Dictionnaire des rimes
Les rimes en : désactiver
Que signifie "désactiver" ?
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- Arrêter une des fonctionnalités de quelque chose qui fonctionne.
- Aucune trace d’effraction, rien de forcé, pas d’empreintes digitales ni d'ADN étranger au personnel. Rien ! À croire que les types ont opéré en scaphandre. Et cerise sur le gâteau : l'alarme et les caméras étaient désactivées ce week-end. — (Jérémie Lebrunet, Alice et le Crédit solidaire, Éditions Destination Futur, 2013, partie 2)
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "désactiver".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
-
rassurer
?- Redonner l’assurance, rendre la confiance, la tranquillité, le sentiment de sécurité.
- L’intelligence avec laquelle ce Tourangeau raccommodait le trait cassé rassura le colonel comte d’Aiglemont, qui revint vers la portière en étendant ses bras comme pour détirer ses muscles endormis ; il bâilla, regarda le paysage, et posa la main sur le bras d’une jeune femme soigneusement enveloppée dans un vitchoura. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1842, chapitre premier)
- Le thérapeute doit rassurer la victime sur le fait qu’elle n’est plus seule, qu’elle est hors de danger, que ses réactions lors des violences sont normales. — (Muriel Salmona, Le Livre noir des violences sexuelles, chap. 7 « La prise en charge et le traitement : Comment désamorcer la mémoire traumatique », Dunod, 2013 (1re édition), page 312)
- Les pouvoirs publics souhaitent ainsi rassurer les acteurs sur des points qui pouvaient les décourager de reprendre leurs activités, notamment leurs responsabilités en matière de prévention des risques et de respect des délais et d’exécution des chantiers. — (Florent Lacas, « Un accord trouvé avec l'État pour continuer les chantiers », www.batiactu.com, article publié le 21 mars 2020 ; consulté le 22 mars 2020)
- (Vieilli) Affermir, rendre stable.
- Il faut rassurer cette muraille, elle menace ruine.
- Les arches de ce pont-là ont besoin d’être rassurées.
- Rassurer une terrasse avec des arcs-boutants. (Sens figuré)
- Rassurer un homme dans la foi.
- Rassurer la foi chancelante d’un nouveau converti.
- Le gain de cette bataille a rassuré son pouvoir, son autorité.
- Marchant le dos voûté en rasant les murailles et en rassurant à chaque pas ses lunettes, qui glissaient sans cesse sur son nez osseux, il avait en tout l’air humble d’un maître d’études sifflé par ses élèves et bousculé par ses directeurs. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
-
partager
?- Diviser une chose en plusieurs parties séparées, pour en faire la distribution.
- Souvent deux familles prennent une ferme indivise, et les bénéfices sont partagés proportionnellement au nombre d’enfants et aux services qu’ils rendent. — (Eugène Bonnemère, Histoire des paysans, depuis la fin du moyen âge jusqu’à nos jours : 1200-1850, Paris : F. Chamerot, 1856, volume 2, page 447)
- (En particulier) Donner une partie de ce qu'on détient, physiquement ou non (on peut partager sa connaissance).
- Reste l’art et la manière d’en faire une merveille aérienne et équilibrée, ce que la pâtissier Michel Bartocetti, beau boss sucré d’une légende parisienne, le George V, ne rechigne pas à partager. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 54)
- Répartir.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L’incidence du décès de la victime d’un délit ou d’un quasi-délit sur l’action en indemnité, Librairie de l’Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Il partage sa vie, son temps entre ses occupations professionnelles et ses devoirs de famille.
- (Pronominal) Sa tendresse se partage également entre tous ses enfants.
- Avoir une part, avoir droit à une part, prendre sa part d’une chose.
- Partager également un bénéfice avec quelqu’un.
- Ils se sont partagé la somme.
- (Absolument) Il ne partage pas dans cette succession.
- Achetez cette pièce d’étoffe pour nous deux, nous partagerons.
- (Sens figuré) Avoir en commun.
- Il y a aussi deux groupes d’astéroïdes, appelés Troyens, qui partagent l’orbite de Jupiter, précédant et suivant la planète de 60 degrés. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n° 24, décembre 1992, page 41)
- En ce cas, cela veut dire que l’erreur béhachélienne était largement partagée, y compris dans les médias, où de nombreux articles étaient déjà parus avant qu’Aude Lancelin ne la signale (ça en fait au moins une qui lit). — (François Taillandier, La France de Nicolas Sarkozy: Chroniques de L’Humanité (2007-2011), éditions Desclée De Brouwer, 2012)
- Nous partageâmes notre première nuit au son de Portishead, un disque qu’elle m’offrit bientôt, la voix de la chanteuse me berçait autant que sa douceur, le bungalow devint notre cabane. — (Hervé Commère, Les Ronds dans l’eau, Fleuve Noir, 2011, chapitre XXI)
- (En particulier) (Sens figuré) Accompagner une personne dans ses sentiments.
- Rentrée à la maison, ayant réussi à faire partager aux voisins son inquiétude, Mme Mirondeau les décida, […], à partir sans tarder à la recherche de son époux. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Le premier passait son chemin en respirant une fleur et l'on se rendait compte qu'il était à cent lieues de partager l'humeur baroque et déconcertante du second. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Pourquoi ne pouvons-nous pas partager davantage d'histoires de femmes et de leurs obsessions qui ne paraissent pas ringardes et qui servent de piège à clics ? — (Sasha Grey, Juliette Society, tome 2 : La Chambre de Janus, traduit de l’anglais par Pascal Loubet, Le Livre de Poche, 2017)
- Donner en partage à quelqu’un.
- L’idéologie n'est donc qu'un système délirant d'un type un peu particulier. […]. L’idéologie est un système délirant qui se partage, qui se partage tellement qu'il peut servir de base théorique à une réorganisation totalitaire de la société. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 84)
- On vous a bien partagé, mal partagé.
- La nature ne l’a pas mal partagé.
- Diviser, former dans un tout des parties distinctes.
- Partager un nombre en deux.
- Ce fleuve partage le département.
- Le général partagea son armée en deux corps.
- Séparer en partis opposés.
- La Chambre était partagée dans ce temps-là entre azizistes et hafidistes; […]. — (Annales de la Chambre des députés: débats parlementaires, Paris : Impr. du Journal Officiel, 1911, volume 93, part.2, page 1797)
- (Pronominal) — Mais ce ne fut qu'en l'année 363 de l’hégire, sous le khalifat de Mothi l'Illah l'Abbasside, que les Sunnites et les Schiites se partagèren pour ainsi dire en deux peuples distincts ; les Sunnites se rangèrent du côté des Turcs alors tout-puissants à la cour des khalifes, et les Schiites embrassèrent le parti des Bouïdes, qui se rendirent maîtres de la Perse et de quelques autres provinces. — (Encyclopédie théologique, publiée par l’abbé Migne, Paris, 1851, volume 27, page 415)
- Curieux ! C’est lorsqu’on ne partage pas l’avis de quelqu’un que les avis sont partagés. Ah bon ! — (Michel Beaudry, Une vraie histoire, Le Journal de Montréal, 7 novembre 2020)
- (Pronominal) Se répartir dans le temps ou l’espace.
- L’année du crapaud se partage en trois périodes distinctes de longueur inégale. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
-
premier
?- Adjectif numéral ordinal correspondant au nombre 1.
- Mais surtout nous pensons sans relâche au premier blessé, au premier mort du bataillon. Tout notre entendement butte sur ce premier cadavre. Nous comprenons le second, le troisième; mais, malgré nous, le premier mort que nous avons enfin étendu dans notre esprit, s’anime, se relève, et tout est à recommencer. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Par ellipse) - La coagulation se fait par passage dans trois bains contenant, le premier une solution de soude […], le second une solution d’albumine, et le troisième un bain de bichlorure de mercure (4,5%) qui sert de coagulateur. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Qui précède tous les autres par rapport au temps, au lieu, à l’ordre, à la dignité, etc.
- Au même instant deux personnes entraient, […]. La première était René, le parfumeur, qui s’approcha de Catherine avec toutes les obséquieuses civilités des serviteurs florentins […] — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. VI ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 67)
- Bien qu’il eût perdu de sa première violence, le vent soufflait encore assez fort pour rendre très dangereux l’atterrissage […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 264 de l’édition de 1921)
- […] le lendemain la plupart de mes compagnons franchissaient pour la première fois le cercle polaire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Vous préviendrez au village qu’on sonne en première classe et vous vous occuperez du prêtre, du fossoyeur et du menuisier ! — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
- […] puis sous prétexte de prendre conseil, se dirigea vers l’auberge où il fit venir une première chopine suivie de plusieurs autres. — (Louis Pergaud, « Joséphine est enceinte », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Qui passe devant ; qui vient en avant ; qui commence d’abord.
