir à la conclusion. - Nous touchons au moment de la conclusion, à la conclusion.
- Ce qui termine et qui résume un discours, un récit, etc.
- La conclusion de son discours fit beaucoup d’impression sur l’auditoire.
- Conséquence que l’on tire d'un raisonnement, et surtout d’un argument en forme.
- En combinant avec les observations si précises de M. Edwards celles de ses devanciers et de ses successeurs, nous pouvons en tirer une conclusion générale. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, p.508)
- Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : que le juste et l'injuste, dont nous pensions jadis avoir le discernement, sont termes de convention, vagues, indéterminables ; […]. — (Joseph Proudhon, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, tome I, p.70)
- Ainsi, Constantin V, successeur de Léon III, en partant des mêmes principes christologiques que les iconophiles, arrive à des conclusions opposées aux leurs. — (Carole Talon-Hugon, Une histoire personnelle et philosophique des arts : Moyen Âge et Renaissance, Presses Universitaires de France, 2014)
- J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire. — (Ofir Touché Gafla, Le Monde de la fin, Éditions Actes Sud, 2015, chap. 5)
- (Au pluriel) (Justice) Ce que les parties demandent par des requêtes, soit écrites, soit verbales, ou par d’autres actes.
- On m’a donné tout ce que je demandais par mes conclusions. - On lui a adjugé ses fins et conclusions. - Prendre des conclusions à l’audience.
- Conclusions au fond. - conclusions principales, subsidiaires, additionnelles.
- (En particulier) Avis et réquisitions du ministère public dans les affaires où il intervient.
- L’avocat général a pris ses conclusions. - Le procureur général, le procureur de la République a donné ses conclusions.
-
accrussions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe accroître (ou accroitre).
-
bouton
?- Petite pièce de diverses matières, ordinairement ronde ou plate, quelquefois bombée ou en boule, qui sert généralement à retenir ensemble différentes parties d’un vêtement et que l’on passe, à cet effet, dans les fentes appelées boutonnières, dans les ganses ou dans les brides.
- Les marches boueuses portaient l’enseigne de chaque métier en offrant aux regards des découpures de cuivre, des boutons cassés, des brimborions de gaze, de sparterie. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- M. Hyacinthe a revêtu son costume le plus somptueux : une redingote, que son embonpoint soumet à des efforts de plus en plus tendus. C’est qu’elle ne date pas d’hier. Il l’a inaugurée il y a douze ans. Et dame ! depuis lors il a grossi. L’étoffe se tire tellement à l’endroit des boutons que ceux-ci ressemblent à des comètes, dont la queue en éventail est faite d’une infinité de plis. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 177-178)
- (Botanique) Petit corps arrondi ou allongé qui poussent sur les arbres et les arbustes et d’où naissent les branches, les feuilles ou les fleurs.
- Bouton à bois. Boutons à feuilles. Bouton à fruit.
- Il y a beaucoup de boutons à cet arbre.
- Ce fut par un de ces mauvais jours que Pascal, s’étant approché d’une fenêtre, aperçut son voisin, M. Bellombre, le professeur retraité, en train de faire le tour de ses arbres, pour voir s’ils avaient beaucoup de boutons à fruit. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- (En particulier) (Botanique) Fleur qui n’est pas encore épanouie.
- Le platycodon, que l'on connaît peu, appartient à la famille des campanulacées. Ses boutons bien ronds donnent en s'ouvrant de magnifiques fleurs bleues et sucrées. — (Alice Caron Lambert & Jacques Denarnaud, La cuisine des fleurs: les recettes d'Alice, ACR Édition, 1995, page 12)
- (Par extension) (Architecture) Ornement décoratif sculpté figurant une fleur qui n’est pas éclose.
- (Par analogie) Petites tumeurs arrondies qui se forment sur la peau, soit au visage, soit en diverses parties du corps.
