Dictionnaire des rimes
Les rimes en : défenderesse
Que signifie "défenderesse" ?
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- (Droit, Justice) Celle à qui on fait une demande en justice, la partie à laquelle le procès est intenté, par opposition au demandeur ou à la demanderesse.
- Attendu que le perroquet susdit, à l’instigation de la défenderesse, toutes les fois que la marquise passe dans la grand-rue, l’appelle en des termes que la pudeur de la demanderesse lui défend de répéter, elle conclut à ce que la señora Perichole soit étranglée… Non, je me trompe, à ce que le perroquet soit étranglé et la señora, sa maîtresse, réprimandée et mulctée. — (Prosper Mérimée, Le Carrosse du Saint-Sacrement, 1829)
- Le portrait de Zanze dans le mémoire du demandeur est si ressemblant, qu’on le retrouve dans la réplique de la défenderesse : même sentiment de religion et d’humanité, même réserve, même ton de mystère, même désinvolture molle et tendre. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe, tome 6, Garnier, Paris, 1910 (1re édition 1849), page 317)
- La défenderesse s'est donc rangée à gauche à 50 ou 75 pieds de la moto et elle a mis en fonction ses clignoteurs de gauche. A quinze pieds en avant de l'automobile, le demandeur a soudainement viré à gauche. — (Les recueils de jurisprudence du Québec, publiés par le Barreau de Québec : Cour supérieure, E. Doucet, 1973, page 979)
- Les employés de la défenderesse rédigèrent divers rapports, pour lesquels le demandeur paya 12 000 fr. — (Laurent Olivier Gilliard, La disparition de L’enrichissement, 1985)
- Il est intéressant de noter que certains féminins sortis de l’usage courant sont cependant conservés dans la langue juridique, comme demanderesse, défenderesse, venderesse, acquéresse et bailleresse. — (Michaël Lessard, Suzanne Zaccour, « Quel genre de droit ? Autopsie du sexisme dans la langue juridique », dans Revue de droit de l’Université Sherbrooke, no 47, 2017, page 227-298 [texte intégral])
Mots qui riment avec "esse"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "défenderesse".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esse , esses , aisse , aisses , èce , èces et ess .
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recomparaisse
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe recomparaître (ou recomparaitre).
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe recomparaître (ou recomparaitre).
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typesse
?- (Argot) Femme anonyme.
- Dans la langue parlée moderne (surtout dans l’argot de Paris), le suffixe -esse a pris une assez grande extension. Voici quelques exemples de formation récente et toute populaire : Bougre — bougresse ; chef — chefesse (de rayon) ; clown — clownesse (Huysmans, Là-bas, p. 104) ; dab, dabe — dabesse ; faraud — faraudesse ; gonce — gonzesse ; grèle — grelesse ; juif — juivresse ; oncle — onclesse (concierge femelle d’une prison) ; singe — singesse ; snob — snobesse ; type — typesse, etc. — (Kristoffer Nyrop, Grammaire historique de la langue française, volume 2, 1903, page 291)
- Tour chez Frédé. […] Vu des types et des typesses. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 104, p. 110, 14 mai 1920)
- Ils allaient quelquefois sur les grands boulevards et suivaient des typesses mais ils n'osaient pas leur parler : « Que veux-tu, mon pauvre vieux, disait Berliac, nous ne sommes pas de la race qui plaît. Les femmes sentent en nous quelque chose qui les effraie. » — (Jean-Paul Sartre, L'enfance d'un chef, 1938)
- Hannibal ajouta : "Il faudra que je vous fasse connaître ma sœur. C'est une typesse épatante. Elle est fiancée à un Américain." — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 87)
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vieillesse
?- Âge avancé.
