Dictionnaire des rimes
Les rimes en : déterre
Que signifie "déterre" ?
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- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déterrer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déterrer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déterrer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déterrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déterrer.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "déterre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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concessionnaire
?- Celui, celle qui a obtenu une concession de terrain à exploiter ou de travaux publics à exécuter.
- Les compagnies concessionnaires s’engageaient à lui livrer une voie toute faite, arbres plantés, bancs et becs de gaz posés, moyennant une indemnité convenue. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Les concessionnaires de mines, les titulaires de permis d’exploitation de mines sont tenus, à compter du 1er janvier 1957, de payer une redevance fixe à l’État. — (Article 30 bis, Code minier, France, 2008)
- (Par extension) Celui, celle qui a obtenu une concession pour commercialiser les produits d’un fabricant.
- Concessionnaires de la marque allemande Rot Punkt et de l'italienne Birex, ils sont en pleine tendance de la stylique (alliance du stylisme et de la fonctionnalité) en intégrant les choix les plus pointus de l'électroménager et du mobilier contemporain dans les espaces de vie. — (Petit Futé Clermont-Ferrand 2009, p.19)
- Ainsi, il n'existait pas dans ce pays de réseau de concessionnaires automobiles, ni même de garages à proprement parler... car le parc automobile circulant était si faible que le métier de réparateur automobile ne s'était pas encore structuré. — (Jean-Paul Tréguer, La révolution du Low cost: Les ressorts d'un succès, Dunod, 2014, chap.5)
-
clair
?- Qui a l’éclat du jour, de la lumière.
- Mais, ô planète belle et claire […] — (François de Malherbe, II, 4)
- Adieu donc, clairs soleils si divins et si beaux, Adieu l’honneur sacré des forêts et des eaux ! — (Mathurin Régnier, Plainte)
- L’étoile reparaîtra avec un nouvel éclat ; vous la verrez marcher devant vous plus claire que jamais, et, comme les mages, vous serez transportés de joie. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Élévations sur les mystères, VI)
- Qui reçoit beaucoup de jour.
- Le Havre, tout le monde le sait, est une ville de création beaucoup plus récente que Rouen, une ville claire, ouverte, aérée, une ville rectiligne. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Puis le donjon cesse d’être habité et ne garde qu’un rôle défensif tandis que la famille du seigneur s’installe dans un logis plus vaste et plus clair […] — (Brigitte Coppin, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- Il n'y a pas que le propriétaire qui a changé ! Les 17 chambres sont agréables et claires, équipées d’écrans plats, d'un coffre fort individuel, la literie est neuve et l’accueil y est chaleureux. — (Petit Futé Languedoc-Roussillon 2015, p.393)
- Transparent, pas trouble, pur.
- Des vitres bien claires.
- Clair comme le cristal.
- Un nouveau réservoir d’eau claire de 200 litres conservera l’eau, mieux que des barils de chêne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Vin clair. Eau claire.
- Le long d’un clair ruisseau buvait une colombe. — (Jean de la Fontaine, Fables II, 12)
- Savoure ce nectar plus clair que le rubis. — (Nicolas Gilbert, Nouvel Épicure)
- (Par extension) (Familier) Qualifie un œuf qui n’est pas fécondé.
- Les reproducteurs ont absolument besoin d’eau avant et pendant la ponte ; sans quoi la fécondation n’a pas lieu (et tous les œufs sont clairs). — (L’Élevage des canards, dans Almanach de l’agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, 1932, page 106)
- Luisant, poli.
- Des armes claires.
- Vaisselle claire.
- (Par extension) La meilleure partie, la partie la plus sûre, la plus incontestable.
- Le plus clair de son bien, de sa fortune, de bonnes terres, de bonnes maisons.
- Lesquels deux mille écus du plus clair de mon bien seront pris et perçus. — (Jean-François Regnard, Le Légataire IV, 6)
- Peu foncé.
- La petite, qui roulait sur ses vingt ans, était aguichante au possible, mince et rembourrée, les yeux clairs, mouillés de candeur vicieuse. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 30)
- Il suivait une pente où l’herbe, usée à peine, sous le sombre sapin et sous le clair bouleau […] — (Charles François Philibert Masson, Les Helvétiens II)
- (Par extension) Éclairci.
- Le temps, le ciel est clair.
- Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux. — (Jean Racine, Phèdre IV, 6, 1677)
- Pour toi, toute fumée ondulant, noire ou gaie, Sur le clair paysage […] — (Victor Hugo, Les Voix intérieures, 19)
- Peu consistant, peu épais.
