Dictionnaire des rimes
Les rimes en : difficile
Que signifie "difficile" ?
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- Non facile, qui nécessite un grand effort.
- Exercice difficile, un exercice qui demande du temps, de la réflexion et du travail
- Métier difficile
- Qui est malaisé ; qui donne de la peine.
- On fait aussi du pain, mais d'une digestion assez difficile, avec du seigle, de l’orge et même de l’avoine ; […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 117)
- Envisagé du bord, un débarquement semblait d’autant plus difficile qu’outre les remous et les brisants qui encerclaient l’îlot, la configuration du rocher ne s’y prête guère. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Il est difficile que … (complétive sujet réel, avec ellipse d’un verbe d’opinion ou de sentiment) :
- → Il est difficile que des évêques, et des églises aussi considérables que celles d’Angers, du Mans et de Paris, eussenr été si faciles à se laisser corrompre, ou du moins à se laisser tromper. — (Dom Thierry Ruinart, Apologie de la mission de saint Maur, apôtre des bénédictins en France, chapitre IV ; Pierre de Bats, Paris, 1702, page 18)
- Temps difficiles, les temps de guerre, de désordres, de troubles, de disette, etc.
- Un temps difficile à passer.
- Être, se trouver dans une position, dans une situation difficile, être dans une position délicate, embarrassante.
- Être difficile à vivre, être d’une humeur difficile, d’un caractère difficile.
- (Sens figuré) Être difficile à manier, être d’une humeur fâcheuse, peu accommodante.
- Qui est exigeant, délicat.
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Être difficile sur la nourriture.
- Être difficile sur le choix des mots.
- Se montrer difficile.
- Il est devenu bien difficile.
- C’est un critique difficile, très difficile.
- Qui est peu probable.
- Mais vous comprendrez qu’il sera difficile de trouver une fillette qui joue convenablement avec vous la scène où elle vous montre les petites fleurs. — (Luigi Pirandello, Six personnages en quête d'auteur, 1921)
- Il est difficile d'obtenir les huit bons numéros lors du tirage.
- Avoir du beau temps en cette saison est difficile.
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "difficile".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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puéril
?- Qui appartient à l’enfance.
- Âge puéril.
- L’instruction puérile.
- « La Civilité puérile et honnête » est le titre d’un vieux livre fait pour apprendre la civilité aux enfants.
- Montréal n’a pas changé. Mais après Londres, la ville te semble rajeunie. Puérile, inachevée. — (Anaïs Barbeau-Lavalette, La Femme qui fuit, éditions Marchand de feuilles, Montréal, 2015, page 263)
- (Par extension) Frivole et qui conviendrait à un enfant, soit dans le raisonnement, soit dans les actions.
- Je sens les chaînes des passions se désappesantir, les vues de l’éternité devenir plus consolantes de jour en jour, et les petites tracasseries de la vie humaine me paraissent tous les jours plus puériles. — (Pierre André Sayous, Le dix-huitième siècle à l’étranger, tome second, 1861)
- Je concevrais, dit-elle un soir après avoir longtemps cravaché les chevaux de ses plaisanteries, que les princes et les gens riches prissent à cœur l’hippiatrique ; mais pour faire le bien du pays, et non pour les satisfactions puériles d’un amour-propre de joueur. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
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titille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe titiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe titiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe titiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe titiller.
- Deuxième personne du singulier du présent de l’impératif du verbe titiller.
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nasille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de nasiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de nasiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de nasiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de nasiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de nasiller.
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bouvreuil
?- (Ornithologie) Petit passereau d'Eurasie ou des Açores, voisin des pinsons, au bec gros et court, dont le plumage est de plusieurs couleurs (ailes et queue noires, croupion blanc), et qui chante assez agréablement.
- Pour la vie… comme deux bouvreuils ! ajoute en souriant la dugazon, qui n’a point oublié que ces oiseaux sont cités pour la fidélité de leurs amours.— (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Alors que ces jeunes oiseaux ne peuvent pas apprendre des chants qui sont très différents de celui de leur espèce, d’autres oiseaux, comme le bouvreuil, peuvent apprendre le chant d’espèces très différentes. — (David McFarland,Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 1985)
- Et mon amie au chardonneret était difforme, et mon amie au bouvreuil était phtisique. — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 135)
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ville
?- Assemblage ordonné d'un nombre assez considérable de maisons disposées par rues, et limitées parfois par une enceinte.
