Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dossard
Que signifie "dossard" ?
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- Morceau de tissu que portent les participants d'une compétition sportive par-dessus leur tenue, sur lequel est inscrit dans le dos, et souvent sur la poitrine, leur numéro d'ordre ou d'identification.
- Liane rajusta son dossard de coton, qui portait le numéro 9. — (Christine Féret-Fleury, Un cœur de glace, 2010)
- La date a été fixée au 30 août. La remise des dossards et brassards aura lieu à 4 heures du matin sur la place du Capitole, café de la paix — (L'Auto-vélo : automobilisme, cyclisme, athlétisme, yachting, aérostation, escrime, hippisme, Toulouse-Luchon - et retour, Paris, 8 aout 1903)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dossard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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bossoir
?- (Marine) Potence servant à hisser une annexe sur un navire.
- Gilliatt était parvenu à sauver les deux bossoirs avec leurs trois roues de poulies. — (Victor Hugo, Les Travailleurs de la mer, 1866)
- Sa pipe finie, il eut froid. Et sa seule ressource fut de s’étendre, transi, à même sa couche dure et de s’endormir, de plus en plus balancé au bout des bossoirs. — (Christian Brulls (pseudonyme de Georges Simenon), Les pirates du Texas, éditions J. Ferenczy et fils, 1929, réédition 1980, première partie, chapitre II)
- (Marine) Pièce saillante placée à la proue (à bâbord et tribord sur les grandes embarcations) d’un navire destinée à la manœuvre de l’ancre.
- Avoir l’ancre au bossoir.
- […] il fallait se tirer de ce mauvais mouillage, et la rapidité du courant était un grand obstacle : sa violence m’ obligea de mouiller une ancre de bossoir à chaque instant, je craignais d’avoir le cable coupé et d’être entraîné à la côte […]. — (Voyage de La Pérouse autour du monde Paris : Impr. de la République, 1797.)
- — Vous ne savez pas, par conséquent, ce que c’est que le bossoir ?— Je ne m’en doute pas, dis-je. — C’est une espèce de terrasse de poutres qui sort de l’avant du navire, et d’où l’on jette l’ancre en mer. Quand on fusille un homme, on le fait placer là ordinairement, ajouta-t-il plus bas. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- On vira au cabestan ; l’ancre vint à pic, quitta le fond sableux du petit port, remonta au bossoir'.' — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
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butoir
?- (Chemin de fer) Obstacle artificiel placé sur une voie permettant l’arrêt d’un véhicule empruntant cette voie.
- La voie de garage se termine par un butoir.
- Objet contre lequel vient buter une porte ou une machine mobile ou une partie de cette machine.
- Les butoirs en caoutchouc amortissent le mouvement des portes.
- Dans les sports de lancer, pièce matérialisant la limite antérieure du cercle d’élan.
- Parry O'Brien a révolutionné le lancer du poids en tournant le dos au butoir au départ de son élan.
- (Sens figuré) Limite à ne pas dépasser. Note : Employé avec date, comme complément de nom juxtaposé ou épithète.
- De grâce, faites-nous l’économie de cette nouvelle date butoir du 15 novembre prochain. Vous savez aussi bien que nous que personne n’y croira. — (Danièle Lorain, 15 novembre ? Mon œil..., lejournaldequebec.com, 13 octobre 2021)
- Mon inscription a été refusée parce que je n’avais pas respecté la date butoir. (pluriel les dates butoirs comme dates limites)
- (Sens figuré) Limite infranchissable.
- Entre eux se dressait l’argent. C’était un mur, une espèce de butoir qu’ils venaient heurter à chaque instant. C’était quelque chose de pire que la misère : la gêne, l’étroitesse, la minceur. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 76)
- Outil utilisé pour la sculpture du bois.
- Je regardais fasciné le butoir avancer sous les coups de massette.
- (Outillage, Travail du cuir) Couteau à deux manches servant au travail du cuir, en particulier à l'opération de butage. → voir boutoir
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écritoire
?- Godet où l’on prend de l’encre avec la plume et qu’on appelle plus ordinairement encrier.
