Dictionnaire des rimes
Les rimes en : démouchette
Que signifie "démouchette" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe démoucheter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe démoucheter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe démoucheter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe démoucheter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe démoucheter.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "démouchette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
-
jette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de jeter.
- Nous abordâmes afin d’assister aux derniers coups de filet, et nous nous plaçâmes tous trois à l’ombre d’un bouillard, espèce de peuplier dont l’écorce est blanche, qui se trouve sur le Danube, sur la Loire, probablement sur tous les grands fleuves, et qui jette au printemps un coton blanc soyeux, l’enveloppe de sa fleur. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le vilain brochet se jette sur la petite vandoise, mais, l’un comme l'autre, ils y passent. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 14)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de jeter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de jeter.
-
épinette
?- (Musique) Instrument de musique ressemblant à un petit clavecin.
- Jouer de l’épinette.
- Comme en un concert d’instruments, on n’oit pas un luth, une épinette et la flûte, on oit une harmonie en globe, l’assemblage et le fruit de tout cet amas. — (Michel de Montaigne, Essais, Livre III, chapitre VIII, 1592)
- Le piano à l’époque romantique a supplanté le clavecin et l’épinette sans les faire disparaitre pour autant.
- Il se leva, et, s’asseyant devant l’épinette séculaire, endormie en un coin, fit sortir une valse, une valse enrouée, larmoyante, du ventre geignant de la machine. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, collection Le Livre de Poche, page 54.)
- Ninon, coiffée d'un petit bonnet de nuit, allait et venait sur le parquet frais qui flattait la plante et les mignons doigts de son pied, soulevés et abaissés un à un comme les touches d'ivoire d'une épinette, car elle semblait faire fi des mules tenues à la main par Thérèse. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 59)
- (Vosges) Instrument de musique apparenté à la cithare.
- Contrairement à d'autres instruments, comme le dulcimer, la particularité de l'épinette est de permettre la distinction entre chanterelles et bourdons. — (Épinette des Vosges sur l’encyclopédie Wikipédia )
-
brunette
?- Jeune fille brune.
-
affichette
?- Petite affiche.
- Son œil fut attiré par l’affichette du journal Presse Océan aux abords du Café du Port. — (Stéphane Pajot, Anomalie P, 2014)
-
odelette
?- Petite ode du genre gracieux.
- Et, du samedi soir au dimanche matin, il enfouissait sa grosse tête dans la généreuse chevelure mordorée de celle qu’il avait dans la peau, et lui susurrait de odelettes galantes comme si jamais les nuages algériens n’étaient venus voiler le pur soleil de son amour. — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 36.)
-
toilette
?- (Désuet) À l'origine, petite nappe en toile qui une fois étendue sur une table servait à y poser ce que l'on utilisait pour la parure.
- Une toilette en dentelle.
- (Par extension) Flacons, boites, ustensiles, etc, servant à se parer, se maquiller.
- C'est en ce sens que Visconti a pris le mot niello, dans sa description de la toilette en argent, d'une dame romaine, appelée Projetta. — (Duchesne, Essaisur les nielles, in Revue encyclopédique, 1826, volume 32, page 98)
- (Par extension) Meuble garni de ce qui sert pour se laver, se coiffer, se parer.
- Leur chambre […] n’était meublée que de vieilles choses ternes, avec […] dans un coin, un paravent qui cachait la toilette et le bidet. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 5)
- Le miroir d’une toilette.
- Action de se laver.
- Après avoir fait une toilette soignée, c’est-à-dire une toilette de propreté, la seule que nous pussions nous permettre puisque nous n’avions pas d’autres vêtements que ceux que nous portions sur notre dos, nous prîmes nos instruments, Mattia son violon, moi ma harpe, et nous nous mîmes en route pour nous rendre chez M. Espinassous. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pour fabriquer le savon proprement dit utilisé dans la toilette et en blanchisserie, on traite une huile ou une graisse par la soude ou la potasse. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 157)
- Après une toilette sommaire et difficultueuse, je monte sur le pont. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 12)
- Déjà, autour du cadavre, les voisins s’affairaient pour sa dernière toilette. À terre, une bassine d’eau rougie, ses vêtements maculés. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Ensemble des vêtements et accessoires d’une femme.
