Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dépile
Que signifie "dépile" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dépiler.
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dépile".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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guenille
?- (Familier) Haillon, chose sans valeur, sans importance, méprisable.
- Selon lui, le corps est une guenille dont il est honteux de s’occuper.
- Il n’a pas une guenille au cul qu’il ait gagnée par lui-même. Qu’il y vienne, vous verrez si je sais faire foutre le camp aux maquereaux ! — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 142)
- (Sens figuré)
- « Vous avez fait de mauvais devoirs cette semaine, me dit le professeur, qui n’y retrouve ni du Virgile, ni de l’Horace, si ce sont des vers ; ni des guenilles de Cicéron, si c’est du latin ; ni du Thomas, ni du Marmontel, si c’est du français. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Familier) (Régionalisme) Individu méprisable, vaurien.
- Ce type-là, c’est une guenille !
- (Familier) Appellation faussement insultante adressée à un enfant.
- – Lève-toi de ma route, guenille ! me criait-elle. Je vais t'ébouillanter si tu restes là, bouche ouverte. Tu attends des truffes ? — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- (Au pluriel) Vêtement misérable en lambeaux.
- Un vieillard et son enfant en guenilles tendirent leurs mains sales et calleuses vers nous. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Victorin examina d’un œil défiant ce soi-disant ermite en pèlerinage, et vit un superbe modèle de ces moines napolitains dont les robes sont sœurs des guenilles du lazzarone, dont les sandales sont les haillons de cuir, comme le moine est lui-même un haillon humain. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- (Au pluriel) Sorte de longs poils plus ou moins feutrés ou crasseux que portent certaine races de mules et de baudets.
- La nécessité des guenilles, des cadenettes et de la moustache aux talons n’est certainement pas démontrée d’une manière très-rigoureuse ; mais l’éleveur de mules repousserait le baudet qui ne les porterait pas. — (J. A. Barral, Journal d’agriculture pratique, volume 2, 1860, page 68)
- Le marchand de mules […] imite, au moyen de la bouse de vache ou du crottin délayé, les crottes ou guenilles qui pendent sur les fesses et le ventre des mules de bonne provenance qui ne sont pas débourrées. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Québec) Torchon, chiffon, débarbouillette.
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essorille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe essoriller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe essoriller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe essoriller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe essoriller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe essoriller.
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tiercefeuille
?- (Héraldique) Représentation de fleur ou de feuille à trois pétales ou à trois folioles
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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decauville
?- (Chemin de fer) Chemin de fer à voie étroite, 40 à 60 cm, utilisé en particulier dans les carrières, les mines, ou les sites industriels.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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érectile
?- (Anatomie) Qui est susceptible d’érection.
- LA DINDE. — Semblable au mâle, à part les différences sexuelles (touffe plus petite et venant plus tard, pendeloque plus petite et non érectile, coloration moins vive, membranes charnues moins développées, et taille plus réduite).— (A. Bellême, Canards, dindons, oies, pigeons, pintades, 1950, p.48)
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squille
?- Genre de crustacés.
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chlorophylle
?- (Biochimie) Molécule de la photosynthèse qui donne leur couleur verte aux plantes.
- Par l’étude spectrale et par l’étude chimique, il en établit la pluralité et démontra indiscutablement qu’il n’existait pas une chlorophylle mais des chlorophylles. — (Bulletin de la Société chimique de France, 1911)
- La plupart des plantes que nous citerons dans cet ouvrage appartiennent au groupe des phanérogames qui sont reconnaissables par leur couleur verte due à la présence de chlorophylle. — (Danielle Roux, Les nouvelles plantes qui soignent, 2005)
- Ces minuscules algues peuvent se décolorer par perte — réversible ou non — de leur chlorophylle. Sous l’influence de l’obscurité ou de mauvaises conditions de nutrition, elles cessent d’effectuer la photosynthèse et adoptent un mode de vie typiquement animal : elles se nourrissent d’aliments organiques solides ou liquides. — (Jean-Marie Pelt, L'évolution vue par un botaniste, édition Fayard, 2011, chapitre 4)
- La chlorophylle absorbe en revanche les radiations bleues et rouges. Il n’y a pas une, mais des chlorophylles (a, b, c et d). Ces molécules se distinguent les unes des autres par des détails dans leurs structures. Les propriétés d’absorption du spectre lumineux s’en trouvent légèrement modifiés. — (Véronique Véto-Leclerc, Jean-Yves Floc’h, Les secrets des algues, 2019, page 24)
- C'est déjà octobre et les feuilles dépouillées de leur chlorophylle se laissent mollement tomber des branches qui les ont nourries tout l'été. — (Nuit blanche, n° 166, printemps 2022, page 25)
- (Par analogie de couleur) (Sens figuré) Écologie politique.