- Ne parlons pas de cela, dit le juif en pâlissant et tirant à la hâte une écritoire de sa ceinture. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ? D’écritoire, Monsieur, ou de boîte à ciseaux ? » — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897)
- (Par métonymie)(Mobilier) Petit meuble qui contenait ou renfermait les choses nécessaires pour écrire : encre, papier, plume, canif, etc.
- […] la place du candidat était marquée à l'autre bout, et directement en face; une écritoire et des feuilles de papier, placées sur le bureau, annonçaient l’intention, soit de prendre des notes, soit de rédiger le procès-verbal de la séance. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- En ce moment fortuné arriva la troisième lettre de Leuwen. Les premières avaient fait un vif plaisir, mais on n’avait pas eu la moindre tentation d’y répondre. Après avoir lu cette dernière, Bathilde courut chercher son écritoire, la plaça sur une table, l’ouvrit, et commença à écrire, sans se permettre de raisonner avec soi-même. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Cette pièce était meublée d’un petit lit de fer, […] ; en face de la couche, une table, couverte d’un tapis et d’une écritoire, et un prie-Dieu au-dessus duquel était cloué un Christ ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Pièce où l'on écrit, bureau.
- Mais à Kirchberger qui l'interrogeait sur le Nouvel homme il avait aussi confié en septembre 1792 sa lassitude de l'écriture : « J'ai assez séjourné dans mon écritoire ; je ne dois plus m'enfoncer dans ce genre d'occupation, et désormais [...]». — (Louis-Claude de Saint-Martin, Lettre à un ami, Éd. Jérôme Millon, Grenoble 2005)
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enrayoir
?- (Vieilli) Ce qui sert à enrayer les rais d’une voiture.
- Il est ensuite muni de deux frettes provisoires et placé sur un enrayoir qui le maintient en place. — (Gérard Bardon, Sologne, les petites métiers d’antan, 2016)
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flottard
?- (Argot scolaire) Élève en classe préparatoire du concours d’entrée à « Navale », l’École navale.
- Encouragé par ses nouveaux camarades, qui profitent de son ingéniosité à inventer des tours tordus, Antoine prend une part active à la guégerre que les flottards, autrement dit ceux qui, comme lui, préparent la Navale, mènent contre les cyrards, les taupins et les pistons, qui voudraient intégrer, eux, Saint-Cyr, Polytechnique ou l’École centrale. — (Virgil Tanase, Saint-Exupéry, Gallimard, « folio - biographies », 2013, pages 29-30)
- (Argot militaire) (Désuet) Saroual porté par les zouaves et d’autres troupes coloniales françaises.
- Tout le monde est soldat, aujourd’hui, mais tout le monde ne sert pas en Afrique. C’est donc à ceux qui ignorent ce vocable familier dans l’argot des casernes que nous dirons ce qu’est le flottard. Le flottard, oh pékin ! est ce pantalon vaste, sorte de jupe que portent les zouaves, les turcos et les spahis. — (Tout-Paris, Bloc-Notes Parisien - Le flottard, Le Gaulois, 5 mars 1889)
- Mohamed, très touché, porta ma main à son front, à son cœur, et partit radieux, bien que visiblement gêné par son flottard. Il marchait les jambes écartées et n’avait plus sa belle allure martiale ; d’ailleurs plus ému par cette entrevue qu’il ne voulait le laisser paraître. — (Richard O’Monroy, L’être ou ne pas l’être ?, P. Arnould, 1890, Le flottard, pages 184-185)
- Des cantinières de zouavesVersent des champoreaux suavesEn chéchia, veste et flottard,Et par maintes rondeurs de formes,Ajoutent pour leur quote-partAu prestige de l’uniforme !— (Louis Marsolleau, Vive l’almée !, La Petite République, 26 mars 1900)
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nasard
?- (Vieilli) Qui passe par le nez, nasillard.
- Elle nous a endormis avec sa voix nasarde.
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foire
?- (Sens étymologique) Fête populaire qui a lieu à certaines dates de l’année.
- La foire de Neuilly.
- La foire du Trône.
