Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dépure
Que signifie "dépure" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépurer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépurer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dépurer.
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dépure".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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écriture
?- Procédé qui permet de représenter un langage avec des symboles ou des lettres.
- L’écriture transporte d’un sens à l’autre la pensée. La parole communique la pensée de la bouche à l’oreille par le son ; l’écriture saisit le son insaisissable au passage, le transforme en signes ou en lettres, et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. — (Alphonse de Lamartine, Gutenberg)
- Sans croire en aucune manière à la divination des âmes par l’écriture, il était sensible à la forme des lettres comme à une sorte de dessin qui peut avoir aussi son élégance. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, pages 178-179)
- Il eut tort de citer le mot de Voltaire, qui est beaucoup trop décisif et immodéré : « L’écriture est la peinture de la voix ; plus elle est ressemblante, meilleure elle est », et qui conduirait à l’orthographe individuelle, c’est-à-dire à une confusion telle qu’on ne se comprendrait jamais quand on s’écrirait les uns aux autres. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
- L’écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation. — (Roland Barthes. L’empire des signes. Paris, Flammarion, 1980, page 22)
- Toute l'écriture est de la cochonnerie. — (Antonin Artaud, Le Pèse-nerfs, dans Oeuvres complètes, I, Paris, Gallimard, 1954, page 120)
- (Par extension) Manière dont on trace ces caractères.
- Ces textes funéraires sont tous d'une écriture négligée, maigre et anguleuse; et le papyrus trouvé sur la momie de Pétaménoph étant le plus récent, porte encore par cela même des traces plus marquées de la décadence de l’art graphique égyptien sous la domination gréco-romaine. — (Frédéric Cailliaud, Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, au-delà de Fâzoql, t. 4, 1827, page 27)
- Il trouvait aux Archives, non pas seulement les papiers administratifs des derniers siècles, mais les chartes du moyen âge. Il les fallait lire, il en fallait déchiffrer l’écriture, distinguer les formules, déterminer les dates, […]. — (Henri Wallon, Notice sur la vie et les travaux de M. Joseph-Natalis de Wailly, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , dans les Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1888, vol.32, n°6 , page 556)
- À propos de Modeste Mignon, il annonce joyeusement à son amie : « Encore soixante-dix feuillets de mon écriture… Ce sera fini demain. » — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Il trouva des papiers d’un caractère absolument privé, et, entre autres, d’ardentes lettres d’amour tracées d’une grande écriture féminine. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- L’écriture retenait l’attention de nos maîtres. Ils nous apprenaient l’anglaise ou cursive, la fine bien sûr, la moyenne et la grosse, la ronde, la bâtarde et même la gothique. Ils voulaient que nous eussions d’abord une écriture régulière et lisible, puis belle et élégante sans fioritures. Nous avions tout un jeu de plumes dans un petit étui. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 50)
- (Par extension) Chose écrite.
- L’amîn est celui dont l’écriture, dans les contrats, actes et autres documents, fait foi. Il doit donc bénéficier de la confiance de toutes les parties. — (Paul Bonnenfant, Sanaa: Architecture domestique et société, CNRS Éditions, 2014, page 92)
- (Par extension) Marque ou une trace qui code une signification.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Philosophie) Ensemble des procédés et des systèmes signifiants par lesquels les hommes ont transcrit matériellement, à travers les âges, leurs paroles et leurs pensées.
- (Par extension) Système d’écriture.
- L’écriture latine, de même origine que la grecque, s’est géométrisée de manière analogue. — (Marcel Samuel Raphaël Cohen, La grande invention de l’écriture et son évolution, volume 1, 1958)
- Ainsi, en dépit du fait que le logogramme chinois est souvent peu informatif quant à sa prononciation, l’information phonologique contenue dans l’écriture est exploitée pour prononcer les caractères rares. — (Ronald Peereman, « La médiation phonologique dans la reconnaissance des mots écrits », dans La reconnaissance des mots dans les différentes modalités sensorielles, sous la direction de Régine Kolinsky, José Morais & Juan Segui, Presses Universitaires de France, 1991)
- (Au pluriel) (Religion) La Bible ; les Écritures.
- Les évangéliques et les catholiques, tout en étant différents, se retrouvent sur de nombreux points, comme les questions d'éthique. La principale différence est l'autorité de la Bible, les évangéliques ont un rapport très personnel aux écritures, ils s'y réfèrent, ils la lisent régulièrement, […]. — (Franck Poiraud, Les évangéliques dans la France du XXIe siècle, Edilivre/Editions APARIS, 2007, page 210 (différant corrigé en différents))
- Dessin et peinture, quand on parle d’une icône religieuse.
