Dictionnaire des rimes
Les rimes en : doyen
Que signifie "doyen" ?
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- Celui qui est le plus ancien suivant l’ordre de réception dans un corps, dans une compagnie.
- Le doyen de la Cour d’appel, des avocats, des généraux français, de l’Académie française.
- Doyen du Sacré Collège : Le premier cardinal-évêque.
- (Diplomatie) Nom désignant soit le nonce apostolique, soit l'ambassadeur ayant passé le plus de temps dans le pays d'accueil. Il a dès lors le rôle de porte-parole du corps diplomatique auprès du chef du protocole du pays d'accueil sur les questions administratives.
- (En particulier) (Christianisme) Titre de dignité ecclésiastique.
- Une bénédiction de calvaire eut lieu, il n'y a pas encore un an , à Lez-Fontaine, décanat de Solre-le-Château, diocèse de Cambrai. Cette bénédiction fut faite par M. Gérard, doyen, curé de Solre-le-Château, qui prononça un discours dans l'église, trop petite pour contenir tout le monde accouru à cette cérémonie. — (« Nouvelles ecclésiastiques », dans L'ami de la religion: journal ecclésiastique, politique et littéraire, no 2177 du jeudi 7 novembre 1833, tome 78, Paris : chez Ad. Le Clère & Cie, 1834, page 42)
- Le doyen de Dame.
- Curé doyen : Curé d’un chef-lieu de canton.
- (Éducation) Titre de la première dignité dans les facultés d’une université.
- Doyen de la Faculté des lettres, de la Faculté de Médecine, etc.
- Le plus ancien en âge. On dit aussi en ce sens doyen d’âge, mais seulement dans les assemblées ou compagnies délibérantes.
- Si vous n’avez que soixante ans, je suis votre doyen.
- Il présidait l’assemblée, comme doyen d’âge.
- Le doyen, la doyenne de la Comédie-Française.
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "doyen".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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carlin
?- (Zoologie) Race de petit chien de compagnie molossoïde, type dogue provenant de Chine, à museau écrasé et noir, à poil ras, de couleur sable, noir ou marron très foncé.
- Sur la table, un chien empaillé que j'avais connu vivant, ancien compagnon de mes courses dans les bois, le dernier carlin peut-être, car il appartenait à cette race perdue. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- La princesse a deux chiens carlins affreux, yeux saillants, dans un panier au salon, ne les quittant pas, même en voyage, les ayant toujours sous les bras : « Ça a l'air, dit Nieuwerkerke, des deux robinets d'un marchand de coco. » — (E. et J. de Goncourt, Journal, 1862)
- Et, prenant sur la table son large chapeau à plumes noires, il partit lentement, suivant le martial abbé, qui allait vite devant lui et revenait le hâter, comme un enfant qui court devant son père, ou un jeune carlin qui va et revient vingt fois avant d’arriver au bout d’une allée. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Le bichon devint ensuite le chien favori de plusieurs rois de France, dont Henri II, avant d’être détrôné par le carlin et le caniche. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 289)
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clin
?- Mentionné au xve siècle sous la forme cling, dans l'expression cling d’un œil, dérivé régressif de cligner.
- Mentionné dans les comptes du Clos des galées de Rouen dès le xive siècle dans les dérivés desclinques et reclinquier. Attesté vers 1515-22 vesseaulx a clinc. Terme d'origine germanique, vraisemblablement issu du néerlandais klink(werk) « (bordage à) clins » → voir clenche et le mot anglais clinker.
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latin
?- (Histoire) Qui est originaire ou se rapporte aux Latins, les habitants du Latium.
- La mythologie latine.
- (Par extension) Romain, relatif à l’empire romain.
- Le droit latin.
- Empire latin d’Orient.
- (Linguistique) Relatif au latin, la langue.
- La littérature française du moyen-âge n'a guère que des antécédens latins. Les poésies celtique et germanique n’y ont laissé que de rares et douteux vestiges ; la culture antérieure est purement latine. C’est du sein de cette culture latine que le moyen-âge français est sorti, comme la langue française elle-même a émané de la langue latine. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- L’homme ne doit savoir littérairement que deux langues, le latin et la sienne ; mais il doit comprendre toutes celles dont il a besoin pour ses affaires ou son instruction. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, pages 166-167)
- « Votre castillan et notre français, et l’italien encore ne sont que des dialectes issus du latin parlé », poursuivit Joanny, récitant malgré lui sa grammaire ; « ce sont des langues vulgaires, d'anciens patois de paysans. Un temps viendra, vous dis-je, où de nouveau on enseignera le latin dans toutes les écoles de l'Empire, le latin classique, et où tous les vulgaires seront oubliés. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 143-144)
- Toute la nuit, il avait rêvé qu’il récitait un discours latin en présence de l’Archevêque, et il lui avait semblé prononcer, ore rotundo, un nombre infini de belles terminaisons et de nobles désinences : abunt, arentur, ibus, arum… — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, page 210)
- Les plus énormes bêtises qui sortaient de la bouche de Johnson prenaient en effet je ne sais quel accent de véracité qui tenait sans doute au style de l’orateur, à la parfaite symétrie de ses phrases et à son redoutable arsenal de mots savants à désinences latines. — (Julien Green, Samuel Johnson, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, page 12)
- Le jeune jésuite chargé de la classe de latin lit à haute voix les thèmes des élèves sur un ton de persiflage, pour faire rire. Michel en particulier, nouveau venu expulsé depuis peu par une institution laïque, sert de cible.– Voici, Messieurs, du latin de lycée.– Cela vous changera de votre latin de sacristie. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 225)
- Qui s’exprime dans cette langue.