- Si je n’ai jamais vu de femme plus hideuse, jamais, jamais je ne vis de plus coquette personne. Une toilette, un bijou aperçu à travers des vitrines éblouissantes, la faisaient tomber en pâmoison. — (Octave Mirbeau, La Tête coupée)
- Quelque matinale que fût cette heure, plusieurs femmes, qui toutes avaient voulu se montrer en toilette, revenaient du château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- L’adoption des toilettes portées dans les villes, c’est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira, à la dérobée, la regardait. Elle la trouvait belle et savante dans sa toilette et ses gestes calculés dans leur spontanéité même. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) Appareil sanitaire servant à recueillir et à évacuer les besoins naturels.
- Sur place, Mme Stevens a senti le besoin de soulager et s’est rendue à la toilette extérieure, à une cinquantaine de mètres de la yourte. — (Radio-Canada, Un ours attaque une femme par le trou d’une toilette extérieure, site radio-canada.ca, 21 février 2021)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) (Construction) (souvent pluriel) Pièce où se trouvent des installations sanitaires pour faire ses besoins naturels.
- Il entra dans un bistrot, commanda un café, descendit à la toilette. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 2)
- En moi-même, j’étais tourmenté par deux besoins pressants : visiter derechef une “toilette” suisse et lire longuement un journal local. — (Henri Calet, Rêver en suisse, Éditions de Flore, Paris, 1948)
- Morceau de toile dont les marchands d’étoffes, les tailleurs, les libraires, etc., enveloppent les marchandises pour les livrer.
- Il portait sous son bras une toilette verte qu’il posa sur une chaise ; puis, défaisant les quatre oreilles de la toilette, il découvrit un tas de petits livres jaunes. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1881 ; réédition Le Livre de Poche, page 9)
- Dans son sac d’orateur, il a de la fantaisie et du solide, de même qu’il porte, dans sa « toilette » de serge, des mules de marquise et des socques de maçon. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Son plaisir à elle, quand le travail ne pressait pas, c’était, sur le pas de la porte, d’entendre une voisine lui raconter, le panier ou la « toilette » au bras, de belles misères, et de pleurer de compagnie. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 63)
- Le Planteur de Caïffa, coiffé d’une magnifique casquette marron, passait à jour fixe. Sa voiturette ressemblait à un grand coffre monté sur trois roues. Elle renfermait une foule d’articles d’alimentation et de ménage. Son café était excellent. À la manière des colporteurs, il emplissait une toilette de quelques-uns de ses produits et montait les proposer dans les étages. Ma mère était une cliente fidèle. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, pages 22-23)
- (Par analogie) (Cuisine) Crépine ; péritoine de porc dont on entoure les pâtés, pieds de porc, etc., avant de les cuire au four.
- Préparer également une pâte faite de farine et d’eau pour le lutage des couvercles et découper les surfaces carrées de 20 cm sur 20 cm dans la toilette de porc. — (Albin Marty, Fourmiguetto : Souvenirs, contes et recettes du Languedoc, 2003, page 44)
- Toilette marseillaise : Sorte de vanity case en osier, destiné à transporter les produits.
- Beaux habits, habits du dimanche.
- Ma mère me contemple avec plus de pitié que de colère.« Tu n’es pas fait pour porter la toilette, mon pauvre garçon ! »Elle en parle comme d’une infirmité et elle a l’air d’un médecin qui abandonne un malade. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
-
entête
?- Variante orthographique de en-tête. (orthographe traditionnelle)
- À l’intérieur, il y avait plusieurs feuilles à entête de la clinique. — (Sire Cedric, La mort en tête, 2013)
-
escampette
?- Action de s’escamper, de s’enfuir discrètement.
-
calculette
?- (Informatique) Calculatrice électronique de petite dimension.
- Passe-moi ta calculette.