- […] d’abord pisiformes, durs et peu sensibles, ces boutons grossissent, s’abcèdent, deviennent douloureux et fluctuants. — (G. Marotel, Parasitologie vétérinaire, J.-B. Baillière & fils, 1927, page 520)
- Si on a tendance à avoir des boutons de rasage, on applique une crème hydratante ou un après-rasage adapté, quelle que soit la technique de rasage utilisée. — (Michèle Verschoore, Le Guide de la beauté au masculin: À la pointe de la recherche et de l'innovation, Odile Jacob, 2016)
- (Par extension) Insigne qui est une marque de la profession qu’on exerce ou de la dignité dont on est revêtu.
- Bouton de livrée, de mandarin.
- (Escrime) Petite pièce de métal qui garnit l’extrémité d’un fleuret pour le rendre inoffensif.
- Chacun d’eux emboîta à la pointe de son épée un de ces boutons d’acier qui transforme une rapière en fleuret de salle. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Partie saillante et arrondie à l’aide de laquelle on pousse et on tire le pêne d’une serrure ou un verrou.
- Le Brun surveillera l’étonnant Cussy, l’Italien qu’il gardera près de lui, tandis qu’il cisèle les crémones, les targettes, les boutons de porte, ces menus travaux d’une perfection incomparable, et qui confèrent à Versailles sa primauté. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 100)
- Le bouton d’une serrure, d’un verrou. Le bouton d’un tiroir, d’un couvercle. Le bouton d’une porte.
- Pièce de fer ou de cuivre, qui est ordinairement de forme ronde ou ovale et qui sert à tirer à soi une porte ou à l’ouvrir.
- Elle chercha à tâtons le bouton d’un huis, finit par le trouver, et entra dans une pièce sombre. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- J'ai en un domestique mysophobe; son bonheur, c'était de passer sa journée à nettoyer les cuivres, les chenets, boutons de porte, lustres, enfin tout ce qui dans l'appartement était en métal ou susceptible de briller; […]. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d'éditions scientifiques, 1894, page 92)
- D'une main, j’ai empoigné la poignée de ma valoche et de l'autre le bouton de porte. — (Génami Rivière, Retrouver l'être aimé : Pomme d'amour et cœur de glace, Editions Publibook, 2003, page 143)
- (Équitation) Petit anneau de cuir qui coule le long des rênes et qui sert à les resserrer.
- Le bouton de la bride.
- (Métallurgie) Petite portion d’or ou d’argent qui reste après la coupellation.
- Petit organe de commande d’un appareil, surtout bouton-poussoir.
- M. Constant pressa le bouton d’une sonnerie et jeta un ordre au gardien qui surgit dans l’entre-bâillement de la porte […] — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 151)
- Il appuya sur le bouton d’une sonnette. Un domestique en livrée parut aussitôt. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (En particulier) (Électricité) Commande manuelle d’un interrupteur, d’un potentiomètre, etc.
- (Interface graphique) Zones d’interface, icônes numériques d’un écran, d’un site ou d’un programme qui permet d’interagir avec ces derniers.
- Sélectionne le bouton « désinstaller » et confirme pour te débarrasser de ce programme.
- Appuie sur le bouton « annuler » pour éviter de télécharger n’importe quoi.
-
discrétion
?- Réserve, retenue, dans les actions et dans les paroles.
- Une indéniable sérénité se reflétait sur ses traits. Peut-être était-ce l’apaisante influence du cigare dont la bague rouge, ornée d’un somptueux écu gaufré d’or, indiquait sans discrétion le prix. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Et cette identité peut fort bien se décliner de la façon la plus typée qui soit : non seulement ces jeunes refusent d'abandonner leur identité Beatles au seuil de l'établissement qu'ils fréquentent, mais ils se réclament d'une posture rebelle qui ne prédispose ni à la discrétion ni à l’invisibilité. — (Christian Le Bart, Les fans des Beatles: Sociologie d'une passion, Presses universitaires de Rennes, 2000, p. 151)
- Voyant que je ne mangeais pas, Mlle Préfère fit mille efforts pour vaincre ce qu’elle était assez bonne pour nommer ma discrétion. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, p. 198.)