- II y a six degrés d’âges ; savoir : l’enfance proprement dite, infantia ; la seconde enfance, pueritia; l’adolescence, la virilité, la vieillesse et la décrépitude. — (Dictionnaire des sciences médicales, volume 52, page 415, Charles-Louis-Fleury Panckoucke à París, 1821)
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il portait un costume gris foncé, devait avoir dans les 60 ans, mais restait vif et musclé. Les rides qu'il avait au coin des yeux rayaient de vieillesse son visage dur et impénétrable. — (Jose Rodrigues dos Santos, La formule de Dieu, traduit du portugais par Carlos Batista, Paris : HC éditions, 2012, chap. 4)
- (Sens figuré) …
- Bâton de vieillesse. Voyez « bâton ».
- Vétusté, ancienneté, en parlant de choses.
- Cette maison, ce bâtiment tombe de vieillesse.
- La vieillesse de ces chênes.
- Personnes âgées en général.
- La vieillesse est chagrine, est avare, est soupçonneuse.
- (Proverbial) …
- Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, Si les jeunes gens avaient plus d’expérience, et les vieillards plus de forces.
- angresse
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prêtresse
?- (Religion) Femme qui exerce une fonction sacrée et qui préside aux cérémonies d’un culte religieux.
- Par exemple, avez-vous quelquefois réfléchi à certains mots irréguliers de notre langue qui ne prennent pas le féminin, comme les autres mots de la même famille, tels que : poëte, auteur, écrivain, peintre, sculpteur, architecte, compositeur, littérateur, etc. ? Pourquoi ne dit-on pas : peintresse, architectesse, poëtesse, comme on dit : prophétesse ou prêtresse ; ni sculptrice ou autrice, comme on dit : actrice ou lectrice ; ni littérateuse ou compositeuse, comme on dit : chanteuse ou danseuse ; ni écrivaine, comme on dit : souveraine ? Pourquoi, dans ces cas-là, faut-il avoir recours à la périphrase : une femme auteur, une femme peintre, une femme compositeur, et ainsi de suite ? — (Émile Deschamps, « Mémoire sur les femmes littéraires », dans L’investigateur : journal de la Société de l’Institut historique, 1847, vol. 7, 2e série, page 121 [texte intégral])
- Prêtresse d’Apollon, de Diane.
- (Sens figuré) Elle vint à lui, et, avec cette instinctive science de l’amour qui devait faire d’elle la plus conquérante des prêtresses de l’amour, Marion Delorme lui jeta ses bras autour du cou. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Désuet) Épouse d’un prêtre, dans les rites non latins de l’Église catholique, les Églises orthodoxes ou les Églises orientales.
- Les femmes des curés sont appelées prêtresses par honneur, mais n’exercent aucune fonction sacerdotale. — (Gérard de Nerval, Voyage en Orient, Calmann Lévy, Paris, 1884 (1re édition 1851), page 303)
- vendenesse
- vergelesses
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graisse
?- Substance onctueuse, de peu de consistance et fondant facilement, dite en chimie corps gras et répandue en diverses parties du corps de l’homme ou de l’animal.
- Elle était hideuse ainsi. On voyait derrière ses lèvres relevées, débarrassées de rouge, décolorées et molles, ses dents malpropres ; un bourrelet de graisse saillait sous le menton. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 57)
- La graisse l’incommode.
- (Cosmétologie, Cuisine) Substance onctueuse et aisée à fondre tirée du corps des animaux, servant à diverses utilisations, notamment dans le domaine de la cuisine et de la cosmétique.
- Devant une bonne choucroute au jambon, ils oublièrent le pudding de graisse de phoque farci aux myrtilles ! — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928, édition Librairie de l’Œuvre Saint-Charles à Bruges, 1938, p.134)
- Dans un coin, au-dessus de quelques charbons, grillait une tranche de porc dont la graisse pétillait dessus en tombant sur le feu. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, p. 154, 2012)
- La graisse d'ours favorisait, dit-on, la pousse des cheveux. — (C. Lapointe, A. Bain et R. Auger, Le site archéologique du palais de l'intendant à Québec, éd. du Septentrion, Québec, 2019, page 124.)