- Cette purée est trop claire.
- Peu serré, clairsemé.
- Une toile claire. Les blés sont clairs.
- Net, aigu, en parlant de la voix et des sons.
- La voix des femmes est plus claire que celle des hommes.
- Il soit dit que sur l’heure il se transporteraau logis de la dame ; et là d’une voix claire,devant quatre témoins assistés d’un notaire. — (Jean Racine, Les Plaideurs II, 4)
- (Sens figuré) Intelligible, aisé à comprendre, simple.
- Cet auteur n’est pas clair. Des termes clairs. Des idées claires.
- Je ne vois pas un seul auteur de l’antiquité qui ait un système suivi, méthodique, clair, marchant de conséquence en conséquence. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique : Philosophie)
- Ne doit-on pas interpréter des édits vagues et obscurs par des lois claires et reconnues qui les expliquent ? — (Voltaire, Lettre CLXVI : À M. Jabineau de la Voute, 4 février 1766)
- J’exigerais de ceux [les esprits forts] qui vont contre le train commun et les grandes règles, qu’ils fussent plus que les autres, qu’ils eussent des raisons claires et de ces arguments qui emportent conviction. — (Jean de la Bruyère, XII)
- Prenez quelque loiſir de rêver là-deſſus ;Laiſſez moins de fumée à vos feux militaires,Et vous pourrez avoir des viſions plus claires. — (Pierre Corneille, Nicomède II, 3)
- Cette affaire n’est pas claire, elle est embrouillée.
- Ce procédé, cette conduite, ces discours ne sont pas clairs, ils sont équivoques.
- Évident, manifeste.
- L’armée est la manifestation la plus claire, la plus tangible et la plus solidement rattachée aux origines que l’on puisse avoir de l’État. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. III, Les préjugés contre la violence, 1908, p. 151)
- Vous déguiſez en vain une choſe trop claire,Je vous vis encor hier entretenir Valère,Et l’accueil gracieux qu’il recevoit de vousLuy permet de nourrir un espoir aſſez doux. — (Pierre Corneille, Horace I, 2)
- Le jour est déjà grand ; et la honte plus claire De l’apôtre ennuyé l’avertit de se taire. — (François de Malherbe, I, 4)
- La justice, leur commune amie, les avait unis ; et maintenant ces deux âmes pieuses, touchées sur la terre du même désir de faire régner les lois, contemplent ensemble à découvert les lois éternelles d’où les nôtres sont dérivées ; et si quelque légère trace de nos faibles distinctions paraît encore dans une si simple et si claire vision, elles adorent Dieu en qualité de justice et de règle. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraison funèbre de Michel le Tellier, chancelier de France, 25 janvier 1686)
- Qui cherche la perfection,Loin de tout croire en téméraire,Pèse avec mûre attention tout ce qu’il entend dire et tout ce qu’il voit faire ;La plus claire apparence a peine à l’engager ;Il sait que notre esprit est prompt à mal juger,Notre langue prompte à médire ;Et, bien qu’il ait sa part en cette infirmité,Sur lui-même il garde un empireQui le fait triompher de sa fragilité. — (Pierre Corneille, L’Imitation de Jésus-Christ I, 4)
- De sorte que le chemin est au chemin, comme la force à la force ; ce que l’on peut prendre même pour la vraie cause de cet effet : étant clair que c’est la même chose de faire faire un pouce de chemin à cent livres d’eau, que de faire faire cent pouces de chemin à une livre d’eau ; et qu’ainsi, lorsqu’une livre d’eau est tellement ajustée avec cent livres d’eau, que les cent livres ne puissent se remuer un pouce, qu’elles ne fassent remuer la livre de cent pouces, il faut qu’elles demeurent en équilibre, une livre ayant autant de force pour faire faire un pouce de chemin à cent livres, que cent livres pour faire faire cent pouces à une livre. — (Blaise Pascal, De l’équilibre des liqueurs, II)
- Que dirai-je des difficultés qu’on suscite dans l’exécution, lorsqu’on n’a pu refuser la justice à un droit trop clair ? — (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraison funèbre de Michel le Tellier, chancelier de France, 25 janvier 1686)
- L’on ne doit pas croire pour cela qu’il leur fût permis de tenir leur esprit en suspens sur la mission de Jésus-Christ ; puisqu’outre d’autres prophéties plus claires que le soleil qu’ils avoient devant les yeux, le Sauveur leur confirmoit sa venue par tant de miracles, qu’on ne pouvoit lui refuser sa créance sans une manifeste infidélité […] — (Jacques-Bénigne Bossuet, Explication de la prophétie d’Isaïe sur l’enfantement de la Sainte Vierge, et du psaume XXI)
- Qui comprend aisément, en parlant de l’esprit.