- Même lorsqu’il n’y a pas eu de cautérisation des premières voies digestives, les lésions du gros intestin persistent longtemps. — (Charles-Albert Vibert, Précis de toxicologie clinique et médico-légale, Baillière, Paris, 1907, page 225)
- Je l’ai fait passer le premier. — Il se jeta dans l’eau la tête la première.
- Le meilleur ou le plus considérable.
- Nous avons vu que le sol est la première richesse du royaume, que les bestiaux sont la première richesse du sol, et c’est là ce que les hommes de bureau ne comprennent pas, et ce que la politique vulgaire ne veut pas considérer. — (Emmanuel d’Harcourt, Réflexions sur la richesse future de la France, et sur la direction qu’il convient à donner à la prospérité du royaume, C.-J. Trouvé & chez Madame Huzard, Paris, 1826, page 289)
- La proximité du plaisir le rendait généreux. Il présenta son neveu, un jeune homme du premier mérite, un de nos plus grands poètes, Horace Produit enfin ! — (Pierre Mezinski, Simon Rouverin : le forçat du canal, Calmann-Lévy, 1994)
- (Par ellipse) (Familier) De première : d’une grande qualité.
- Ma parole, on se serait cru au Châtelet, tant la mise en scène était de première. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XII, Série noire, Gallimard, 1956, page 109)
- N’importe quel.
- Cela ne réclamait point des dons prodigieux ni une intelligence d’élite. Le premier courtaud de boutique jeté dans cette voie devait fatalement, automatiquement, aboutir à la vie large et facile. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Sa cravate montrait des signes d’usure et il s’habillait en drap recardé que la première pluie décatissait. — (Roger Ferlet, De la soie dans les veines, Paris & Genève : Éditions Jeheber, 1958, chap 14)
- Qui est indispensable ou qui est nécessaire avant tout.
- Preuve que c’est la religion qui le dirige, c’est que son premier soin, son soin principal fut de la faire fleurir. Je dis son premier soin. — (Clément, « Oraison funèbre du prince Stanislas Ier, roi de Pologne, etc., prononcée le 21 juin 1766 », dans la Collection intégrale et universelle des orateurs sacrés du premier ordre, vol. 55, Jacques-Paul Migne, Paris, page 506)
- Pour Sophie , elle ne va pas si loin : son premier devoir est celui de fille, et c’est maintenant le seul qu’elle songe à remplir. Son unique vue est de servir sa mère, et de la soulager d’une partie de ses soins. — (Jean-Jacques Rousseau, « Émile ou De l’éducation », livre 5, dans les Œuvres de J.-J. Rousseau, citoyen de Genève, volume 2, 1re part., Belin, Paris, p. 405)
- Qui avait été auparavant, qu’on avait déjà eu.
- […] il dressa procès-verbal de contravention, et, par suite, le conseil de préfecture condamna la dame d’Amonneville à détruire la digue et l’aqueduc , et à rétablir les lieux dans leur premier état. — (Recueil général des arrêts du Conseil d’État, vol. 4, annotations de Germain Roche et de Félix Lebon, Paul Dupont, Paris, 1842, page 95)
- Il porta même la gloire de ses armes plus loin; dompta les Saxons, les rendit tributaires, & rétablit la Monarchie Britannique dans sa première splendeur; mais sa cruauté le fit mettre au nombre des Tyrans. — (Isaac de Larrey, Histoire d’Angleterre, d’Écosse, et d’Irlande, part. 1, Reinier Leers, Rotterdam, 1707, page 114)
- Qualifie le commencement ou l’ébauche de quelque chose.
- Ma première idée est-elle la bonne ? Les créateurs ont souvent tendance à s’attacher à la première idée qui les satisfait vraiment. Attention à laisser à vos idées le temps de la maturation. — (Christelle Fleury et Aurore Dohy, Trouver son idée de business, Groupe Express Éditions, 2007, page 20)
- Mais, pour la première mouture du spectacle, en tout cas, nous ne montrerons pas toute la grève de Lip. Parce que vous envisagez déjà plusieurs moutures ? Ça, c’est sûr. C’est un spectacle qui va changer. — (Denis Bablet, « Rencontres avec Ariane Mnouchkine », dans Différent: le Théâtre du Soleil, no spécial de Travail Théâtral, juillet 1976, page 93)
- Le manuscrit de premier jet était daté, initialement, du 23 février 1862. A-t-il été écrit en une seule nuit, avant même la clôture du débat ? ou s’agit-il d’une date-souvenir, faisant mention de l’« idée-mère » ? — (André Jarry, Alfred de Vigny: étapes et sens du geste littéraire : lecture psychanalytique, volume 2, Librairie Droz, 1998, page 903)
- L’échalote se multiplie de caïeux qui sont mis en terre dès le premier printemps, c'est-à-dire en février-mars. — (Robert Laumonnier, Cultures maraîchères, J.-B. Baillière, 1952, page 519)
- (En particulier) Qualifie le début ou la première partie d’une période, d'un phénomène.
- De prime abord, le rayonnement de la pensée de Charles Maurras et l’influence de l’Action française paraissent faibles dans les îles britanniques au cours du premier vingtième siècle. — (Michael Sutton, « Le Maurrassisme de T. S. Eliot et le legs de T. E. Hulme », dans Charles Maurras et l’étranger, l’étranger et Charles Maurras, volume 2, sous la direction de Olivier Dard et Michel Grunewald, Peter Lang, Berne, 2009, page 323)
- On a souvent remarqué le pessimisme de la littérature du premier quinzième siècle en France. Les états dépressifs, les sentiments morbides s’y expriment sans fin. — (La Mélancolie dans la relation de l’âme et du corps, Université de Nantes, 1979, page 46)
- La voie sociale-démocrate de la flexisécurité de l’emploi, couplée à une redistribution qui fasse prévaloir un principe de justice sociale à l’encontre des excès de la valeur actionnariale, est le chemin qui distinguera l’Europe dans la mondialisation de ce premier XXIe siècle. — (Michel Aglietta et Laurent Berrebi, Désordres dans le capitalisme mondial, Odile Jacob, 2007, page 217)
- Ce premier Néolithique de Grèce orientale se caractérise aussi par une céramique monochrome et/ou peinte et par une industrie macrolaminaire, produisant des outils, dont la plus grande part portent des retouches marginales. — (Nicolas Cauwe, Pavel Dolukhanov et Pavel Kozlowzki, Le Néolithique en Europe, chapitre 6.1.1, Armand Colin, 2007)
- L’idée que le premier christianisme aurait été uni et que seul le temps aurait provoqué schismes et désunion est un mythe. — (Après Jésus. L’invention du christianisme, sous la direction de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, page 291)
- Qualifie le rôle et la position hiérarchique à celui qui est le leader dans une fonction.
- Le roi , par le droit de sa couronne , est le premier chanoine honoraire héréditaire des églises de Saint-Hilaire de Poitiers , de Saint-Julien du Mans , de Saint-Martin de Tours , d’Angers , de Lyon & de Châlons. — (Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, volume 7, partie 1, sous la direction de Denis Diderot et Jean Le Rond d’Alembert, les Sociétés typographiques, Berne & Lausanne, 1782, page 233)
- Maire de Lille en 1973, il est élu député PS du Nord la même année. Premier ministre de mai 1981 à juillet 1984. En juin 1988, il est premier secrétaire du parti socialiste. — (Gérard Bacconnier, Bruno Benoît et Gérard Clément, La Mondialisation en fiches : genèse, acteurs et enjeux, Bréal, 2008, page 43)
- Ils avaient fait leurs premières armes sur le port, quelques incursions à South Brooklyn pour s’aguerrir, et ils se voyaient bientôt première gâchette pour un caïd de la trempe de Guido Corrado […] — (Don Pendleton, Les Cercueils de Cape Liberty, chapitre 8, (collection L’Exécuteur no285), 2011)
- Dans les grandes communes, le premier adjoint a un emploi du temps et parfois un rôle aussi important que le maire, en conséquence est-il de bon ton de s’adresser à lui en ces termes : Bonjour, monsieur le maire-adjoint. — (Histoire des maires de Bordeaux, Les Dossiers d’Aquitaine, 2008, page 20)
- (Mathématiques) (Postposé) Qualifie un nombre entier naturel qui possède seulement deux diviseurs entiers positifs distincts, l’unité et lui-même.