- Les auteurs latins.
- – Je prenais sur mes nuits pour parfaire ma connaissance des maîtres latins. Car je les préfère aux Grecs. Ceux-ci sont plus élégants, peut-être. Mais les autres sont plus vigoureux, et ont davantage le sens du droit. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 203)
- (Religion) Relatif à l’Église catholique romaine.
- L’église latine ; de rite latin.
- Qui a certaines caractéristiques des habitants du Latium, des anciens Romains et, par extension, des peuples qu’ils ont longtemps et durablement colonisés et influencés.
- Il releva ses cheveux. Sa beauté était célèbre à Tolède : nez aquilin, yeux très grands, le masque conventionnel de beauté latine. — (André Malraux, L’Espoir, 1937, page 622)
- Qui a pour origine la langue latine, qui à l’origine parlait le latin.
- Les peuples latins.
- (En particulier) Espagnol, portugais et italien par opposition à anglo-saxon.
- Amérique latine.
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dessein
?- Intention d’exécuter quelque chose, projet.
- Or le dessein de Leontidas estoit de m’élever jusques en l’aage de me marier, et puis de me donner à l’un de ses neveux qu’il avoit esleu pour son héritier, n’ayant jamais peu avoir des enfans. — (Honoré d’Urfé, L’Astrée)
- Mais mon dessein n’est pas de faire un gros livre, et je tâche plutôt de comprendre beaucoup en peu de mots, comme on jugera peut-être que j’ai fait, […] — (René Descartes, La Géométrie, texte modernisé de l’édition Victor Cousin)
- Le dessein de Dieu est plus de perfectionner la volonté que l’esprit. — (Blaise Pascal, Pensées)
- […], Thrasybule, bien informé de tout, et qui n’ignorait point les desseins d’Alyattes, s’avisa de cette ruse : […]. — (Hérodote, Histoire, traduction Larcher, Paris, Charpentier, 1850)
- Tu n’as pas dessein d’entrer en religion ? Non. Alors tu vas abandonner de te tourmenter de même, parce que c’est un tourment profane et peu convenable, vu que ce garçon ne t’était rien. Et le bon Dieu sait ce qui est bon pour nous ; il ne faut pas se révolter ni se plaindre… — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- Pauvres chagrins d’amour ! que vous êtes étranges ! et comme vos desseins sont impénétrables ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 111)
- Elle était couchée auprès de moi. Elle se retourna sans aucun dessein de me proposer une posture ; […]. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Au début de son pontificat, il s’était, il est vrai, montré bienveillant, moins par générosité naturelle, que dans le dessein de favoriser la conversion des juifs. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Projet, plan d’un ouvrage.
- Le dessein d’un poème, d’une tragédie, d’un tableau.
- Conception d’une œuvre à réaliser avec un objectif donné.
- Le dessein du Créateur.
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électronicien
?- Spécialiste de l’électronique.
- Un amplificateur, par exemple, est en soi un système compliqué qu’un électronicien a dû créer à partir de boîtes noires encore plus petites : des transistors, des résistances, des circuits intégrés, etc. — (John Haugeland, L’esprit dans la machine, page 80, 1989, Odile Jacob)
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muretin
?- Relatif à La Murette, commune de l’Isère.
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chrétien
?- (Christianisme) Qui professe la religion issue des enseignements de Jésus-Christ.
- Le rapport qui existe entre la doctrine chrétienne et la rectitude des mœurs, Taine le lui avait montré : chaque fois que l’homme se fait païen, il se retrouve voluptueux et dur. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 189)
- Sur le front, juste au milieu, la croix berbère était tracée en bleu, symbole inconnu, inexplicable chez ces peuplades autochtones qui ne furent jamais chrétiennes et que l’islam vint prendre toutes sauvages et fétichistes, pour sa grande floraison de foi et d’espérance. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Mais la grosse voix du curé, la voix claire des gamins arrivaient encore à son oreille et continuaient derrière elle :- Êtes vous chrétien ?- Oui, je suis chrétien.- Qu’est-ce qu’un chrétien ?- C’est quelqu’un qui, étant baptisé…, baptisé…, baptisé. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
- Qui appartient ou qui est propre au christianisme.