- La reconversion des oublieux a eu, au début du siècle dernier, un introït esthétisant, sans lequel ce retour à la chlorophylle, aux papillons et au bocage, ne nous paraîtrait pas aujourd'hui couler de source. — (Régis Debray, Le siècle vert : un changement de civilisation, Tracts Gallimard, janvier 2020, page 43)
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domicile
?- Lieu choisi par une personne pour son habitation principale.
- Il faut entrer de force dans le domicile du citoyen: il faut arrêter administrativement l’homme qui ne peut être arrêté qu’en vertu d’une loi ; il faut violer la liberté de l’opinion et la liberté individuelle; il faut en un mot mettre en péril la constitution même de l’État. — (Résumé politique, dans L’Ambigu: ou Variétés littéraires et politiques, V.56, 1818, page 243)
- À Sétif (300 km au sud-est d’Alger), deux personnes ont été mortellement asphyxiées dans leur domicile par les fumées provenant d’un incendie qui s’est déclenché à proximité de leur village. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
- (Droit) Lieu où une personne a son principal établissement.
- Le domicile de tout Français, quant à l’exercice de ses droits, est au lieu où il a son principal établissement. Le changement de domicile s’opérera par le fait d’une habitation réelle dans un autre lieu, joint à l’intention d’y fixer son principal établissement. [...] La femme mariée n’a point d’autre domicile que celui de son mari. — (Code civil des Français, Livre Premier - Des Personnes, Titre III - Du domicile)
- Signifié à sa personne en son domicile.
- Un exploit signifié à domicile.
- C’est un homme sans domicile.
- Violation de domicile.
- domicile de fait.
- domicile légal.
- domicile d’origine, domicile du père et de la mère d’une personne, et de cette personne elle-même dans son enfance.
- domicile élu, domicile fictif qu’une personne a déclaré choisir pour y recevoir certaines notifications ou significations.
- élire domicile, faire élection de domicile en tel endroit, etc.;
- domicile réel le Lieu où la personne habite réellement.
- domicile politique, lieu où une personne exerce ses droits politiques.
- domicile civil le domicile ordinaire.
- Le domicile politique et le domicile civil sont ordinairement réunis.
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style
?- (Botanique) Filament reliant l’ovaire au stigmate, au centre de la fleur.
- Le Limettier acide (C. Aurantium, sous-espèce aurantifolia, var. proper), a le fruit limoniforme, terminé par un mamelon quelquefois surmonté par un style persistant. — (Encyclopédie biologique, vol.2 à 3, 1928, page 86)
- Le style est long car il est nécessaire de tenir haut le stigmate de façon à ce que les abeilles puissent s'y cogner. Cela oblige le tube pollinique à se lancer dans une odyssée difficile et cette épreuve permet à la plante de jauger ses prétendants. — (David George Haskell, 2 avril : L'empire des fleurs, dans Un an dans la vie d'une forêt, traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Piélat, éd. Flammarion, 2018)
- (Vieilli) Sorte de poinçon ou de grosse aiguille, avec la pointe de laquelle les anciens écrivaient sur des tablettes enduites de cire.