- Fermat a laissé plusieurs théorèmes curieux sur les nombres premiers; voici le principal : si n est un nombre premier et x un nombre quelconque non divisible par n, la quantité xn-1-1 sera divisible par n. — (Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées, volume 2, sous la direction de Alexandre-Sarrazin de Montferrier, Bibliothèque scientifique, Paris, page 352)
-
désactiver
?- Arrêter une des fonctionnalités de quelque chose qui fonctionne.
- Aucune trace d’effraction, rien de forcé, pas d’empreintes digitales ni d'ADN étranger au personnel. Rien ! À croire que les types ont opéré en scaphandre. Et cerise sur le gâteau : l'alarme et les caméras étaient désactivées ce week-end. — (Jérémie Lebrunet, Alice et le Crédit solidaire, Éditions Destination Futur, 2013, partie 2)
-
pleurer
?- Répandre des larmes.
- […] des hommes mûrs pleuraient à la vue du drapeau étoilé soutenu par tout le corps de ballet noyé sous les clartés des projecteurs. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- Elle avait dû, jadis, pleurer deux fois chaque chagrin, car ses prunelles aussi étaient rouillées. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Elle mit un instant à recouvrer son souffle. Non ! Elle ne pleurerait pas devant lui. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Elle pleurait simplement, sans aucun sanglot, mais n’en paraissait que plus pitoyable. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l’hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Déplorer les fautes quelqu’un, ses égarements, ses malheurs, sa perte.
- Et quand ils ont bien buSe plantent le nez au cielSe mouchent dans les étoilesEt ils pissent comme je pleureSur les femmes infidèles. — (Jacques Brel, Amsterdam, 1964)
- Faire apparaître un écoulement de larmes déterminé par une cause physique.
- Les yeux lui pleurent, ses yeux pleurent.
- (Agriculture) Dégoutter de la sève du bois d’un arbre ou d’un arbuste, après qu’il a été fraîchement taillé.
- La vigne pleure.
- (Sens figuré) (Familier) Faire pitié pour obtenir quelque chose.
- Pleurer pour avoir quelque chose.
- Se dit du cri du goéland, du crocodile.
- L’oiseau de mer n’a pas de ramage, mais un cri qui varie du rauque au lugubre ; certaines espèces de goélands se plaignent comme des enfants qui pleurent ; d’autres, nommés par les matelots goddes, poussent des ricanements étranges. — (Victor Tissot, Constant Améro, Les Contrées mystérieuses et les peuples inconnus, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1884)
- Où semblent dans la nuit flotter des linceuls blancs,Passer, creusant les flots, chassant les goëlands,Populaces d’oiseaux qui pleurent et qui huent,L’aquilon, fossoyeur des fosses qui remuent ; […] — (Victor Hugo, La Fin de Satan (1886), in Œuvres complètes de Victor Hugo, Éditions Hetzel-Quantin, tome 23, 1962)
- Pourquoi pleurent les goélands ? Tournant au-dessus du port, au-dessus de la maison ? — (Tudi Kernalegenn, Luttes écologistes dans le Finistère : les chemins bretons de l’écologie, Yoran Embanner, 2006)
- (Transitif) Regretter ou déplorer la perte de quelque chose ou quelqu’un ; s’en affliger.
- La douleur d’Ernestine était plus profonde qu’on ne devait l’attendre d’une personne de son âge : elle pleurait madame Dufresnoi, elle la pleurait amèrement […] — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Or, n’ayant à pleurer personne à Paris, sur le soir, j’eus l’idée d’aller au moins jusqu’à Bagneux visiter la tombe d’un poète que tous ces gens […] ne devaient pas connaître. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Y a un mort à la maison, si le cœur vous en ditVenez le pleurer avec nous sur le coup de midi… — (Georges Brassens, Les Funérailles d’antan, 1960)
- Pleurait-elle ces nouveaux morts, venus rejoindre, dans des tombes aux couronnes fleuries, les 10 000 jeunes hommes et femmes tombés au combat ? Ou pleurait-elle la fin d’un monde ? — (Allan Kaval, Réduits à solliciter le renfort de Damas, les Kurdes pleurent la fin d’un monde, Le Monde. Mis en ligne le 14 octobre 2019)
-
protégé
?- En parlant des choses, mis à l’abri.
- Périmètre protégé.
- En parlant des personnes, bénéficiant d’une protection de la part d’un puissant.
- (Programmation) Se dit d’une variable dont la portée est restreinte aux classes qui en héritent.
-
aimer
?- Ressentir un fort sentiment d’attirance pour quelqu’un ou quelque chose.
- Vous aviez été mon nourrisson, car votre mère était morte en vous mettant au monde. De ce jour-là, moi, sœur de lait de votre mère, je vous aimai comme mon propre enfant. — (Alexandre Dumas, Les Deux Diane, 1847, chapitre 1)
- Déjà, Jacques aimait Yasmina, follement, avec toute l’intensité débordante d’un premier amour chez un homme à la fois très sensuel et très rêveur en qui l’amour de la chair se spiritualisait, revêtait la forme d’une tendresse vraie… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Ne plus s’aimer, c’est pire que de se haïr, car, on a beau dire, la mort est pire que la souffrance. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un autre eût quitté une pareille femme, il l’eût tuée peut-être : moi, je me remis à l’aimer. Et je l’aimai d’autant plus violemment qu’elle était plus laide, plus hargneuse, plus ridicule que jamais. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Tête coupée)
- Aimer, ce n'est pas se regarder l'un l'autre, c'est regarder ensemble dans la même direction. — (Antoine de Saint-Exupéry)
- Se dit également en parlant des choses physiques ou morales.
- Cette trahison se colore de grands mots. Aimer son pays c’est toujours, selon l’opinion régnante, aimer la gloire, la richesse, et le pouvoir. Cette vertu est un peu trop facile. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 236)
- Il devrait suffire de s’aimer soi-même pour éviter tout excès.
- Cet homme s’aime trop pour aimer les autres.
- Deux personnes qui s’aiment tendrement.
- Ils s’aiment comme frères.
- (Absolument) L’homme est fait pour connaître et pour aimer.
- Le temps d’aimer.
- Avoir un goût plus ou moins vif pour certaines personnes, pour certains animaux, pour certaines choses.
- Il aimait fort les chansons de table ; et en cela il n'est pas blâmable, car depuis qu'elles ne sont plus d'usage le Français a beaucoup perdu de sa gaîté. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, volume 2, Paris, 1830, page 13)
- Aimer les enfants, la musique, la société des femmes.
- Aimez-vous l’odeur de cette plante ?
- J’aime beaucoup ce tableau.
- Cet homme n’est pas difficile à nourrir, il aime tout.
- Apprécier, trouver agréable.
- – Nom d’un chien ! – marmonna-t-il. – Je n’ai aucune sympathie pour les cadavres… J’aimerais mieux, ma foi, que l’individu fût vivant. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 331 de l’édition de 1921)
- Les dorades, qui aiment le gros temps, sautent autour du Firecrest qui fait route plein Sud. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Par goût ancien du scepticisme et de l’ironie, l’oncle Camille n’aimait point à être dupe, encore qu’il fût dévoué et même enclin à l’admiration. — (Robert Brasillach, La Conquérante, Sixième partie, ch. ier, Librairie Plon, 1943, p. 316)
- (Intransitif) (Réfléchi) Éprouver de l’amour pour soi-même.
- S’unir charnellement.
- Nous nous aimions sans presque bouger, trouvant d'instinct la houle de nos corps, les laissant frissonner plus que les mouvant, et la double brûlure de nos sexes entremêlés devenait de plus en plus une et indivisible. — (Sylvio Sereno, Latitude 9°-S, Éditions du Faucon Noir, 1956, page 41)
- Ne dis pas ça! Je n'ai pas été violée! Il m'a aimée comme je le voulais; c'était un sentiment partagé. — (Madeleine Mansiet-Berthaud, Wanda, Presses de la Cité, 2017, page 27)
- (Pronominal) Se plaire, trouver plaisir.
- Il s’aime à la campagne.
- Je m’aimerais infiniment chez vous, dans votre société.
- Les pigeons s’aiment où il y a de l’eau.
- Les oliviers s’aiment dans les lieux sablonneux.
- (Internet) Montrer son soutien ou son approbation pour quelque chose, un site web, généralement en cliquant sur un bouton prévu à cet effet en forme de pouce levé ou avec la mention « J’aime ».