- Avoir l’esprit clair.
- Étaient-ce impressions qui pussent aveugler un jugement si clair ? — (François de Malherbe, V, 4)
-
disciplinaire
?- Qui concerne la discipline.
- Mesure disciplinaire.
- S'ils se présentent comme des instruments libéraux, respectueux de l'autonomie des acteurs et de leurs initiatives, ces instruments font l'objet d’analyses critiques qui en soulignent les effets disciplinaires. — (Thomas FRINAULT, Christian LE BART, Érik NEVEU, Nouvelle sociologie politique de la France, Armand Colin, « Collection U », 2021.)
- (Militaire) Qualifie une peine appliquée aux membres d’un corps pour une faute contre la discipline.
-
douanière
?- Métier de celles chargés par un pays de contrôler ce qui passe (surtout ce qui entre) par sa frontière donc en réprimant les contrebandiers.
- Une douanière de bonne corpulence anime dans l’allée du wagon une cérémonie de parfaite intimidation. — (Jean-Étienne Poirier, Cent jours sous le ciel de la Mongolie, 2001)
-
ordinaire
?- Commun ; habituel.
- Alors, si le vent du nord vient à souffler, ces graux sont promptement agrandis, il s'en forme même de nouveaux, et les étangs se déchargent en peu de jours d'une grande partie de leurs eaux ; ils se vident presque entièrement si le mistral (nord-ouest) souffle assez long-temps avec son impétuosité ordinaire. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l'agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, page 74)
- À la suractivité ordinaire des rues de New York s’ajouta une fièvre belliqueuse. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- La petite carte hypsométrique se base sur une centaine d’altitudes, dont nous avons relevé la majeure partie à l’aide d’un anéroïde et d’un thermomètre ordinaires. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 162)
- En été, il arrive souvent que des rivières guéables en temps ordinaire grossissent subitement à la suite de la fonte des neiges. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 11)
- (Spécialement) Qui est habituel à quelqu’un.
- On n’eût point dit d’ailleurs, en le voyant, qu’il se passât quelque chose d’insolite par la ville, ni au Louvre ; il était vêtu avec son élégance ordinaire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
- Qui ne dépasse pas le niveau commun.
- C’est un homme très ordinaire.
- Médiocre, dont les manières laissent à désirer.
- Le lait frais vaut généralement 1 franc le kil de 2 litres, tandis que le vin, de qualité très ordinaire, se vend de 1 fr. 25 à 1 fr. 50 le litre. — (Maurice de Périgny, Au Maroc : Fès, la capitale du Nord, Paris : chez Pierre Roger & Cie, 1917, page 25)
- Vous m’avez présenté quelqu’un de bien ordinaire.
- Ce roman est d’un style bien ordinaire.
- Le talent de ce musicien est des plus ordinaires.
- (Histoire) Il s’est dit des officiers de la maison du roi, qui remplissaient leurs fonctions toute l’année, par opposition à ceux qui servaient par quartier. Il s’est dit aussi de quelques autres serviteurs habituels de la maison du roi, quoiqu’ils ne servissent que par quartier.
- Maître d’hôtel ordinaire.
- Médecin ordinaire.
- Gentilhomme ordinaire du roi.
- Musicien ordinaire de la chambre du roi, de la chapelle du roi.
- (Québec) Malpoli, discourtois, peu aimable.
- Je trouve ça ordinaire qu'on t'a parlé de cette façon.
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cinquantenaire
?- Anniversaire d’un fait, au bout de cinquante ans écoulés.
- Célébrer le cinquantenaire d’un événement.
- (Familier) Personne dont l’âge se situe entre 50 et 59 ans.
- Au début, leurs grosses prises avaient surtout été des avocats et des hommes d'affaires, tel ce couple de cinquantenaires maniérés, un grand et gros chauve balèze inséparable d'un rouquemoute freluquet à la voix de coq châtré. — (Luc Baranger, Maria chape de haine, chapitre 6, Baleine, 2010)
-
bétonnière
?- (Maçonnerie) Machine utilisée pour fabriquer le béton qui comprend une cuve tournante pour le malaxer.