- A ses pieds luisait un objet d’ivoire. Il le ramassa : c’était une tablette à écrire, d’où, pendait un style d’argent. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Aiguille d’un cadran solaire.
- Poser un style.
- Ce style est mal posé.
- Manière d'exprimer par écrit les pensées.
- En bon Champenois, il célébra le vin de Champagne dans une ode en vers iambiques, dont le style vif et pétillant, présente la belle image de cette charmante liqueur. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais, Paris : Ledoyen, 1830, page 259)
- Plus tard, lorsqu'il m'arriva d’être reporter dans un journal, on m'envoya visiter à la Toussaint les cimetières de Paris afin d'évoquer dans un style décent la douleur des familles […]. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Le style ne doit faire qu’un avec l’idée, comme le sabre avec la main. — (Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations : Journal métaphysique et polémique 1999, Paris, Éditions Gallimard, 2000)
- Cependant l'un n'implique pas forcément l'autre, et dieu sait que même aujourd’hui il ne suffit pas de tenir un stylo pour avoir une plume. Le style en effet ne se confond pas avec l'écriture, et bien des gens écrivent qui n'ont pourtant aucun style, sauf à l'entendre au sens large : il y a certes un style administratif, très reconnaissable, un style publicitaire... À l'inverse, parfois, quelques mots suffisent : "Impossible rentrer ce soir stop Mensonge suit", ça a du style, avouez du style télégraphique. — (Camille Laurens (écrivain), Tissé par mille, éditions P.O.L., 2005)
- Manière d’agir ou de parler.
- Elle fréquentait les cocktails, skiait et s'adonnait au shopping de luxe, et elle n'était pas du style à traverser le pays pour venir au chevet d'une sœur aînée atteinte du sida. — (Marcia Rose, Service des urgences, traduit de l'américain par Thierry Arson, Éditions Archipoche (L'Archipel), 2017, chap. 32)
- (Art) Manière d'exécuter particulière à un artiste, à une époque, à un pays.
- […]; flétrissez aussi le charlatanisme de ces pseudo-virtuoses qui ont obtenu des succès apocryphes à New-York ou en Californie, et qui, […], viennent défigurer sur nos grandes scènes lyriques des partitions dont elles ridiculisent la majesté par les exagérations de leur style exotique. — (Stéphen de La Madelaine, Études pratiques de style vocal, T.1, 1868, page 18)
- Ces bois, étendus sur une centaine d’hectares, rejoignaient les deux ailes du château, une ancienne demeure, de style Louis XIII, à l’allure de ce qu’on appelle encore dans certaines campagnes une « maison de noblesse ». — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
- (Par extension) Caractère de la composition.
- Le vénérable pont sur le Tarn a non seulement de hautes arches en ogive, mais ses piles de briques, entre les les voûtes et au-dessus des avant-becs, sont percées de baies du même style. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Vocabulaire, tournure, jargon caractéristique d’un langage administratif ou technique.
- On peut utiliser le style publicitaire sans faire de la publicité pour autant.
- Le style administratif est, pour une bonne part, responsable de la mauvaise image de l’administration.
- Apparence d’un objet ou d’une personne. Ensemble de caractéristiques définissant son identité.
- Partez à la découverte de votre style vestimentaire !
- Inutile de débattre sur le style de cette voiture, ce n’est qu’une affaire de goût.
- (Familier) Comportement habituel d’un individu.
- Ce n’est pas son style de partir comme ça, sans crier gare.
- Attachez vous de l’importance au style de conduite des autres conducteurs ?
- (Familier) Type, genre affectionné ou recherché.
- Ce mec là, ce n’est vraiment pas mon style.
- Cette radio diffuse mon style de musique.
- Genre, utilisé pour cataloguer quelqu’un ou quelque chose, souligner son appartenance à une catégorie.
- Un incident de ce style s’était déjà produit dans l’usine.
- Un diplôme de ce style serait sans doute la clef de la réussite.
- (Chronologie) Désigne le mode de datation du calendrier (grégorien ou républicain).