- La foire du lendit.
- (Vieilli) Présent qu’on fait au temps d’une fête.
- Il perd exprès pour me donner ma foire; il fait les choses de bonne grâce. — (Florent Carton, Foire de St-Germain, sc. 21)
- (Belgique) Fête foraine, kermesse.
- La Foire de Liège (ou Foire d'Octobre) ; la Foire du Midi (ou Kermesse de Bruxelles).
- Assemblée considérable et publique qui se tient en temps et lieu désignés d’avance, où les marchands peuvent étaler et vendre des objets de leur commerce.
- Si les roueries employées dans le commerce des chevaux sont innombrables, elles se montrent bien mieux sous toutes les formes dans ces lieux de réunion qu’on appelle foires. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Il hochait le chef, tout pareil à l’un de ces branle-tête que vendent les camelots dans les villes aux jours de grande foire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Les marchés et les foires ne se peuvent établir en France que par la permission du roi. — (Févret, Traité de l’abus, I, 9)
- Il y a quatre foires dans Paris : la foire St-Germain, la foire St-Laurent, la foire du Temple et la foire des jambons au parvis de Notre-Dame. — (Saint-Foix, Ess. Paris, Œuv. t. III, page 410)
- Pythagore disoit que la vie étoit semblable à une foire ; comme dans une foire les uns viennent pour s’exercer aux combats, d’autres pour négocier, et d’autres simplement pour regarder ; ainsi, dans la vie, les uns naissent esclaves de la gloire, les autres de l’ambition, et les autres ne cherchent simplement qu’à connoître la vérité. — ((attribué à) François de Salignac de La Mothe-Fénelon, Abrégé des vies des anciens philosophes : Pythagore, 1725)
- Comme il n’y avait alors aucune grande ville, et qu’on ne connaissait ni les spectacles, ni les assemblées, ni les plaisirs sédentaires de la société privée, le temps des foires était celui des amusements. — (Abbé Raynal, Historique phil. I, Introd.)
- Il détient d’ailleurs un record mondial en la matière, ayant serré 13 392 mains lors d’une foire agricole en 2002. — (Le Devoir, 22 mai 2007)
- (Par extension) Lieu de grande activité commerciale.
- La Hollande est une foire continuelle où personne n’est riche que de sa propre industrie, ou de celle de son père. — (Voltaire, Dict. phil. Économie.)
- Marché spécialisé dans un type de marchandises.
- Avant-hier, j’ai fait un grand voyage. Je suis parti à trente kilomètres de Vézelay – où je passe le plus clair de mon temps cet été – dans la ville de Corbigny (Nièvre). On m’avait dit que tous les deuxième mardi du mois se tenait une foire aux bestiaux. — (Michel Eltchaninoff, « Les Chemins de la Liberté », dans la newsletter du 16/07/2020 de Philosophie Magazine)
- Foire au pain d’épice, aux jambons.
- Foire aux ferrailles, à la ferraille.
- De la danse, une exposition, une foire gastronomique, des jeux et divertissements seront au menu de cette journée de célébrations. — (Le Devoir, 21 juin 2007)
- La foire de Paris, de Lyon, etc.
- La foire annuelle de Bâle.
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fulminatoire
?- (Théologie) Qui fulmine.
- Sentence fulminatoire.
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débrouillard
?- (Familier) Qui est habile à se débrouiller.
- Ce garçon est très débrouillard : il saura se tirer d’affaire.
- Mais je crois que nous voici déjà près de chez vous, miss Poirson. Ce taximan est un débrouillard. — (Régis Messac, la Taupe d’or [1934], éditions de la Grange Batelière, 2021, première partie, chapitre IV, p. 78)
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caviar
?- (Cuisine) (Indénombrable) Mets fait avec des œufs d’esturgeon, en particulier en Russie.
