Dictionnaire des rimes
Les rimes en : destord
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "destord".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
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collabore
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe collaborer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe collaborer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe collaborer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe collaborer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe collaborer.
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core
?- Variante de cuere.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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matamore
?- Faux brave, vantard plus courageux en paroles qu’en actes.
- TOULOUSE – […] Figures et poses involontairement comiques de bravaches et de matamores dans les rues. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Peut-être eût-on pu lui reprocher une exubérance de gestes qui n'était pas du meilleur goût, il avait une façon de se camper qui sentait son matamore. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Voilà bien la phobie propre aux Matamores, grands conchieurs de chausses, comme on sait. — (Victor Margueritte, Debout les vivants !, 1932)
- Le boyau était long, l’avance des hommes pénible, Dickson entendait dans son dos haleter ses compagnons, moins aguerris que lui, malgré leurs mines de matamores. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison du scorpion, 1932)
- Sans doute, pour « réparer » Washington, valait-il mieux un ancien sénateur rompu aux arcanes de la politique devenu sur le tard président qu’un matamore populiste. — (Le Monde, Joe Biden, l’homme qui veut changer les Etats-Unis, Le Monde. Mis en ligne le 12 août 2021)
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perfore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de perforer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de perforer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de perforer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de perforer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de perforer.
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picador
?- (Tauromachie) Cavalier qui dans les combats de taureaux attaque l’animal avec la pique.
- Il y a deux classes principales de toreros : les picadors, qui combattent à cheval, armés d’une lance ; et les chulos, à pied, qui harcèlent le taureau en agitant des draperies de couleurs brillantes. Parmi ces derniers sont les banderilleros et les matadors, dont je vous parlerai bientôt. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, pages 38-39)
- mais le silence ne tarda pas à se rétablir, le taureau ayant fendu en deux le cheval du premier picador et désarçonné le second. — (Théophile Gautier, « Malaga, le cirque et le théâtre », Revue des deux Mondes, 1842).
- Le picador a pour arme une lance ferrée d’une pointe d’un ou deux pouces de longueur ; ce fer ne peut pas blesser le taureau dangereusement, mais suffit pour l’irriter et le contenir. Un pouce de peau adapté à la main du picador empêche la lance de glisser ; la selle est très-haute par devant et par derrière, et ressemble aux harnais bardés d’acier où s’enchâssaient, pour les tournois, les chevaliers du moyen âge ; les étriers sont en bois et forment sabots, comme les étriers turcs ; un long éperon de fer, aigu comme un poignard, arme le talon du cavalier ; pour diriger les chevaux, souvent à moitié morts, un éperon ordinaire ne suffirait pas. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Le picador alcoolique et grisonnant avait devant lui un verre d’eau-de-vie de cazalas et se délectait à contempler une table où avaient pris place le matador dont le courage avait fui, et un autre matador qui avait renoncé à l’épée pour redevenir banderillero, et deux prostituées apparemment très décaties. — (Ernest Hemingway, La Capitale du monde, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001, page 32)
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débord
?- (Vieilli) Action de déborder.
- Malgré l’air vif il se serait volontiers baigné dans le ruisseau d’où le débord faisait rouler sur un lit d’herbe épaisse une eau claire à reflets d’argent. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 295)
- Répartis dans dix-sept divisions d’arrondissement, les policiers parisiens pourront verbaliser dépôts sauvages, épanchements d’urine, jets de mégots, nuisances sonores, déjections canines, stationnements gênants ou encore débords de terrasses. — (Le Monde avec AFP, A Paris, la création d’une police municipale votée avec les voix de l’opposition, Le Monde. Mis en ligne le 3 juin 2021)
- Liséré que forme la doublure d’un vêtement.
- Partie d’une route qui longe la chaussée, qui en limite les bas-côtés.