- Cette pratique n'est pas acceptable car elle sous entend que les gâchées seront réhomogénéisées dans la bétonnière portée (une gâchée sèche pouvant compenser une gâchée humide), ce qui est tout à fait aléatoire. — (Yves Charonat, Fabrication du béton hydraulique, Ed. Techniques Ingénieur (notice C 2-225), p.38)
- Les appels d’offres ont été passés, des fouilles ont d’ores et déjà débuté. Faites chauffer les bétonnières ! — (Paul Leclerc, Les forcés de la route, Le Canard Enchaîné, 5 juillet 2017, page 5)
-
défaire
?- Modifier l’état d’une chose de manière qu’elle ne soit plus ce qu’elle était.
- « Ce que j’ai fait, je le déferai ! » me dit-elle, un jour, dans un accès de fier défi poussé jusqu’à la folie. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 175)
- […] les autres, fort à l’aise sur le fond du lagon avec dix brasses d’eau sur la tête, défaisaient les tours que ma chaîne avait pris autour des blocs de corail. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil, t. 1, De New-York à Tahiti, 1929)
- Les phases de climat froid auraient alterné avec des périodes moins favorables au lessivage et permettant même la remontée vers la surface de certains éléments, défaisant ainsi l'œuvre des podzolisations précédentes. — (Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, vol. 24-25, Éditions E. Privat, 1953)
- Pénélope défaisait, la nuit, l’ouvrage qu’elle avait fait le jour.
- Ce que l’un fait, l’autre le défait.
- Une couture qui se défait.
- (Sens figuré) Défaire un mariage, un marché.
- (Sens figuré) Ils avaient à défaire tout le chemin qu’ils avaient fait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 37)
- C’est le propre de la jeunesse de vouloir, pour reprendre la célèbre formule d’Albert Camus, défaire le monde en pensant le refaire. — (Richard Martineau, Mais les tiennes, où sont-elles?, Le Journal de Québec, 21 février 2021)
- (En particulier) Vider des effets qui s’y trouvent, en parlant de colis ou de paquets.
- Défaire une malle, un paquet, une valise.
- (Par extension) Ôter, en parlant de vêtements.
- Il défit son faux col, ouvrit sa vareuse et sa chemise. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 397 de l’édition de 1921)
- (Militaire) Mettre en déroute.
- Défaire l’ennemi. — Son armée fut complètement défaite.
- — Ah ! si l’on me donnait seulement une pertuisane, dit une voix enrouée (c’était le vieux Grandchamp, qui s’était glissé dans la chambre, et dont les yeux étaient rouges de fureur), je déferais bien monseigneur de tous ces hommes noirs ! disait-il. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXV, 1826)
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alimentaire
?- Relatif à l’alimentation, aux aliments.
- Dès l’avènement de l’agriculture et de la sédentarisation des chasseurs-cueilleurs, il a été vital de trouver des solutions pour maintenir les stocks alimentaires. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 44)
- Si l’on prend comme exemple l’approvisionnement alimentaire, on entend par autosuffisance une complète indépendance à l’égard des importations pour répondre aux besoins alimentaires d’une collectivité ou d’une ville, un objectif difficilement atteignable même en vertu du scénario le plus optimiste. — (Luc J. A. Mougeot, Cultiver de meilleures villes : agriculture urbaine et développement durable, 2006, page 96)
- Qui sert d’aliment.
- Les substances alimentaires.
- Plantes alimentaires.
- Non toxique quand avalé ou porté à la bouche.
- Avec sa bonne bouille et ses oreilles toutes douces, en silicone alimentaire, Fabulapin a été conçu par le Français Erwan Leroux. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 novembre 2022, page 8)
- (Industrie) (Plus rare) Relatif à l’alimentation des machines en matières.
- Elles se déroulent suivant la vitesse circonférentielle des cylindres en bois dont la commande est prise sur le cylindre alimentaire. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Familier) Qualifie un travail qu’on fait pour subsister et non par passion.
- Pendant cette période, il a vécu de petits jobs alimentaires, mais rien de très motivant : distribution de tracts, télémarketing, ce genre de choses.
- À la population agricole s’ajoutait ainsi une population industrielle, dont le nombre dépendait de la productivité du travail alimentaire, tailleurs de pierres, maçons, charpentiers, armuriers, bijoutiers etc. nourris et entretenus comme les esclaves cultivateurs par le propriétaire du domaine. — (Gustave de Molinari, article « Théorie de l’évolution : Progrès du mode d’exploitation de la population asservie : L’esclavage – Le servage – La sujétion ». Journal des économistes, 6e série, tome XIV, avril-juin 1907, page 324.)