- Pendant de longues années, ce Russe envoya à mon père et au professeur Charcot, aux environs de la Noël, un pain de caviar exquis, non pas fluent, mais compact, analogue à la savoureuse poutargue des Martigues. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 160)
- Ce patrimoine c’est aussi le caviar de Chenac-Saint-Seurin-d’Uzet, l’architecture royannaise, évidemment. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 19)
- Au carrefour des années 1900, l’estuaire de la Gironde faisait partie des rares endroits où on pouvait trouver les esturgeons, localement appelés créac, en grande quantité. C’est spécifiquement au Saint-Seurin-d’Uzet (17), appelé capitale du caviar, que l’activité était la plus fructueuse. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 34)
- (Par extension) (Indénombrable) Mets fait avec des œufs autres que les œufs d’esturgeons.
- Du caviar d’escargot, de brochet…
- (Sens figuré) Mets rare et cher.
- (Cuisine) Mets dont la consistance rappelle les œufs d’esturgeon.
- Du caviar d’aubergine.
- (Football) Passe faite à un joueur lui donnant une occasion de but presque immanquable.
- Ben reçoit un caviar. — (Télé Images Kids, Pacte avec le diable, 2008)
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manoir
?- (Vieilli) Demeure, lieu où l’on habite.
- L'idée seule du domicile présuppose une attention singulière sur soi-même ; ensuite le choix du lieu, l'art de faire son manoir, de le rendre commode, d'en dérober l'entrée, sont autant d'indices d'un sentiment supérieur. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Le Renard », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 779.)
- Petit château ; petite maison ancienne, de style, surtout à la campagne.
- Front-de-Bœuf, répliqua Jean, est plutôt homme à avaler trois manoirs comme celui d’Ivanhoé que d’en dégorger un seul. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Combien durent être rapportées sous le toit natal et redites au foyer rustique ou sous la cheminée du manoir, qui avaient été contées la première fois au désert, sous les tentes, près des fontaines ! — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française dans ses rapports avec les littératures étrangères au Moyen Âge, Revue des Deux Mondes, 1833, tome 1)
- Selon Viollet-Le-Duc il s’agissait autrefois de la demeure d'un propriétaire de fief qui toutefois n'avait pas les droits nécessaires pour faire construire des tours et un donjon fortifié.
- (Par extension) Aristocrate qui dirige un fief ; propriétaire d’un manoir.
- Les réformes de Henry II, en affaiblissant les nobles, les avaient rapprochés de leurs tenants. Entre le manoir et le village, les conflits devenaient plus rares. — (André Maurois, Histoire d'Angleterre, A. Fayard & Cie, 1937, p.158)
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bougeoir
?- Chandelier bas, sans fût, se présentant comme une bobèche fixée sur un pied en forme de coupe et comportant une prise pour son transport.
- À minuit, lorsqu’elle prit le bougeoir de sa mère pour l’accompagner à sa chambre, Mme de La Mole s’arrêta sur l’escalier pour faire un éloge complet de Julien. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir)
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drayoir
?- (Vieilli) Variante de drayoire.
- Puis, la seconde opération, le débourrement, confiée aux drayeurs au chevalet (époileurs), consiste à débarrasser avec leur drayoir (boutoir) la face externe des peaux des poils rongés par le mélange de lait de chaux et d’orpiment (sulfure d’arsenic) et à écharner au drayoir (tranchet) les restes de chair et de graisse des faces internes. — (Jean-Pierre Gonay, Albert Briffoz, Luc Desamore, Théodule Guiot, Ghislain Bouvy, Bulletin du Cercle historique de Durbuy: Trimestriel n° 127: mars 2014, 2014)
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élévatoire
?- Qui sert à élever.
- Appareil, pompe élévatoire.
- En attendant le plaisir d’apéritiver en votre compagnie, quand vous reviendrez de vacances, agréez, monsieur le percepteur, l’assurance de ma considération la plus élévatoire. — (Jean Drault, Galupin touriste, 1933, chapitre II)
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douar
?- Groupe de tentes disposées en cercle, de façon à remiser les troupeaux dans l’espace laissé libre au centre.