- Graisse de bœuf, de chapon.
- Faire fondre de la graisse.
- Il est tombé de la graisse sur sa robe.
- (Industrie) Corps gras utilisé pour les besoins de l’industrie d’origine diverses, aussi bien organique que minéral.
- Graisses animales ou suifs (beurre, margarine, etc.).
- Graisses végétales (huile d’olive, de noix, de colza, etc.).
- Graisses minérales (vaseline, etc.).
- (Mécanique) Corps gras, le plus souvent minéral, servant de lubrifiant pour les systèmes mécaniques.
- Le plateau de ton vélo a besoin d’un bon coup de graisse.
- Il va falloir donner de la graisse à tout ça, les rouages sont tout crasseux.
- (Par analogie) Altération qui se produit dans les vins, les cidres, etc., et qui les fait filer comme de l’huile.
- Ce vin tourne à la graisse.
- La maladie de la graisse est due à la bactérie Pediococcus damnosus.
- (Cartographie, Typographie) (Topographie) Épaisseur du trait ou du jambage d’un caractère ou d'une police[1].
- (Dans la Bible) Fertilité de la terre, du sol (→ voir engrais).
- Que Dieu vous donne une abondance de blé et de vin, de la rosée du ciel et de la graisse de la terre - Bible, Genèse, XXVII, 28, dans la traduction de Louis Isaac Lemaistre de Sacy (1613-1684)
-
presse
?- Action de presser.
- La noblesse d’Auch demande l’exemption de la milice en faveur des laboureurs et cultivateurs, hors le temps de presse, et que le tirage se fasse, lorsqu’il aura lieu, sous la direction des militaires commis à cet effet par les Etats de la province, p. 95, art. 16. — (Archives parlementaires de 1787 à 1860: recueil complet des débats législatifs & politiques des chambres françaises imprimé par ordre du Sénat et de la Chambre des députés sous la direction de J. Mavidal et de E. Laurent, Première série (1787 à 1799), Tome 7, Table des cahiers des États Généraux, Librairie administrative de Paul Dupont, 1875, page 537)
- Mécanisme qui, à l’aide d’un effort minime, permet d’exercer une pression considérable.
- Presse à vis.
- Or comment voulez-vous qu’on vienne prendre tous les détenteurs de presses à copier pour leur faire un procès ? — (revue La Céramique, volume 17, 1914 page 64)
- Les relieurs se servent de plusieurs sortes de presses.
- Mettre du linge, des étoffes à la presse.
- (En particulier) (Agriculture) Machine destinée à presser et mettre en balles ou ballots le foin, la paille.
- Le ramasseur fonctionne à la manière d’un râteau rotatif qui soulève le fourrage ou la paille en andain sur le sol et l’élève vers les organes internes de la presse. — (Fiches sécurité machines agricoles et forestières: fonctions, conception, utilisation, Cemagref Éditions, nov. 2002, page 99)
- (Imprimerie) Machine au moyen de laquelle on imprime soit les feuilles d’un livre, soit des gravures, etc.
- Je converse avec Homère et Cicéron, les Homères et Cicérons des siècles à naitre converseront avec nous, en sorte qu’on peut hésiter à prononcer si une presse n’est pas autant un véritable sens intellectuel, révélé à l’homme par Gutenberg, qu’une machine matérielle. — (Lamartine, Gutenberg)
- Dans la nuit du 9 au 10, les sectionnaires et les fédérés, dont le principal centre d’impulsion semble avoir été le club électoral siégeant à l’Évêché, brisent les presses des imprimeries girondines — (Jean Poperen, Introduction du tome II des textes choisis de Robespierre, Éditions sociales, 1957)
- (Sens figuré) (Collectif) (Journalisme) Ensemble des journaux.