- Oh ! caballero, la ville la plus belle et la plus grande de la vieille Europe est bien petite, bien sale et bien mesquine comparée au désert. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a dans certaines villes jusqu’ici préservées, il y a de ces rues extraordinaires, remarquables tantôt par leur fourmillement et tantôt par leur silence, car la variétés des villes est infinie. — (Pierre Louÿs, La ville plus belle que le monument, dans Archipel, 1932)
- Soudain, devant nous, au seuil des montagnes, apparaît une ville. C’est si nettement une ville, la ville des écriteaux d’école, mi en plaine, mi en montagne, que nous doutons d’y pénétrer. Au-dessus d’elle, un château-fort, les tours encore presque intactes, mais renversées horizontalement, comme dans les mirages qui n’ont pu tourner tout-à-fait. Jamais l’état-major […] ne nous permettra de pénétrer dans cet exemple de ville, avec sa cathédrale ogivale au milieu, ses usines à droite, ses toits de tuile à gauche. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- […] nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le Havre, tout le monde le sait, est une ville de création beaucoup plus récente que Rouen, une ville claire, ouverte, aérée, une ville rectiligne. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Entité administrative ayant légalement obtenu le statut de ville, comme par exemple certaines communes de Belgique ou du Luxembourg.
- Chiny a le statut de ville, glorieux héritage de son lointain passé historique. — (Bernard Dubrulle, Le Petit Futé Wallonie: L’Ardenne et bien plus, 2007)
- (Par extension) L’administration de cette cité.
- Il avait une partie de son bien en rentes sur la ville de Paris.
- (Par extension) Population d’une ville.
- Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- À Marseille, les juifs eurent droit de cité jusqu’au XVIe siècle, et il semble pas que la ville ait eu à le regretter, car c’est un des leurs, Crescas Davin, qui introduisit chez elle, en 1371, la fabrication du savon. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La ville et ses plus riches bourgeois veulent surpasser en magnificence les autres cités. La réception est « de gros coutange » mais aussi « chose très admirable ». — (Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole, Fayard, 1989)
- Vie urbaine, mœurs qui y règnent, par opposition au séjour, à la vie et aux mœurs de la campagne.
- J’aime mieux la ville que les champs.
- Il préfère la campagne à la ville.
- (Histoire) (Par ellipse) Corps des officiers municipaux.
- (Par ellipse) Médecine de ville.
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cochenille
?- Insecte homoptère caractérisé par un très fort dimorphisme sexuel, formant une super-famille des Sternorhynches, les Coccoidea, dans la classification classique.
- La cochenille est une espèce de punaise qui a six pattes, & deux ailes d'une délicatesse si grande, qu'elles ne lui servent point à voler. On trouve quelquefois en France de ces insectes précieux sur les plantes d’artichaux [sic]; mais c'est au Mexique qu'ils abondent sur une sorte de figuier, connu en Europe sous le nom de figuier des Indes ou de cocheniller : […]. — (« Productions & Profits champêtre non ordinaires », part. 2, livre 5, chap. 5 de La nouvelle maison rustique, ou Économie générale de tous les biens de campagne, par Louis Liger, 10e édition augmentée, tome 1, Paris : chez Samson, 1775, p. 865)
- D’après MM. Pelletier et Caventou, le carmin est un composé de la matière colorante de la cochenille, d’une matière animale qui y est également renfermée, […]. — (Dictionnaire des arts et manufactures, tome A-F, Paris, L. Mathias, 1845, page 617)
- En Afrique et dans le Pacifique du Sud, la cochenille Aspidiella hardii est un insecte suceur qui infeste les rhizomes encore au champ. — (Dominique Cardon, Ressources végétales de l'Afrique tropicale : colorants et tanins, page 81, PROTA, 2005)
- Et sur le dossier très spécifique d'une attaque, par des cochenilles, des tilleuls situés autour de la superbe place de Céroux, menaçant gravement ces arbres séculaires, nous choisirons de recourir à un lâcher de coccinelles, plutôt que de pulvériser des pesticides, comme cela se pratique classiquement. — (Jean-Luc Roland , Un bourgmestre vert à Ottignies-Louvain-la-Neuve, Luc Pire Editions, 2006, page 52)
- Principe colorant rouge qui est tiré de certains de ces insectes.
