Dictionnaire des rimes
Les rimes en : dégringolade
Que signifie "dégringolade" ?
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- (Familier) Action de dégringoler.
- Au milieu de toutes ces impressions, un espoir subsistait : il finirait fatalement par descendre quelque part, et alors, s’il ne s’écrasait pas dans la dégringolade, quelqu’un ou quelque société peut-être le réexpédierait, lui et le ballon, en Angleterre :[…]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- Mais le mal est si avancé que, souvent, des dégringolades de cailloux emportent les jeunes plants. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Je ne mentionne que pour mémoire les nombreux bains forcés, les dégringolades sur les berges raides et glissantes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les Éditions de la Porte, 1947, page 106)
- (Par extension) Ensemble des objets qui dégringolent ou qui ont dégringolé.
- À Soissons, la fameuse nuit où les autres nous bénissaient… Quelle dégringolade!… une décoction de petit pois. On cherchait le piston partout. Pas de piston. Inconnu le piston. On l’a retrouvé, à la fin, dans une cave, plié en deux… une loque. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 13-14)
- L’ampoule, qui éclairait cette dégringolade d’objets de toute provenance […] se balançait poussiéreuse, au bout de son fil, sous la voûte basse où le salpêtre faisait des croûtes. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) Chute d’éléments divers, déchéance.
- Dans quelques années, quand on vendra les galeries formées en ces derniers temps, on verra une jolie dégringolade. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- – Si je renonce à écrire, à publier, il nous faudra revenir à notre petite existence mesquine d’autrefois.– Eh bien ?– As-tu songé à ce que représenterait pour nous, pour toi, cette dégringolade ? Tu perdrais tes amies une à une. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 188)
- La dégringolade des notes trimestrielles de l’élève jusque là modèle aurait été due à une de ces gageures héroïques comme on n’en fait que dans l’adolescence : pour laisser à l’étrangère la première place, Fernande s’éclipsait, travaillait mal, bafouillait exprès. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 290)
- Avec la chute de celui qu’on encensait il y a quelques mois et qu’on cherchait à recruter d’urgence sur le ticket présidentiel démocrate, on assiste à une dégringolade politique digne de la mythologie grecque. — (Pierre Martin, La chute brutale d’Andrew Cuomo, Le Journal de Québec, 4 mars 2021)
- (Par extension) Ensemble d'objets, vus du dessus, situés sur une pente raide ou dans une suite descendante.
- […] et, du haut en bas de la butte, une dégringolade de bidons, de sabres, de gamelles. — (Alphonse Daudet, Paysages d’insurrection, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 87)
- La limitait à l’est une balustrade en surplomb qui donnait sur la dégringolade des maisons et des toitures. — (Gabriel Chevallier, Brumerives, Flammarion, 1968, page 241)
- […] puis, tout à coup, Tananarive surgit, sa colline la plus élevée couronnée par le Palais de la Reine, blanc par exception, aux quatre tourelles se détachant très nettes sur le ciel ; au dessous, c'est la dégringolade d'une multitude de petits toits pointus, couverts de tuiles rondes, […]. — (Mme L. Quenedey, Promenades équatoriales, Paris : Albin Michel, ca 1910, collection IXX, 2016)
- Le parc est superbe; à plat d'un côté, en terrasse de l'autre, avec une dégringolade d'arbres centenaires sur un versant de colline jusqu'à un ravin au bas duquel coule un fou petit cours d'eau : la Tiretaine. — (Hélène Lecomte du Nouy, Amitié amoureuse, Calmann-Lévy, 1923, page 241)
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "dégringolade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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onguligrade
?- (Zoologie) Se dit des mammifères qui marchent sur leurs ongles, c’est-à-dire sur leurs sabots.
- sauvelade
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cabrade
?- Action de se cabrer, de se lever sur les pattes arrière pour un quadrupède.