- L’écriture de l’icône me procure une telle joie que j’ai eu envie de la partager. — (Anne Truffert)
- L’écriture d’icônes, technique d’art sacré chrétien, a pour vocation de faire participer à la liturgie et à la vie de ’'Église dans la prière. — (Jérôme Lescure)
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bure
?- (Textile) Étoffe grossière faite de laine rousse.
- Son manteau blanc était d’un modèle régulier et sévère, […]. Il était fait de ce qu’on appelait alors drap de bure, et collait exactement sur sa taille. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Un rayon de soleil vif et joyeux … venait tomber sur la jeune fille parée, vermeille et mignonne, si différente de sa mère, replète, hâlée, vêtue de bure. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Jamais plus surhumaine beauté n'avait paru dans le champ d'un appareil photographique : un visage d'une régularité classique, des yeux sombres démesurément longs, un corps de déesse sous la robe de simple bure qui l'habillait. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Ile de la terreur, 1933)
- (Par métonymie) (Habillement) Vêtement fait de cette étoffe, notamment la robe de bure des moines.
- Elle portait un capuchon de bure marron qu’elle rabattit sur ses épaules et elle avança sur son front le voile impalpable qui ne quittait jamais ses cheveux, et qu’elle arrangeait comme la Vierge de Bernardino Luini. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Je ne prétends nullement honorer la Vertu, ni me vêtir d’une robe de bure quand Patou invente de si jolis drapés et Guerlain des parfums si savoureux… — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 227)
- Et quand une procession entre ou sort de la basilique St-Pierre, les cappa magna surmontés de mitres de leurs Eminentissimes Frivolités, les ceintures violettes, les bures noires, les bures brunes, les bures blanches qui défilent au pas d'une fanfare pontificale me semblent un remake de Fellini. — (Michel Bavaud, Dieu, ce beau mirage: Confessions d'un ancien croyant, Éditions de l'Aire, 2015, chapitre 5)
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devanture
?- (Architecture) (Vieilli) Face antérieure, on dit plutôt aujourd’hui la façade.
- Cependant, au milieu de la chaussée, des nègres se poursuivaient à coup de boules de neige et parfois, une de ces boules, manquant son but, s’écrasait contre une devanture […] — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 51)
- (En particulier) (Menuiserie) Revêtement de bois, de fer ou de vitrerie qui garnit le devant d’une boutique, d’un magasin, etc.
- Une pluie glacée tombait dans les rues miroitantes. Je marchais le long des boutiques, m’appuyant au rebord des devantures pour ne point m’écrouler sur le trottoir. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Nous descendîmes, le long des devantures baissées, la rue noire et déserte lorsqu’un taxi que j’arrêtai, se rangea contre le trottoir, nous chargea et sur la seule indication : « Au bal du Saint-Martin », partit à toute allure. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le blizzard est complétement déchaîné et la neige tombe si vite et si dru que les bâtiments ont l'air de fantômes. Des congères commencent déjà à se former devant les devantures des magasins de Main Street. — (Stephen King, La Tempête du siècle, traduit de l'américain par William Olivier Desmond, Éditions Albin Michel, 1999, partie 2, acte 1, §. 1)
- Il traversa la porte d'entrée et découvrit, dans la lumière blême des lampadaires, trois garçons, une collection de bombes de peinture alignée à leurs pieds, qui taggaient la devanture de la librairie. — (Jacques Asklund, Le fantôme mène l'enquête, Rageot Éditeur, 2010)
- (Par extension) Vitrine, étalage d’un magasin.
- Quand il rentra dans les rues, les passants qui se coudoyaient aux lueurs des devantures de boutiques lui faisaient l’effet d’une éternelle allée et venue de spectres autour de lui. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Parmi les montres qui pendaient à la devanture de M. Goulden, il s’en trouvait une toute petite, quelque chose de tout à fait joli […] — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- […] elles sont bordées de maisons à quatre étages, avec des magasins aux devantures soignées. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Au pluriel) Plâtres que les couvreurs mettent au devant des souches de cheminées pour raccorder les tuiles ou les ardoises.
- (Familier) Poitrine de femme.
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marbrure
?- Imitation du marbre sur du papier, ou, sur la tranche, sur la couverture d’un livre.
- Une belle marbrure.
- (Sens figuré) — Comment résister aux délices du bortsch, la soupe nationale, sorte de pot-au-feu, additionné de chou rouge et de crème fraîche, dont les marbrures glacées de rose et de blanc rappellent la page de garde d'un vieux bouquin. — (Andrée Viollis, Seule en Russie, de la Baltique à la Caspienne, Gallimard, 1927, rééd. 1929, p. 51)
- Peinture que l’on met sur les boiseries, lorsqu’elle imite le marbre.
- Marques semblables aux veines du marbre.
- Les larges berges pavées faisaient deux longues routes grises que tachait çà et là la marbrure d’une file de tonneaux, d’un chariot attelé, d’un bateau de bois ou de charbon vidé à terre. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Marques semblables aux veines du marbre qui se voient sur la peau.