- S’il est vrai que l’utilisation de la calculette peut engendrer de mauvaises habitudes de travail et faire passer l’enfant à côté d’'apprentissage de base, elle peut être envisagée selon une optique positive. — (Xavier Roegiers, Les mathématiques à l’école primaire, Volume 1: 1. Nombres et numération, 2. Opérations, 2000)
-
poudrette
?- (Désuet) Petit ustensile où l’on mettait le sucre en poudre.
- Meringues farcies […] vous les saupoudrez de sucre fin mis dans une poudrette, et les mettez au four à une chaleur très-douce. — (J.-J. Machet, Le Confiseur moderne, Imprimerie de Guilleminet, Paris, 1803)
- (Agriculture) Excréments animaux ou humains desséchés et réduits en poudre, employés comme engrais.
- Il paroît encore, que je ne plante pas dans du terreau tout pur, encore moins dans la poudrette toute pure, comme font quelques Jardiniers ; il eſt bien vrai que les Orangers pouſſent aſſez bien dans cette poudrette pendant un an ou deux : mais il eſt vrai auſſi qu’ils n’y font aucune motte […] — (Jean de La Quintinye, Instruction pour les jardins fruitiers et potagers avec un Traité des Orangers, et des réfléxions ſur l’Agriculture, tome second, La Compagnie des Libraires, Paris, 1730, nouvelle édition revue et corrigée)
- À Paris et dans plusieurs autres villes, les matières fécales sont employées à la fabrication d’un engrais spécial qu’on appelle poudrette. C’est un engrais solide et pulvérulent. — (Charles-Victor Garola, Engrais : Les matières fertilisantes, J.-B. Baillière & fils, Paris, 1925, 7e éd., p. 176)
- En 1820, toutes les grandes villes fabriquaient de la poudrette, parfois mélangée frauduleusement avec du charbon ou de la terre. — (Michel Vanderpooten, Les Campagnes françaises au XIXe siècle, 2005)
- La poudrette, tirée des enclos de nuit des animaux, composée de terre fine mélangée à des excréments desséchés et pulvérisés, évolue plus rapidement que le fumier vers des formes minérales. — (Philippe Lhoste, Michel Havard et Éric Vall, La Traction animale, Quæ - CTA - Presses agronomiques de Gembloux, Wageningen - Versailles - Gembloux, 2010, page 125)
- Vers la même époque, il était du meilleur ton de priser des matières fécales desséchées et mises en poudre : tout le monde sait l’histoire de Bassompierre, ouvrant sa tabatière pour offrir de la poudrette à la reine ! — (Augustin Cabanès, Mœurs intimes du passé : Usages et coutumes disparus - Série I, Ligaran, 2015)
- Jeu de la poudrette.
- (Pouldrette) Quand on dit que les enfans joüent à la pouldrette, on n’entend pas qu’ils s’amuſent ſimplement à paſſer de la pouſſiere entre leurs doigts. Cela ne les divertiroit pas fort. On entend qu’ils ſe jettent de la poudre les uns aux autres. — (Bonaventure des Périers, Obſervations ſur le Cymbalum Mundi, dans Contes et nouvelles, et joyeux devis, tome second, 1711)
- Le jeu de la poudrette est signalé à plusieurs reprises. Des enfants s’y amusent, en 1405, dans la région de Senlis ; d’après ce texte, il consistait à jeter de la poudre aux yeux (*), ou du moins un des participants jeta de la poudre aux yeux de ses camarades durant la partie. — (Roger Vaultier, Le Folklore pendant la guerre de Cent Ans d’après les Lettres de rémission du Trésor des Chartes, Librairie Guénégaud, 1965)
- Jeu de la poudrette : Quel était ce jeu de la poudrette dont il est question dans le Cymbalum Mundi de Bonaventure des Périers, et qui avait déjà laissé perplexe La Monnoye à la fin du XVIIe s. ? — (Intermédiaire des chercheurs & curieux, 1979)
- (Technique) Broyat de pneus usagés et d’autres produits en caoutchouc, recyclé.