- Toutes les religions prêtent la main au despotisme ; je n’en connais aucune toutefois qui le favorise autant que la chrétienne. — (Jean-Paul Marat, Les Chaînes de l’esclavage, 1774)
- Les vieux symboles chrétiens, tant expliqués, tant traduits, présentent à l’esprit, dès qu’on les voit, une signification trop claire. Ce sont des symboles austères de mort, de mortification. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 181)
- (Par extension) Qui adopte un comportement généreux, supposé conforme aux préceptes de la religion de Jésus-Christ.
- Cette sollicitude ne la surprenait guère : Alice avait toujours eu cette espèce de charité très chrétienne, qui attendait que l'on fût au fond du trou pour vous tendre la main. — (Laure Pfeffer, Si peu la fin du monde, Éditions Buchet-Chastel, 2019)
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nazaréen
?- Relatif à Nazareth, en Palestine.
- Jean-Paul II, regardant la maison nazaréenne à Lorette, fait un vœu pour tous les enfants du monde.
- La nuit commençait à geler dur. Les rues étaient aussi désertes qu’une crypte nazaréenne. Seuls les boulangers étaient encore éveillés. — (Daniel Nayeri, Brigade des crimes imaginaires, dans Brigade des crimes imaginaires et autres histoires fantastiques et déglinguées, traduit de l’anglais par Valérie Le Plouhinec, Hélium, 2008, page 23)
- (Par métonymie) Chrétien, du Christ.
- Le fier chrétien verrait alors si la fille du peuple élu de Dieu ne saurait pas affronter la mort avec autant de courage que la plus fière des jeunes filles nazaréennes, …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- – Mon fidèle conseiller, le respecté mage Kirdir, estime que tu es l’un de ces Nazaréens qui se multiplient dans les contrées de Mésopotamie. Et que tu es venu à Deb pour y répandre ton hérésie. — (Amin Maalouf, Les Jardins de lumière, 1991, Le Livre de Poche, page 118)
- (Art) Relatif au mouvement pictural germanique de renouveau de la peinture religieuse au début du XIXe siècle.
- Les peintres nazaréens, influencés à la fois par le catholicisme et le romantisme se donnèrent pour objectif de renouveler l'art religieux par l'étude des anciens maîtres italiens et allemands.
- Rome ne fera que renforcer l’inspiration religieuse de Philipp. Il rejoint là-bas l’école dite nazaréenne, un groupe de jeunes artistes allemands ou autrichiens qui, iconographiquement, renouent avec la naïve piété de la Renaissance italienne. — (Diane Meur, « La carte des Mendelssohn », 2015, éd. Sabine Wespieser, Le Livre de Poche, page 240)
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crânien
?- (Anatomie) Relatif au crâne.
- La boîte crânienne.
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cornéen
?- (Ophtalmologie) Relatif à la cornée.
- Pandorum Technologies est une jeune startup basée à Bangalore, dans le sud de l’Inde, qui affirme avoir créé du tissu cornéen grâce à leur technologie de bio-impression. — (Mélanie R., Pandorum Technologies et l’impression 3D de tissus cornéens, 3dnatives.com, 16 mai 2019.)
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craint
?- Participe passé masculin singulier de craindre.
- Ahuri, Jodot hésita, cria, saisit sa poche, la redéposa comme s’il eût craint de ne pouvoir courir assez vite avec ce fardeau… bref, fut mis hors de cause. — (Maurice Leblanc, La Demoiselle aux yeux verts, chapitre 8)
- Troisième personne du singulier du présent de craindre.
- Diégo fume, mon père qui ne fume point, et ne peut supporter l’odeur du tabac, craint de me rendre malheureuse en me donnant un époux oisif les jours de pluie, et qui serait pour lui un voisin très incommode à cause des nombreux cigaritos qu’il fumerait, cigaritos dont le prix augmenterait considérablement notre dépense. — (Sébastien Blaze, Mémoires d’un apothicaire sur la guerre d’Espagne, 1828)
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plein
?- Qui contient tout ce qu’il est capable de contenir ; il est opposé à vide.
- La machine à écrire sur la consolette Louis XV, la ronéotype sur le bureau Napoléon III, des paquets de papier partout sur un vestige de tapis de la Savonnerie, et des cendriers pleins de clopes dans tous les coins. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- (Par hyperbole) Qui contient une grande quantité.
- Il a ses greniers pleins de blé, et ses caves pleines de vin.
- La salle est pleine de monde. Parler la bouche pleine.
- (Élevage) (Au féminin) Qualifie un animal en gestation.
- Une chatte pleine. Une chienne pleine. Une jument pleine.
- Qui abonde en quelque chose que ce soit.