- — Vers la fin de vendémiaire, an VII, époque républicaine qui, dans le style actuel, correspond au 20 octobre 1799, deux jeunes gens, partis de Bonn dès le matin, étaient arrivés à la chute du jour aux environs d’Andernach, petite ville située sur la rive gauche du Rhin, à quelques lieues de Coblentz. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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automobile
?- Véhicule terrestre à quatre roues, de une à sept places, muni d’un moteur et d’une réserve d’énergie pour celui-ci, ce qui rend ce véhicule autonome sur plusieurs dizaines à centaines de kilomètres.
- Les automobiles qui montaient ou descendaient la Grand’Rue devenaient de plus en plus énormes et puissantes, passaient en ronflant à des vitesses toujours plus grandes et répandaient des odeurs toujours plus infectes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 9 de l’édition de 1921)
- Le débarquement d’une automobile à quai était une manœuvre peu familière aux employés de la petite station, et le train s’attardait, et Psyché devenait impatiente. — (Pierre Louÿs, Psyché, 1927, page 137)
- Dans l’intérieur, qui paraissait impraticable, des routes se sont miraculeusement ouvertes, parcourues aussitôt par des automobiles. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La place Kléber, du matin au soir, n’est plus qu’un garage ouvert où se parquent des centaines d’automobiles. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- – Je fréquentais plutôt des gens d'automobile…Était-ce l'allusion à son père et les mots qu'avait employés Bejardy, ce « gens d'automobile », qui sonnait un peu comme « chevalier d'industrie » ou « gentleman rider » ? — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 113)
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drille
?- (Vieilli) Soldat vagabond, soudard.
- Sur le champ, il boucla son armure, sauta en selle, choisit quelques cent cinquante petits drilles et, dans un grand fracas de gongs et de tambours, tous descendirent de la montagne vers le village de la famille Shi. — (Shi Nai’an, Au bord de l’eau, chapitre II)
- (Familier) Bonhomme, compagnon. Ne s’emploie aujourd’hui que dans les locutions suivantes :
- Un bon ou joyeux drille est un bon compagnon, un homme jovial. (Vieilli)
- Ensuite, il passa chez un autre assesseur du collège, ou un major, un joyeux drille auquel il avait dit souvent en réponse à ses différentes piques :“Je te connais, vipère !” — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le nez, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 105))
- Il le sait, répliqua nonchalamment le jeune drille. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison du scorpion, 1932)
- Il était tard, ils étaient une compagnie de trois joyeux drilles. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 249)
- Un pauvre drille est un pauvre diable, un pauvre malheureux. (Vieilli)
- Un vieux drille se dit d’un vieux libertin, et quelquefois d’un homme vieux et rusé. (Vieilli)
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morille
?- (Mycologie) Champignon dont le chapeau a des cavités en alvéoles, au pied lisse et creux, sans anneau, qui pousse au printemps, et qui est comestible.
- Morille jaune.
- Morille fraîche.
- Il ne faut pas confondre les morilles avec les mortelles gyromitres.
- Il constate que la truffe contient deux fois plus de matières azotées et d’éléments minéraux que la morille et quatre fois plus que le champignon de couche. — (Pascal Byé, Gabriel Callot, La truffe, la terre, la vie, 1999)
- […] la tour Totem, une espèce de structure alvéolée de béton et de verre posée sur quatre énormes piliers de béton brut, qui évoquait ces champignons d’aspect répugnant mais paraît-il délicieux que l’on appelle je crois des morilles. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 47.)
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brandille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe brandiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe brandiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe brandiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe brandiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe brandiller.
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poiseuille
?- (Métrologie) Ancienne unité de mesure de viscosité dynamique.