- Après les expériences sur la descente des routes en pente, on a renouvelé les expériences faites dans une séance précédente sur le passage de la chaussée au débord et réciproquement. — (Société d’encouragement pour l’industrie nationale, Bulletin, Volume 43, 1844)
- Le postillon criait aussi pendant que ses quatre chevaux, qu’il ne pouvait retenir, accéléraient leur train ; les deux premiers la frôlaient ; d’une secousse de ses guides, il les jeta dans le débord, […] — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Circonférence externe d’une monnaie, d’une médaille.
- (Logistique des granulats) (Familier) Chargement d'un camion un ou plusieurs jours avant la date de livraison prévue.
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essor
?- Action de l’oiseau qui s’élance pour prendre son vol.
- Avant que la nitée Se trouvât assez forte encor Pour voler et prendre l’essor. — (Jean de la Fontaine, Fab. IV, 22.)
- (Sens figuré) Ses rues, dans le silence d’un lieu désert, attendent le claquement des volets, l’ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l’essor d’une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par analogie) Envol d’un aéronef.
- […], nous menions une vie désordonnée, parce que nous étions toujours sur le qui-vive, prêts à prendre notre essor le lendemain matin. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- (Sens figuré) Élan vers le haut.
- Et dès que son Dieu l’ordonne, Son âme, prenant l’essor, s’élève d’un vol rapide Vers la demeure où réside Son véritable trésor. — (Jean Racine, Cantique, II.)
- Élan hâtif.
- M’en croirez-vous, monsieur ? Prenez l’essor. — (Hauteroche, le Souper mal apprêté, sc. 18.)
- (Sens figuré) Mouvement moral, comparé à l’essor de l’oiseau, par lequel un homme, un esprit, une âme se portent aux choses élevées, étendues.
- Et quand je me demande un titre légitime D’où prendre quelque gloire et chercher quelque estime, Je vois pour tout appui de mes plus hauts essors Le néant que je suis et le rien d’où je sors. — (Pierre Corneille, Imit. III, 40.)
- Succès qu’obtient un livre, une idée.
- N’espérons plus que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor. — (Pierre Jean de Béranger, Ad. à la camp.)
- (Sens figuré) Action de débuter en quelque chose avec énergie, avec hardiesse et liberté.
- Favoriser l’essor du talent.
- (Désuet) Publication, sortie d'un livre.
- Si l’on peut pardonner l’essor d’un mauvais livre, Ce n'est qu’aux malheureux qui composent pour vivre. — (Molière, Mis. I, 2.)
- Développement qui a quelque chose de rapide comme le vol de l’oiseau.
- La vie n'avait pas encore pris un grand essor à l'époque de la formation ardoisière. Ce n'est guère que dans la partie supérieure […] que l'on trouve quelques fossiles. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- Nous avons constaté l’essor d’Alès, et Nîmes même a gagné quelques milliers d’âmes de 1912 à 1926. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pourtant ces épreuves et tribulations suscitèrent, dans leurs rangs, un essor idéologique et organisationnel nouveau, […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.98)
- Le XIXe siècle marque véritablement l’essor de la pêche hauturière : à Terre-neuve d'abord, puis en Islande. — (Christian Querré, La Grande Aventure de Terre-Neuvas de la baie de Saint-Brieuc, 1998)
- (Technique) Ouverture dans le haut d’une cave enterrée ou d’une galerie avec un conduit vertical vers la surface pour assurer une ventilation par convection naturelle.
- Essor d’une galerie de mine, d’une champignonnière, d’une cave à vin de champagne.....
- (Sens figuré) Libération d’une contrainte.
- On tenait ce jeune homme dans une trop grande contrainte, il a pris depuis son essor.
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mirador
?- Tour de surveillance, poste d'observation, surtout dans un camp de prisonniers ou une prison.