-
penser
?- Exercer l’activité de l’esprit ; accomplir quelque opération de l’intelligence ; concevoir ; imaginer ; réfléchir.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Vous n’êtes pas venu ici pour penser, mais pour faire les gestes qu’on vous commandera d’exécuter… Nous n’avons pas besoin d’imaginatifs dans notre usine. C’est de chimpanzés dont nous avons besoin… — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Ma tâche vise davantage à leur enseigner comment penser et non que penser. J’espère ainsi que lorsqu’ils auront appris à penser, mes élèves pourront réfléchir par eux-mêmes plutôt que de laisser les autres le faire à leur place. — (David E. Walker, La pauvreté de la foi, dans Le Québec sceptique, n° 21, page 32, hiver 1992)
- Accepter les idées des autres mais être déterminé à garder les siennes, c’est faire semblant de penser. — (Frédéric Tremblay, Porte ouverte, mais esprits fermés, Le Journal de Québec, 21 avril 2021)
- Croire.
- Il ne dit rien qu’il ne pense.
- Dites librement ce que vous pensez.
- J’espère qu’il ne pense pas ce qu’il dit.
- Que pensez-vous de cet homme ?
- C’est un homme qui pense toujours mal des autres.
- Je ne pense de cette affaire ni bien ni mal.
- La chose n’est pas si facile qu’on le pense.
- Il pense être plus habile que les autres.
- Il ne pensait pas être observé.
- Vous n’en êtes pas où vous pensez.
- Je pensais qu’il était de vos amis.
- Je ne pensais pas que vous vous méprendriez sur le sens de mes paroles.
- Je pense comme vous.
- Je pensai que j'avais été trop aimable ou familière avec Adam Johnson et je rédigeai un texte froid et distant : [...]. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 11)
- Estimer.
- Il y a, je pense, dix kilomètres de chez vous chez moi.
- J’irai vous voir demain, je pense.
- Pensez-vous ? c’est-à-dire Vous ne dites pas sérieusement ce que vous dites, vous ne le croyez pas véritablement.
- Avoir une opinion.
- Cette feuille ne craignait pas de dire ce qu'elle pensait, même aux personnages les plus hauts placés. Dans le n° 29 du 30 juin 1793, elle jugeait vertement le général Alexandre Beauharnais , qui venait d'être nommé ministre de la Guerre. — (Fernand Mitton, La Presse française, volume 2 : sous la Révolution, le Consulat, l'Empire, Paris : chez Guy Le Prat, 1945, page 172)
- Bien penser, mal penser, avoir en morale, en religion, en politique, des opinions conformes à la vérité ou à ce qu’on croit la vérité.
- Façon de penser, opinion, jugement sur quelque chose.
- Voilà ma façon de penser.
- Faites- moi connaître votre façon de penser.
- Il a sur tout cela une façon de penser singulière.
- Avoir des tendances intellectuelles, des préférences d’esprit et de goût.
- Penser finement, noblement, singulièrement, hardiment.
- Penser avec justesse.
- Penser juste.
- Avoir dans l’esprit.
- C’est un homme qui ne dit jamais ce qu’il pense.
- Il pense beaucoup de choses qu’il ne dit pas.
- penser tout haut
- Avoir présent à l’esprit ; avoir le cœur occupé de.
- Des larmes lui coulaient bien tranquillement sur les joues, sans qu’il pensât à les essuyer. — (Georges Arnaud, Le salaire de la Peur, 1950)
- Pensez à moi.
- Il ne pense qu’à celle qu’il aime.
- Se souvenir.
- Mais ne nous voilons pas la face : Rebaudengo était une fripouille et, si je pense à tout ce que j'ai fait après, j'ai l'impression de n'avoir fait des fripouilleries qu'à des fripouilles. — (Umberto Eco, Le cimetière de Prague, traduit de l'italien par Jean-Noël Schifano, éd. Grasset, 2011, chapitre 6)
- Prévoir et pourvoir.
- Le mal vient sans qu’on y pense.
- Il nous a reçus admirablement, il a pensé à tout.
- Vouloir, former un dessein, avoir une intention.
- À quoi pensez-vous de vous conduire ainsi ?
- Je suis trop de vos amis pour avoir pensé à vous nuire.
- Je pensais à aller vous voir hier ou
- Je pensais aller vous voir.
- Que pensez-vous faire ?
- Pontagnac. — Mon Dieu, certainement, je serais très heureux et elle aussi ; malheureusement, il n’y a pas à y penser. — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Être sur le point de ; faillir.
- J’ai pensé mourir.
- Note : Cette acception n’est évidemment légitime que si le sujet du verbe penser est un être pensant, en situation d’avoir pensé que l’action ou l’état indiqué par le verbe-complément a été sur le point de se produire. Si ce n’est pas le cas, c’est un emploi barbare, mais courant autrefois :
- Le lendemain pensa nous être funeste. — (Marquise Donnissan de Larochejaquelein, Mémoires, chapitre II ; Éditions L.-G. Michaud, Paris, quatrième édition, 1817, page 33)
-
difficulté
?- Ce qui rend une chose difficile.
- […], il était inutile de nous adresser au ministère où nous aurions, sans doute, les plus grandes difficultés à nous faire expliquer comment, pour la Gironde, on avait trouvé cette somme de 4.950 francs par kilomètre de routes nationales à départementaliser. — (Raymond Brun, débat de la séance du 5 décembre 1972 (sur la loi de finance 1973), dans les Comptes-rendus des débats parlementaires du Sénat (France), n° 69 S, Imprimerie des Journaux officiels, mercredi 6 décembre 1972, p. 2705)
- La difficulté d’une opération.
- La difficulté des chemins, des passages.
- Ce travail est pour lui sans difficulté.
- Manque de facilité pour quelque action que ce soit.
- Dans ce cauchemar, je ne séparais plus qu’avec difficulté les menaces qu’il fallait prendre au sérieux, du chantage gratuit. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Le général était podagre depuis longtemps et ne pouvait se déplacer qu'avec d'extrêmes difficultés ; aussi se faisait-il porter par ses soldats. — (Augustin Redondo, Antonio de Guevara (1480? - 1545) et l'Espagne de son temps, page 423, Droz, 1976)
- À cause des obstacles de chaque côté de la grand-route, il éprouva des difficultés à faire tourner ses chars et half-tracks pour les lancer à l'attaque. — (Charles B. Mac Donald, Noël 44 : La bataille d'Ardenne, traduit par Paul Maquet & Josette Maquet-Dubois, Bruxelles : Luc Pire Éditions, 1984, page 287)
- Il résume ses deux grandes difficultés actuelles: « J'ai de la difficulté à m’intégrer. J'ai de la misère à approcher les filles. […] J'ai appris une façon de les approcher, mais je ne sais pas si c'est la meilleure. » — (Danielle Laberge, L'errance urbaine, Éditions MultiMondes, 2000, page 154)
- (Au pluriel) Misère.
- Les difficultés, les mécomptes, les conséquences de la guerre et de la révolution même se font sentir de plus en plus vivement. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l’édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- La période du travail au laboratoire fut marquée de grandes privations et de difficultés dans la vie familiale de Pavlov ; […]. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, page 12, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
- Ce qu’il y a de difficile en quelque chose, obstacle, empêchement, traverse, opposition.
- Si un vol facile, même de longue durée, peut enchanter, donner au pilote l’impression qu’il est un être supraterrestre, la difficulté aiguise l’énergie, accroît la volonté et accorde dans la lutte des satisfactions innombrables et dans la victoire un enivrement qui pousse à croire que l’homme est tout-puissant devant les éléments déchaînés. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- Cette affaire est pleine, est hérissée de difficultés.
- Surmonter, vaincre, toutes sortes de difficultés.
- Examiner, lever, résoudre une difficulté.
- (Absolument) — Faire des difficultés. — Elle ne se décida qu’après avoir fait beaucoup de difficultés.
- Cela peut rencontrer, souffrir quelque difficulté, de grandes difficultés.
- (Par antiphrase) Pour marquer l’adhésion, le consentement.
- Cela ne fait aucune difficulté.
- Je n’y vois pas de difficulté.
- Il n’y a pas de difficulté.
- Obscurité d’un texte, passage difficile à comprendre.
- La pensée bourgeoise dit toujours au Peuple : « Croyez-moi sur parole ; ce que je vous annonce est vrai. Tous les penseurs que je nourris ont travaillé pour vous. Vous n’êtes pas en état de repenser toutes leurs difficultés, […]. » — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932)
- (Au pluriel) (Musique) Morceaux de musique d’une exécution difficile.
- Les difficultés d’une sonate.
- Objection, raison alléguée contre.
- La métaphysique tout entière est attachée à la détermination de l’idée d’infini ; il n’est point de difficulté métaphysique qui ne naisse de l’opposition entre le fini et l’infini ; […]. — (Jules Simon, Introduction de : « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- (Au pluriel) Problèmes embarrassants.
- Les difficultés que soulève une question.
- (Familier) Différend, contestation.
- Les deux frères ont eu entre eux quelques difficultés.