- Il s’agit de le comprimer fortement dans une presse puissante pour expulser l’eau du latex et faire agglomérer les particules finement divisées de la poudrette. — (Le Caoutchouc et la gutta-percha, volume 19, 1922)
-
bourrette
?- (Soierie) Soie grossière ou étoffe faite avec cette soie.
- L'autre côté est disposé pour mèches de laine cardée, bourrettes et déchets de coton. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature, 1re partie, Encyclopédie Roret, 1914)
-
pirouette
?- (Danse) Tour entier qu’on fait de tout le corps, en se tenant sur la pointe d’un seul pied.
- Faire une pirouette, des pirouettes.
- Faire une double pirouette.
- Comme il sortait du bain, un camarade lui conseilla par manière de plaisanterie de rentrer à l’hôtel en dansant. L’autre accepte le défi, exécute une pirouette et tombe mort sur la route, aux côtés de son compagnon épouvanté. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 168)
- (Équitation) Sorte de volte que fait le cheval sur sa longueur dans une seule et même place.
- La passade consiste à mener un cheval au galop sur une ligne droite et à exécuter une demi-volte ou une demi-pirouette ordinaire à chaque extrémité de cette ligne, de manière à la parcourir plusieurs fois de suite, en passant et repassant. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l’écuyer et de l’homme de cheval, page 245, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- (Sens figuré) Dérobade.
- À tout ce que j’ai pu lui dire, dans ces graves circonstances, il n’a répondu que par des pirouettes.
-
mouette
?- Oiseau de mer de l’ordre des Ciconiiformes (selon Sibley) ou Charadriiformes et à longues ailes, relatif au goéland.
- Après deux jours d’absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner ; nullement farouches, elles se tenaient à proximité chaque fois que nous stoppions. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le bateau s’enfonce dans l’obscurité. Le projecteur fixé au-dessus du chalut éclaire les eaux vertes et écumantes qu’accompagne le cortège des mouettes. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, p.30-31)
- (Élevage) Variétés de poules allemandes appréciées pour leur chair.
- Les deux races ne se distinguent que par la couleur de leurs yeux : ceux-ci sont de jaune-rouge à brun-rouge chez la mouette de la Frise orientale ; brun foncé chez la mouette de Groningue.
-
mozette
?- Variante de mosette.
- La mozette, comme la barrette, la soutane et les mules, change de couleur en fonction des dignités. — (Olivier Mignon, Frédéric Siard, Découvrir une église: Guide du visiteur, 2007)
-
linette
?- (Botanique) Graine de lin.
- Arbitres des prix et sans aucune surveillance sur la qualité de la graine, les négociants du Nord préjudicient beaucoup a l’intérêt des cultivateurs et au commerce de la Bretagne. Ils ont encore à redouter les fraudes et les falsifications trop ordinaires aux marchands qui débitent la linette dans cette province. — (Le Fureteur breton, bulletin documentaire, volume 12, 1923, page 16)
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de la linotte commune.
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de l'hirondelle de mer.
-
proxénète
?- (Sexualité) Personne qui tire profit de la prostitution d’autrui ou bien la favorise.
- Les scandales des procès des proxénètes belges ont montré que ce règlement parfait avait bien quelques inconvénients. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
- Sans doute, comme il le disait à Odette, il aimait la sincérité, mais il l’aimait comme une proxénète pouvant le tenir au courant de la vie de sa maîtresse. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, 1987, page 354)
- En fait, il est établi que les « candidates » étaient placées au « pouf » par des proxénètes exerçant entre Belgique et Méditerranée. Et la gérante du foyer, qui conservait 2 francs par jeton pour ses frais de gestion, envoyait régulièrement à ces messieurs — ou à leur « boîte aux lettres » — les mandats résultant du labeur de ces dames. — (Le Monde : les grands procès, 1944-2010, sous la direction de Pascale Robert-Diard et Didier Rioux, éditions Les Arènes, 2009, page 258)
- (Vieilli) Courtier, celui qui négociait un marché.
-
manchette
?- Extrémité, empesée ou non, des manches de chemise, formant une sorte de poignet fixe ou mobile.