- Pour la teindre, on prépare un bain frais, dans lequel on met une once de cochenille pour chaque livre de laine : lorsque le bain est un peu plus que tiède, & lorsqu'il commence à bouillir, on y met la laine qu'on remue bien sur ses lissoirs ou bâtons, comme on a dû faire pour le bouillon, & on l'y laisse de la sorte pendant une heure; après quoi on la lève , on l'exprime, & on la porte laver à la rivière. — (« Teinture », dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot & Jean Le Rond d'Alembert, tome 16 (Te-Venerie), Neufchastel : chez Samuel Faulche & Cie, 1765, p. 20)
- La cochenille, le lake-lake et le kermès, sont trois matières tinctoriales provenant de trois insectes appartenant au même genre, quoique très différents par leurs habitudes et leur origine. Ils fournissent tous les trois des couleurs rouges solides; celle qui est produite par la cochenille est la plus belle, celle qui provient du lake-lake s'en rapproche; mais celle que donne le kermès laisse beaucoup à désirer pour l'éclat et la pureté. — (Jean-Baptiste Dumas, Précis de l'art de la teinture, Paris : chez Béchet jeune, 1846, p.63)
- En Languedoc aussi, on sait produire de belles couleurs de la sorte, mais les fabricants la réservent généralement pour les rouges sombres, préférant la cochenille pour leurs écarlates. — (Minovez, Jean-Michel. « Draps européens et Empire ottoman au XVIIIe siècle. Apports de l’histoire industrielle et des techniques à l’explication globale d’une mutation », Revue historique, vol. 699, no. 3, 2021, pp. 629-665.)
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dépatouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dépatouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dépatouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dépatouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dépatouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dépatouiller.
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francophile
?- Qui aime la France, sa culture, son histoire et/ou son peuple.
- Toilette du bataillon. Le barbier passe pour particulièrement francophile. Tout le monde va se raser chez lui. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- […] dans une rue proche de la Madeleine, où je la rencontrai en compagnie d’un diplomate balkanique, « grand francophile » à chapeau melon et élégance étriquée. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 90.)
- Enfin, en dépit de la prédominance du répertoire allemand, les fonctionnaires d’outre-Rhin ainsi que les militaires de la garnison stationnée à Strasbourg ne compensent guère l’absence de la bourgeoisie alsacienne francophile. — (Myriam Geyer, La vie musicale à Strasbourg sous l'empire allemand, 1871-1918, Ecole nationale des Chartes/Société savante d’Alsace, 1999, p. 131)
- Cette comparaison entre francophilie tchèque et polonophilie française nous paraît judicieuse et le caractère démagogique des manifestations francophiles sera souvent dénoncé. — (Stéphane Reznikow, Francophilie et identité tchèque, 1848-1914, Editions Champion, 2002, p. 235)
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cille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe ciller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe ciller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe ciller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe ciller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe ciller.
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aphylle
?- (Botanique) Qui n’a pas de feuilles.
- L’orobanche est une plante aphylle.
- Plus celle-ci est lourde et plus elle contient dʼéléments nutritifs nécessaires à lancer la croissance aphylle des tiges vers leurs tuteurs. — (Eric Mollard, Annie Walter, Agricultures singulières, 2008)
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gribouille
?- Niais qui, par crainte d’un mal, se jette dans un pire.
- (Par antiphrase) Fin comme Gribouille.