- La population de Saint-David […] parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Sens figuré) — Jusqu’ici, il s’était promené avec son fusil sous le bras, plein d’un sentiment d’altière sécurité, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- C’est un pays plein de tout ce qui est nécessaire à la vie.
- Un jardin plein de fruits. Une rivière pleine de poissons.
- Un habit plein de taches, plein de boue. Un champ plein de chardons.
- Qui est gras, replet, rebondi.
- Cet homme a le visage plein. Cette femme a la gorge pleine. Des joues bien pleines.
- Qui est entier, complet.
- Une semaine pleine. Une pleine semaine. Un plein mois. Un mois plein.
- (Sens figuré) Qui est entier, complet, absolu.
- Un plein succès. Il parla avec une pleine franchise. Il a une pleine connaissance de l’affaire.
- Il a pleine autorité. Il a pleine puissance d’en disposer comme il jugera à propos. Il a pleine liberté d’aller où il voudra.
- Se construit souvent avec la préposition en et sert à former différentes locutions adverbiales de lieu et de temps, qui signifient « au milieu de », mais qui ne servent véritablement qu’à donner plus de force et d’expression à ce qu’on dit.
- […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Après avoir laissé derrière nous les Orcades, nous entrâmes en plein Atlantique, et la mer s'enfla prodigieusement. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 29)
- L’apologue du lampadaire est paraît-il bien connu des chercheurs : un type qui a perdu ses clés explore en vain les dessous d’un lampadaire en pleine nuit. Pourquoi chercher seulement là ? Parce que c’est le seul endroit éclairé. — (Frédérique Roussel, Trouvaille dans les archives de l’Académie française, dans Libération n° 11471, du 14 avril 2018, page 45)
- Il l’insulta en pleine rue, en plein marché.
- Ils ont été volés en plein jour, en plein midi.
- Il a passé la nuit en plein air.
- Avec les prépositions à et de, il sert à former plusieurs locutions adverbiales qui marquent l’intensité, l’abondance, le haut degré de la chose dont il s’agit.
- Crier à pleine tête, à pleine gorge. Voguer à pleines voiles. Boire à plein verre.
- De l’eau qui vient à plein tuyau. Une femme grosse à pleine ceinture. Des chevaux qui tirent à plein collier.
- J’allais devant la maison, sur le gravier où le soleil donnait encore à plein. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 16)
- Du vin qui sent la framboise à pleine bouche.
- Il a fait cela de plein gré, de son plein gré.
- (Sens figuré) (Familier) Ivre.
- La Biscotte, d’une voix empêtrée de colle de pâte.– Oui, c’est moi… Mon pau’ ieux… s’ suis saoul comme eun’ vache.Lidoire.– Viens te coucher, si c’est qu’ t’ es plein. — (Georges Courteline, Lidoire, 1891)
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moyen
?- Qui se situe entre deux extrémités.
- Il n’est ni grand ni petit, il est de taille moyenne.
- Intelligence, fortune moyenne.
- Ordinaire, médiocre.
- Le Français moyen.
- Du bronze moyen, médailles de bronze d’une médiocre valeur.
- Calculé en faisant la moyenne.
- Par ailleurs, les sondages effectués démontrent que l'âge moyen du campeur adulte est passé de 28 ans en 1954 à 38 ans en 1964. — (Journal officiel de la République française: Avis et rapports du Conseil économique et social, n°1, 1966, page 283)
- L'âge moyen auquel les nourrissons de la région montréalaise font leurs nuits a été recherché et sa relation avec le mode d’allaitement au sein ou au biberon. — (Louise Séguin & Johanne Morel , Sommeil du nourrisson et mode d'allaitement, résumé, L'Union médicale du Canada, vol. 111, n° 11, 1982, p. 1005)
- (Québec) (Antéposé, employé comme superlatif)
- T'es un moyen moineau, toi !
- Faire un film musical sur la vie et la carrière de Céline Dion sans les chansons originales de la chanteuse est un moyen défi. — (Le Journal de Montréal, 24 avril 2007)
- C'est que Fuqua est ce qu'on appelle communément chez nous « un moyen quétaine ». — (Le Devoir, 23 mars 2007)
- Est-ce qu'il n'y aurait pas lieu de regarder des mécanismes ou des procédures en tout cas, pour ne pas pénaliser davantage ces villes-là? Parce que, si elles perdent puis si elles sont obligées de rembourser en plus, c'est un moyen problème, effectivement. Ça pourrait être des sommes astronomiques, d'autant plus qu'elles n'ont pas le droit de faire de déficit. — (Assemblée nationale du Québec, Journal des débats, Commission permanente de l'aménagement et des équipements, 23 janvier 1996)
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anavenin
?- Venin modifié par la chaleur ou le formol pour ne pas être pathogène et rester antigénique.