- D'abord, la maison où nous sommes n'avait qu'un étage au lieu de deux ; puis c'est moi qui fis agrandir les étables où renfermer plus commodément en hiver la cabrade, le troupeau de chèvres, si vous entendez mal les mots du pays. — (Ferdinand Fabre (1827 - 1898), Le Chevrier (1867), éd. Miroirs, 1992, pp. 41.42)
- (Médecine) (Anesthésiologie) Mouvement de redressement qu’esquisse le corps d’un sujet au début d’une anesthésie générale.
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caronade
?- (Histoire, Marine, Militaire) Sorte de canon gros et court, moins lourd mais de même calibre que ceux qui servaient alors, surtout en usage dans la marine de guerre.
- Tonnerre ! s’écria le général, comme c’est pointé ! Ils ont des caronades faites exprès. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Le cuivre des caronades étincelait comme de l’or, les planches luisaient comme le palissandre du meuble le mieux verni. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
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débandade
?- Action de se débander ou de se disperser ; débâcle.
- De ce jour, tous ses devoirs furent oubliés. Tout alla sans ordre et à la débandade. Lorsqu’une fillette a l’amour en tête, va te faire lanlaire ! — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, vol. 1, p. 6)
- Son arrivée soudaine fait s’envoler des troupes de pigeons en débandade. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 355.)
- D'autres filles encore, plus nombreuses, escaladent les grilles, et là c'est la débandade : un gardien tombe à la renverse, une Femen à califourchon sur lui, un autre tente vainement d'en attraper une par sa perruque, qui lui reste dans la main, […]. — (Olivier Goujon, Femen : Histoire d’une trahison: Essais & documents, Éditions Max Milo, 2017)
- (Familier) Action de débander, cessation de l’érection, fait de ne plus bander.
- Un homme ne l’est qu’en érection, et l’homme le plus homme l’est de l’être partout et tout le temps. (…) À l’inverse, une défaillance du commandement implique toujours le soupçon d'une féminité fourbe, l'insultante passivité d'une débandade, la hantise du fiasco. — (Jean-Claude Beaune, La vie et la mort des monstres, 2004)
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rocade
?- (Militaire) Ligne parallèle au front de combat, reliant les divers secteurs et sur laquelle les troupes peuvent se transporter d’un point à un autre.
- Ligne, route, voie de rocade.
- (Transport) Boulevard périphérique partiel.
- Dans le quartier étudié dans le centre d'Aix-en-Provence, la circulation est rendue compliquée par le sens obligatoire de la rocade et l'étroitesse des rues ; […]. — (Vincent Kaufmann, Christophe Jemelin & Jean-Marie Guidez, Automobile et modes de vie urbains: quel degré de liberté?, Documentation française, 2001, page 48)
- (Informatique) Câble multipaire utilisé pour relier les répartiteurs et les sous-répartiteurs dans les systèmes de pré-câblage.
- chancelade
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estacade
?- (Marine) Sorte de digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, dans un chenal, pour en fermer l’entrée, ou pour en détourner le cours, ou pour protéger les bateaux contre les débâcles.
- Il y avait encore peu de monde sur le Dampfschiff, mais chaque fois que l’on passait devant une petite ville ou un bourg, la Concordia, opérant une évolution sur elle-même, se rapprochant de l’estacade, ou, brassant l’eau à rebours, se laissait rejoindre par des barques chargées de voyageurs et de paquets. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 96)
- L’estacade, étageant ses madriers, ses contreforts de cathédrale gothique, et le pont de Constantine, léger, se balançant comme une dentelle sous les pieds des passants. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- […] et déjà nous accostions à l’estacade du bois de la Chaise, un bois de pins tristes et d’yeuses superbes, aux troncs tordus, au feuillage presque noir. — (Octave Mirbeau, Notes de voyage, dans La vache tachetée, 1918)
- Les flancs chatouillés par un clapotis égrillard, la petite pirogue, le cayuco d'acajou, se dandinait le long d’une fragile estacade à l’extrémité de laquelle s’élevait une sorte de guérite intime. — (Jacques Perret, Ernest le rebelle)
- (Marine) Barrière flottante formée d'un ensemble de radeaux, de câbles, de dromes ou de chaînes, destinée à bloquer l’entrée d'un port, ou d’une rade.