- Le froid produit des marbrures.
- Des oppressions, de la toux, une fièvre continuelle et des marbrures aux pommettes décelaient quelque affection profonde. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Disposition de différentes couleurs que l’on remarque sur le plumage de certains oiseaux.
- Une marbrure jaune et grise.
- (Astronomie) Figure formée de bandes radiales d’apparence sombre, visible sur les anneaux de Saturne et tournant avec eux.
- (Par extension) Chacune des bandes de la marbrure de Saturne.
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tavelure
?- Bigarrure d’une peau tavelée.
- Elle cacha sa figure dans ses deux mains. Je n’en avais jamais remarqué, comme ce jour-là, les grosses veines, les tavelures. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 111)
- – Rien que la jupe moelleuse, les tavelures qui parsèment le dos de ses mains et, sur son annulaire, au niveau de l’articulation ce petit creux… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, pages 226-227)
- La peau de ce chien présente une curieuse tavelure.
- (Agriculture) Une des maladies cryptogamiques, provenant de divers champignons, notamment sur pommiers, pruniers, poiriers et oliviers et qui altèrent aussi bien les feuilles que les fruits.
- Le pommier. La tavelure tache de noir les feuilles et les fruits au printemps, et se conserve dans les feuilles mortes en hiver. — (Delahaye Thierry, Vin Pascal, Le pommier, 95 p., Actes Sud, Le nom de l'arbre, 1997, page 56)
- (Astronautique, Physique) Ensemble de petites taches qui apparaissent sur une image, dues soit à l’observation, à l’aide d’un faisceau cohérent, d’une surface présentant des irrégularités à l’échelle de la longueur d’onde, soit à la propagation d’un rayonnement dans une atmosphère présentant des variations aléatoires d’indice de réfraction ; par extension, chacune de ces petites taches.
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lémure
?- (Mythologie étrusque, Mythologie romaine) Ombre des morts revenant tourmenter les vivants.
- Les Lémures étaient les fantômes malfaisants des morts que l'on conjurait lors des Lemuria romaines (9, 11 et 13 mai de chaque année) : ces journées étaient funestes, les temples étaient fermés, les mariages n'avaient pas lieu. — (Philippe Charlier, Médecin des morts, 2006)
- Ce n’est pas une bête en son gîte éveillée, Ce n’est pas un fantôme éclos sous la feuillée,Ce n’est pas un morceau de l’ombre du rocherQu’on voit là-bas au fond des clairières marcher ;C’est un vivant qui n’est ni stryge ni lémure ;Celui qui marche là, couvert d’une âpre armure,C’est le grand chevalier d’Alsace, Éviradnus. — (Victor Hugo La Légende des siècles, 1859-1883)
- […] une scène mythologique d'Eugène Lami montrant Bacchus, Pan et Silène accompagnés de ribambelles de satyres, hémipans, aegipans, sylvains, faunes, lémures, lares, farfadets et lutins. — (Georges Perec, « La Vie mode d’emploi », in Œuvres, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », vol. II, 2017, p. 480)
- […] ses bandes étaient composées aussi de Satyres, Hémipans, Aegypans, Sylvains, Faunes, Lémures, Lares, Farfadets et Lutins […] — (François Rabelais, Œuvres complètes, Seuil, 1973, p. 893)
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cure
?- Soin, souci. — En ce sens, il est surtout usité dans l’expression : n’avoir cure.
- Il connaissait Zaheira: elle était toute jeune et robuste, belle. Instruite aussi, ce dont il n’avait cure. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Ce qui chiffonnait le commissaire, c’est quelle se cachât pour boire. À quoi bon, puisqu’elle n’avait pas cure de l’opinion des gens, gagner la pièce du fond pour aller prendre une rasade d’alcool ou de vin à même la bouteille ? — (Georges Simenon, Maigret et le corps sans tête, ch. 3, Presses de la Cité, 1955 ; rééd. Le Livre de poche no 14238, 2002, ISBN 978-2-253-14238-6, p. 54)
- Mais il y a tout de même un processus et des règles à respecter. M. Fitzgibbon a candidement prouvé qu’il n’en avait cure et qu’il n’avait pas l’intention de s’y arrêter. — (Karine Gagnon, Fitzgibbon, le ministre qui se fiche des règles, Le Journal de Québec, 17 février 2023)
- Traitement des maladies, des affections graves ou chroniques.
- Tout cela me semble un rêve, dit le précepteur ; nous avons assez de médecins juifs qui font des cures merveilleuses sans qu’on les regarde comme sorciers. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (En particulier) Soins dispensés dans un établissement thermal.