- J'avais essayé, grâce à l'amitié d'un sergent téléphoniste du mirador, de lui faire parvenir à mon tour un message rassurant... — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
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anaphore
?- (Grammaire, Linguistique) Mot ou syntagme qui, dans un énoncé, assure une reprise sémantique d’un précédent segment appelé antécédent ou, plus simplement, rappelle par un moyen grammatical une idée déjà exprimée ou un fait qui s’est déjà produit.
- Dans la phrase « Jean n’avait pas de stylo : je lui ai prêté le mien. », « le mien » est une anaphore dont l’antécédent est « stylo ». De même dans la phrase « Oui, vous êtes déjà venu lundi, je le sais…», « le » forme une anaphore dont l’antécédent est « vous êtes déjà venu lundi ».
- (Littérature) (Rhétorique) Figure de style consistant en la répétition, la reprise d’un même segment ou d’un même mot, en tête de vers, ou en tête de phrase.
- Son anaphore, qui reflète probablement les traditions pré-nicéennes de la Cappadoce, comporte une préface dont la partie finale ne se distingue pas vraiment du type représenté par la préface déjà citée des Constitutiones Apostolorum VIII : la cour céleste chante le trisagion. — (Cinquante années d'études médiévales à la confluence de nos disciplines : actes du colloque organisé à l’occasion du cinquantenaire du CESCM, Poitiers, 1er-4 septembre 2003, Université de Poitiers : Centre d’études supérieures de civilisation médiévale, Éditions Brepols, 2005, p. 359)
- Comme dans la phrase suivante l’auteur utilise une anaphore en répétant le mot Paris : "Paris, Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! mais Paris libéré !..." — (Charles de Gaulle Discours)
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folklore
?- Ensemble des arts et traditions populaires, d'un pays, d'une région, d'un groupe humain.
- Mais il y a folkloristes et folkloristes. J'en ai vu de singuliers, quelques-uns d’effarants. On se fait un folklore à sa convenance. On attend des fées. On part à leur rencontre, le bâton de pèlerin à la main. — (Charles Le Goffic, Brocéliande, avec la collaboration de Auguste Dupouy, La Renaissance du Livre, 1932, page 98)
- C’est avec un profond respect et une grande passion que Roccu Multedo nous fait connaître le folklore de son pays magique, bâti sur une foi et une tradition ancestrale toujours vivante. — (Roccu Multedo, Le folklore magique de la Corse, 1981)
- Les grands-mères et arrière-grands-mères avaient toutes accompli le pèlerinage de Lourdes. Le folklore conservait de ces antiques pérégrinations quelques histoires scabreuses où il était question de la longueur du voyage, de l'absence de WC dans les wagons de bois […]. — (Bernard Gardey, La foi hors les murs: Grappillage de la Saint-Martin, 1912-1999, Éditions Karthala, 2001, page 50)
- En outre, fortement enracinée dans le folklore romain, la fête des Lupercales survécut à l'implantation du christianisme et fut assimilée par l'Église à la fête de la purification de la Vierge ou Chandeleur. — (Mireille Demaules, Picous ou l'enigme d'un nom dans la Folie de Berne, dans Par les mots et les textes : mélanges […] offerts à Claude Thomasset, Presses Paris Sorbonne, 2005, page 201)
- Sur un plan plus particulier, quiconque a lu mes textes sait que j'ai toujours fustigé les identités, les sectes et les folklores, ironisé sur la « gouroufication » et les « japoniaiseries ». — (Kenneth White, Dialogue avec Deleuze: politique, philosophie, géopoétique, Ed. Isolato, 2007, page 23)
- Quand je lirai plus tard la charge furieuse, et souvent injuste, de Xavier Grall contre le trop nostalgique Pierre-Jakez Hélias, « sacristain qui sonne l’office des morts », je reconnaîtrai dans sa définition du folklore, « l’alibi des esclaves », celle même de la maison. Elle aussi tenait le folklore pour un opium du peuple, la draperie décorative qui sert à dissimuler l’oppression double qui s’exerce sur le peuple breton : […] — (Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, collection Folio, page 103)
- A l'instar de sa localisation, une vieille bâtisse fougeraise, la Tivabro est décorée à la mode Bretagne d’antan, avec goût et sans folklore tartignole. — (Jean-Paul Labourdette, Le Petit Futé Bretagne, 2009, page 399)
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birotor
?- (Transport) Aéronef à deux rotors.