- D’ordinaire, elle le menait dans la gorge tourmentée et sauvage d’un oued assez loin du douar. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Mais généralement l’envoi de quelques troupes met fin aux troubles en peu de temps. Elles envahissent le territoire de la tribu à châtier, pillent les douars, razzient les troupeaux, détruisent les cultures, font des prisonniers et coupent des têtes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 11)
- Les jeunes exilés pour cause de guerre, […] sur les cartes postales qu’ils envoient à leur familles […] expurgent les douars fouillés, les mechtas mises à sac, les filles aux longs cheveux qui se mordent les lèvres, les visages sculptés par le turban des jeunes Arabes de leur âge, semblables à leurs compagnons coiffés d’un calot. — (Jocelyne Sauvard, Simone Veil — La force de la conviction, l’Archipel, Paris, 2012, pages 74-75)
- (Par extension) Groupe de familles obéissant à un chef en formant une fraction de la tribu.
- […]; et les premiers cavaliers revenant du champ de bataille racontaient les résultats de la journée. La souga n’avait pas réussi : pour faire bonne figure, on avait razzié deux ou trois douars et coupé autant de têtes ; […]. — (Eugène Aubin, Le Maroc dans la tourmente : 1902-1903, Librairie Armand Colin, 1904, réédition Éditions Paris-Méditérannée, 2004, page 145)
- Aussi, de la capitale, vont-ils parachuter dans les villages des dirigeants inconnus ou trop jeunes qui, investis par l’autorité centrale, entendent mener le douar ou le village comme une cellule d’entreprise. — (Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961, page 112)
- Nous, les hommes des douars lointains, des hauts djebels, des larges vallées, nous savions que l’on ne bâtit pas sa maison si l’on n’a pas confiance dans la solidité du sol. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 26)
- Dans tous les villages, tous les douars, toutes les mechtas, placés sous ma responsabilité, je les ai convaincu de notre invincibilité sans, pratiquement, tirer un seul coup de feu. — (Didier Daeninckx et Tignous, Corvée de bois, 2002, page 58)
- Le village est entouré d’une vingtaine de douars où les mariages endogènes entretiennent un même vieux nom pour tous et assurent la transmission des prénoms des morts aux nouveau-nés. — (Kamel Daoud, Zabor ou Les psaumes, (Barzakh, Alger), Actes Sud, 2017, page 130)
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abrogatoire
?- Qui abroge, qui annule.
- Ce problème est connu sous le nom d’effet abrogatoire de la guerre sur les traités. — (Claude Albert Colliard, Institutions des relations internationales, 1974)
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agenouilloir
?- Petit escabeau sur lequel on s’agenouille.
- L’agenouilloir d’un prie-Dieu.
- Il contient les objets nécessaires à la messe, de l'autel portatif aux chandeliers et aux mouchettes, ainsi que les vêtements et accessoires spécifiques du culte, des aubes au coussin d'agenouilloir. — (Annie Baert, Le Paradis terrestre, un mythe espagnol en Océanie: les voyages de Mendaña, 1999)
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aiguisoir
?- Instrument servant à aiguiser.
- Le vent le flagelle, siffle à ses oreilles avec la stridence du couteau sur l’aiguisoir. — (Roger Martin du Gard, Les Thibault)
- Selon les traces de travail visibles, les objets polis se présentaient probablement sous une forme rectangulaire, la lame d'un ciseau droit par exemple. Dans ce cas, le tranchant du ciseau devait encore être affûté à l'aide d'un aiguisoir. — (Bulletin de l'Association Pro-Aventico, n°41, 1999, page 129)
- Le temps de courir à la ferme, et de mettre en sûreté ses outils, sa faux, son aiguisoir, d'éponger son torse trempé de sueur, de changer de chemise et de boire un grand coup d'eau fraîche, il était près de six heures lorsqu'il arriva tout essoufflé […]. — (Jean Mauduit, Tant de feuilles emportées par les jours, Flammarion, 2010)
- (Canada) Taille-crayon.
- Aiguisoir à crayon.
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vouloir
?- Avoir l’intention, la volonté de faire quelque chose, s’y déterminer.
- C'est là aussi que végètent misérablement les bédouines qui ont voulu suivre leurs maris prisonniers. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 94)
- Il veut partir demain. Il veut faire ce voyage. Il n’en veut rien faire.