- Il se redresse. Il tire ses manchettes de celluloïd, qui préservent ses manchettes blanches. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 261)
- Jim tirait ses manchettes et rectifiait sa cravate, en s’inclinant d’un air modeste. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Des mains coupées à la manchette applaudissaient autour de moi. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 165)
- L’on remarquait, entre les deux fenêtres sans rideaux, le portrait d’un homme qui croisait les bras sur la poitrine dans une attitude pleine d’assurance, et laissait voir de grandes manchettes empesées, d’une blancheur de neige. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 142)
- (Vieilli) Ornement de mousseline, de batiste, de dentelle, qui terminait la manche de la chemise.
- Manchettes de dentelle.
- (Habillement) Ornement analogue que l’on pose au poignet d’une robe.
- Les dames de la ville s’étaient flattées d’avoir à critiquer cette toilette et cette tournure qu’on avait annoncées si étranges ; elles étaient forcées d’admirer et de dévorer du regard ces étoffes moelleuses négligées dans leur richesse, ces coupes élégantes d’ajustements sans roideur et sans étalage, nuance à laquelle n’arrivera jamais l’élégante de petite ville, même lorsqu’elle copie exactement l’élégante des grandes villes ; enfin toutes ces recherches de la chaussure, de la manchette et de la coiffure, que les femmes sans goût exagèrent jusqu’à l’absurde, ou suppriment jusqu’à la malpropreté. — (George Sand, « Pauline », 1839-1840, in Nouvelles, Paris, des femmes-Antoinette Fouque, 1986, 2018, page 361)
- (Habillement) Empiècement de tissus épais ou de cuir situé au genou et destinée à éviter l’usure du pantalon au contact du haut des bottes.
- (Volley-ball) Renvoi de balle avec les avant-bras (les manches).
- (Catch) Type de coup donné avec l’avant-bras dans le cou[2].
- J’avais souvent réussi à mettre en pratique les torsions de bras, chères à Nick Carter, ou les manchettes de bas en haut, qui avaient fait la gloire de Nat Pinkerton. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 363)
- Il enchaîna par un violent uppercut au menton, suivi d’une série de manchettes rapides. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 364)
- (Militaire) Pièce de tissus, ou de passementerie qui jadis garnissait la partie haute de la lame, sous la poignée du sabre d’infanterie, et se trouvait coincée entre la poignée et le fourreau.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Chirurgie) Lambeau de peau que l’on préserve lors d’une amputation et que l’on positionne ensuite sur le moignon pour le recouvrir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Partie rembourrée de l’accoudoir d’un canapé ou d’un fauteuil.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Marque rouge laissée au niveau du poignet et faite en serrant ce dernier avec la main et en tournant.
- Mais elle empoigna celui-là si maladroitement, qu’elle se fit une manchette, une longue brûlure au poignet — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877)
- Gros joint flexible circulaire assurant l’étanchéité entre la cuve d’un lave-linge et son ouverture.
- Le joint de hublot, souvent dénommé manchette par les professionnels, est un gros joint caoutchouc qui assure l’étanchéité entre la cuve de votre machine à laver et la porte-hublot. — (site https://atelier.sos-accessoire.com/changer-joint-porte-hublot-lave-linge/)
- (Imprimerie) Notes et indications marginales.
- Il n’y a pas de manchettes dans ce livre.
- (Journalisme) Titre en gros caractères destinées à frapper l’attention du lecteur et qui figurent généralement à la première page d’un journal.J'accuse… !, en manchette.
- Faire la manchette des journaux, être en tête de l’actualité, faire les gros titres.
- Le journal portait une manchette énorme. Elle lut ces mots : « Chute du ministère ». — (Anatole France, l'Anneau d'améthyste, 1899)
- (Suisse) Affichette placée sur un kiosque ou une caissette de journaux, reprenant le titre d’un article du journal.Des caissettes de journaux à Genève avec des manchettes.
-
avionnette
?- Avion de petite taille, utilisé pour des vols passagers.