- L’action du sérum immun sur le venin et l’anavenin est mise en évidence dans le mésentère provenant des cobayes injectés avec ces mélanges. — (Bulletin apicole de documentation scientifique et technique et d’information, volumes 11 à 12, 1968)
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muscadin
?- (Histoire) Mot de la Révolution française utilisé sous la Convention (1793) pour stigmatiser les contre-révolutionnaires ou supposés tels, puis appliqué à partir de la réaction thermidorienne (fin 1794) à la « jeunesse dorée » antirépublicaine, caractérisée par son élégance excentrique.
- Hier, un homme, connu par son patriotisme, passait dans le palais de la Révolution, qui est le repaire des agioteurs. Il entendit six jeunes gens, je dirai plutôt des muscadins, ce nom qu’une jeunesse orgueilleuse s’est fait donner, et qui attestera à la postérité, qu’il a existé en France, au milieu de sa révolution, des jeunes gens sans courage et sans patrie. — (Bertrand Barère, Intervention à la Convention, séance du 5 septembre 1793, in Histoire parlementaire de la Révolution française, tome 29, Philippe-Joseph-Benjamin Buchez, Roux-Lavergne, 1836, page 44)
- — Bon ! dit le chef de la patrouille, et qui me répondra de toi, monsieur le muscadin ?— Danton. Cela te va-t-il ? est-ce un bon patriote, celui-là ? — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
- Les incroyables et les muscadins, qui furent les élégants et les raffinés de la jeune génération, étaient arrivés à défigurer la parole, en imitant une sorte de gazouillement d’oiseau. Les femmes agrémentaient cette espèce de gamme susurrante, avec des soupirs, des intermittences dans la voix, des demi-sourires et des roulements d’yeux languissants. Les hommes, qui affectaient de prendre, en parlant, les poses les plus nonchalantes, émaillaient leurs discours de « paole d’honneu » et de « je vous zu-e ». — (Paul Lacroix, Directoire, Consulat et Empire : mœurs et usages, lettres, sciences et arts, France, 1795–1815, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1885, deuxième édition)
- Au premier étage, il y avait d’abord la chambre de « Madame », très grande, tendue d’un papier à fleurs pâles, et contenant le portrait de « Monsieur » en costume de muscadin. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
- (Par extension) (Désuet) Petit-maître, homme qui affecte beaucoup d’élégance dans sa mise.
- Je ressemblais plutôt à un Esquimau qu’à un Français moi qui jadis passais pour le plus joli des muscadins. — (Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, 1844)
- Il y eut un dîner à mourir d’ennui tant ces gens firent de salamalecs ; ils avaient avec eux leur fils, un muscadin, un pisse-vinaigre en perruque. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 103)
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économétricien
?- Économètre.
- Pour présenter une solution, l’économétricien doit faire appel à ses connaissances en économie, en mathématiques et en statistique.
- Un économétricien peut bien revêtir d’oripeaux mathématiques n’importe quelle erreur d’observation, il ne transformera pas cette erreur en vérité, même si ses raisonnements sont corrects au point de vue formel. — (Revue de l’Institut international de statistique, Volumes 14 à 15, 1946)
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diamantin
?- Qui a l’éclat ou la dureté du diamant.
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gardien
?- Personne qui garde, qui surveille, qui défend.
- […], les bêtes levèrent leur mufle humide et, dociles à l’invite de leur jeune gardien, gravirent le coteau pour reprendre, […], le chemin de terre bordé de haies vives aboutissant au village. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il pense au gardien de la mine d’Ichmoul mettant en fuite les bandits avec les quatre cartouches de son vieux mousqueton. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 44)
- Il fit état de la tendresse et de l’affection que le couple de lions manifestait à leur gardien. — (Richard W. Burkhardt, « La voix du gardien du lion, ou les significations multiples des animaux de la ménagerie du Muséum d’Histoire Naturelle », Annales historiques de la Révolution française, volume 2014/3, n° 377, Armand Colin, Paris, juillet-septembre 2014, pages 145-173)
- Celui qui protège ou qui est commis pour protéger quelqu’un ou quelque chose.
- Celui qui garde quelque chose, qui est chargé de veiller à sa conservation.
- Le gardien d’un monument public.
- Gardien de musée, de bibliothèque.
- Profitant des possibilités de sens offertes par le mot « gardien », qui peut désigner un gardien de cimetière mais aussi un gardien de zoo ou de cirque, le texte propose une descente dans le règne animal et prend dès lors l’allure d’une visite à une ménagerie de cirque. — (Pierre Schoentjes, Claude Simon par correspondance : Les Géorgiques et le regard des livres, Librairie Droz, Genève, 1995, page 158)
- (En particulier) (Justice) Celui qui est commis par justice pour garder des meubles saisis, des scellés, etc.
- On l’a établi gardien des effets saisis, des meubles, des scellés.
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céruléen
?- (Poétique) Qui est d’une couleur azurée, bleuâtre. Il se dit surtout des flots de la mer.