- Je vous raconterai tout cela cet été si vous venez à Aix-les-Bains, vers le mois de septembre, car James veut y faire sa cure et je crois que je l'accompagnerai. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- La cure de boisson est la base du traitement à Vals. L'eau y est consommée suivant les prescriptions médicales dans des buvettes élégantes et bien agencées. — (Vals-Saint-Jean - la station de Vals-les-Bains et environs, éditée spécialement pour la Société Vals-Saint-Jean par G.-L. Arlaud, éditeur, Lyon (sans date ; vers 1930-1931), page 16)
- (Par extension) Faire une cure de quelque chose : manger exclusivement de cette chose. Par extension, passer son temps à une activité.
- Le hâd des Arabes [Cornacula monacantha Del. ; tb, kn = mi], plante très spéciale du désert, pourvue de nombreux piquants, très salée et dont les chameaux font avec profit une cure annuelle. — (Maurice Abadie, Afrique centrale ; la colonie du Niger, Société d'éditions géographiques, maritimes et coloniales, 1927, page 236)
- Je fais une cure de natation.
- Demeure du curé.
- La cure est en général dans le voisinage de l’église.
- (Par extension) Fonction ecclésiastique à laquelle est attachée la direction spirituelle d’une paroisse.
- D’autres places ecclésiastiques, telles que les principales chaires des universités et quelques grandes cures, s’obtenaient au concours. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Il vicaria à la campagne jusqu'au mois de Janvier 1692, époque où il fut pourvu de la cure d’Étrépigny et de But, sa succursale. — (Rudolf Charles, Préface de Le testament de Jean Meslier, tome 1, page XXXV, édition R.C. Meijer, 1864)
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pure
?- (Par ellipse) (En particulier) La boisson en elle-même, plutôt fortement alcoolisée qui n’est pas coupé avec une autre plus légère ou sans alcool.
- — Qu’est-ce que tu t’enfiles: une pure, une amazone, une tomate, une hussarde ou une mominette ?— Un guindal de pivois sans lance. — (Napoléon Hayard, Dictionnaire Argot-Français, Paris, La Maison Hayard, 1907, page 39)
- — T’as pris quoi ? Une vodka ?— Ouais, une pure.
- — Rofl. Je ne trouve plus mon absynthe…— Ce ne serait pas la pure, là-bas ?
- ferricyanure
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maillure
?- Ensemble des taches ou mouchetures qui se forment sur les plumes d’un oiseau.
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reclure
?- Renfermer dans une clôture étroite et rigoureuse, où l’on n’a aucune communication avec le reste des hommes.
- Reclure un pénitent, un religieux.
- Se reclure dans une cellule. Il vieillit.
- Il est reclus dans sa chambre, dans sa maison, Il n’en sort point et ne veut voir personne.
- Il demeure reclus dans sa maison tout le long de l’hiver.
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mesure
?- Dimension.
- Prendre les mesures d’une colonne, d’un bâtiment.
- Deux grandeurs qui ont une commune mesure sont commensurables entre elles.
- Étalon, grandeur prise comme terme de comparaison pour évaluer la durée, l’étendue, la quantité, le poids, etc.
- Les mesures agraires de Quarré, avant la Révolution (elles persistent aujourd'hui), n'avaient pas de base fixe. Un journal de champ, une « soiture » de pré oscillaient entre vingt-deux et trente-cinq ares de nos mesures métriques. — (Abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, Tours, imprimerie Bousrez, 1895, page 41)
- Les mesures de toute espèce ont été assujetties au système décimal et ont reçu de nouvelles dénominations.
- Volume.
- Une mesure de sel, d’avoine, d’huile.
- Acheter deux mesures d’avoine à son cheval.
- La bonne femme Tranchet s’avança vers moi, me caressa et me promit une bonne mesure d’avoine. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Action d’évaluer une grandeur.
- La mesure d’une surface.
- La mesure du kilomètre comparée au mètre est égale à mille.
- (Métrologie) Processus consistant à obtenir expérimentalement une ou plusieurs valeurs que l’on peut raisonnablement attribuer à une grandeur : mesurage [1].
- (Poétique) Nombre de pieds ou de syllabes, propres à chaque espèce de vers.
- La mesure de l’hexamètre latin est de six pieds, dont les deux derniers sont un dactyle et un spondée.
- La mesure de l’alexandrin français classique est de douze syllabes, avec un repos nommé césure entre la sixième et la septième syllabe.
- On retient plus facilement les vers que la prose, à cause de la mesure.
- (Musique) Rythme divisant la durée d’une phrase musicale.
- Battre la mesure.
- Hâter, presser, ralentir la mesure.
- Chanter, danser, jouer en mesure, observer exactement la mesure dans le chant, dans la danse, ou en jouant de quelque instrument.
- (Musique) Chacune des parties égales d’une phrase musicale, division des portées dans une partition de durée égale aux autres divisions et délimitée par deux barres de mesures.