- Quiconque défend la République au nom de l’autorité est un Gribouille de l’Empire. — (Jules Vallès, L’Insurgé, Paris, Éditions Garnier-Flammarion, 1970, chapitre X, page 118)
- Il y a des malades qui se grattent et se donnent ainsi une espèce de plaisir trouble, mêlé de douleur, qu’ils payent ensuite par des douleurs plus cuisantes. De même que ceux qui toussent de tout leur cœur, ils arrivent à une espèce de fureur contre eux-même. C’est une méthode de Gribouille. — (Alain (philosophe), Propos sur le bonheur, Paris, 1928, Gallimard (Folio), page 144)
- Ce même comportement magique consistant à réaliser exprès ce dont nous avons peur pour nous en délivrer – cette politique de Gribouille – peut se retrouver dans le suicide qui, à bien des égards, tire son prestige du fait qu’il nous apparaît, paradoxalement, comme le seul moyen d’échapper à la mort, en disposant librement, en la réalisant nous-même ; mais, en nous suicidant, ce n’est pas une part du feu que nous faisons, c’est tout entier que nous nous y jetons – sans rémission. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 87)
- – Je n’aurai pas le courage.– Si c’est du courage, j’avoue que moi non plus, mais on peut toujours se réfugier quelque part au lieu de faire gribouille. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 387)
- En un mot la violence est choix de vivre à court terme... Et comme en fait l’acte est défendu, cette défense entraîne finalement la certitude qu’il n’y aura pas d’avenir. C’est pourquoi fréquemment le viol est suivi de meurtre. Bien sûr l’explication donnée : empêcher qu’elle parle. Mais c’est Gribouille. En fait il y a l’idée : empêcher qu’il y ait un après pour une conscience. — (Jean-Paul Sartre, Cahiers pour une morale, Paris, Gallimard, 1983, page 188)
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squille
?- Genre de crustacés.
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glandouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe glandouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe glandouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe glandouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe glandouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe glandouiller.
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atrabile
?- (Histoire de la médecine) Bile noire et aduste, humeur âcre que l’on supposait secrétée par la rate et à laquelle on attribuait la cause de la mélancolie.
- Ces cellules, le Roi semble les avoir accrues, compliquées, entassées, comme des pièges à prendre l’ennui, des chausses-trappes où faire tomber le marasme, cette atrabile qui envahissait le Prince et le figeait. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, Paris, 1959, pages 243-244)
- L’atrabile. Quand elle coule de votre cœur, on dirait qu’elle attire le malheur, lequel accourt des quatre horizons. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 149)
- (Par extension) Maladie hypocondriaque.
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cil
?- (Anatomie, Ophtalmologie) Poil des paupières.
- C’étaient des yeux extraordinaires, bleus, mais foncés et brillants à la fois, humides, las, en pleurs et en feu, presque fermés sous le poids des cils et des paupières. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Un soldat trapu, avec des cils blancs dans sa figure rubiconde coupée d’une balafre, apparut sur le seuil […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 247 de l’édition de 1921)
- Puis, mes cils battant, devant l’armoire à glace, je les coupai. Estelle d’ailleurs ne s’en est pas aperçue, car les siens lui sont inutiles. Qu’il pleuve ou qu’elle pleure, elle essuie ses yeux avec sa main. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 42)
- Elle dérobait du kohl à sa mère pour s’en noircir les cils et donner à ses yeux agrandis la langueur du regard des gazelles. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Botanique) Poil disposé en rang sur le bord d’une partie quelconque d’une plante.
- Ripartites helomorphus se distingue de ses congénères par le chapeau gibbeux et charnu, beaucoup plus épais que la largeur des lamelles, par l'absence de cils marginaux et par ses spores très petites à verrues basses et arrondies. — (H. S. C. Huijsman, « Observations sur le genre Ripartites », dans Persoonia, vol. 1, part. 3, 1960, page 337)
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ratatouille
?- (Vieilli) Ragout.
- Je demandai du poulet à dîner, et l’on me donna à manger cet agréable mélange de pommes de terre, de mouton et de pain qui se nommait, se nomme et sans doute se nommera toujours la Ratatouille. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- On aurait pu lui servir la ratatouille la mieux accommodée, son estomac se barrait, ses dents molles refusaient de mâcher. — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877)
- Elles bouffent des patates et des fayots, des fayots et des patates… et c’est à peu près tout. Si seulement c’était cuisiné potablement. Ah ouat ! On leur sert des ratatouilles à faire refouler et vomir un cochon ! — (Émile Pouget, La Charité, c’est le meurtre !, dans Le Père peinard, 4 juillet 1897)
- Depuis que son garçon était parti, celui-ci déjeunait dans un bouillon proche du bureau, ou emportait sa ratatouille dans une petite gamelle et mangeait parmi la poussière des cartons […] — (Marcel Martinet, La Maison à l’abri, 1919)
- Pauvre sergent, pauvre huissier, vivant de ratatouilles et ne sachant même pas repriser une chaussette. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 154)
- Chaque fois que Lucile les recevait chez elle, elle les laissait concocter une ratatouille de leur invention, pour la fabrication de laquelle ils étaient autorisés à utiliser n’importe quel produit de sa cuisine, et qu’elle s’était engagée, quoi qu’il arrive, à goûter. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Cuisine) Plat typique niçois, contenant plusieurs légumes cuits et assaisonnés, généralement composé de tomates, courgettes, aubergines, poivrons et oignons.