- Lady Diana entrouvrit ses jolies lèvres, laissa des volutes de fumée céruléenne monter en spirales lentes vers le lustre, et conclut :« Monsieur Varichkine, vous m’effrayez ! » — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 85)
- Harry Dickson contemplait fixement le firmament céruléen. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Bande de l’araignée, 1932)
- Bordé de croissants de lune et céruléen comme un matin d'été, son manteau devenait bleu sombre au fur et à mesure que, tout en rougissant un à un les croissants de lune, l'imbibait le sang. — (George R. R. Martin, A Game of Thrones, 1996, traduction de Jean Sola)
- Ils sont installés dans une petite case de roseaux, une paillote sur pilotis au-dessus d’un lagon céruléen. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 280.)
- Même pour une Aielle, elle était très grande – peut-être plus que lui – et arborait une chevelure évoquant la cannetille et des yeux d’un bleu céruléen. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
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clavecin
?- (Musique) Instrument de musique, longue épinette à un ou plusieurs claviers dont les cordes sont de métal.
- Il entendit Herman jouer sa Coquette, pièce de clavecin qui faisait fureur dans les salons. — (Castil-Blaze, « Étienne Nicolas Méhul », dans la Revue de Paris, 1834, vol.1, p.25)
- Tenant dans ses bras Marie, âgée de trois ans, il la présentait avec orgueil aux ambassadeurs étrangers et voulait qu'elle jouât du clavecin en leur présence. C’était merveille de voir courir de si faibles doigts sur les touches avec précision et rapidité. — (Adelaïde Celliez, « Marie Tudor », dans Les Reines d'Angleterre, Paris : chez P.-C. Lehuby, 1852, page 461)
- Un instant après on entendit Andrée attaquer vigoureusement les touches de son clavecin. — (Alexandre Dumas, Joseph Balsamo, 1846)
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africain
?- (Géographie) Relatif à l’Afrique, ses peuples, ses langues et ses cultures.
- Des communications fréquentes, sinon continues, existaient à l’Éocène entre les contrées du Sud de l’Europe et le continent africain. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 55)
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main
?- (Anatomie) Partie du corps humain située au bout du bras, qui s’étend du poignet jusqu’au bout des doigts, qui sert à la préhension et au toucher.
- Et quand je m’approchai du fauteuil de grand’mère pour lui baiser la main, elle se détourna et cacha sa main sous son mantelet. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction de Ardève Barine, édition 1922)
- […] ; Joseph offre un bouquet de roses à son amoureuse, qui étend la main pour le prendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Le paysan avait croisé les bras, et ses mains étaient à plat sous ses aisselles. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- D’une main, l’assassin avait dû saisir la vieille femme à la gorge et, de l’autre main, la bâillonner pour l’empêcher d’appeler au secours. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- […], il fouilla de sa main gauche dans sa poche intérieure et en déversa le contenu sur la table. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- Malgré moi, les doigts de mes deux mains s’agitèrent follement. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- (Par extension) Habileté manuelle.
- Tous ces objets ont une histoire, on sent encore la main de leur inventeur ou de leur fabricant. — (Cécile Michaut, Patrimoine scientifique : ces instruments sauvés de l’oubli, Le Monde. Mis en ligne le 18 décembre 2018)
- On doit, sans perdre un instant, extirper la tumeur : opération qui exige la main d’un anatomiste, et qui n’est pas sans danger pour celui qui la pratique, l’inoculation de l’ichor gangreneux pouvant causer la mort. — (Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique, 1831, page 423)
- Le désert s’étend jusqu’aux environs d’Ouzoun-Ada, et les stations du railway forment autant de petites oasis, créées par la main de l’homme. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- (Par analogie) (Zoologie) Partie correspondante chez les animaux dont l’extrémité du membre postérieur est douée de préhension avec un pouce opposé aux autres doigts. (définition trop restrictive à préciser ou à vérifier)
- La main du bonobo est homologue à celle de l’homme.
- (Par analogie) (Fauconnerie) Doigts des pattes postérieures des rapaces.
- La main primitive du Rapace était taillée, si vous vous en souvenez, sur le patron le plus anciennement et le plus universellement adopté par toutes les espèces tétradactyles du règne. Elle portait trois doigts à l’avant contre un seul à l’arrière; et ce système, dit de l’Imparidactylie, était d’uniforme chez les Aigles, chez les Faucons et les autres Diurnes…. — (Alphonse Toussenel, Le monde des oiseaux: ornithologie passionnelle, Troisième partie, Édouard Dentu, 1872, page 595)
- (Par analogie) Filaments permettant à la vigne de s'accrocher à un support.