- Équipé de deux moteurs de 1.700 ch. ce birotor en tandem se caractérise par un tonnage bien supérieur à ceux des deux appareils précédents. — (Jacques Nœtinger, L’Aviation, une révolution du XXe siècle, 2005)
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stridor
?- (Médecine) Bruit aigu anormal émis lors de l'inspiration, du à un passage anormal de l'air dans le larynx ou la trachée.
- Le stridor laryngé congénital essentiel (ou laryngomalacie), l'anomalie la plus fréquente.
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rochefort
?- Fromage produit par l’abbaye de Rochefort.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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ellébore
?- (Botanique) Genre de plantes de la famille des Renonculacées, dont certaines espèces étaient employées autrefois en médecine comme purgatif.
- Mêlez de l'ellébore blanc parmi la nourriture dont vous voulez pour appâter vos oiseaux ; à peine en auront-ils pris, qu'ils tomberont tout étourdis. — (« L'agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur » - Rouen, 1787)
- — Hippocrate pensait que l’emploi fréquent de l’ellébore pouvait guérir et même adoucir l’excitation exagérée du système cérébral. — (Alexandre Dumas, La Princesse Flora, Éditeurs Michel Lévy Frères, 1871, Chapitre II, p. 33).
- (Botanique) Désigne plus particulièrement l'ellébore fétide ou hellébore fétide, Helleborus foetidus [1].
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sort
?- La destinée considérée comme cause des divers événements de la vie.
- Le sort en a ainsi ordonné. - Les caprices du sort. - Le sort aveugle. - Le sort jaloux.
- Nous serons heureux en dépit du sort. - Braver, affronter, supporter les coups du sort. - Se plaindre du sort. - être poursuivi, accablé par le sort.
- Effet de la destinée ou de la rencontre fortuite des événements bons ou mauvais.
- Vous verrez […] que nous serons côte à côte au festin. Quel singulier hasard, en vérité ! Depuis deux heures le sort nous marie… — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- Le temps était calme et le navire dériva vers l’Équateur, sans que l’équipage se souciât de son sort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
- Nos vétérans, du Québec et du Canada, ont connu les guerres justes. Mais leur sort, lui, trop souvent, ne l’aura pas été. — (Josée Legault, Se souvenir de quoi, au juste?, Le Journal de Montréal, 12 novembre 2020)
- (En particulier) Condition ou état d’une personne sous le rapport de la richesse.
- Le dogme de la réincarnation […] a malheureusement l’effet pervers de contraindre les déshérités à la résignation, puisque leur lamentable sort présent dépend de mauvaises actions d’une vie antérieure. — (Louis Dubé, La sagesse du dalaï-lama : Préceptes et pratique du bouddhisme tibétain, dans Le Québec sceptique, n° 66, été 2008, page 5)
- Condition des choses, ce qu'il leur advient.
- Tel fut le sort de son livre. - Son discours assura le sort de cette proposition. - Ce système eut le sort de beaucoup d’autres.
- Manière de décider quelque chose par le hasard.
- Le sort est tombé sur un tel. - Le sort en a décidé autrement. - Tirer au sort.
- (Superstition) Ensemble de paroles, de regards, de caractères, de maléfices par lesquels, suivant une croyance superstitieuse, on peut produire des effets extraordinaires, et presque toujours malfaisants.
- Ces pauvres gens disent qu’on a jeté un mauvais sort sur leurs troupeaux. - Il prétend qu’on lui a jeté un sort.