- Agir, parler avec discrétion.
- Un zèle sans discrétion.
- User d’une permission avec discrétion.
- (En particulier) Qualité qui consiste à garder un secret.
- […], M. de Persigny discourait à perte de vue, au hasard de l’improvisation, sans se préoccuper de la discrétion de ses interlocuteurs. — (Gustave Rothan, Souvenirs diplomatiques : L'Europe et l'avènement du Second Empire, Éditions Calman-Lévy, 1890, page 165)
- Ne dévisage pas ainsi… Ici, la discrétion est de règle. On ne se connaît ou l’on ne se reconnaît pas. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 78)
- Le bitcoin est défini comme une donnée informatique qui passe directement de l’ordinateur du vendeur à celui de l’acheteur en P2P (peer to peer, d’ordinateur à ordinateur). Ces monnaies virtuelles représentent donc l’outil rêvé pour les transactions qui nécessitent une opacité extrême et une discrétion totale comme celles qui participent au blanchiment de l’argent sale. — (Michel Hautefeuille et Emma Wieviorka, La Légalisation des drogues : Une mesure de salut public, Odile Jacob, 2014)
- Droit ou pouvoir qu’on a de décider.
- Quelques maisons furent livrées au pillage, et trois des principaux habitants fusillés par jugement du conseil de guerre, exécution qui ne violait pas la capitulation, dont les clauses avaient mis les Véronais à la discrétion des vainqueurs. — (Abel Hugo, France militaire. Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1837, Paris : Delloye, 1838, volume 2, page 182)
- Se remettre à la discrétion de quelqu’un dans une affaire, S’en rapporter absolument à son jugement, à sa décision, à sa volonté pour une affaire, dans la confiance qu’on a en sa justice et en sa sagesse.
- Laisser quelque chose à la discrétion de quelqu’un.
- Être à la discrétion de quelqu’un, Dépendre absolument de quelqu’un.
- Se rendre à discrétion, Se mettre à la merci du vainqueur.
- (Jeux) Ce qu’on gage ou ce qu’on joue, sans le déterminer précisément, et qu’on laisse à la volonté soit de celui qui gagne, soit de celui qui perd.
- Gagner, perdre une discrétion.
-
abritons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abriter.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe abriter.
-
marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
motivation
?- Désir ou volonté spontanés.
- La motivation qui pousse à se tuer et donc à tuer ses propres divinités est plus grave, karmiquement, que la motivation qui conduit à tuer une autre personne ([…]) — (Louis-Vincent Thomas, Mélanges thanatiques: deux essais pour une anthropologie de la transversalité, L'Harmattan, 1993, p. 193)
- Le diagnostic différentiel de l’apathie et de la dépression reste un véritable défi lancé au clinicien, certains symptômes étant communs, le manque de motivation en particulier. Les bases neuro-biologiques de la motivation impliquent le système dopaminergique avec ses projections sur le cortex, le noyau accumbens et l’amygdale, et la maladie de Parkinson reste bien sûr un modèle pour étudier l’apathie. — (Psychopathologie et neurosciences: Questions actuelles de neurosciences cognitives et affectives, sous la direction de Salvatore Campanella et Emmanuel Streel, De Boeck Supérieur, 2008, p. 247)
- La motivation, ça se commande pas; ça s'entretient. Comme la forme. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, p. 344)
- Justification fournissant un motif.
- Cette décision nécessite une motivation.
- (Linguistique) Relation, lien entre un signe et la réalité qu'il désigne, entre le signifiant et le signifié.
- Dans la dérivation, il y a toujours motivation (…). Enfin, l'attraction paronymique (par exemple, forcené, anciennement fors sené « hors de sens », rattaché à force) est fondée sur une fausse motivation. — (Ling.1972)
-
achèterons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe acheter.
-
absorption
?- Action d’absorber.