- On remarque alors au milieu un petit peloton opaque, comme granuleux , très-distinct du reste du globule, et qui, lorsque la température est assez élevée, se développe après quelques heures de séjour dans l’eau, en une tige ordinairement contournée en vrille ou main de vigne, après avoir percé le sphéroïde ovale perpendiculairement au grand axe. — (Isaac-Bénédict Prévost, Mémoire sur la cause immédiate de la carie ou charbon des blés, et des plusieurs autres maladies des plantes, et sur les préservatifs de la carie, Bernard, Imprimeur-libraire, Paris, 1807, page 24)
- (Football) (Par métonymie) Fait de toucher un ballon avec la main ou le bras alors que c’est interdit.
- M. Garrido siffle deux coups francs l’un après l’autre, le premier pour une faute de Neeskens, le second pour une main de Van de Korput à une vingtaine de mètres sur la droite du but de Van Breukelen. — (Thierry Roland, Mes plus grands moments de football, Larousse, 2012, page 237)
- Et que dire de cette main hors de sa surface alors qu’il était pris de vitesse par Nuno Tavares, après un long dégagement de Pau Lopez, qui lui a valu un rouge direct ? — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 5 octobre 2022, page 16)
- (Sens figuré) Travailleur.
- Quelques mains en plus ne feront pas de mal.
- (Sens figuré) Écriture, caractère d’écriture d’une personne.
- Elle a une bonne main.
- Je reconnais sa main.
- Elle lui avait appris à lire, à compter et même elle lui avait acheté à la ville des cahiers à modèles tout faits sur lesquels la petite s’essayait à jouer de la plume ; et Madeleine était contente parce que Lalie laissait espérer une belle main d’écriture. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Pelle de tôle, à manche de bois très court, dont on se sert pour prendre et pour porter de la braise, de la cendre, etc.
- Ustensile de bois ou de métal, lequel remplace la main humaine pour saisir une quantité de marchandises.
- Les mains les plus usités sont celles en fer-blanc, que l’on emploie pour la plupart des produits secs. — (Albert Seigneurie, Dictionnaire encyclopédique de l’épicerie et des industries annexes, 1904)
- Sorte d’anneau de fer à ressort, qui est au bout de la corde d’un puits, et dans lequel on passe l’anse du seau.
- Sorte d’anneau qui est au-devant d’un tiroir et qui sert à le tirer.
- (Automobile) Morceau de galon plat attaché au-dedans d’une voiture et qu’on tient à la main pour se soutenir.
- (Architecture) Partie d’une rampe d’escalier sur laquelle se pose la main.
- Assemblage de vingt-cinq feuilles de papier → voir main de papier.
- Une main de papier.
- Le papier se vend à la feuille, à la main et à la rame.
- Vingt mains font une rame.
- (Technique) Volume massique du papier.
- Ce papier a une main très élevée.
- (Technique) Façon dont un tissu tombe ou glisse.
- (Sens figuré) (Littéraire) — Le ciel était taché seulement d’une main nuageuse de fines dentelles amarante qui se tendait comme pour nous souhaiter la bienvenue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Cartes à jouer, Poker) Ensemble des cartes tenues par un joueur.
- [...] au terme d'une soirée arrosée plus que de raison, les quatre joueurs galvanisés par l'alcool et une main supposée imbattable retournent tous une straight flush royale, dans les oh! et les ah! de surprise et d'incompréhension. — (Nuit blanche, n° 158, printemps 2020, page 15)
- (Cartes à jouer, Poker) (Guérande) Levée.
- Les levées s’appellent des mains à Guérande. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- (Sens figuré) Action ; puissance ; influence ; pression.
- Gravement blessés, tombés au pouvoir de l'adversaire, ils craignent pour leur vie mais sont soignés par des mains qui se révèlent fraternelles. Les trois hommes font l'expérience de l’humanité de ceux qu'ils désignaient jusque là par le terme convenu d'ennemi. — (Ennemis fraternels, 1914-1915: Hans Rodewald, Antoine Bieisse, Fernand Tailhades : carnets de guerre et de captivité, édité par Eckart Birnstiel & Rémy Cazals, Presses universitaires du Mirail, 2002, quatrième de couverture.)
- On sent la main de quelqu’un d’énergique en cette affaire.
- (Sens figuré) Aide ; soutien ; secours.
- Je prétends que les gens qui sont abandonnés sur les bancs de touche de l'égalité pour cause de préjugés ont plus la gniaque que les autres, quand une main se tend vers eux. — (Azouz Begag, La guerre des moutons, éd. Fayard, 2008, page 42)
- Symbole du mariage.
- Le jour où elle avait daigné accueillir l’offre de sa main, il avait cru qu’il allait devenir fou de joie. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Métrologie) (Canada) (États-Unis) (Commonwealth) Unité de mesure de la hauteur d’un cheval, du sol au sommet invariable, le garrot.