- Or, donc on a béni la mer :Oh ! les trois fois heureuses vagues…On nous purgea le flot amer À grand renfort d’oraisons vagues. On a béni sans doute aussi Du même coup, les estacades. Voilà, mesdames, Dieu merci !De quoi refroidir vos cascades… — (Théo Hannon, Eau bénite, « Au clair de la dune », 1909 → lire en ligne)
- Ulysse est sur l'estacade, Priam! — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 120)
- (Architecture) Dispositif destiné à protéger les piles d’un pont des corps flottants.
- (Chemin de fer) Plate-forme à partir de laquelle on chargeait le combustible des locomotives à vapeur.
- strophoide
-
brandade
?- (Languedoc-Roussillon) (Provence) (Cuisine) Plat cuisiné à base de poisson, principalement de la morue ou de merluche, qui consiste à l’émincer et à la faire cuire avec de l’ail haché, et de l’huile.
- Des messieurs congestionnés, comblés d’olives noires, de brandade et de safran, y parlent littérature avec autorité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- […] dans la cuisine nîmoise […] une mention spéciale à la brandade. L’histoire fait naître ce plat au XVIe siècle, d’un mélange d’huile d’olive, d’herbes parfumées de la garrigue et surtout de filets de morue, abondants sur les marchés de l’époque ; ils servaient aux Malouins de monnaie d’échange contre le précieux sel d’Aigues-Mortes. — (Véronique Mure, Jardins de garrigue, Édisud, 2007, page 81)
- (Péjoratif) Injure inexplicable.
- lestrade
-
daurade
?- (Ichtyologie) Poisson de la famille des Sparidés, très commun dans la mer Méditerranée, et dont il existe plusieurs espèces.
- Ainsi, une daurade de mer met douze ans pour atteindre 43 cm, taille qu’elle aurait acquise dans le lac en trois ans seulement. — (Bulletin économique et social de la Tunisie, Volumes 96 à 101, 1955)
- Ils se baigneront longuement à Carthage, au milieu des ruines, à La Marsa ; ils iront jusqu’à Utique, à Kelibia, à Nabeul, où ils achèteront des poteries, à la Goulette où, tard dans la nuit, ils mangeront d’extraordinaires daurades. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 152)
- (Ichtyologie) Variante de daurade royale (poisson).
- (Ichtyologie) Synonyme de coryphène (poisson).
-
vade
?- (Vieilli) (Rare) Mise au jeu.
- Quand l’on est à la dernière ronde, la vade ne peut être moins de dix jetons, reste ou non reste. — (Jeu de prime de Lyon, 1693)
- Faire vatout en termes de jeux, c'est faire la vade ou le renvoi de tout ce qu'on a devant soi. — (Nouveau dictionnaire universel des arts et des sciences, français, latin et anglais : contenant la signification des mots de ces trois langues et des termes propres de chaque état et profession: avec l'explication de tout ce que renferment les arts et les sciences, T. 2 / trad. de l'anglais de Thomas Dyche ; par le P. E. Pézenas et l'abbé J.-F. Féraud, Thomas Dyche, Avignon, 1756)
- (Par extension) (Vieilli) Intérêt, participation dans une affaire.
- eunuchoide
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attrapade
?- Dispute soudaine.
- Au grand étonnement du géant, son étoile, qu'il croyait ternie depuis son attrapade avec le cardinal de Lorraine, brille dans la ciel des milieux catholiques comme une auréole d'apôtre. — (Bernard Tirtiaux, Les sept couleurs du vent, Denoël, p. 195)
-
fanfaronnade
?- Air, parole, attitude de fanfaron.