- La presse aussi ne laissait pas échapper une occasion de les dépopulariser. Des articles de journaux, conçus dans les termes les plus virulens, des pamphlets satiriques, et enfin tout ce que peut inventer l’esprit de parti fut mis en œuvre pour attirer la vengeance sur les nouveaux parias politiques. — (Anonyme, Mexique.- Situation des partis, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Une presse complaisante jusqu’à la servilité répandait dans le public, depuis les salons jusqu’aux mansardes, les idées les plus fausses et les plus dangereuses. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
- La presse se réjouit ouvertement de ces manifestations et félicite le peuple du fait que les juifs « ne peuvent plus maintenant comploter contre l’État sous couvert de services religieux ». — (Livre blanc anglais no 2 - « Documents concernant les traitements infligés en Allemagne aux nationaux allemands » ; présenté au Parlement par le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, traduction officielle, 1939)
- Tous les gouvernements le tolèrent parce qu’ils y trouvent leur compte - et certains le favorisent parce que, grâce à des presses salariées et à des majorités vénales, ils sont pratiquement asservis aux Rois de la Haute Banque et de la Grande Métallurgie. — (Victor Margueritte, Debout les vivants !, 1932)
- Oui, mon petit… la presse indépendante… la presse d’idées… À peu près morte… dès sa naissance… C’est ce salaud de Girardin qui l’a zigouillée le jour où il a tué Armand Carrel… — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- N’est-il pas invraisemblable que le prince de Bismarck, qui manœuvrait sa presse comme un régiment, ait été étranger à cette campagne ? — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Une immense joie s’empare de toute l’Italie, alimentée par les reportages dithyrambiques des journalistes embeded, comme on dirait aujourd’hui. La presse chante la victoire de la civilisation européenne sur l’obscurantisme des musulmans […]. — (Tewfik Farès, 1911 : la Libye en guerre, déjà, dans Libération (journal) du 18 mars 2011, page S12)
- Foule, multitude de personnes qui se pressent les unes les autres dans un espace plus ou moins limité.
- Le roi a passé tous les jours gras à la Muette, et, le jeudi gras, il est venu au bal de l'Opéra. Il y avait tant de monde qu'il a été expressément (note: C'est-à-dire positivement, en termes exprès) pressé, sans pouvoir aller, ni venir. Toute sa compagnie était en bergers et bergères, et lui en chauve-souris. Cette presse l'a un peu dégoûté de ce bal. — (Edmond Jean François Barbier, Avocat au Parlement de Paris, Journal anecdotique du règne de Louis XV, édition de 1847, note de l'édition de 1849, p. 5 février 1739)
- Tous ces gens, serrés les uns contre les autres […], se bousculaient […]. Si la presse devenait plus étouffante, des cris s’élevaient : « Ne poussez pas ! » — (Anatole France, Les Dieux ont soif, 1912, page 70)
- L’aubergiste avait dressé ses tables dans la grange ; à l’entrée, il y avait presse. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- C’est un des orchestres les plus appréciés du moment, aussi y a-t-il une grosse affluence – trop grosse même : la presse est telle qu’on transpire à grosses gouttes et qu’on entend mal l’orchestre au milieu du bruit des conversations, des danseurs. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 78)
- Hâte, action de se hâter, fait d’être pressé, impatience.
- Je ne suis pas plus avancé pour de Maistre : pas un document de ceux que j’attendais ne m’est venu […] Un beau jour, de guerre lasse, je décrocherai ; mais il n’y a pas de presse. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Correspondance, t. 4, 1841, page 105)
- Aux moments de presse, les patrons de bar savent ce que leur coûte le vol au rendez-moi, car s’ils refusent de s’exécuter, l’agent qu’on appelle donne forcement raison au voleur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Elle admettait au temps de grande presse une femme de journée pour les lessives, plus abondantes à cette époque de l’année. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 22)
- Méthode d’enrôlement forcé dans les forces armées.