- Après tout, Zola a commencé dans la tradition d’Eugène Sue et Les Mystères de Marseille voulaient peut-être être une réplique de ceux de Paris. On le sait : c’était là de la littérature alimentaire et Zola ne s’est jamais fait d’illusions à son propos. — (Alain de Lattre, Le Réalisme selon Zola : archéologie d’une intelligence. Paris : Presses universitaires de France, collection « Littératures modernes », n° 6. 1975, page 12.)
- Tout cela ne serait que littérature alimentaire si, par moments, l’élévation du sentiment, l’élégance de la plume n’apparaissaient, mais parmi bien des négligences, des inexactitudes, des défaillances de doctrine. — (Robert Sabatier, Histoire de la poésie française : La poésie du dix-neuvième siècle : Tome I, Les romantismes, chapitre « Alphonse de Lamartine ». Paris, éditions Albin Michek, 1976, page 81.)
- Le secteur public a perdu alors son prestige auprès des Chinois qualifiés, à qui il n’offrait plus qu’un travail alimentaire, sans perspectives ou sans motivation. — (Laurence Roulleau-Berger (directrice d’ouvrage), Nouvelles migrations chinoises et travail en Europe, chapitre I (« Les migrations chinoises contemporaines : nouvaux régimes et nouvelles activités en Europe »), par Frank Pieke. Toulouse : Presses universitaires du Mirail, collection « Socio-logiques », 2007, page 26.)
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cyprière
?- Plantation de cyprès.
- Outougamitz se sentit près de mourir de joie lorsqu’il aborda la cyprière. — (Chateaubriand, Les Natchez II, 75)
- Les grues qui font de si beaux voyages au-dessus des savannes, des cyprières. — (Chateaubriand, Le génie du christianisme, ou Les beautés de la religion chrétienne, I, V, 8)
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mère
?- Femme qui a donné naissance à au moins un enfant.
- Mais comment, cependant, ne pas consacrer au moins un mot à cette admirable pouponnière, à cette garderie, à ces parcs à bébés où les jeunes mères déposent leurs petits, qu’elles viennent, à intervalles réguliers, allaiter avec des précautions de propreté, une incessante éducation d’hygiène dont je m’émerveille ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Quelque mois après les élections, suivant l’un de ses fils, précédant l’autre, s’éteignait notre mère, ma mère vénérée, ma mère dont le portrait emplit la pièce où je travaille, ma mère dont le regard, vivant sur la toile, enveloppe encore son enfant préféré. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Dès que leurs enfants pourraient s’y aventurer, […], les mères les sermonnent à grosse voix : « Ne va jamais là tout seul, sais-tu : la bête à crochets te mangerait ». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il n'y a pas encore très longtemps, les mères donnaient le jour à leurs enfants à leur domicile, et l'on décédait chez soi ou chez ses enfants. — (Gérard-François Dumont, avec la collaboration de Pierre Chaunu, Jean Legrand & Alfred Sauvy, La France ridée : les conditions du renouveau, nouvelle édition, Hachette, 1986)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Femme qui a pris le rôle et la responsabilité maternelle dans la vie d’un enfant.
- Une mère adoptive.
- Femelle d'un animal, lorsqu’elle a un ou plusieurs petits.
- La mère de ce poulain a gagné de nombreux concours.
- Un faon qui suit sa mère.
- Hôtesse d’une auberge qui recevait des compagnons, dans la tradition du compagnonnage.
- Il est compagnon du devoir, il a une grande canne avec de longs rubans, et il m’emmène quelquefois chez la Mère des menuisiers. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Nine, c’est un peu comme la mère de ce compagnonnage, où les loups sourient aux dévorants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- Comme il était alors d’usage, c’est une mère des compagnons qui gouvernait toute la maison.Celle-là était la jeune veuve d’un ferronnier, qui était tombé d’un clocher dont il venait de poser la croix. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, Le Livre de Poche, page 39)
- (Sens figuré) Environnement ou lieu où une chose a commencé, ou bien source, origine.
- Verser le sang pour la mère patrie (c’est-à-dire le pays où l’on est né)
- Ignorance est mère de tous les maux. — (Rabelais, Cinquième livre,)
- (Religion) Religieuse qui dirige un couvent.
- La mère abbesse sera absente pour la semaine.
- La mère supérieure charitable que fut Mère Teresa a été canonisée.
- Vous deviez, ma mère, surveiller plus étroitement les novices.
- Restauratrice, cheffe cuisinière.
- Des célèbres mères lyonnaises, nulle ne fut plus connue que la Mère Brazier, première femme qui a obtenu trois étoiles au Guide Michelin en 1933.