- Et quand la lignée des Monarques est faillie, & que le droit est dévolu aux états, en ce cas il est beaucoup plus sûr d'y procéder par sort, ayant fait chois des plus dignes, ou de ceux qui font égaux, que d'entrer aux termes d'élection: comme il se fît entre les sept Princes de Perse: pourvu que Dieu y soit appelé, en gardant la forme des anciens Hébreux, qui disaient, Seigneur Dieu donne le sort: à fin que tout charme, & sortilège en soit hors. Ainsi le grand Samuel, quand il fut question de faire un Roy nouveau, fît assembler tout le peuple, & le sort fut tiré des douze lignées: & la lignée de Benjamin étant venue, on tira les familles de Benjamin: & en la famille de Cis le sort tomba sus Saül, que Samuel avait au paravant sacré par le mandement de Dieu, afin qu'on ne pensât point que le Royaume fût dévolu fortuitement. — (Jean Bodin, Livre sixième, «Les six livres de la République de J. Bodin», Paris, 1577)
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gord
?- (Pêche) Double rangée de perches plantées dans le fond de la rivière, qui forment un angle, au sommet duquel est un filet où viennent se prendre les poissons.
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budgétivore
?- Qui utilise une part excessive d'un budget.
- Dans un monde de plus en plus complexe, le système de pilotage économique de l'entreprise est souvent inadapté, piégé dans la logique d'une informatique compliquée, rigide et budgétivore. — (Alphonse Allais, « Œuvres anthumes», La Table ronde, Paris, 1964)
- Et quand je dis vacances, j’entends des vacances officielles, obligatoires et ophtalmiques, ainsi qu’il en va pour nos budgétivores. — (Alphonse Boudard, La Cerise, Plon, Paris, 1963)
- En effet, l’opéra est un spectacle très budgétivore, bien plus qu'une comédie, même ornée, mais une fête galante de Cour, avec ses bals, ses carrousels, ses banquets, ses feux d'artifice, etc., coûtait bien davantage encore. En période de guerre, infiniment plus budgétivore évidemment, on réduit les ressources des « Menus Plaisirs » ; […]. — (Alain Viala , La France galante : Essai historique sur une catégorie culturelle, de ses origines jusqu’à la révolution, Paris : PUF, coll. « Les Littéraires », 2008)
- Le chef de l’État ivoirien a recruté des conseillers à tour de bras et se retrouve aujourd’hui avec le cabinet le plus budgétivore d’Afrique. — (La Lettre du Continent n° 548, du 18 septembre 2008)
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rutherford
?- (Chimie) Rutherfordium.
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rendort
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de rendormir.
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pore
?- (Anatomie) Ouverture imperceptible dans la peau de l’homme ou de l’animal, par où se fait la transpiration. Il n’est guère d’usage qu’au pluriel.
- Les observateurs comprendront alors que la Péchina, chez qui la passion sortait par tous les pores, réveillât en des natures perverses la fantaisie endormie par l’abus ; de même qu’à table l’eau vient à la bouche à l’aspect de ces fruits contournés, troués, tachés de noir que les gourmands connaissent pas expérience, et sous la peau desquels la nature se plaît à mettre des saveurs et des parfums de choix. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre onzième)
- (Sens figuré) Il sue l’hypocrisie par tous les pores.
- Petits orifices, petites ouvertures analogues dans les végétaux. (→ voir plasmodesme)
- L’air était d’une transparence bleuâtre, sa lumière crue enveloppant tout, frappant tout, pénétrait jusque dans leurs pores les vieux bois gris de la barque, [...] — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 44, 2012)
- (Par extension) Interstices qui séparent les molécules d’un corps.
- lampadephore
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dolore
?- Péniblement.
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anticorps
?- (Biologie) Glycoprotéine complexe utilisée par le système immunitaire pour détecter et neutraliser les agents pathogènes comme les bactéries et les virus.