- Le résident supérieur du Tonkin organisa la presse, c’est-à-dire l’enrôlement forcé, à la fin de janvier 1916, quand on exigea de lui un contingent dans les trois jours ; la collaboration totale des hauts mandarins lui facilita grandement la tâche. — (Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre : 50 000 recrues dans les usines françaises, 2014, pages 57–58)
- lauresses
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négresse
?- (Désuet) (Injurieux) Femme à la peau noire. Note : jusque vers 1920-1930 ce terme n’est pas perçu comme injurieux. Référence nécessaire
- Il en est des métisses comme des négresses, des niakouées et des crouilles : sous leurs airs de mijaurées, ce sont quand même de bonnes bourreuses à qui il ne faut pas en promettre. — (Bertrand Dicale, Maudits métis, Éditions Jean-Claude Lattès, 2011, chap. 3, note nº 1)
- Une négresse de quatorze ou quinze ans, d’une beauté extraordinaire, vint nous ouvrir la barrière d’une maison qui tenait à la fois de la ferme d’un Anglais et de l’habitation d’un colon. — (Œuvres de Chateaubriand, Volume 3, François-René de Chateaubriand, 1852-1854)
- Avez-vous aperçu quelque part la belle négresse ? — (Mémoires de Mme Du Barri sur la ville, la cour et les salons de Paris sous Louis XV, Jeanne Bécu Du Barry, 1857)
- Elle se tourna vers moi, et je fus étrangement surpris en apercevant une négresse ! — (Ourika, Claire de Duras, 1823)
- Mais elles ont beau être aimables naturellement, et richement vêtues, elles ne font tout au plus que partager les regards des hommes avec les filles indiennes de leur suite qu’elles font marcher aux portières de leurs carrosses : ces négresses sont si jolies et si-mignonnes, que souvent on les préfère à leurs maîtresses. — (Œuvres de A.-René Le Sage, Alain-René Lesage, 1828)
- (Esclavagisme) (Emploi à manier avec précaution) Esclave noire.
- Il est établi que toute femme peut sortir seule ; la plupart se font suivre par une négresse, mais ce n’est pas d’obligation. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- (Cuisine) Ustensile de cuisine désignant un bac à friture.
- À ses narines surgissent ici et là, à quoi qu’il soit occupé, des croches de parfums surannés, l’odeur des pelures de reinettes ou des zestes de peaux d’orange que sa grand-mère laissait brûler sur le dessus de la cuisinière pour chasser les miasmes microbiens et les esprits malins ou pour embaumer la pièce, et celle, puissante, corsée, qui excite et dilate à y penser son organe olfactif, du café, acheté vert en Belgique, le jour qu’elle le torréfiait, sur sa négresse d’où elle avait ôté trois des cercles du foyer, dans un brûloir cylindrique, pourvu de quatre pieds en fourche comme un tournebroche, dont elle tournait patiemment la manivelle, dans un sens et puis dans l’autre, autant de temps qu’il fallait, alimentant son feu de pallées de boulets, avant de pouvoir épardre les grains fumants, noirs et huileux, sur la feuille de papier fort, marron, étalé sur le sol, qu’elle repliait, une fois le café refroidi transvidé dans sa boîte en fer blanc. — (Patryck Froissart, La Mise à nu)
- (Argot) Puce.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) Bouteille de vin.
- Dans un coin de la boutique, le tas des négresses mortes grandissait, un cimetière de bouteilles sur lequel on poussait les ordures de la nappe. — (Émile Zola, L’Assommoir, G. Charpentier, Paris, 1879, page 276)
- (Argot) Caisse entourée de toile noire.
- Eh ! eh ! eh !… c’est seulement pas si lourd que la négresse de la femme noyée du canal Saint-Martin… n’est-ce pas, mon homme ? — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, Librairie de Charles Gosselin, 1842, page 251)
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cresse
?- Nom de la passerage.
- bouresse
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altesse
?- Titre d’honneur qui se donne à différents princes, en parlant et en écrivant.