- Chaque mesure de ce morceau se bat à deux, trois, quatre temps.
- Mesure à deux temps, à trois temps, à quatre temps, à six temps, etc.
- Décision.
- Je suis passé dans la clandestinité pour ne pas être arrêté, car je savais que je faisais l'objet d'une mesure d'internement. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- L’expression vise tour à tour la circulation alternée ou différenciée et la vignette Crit’Air, les mesures antidiesel, la piétonnisation des berges de Seine ou l’extension des pistes cyclables. — (Olivier Blond, Pour en finir avec l’écologie punitive, 2018)
- Modération, retenue, sentiment et observation des bienséances.
- Être sans mesure, sans règle ni mesure.
- Être toujours dans la mesure.
- Ce que vous lui avez dit est hors de toute mesure, passe toute mesure.
- Il lui a écrit, il lui a parlé avec beaucoup de mesure.
- En Normandie et plus tard en Alsace, il avait obtenu, dans ce genre, des succès qui passaient toute mesure, sans avoir éprouvé jamais un seul échec. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Il y a eu ici, je t’en réponds, en fait de scandales et de provocations, des choses qui passaient la mesure, et non pas drôlement, Aldo, gravement, oui, gravement. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- (Sens figuré) Une base de comparaison.
- Il s’agit d’un changement de paradigme dont on a encore du mal à prendre toute la mesure. — (Stéphane Lauer, Taux bas : « Mettre de l’argent de côté est sur le point de devenir un vice passible de sanction », Le Monde. Mis en ligne le 23 septembre 2019)
- La mesure d'un homme est la somme de ses expériences.
- (Sens figuré) Précaution; disposition; moyen qu’on prend pour arriver au but qu’on se propose.
- La première édition, à l’été 2020, avait pris des airs de guinguette améliorée à cause des mesures sanitaires post-confinement. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 20a)
- […] ; quand les cléricaux sont les plus faibles dans un pays, il ne manquent jamais de recommander des mesures de sévère réglementation pour se venger de patrons francs-maçons. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, chapitre V La grève générale politique, page 229)
- La ministre de l’Écologie Delphine Batho a annoncé, lors de sa visite à l’entreprise MPO, en Mayenne, le 7 janvier, une série de mesures destinées à aider la filière photovoltaïque. — (Camille Chandès, Photovoltaïque : Le Made in Europe encouragé, dans L'Usine nouvelle, n°3313, 10 janvier 2013)
- Il est convaincu que la peste est un fléau endémique et non contagieux et que les seules mesures pour s'en préserver sont des mesures d'hygiène. — (Anne-Marie Mercier-Faivre et Chantal Thomas, L'invention de la catastrophe au XVIIIe siècle: du châtiment divin au désastre naturel, Droz, 2008, page 328)
- (Sens figuré) Bornes, limites, capacité.
- Régler ses pensées selon la mesure du sens commun, de la raison.
- Nos vrais besoins sont la mesure naturelle du nécessaire.
- Comme les vrais ivrognes, ceux pour lesquels la médecine ne peut rien, elle connaissait sa mesure et entretenait, chez elle, un état déterminé, cette sorte d’indifférence somnambulesque qui intriguait à première vue. — (Georges Simenon, Maigret et le corps sans tête, ch. 3, Presses de la Cité, 1955 ; rééd. Le Livre de poche no 14238, 2002, ISBN 978-2-253-14238-6, p. 53)
- Il restera donc dans cette maison où il ne peut donner toute sa mesure, hélas! — (André Franquin, Gaston 14 — La Saga des gaffes, éditions Jean Dupuis, 1982, page 26)
- (Escrime) Distance convenable pour parer ou pour porter un coup.
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procure
?- (Administration ecclésiastique) Office du procureur dans certaines congrégations ou communautés.
- Le prix des matières premières étant peu considérable, la procure d’un séminaire pourrait livrer les pains d’autel à meilleur marché que ne le font les laïques , et ce serait un revenu net et assuré, que l’on pourrait appliquer à la fondation de quelques bourses. — (Abbés Jules Jacquin & Joseph Duesberg, Petite encyclopédie ecclésiastique, contenant ce qu’il importe le plus au curé de connaître, Paris : chez Victor Palmé, 1847, p. 319)
- Logement et du bureau du procureur.
- S’adresser à la procure.
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surpiqûre
?- Variante, dans l'orthographe traditionnelle, de surpiqure (orthographe rectifiée de 1990).
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arboriculture
?- (Agronomie, Biogéographie, Ethnobiologie) (Art du jardin) Culture des arbres.