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pedzouille
?- (Populaire) Rustre, homme fruste, peu dégourdi. → voir péquenot, pignouf, plouc et rustaud
- Il l’appela tête de pioche, boîte à ragots, madame Pétesec, et s’emballa au point de traiter Coupeau lui-même de pedzouille, en l’accusant de ne pas savoir faire respecter un ami par sa femme. — (Émile Zola, L’Assommoir, 1879)
- C'est très sain et très suffisant pour ce qu'on appelle un vulgaire pedzouille comme moi, reprit le duc ; on reste sur sa faim. — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, 1920-1921)
- « J’ai entendu l’élève Pégomas qui disait avec force : « Les demi-pensionnaires, c’est des pedzouilles ; et les boursiers, c’est des miteux : la preuve, c’est qu’on les fait manger au lycée, parce que chez eux, ils n’ont rien à bouffer. » — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 353)
- Nous ne sommes pas à cheval, nous, messieurs ; et fatiguer la bête n’est pas notre lot. Nous sommes des pedzouilles ! — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 35)
- De quoi auraient-ils l’air, à cinq heures, dans les salons de la marquise de Fleurville ? D’un tas de pedzouilles bas-normands. — (Patrick Gofman, Cœur-de-Cuir, chapitre II, Flammarion, 1998, page 24)
- Se faire traiter de pedzouille par un plouc pareil, c’est comique !
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fille
?- Femme depuis sa naissance jusqu’à son mariage.
- Nous autres jeunes filles françaises, nous sommes livrées par nos familles comme des marchandises, à trois mois, quelquefois fin courant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dès minuit, le père Canquoëlle pouvait ourdir toutes les trames, recevoir des espions et des ministres, des femmes et des filles, sans que qui que ce soit au monde s’en aperçût. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Spécialement) Jeune fille encore vierge.
- Que cherche Colombe ? Depuis qu’elle n’est plus fille, tient-elle à devenir la femme de tout le monde ? J'ai honte de mon amie. — (Éric-Emmanuel Schmitt, Le Poison d’amour, éditions Albin Michel, Paris, 2014, page 116)
- Enfant de genre féminin considérée par rapport à ses parents.
- […] il vint des Vieux Marais habiter à Manise comme brigadier, avec sa fille, une belle bachelle de dix-sept ans tout au plus. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Quand il a des filles, un père de famille ne doit pas plus laisser introduire un jeune homme chez lui sans le connaître, que laisser traîner des livres ou des journaux sans les avoir lus. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dans chaque dechra on trouve une à deux familles maraboutiques. Les mrabtin font remonter leur généalogie au prophète Mohamed par l'intermédiaire de sa fille Fatima et de son gendre Ali. — (Aīssa Ouitis, Les contradictions sociales et leur expression symbolique dans le Sétifois, Société nationale d'édition et de diffusion, 1977, page 94)
- (Par extension) Femme célibataire.
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Maman s’imaginait que toute la ville connaissait mon aventure. Personne ne voudrait plus m’épouser. Elle avait cette idée fixe que je resterais fille. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 46)
- (Vieilli) (Par ellipse) Fille d’honneur ; demoiselle d’honneur.
- elle [Louise de Savoie] mena toutes ſes filles — (Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
- (Vieilli) Servante ; employée.
- En sabots, les manches relevées sur leurs bras blancs, les filles balayaient le devant des boutiques. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 158)
- (Par ellipse) (Familier) Fille de joie ; prostituée.
- La place Pigalle, passé deux heures du matin, est le refuge des noctambules professionnels. Des musiciens, des nègres, des filles, des invertis se donnent rendez-vous dans les bars et voient souvent l’aube se lever sans que la chance leur ait souri. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le long des boutiques éclairées, des ombres se succédaient sans hâte. Il y avait des nègres, quelques Chinois, des blancs. Tous reluquaient les filles. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
- Il arrive aussi, mais cet usage tend à disparaitre au début de la IIIe République, que les filles racolent en arpentant à tour de rôle le trottoir situé devant la maison. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- (Poétique) (Littéraire) (Soutenu) Descendante issue de telle ou telle lignée, ou native de tel ou tel pays.
- La fille des césars.
- Une fille du peuple.
- (Christianisme) Nom que l’on donne aux religieuses de certaines communautés.
- Les filles de saint Vincent de Paul.