- (Familier) Femme âgée. — Note : se dit parfois de façon ironique, et souvent précède le nom de cette femme.
- La mère Malard, branlant son bonnet noir, en a avalé les « Ave Maria » qu’elle bavotte à mi-voix, au long des heures, pour la conversion des pécheurs. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 20)
- (Familier) Interpellation familière adressée par un homme à une femme d'un certain âge, notamment par l'époux à son épouse.
- — Vous lavez bien tard, la mère, lui demanda brusquement Marsillat, qui s’était approché d’elle assez près, mais qui ne pouvait réussir à distinguer ses traits. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- — Allons, la mère, allons voir s’il y a encore de la soupe ; moi j’en mangerai bien une potée. — (Guy de Maupassant, Histoire d’une fille de ferme, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 122)
- Levure de première fermentation, levure d’origine.
- Une mère de kéfir, un levain mère.
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cautère
?- (Médecine) Instrument qui sert à brûler les tissus.
- Et dès l’incision, il arrêta le saignement avec un cautère rougi. — (Barbara Wood, Séléné, 2014)
- (Médecine) Ulcération artificielle que l’on provoque à l’aide d’un caustique pour entretenir la suppuration.
- Panser un cautère. Laisser fermer un cautère.
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chevrière
?- (Élevage) Bergère qui mène des chèvres.
- Si j’étais peintre, je voudrais croquer cette divine créature… Et si j’étais seul, ajouta-t-il, revenant à son naturel, je voudrais savoir si cette chevrière a tant soit peu d’esprit. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Filles de la RochèreElevées au pressoir,Vachères, chevrièresFidèles du terroir,Ardentes buandières,J’aimerais vous revoir ! — (Maurice Davau, Souvenirs en forme de poèmes, Aux Lavandières (1984), C.L.D., 2005)
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boyaudière
?- Celle qui prépare les boyaux pour les usages industriels.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Boyaudière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
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munitionnaire
?- Celui qui est chargé de fournir les munitions nécessaires à la subsistance des troupes.
- Sous Bonaparte, Ouvrard, célèbre munitionnaire, a ébranlé le crédit de la Banque de France par des spéculations hasardeuses. — (Bruno Roy-Henry, Vidock, éditions l’Archipel, 2001, page 207)
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pierre
?- Désigne dans l'usage courant une roche solide et plus ou moins dure, qui constitue une masse compacte dans le sol ou qui affleure à la surface.
- Tirer de la pierre d’une carrière.
- Sculpter la pierre.
- Escalier, pont de pierre.
- L'âge de pierre.
- Bloc de roche employé dans la construction des édifices.
- Or, cette surélévation est construite en pierres avec bossages, les créneaux sont plus espacés, l’appareil beaucoup plus soigné que dans la partie inférieure […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Poser, mettre la première pierre à un bâtiment.
- Un tailleur de pierre ou de pierres.
- Une assise de pierres.
- Pierre faite : entièrement taillée et prête à être mise en place.
- (En particulier) Différentes sortes de pierres qui servent à divers usages :
- Pierre taillée, pierre polie, pierre éclatée : Noms donnés à différentes sortes d’armes ou d’outils primitifs, qui étaient faits en pierre.
- Pierre à bâtir, de taille.
- N’embrasse pas les morts : car ils étouffent les vivants.Aie pour les choses mortes le respect qu’on doit aux pierres à bâtir. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Pierre à feu.
- Où est mon briquet ? […] Zut ! Plus de pierre… Je vais en mettre une… — (Franquin, Gaston — Gala de gaffes à gogo, éditions J.Dupuis Fils, 1973, page 48)
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Une âme, un cœur de pierre : Une personne dure, insensible, que rien ne peut émouvoir.
- Bloc de taille variable ; quartier de roche, caillou.
- On a cru voir dans ce bas-relief une représentation de la mort de Simon de Montfort, tué devant les murs de Toulouse par la pierre d’un engin servi par des femmes, sur la place de Saint-Sernin. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Jeter une pierre dans un puits.
- Trébucher sur une pierre.
- Se battre à coups de pierres.
- (En particulier) Gemme.
- Les peuples préhistoriques ont eu des conventions monétaires, de coquillages, pierres, pépites ou lingots de métaux précieux, de valeur intrinsèque relative constante, pour acheter des objets moins portatifs dont le possesseur était titulaire. C'était des constitutions financières démocratiques de l'âge d'or. — (Géo, Démocratie Européenne, Saint-Nazaire : Imprimerie ouvrière, 1924, non paginé : 3e page)
- Pierres gravées : Pierres fines ou compositions imitant les pierres fines, sur lesquelles on a gravé des figures en creux ou en relief.