- L'emploi de l’avionnette vulgarise l'aviation et fait mieux comprendre l'importance de la navigation aérienne comme moyen de transport. La multiplication des avionnettes engage le gouvernement à créer de nombreuses places d'aviation qui pourront servir comme terrains d'escale ou de secours aux grandes lignes aériennes. — (Oscar Bonomo, L'aviation commerciale par rapport aux autres moyens de transport, Librairie des Sciences Aéronautiques, 1926, p. 78)
- L’avionnette avait quitté la piste ; on la sentait s’élever par à-coups dans les airs, flageolant dans le vent. — (Christel Mouchard, Une fille dans la forêt, 2012)
- Danse parisienne durant laquelle deux partenaires s’élancent dans en ligne droite, écartent les bras, tournent sur eux-mêmes, et ralentissent, le tout pour simuler le décollage, le vol et l’atterrissage d’un avion
- Pourquoi !! Une époque où on osait danser « l’avionnette », les bras écartés en croix comme les ailes d'un avion ! Alors que dans les mines on faisait travailler les enfantsde douze ans ! — (Jean Freustié, La passerelle, Éditions Bernard Grasset, 1963)
-
épaulette
?- Bande de toile, d’étoffe, de ruban, cousue à la partie du vêtement qui couvre le dessus de l’épaule.
- Les épaulettes d’une chemise, d’une robe.
- (Histoire, Militaire) Bande de galon rembourrée que les soldats portaient sur chaque épaule, qu’on porte encore sur certains uniformes d’apparat, et qui est ordinairement garnie à son extrémité d’une touffe de franges pendantes.
- Les colonels portent aussi deux épaulettes à graine d’épinard, mais tout en or ou tout en argent ; ils ont encore deux galons au haut du schakos. — (Paul Dupuy, Abrégé élémentaire des différences les plus remarquables entre la France et l’Espagne, 1829, page 158)
- Cette partie, appelée passementerie d’or et d’argent, comprenait les épaulettes, les dragonnes, les aiguillettes, enfin cette immense quantité de choses brillantes qui scintillaient sur les riches uniformes de l’armée française et sur les habits civils. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- — « À la santé du roi ! dit-il en buvant ; il m’a fait officier de la Légion d’honneur, il est juste que je le suive jusqu’à la frontière. Par exemple, comme je n’ai que mon épaulette pour vivre, je reprendrai mon bataillon après, c’est mon devoir. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Qu’importe à un homme de votre sorte de faire la guerre comme sous-lieutenant ou comme capitaine ? Laissez la petite vanité de l’épaulette aux demi-sots. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ces deux amis, pour qui la différence des épaulettes n’existait plus, atteignirent Francfort au moment où Napoléon débarquait à Cannes. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Aujourd'hui) (Militaire) Bande de tissu sur un support rigide, portant l’indication d’un grade, que l’on glisse sur une patte d’épaule.
- (Entomologie) Pièce située à la base des ailes antérieures de hyménoptères.
- (Marine) Entaille dans l'arête d'une pièce de bois pour y faire rentrer un autre bois.
- (Typographie) Morceau de métal destiné à soutenir la partie supérieure de la colonne.
-
échevette
?- (Tissage) Petit écheveau.
- Les échevettes sont enfilées par l'ouvrier dans deux crochets disposés sur deux disques montés sur un arbre horizontal tournant et entraînant dans sou mouvement les crochets et l’échevette qui y est mise à la main ; […]. — (Bulletin de la Société industrielle de Mulhouse, vol.34, 1864, page 126)
- Notre méthode de numérotage consiste à […], et enfin, à procéder aux opérations de pesage des échevettes de conditionnement et de calcul que vous connaissez dans les détails. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (En particulier) (Tissage) Désigne dans les filatures de coton le 10e d'un écheveau, c'est-à-dire 100 mètres. Certaines échevettes vendues dans le commerce ont néanmoins des longueurs différentes.
-
obsolète
?- (Grammaire) Qui n’est plus utilisé, en parlant d’un mot, d’une locution.
- « Écornifleur » se compose du verbe « écorner » (dévaluer l’intégrité de) et du verbe obsolète « nifler », certes moins connu que son dérivé « renifler », mais de même sens. — (Bernie de Tours, Le Mauvais Tour de Babel : Pérégrinations ludiques au royaume des mots, Scali, 2007, page 263)
- (Par extension) Ancien ou suranné ; qui n’est plus utilisé, qui n’a plus cours.