-
guerrier
?- Qui a rapport à la guerre.
- Tu ne te souviens sans doute pas de moi, m'écrivait-il, mais il est impossible que tu aies complètement oublié nos petites aventures guerrières de l'été 1914, l'entrée en Belgique par Trélon, la rentrée en France, dare-dare, par Solre-le-Château, et cette sinistre nuit de Zorées, et cette traversée du bois du Nouvion, […]. — (Pierre Benoit, Boissière, Paris : chez Albin Michel, 1935, chapitre 1)
- Ce héros, la lance brandie en avant, l’oriflamme sacrée flottant au-dessus de sa tête, entra d’un élan fougueux dans la masse guerrière qui lui prêtait le flanc. — (Ivan Gobry, Charles VIII : Fils de Louis XI 1483-1498, Éditions Flammarion, 2012)
- Qui est porté à la guerre ; qui est propre à la guerre.
- Le cabotinage était poussé par Murat jusqu’au grotesque, et les historiens n’ont pas assez remarqué quelle responsabilité incombe à Napoléon dans cette dégénérescence du véritable esprit guerrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 359)
- C’est très violent et très “testostéroné”, cette manière d’opposer sans cesse les acteurs les uns aux autres. Laurent Wauquiez a un modèle de société très guerrier. — (Éric Feraille in Barnabé Binctin, M. Wauquiez multiplie par… 40 les subventions aux chasseurs, Reporterre, 21 septembre 2016 → lire en ligne)
- Qui a l’allure, l’apparence d’un homme de guerre.
- Avoir l’air guerrier, la mine guerrière.
-
clé
?- (Serrurerie) Instrument de métal que l’on introduit dans une serrure pour ouvrir ou fermer un accès.
- Toutes les clés de la maison, des armoires et des coffres, cliquetaient autour de sa taille en un trousseau noué à sa ceinture. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 22-23)
- Le piqueur a la charge des explosifs qu'il transporte dans une boite fermée au cadenas dont le boutefeu seul a la clef. — (J. Taffanel, Les catastrophes du puits West Stanley (16 février 1909) et du puits Pretoria (21 décembre 1910), H. Dunod et E. Pinat, 1911, page 16)
- (Sens figuré) Le drame des pauvres n'est pas de manquer de clés mais d'ignorer où se trouvent les portes. — (Lori Saint-Martin, Les portes closes, Boréal, 2013, page 149)
- (Par extension) Tout dispositif portatif, utilisé manuellement, dont l’action mécanique, voire la simple présentation à un appareil de détection, permet d’actionner un système, de le bloquer ou le débloquer, d’en démarrer le fonctionnement.
- Clé pour démarrer une automobile ou clé de contact.
- Clé de déblocage d’un système d'alarme.
- Clé magnétique, électronique.
- Outil qui sert à ouvrir et à fermer, à tendre et à détendre, à monter ou à démonter, à serrer ou desserrer, à maintenir, etc.
- Clé d’accordeur : Outil qui sert à tourner les chevilles d’un instrument de musique pour tendre ou pour relâcher les cordes.
- Clé de robinet : Pièce mobile d’un robinet qui permet d'en commander l'ouverture, le débit, la fermeture.
- Clé de poêle : Sorte de petite bascule placée dans le tuyau et qu’on peut tourner pour maintenir, modérer ou activer le tirage du poêle.
- Clé de pressoir : Vis servant à serrer ou à relâcher un pressoir.
- Clé de pendule : Remontoir.
- Clé ouvre-boîte : Ustensile en forme de clé permettant d’ouvrir les boîtes de conserve.
- Clé ouvre-bouteille : Ustensile en forme de clé permettant d’ouvrir les bouteilles capsulées.
- (Musique) Pièce métallique mobile servant à boucher et à ouvrir les trous d’un instrument à vent.
- Trompette à clés.
- (Musique) Clef d’épinette, de clavecin, de piano, de harpe : Instrument qui sert à tourner les chevilles d’une épinette, d’un clavecin, d’un piano, d’une harpe, pour tendre ou pour relâcher les cordes.
- (Architecture) Pierre taillée et disposée de façon à bloquer un appareil de pierre taillée.
- (Dentisterie) Instrument qui sert à extraire les dents.
- (Arts martiaux) Prise de lutte, de judo, autodéfense, destinée à immobiliser l’adversaire.
- Bien qu'il ait deux ans de plus que moi, j'ai sauté sur lui et j'ai essayé de lui faire une clef au cou, mais il a rapidement pris le dessus, et à son tour il m'a serré la nuque dans le creux de son bras […]. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985)
- (Par extension) (Informatique) Dispositif électronique de protection de logiciel à connecter à l'ordinateur, qui permet au logiciel protégé de détecter la présence de cette clé, et donc de démarrer. Ce système permettait de restreindre le risque de piratage du logiciel, puisque la clé, physique, devait être achetée en même temps que le logiciel, et que la clé était conçue avec une électronique difficile à reproduire.
- 'Veuillez connecter la clé de protection pour pouvoir démarrer le logiciel.
-
permet
?- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de permettre.
- Cette panoplie de données objectives et quantifiées permet de dépasser largement l’approche intuitive, pifométrique et incertaine qui reste la plus souvent celle de la psychologie historique. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 50)
-
mer
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du meru.
-
respecter
?- Honorer ; révérer ; porter respect (à).
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l’expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés. — (Léon Bloy, « On doit le respect aux morts », chap. 65 de Exégèse des lieux communs, Paris : Société du "Mercure de France", 1902)
- Le curé de Melotte était donc encore universellement aimé et respecté : n’était-il pas un des plus vieux du village et des plus anciens de la paroisse ! — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Flic et journaliste, c'est comme chien et chat, c’est comme flic et avocat aussi. Ça s’attire, ça se respecte, ça se cajole ; jusqu’au coup de griffe qui laisse des cicatrices. — (Hervé Jourdain, Le Sang de la trahison, éd. Fayard, 2013, chap. 20)
- Se conformer à un pacte.
- Le sacro-saint règlement et l’esprit de corps furent ainsi respectés, mais Blosseville et son équipage ne revinrent jamais. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Pour l’essentiel, les Gâtineaux se situent dans la norme catholique en observant et respectant massivement les grands préceptes de l’Église de la Contre-Réforme. — (Jacques Peret, Les paysans de Gâtine poitevine au XVIIIe siècle, Geste éditions, 1998, page 238)
- (Sens figuré) Épargner ; ne pas attaquer ; ne pas porter atteinte à.
- Ils m’ont été emblés, sire ! Embler les joyaux de l’électeur de Bavière ! les truands ne respectent rien, ils vous voleront votre royaume, si vous n’y prenez garde. — (Honoré de Balzac, Maître Cornélius, 1831)
- Mais pour qu’une grammaire française soit respectée, il faut premièrement que la langue française continue à être employée et, ceux qui s’efforcent de l’empailler en conviendront, cette condition suppose l’existence d'un certain nombre de Français. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Dans ce but il demanda à la régence d’Ensisheim communication de l’engagement pris par les parties guerroyantes de respecter les possessions autrichiennes, ainsi que les villes impériales. — (J. Gyss, Histoire de la Ville D'Obernai, tome 1, Strasbourg : chez Salomon, 1866, page 380)
- (Pronominal) Adopter une attitude et un comportement qui témoigne une bonne opinion de soi-même, exempte de mépris.
- C’est une femme qui se respecte et qui se fait respecter.
- Un vieillard doit se respecter lui-même, s’il veut que les jeunes gens le respectent.
- Celui qui se respecte est plus respecté que celui qui veut s'effacer! — (« Rhapsodie québécoise, entretien avec Akos Verboczy », in Argument, volume 19, n° 2, printemps-été 2017, p.age 227)
- (Pronominal) (Sens figuré) Être à la hauteur de sa réputation, de sa fonction.
- Il s’était formé à cette époque non pas des tribunaux —la justice se respectait, elle n’ordonne pas l’assassinat des innocents,— mais des cours prévôtales. — (Réponse de M. Raspail père à l’avocat général, lors du procès de François-Vincent Raspail le 12 février 1874)
- ’'Comme tout bistro qui se respecte, celui-ci réservait aux habitués une arrière-salle et deux étages de chambres meublées. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
-
sait
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de savoir.
- Par avance, il sait ce qu’il trouvera d’imparfait, de médiocre, de mal, d’immuable, en dépit des conseils, des admonestations ou reproches qu’il prodigue et ressasse à chaque inspection. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, 1958)
-
utiliser
?- Tirer de l’utilité de ; tirer parti de.