- (Par ellipse) Pierre précieuse, en particulier diamant.
- Voilà une belle pierre.
- (Par ellipse) Pierre tombale, dalle recouvrant la tombe d’un mort.
- Personne ne vient prier sur sa pierre.
- On ne mit point d’inscription sur sa pierre.
- (Par métonymie) Bien immobilier.
- Dans un contexte d’incertitudes économiques, la pierre reste une valeur refuge pour les investisseurs. — (Béatrice Madeline, Le risque de bulle immobilière est loin d’être écarté, Le Monde. Mis en ligne le 10 août 2020)
- (Désuet) Calcul, concrétion qui se forme dans les reins, dans la vésicule ou ailleurs dans le corps.
- Trois mois après le malade pissa un calcul d’acide urique qu'on jugea le noyau d'une pierre plus volumineuse qui avait été usée et dissoute. — (Dr Petit, Traitement médical des calculs urinaires par les eaux de Vichy, dans Revue Médicale française & étrangère, juin 1838, en collection dans l’Encyclographie des sciences médicales, Bruxelles, 1838, page 107)
- Dureté ou sorte de gravier qui se trouve dans quelques fruits.
- Ces poires ont beaucoup de pierres.
- (Go) Jeton utilisé au jeu de go.
- Le jeu de go oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier.
- (Curling) Objet sphérique en granite et muni d’une poignée servant à jouer au curling
- Les équipes jouent alternativement et chaque joueur envoie à son tour 2 pierres de 19,6 kg avec style dans un ordre immuable, quelle que soit la situation et les points en place.— (www.curling-lyon.fr, Curling Club Lyon, Tout savoir sur le curling, 2019)
- (Vieilli) Pierre à eau, ancêtre de l’évier en faïence, dans laquelle les ménagères faisaient la vaisselle et tous les lavages relatifs à la préparation de la cuisine.
-
armillaire
?- (Astronomie) Il n’est usité que dans la locution sphère armillaire.
- Sphère armillaire : Dispositif rond et mobile, composé de divers anneaux ou cercles qui représentent ceux que les astronomes anciens imaginaient dans le ciel.
- (Par extension)
- Dans sa Divine Comédie, Dante a peut-être eu quelque légère intuition de ces sphères qui commencent dans le monde des douleurs et s’élèvent par un mouvement armillaire jusque dans les cieux. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
-
coutumière
?- Féminin singulier de coutumier.
-
colère
?- Réaction vive et parfois violente contre ce qui blesse un sentiment.
- Quand ils arrivèrent, sa colère, à laquelle il fallait un prétexte pour s’exhaler, tomba sur eux avec l’éclat de la foudre. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quand il voyait, sur le sable des allées un piquet de chat, il entrait aussitôt dans une colère affreuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Or, depuis quelque temps, le curé de Melotte devenait inquiet, il s’attristait, s’aigrissait, se montait et se mettait dans de saintes colères. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Sortons ! fis-je irrité par toutes ces simagrées et littéralement pris d’une colère que je ne m’expliquais pas. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
- Mon fils est en prisonEt moi je sens en moiDans le tréfonds de moiMalgré moi, malgré moiPour la première foisMalgré moi, malgré moiEntre la chair et l’osS’installer la colère. — (Félix Leclerc, L’Alouette en colère, 1972)
- La colère est l’ennemie de l’intelligence. — (Marie-Ève Sévigny, Intimité et autres objets fragiles, Triptyque, 2012, page 32)
- Il dit cela, il fit cela en colère, tout en colère.
- Nabet vit rouge et sentit monter en lui une colère irrationnelle. Pourtant il se contint, l'angoisse était plus forte que son ressentiment. — (Bernadette Boissié-Dubus, Sous les pavés, la plage... est rouge, éd. Clair de Plume 34, 2015, page 40)
- Il faut que sa colère se passe.
- Il faut qu’il décharge sa colère, qu’il passe sa colère sur quelqu’un.
- (Sens figuré) La colère de Dieu, la colère du ciel, la colère céleste.
- (Sens figuré) La colère des flots.
- (Sens figuré) — Les rafales d’une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
caténaire
?- (Géométrie) Forme que prend un câble (ou une chaîne) lorsqu’il est suspendu par ses extrémités et soumis à une force gravitationnelle uniforme (son propre poids).
- (Par extension) Câble ou chaîne tendu en chaînette.