- Les filles du Carmel, de la Charité.
- (Sens figuré) (Vieilli) Établissement qui est de la fondation et de la dépendance d’un autre.
- Ces abbayes sont filles de Cîteaux.
- C’est une fille, une des filles de Cluny.
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bille
?- Tronc d’arbre brut, simplement débarrassé de ses branches pour être envoyé à la scierie.
- Il allait atteindre le milieu du bassin, lorsqu’une masse d’os, lourde comme une bille de chêne vert, lui tomba, du haut d’un arbre, entre les deux épaules, et le fit plonger jusqu’au fond du bassin. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 172)
- […], il rêve d’un châtiment exemplaire : un assommoir pour le bigle, une bille de bois qui lui cherrait de très haut en plein crâne ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Au ras du quai libéré bouillonnait la Marne en décrue, sur laquelle nous venions encore de voir passer un coq bien vivant perché sur une bille de chêne. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 31)
- On importa aussi de l'expertise technique : Matt Hemmingsen, bûcheron du Wisconsin, fut appelé sur l'île de Vancouver pour démanteler l'un des plus gros embâcles de billes de bois de toute l'histoire de la côte Ouest. — (John Vaillant, L'Arbre d'or: Vie et mort d'un géant canadien, Les Éditions Noir sur Blanc, 2014)
- Un camion de transport, un grumier, chargé de billes de sapins et dérobé par l'auteur du larcin, avait été placé sur la place, devant le monument pour masquer ce dernier. — (Pierre Pellegrini, Monumental, Librinova, 2017)
- (Par extension) (Belgique) (Chemin de fer) Traverse de chemin de fer.
- Rejeton qui pousse au pied d'un arbre.
- Bâton dont les mégissiers se servent pour tordre les peaux, et les teinturiers pour tordre les tissus.
- Rouleau à pâtisserie.
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gorille
?- (Zoologie) Grand singe de la famille des hominidés dont la forme se rapproche le plus de celle de l’être humain et qu’on trouve dans plusieurs pays d’Afrique.
- Athlète trapu et ramassé, suant le poil jusque par les oreilles, il tenait un peu du gorille, dont il avait le bras long et velu et la mâchoire à broyer de la fonte. — (Courteline, Train de 8 h. 47, 1888)
- (Vieilli) Homme grand et fort.
- Je crains que vous ne sachiez vous faire entendre de l’estimable gorille qui préside aux destinées de cet établissement. — (Albert Camus, La Chute, in Œuvres complètes. III, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2008, p. 701)
- Un jour, je fus amené dans un sous-sol et tabassé par quatre malabars grands comme des bœufs. Duck m'avait seulement annoncé que quatre gorilles allaient me mettre une toise et que je devais me défendre par tous les moyens. — (Frédéric Dard, San-Antonio : Dégustez gourmandes, Éditions du Fleuve Noir, 1985)
- (Familier) Garde du corps.
- Juché sur les épaules de ses gorilles le Président (des États-Unis) s'adresse à la foule. — (La Tribune de Genève, 14 octobre 1964)
- […] il remarquait que l’homme politique contemporain est l'être le plus séparé de la réalité des gens, car il vit dans des forteresses protégées, voyage dans des voitures blindées, se déplace entouré par ses gorilles, si bien qu'il ne voit la population que de loin, […]. — (Umberto Eco, « La caste des parias », 2012, dans Chroniques d'une société liquide, traduites de l'italien par Myriem Bouzaher, Éditions Bernard Grasset, 2017)
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babil
?- Bavardage enfantin où le plaisir passe avant la volonté d’être compris.
- Abondance de paroles inutiles.