- Chevalier, reprit Rébecca, tout cela n’est que fanfaronnade et vain exposé de ce que vous auriez fait si vous n’aviez jugé convenable d’agir autrement. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Visiblement, en dépit de ses constantes fanfaronnades, le docteur était, à tout le moins, aussi poltron que ses compatriotes de Werst. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 38-52)
- Dans ce fait de me rapporter mon billet, cyniquement, dans ma chambre, en profitant d’un instant où j’en suis sorti, je dois voir un défi, une fanfaronnade, et presque une insulte… — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Jamais les spectres des morts du 6 Février ne quitteront plus ces hommes, malgré leurs fanfaronnades, leurs plastronnades, leurs mensonges, leurs ricanements. — (Philippe Henriot, Le 6 février, 1934)
- Un tel boycottage -- qui consisterait à ce qu’aucun représentant du gouvernement américain n’assiste aux Jeux, auxquels les athlètes, en revanche, participeraient -- ne serait que de la « fanfaronnade », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian lundi. — (AFP, Les États-Unis annoncent un boycottage diplomatique des JO de Pékin en 2022, Le Journal de Québec, 6 décembre 2021)
- fourchades
- peymeinade
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terrade
?- (Désuet) Boue des rues qu’on porte sur les terres.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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pasquinade
?- (Histoire) Placards satiriques qu’on attachait à la statue de Pasquin à Rome.
- (Par extension) Railleries bouffonnes et triviales.
- Je n’aurais pas pardonné aux Excellences leurs pasquinades diplomatiques, si elles avaient dérangé ma vie. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- Pour comble de malheur, un jeune homme ayant composé, à la mode de province, un impromptu sur les danseurs, on attribua cette pasquinade à Tchitchikov. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 199)
- Freemantle, homme grossier et sans grande imagination, a recours à la lamentable pasquinade que vous connaissez pour arriver à ses fins. — (Jean Ray, La Cité de l’indicible peur, 1943)
- Faire des pasquinades.
- Un faiseur de pasquinades.
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ramade
?- (Pyrénées) Réunion de plusieurs centaines de moutons.
- Le troupeau était si nombreux qu’on le divisa en trois ramades, dont chacune avait près d’un millier de têtes. — (Legoarant, cité par Littré)
- (Rare) Ensemble de branches feuillues.
- […] presque en même temps la lumière s’alluma sous la ramade et Jeanne apparut. — (Anne Philippe, Un été près de la mer, France Loisirs, page 83)
- (Occitanie) Giboulée.
- (Occitanie) Sévère réprimande.
- phlyctenoide
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lapalissade
?- (Rhétorique)[1] Chose évidente, tautologique, réflexion niaise ou ridicule tant elle est évidente, et à laquelle vous répondez : « La Palice en aurait dit autant ! »
- Le comédien n'est pas une machine. C'est une lapalissade qu'il est bon de crier à tue-tête. Le comédien n'est pas un pion, un robot. — (Jean Vilar, De la tradition théâtrale, L'Arche, 1955. Cent ans de théâtre)
- La question demeure donc entière. Je me la suis posée dans tous les sens pour arriver à une conclusion en forme de lapalissade : s’il est resté aussi longtemps, c’est peut-être tout simplement parce qu’il n’est pas parti… — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 238)
- Commençons par une lapalissade : les Jeux olympiques et paralympiques (JOP), c’est beauoup plus que du sport. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 10 mars 2023, page 3)
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estocade
?- (Anciennement) Épée longue et droite, sans tranchant.
- Ambroise parut bientôt au réfectoire, où les bénédictins récitaient malines en l’attendant ; il n’avait pas quitté son froc et sa cagoule, mais endossé par-dessous une cotte de mailles et posé sur sa tête un heaume dont la visière et le ventail fermés se recourbaient comme un bec d’aiglon, et dont le cimier représentait des os de mort en croix ; il s’était précautionné de deux épées, l’une courte dite braquemard, l’autre nommée estocade ou épée de longueur, outre une miséricorde pour achever un vaincu à terre. — (Paul Lacroix, Les Francs-Taupins, histoire du temps de Charles VII, Imprimerie de Walder, Paris, 1834, page 75)
- Grand coup allongé d’épée ou de fleuret donné avec la pointe de l’arme.