- (Sens figuré) Mélange hétéroclite.
- Un éditeur […] lui proposa de rafistoler les manuscrits d’un grand faiseur feuilletonnesque […] Henri se mit à la besogne, remania l’infâme et crasseuse foutaise du romancier célèbre, pimenta cette ratatouille sans goût. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 32)
- Une vie se compose d’une sacrée ratatouille d’ingrédients. — (Alexandre Arnoux, Rhône mon fleuve, 1944)
- (Populaire) Raclée.
- Un jour, je serai plus fort que lui −et alors, quelle ratatouille je lui foutrai ! — (Marcel Pagnol, Fanny, 1932)
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refouille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe refouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe refouiller.
- En chômage, on refouille le talus, en suivant le « renard », sur une profondeur d’au moins 1 mètre et on refait la partie ainsi déblayée avec de la terre à corroi bien pilonnée et bien reliée aux parois de la fouille. — (Octave Jacquinot & François Galliot, Canaux: Cours professé à l’École nationale des ponts et chaussées, J.-B. Baillière et fils, 1922, page 576)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe refouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe refouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe refouiller.
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dégoupille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dégoupiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dégoupiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dégoupiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dégoupiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dégoupiller.
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colombophile
?- Qui s’occupe de colombophilie, l'art d’élever et de dresser des pigeons.
- Ces sociétés colombophiles n'ont d'autre but que de répartir sur un grand nombre de sociétaires, d'alléger, par suite, les frais très-dispendieux de l'éducation et d'entraînement des pigeons voyageurs et de stimuler l'émulation des gens qui les élèvent par des récompenses souvent considérables. — (Gaspard de Cherville, La vie à la campagne, Paris : chez Maurice Dreyfous, 1879, page 105)
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goupil
?- (Désuet) Renard.
- Ce qui détermina la chute de gros Zidore et de gros Léon ce fut tout simplement une petite jalousie de chasseurs provoquée par un malheureux renard, un vulgaire goupil, un vieux charbonnier à museau chafouin, à queue pelée [...]. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il se blasonne comme le renard. À rapprocher de chien, levrette, lévrier, loup et renard.
- Parti : en 1) coupé, de gueules à une croix de Malte alésée d’argent et d’azur à un épi de blé d’or posé en bande ; et en 2) d’argent à un goupil ravissant au naturel, qui est de La Croix-en-Brie → voir illustration « armoiries avec un goupil »
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andouille
?- (France) Saucisse de boyau de porc rempli de tripes ou de chair hachée du même animal.
- Andouilles fumées.
- Faire griller une andouille.
- Une bonne omelette que suivit une andouille grillée, arrosée de bon cidre piquant, rendit la gaieté à tout le monde. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 30)
- Walter, voulez-vous servir les andouilles, s’il vous plaît ? Enfin, je veux dire servir les andouilles aux invités ! — (L'Introuvable, film de W. S. Van Dyke, d’après Dashiell Hammett, 1934)
- (Par extension) Ce qui est en forme d’andouille.
- On donnait jadis le nom d’andouilles de tabac aux feuilles de tabac roulées en fuseau.
- (Sens figuré) (Injurieux) (Familier) (Affectueux) Imbécile, idiot. Cette injure a cependant un sens familier, voire affectueux.
- Bonhomme, me prenez-vous pour une andouille ? Regardez-moi bien. Ai-je l’air d’un jocrisse ?… — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 244)
- Tonton devant ce résultatNe se dégonfla pasEt joua les andouilles— (Boris Vian, La Java des bombes atomiques, 1955)
- C’est encore cette andouille de Gravelin, qui n’a aucun sens du discernement. — (Amélie Nothomb, Hygiène de l’assassin, Éditions Albin Michel, Paris, 1992, p. …)
- Et en plus, à faire l'andouille, là, je suis en train de cochonner mon Cerruti. — (Guy Bedos, Come-back, dans Bête de scène, Éditions Hors Collection, 2004)
- (Histoire des techniques) (Papeterie) Défaut du papier venant de la pâte accumulée dans certaines parties de la feuille.