- Altesse royale, impériale. Altesse sérénissime. Traiter d’altesse.
- Une altesse royale en visite passant la revue de la milice à lʼAncresse n'eût pas mieux vidé la ville. — (Victor Hugo, Les travailleurs de la mer, 1866)
- lucrèce
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simplesse
?- (Vieilli) Simplicité naturelle ; ingénuité accompagnée de douceur et de facilité.
- L’étranger riait avec simplesse, écoutait attentivement, et buvait remarquablement bien, en paraissant aimer le vin de Champagne autant peut-être que les vins paillés du Johannisberg. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Joseph dont le caractère avait cette simplesse qui surabonde au début de la vie dans l’âme des artistes, élevé d’ailleurs dans une certaine admiration de son grand frère, loin de se choquer de la préférence de sa mère, la justifiait en partageant ce culte pour un brave qui avait porté les ordres de Napoléon dans deux batailles, pour un blessé de Waterloo. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris,1843)
- Vous me l'aviez donné ; je vous le rends très pur,Tout pétri de vertu, d'amour et de simplesse.C'est pourquoi, pardonnez, Terrible, à celui surLe cœur de qui, Dieu fort, sévit cette faiblesse. — (Paul Verlaine, Lucien Létinois - I,)
- Ainsi l’améthyste, miroir de l’humilité, de la simplesse presque enfantine, s’adapte dans la Bible à Zabulon qui était un être docile et sans orgueil et dans l’Evangile à Saint Matthias qui fut également un homme doux et naïf ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Conan, une fois de plus, avait raison : « dans son idée, on ne pouvait pas lui donner tort. » Mais son « idée » restait pour moi d’une simplesse monstrueuse !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 230)
- eynesse
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comtesse
?- (Noblesse) Épouse ou veuve d’un comte.
- Quoique la comtesse aspirât à régner sur Paris et qu’elle essayât de marcher de pair avec mesdames les duchesses de Maufrigneuse, de Chaulieu, les marquises d’Espard et d’Aiglemont, les comtesses Féraud, de Montcornet, de Restaud, madame de Camps et mademoiselle Des Touches, elle ne céda point à l’amour du jeune vicomte de Portenduère qui fit d’elle son idole. — (Honoré de Balzac, Le Bal de Sceaux, 1830)
- Je connais des époux assortis : Quand « Monsieur » court le guilledou « Madame » court la prétantaine Et Madame gagne toujours d'une longueur.Voilà, comtesse, des steeples-chases autrement divertissants, avouez-le, que ceux de la Marche ou de Vincennes. — (Émile Villars, Les oeufs de Pâques de M. le Baron, dans Le roman de la Parisienne, Paris : librairie centrale, 1866, page 48)
- (Noblesse) Femme possédant un comté.
- En 1214, il fit hommage du sénéchalat de Champagne à la comtesse Blanche et à son fils Thibaut, mineur, qu'il jura de défendre, comme étant son homme lige, contre les fils du comte Henri et contre toute créature morte ou vivante. — (Paulin Paris, « Essai sur la généalogie des sires de Joinville », chap. 10 de la Notice sur les manuscrits du sire de Joinville, dans Histoire de Saint Louis, par Jehan Sire de Joinville, Paris : chez Firmin Didot frères, fils & Cie, 1859, p. cxxxiii)
- L’abbaye, dit-on, doit son origine à une comtesse Cuniga, une sorte de Barbe-Bleue en jupons, qui avait empoisonné ses sept maris et terrifiait toute la contrée par ses crimes. — (Maurice Grandjean, À travers les Alpes autrichiennes, page 147, A. Mame, 1893)
- […], la comtesse fit incarcérer le meurtrier et, après jugement, celui-ci fut pendu. L’exécution eut lieu le jour de Pourim. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- tortebesse
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poétesse
?- (Poésie) Femme qui fait des vers, qui se consacre à la poésie.