- […] il excitait par ses questions le babil de son guide. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Pour faire honneur à son hôte, le maître du logis avait convié quelques amis intimes, capitalistes ou commerçants, plusieurs femmes aimables, jolies, dont le gracieux babil et les manières franches étaient en harmonie avec la cordialité germanique. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Quoique l’on vendangeât les clos, l’on n’entendait ni bruit ni babil. Les vignes semblaient inhabitées, tant le silence était profond. Nous allions comme des gens dont la douleur repousse des paroles banales, et nous écoutions le comte, le seul de nous qui parlât. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le babil de l'enfant chéri se mêla aux derniers baisers que lui donna le jeune homme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, ch. IV, Paris, 1832 ; p. 102)
- Écoutez son babil, acceptez les musiques qu’elle n’a encore chantées que pour elle ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 180 de l’édition Houssiaux de 1855)
- … je me mis dès lors à le contempler avec une certaine dose de pitié et à prêter l’oreille, d’abord avec indulgence, puis, en fin de compte, non sans plaisir, à son babil incohérent. — (Robert Louis Stevenson, Olalla, 1884, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
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chenil
?- Lieu où logent les chiens de chasse.
- Les chiens au chenil aboyèrent tous. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Mr. et Mrs. Joliffe, aussitôt sortis de la maison, s’étaient rendus, l’un au chenil, l’autre à l’étable des rennes. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- (Sens figuré) (Familier) Logement fort sale et fort vilain.
- C’est un vrai chenil
- Établissement où on accueille les chiens.
- — Comment, dit Gazonal en regardant avec dédain le mobilier du salon par la porte que ses complices avaient laissée entr’ouverte, et en supputant ce que valait celui de la salle à manger, comment laisse-t-on une femme comme vous dans un pareil chenil ?… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Établissement où on élève les chiens dans le but de les vendre.
- Le directeur du chenil, un homme sensible, conservait depuis quarante ans les copies des pedigrees et une petite photo d’identité de tous les chiens qu’il avait vendus. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 184)
- (Suisse) (Franche-Comté) (Familier) Tas de poussière obtenu quand on balaye.
- Ramasser le chenil
- Ne marchez pas dans mon chenil
- La pelle, la brosse à chenil
- (Par extension) Désordre.
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mancenille
?- Fruit du mancenillier.
- Son fruit, la mancenille en français, ressemble à une petite pomme d’environ 3 cm de diamètre. — (Henriette Walter, Pierre Avenas, La Majestueuse Histoire du nom des arbres, 2017)
- Paris s'y trouve comparé à un mancenillier, arbre mortel pour qui s'endort à son ombre, et les femmes de la capitale sont du même coup considérées comme des mancenilles responsables de la désagrégation morale et physique des hommes qui les fréquentent. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
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dépile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dépiler.
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aphylle
?- (Botanique) Qui n’a pas de feuilles.
- L’orobanche est une plante aphylle.
- Plus celle-ci est lourde et plus elle contient dʼéléments nutritifs nécessaires à lancer la croissance aphylle des tiges vers leurs tuteurs. — (Eric Mollard, Annie Walter, Agricultures singulières, 2008)
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smille
?- (Maçonnerie) Marteau à deux pointes avec lequel on pique la pierre. Le grès taillé à la smille s’appelle piqué.
- On essemillait autrefois le moëllon avec un marteau à deux pointes, tels qu'en ont encore les piqueurs de grès. On nommait cet outil une smille. — (Morel, Architecture de Bullet, Éds. Audin, Urbain Canel, 1825)
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chatouille
?- (Pêche) (Vieilli) (Désuet) Petite lamproie pour servir d’appât.
- Larve de la lamproie.
- (Familier) Chatouillement, chatouillis.
- Et que se passe-t-il, au laboratoire, lorsqu’une chatouille au creux de la main est provoquée par les mouvements d’une plume tenue par une petite machine robot ? — (François-Xavier Alario, Toutes les questions que vous vous posez sur votre cerveau, 2011)
- C’est pourquoi une chatouille un peu brusque le déconcerte. L’appréhension trop grande n’est donc pas favorable au rire. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 191)
- Tu la sens pas, la peur, assise sur ton cou et qui te fait des chatouilles le long du dos ? — (Georges Arnaud, Le Salaire de la Peur, 1950)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.