- Les ponts suspendus se répandirent ensuite surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En 1822, à Annonay en Savoie, une petite passerelle d'essai fut construite avec des caténaires en fil de fer. — (Tom F. Peters, Dufour : L’homme des ponts suspendus, dans Guillaume-Henri Dufour dans son temps (1787-1875), Librairie Droz, 1991, page 193)
- (Chemin de fer, Électrotechnique) Ligne d’alimentation électrique constituée d’un ou de deux fils de contact suspendus par des pendules à un ou deux porteurs.
- Sous l'influence des variations de température, les conducteurs de la caténaire s'allongent ou se raccourcissent ; il en résulte des variations de flèches des porteurs et des fils de contact. — (La technique moderne, volume 43, H. Dunod & E. Pinat, 1951, page 251)
- À Limoges commençait la traction électrique. Au-dessus de la 6 212 étaient suspendues les premières caténaires. Elle entrait dans un monde automatique et glacé. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- Le câble s’était échappé de la caténaire. — (Yves Viollier, La flèche rouge, Robert Laffont, 2010)
- climatère
-
père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
-
arbitraire
?- Qui est produit par la seule volonté de l’homme, sans avoir de règle ni de fondement naturel.
- Or, ce qui manque à l’éclectisme, c’est justement une base scientifique et positive; et ses prétendus dogmes ne sont pas moins arbitraires et cérébrins que les dogmes des églises. — (J.-B.-François Bourbon del Monte, L’Homme et les animaux : Essai de psychologie positive, G. Baillière, 1877, page X)
- Il se souvint tout à coup d’une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, […] projeté le feu rouge des catachrèses les plus imprévues, des synecdoches les plus arbitraires, des antonomases les plus follement tirées par les cheveux, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 81-82)
- La distinction que l’on fait entre un astéroïde et une planète est purement arbitraire puisque fondée uniquement sur la dimension. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, no 24, décembre 1992, page 41)
- Qui dépend du choix de chaque personne ou de chaque administration, sans en référer à quiconque.
- L’Assemblée n’a point décidé là-dessus, cela est arbitraire.
- La décision est arbitraire.
- Qui est laissé à la décision du juge.
- Amende arbitraire.
- Qui n’a d’autre règle que la volonté, le caprice d’un maître.
- Dans bien des cas, la coutume régionale et la pratique traditionnelle préislamique, combiné à la volonté arbitraire du potentat régnant, sont devenues la base légale du gouvernement. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 64)
-
chirographaire
?- (Droit) Qui est créancier en vertu d’un acte sous seing privé et dès lors ne peut emporter hypothèque.
- Mais quand l’abbé Birotteau vint stipuler avec la vieille fille les conventions chirographaires de sa pension, elle le vit si fort épris de cet appartement pour lequel il avait nourri si longtemps des désirs dont la violence pouvait alors être avouée, qu’elle n’osa lui parler d’un échange, et fit céder l’affection aux exigences de l’intérêt. — (Honoré de Balzac, Le Curé de Tours, Paris, 1834)
- Les créanciers privilégiés ou hypothécaires, non remplis sur le prix des immeubles, concourent avec les créanciers chirographaires pour ce qui leur reste dû. — (Article L643-6 du Code de commerce français)
- En effet, l'intimée ne peut se prévaloir de la subrogation engendrée par le paiement de la créance chirographaire appartenant à Portronik. L'intimée détenant une créance garantie et Portronik une créance chirographaire, cette compensation aurait directement pour effet de modifier le plan de répartition prévu par l'article 136 L.F.I. en améliorant le rang de la réclamation, éventualité formellement rejetée par quatre arrêts de la Cour suprême. — (Recueils de jurisprudence du Québec : Cour d'appel, Cour supérieure, Cour provinciale, Cour des sessions de la paix, Tribunal de la jeunesse, volume 1, Société québécoise d'information juridique, 2009, page 73)
-
débarcadère
?- (Marine) Espèce de cale, de jetée qui, du rivage, s’avance un peu dans la mer ou dans un cours d’eau et qu’on nomme également embarcadère, parce qu’elle est destinée à servir à l’embarquement comme au débarquement.
- Là, devant l’auberge, se trouvait naturellement un petit débarcadère où le bateau, loué par le négociant pour son voyage, était amarré. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- (Chemin de fer) Lieu d’arrivée et de départ, qu’on nomme aussi embarcadère ou quai.
- — Comment, des gares ?— Mais oui, les églises situées près des débarcadères ont une clientèle spéciale de voyageuses. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.