- Un anticorps polyclonal est obtenu à partir d’un animal immunisé, habituellement d’une espèce différente de celle de la source de l’antigène. — (Tremblin, Marouf, Abrégé de biochimie appliquée, 2009)
- Les soignants ont été régulièrement testés pour déterminer s'ils avaient des anticorps et s'ils avaient la Covid-19. — (AFP, Jusqu'à six mois d'immunité après avoir contracté la COVID, Le Journal de Montréal, 21 novembre 2020)
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port
?- Havre côtier, refuge ou abri pour les bateaux les protégeant des vents et des tempêtes.
- Des phares éloignent les navires des dangers ou les conduisent dans les ports abrités par des digues construites en luttant contre les tempêtes. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Vers 4 heures, j’aperçois de nouveau la terre après avoir barré toute la nuit ; je passe au petit jour près d’un destroyer américain et entre dans le port Saint-Georges. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La Chiffonne en longea la côte occidentale, doubla la pointe Nord et, suivant les falaises de l’Est, moins anfractueuses, pénétra dans un grand port naturel, protégé par un alignement de gros rochers et de petits îlots. — (G. Lenotre, Les derniers Terroristes, Paris : chez Firmin-Didot, 4e édition, 1932, page 79)
- Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Ensemble des installations, en bord de mer, destinées à l’entretien des navires, à l’embarquement et au débarquement des marchandises ou des passagers.
- C’était un tohu-bohu ethnique. Dans le port flottaient les pavillons de toutes les nations, et plus de deux millions d’êtres humains s’y embarquaient annuellement. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Ça me rappelle le vieux port marseillais, les marchandes de coquillages, les pieds-paquets et le vin de Cassis, doré comme du soleil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 187-188)
- Point de la rive d’un cours d’eau où les navires abordent, chargent et déchargent les marchandises.
- Le mythique port de Bercy.
- Le port céréalier de Givet.
- Ville bâtie auprès d’un port, autour d’un port.
- Marseille est un agréable port de mer.
- (Sens figuré) Lieu de repos, de refuge, d’une situation tranquille.
- Il est dans le port en se retirant du monde et de l’embarras des affaires.
- Il s’est assuré un port dans la tempête.
- (Sens figuré) Lieu où l’on se retire loin des embarras du monde, où l’on cherche à se mettre à couvert de quelque danger.
- La maison de l’ambassadeur a été un port de salut pour lui.
- (Géographie) Col des Pyrénées.
- Le port d’Envalira est le plus haut col routier de la chaîne pyrénéenne.
- — Viva ! viva ! jaleo ! s’écria Houmain ; nous autres braves, nous sommes bons à tout. Ah çà ! mais… tu as donc toujours passé par les autres ports ? car je ne t’ai pas revu depuis que j’ai repris le métier. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXII, 1826)
- De l’autre côté, c’est l’Espagne, dominée par des falaises identiques aux nôtres […]. On peut passer en Espagne sans suivre le sentier qui franchit le port, mais il y faut beaucoup d’acrobatie. — (Abellio, Pacifiques, 1946)
- Arrivée, destination.
- Elle recommença ses doléances, elle se mit à geindre de plus belle sur le manque de fortune qui la faisait échouer au port. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
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nécrophore
?- (Entomologie) Coléoptère qui creuse la terre pour y enfouir un cadavre d’animal sur lequel il va pondre ses œufs.
- Une confrérie de Nécrophores vient à passer par là. Ce sont, comme vous savez, de petites bêtes noires qui ont fait vœu d’ensevelir les morts… Pieusement, elles s’attellent au Papillon défunt et le traînent vers le cimetière… — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 193)
- Les Nécrophores noirs sont les seuls fossoyeursQui savent ne jamais vous emporter ailleurs, Pensant que la moins triste et plus pieuse tombe C’est la terre qui s’ouvre à la place où l’on tombe ! — (Edmond Rostand, écrivain, dramaturge, poète et essayiste français (1868 - 1918) / Chantecler)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.