- M. Nallet est un de ces hommes entièrement dévoués à l’arboriculture fruitière et qui met son jardin et les résultats de ses expériences à la disposition de tout le monde. — (Frédéric Burvenich et Hubert-J. Van Hulle, Excursion arboricole et pomologique à l’exposition universelle et aux environs de Paris, 1868)
- L’arboriculture se distingue de la sylviculture par le fait que la sylviculture est une production de masse : le sylviculteur gère un peuplement alors que l’arboriculteur gère chaque arbre individuellement. — (Wikipédia, Article Arboriculture, 2010)
- (Par ellipse) Arboriculture fruitière.
- Comme pour les plantes à graines néolithiques, mais considérablement plus tard, les premiers arbres fruitiers indigènes ont été domestiqués dans la région du Croissant fertile. En comparaison de l’agriculture à graines, l’arboriculture est apparue beaucoup plus tard dans l’histoire de la production alimentaire en Europe et en Asie du Sud-Ouest.— (La Domestication des plantes, Daniel Zohary, Maria Hopf, Ehud Weiss, traduit de l'anglais par Michel Chauvet, mai 2018)
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brunissure
?- Poli d’un ouvrage qui a été bruni.
- (Par extension) Art du brunisseur.
- (Teinturerie) Façon donnée aux étoffes que l’on teint, pour diminuer et brunir leurs teintes, afin de mieux assortir les nuances des couleurs.
- (Viticulture) Brunissement des feuilles de vigne sous l’effet, semble-t-il, d’une carence en potassium.
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pâture
?- (Élevage) Nourriture des bêtes, des oiseaux, des poissons.
- […] la plus grande partie des richesses domestiques des propriétaires saxons se composait de nombreux troupeaux de porcs, et cela surtout dans le voisinage des forêts, où ces animaux trouvaient aisément leur pâture. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Derrière lui, notre bateau laissait un sillage écumeux au milieu de l’eau jaune, sur laquelle flottaient des débris de toutes sortes, des planches, des bouts de bois, des cadavres d’animaux tout ballonnés, des bouchons, des herbes ; de temps en temps un oiseau aux grandes ailes s’abattait sur ces épaves, puis aussitôt il se relevait, pour s’envoler avec un cri perçant, sa pâture dans le bec. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Parmi les facteurs locaux, nous citerons d'abord la dégradation des pâturages causée par les abus de la transhumance, d'immenses troupeaux ayant été amenés des pays du Sud pour y trouver, pendant l'été, leur pâture. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Je vérifiai mon révolver et bouclai mes cantines avec la quasi-certitude que le surlendemain nous servirions de pâture aux corbeaux du Saïs. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 280)
- (Élevage) Lieu où croît la nourriture des animaux qui paissent.
- Il fauchait les touffes d’échaudures qui poussaient dans la pâture de derrière. — (Daniel Bernier, Les terres meurtries, volume 2 : Léona, Éditions l'Archipel, 2004)
- La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l’essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L’Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chapitre 6)
- Des épines il en fallait. Beaucoup. Des kilomètres d’épines pour limiter les pâtures. — (Gilles Clément, Éloge des vagabondes: Herbes, arbres et fleurs à la conquête du monde, 2014)
- (Agriculture) Action de faire pâturer.
- Il s'agit de prairies naturelles non retournables, mises en valeur par la fauche ou la pâture. — (Ingénieries : eau - agriculture - territoire, numéro spécial 2000, page 47)
- (Sens figuré) Nourriture.
- Ils étaient partis cependant, et j’avais longtemps attendu ma nourriture, ce qui n’est pas étonnant ; le sacristain goutteux était trop occupé de sa propre pâture pour songer à la mienne. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Ce qui nourrit, ce qui rapporte, ce qui apporte quelque chose.
- Il sonda malicieusement ce caractère propre à se courber aux exigences d’un plan pourvu qu’il y trouvât sa 'pâture. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre septième)
-
fourniture
?- Provision fournie ou à fournir.
- Fourniture de blé, de vin, de bois, d’argent, etc.
- La fourniture de l’armée.
- Fourniture scolaire.
- Dès l’âge de dix ans, je n’avais cessé de convoiter ces biens matériels, conçus pour la gloire et la commodité d’un pouvoir cérébral, qui s’assemblent sous le nom générique de « fournitures de bureau ». — (Colette, Le képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 118.)
- Action même de fournir, d’approvisionner.
- Ah ! la bougresse ! Elle est maintenant entretenue par un banquier tchécoslovaque qui a réalisé une fortune colossale pendant la guerre dans les fournitures aux armées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
- (Commerce) Ce qu’on livre, de ce qu’on procure.
- Ce que les tailleurs, tapissiers, et autres semblables artisans ou qui travaillent à façon, ont coutume de fournir en employant l’étoffe, la matière principale.
- Le tailleur veut tant pour ses fournitures.
- Le tapissier a pris tant pour façon et fourniture.