- (En particulier) Avoir une volonté agissante, efficace.
- Cet homme veut ce qu’il veut. (Absolument) Il ne sait pas vouloir.
- Commander, exiger avec autorité.
- La mode aurait voulu que lui et ses fils revêtissent des costumes flamboyants pour exécuter leurs concerts, […]. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Dieu le veut. Le roi veut que vous obéissiez. Votre père veut que vous alliez là.
- Avoir autorité sur l’homme, en parlant des choses.
- La loi veut qu’on s’abstienne de telle chose. La raison veut qu’on prenne ce parti.
- Désirer ; souhaiter.
- Il était difficile aux juifs d'échapper à leur sort, car, étant serfs de leurs seigneurs, ils n'avaient pas le droit de se déplacer comme ils l'auraient voulu. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le roi et les privilégiés auraient voulu que les états délibérassent comme en 1614, c'est-à-dire « par ordre ». Les privilégiés auraient eu immanquablement la majorité et les états auraient été incapables d'opérer aucune réforme sérieuse. — (Jacques Godechot, Les constitutions de la France depuis 1789, Garnier-Flammarion, 1970, page 22)
- Ses économies sombraient, son ventre poussait, mais il ne s'en préoccupait guère; il buvait à longueur de temps avec ceux qui voulaient bien le suivre. — (Michaël Perruchoud, Poil au temps, Éditions L'Âge d’Homme, 2002, page 99)
- Permettre ; consentir.
- Fallait que je me les caille assez pour que Mathis veuille bien me réchauffer à l'horizontale, mais pas trop ! Ça faisait une bonne heure que je poireautais et j'avais pas de réseau sur mon portable... — (J. Arden, Les chaînes du passé, volume 3 : Les sentinelles de l'ombre, Rebelle Éditions, 2014, chapitre 41)
- Oui, je le veux bien. Si vous le voulez, il le voudra aussi.
- Prétendre ; affirmer avec une grande insistance.
- Et enfin, vous voudriez que Dieu fît courir le soleil, qui est quatre cent et trente-quatre fois plus grand que la terre, rien que pour pommer nos choux ? — (Umberto Eco, L’île du jour d'avant, Grasset & Fasquelle, 1996)
- Demander un prix d’une chose qu’on veut vendre.
- Il veut cent mille francs de sa terre. Combien voulez-vous, que voulez-vous de ce cheval ?
- Entraîner la nécessité de, par son caractère.
- Cette affaire veut être conduite avec ménagement.
- Cette plante veut un terrain humide.
- Dans ce cas-ci se pose le problème de la sous-représentation des femmes dans un domaine qui voudrait qu'elles soient bien davantage concernées. — (Nuit blanche, n° 159, été 2020, page 32)
- Pouvoir, en parlant des choses inanimées.
- Cette machine ne veut pas marcher. Ce bois ne veut pas brûler.
- (vouloir de, généralement sous forme négative) Accepter, malgré des conditions ou des conséquences défavorables.
- Je n’en ai pas voulu parce qu’outre qu’il louchait abominablement ; il aurait fallu me séparer de ma fille, et, de fait, je ne m’en souciais pas. — (Henry Monnier, Les bourgeois de Paris, 1854)
- Il n’eût pas voulu d’un trône à ce prix.
- Je n’en veux à aucun prix.
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cauchemar
?- Oppression ou étouffement qui survient quelquefois durant le sommeil, mais qui cesse dès qu’on se réveille.
- Être sujet au cauchemar.
- (Par extension) Rêve pénible ou effrayant, provoquant l'angoisse.
- Elle eut peur ainsi qu’on a peur la nuit dans les cauchemars mauvais, dans les remords, quand l’ombre est dense et pèse, après le crime, comme un châtiment. Elle fut honteuse à cause de son passé, le revit d’un seul coup avec éblouissement et pensa : Je suis la dernière des dernières. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 180)
- Il m’arrivait de me réveiller la nuit, au milieu d’un cauchemar où les poteaux sinistres et le blême tranchet de la guillotine semblait attendre que mon tour arrivât de faire connaissance avec eux. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Durant la même nuit, Feempje qui n’avait jamais de cauchemar s’était débattu, en grognant et en poussant des plaintes, contre il n’aurait pu dire quelles terrifiantes figures. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 55)
- […] ce cauchemar dont j’avais si peur et que j’identifiais plus ou moins avec le ronflement de mon père, souffle rauque entendu parfois la nuit, bruit sinistre qui me semblait venir directement d’outre-tombe et que je confonds maintenant avec le râle de son agonie. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 113.)