- Sans cesse sur le pont, ajustant les écoutes de mes voiles pour en obtenir le meilleur rendement, utilisant chaque souffle de vent, j'avais réussi à conserver la vitesse d'à peu près un nœud. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Les producteurs n’utilisent aucun produit chimique et emploient comme engrais du fumier, de l’écalure de café et du tourteau de ricin. — (Études rurales : Cafés et caféiers : Singularités et universalité d'une production mondialisée, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, n°180, juillet-décembre 2007, page 225)
- Rendre quelque chose utile ou s’en servir dans un but précis.
- Nous insistons sur les possibilités multi-plateformes de Python et présentons les bases pour étendre Python et l'intégrer dans d'autres applications en utilisant C ou Java. — (Alex Martelli, Python en concentré, traduit par Éric Jacoboni, Paris : éditions O’Reilly, janvier 2004, page XI)
- Peu d’artisanes égyptiennes commercialisent elles-mêmes leurs produits par Internet. Même le téléphone portable est rarement utilisé par les femmes pour leur commerce. — (Leila Hassanin, « Le dilemme des artisanes égyptiennes face à la demande des marchés actuels », chapitre 5 de: Les Africaines et les TIC: Enquête Sur les Technologies, la Question de genre et autonomisation, sous la direction de Ineke Buskens et Anne Webb, traduit de l’anglais par Geneviève Deschamps, CRDI/IDRC, Presses de l’Université Laval, 2011, page 70)
-
prouver
?- Établir la vérité de quelque chose par le raisonnement ou par le témoignage.
- Plus de deux cents auteurs des plus graves et des plus honorables racontent cette histoire aussi prouvée pour le moins que la mort de Henri IV. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Elle appelle le délinquant à son tribunal ; elle commence par lui administrer la bâtonnade pour lui rafraîchir la mémoire, et ensuite elle lui dit : Prouve ton innocence. — (Eugène Pelletan, Les droits de l’homme, 1858, page 107)
- Il a été prouvé que la privation de sommeil entraîne une baisse de la résistance aux distractibilités visuelle et auditive (Harrison et Horne, 2000b). — (Florence Guiliani, La vigilance entrepreneuriale: les antécédents liés au sommeil du dirigeant de PME, Thèse de doctorat de Gestion et management, Université Montpellier, 2016, page 102)
- Les premiers principes ne se prouvent pas, ils se supposent.
- Le crime a été suffisamment prouvé.
- On prouva par ses lettres et par sa propre signature qu’il était d’intelligence avec les ennemis.
- Ce que vous dites là me prouve à quel point vous êtes mal renseigné.
- Reste à prouver que… Il n’est pas prouvé que… Condamné faute d’avoir pu prouver l’alibi.
- Qu’est- ce que cela prouve ?
- (Par extension) Montrer, indiquer, marquer.
- J'eus envie de demander où était mon erreur, mais il était clair que mon chef ne tolérait pas les questions, comme l’avait prouvé sa réaction à mon investigation au sujet du destinataire. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 11)
- Au lieu de se prouver, comme jadis, par des faits, on le discute, on le disserte, on le met en discours de tribune. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1842, chapitre troisième (en parlant de l’amour))
-
dignité
?- Gravité noble qui inspire la considération, commande le respect, les égards.
- Elle retira son voile et laissa voir un visage où la dignité le disputait à la timide modestie. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- En revanche, la plus stupide de leurs tristes conceptions, l'esprit de dignité, est venu remplacer parmi nous la gaieté française. — (Stendhal, De l'Amour, 1822, 3e préface du 15 mars 1843)
- …elles étaient, l’une pour l’autre, l’idéal d’une certaine perfection de manières tant soit peu froides et composées, qu’elles appelaient décence et dignité. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- Il arborait une manière de dignité burlesque qui préparait la salle en sa faveur, […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Révolte de la dignité de la bête contre l'asservissement de l'homme. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, p. 124)
- (Droit, Philosophie, Politique) Fait que la personne humaine ne doive jamais être traitée seulement comme un moyen, mais toujours aussi comme une fin en soi.
- La dignité humaine.
- Pour agir ainsi, il ne faut pas avoir le sentiment, la conscience de sa dignité.
- Poste, grade éminent, charge ou office considérable.
- Il fit sentir à tout le monde le pouvoir sacré des lois, et ne fit sentir à personne le poids de sa dignité. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, VI. Le ministre, 1748)
- Dans mon dernier passage à Francfort, j’avais trouvé mon oncle en possession de la maison et du jardin ; en sage fils, semblable à son père, il s’éleva aux plus hautes dignités de la république. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 138)
- Un riche propriétaire, M. Roudier, au visage grassouillet et insinuant, y discourait des heures entières, avec la passion d’un orléaniste que la chute de Louis-Philippe avait dérangé dans ses calculs. C’était un bonnetier de Paris retiré à Plassans, ancien fournisseur de la cour, qui avait fait de son fils un magistrat, comptant sur les Orléans pour pousser ce garçon aux plus hautes dignités. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 93)
- La vérité est qu’en tout ils auraient voulu dominer, être les premiers, être chefs, et que ni Lebrac, ni Camus, forts du sentiment populaire qui les avaient portés à ces dignités, n’avaient l’intention de leur céder ces postes d’ailleurs tenus par eux avec une majesté en tout digne de l’investiture dont ils avaient été revêtus. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Astrologie) Fait qu'une planète soit valorisée par le lieu où elle est située dans un thème astral.
- Lorsqu'une planète est complètement - ou un peu - chez elle, elle est en dignité. En dignité, car elle dispose de plus de pouvoir que si elle logeait chez quelqu'un d'autre. — (Denis Labouré, Cours Pratique d'Astrologie: Secrets de l'Astrologie des Anciens, 2004, Éditions Chariot d'Or, p. 133)
-
confirmer
?- Faire persister quelqu’un dans une opinion, dans une résolution, l’affermir dans cette opinion, dans cette résolution.
- Cela m’a confirmé dans la croyance que j’avais.
- Tout me confirme dans l’idée qu’il a péri.
- Ce miracle le confirma dans la foi chrétienne, confirma sa foi.
- Vos avis l’ont confirmé dans sa résolution.
- Je me confirme dans cette résolution.
- (Sens figuré) Rendre plus ferme, plus stable.
- Les persécutions ne servirent qu’à confirmer l’église naissante.
- Sanctionner, ratifier.
- Il fallut que Graux confirmât l'ordre d'un battement de paupières et elle s'en fut en dansant presque, sans savoir pourquoi elle était joyeuse. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre III, Gallimard, 1937)
- Le Pape confirma les décisions du concile.
- Confirmer une alliance.
- La Cour d’appel confirma le jugement rendu par le tribunal de première instance.
- Confirmer un acte.
- Confirmer des privilèges, des donations, Les sanctionner par un acte officiel.
- Prouver plus fortement quelque chose, l’appuyer de quelque preuve décisive.
- Finalement, en 1610, des observations faites par Galileo Galilei, à l'aide du tout premier télescope, ont fourni les preuves confirmant la vision de Copernic. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L'astrologie confrontée aux progrès de l'astronomie, dans Le Québec sceptique, n°24, p.41, décembre 1992)
- L'inhibition diaphragmatique postopératoire a été confirmée plus récemment par des études faisant appel à l’électromyographie du diaphragme qui témoigne de façon plus directe de la fonction du diaphragme. — (J. Hollande, A. Cheffi & F. Clergue, Complications respiratoires postopératoires, dans Insuffisances respiratoires aiguës, Wolters Kluwer France, 1998, page 316)
- L’échographie cardiaque transthoracique (présence de valves remaniées ou/et de végétations) et les hémocultures confirment le diagnostic évoqué par la clinique : streptococcémies, staphylococcémies, etc. — (Edmond Bertrand, Urgences médicales en Afrique, De Boeck Supérieur, 2005, page 7)
- Rendre plus certaine, plus assurée une chose qui avait déjà été donnée ou reçue pour vraie.
- Le bruit court que c'est dimanche. Ce n'est pas le curé qui le confirmera. Il a refusé de dire la grand’messe et a célébré l'office dans sa chambre, tout seul. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- […]; un radiogramme du « Gustav Holm » confirmait leurs dires en félicitant notre compagnon, fou de joie. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Tous ces préparatifs confirmaient ce que j'appréhendais. Ils allaient expérimenter sur moi le « sérum de vérité ». — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- J’ai reçu une lettre qui me confirme ce bruit, cette nouvelle.
- Son témoignage confirme le vôtre. — Mes soupçons se trouvèrent confirmés.
- Je vous confirme mes précédentes instructions.
- Confirmer une commande. — Cette nouvelle, ce bruit ne se confirme pas.