- Les entreprises, en particulier, risquent aujourd’hui de conserver une organisation obsolète si elles n’investissent pas sur la capacité de chacun à se poser comme porteur à part entière des projets qu’elles défendent. — (Denis Pansu, « Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, nouveau modèle de communication en France ? », dans L’Idiot du village mondial : les citoyens de la planète face à l’explosion des outils de communication : subir ou maîtriser ?, Paris: Charles Léopold Mayer & Bruxelles : Luc Pire, 2004, page 191)
- Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. — (Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, chap. 2, Albin Michel, 2007)
- Il est toujours possible, aujourd’hui, de dessiner et de produire des plans corrects avec une version 2000, c’est plus l’évolution de l’informatique (matériels et systèmes d’exploitation) qui rend le logiciel obsolète. — (Patrick Diver, Les Secrets du dessinateur AutoCAD, Paris : Pearson Education France, 2010, page 294)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Histoire naturelle) Peu apparent ; presque effacé.
- Sur ces sillons descendent obliquement de petites côtes longitudinales obsolètes, presque effacées, et dont plusieurs individus manquent tout-à-fait. — (Gérard Paul Deshayes, Description des coquilles fossiles des environs de Paris, vol. 2 : Mollusques, Paris : Béchet jeune, Baudouin frères & Treuttel et Wurtz, 1824, p. 652)
- Dessous des inférieures d’un jaune-ochracé plus ou moins pâle, avec la bordure d’un brun pâle, précédée de deux raies maculaires plus ou moins obsolètes, de la même couleur […] — (Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval, Species Général des Lépidoptères, volume 1 (volume 9 de l’Histoire naturelle des insectes), Paris : Roret, 1836, page 496)
-
oeillette
?- Mauvaise orthographe de œillette.
-
marouette
?- (Ornithologie) Petit échassier migrateur, voisin des râles, de la famille des rallidés.
- La marouette, qu'il est impossible de confondre avec aucun des genres voisins, est un oiseau de passage dont l’émigration périodique et régulière commence et finit chaque année avec celle des cailles, et dure deux mois environ, de la mi-août à la mi-octobre. Elle abonde alors suivant les années dans les pays d'étang, dans les prairies marécageuses et dans les mares des plaines. — (Alphonse Toussenel, Le monde des oiseaux: ornithologie passionnelle, Paris : Librairie phalanstérienne, 1853, p. 350)
- Le pré dégageait une odeur de terreau humide, une marouette sifflait dans les roseaux au sud. Son chant sonnait comme des gouttes d'eau qui tombaient. — (Kurt Aust, La confrérie des invisibles, traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier, City Édition, 2010, chap. 8)
- (Botanique) Un des noms vernaculaire de l’anthémis fétide, dite aussi marute.
- Maroute (ou marouette): nom vulgaire de la camomille puante, utilisée pendant la guerre pour la fabrication des produits pharmaceutiques. (Plante qui abondait dans les cours de ferme, et que pour se faire quelques sous, les gamins allaient vendre aux pharmacien du coin.) — (Jean-Marie-Boulais, Marais d'antan, tome 1 : La pêche aux grenouilles, Éditions Cheminements, 2009, chap. 2, note n°1)
-
helvète
?- Relatif à l’Helvétie ; suisse.
- L'équipe helvète. — (Super-G de Lake-Louise: victoire du Suisse Gruenenfelder, LesEchos.fr, 28 novembre 2010)
-
népète
?- (Botanique) Plante du genre Nepeta de la famille des Labiées.
- On distingue :1° la népète cataire, dite vulgairement cataire, chataire et herbe aux chats ;2° la népète tubéreuse, dont les racines, crues ou cuites, sont, dit-on, un aliment assez agréable ; Adanson en avait fait son genre Flessera ;3° la népète réticulée, originaire de Barbarie, et qui, cultivée en France, y forme de jolies touffes.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.