- (Par extension) Situation qui laisse un mauvais souvenir ou que l'on redoute.
- Ma myopie renforçait encore l’impression d’irréel, de cauchemar que je ressentais et contre laquelle je m’efforçais de lutter, dans la crainte de voir se briser ma volonté. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- (Par extension) Personne ou chose très ennuyeuse, très importune.
- Cette obligation est mon cauchemar.
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fendoir
?- (Art) Outil qui sert à fendre.
- Lorsque le fendoir est enfoncé, on le tourne un peu pour faire fendre le piquet; on y fait entrer le lacet par le bout opposé au nœud coulant; […]. — (Nouveau manuel complet de l'oiseleur ; ou, Secrets anciens et modernes de la chasse aux oiseaux au moyen de pièges, Paris, Roret, 1867, page 137)
- Avec la serpette, elle fend en quatre l'extrémité d'un brin qu'elle engage ensuite dans le fendoir. Un coup de manivelle et le brin s'ouvre en quatre comme une corolle de fleur. — (François Gardi, L’Atelier du vannier, Éditions de Borée, 2004, page 383)
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babillard
?- Qui aime à babiller, à converser par plaisir.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu’on puisse trouver sous le ciel. — (Erasme ; « Éloge de la folie » , 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1216.)
- Silvia.—Eh bien, l’honneur de lui plaire ne me sera pas inutile ; les valets sont naturellement indiscrets ; l’amour est babillard, et j’en ferai l’historien de son maître. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Il ne réfléchit point qu’un simple grognement issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite et docilement, cette créature débonnaire, babillarde et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 169)
- Qualifie un oiseau parleur.
- Un perroquet babillard. Une pie babillarde.
-
éliminatoire
?- Qui sert à éliminer.
- Procédés éliminatoires.
- (Éducation) Qualifie les épreuves préalables d'un concours, destinées à écarter des dernières épreuves les candidats trop faibles.
- L'épreuve orale est éliminatoire.
- (Sport) Qualifie une partie où se rencontrent les gagnants de chaque tour et qui sert à éliminer ceux qui n’y arrivent pas en tête.
- En s’inclinant au compte de 1 à 0 devant le Nashville SC, mardi au Red Bull Arena, l’Impact de Montréal s’est placé dans une situation délicate dans la course aux éliminatoires. — (Agence QMI, « L’Impact joue avec le feu », dans Le journal de Montréal, 27 octobre 2020)
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criard
?- (Familier) Qui crie souvent.
- Il se perdit aussitôt dans la foule criarde et lente, agitée par les interminables marchandages. — (Guy de Maupassant, La Ficelle, dans Les Contes normands)
- Comme je descendais des Fleuves impassibles,Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. — (Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre)
- (En particulier) Qualifie des oiseaux qui crient souvent et d’une manière désagréable.
- Qui n’aime, aux jours de la canicule dans les bois, lorsque les geais criards se disputent la ramée et l’ombre, un lit de mousse et la feuille à l’envers du chêne ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Qui se plaint, qui crie souvent pour des sujets de peu d’importance, ou même sans sujet.
- Cette femme est bien criarde, est d’une humeur criarde.
- (Familier) Qualifie une voix aigre, dont le son blesse l’oreille, un instrument de musique qui rend un son désagréable.