- (Cuisine) Menues herbes dont on accompagne les salades.
- La fourniture de cette salade est excellente.
-
déchiqueture
?- Découpure en taillades diverses, surtout en parlant d’une étoffe.
- GERANIUM, s. m. Plante dont Dioscoride marque deux espèces. L’une a ses feuilles semblables à la Passe-fleur, mais avec des déchiquetures plus grandes & plus profondes. — (Thomas Corneille, Bernard Le Bovier de Fontenelle, Le Dictionaire Universel Des Arts & Des Sciences: A - L , volume 1, page 510, 1732)
- Des arcades basses s’ouvraient au pied des maisons comme des gueules de caverne ; des toits noirs mordaient de leurs déchiquetures singulières le bleu sombre des cieux. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 46)
- Un habit de païsan de taffetas blanc, la veste couleur de rose garnie en taffetas blanc et déchiqueture couleur de rose... — (Réunion des sociétés des beaux-arts des départements, volume 31, Ministère de l'éducation nationale, France, Direction générale des beaux-arts, 1907)
-
créature
?- Résultat de la création, être humain ou animal.
- En 1214, il fit hommage du sénéchalat de Champagne à la comtesse Blanche et à son fils Thibaut, mineur, qu'il jura de défendre, comme étant son homme lige, contre les fils du comte Henri et contre toute créature morte ou vivante. — (Paulin Paris, « Essai sur la généalogie des sires de Joinville », chap. 10 de la Notice sur les manuscrits du sire de Joinville, dans Histoire de Saint Louis, par Jehan Sire de Joinville, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1859, page CXXXIII)
- Les créatures animées.
- Les créatures inanimées.
- L’homme est une créature raisonnable.
- (En particulier) Ce qui est créé dans un but particulier.
- La mondialisation est une créature des gouvernements qui ont décidé de mettre en concurrence leurs propres économies et modèles sociaux. On en connaît désormais le bilan : la création et la fortification d’empires, aux puissances déchaînées, américain et chinois. — (« Arnaud Montebourg : « La mondialisation doit faire l’objet d’un débat démocratique » », le 4 novembre 2020, sur Alternatives économiques (www.alternatives-economiques.fr))
- (Spécialement) Homme, en tant qu’être créé par Dieu, humain.
- Ô phrénologues ! L’inéducabilité érigée en principe ? quel inhominalisme ! La sublime créature est éducable, voyante et libre, criminelle ou vertueuse à son choix, responsable. — (L.-V. Frédéric Amard, Homme, univers, et Dieu, vol. 2, 1844, p. 580)
- La providence accordait quelques minutes de plus à ces malheureuses créatures. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Avez-vous été à l’Odéon, monsieur, me dit-il, et avez-vous remarqué que les femmes qui viennent là sont les plus affreuses créatures du monde ? — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les accros à la nicotine ont du mal à croire à l'existence de cette étrange créature : la fumeuse occasionnelle. Si vous appartenez à cette catégorie, vous n'en êtes pourtant guère satisfaite. Sinon, vous ne seriez pas en train de lire ce livre. — (Allen Carr, La méthode simple pour les femmes qui veulent arrêter de fumer sans prendre de poids, traduit de l'anglais par Claire Désinde, éditions Pocket (Univers Poche), 2012, chapitre 14)
- Femme.
- Il se parlait comme à lui-même, le Hollandais : « L’inconvénient des Italiennes, c’est qu’elles sont joueuses, terriblement… » Joueuses ? Où voulait-il en venir ? « Oh ! je disais ça, à cause d’une amie que j’aie eue, étant jeune, une Florentine… une créature adorable… mais joueuse ! » — (Louis Aragon, Les Beaux Quartiers, 1936, page 408)
- Mais quand une créature arrive ainsi, son excuse doit être dans une certitude d’éclipser en tendresse, en beauté, la maîtresse la plus adorée. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À l’en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Femme, femme-objet, avec valeur péjorative plus ou moins forte, parce que sa condition, sa nature, son comportement situent à l’écart des femmes réputées honorables.
- Voudrais-tu pour ta fille une créature sans religion ?… Maintenant, mon chat, nous sommes à la merci de tout le monde, nous avons quatre enfants à pourvoir, peux-tu dire que, dans un temps donné, tu n’auras pas besoin de celui-ci, de celui-là ? — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1850, p. 65)
- J’étais si faible devant cette créature que j’obéissais à tous ses caprices. — (Prosper Mérimée, Carmen, 1847, page 52)
- Femme légère, de mœurs dissolues ou de mauvaise vie.
- J’ai été abordé par une créature dans la rue Saint-Denis.