- Pavé de deuxième choix.
- Rue pavée d’andouilles à Saint-Gengoux-le-National.
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morille
?- (Mycologie) Champignon dont le chapeau a des cavités en alvéoles, au pied lisse et creux, sans anneau, qui pousse au printemps, et qui est comestible.
- Morille jaune.
- Morille fraîche.
- Il ne faut pas confondre les morilles avec les mortelles gyromitres.
- Il constate que la truffe contient deux fois plus de matières azotées et d’éléments minéraux que la morille et quatre fois plus que le champignon de couche. — (Pascal Byé, Gabriel Callot, La truffe, la terre, la vie, 1999)
- […] la tour Totem, une espèce de structure alvéolée de béton et de verre posée sur quatre énormes piliers de béton brut, qui évoquait ces champignons d’aspect répugnant mais paraît-il délicieux que l’on appelle je crois des morilles. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 47.)
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broutille
?- Menues branches d’arbres entrant, avec les morceaux de bois, dans la composition des fagots, dont elles constituent l'âme.
- Le bûcheron se mit à couper du bois, et ses enfants à ramasser des broutilles pour faire des fagots. — (Charles Perrault, Le Petit Poucet (1697), dans Les Contes de Perrault, texte établi par Pierre Féron, Casterman, 1902, p. 40)
- De petits villageois, tels que ceux-ci, avaient élevé leur colosse; ils étaient en train d'y mettre le bouquet, lorsque la vieille Lisheth vint à passer, courbée en demi-cercle sous le poids d'un fagot de broutilles. Elle avait eu bien du mal à le recueillir, à cause de la neige nouvellement tombée; […]. — (« L'homme de neige », dans Le Magasin pittoresque, 18e année, 1850, p. 13)
- (Sens figuré) (Familier) Éléments sans grande importance au vu de l’ensemble (d'un projet, par ex.) et qu’on peut considérer comme accessoires, sans que cela n’enlève rien à leur valeur intrinsèque.
- Qui plus est, il lui fallait conserver ses huit dollars et des broutilles jusqu'à ce que, d'une manière ou d'une autre, il parvienne à avoir davantage d'argent. — (Charles Willeford, Ainsi va la mort, traduit de l'américain par Danièle et Pierre Bondil, Paris : chez Payot & Rivages, 1992, chap. 9)
- Se complaire, s’abîmer (Litt.) dans des broutilles, et oublier l’essentiel.
- Restaient à acheter des tables, des lampes, des chaises et des broutilles comme un dessus-de-lit, des rideaux, des coussins. Mais ils garderaient cela pour un autre jour. — (Susan Crosby, Un cadeau pour nous deux, traduit de l'américain, en recueil avec Un si séduisant médecin, par Mira Lyn Kelly, Éditions Harlequin, chap. 6)
- (Par extension) Chose sans grande importance, qui ne mérite pas que l’on s’y attarde (fréquent aussi au singulier).
- Ce folliculaire n’a fait paraître que des broutilles qu'on aura vite oubliées.
- - Ah ! ça, San-Antonio, rouscaille le Big Boss, vous me dérangez pour une broutille pareille ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 45)
- Est-ce un désaccord de fond ou bien n’est-ce qu’une broutille ? — (Yves Maire du Poset, Olivier de Clermont-Tonnerre, Toutes les clés du savoir-vivre en entreprise, 2010)
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basophile
?- (Biologie) Qui a une affinité pour les colorants basiques.
- Les granulocytes basophiles sont des leucocytes polynucléaires (granulocytes) du sang qui ont une affinité pour les colorants basiques.
- Les granulocytes basophiles peuvent secréter de l'histamine dirigé contre les micro-organismes envahisseurs. [1]
- Cushing a cherché depuis à étayer sa conception sur une série de recherches consacrées à l’infiltration basophile du lobe postérieur dans les syndromes précités. — (Gustave Roussy, Dr. Michel Mosinger, Traité de Neuro-endocrinologie, 1946)
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marfil
?- Défense brute d’éléphant.
- On y trouve de l’étain et le marfil (dents d’éléphant). — (Moeurs, usages et costumes de tous les peuples du monde, 1843)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.