- Encore un mot. Ne vous faites pas un point d’honneur de ne pas rompre ; au contraire, faites-le marcher ; il manque d’haleine, essoufflez-le, et, quand vous trouverez votre belle, une bonne estocade dans la poitrine, et votre homme est à bas. — (Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Charpentier, 1842, page 100)
- La Goberge n’était brave naturellement qu’à coup sûr, et depuis que ses estocades lui avaient failli, ce spadassin frissonnait en regardant seulement la poignée de sa rapière. — (Auguste Maquet, Le Comte de Lavernie, L. de Potter, 1853, t. 3, page 256)
- De Morguen se rua sur lui tête baissée et lui porta sous le busc de la cuirasse une estocade bien roide, pour lui transpercer le ventre. — (Maurice Maindron, Le Tournoi de Vauplassans, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, page 184)
- Au commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers, posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Stelle, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 189)
- (Par extension) (Tauromachie) Coup d’épée porté par le matador pour achever le taureau.
- L’épée lui était entrée dans le front et avait piqué la cervelle, coup défendu par les lois de la tauromachie, le matador devant passer le bras entre les cornes de l’animal et lui donner l’estocade entre la nuque et les épaules, ce qui augmente le danger de l’homme et donne quelque chance à son bestial adversaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Les estocades produisent immédiatement la mort lorsque, pénétrant entre deux vertèbres, le fer tranche la moelle épinière, ou atteint ce que les toreros appellent la erradura. Le coup tue le taureau, même quand l’épée n'est entrée qu’à moitié. — (Théophile Gautier, La Peau de tigre, H. Souverain, 1858, t. 3, page 58)
- (Littéraire) (Sens figuré) Attaque violente et soudaine.
- Pour moi chétif, je fais la guerre jusqu’au dernier moment, jansénistes, molinistes, Frérons, Pompignans, à droite, a gauche, et des prédicants, et J. J. Rousseau. Je reçois cent estocades, j’en rends deux cents, et je ris. Je vois à ma porte Genève en combustion pour des querelles de bibus, et je ris encore ; et, Dieu merci, je regarde ce monde comme une farce qui devient quelquefois tragique. — (Voltaire, Correspondance, lettre à M. le cardinal de Bernis, 22 décembre 1766, dans Œuvres complètes, t. 41, L. Hachette, 1890, page 160)
- Brutalement, il se précipita sur elle, et, sans une parole, sans une caresse non plus, mais avec une force de rut extraordinaire, avec un élan de tout son être et de toute sa volonté, par une brève et décisive et profonde estocade d’étalon, il la viola, les yeux fermés lui aussi, et s’imaginant qu’il engrossait la terre elle-même. — (Jean Ridhepin, Le Cadet, G. Charpentier, 1890, page 121)
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journade
?- (Histoire) (Extrêmement rare) Vêtement flottant du XVe siècle, ouvert sous les bras, pourvu de manches courtes, avec ou sans ceinture, souvent utilisé pour la chevauchée et par les hérauts.
- Il y avait des journades ornées d’orfèvrerie, doublées de martre ou d’hermine. Il y en avait de bure pour le peuple : ces dernières journades étaient plus longues que celles portées par la noblesse, et quelquefois alors retenues à la taille par une ceinture. — (Eugène Viollet-le-Duc, Dictionnaire raisonné du mobilier français de l’époque carlovingienne à la Renaissance, Veuve A. Morel & Cie, 1873, tome 4, page 5)
- Elle avait une cotte de maille sous sa journade de cuir lacé. Sa minceur disparaissait sous les plis de la cape de chevauchée. — (Suzanne Chantal, Les anneaux d’or, O. Orban, 1984, page 150)
- Leur tenue était disparate : certains portaient les journades flottantes à manches fendues du temps du Téméraire, ou des huques chamarrées ; d’autres plastronnaient dans des mantelines de velours ou de soie, des pourpoints hauts en couleur ; sur les têtes, chapeaux d’armes fastueusement emplumés ou cabassets d’acier poli, morions étincelants, bourguignottes à triple crête. — (Philippe Ragueneau, Les Marloupins du roy, Le Pré aux clercs, 1989, page 75)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.