- Elle montra sa haine d’honnête bourgeoise à marier, contre cette créature qui vivait depuis si longtemps avec un homme. — (Émile Zola, Pot-Bouille, 1882, page 320)
- Clérambard. — Il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Octave épousera La Langouste.Louise. — C’est vrai ? Vous êtes sérieux ? Voyons, Octave épouser cette fille… cette créature ! Non, Hector, il n’est pas possible qu’une idée aussi absurde germe dans une tête raisonnable. Vous avez donc perdu tout sens commun, toute dignité ?Clérambard. — Je vous en prie, laissez là votre dignité.Louise. — Hier, ne l’avez-vous pas entendue dire elle-même que le commissaire de police lui a reproché d’être la honte de la ville ? — (Marcel Aymé, Clérambard, II, 3, 1950, page 92)
- (Québec) (Désuet) (Populaire) Femme, sans connotation particulière, mais généralement par comparaison avec les hommes. → voir criature
- D'où provient cette manière d'appeler les femmes chez nos habitants! Les sermons de nos curés sur les dangers de s'attacher aux créatures n'en formeraient-ils pas l'étymologie? — (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, II, 1, page 105)
- (Plus rarement) Homme.
- Ils [Sidoine et Médéric] avisèrent […] un bonhomme d’aspect misérable. À leur approche, la pauvre créature se leva. — (Émile Zola, Contes à Ninon, 1864, page 313)
- Oh ! les hommes, Marie-Anne, les hommes ! Quelles créatures adorables ! — (Marcel Aymé, Uranus, 1948, p. 257)
- Personne qui tient sa fortune ou son élévation d’une autre.
- Leur premier soin, après l’acte conservatoire du prince royal & de la royauté, fut de rappeler au ministère leurs créatures, Servan, Clavière & Rolland. — (Maximilien de Robespierre, Discours contre Brissot & les girondins, 10 avril 1793)
- Boris Goudounov, qui avait exercé de fait le pouvoir sous le règne précédent, sera proclamé tsar avec l’appui du patriarche Jove, sa créature. — (Albert Mousset, Histoire de Russie, 1945)
- À coups d’amendes, le préfet Foy, créature du prince-président, brisait les feuilles montagnardes ardennaises. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
-
projecture
?- (Architecture) Saillie ou avance horizontale des divers membres d’architecture.
- (Botanique) Petite côte saillante qui, partant de l’origine d’une feuille, se prolonge de haut en bas sur la tige, comme dans les légumineuses.
-
denture
?- Ensemble des dents ; ordre dans lequel elles sont rangées.
- Une belle, une bonne denture.
- Denture artificielle.
- 16 octobre 44 – Il a un sourire adorable, très pointu, les coins de la bouche relevés très haut sur l’admirable denture américaine. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 362)
- Elle s’escrimait par intervalles à lui retrousser les babines pour appeler l’assistance à considérer sa denture. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 35)
- (Art, Technique) Bord denté d’une roue, d’une lame de scie.
- Une roue à denture d’acier.
- Sciage assez difficile, bois nerveux. Choisir une denture adaptée aux bois durs. — (APEFC et FNB, Avec les bois feuillus français, vous avez le choix !, 15 mai 2014 → lire en ligne)
-
aperture
?- (Botanique) Zone de moindre résistance à la surface du grain de pollen par où germe le tube pollinique.
- (Phonétique) Écartement des organes au point d’articulation d’un phonème.
- Le canal buccal est l’espace compris entre la langue et la voûte palatine ; plus la langue s’élève et se rapproche de la voûte, plus le canal se rétrécit — et inversement. Un phonème est dit fermé lorsque le canal buccal réduit sa dimension verticale ; un phonème est dit ouvert lorsque le canal buccal augmente sa dimension verticale. Le degré d’ouverture du canal buccal est appelé aperture. — (François de la Chaussée, Initiation à la phonétique historique de l’ancien français)
-
épaufrure
?- (Architecture) Défaut de surface dû à un choc, une dégradation ou à des intempéries sur le parement ou l’arête d’un élément de béton durci ou d’un bloc de pierre, dans une construction.
- Sur les faces vues la ligne de sciage doit être perpendiculaire aux arêtes longitudinales et ne présenter aucune épaufrure. — (Bulletin officiel, marchés publics de travaux − cahier des clauses techniques générales, 2012)
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lepture
?- (Entomologie) Insecte coléoptère longicorne au corps allongé et aux couleurs vives et tranchées.
- Lepture noire, rouge, tomenteuse.
- La lepture à quatre fascies (Leptura quadrifasciata) possède des antennes entièrement noires. — (Ingrid von Brandt, Guide Hachette Nature: Insectes & Papillons, 2013)
- D'autres larves de coléoptères (celles qui vivent dans l'intérieur du bois, comme les capricornes, les leptures, les rhagies, etc.) ont les six pattes excessivement courtes et presque nulles ou de nul usage. — (Cuvier, Anat. comp., t. 1, 1805, page 431)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.