- Oui, tenez, celui qui gesticule en parlant, et dont la voix est un peu criarde, c’est M. d’Alembert, le secrétaire perpétuel de l’Académie française. — (Julie de Querangal, Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- La Grand’Gothe se mit à sangloter d’une manière criarde et forcée, qui eût été risible si elle n’eût été révoltante. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La mère, au ventre grossi par les couches, aux seins bouffis de bête usée, avait dans sa face en débris deux yeux bleus comme deux fleurs sales. Elle chantait avec une voix pointue de femme criarde. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 63)
- Enfin, en ces temps particulièrement bruyants médiatiquement, de nombreux fans d’Arte y apprécient les silences et chuchotements, et l’absence d’émissions et de jingles criards. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 10)
- (Sens figuré) (Familier) Qualifie des dettes auprès de créanciers qui en sollicitent le paiement avec importunité.
- Quoique […] j’eusse économisé quelques sous sur mes omnibus et mes déjeuners, il me fallut, plusieurs fois, avoir recours à l’obligeance d’un ami afin de payer des termes en retard et les dettes criardes. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Sa maîtresse, interrogée, confirma que le jeune homme avait des dettes criardes et qu’il avait même signé des chèques sans provision. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- (Sens figuré) Qualifie des couleurs qui tranchent trop fortement, qui blessent le regard.
- Pensez ensuite à la boutique du libraire anglais, avec son étalage criard, aux couvertures gaufrées et dorées […] — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- Elle a remplacé par un col blanc le ruban criard mis à même la peau. — (Léon Frapié, L’orpheline, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 51)
- (Sens figuré) Voyant et de mauvais goût.
- Elle était née riche, dans l’éclat criard d’une fortune trop neuve. — (Anatole France, « Le Lys rouge », 1894, réédition Le Livre de Poche, page 24)
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barbare
?- (Antiquité) Qualifie les peuples non gréco-romains.
- Au Ve siècle, l’empire romain, miné par les luttes intestines, tombe en déliquescence. Des invasions de peuples barbares désolent et bouleversent aussi bien Rome que les Gaules. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- L’empire romain, centralisé, indiscuté et unique a ébaudi les barbares par une architecture colossale de pierre, donc incorruptible. — (Bulletin de la Commission royale des monuments et des sites, tome 3, 1973, page 152)
- (Sens figuré) Qui est sauvage, grossier, ignorant ; qui manque de civilisation.
- Le gros des troupes était une horde de barbares dans toute la force du terme. C’était de ces figures étranges qui avaient parcouru la Gaule au temps d’Attila et de Chlodowig. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 2e récit : Suites du meurtre de Galeswinthe — Guerre civile — Mort de Sighebert (568-575), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Il n’y a point de sentiment plus inséparable de notre être que celui de la liberté ; depuis l’homme le plus policé jusqu’au plus barbare, tous en sont pénétrés. — (Frédéric II & Voltaire, L’anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)
- Être prudemment barbare et exercer la tyrannie conséquemment signifie, selon ce politique abominable, exécuter tout d’un coup toutes les violences et tous les crimes que l’on juge utiles à ses intérêts. — (Frédéric II & Voltaire, L’anti-Machiavel, 1739, édition de 1947)
- Se dit des mots et des tours du langage contraires à l’usage ou à l’analogie.
- En latin si l’on disait, dator pecuniam pour signifier celui qui donne ou qui donnera de l’argent, certainement ce serait une tournure barbare et inintelligible. — (Journal des savants, 1857, page 310)
- Ajoutons que la prononciation du grec est au moins aussi incertaine que celle du latin : la prononciation érasmienne est barbare et n’a aucune valeur historique ; et la prononciation moderne est insupportable avec son iotacisme et les équivoques sans nombre qu’il produit. — (Louis Couturat, Histoire de la langue universelle, 1903, page 516)
- Qui est cruel, inhumain.
- Un vainqueur qui fait mourir ses ennemis captifs est appelé barbare ! — (Robespierre, Discours sur la peine de mort, le 30 mai 1791 au sein de l’Assemblée constituante)
- L’anarchie marocaine, l’application de lois semi-barbares, la corruption du chérif étaient autant d’arguments pouvant justifier une intervention de l’extérieur. — (Franco Arese, La politique africaine des États-Unis, 1945)
- Qui manque d’harmonie, de style.
- Un style barbare.
- Une musique barbare.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.