- Lorsqu'on demande la taille d’un cheval, on répond généralement en " mains " et en pouces additionnels. — (Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, et des Affaires Rurales)
- Armoiries avec une main (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant une main (droite par défaut) dans les armoiries. Elle est généralement posée en pal, les doigts vers le chef. Si les doigts sont vers la pointe, on la dit renversée. Il est possible de préciser dans le blasonnement s’il s’agit d’une main droite (dextre) ou gauche (senestre). De même, on précise généralement si elle est appaumée (paume visible - seulement si la main est senestre) ou contre-appaumée (dos de la main). À rapprocher de bras, dextrochère et senestrochère ou sénestrochère.
- D’azur à une main appaumée d’or, au franc-canton coticé d’or et de gueules de douze pièces, qui est de la commune de Le-Chastang de Corrèze → voir illustration « armoiries avec une main »
- (Par analogie) Ce qui a la forme d’une main humaine.
- Et avec ça, je vous mets une main de bananes ?
-
épicurien
?- Qui est partisan de la doctrine d’Épicure ; qui est conforme à cette doctrine.
- Le moment semble venu où l'on peut avec plus de justice apprécier la doctrine épicurienne, et chercher la part de vérité qu'elle renferme. — (Jean Marie Guyau, La Morale d’Épicure: et ses rapports avec les doctrines contemporaines, Librairie Félix Alcan, 1927, page 17)
- La clé de la sagesse épicurienne consiste à comprendre que nous pouvons être heureux si nos désirs, au lieu d'être illimités, se ramènent à la dimension restreinte des besoins de notre corps. — (Roger-Pol Droit, Lucrèce, l'épicurien, en préface à la traduction de Lucrèce, De la nature de José Kany-Turpin, éd.Flammarion, 2008, p.XV)
- Il semble au contraire que, dans l’épistémologie de la physique épicurienne, l'observation du monde, sa connaissance empirique, soit non seulement légitime, mais encore nécessaire. — (Pierre-Marie Morel, Épicure: la nature et la raison, Librairie J. Vrin, 2009, page 36)
- En questionnant : « Dites-moi si vous avez jamais vu ou lu des philosophes pensant que le monde a été fait par hasard », Spinoza qui, quelques lignes après, fera l'éloge des Atomistes, affirme, par là même implicitement que telle n'est pas, selon lui, la conception épicurienne du clinamen. — (Laurent Bove, La stratégie du conatus: affirmation et résistance chez Spinoza, Librairie philosophique J. Vrin, 1996, p. 149)
- Il demeurait cependant, dans le bouquet SFR, bien des pépites, sur le plan culinaire en particulier, je devenais maintenant un bon vieux gros bonhomme, un philosophe épicurien pourquoi pas, qu’est-ce qu’Épicure avait d’autre en tête, au juste ? En même temps un quignon de pain rassis et un filet d’huile d’olive c’était un peu limité, il me fallait des médaillons de homard et des Saint-Jacques avec leurs petits légumes, j’étais un décadent moi, pas un pédé rural grec. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 332.)
- (Par hyperbole) Hédoniste, qui ne songe qu’au plaisir.
- […] ; on aurait pu dire de ses traits qu’ils étaient beaux, s’il ne s’était niché sous l’arcade de son œil le sentiment rare et épicurien qui indique l’homme des brûlantes voluptés. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- En voyant ses mauvais mœurs, ses goûts épicuriens, l'impiété même dont il faisait profession ouverte, sauf à s'en défendre tant bien que mal, soupçonnerait-on que Costar était d'église ? — (Monseigneur Antonin Fabre, Les ennemis de Chapelain, tomes 1 & 2, collect. Études littéraires sur le XVIIe siècle; Éditions A. Fontemoing, 1897, p. 160)
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cumin
?- (Botanique) Plante herbacée ombellifère. → voir Cuminum
- (Cuisine) Graines de cette plante utilisées comme aromate.
- On nous présente d’abord plusieurs espèces de coquillages, les uns tels qu’ils sortaient de la mer ; d’autres cuits sur la cendre ou frits dans la poêle ; la plupart assaisonnés de poivre et de cumin. — (Auguste Marseille Barthélemy, Anach. ch. 25.)
- A travers le goût, chacun cherche à retrouver la mémoire de sa famille. C’est pourquoi une étude sociologique menée dans le Sud-Ouest (Agen, Bordeaux, Toulouse) a montré que des femmes venues d’Afrique du nord s’appropriaient un plat «français», le hachis parmentier, en y ajoutant du cumin, une épice qui leur rappelle leurs origines. — («L'Amérique a changé la recette française du cassoulet !» par Pierre Carrey pour Libération le 24 septembre 2016)
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calotin
?- Ecclésiastique, clérical.
- Il [Trouche] faisait sa toilette d'homme grave, essuyait de son visage marbré les hontes de la nuit, mettait une certaine cravate qui, selon son expression, lui donnait « l'air calotin ». — (Émile Zola, La Conquête de Plassans, 1874)
- (Péjoratif) Dévot, bigot.
- Papa m’appelle calotine parce que j'y vais [à la messe], mais au fond cela lui est égal.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.