- (Impersonnel) — Il se confirme qu’il est tout à fait ruiné.
- (En particulier) (Théologie) Conférer le sacrement de confirmation.
- C’est tel évêque qui l’a confirmé.
- Il n’a pas encore été confirmé.
-
contourner
?- (Désuet) Déformer ; faire qu’une chose soit de travers.
- Ses deux douzaines de cheveux demeurés fidèles se tournaient, se contournaient et se recontournaient sur son crâne pour donner, à une portée de fusil, l’illusion d’un système pileux follement développé. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- Je n’admire que médiocrement ceux qui ne supportent point qu'on les contourne, ceux qu'on déforme à les regarder de biais. — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 287)
- Sa signature se contourna en arabesques maniaques et embrouillées. — (Alain Demouzon, Le retour de Luis, 1977, chapitre 1)
- (Par extension) Faire le tour de quelque chose.
- […] il accompagna jusqu’en 1853 le capitaine Mac Clure dans l’expédition qui contourna le continent américain du détroit de Behring au cap Farewel. — (Jules Verne; Cinq Semaines en ballon)
- Nous contournâmes, sans l’apercevoir, la colonne, puis le taxi remonta le faubourg Saint-Antoine, prit à gauche. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Notre cap au compas étant le 70°, à 5h.53, nous nous déroutons jusqu’au 345° pour essayer de contourner un véritable mur de nuages […] — (Jean Mermoz, Mes vols, Flammarion, 1937, page 133)
- La vallée de la Lanterne […] occupe […] une longue dépression creusée à travers les formations triasiques et liasiques dont les bandes circulaires plus ou moins sinueuses contournent la croupe méridionale des Vosges. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 1)
- (Par extension) (Usinage) Suivre, à l’aide d’une fraise, la forme d’une pièce ; usiner son contour.
- Or en ce temps là, les modeleurs de cires de Prague avaient instauré une pratique parfaitement indigne, qui consistait à contourner des figurines habillées d’un petit manteau rouge à l’effigie du voleur et assassin Babinski. — (Gustav Meyrink, Le Golem, 1915 ; traduit de l’allemand par Jean-Pierre Lefebvre, 2003, page 222)
- Dans cette phase, la fraise a contourné la pièce.
- (Sens figuré) Éviter de respecter en exploitant un biais.
- Ultracompétente et plutôt aimable (pour peu que vous respectiez son statut), elle sait contourner le règlement pour sauver la peau d’un malade : en l'occurrence, bibi. — (Gilles Bertin, Trente ans de cavale, 2019)
- (Pronominal) Sinuer, faire des contours.
- De Saint-Pipoy à Maraucourt le chemin bordé de saules se contourne au milieu des tourbières, cherchant pour passer un sol qui ne soit pas trop mouvant plutôt que la ligne droite. — (Hector Malot, En famille, 1893)
-
bloquer
?- (Militaire) Fermer par un blocus les avenues d'une place, les approches d'un port, etc, immobiliser par un blocus.
- Bloquer une place, un port.
- Bouillé et Puy-Gaillard, qui avaient blocqué Tiffauges, et assiegé Montaigu. — (d’Aubigné, XVIe siècle)
- Mais ils n'en eurent pas sitôt fermé les portesQu'on vit pour le bloquer avancer tes cohortes. — (Montfleury, La Mort d'Asdrubal, I, 3)
- Empêcher de bouger, de se déplacer, d'avoir lieu ; arrêter, immobiliser.
- Des créanciers récalcitrants ont obtenu un jugement contre moi et mon compte est bloqué chez Hachette. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 206)
- Normalement, les assimilations théoriques ne vous poseront aucun problème même si on voit çà et là des mastériens de psychologie par exemple être bloqués sur les exposés. — (Jimi B.. Vialaret, L'arthérapie, d'un lien art et médecine: Volume 1, Manuel du futur étudiant, L'Harmattan, 2012, page 21)
- Il bloque l'accès à l'immeuble.
- Bloquer le ballon.
- Serrer complètement.
- Bloquer un boulon.
- (Pronominal) Se coincer.
- Je me suis bloqué le dos.
-
travailler
?- Tourmenter ; soumettre à une gêne ; causer de la peine ; torturer psychologiquement.
- Notre existence est double, mon amie : notre vie intérieure, celle de nos sentiments, nous travaille avec violence, tandis que la vie extérieure nous domine malgré nous. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIII, 1826)
- Dans l’armée française tous les esprits étaient travaillés par cette secrète inquiétude qui annonce les grands événements. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIV, 1826)
- Elle disait très souvent qu’il lui suffisait de le voir entrer dans une pièce pour qu’elle fût travaillée du désir de le gifler, et qu’elle se contraignait alors à réciter mentalement les actes d’amour et de charité. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 28)
- Mais Loïse, sa fille, insiste pour demeurer : elle aime la forêt, paraît-il, […], le père cède. Non qu’il ne pressente pas qu’autre chose travaille cette jeunesse. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Vieilli) Agiter, exciter au mécontentement, à la révolte.
- Travailler les esprits, le peuple, l’armée.
- Contraindre à certains exercices.
- […] ; c'était une semaine après cette nuit alcoolisée, et Camila était en train de travailler son art funambulesque, vêtue d'un bermuda marron qui laissait voir la blancheur presque transparente de ses mollets. — (Joao Tordo, Le Domaine du Temps, traduit du portugais par Dominique Nédellec, éditions Actes Sud, 2010)
- Ce cheval a été trop travaillé.
- Soumettre une matière à un travail, la façonner.
- Il fut reconnu, plus tard, que les tabacs de Morlaix étaient mal travaillés et qu’aux ateliers royaux de cette ville, la mouillade des feuilles était faite avec de l’eau de mer très sale, puisée dans le port vaseux. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 121)
- Soigner, exécuter avec soin.
- Vous n’avez pas assez travaillé ce mémoire.
- (Familier) Étudier.
- Travailler le piano, le violon.
- (Intransitif) Se donner de la peine ou faire un effort soutenu pour exécuter quelque chose ; faire un travail, un ouvrage.
- Depuis deux heures Rabalan travaillait avec acharnement. Son casse-pierres se levait et s’abaissait en un mouvement rythmique, sur les cailloux. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Tous les bras disponibles travaillaient à la confection d’un mât, auquel les électriciens du Vaterland accrocheraient les longues antennes de l’appareil de télégraphie sans fil […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- À part ça, n’importe comment, qu’on ait des tarares ou qu’on n’en ait point, la vie de tous les jours, c’est quand même de travailler. On travaille pour gagner sa vie, oui, et puis on travaille pour travailler, parce que c’est tout ce qu’on sait faire. Moi, je ne me plains pas. J’aime de travailler et je suis servi pour longtemps. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 150)
- Rien dans ses agissements, ses relations, n'était douteux. Plusieurs heures durant, vingt limiers du Bureau Central avaient travaillé d'arrache-pied sur cette matière, cherchant la faille par où pourrait s'insinuer le soupçon. Pour aboutir à délivrer vingt certificats de bonne vie et mœurs... — (Léo Malet, Johnny Metal et le dé de jade, Paris : G. Ventillard, 1947 & Paris : Fleuve Noir, 1984, chapitre 17)
- Comme une sentinelle du plaisir, la « chandelle » attend, jusqu'au bout de la nuit, l’éventuel client dans une encoignure de porte, où travaillaient l'après-midi des occasionnelles ou prétendues telles en tailleur de ville. — (Patrice Bollon, Pigalle, le roman noir de Paris, éditions Hoëbeke, 2004, page 158)
- Pourquoi travailler ? Parce qu’on n’éprouve plus, tant qu’on travaille, le sentiment, toujours tapi à l’arrière-plan de la conscience, qu’on mourra tôt ou tard. — (Paul Veyne, Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas. Souvenirs, Albin Michel, 2014, pages 259-260)
- (Spécialement) (Éducation) Apprendre, fournir un effort pour l’école.
- J’ai travaillé toute cette matinée pour préparer mes examens.
- Avoir de l’occupation, de l’ouvrage, en parlant de ceux qui exercent quelque profession ; et par extension, en parlant de l'établissement dans lequel se déroule cette activité.
- Après avoir signalé (8, 9) les résultats de nos premiers essais de chloration du kerdane et de l’heptane normal, nous avons poursuivi ces essais en travaillant soit à des températures plus élevées, soit sous pression. — (Bulletin de la Société chimique de France, Masson et Cie, 1963, page 306)
- Siwa était très attaché aux conquêtes syndicales et aux fêtes chrétiennes. Il n’aurait pas travaillé un Premier Mai ou un jeudi de l'Ascension, lui eût-on fait un pont d'or. Cet arrangement convenait à Chapotot : […]. — (Jean Dutourd , Portraits de femmes, éditions Flammarion, 2013)
- Dans le langage de la pègre, « travailler » a toujours eu pour signification « voler ». — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 684)
- Être en mouvement et produire un effet utile.