- Il me semble que ce porteur est un peu trébuchant, grâce sans doute, à une absorption trop prolongée de vodka. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- […] au premier symptôme, l'apparition d'un léger œdème prétibial, il fallait cesser toute absorption de viande de conserve et se nourrir exclusivement de légumes conservés ou secs et de viande fraîche. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Physiologie) Fonction par laquelle les êtres organisés attirent à eux et pompent les fluides qui les environnent ou qui sont exhalés intérieurement.
- L’absorption du chyle se fait à la surface des intestins.
- (Argot polytechnicien) (XIXe siècle) Repas offert chaque année aux anciens de l’École polytechnique par la promotion nouvelle. On y absorbe assez de choses pour justifier le nom de la solennité.
- Lorsque le taupin a été admis, il devient conscrit et comme tel tangent à l’Absorption. Cette cérémonie annuelle a été imaginée pour dépayser les nouveaux, les initier aux habitudes de l’École, les accoutumer au tutoiement.
- (Cartographie) Transformation d'énergie rayonnante en une autre forme d'énergie par interaction avec la matière. (Commission Internationale de l'Éclairage)[1].
-
acromion
?- (Anatomie) Protubérance osseuse latérale partant de l’épine de l’omoplate (scapula) et qui va s'articuler avec la clavicule.
- Le moyne avec son baston de croix luy donna entre col et collet sur l’os acromion si rudement qu’il l’estonna. — (Rabelais, Œuvres)
- Un paparazzi mitraillait Amanda von Comodoro-Rivadavia qui fondait, ru lacrymal, sur l’acromion d’Urbain d’Agostino, son soupirant favori. — (Georges Perec, La Disparition, Gallimard, Paris, 1969)
- ...dans le miroir, chaque soir avant de se doucher, elle regardait ses os saillant sous la peau, les acromions qui faisaient deux petites crêtes en haut des épaules, la ligne tendue des clavicules, ce drôle de point au milieu du sternum. — (Sandrine Collette, Ces orages-là, J-C Lattès, 2021)
-
appellation
?- Action d’appeler.
- Appellation à haute voix, familière, injurieuse.
- (Spécialement) Façon de dénommer quelqu’un ou quelque chose.
- Ces nodules sphéroïdes ou cylindroïdes, si singulièrement affublés, en Champagne, comme en Picardie ou en Haute-Normandie, de l’appellation imprévue de pierres de tonnerre ou de pierres de foudre sont formés de cristaux prismatiques de bisulfure de fer irradiant de leur centre. — (Stanislas Meunier, « Recherches sur la craie blanche », dans le Compte rendu de l’Association française pour l'avancement des sciences, actes du congrès de Reims - 1907, partie 2, 1908, p. 378)
- […], on les désignait généralement, le premier sous le nom de gros Zidore, le second sous celui de gros Léon, appellations qui leur seyaient d’autant mieux qu’ils avaient conquis, comme il convenait à leur âge et à leur position sociale, la pointe de bedon qui confère toute son importance au campagnard cossu. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- L’autre, sec, noueux, noiraud, correct à la façon d’un danseur salarié, répondait à l’appellation du « Mondain ». — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’appellation « hydroxyde d’ammonium » de cette bouteille contenant de l’ammoniaque, nom donné à une solution aqueuse d’ammoniac, est incorrecte. — (John C. Kotz & Paul M. Treichel Jr, Chimie générale, traduit de l'anglais, De Boeck Supérieur, 2006, page 345)
- Action de nommer chaque lettre de l’alphabet.
- (Droit) Appel d’un jugement. — Note : Il ne se dit guère que dans les formules des arrêts et des jugements.
- La Cour a mis l’appellation à néant.
- Le jugement sera exécuté nonobstant opposition ou appellation quelconque.
-
conservation
?- Action de conserver ou résultat de cette action.