- Cette machine travaille.
- Fructifier, produire intérêt, en parlant des richesses.
- Son argent travaille sans cesse,car il est continuellement replacé, il produit toujours un nouvel intérêt.
- Fermenter, en parlant du vin, de la bière, du cidre, etc.
- Ce vin a travaillé.
- (Sens figuré) Être dans une sorte d’agitation causée par quelque projet, par quelque ouvrage, en parlant de la pensée.
- Vous aurez alors les terres pour rien, comme les a eues Rigou ; tandis que si vous les mettez dans la gueule des bourgeois, les bourgeois vous les recracheront bien amaigries et renchéries, vous travaillerez pour eux, comme tous ceux qui travaillent pour Rigou. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- (Par analogie) — Si je passais des nuits blanches, pleines de cauchemards que j'avais attribués jusqu'alors à une mauvaise digestion, j'en connaissais enfin la raison. C'était « mon cancer » qui travaillait. — (Sophie Vax, Perverse Marie-Thé, Éditions SEDICO, 1958, chapitre 1)
- Son esprit travaille, sa tête travaille.
- Subir un effort, se déformer sous l’action de l’humidité, de la chaleur, etc., en parlant des matériaux de construction.
- « L’horloge est toujours en retard les hivers, dit-il, à cause du fer qui travaille. » — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- En plusieurs endroits, en effet, la marqueterie avait éclaté. Mais de quoi me plaindrais-je ? S’il est une chose qu’un écrivain porté au farniente ne saurait regretter, c’est d’avoir un bureau qui travaille. — (Pierre Daninos, Objet sincère, in Daninoscope, 1963)
-
commencer
?- Engager une action, entreprendre une tâche, donner à une chose un commencement d’existence.
- Georges poussa la porte, ouverte comme d’habitude. Il traversa à pas comptés le hall au carrelage glissant, trop bien astiqué, et commença de monter l'escalier. — (Laurent Adler, À fleur de peau, Paris : Éditions de Paris, 1956)
- Méthodique, ce connaisseur des métiers d'art, ne s’intéressait pas moins à l’architecture qu'au mobilier domestique, indissociable de celle-ci, et dont il avait commencé une étude inachevée. — (Ali Amahan & Catherine Cambazard-Amahan, « Hommage à Jacques Revault (1902-1986) », note de Pierre Pinon, dans Espace centré : figures de l'architecture domestique dans l'Orient méditerranéen, Éditions Parenthèses, 1987, page 127)
- Une anecdote locale plutôt symbolique raconte que le coq du clocher de l'église de Saint-Vincent, dont la construction fut commencée en 1934, aurait disparu dans de bien mystérieuses circonstances, qu'on attribue à l’archevêque O’Leary. — (Juliette Marthe Champagne, De la Bretagne aux plaines de l'Ouest canadien: lettres d'un défricheur franco-albertain, Alexandre Mahé (1880-1968), CELAT/Presses de l'Université Laval, 2003, page 201)
- Bien sûr vous avez commencé votre visite par la salle des fêtes, mais Patelin vaut vraiment le détour, puisque dans le genre, c'est le nec plus ultra des trous paumés. — (Jérôme Attal, Presque la mer, Hugo & Compagnie, 2014, chap. 7)
- Entrer dans un nouvel état, dans une nouvelle situation.
- […], l’hiver arriva plus tôt que d’habitude, vers le commencement de novembre. Il ne commença point par de la neige, mais par un froid sec et de grandes gelées. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Être au début d'une période de temps.
- Quoiqu'on en ait dit, non seulement il y avait des soldats dans Albert quand le bombardement commença, mais un état-major s'y trouvait. — (Maurice Thiéry, La Guerre en Picardie - 1914-1918, Paris : chez Bloud & Gay, 1920, p. 50)
- Les vacances commencent demain !
- (Impersonnel) — Ça commence à m’énerver. - Il commence à se faire tard.
- Être encore dans les premiers temps d'une période déterminée.
- Commencer l’année, commencer la journée, etc. - On ne fait que de commencer la campagne.
- Faire une première chose au début d'une période donnée.
- Ce prince a commencé son règne en rétablissant le bon ordre dans ses états.
- Donner, à quelqu’un, les premières leçons, les premiers commencements d'un art, d'une science.
- Ce maître de danse n’est bon qu’à commencer les enfants. - C’est cet écuyer qui l’a commencé. - Ce jeune homme a été bien commencé.
- (Absolument) — Ce jeune homme a mal commencé.
- (Manège) Donner les premières leçons de manège à un cheval.
- (Intransitif) Entrer dans son commencement.
- Les opérations cadastrales ont été commencées dans le département du Rhône en 1808, et ont été terminées en 1830. — (F.-A. Varnet, Géographie du département du Rhône, Lyon : chez tous les libraires (impr. Protat frères à Mâcon),, s.d. (entre 1894 & 1897), page 13)
- À 10 heures j’avais trouvé un calfat, un charpentier et un forgeron, et les réparations commençaient. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Impersonnel) - Il commence déjà à faire jour. - Il commençait à pleuvoir quand nous partîmes.
-
confier
?- Commettre quelqu’un ou quelque chose à la probité, au soin, à l’habileté de quelqu’un.
- Les troupeaux transhumants appartiennent tantôt à de riches propriétaires ou capitalistes, tantôt à de petits cultivateurs de Provence, qui les confient à un bayle ou berger chef qui, à ses risques et périls, conduit les troupeaux, loue les pâturages, etc., en un mot se charge de l'estivage moyennant une redevance. — (Marchand (Garde général des forêts), « Le pâturage dans les Alpes », dans la Revue des eaux et forêts: annales forestières, tome 11, Paris, 1872, p. 14)
- Les affaires courantes de la Caisse, en tant qu’elles ne sont pas expédiées par les employés de la Caisse, pourront, par décision du Conseil d’administration, être confiées à des commissions spéciales. — (Statut de la Caisse locale générale de secours en cas de maladie pour l'arrondissement de Metz-campagne - Valable à partir du 1er janvier 1914, § 90, imp. H. Jauch, Metz, 1914, page 44)
- Dire en confidence.
- Confier son secret à un ami.
- Je vous confie mes craintes.
- Il me confia ses peines.
- À qui te confieras-tu ? — (Honoré de Balzac, Le Contrat de Mariage, écrit en 1835 sous le titre de La Fleur-des-pois)
- (Sens figuré) Se dit, dans les deux sens, en parlant des choses physiques ou morales, considérées comme dépositaires, agents ou confidents.
- Confier des semences à la terre.
- Confier sa destinée au hasard.
- Rien de ce qu’il confie à sa mémoire ne s’en efface.
- Il serait dangereux de confier ce secret au papier.
- (Pronominal) S’en remettre à quelqu’un de ce à quoi on s’intéresse.
- Il s’est confié en ses amis.
- Se confier en soi- même.
- Se confier en ses forces, en la bonté de quelqu’un.
- Se confier au hasard.
-
remarquer
?- Marquer à nouveau.
- On avait déjà marqué ces pièces de vin, on les a remarquées.
- Observer quelque chose ; faire attention à quelque chose.
- En montant un vaste escalier à tapis, où je remarquai toutes les recherches du comfort anglais, le cœur me battit; j’en rougissais, je démentais mon origine, mes sentiments, ma fierté, j’étais sottement bourgeois. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Vers 1 heure du matin, je remarque que mon feu rouge de babord est éteint. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- « J’ai remarqué qu’ils parlent plus, qu’ils se cherchent, qu’ils reprennent des idées des écologistes », analyse aussi Alexandre Florentin, du groupe écologistes de Paris. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 3)
- Cependant, en allant reprendre son sac, Tarik remarqua qu'un jeune homme, d'une vingtaine d'années environ, adossé au mur d'en face à la manière d'un “ hittiste ”, une jambe levée, ne cessait de les observer en souriant. — (Kamal A. Bouayed, Les sans-destin, Alger : éditions Dahlab-Enag, 2004, page 237)
- Distinguer parmi plusieurs autres personnes ou plusieurs autres choses.
- Cet enfant se fait remarquer par sa sagesse.
- Parmi ces tableaux, j’en ai remarqué un de Raphaël.
- J’ai remarqué un tel dans la foule.
- Il s’est fait remarquer dans tous les emplois par où il a passé.
- Cette femme se fait remarquer. Elle manque de tenue (emploi péjoratif dans ce cas).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.