- Tout homme est chargé de sa conservation sous peine de souffrance, et il souffre seul quand il manque à ce devoir envers lui même, ce qui l’oblige à le remplir préalablement à tout autre. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
- Une conservation prolongée exigera la congélation, qui s'opère à des températures allant jusqu'à - 12 °. C'est une opération qui ne pourra se faire qu'au frigo même. — (Bulletin trimestriel de l'enseignement professionnel et technique des pêches maritimes, vol. 19, n° 2, 1914, page 574)
- Vous me répondez : « Je ne fais de mal à personne. » Attention : la haine n’est pas le contraire de l’amour ; c’est l’égoïsme qui s’oppose à l’amour, ou plus exactement, monsieur, un sentiment dont vous entendrez désormais beaucoup parler en bien et en mal : l’esprit de conservation. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 338)
- …deux ouvriers recouvrent les poissons d'une pelletée de sel avant de les précipiter dans une fosse de conservation. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
- On parle généralement de conservation lorsqu’il s’agit de maintenir des races dont les effectifs sont en déclin et sont susceptibles de continuer à décroître jusqu’à extinction si aucune mesure de sauvegarde n’est prise. — (Wiener Gerald, Rouvier Roger, Amélioration génétique animale, 2009, 280 pages, page 231)
- (En particulier) (Beaux-arts) Qualité de ce qui est bien entier, bien conservé, en bon état.
- Ce tombeau est un monument fort intéressant, bien que la figure du personnage, traitée en bas-relief, soit médiocre ; le simulacre du sarcophage qui la porte donne une série de figurines d’une conservation parfaite. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
-
possession
?- (Droit de propriété) Jouissance, faculté actuelle de disposer ou de jouir d’un bien.
- La possession et l’exploitation du sol par indivis, rationnelle, juste, féconde, nécessaire même, tant que la société exploitante n’excède pas les limites d’une proche parenté, - père, mère, aïeul et aïeule, enfants, beaux-fils et belles-filles, domestiques, oncles et tantes ; - est aussi solide que la famille même. — (Pierre-Joseph Proudhon, Théorie de la propriété, 1866)
- Au moment où il se présenta, Alice, qui l’avait vu venir, entrait aussi dans la salle, où son père et ses trois assidus discutaient à grand fracas sur le parti qu’il y avait à prendre pour rentrer en possession du diamant volé. — (Jules Verne, L’Étoile du sud, 1884)
- Mais quand l’Église, profitant de l’effondrement de la puissance romaine et du désarroi provoqué à travers les Gaules par les invasions barbares, s’installa dans le pays sans que nul n’y prît garde, son premier soin fut de s’assurer de la possession des terres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Grammaire) Rapport possessif ou analogue à la possession, exprimé par les adjectifs possessifs comme ma, les pronoms possessifs comme le mien, les adpositions comme de, les verbes comme avoir, etc.
- (Au pluriel) Terres possédées par un État ou par un particulier.
- Dans ce but il demanda à la régence d’Ensisheim communication de l’engagement pris par les parties guerroyantes de respecter les possessions autrichiennes, ainsi que les villes impériales. — (J. Gyss, Histoire de la Ville D'Obernai, tome 1, Strasbourg : chez Salomon, 1866, page 380)
- Probablement dans un temps assez rapproché, la Russie cédera ses possessions américaines au gouvernement des Etats-Unis. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- (Absolument) (En particulier) Jouissance de certains plaisirs, de certaines choses qu’on a recherchées avec ardeur.
- La musique […] emplit tout d’une caresse nostalgique. Ici sur un tressautement appliqué de java, là, sur la houle passionnée et la lente possession de danses moins animales. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16 & 17)
- La possession diminue ordinairement le prix des choses qu’on a le plus désirées. La possession n’a fait qu’augmenter son amour.
- (Théologie chrétienne) État d’un homme qu’on dit possédé par le démon.
- La possession diffère de l’obsession en ce que, dans la possession, le démon est censé agir au-dedans, et que, dans l’obsession, il est censé agir au-dehors.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.