- Il faut dire cette femme est poète, est philosophe, est médecin, est auteur, est peintre ; et non poétesse, philosophesse, médecine, autrice, peintresse, etc. — (Nicolas Andry de Boisregard, 1689, cité dans Éliane Viennot, « “Mme le Président” : l’Académie persiste et signe… mollement », dans Libération, 23 octobre 2014 [texte intégral])
- L’un d’eux, qui porte comme titre le nom d’une poétesse de la fin du ixe siècle à la vie sentimentale mouvementée, Izumi Shikibu, raconte d’un ton enjoué comment celle-ci a fait l’amour avec son propre fils, sans savoir, il est vrai, qui il était. — (traduit par André Geymond, L’Aube au printemps, Éditions Philippe Picquier, collection « Le pavillon des corps curieux », 2012, page 9)
- Il faudrait beaucoup se raidir pour ne pas tomber sous le charme de cette extraordinaire poétesse [Anna de Noailles] au cerveau bouillant et au sang froid. — (André Gide, Journal 1889-1939, Éditions Gallimard, collection « Bibliothèque de la Pléiade », 1951, page 292)
- Sapho est une poétesse illustre.
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morbidesse
?- (Beaux-arts) Mollesse et délicatesse des chairs dans une figure.
- Son corps était une merveille digne de la sculpture ; mais nos uniformes gris de fer à boutons dorés, nos culottes courtes, nous donnaient une tournure si disgracieuse, que le fini des proportions de Lambert et sa morbidesse ne pouvaient s’apercevoir qu’au bain. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Mais sous l’effet de la grimace elles paraissaient soudainement crues et voyantes ; alors tout le visage si serein, lumineux et classiquement beau un instant auparavant, évoquait les traits grotesques et enflammés des masques de carnaval avec en plus je ne sais quoi d’impudique qui dans de semblables convulsions pourraient tenir de la morbidessse, de la chaleur et de l’excitation de la chair. — (Alberto Moravia, L’Amour conjugal, 1948 ; traduit de l’italien par Claude Poncet, 1948, page 8)
- La femme gardait sur ses genoux une fillette fluette et pâle aux yeux rêveurs. Les taches de son dont elle était grêlée autour du nez élargissaient ses pommettes comme un loup vénitien et leur donnaient la morbidesse de la Primavera. — (Jean Giono, Le Hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 225)
- ... Gauthier ne cesse de s'attarder sur la plastique de la sainte, sur la morbidesse de sa chair, sur la luminosité, les reflets, les diaprures, les transparences de sa peau. — (Francis Moulina, De Rubens à la Toison d'or: La Marie-Madeleine in Bulletin de la société Théophile Gautier n° 27, 2005)
- Sorte de grâce maladive en art.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- landresse
- longuesse
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encaisse
?- (Finance) Somme des valeurs qui sont dans la caisse ou dans le portefeuille d’une maison de banque, d’une administration.
- La banque aura le droit d’émettre des banknotes jusqu’au triple de son encaisse. — (François-Xavier-Théodore Heuschling, L’empire de Turquie, 1860, page 448)
- L’encaisse métallique, les valeurs en or et en argent.
- Animés par la « préférence pour la liquidité », les agents économiques conservent sous forme d’encaisses une partie des revenus non consommés. — (Yves Carsalade, Les grandes étapes de l’histoire économique: Revisité le passé pour comprendre le présent et anticiper l’avenir, 2002)
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liesse
?- Joie débordante et collective.
- Il y avait dans le mois certains jours de splendeur, où l’on ne serait pas descendu dans la rue sans gants, jours de liesse, où l’on dînait toute la journée. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème , 1848)
- Et maintenant on exigeait de lui, accablé, des chants, de la joie, une communion avec l'aveugle liesse populaire. — (Georges Rodenbach, Le carillonneur, 1917)
- Pourtant, le Roi des Rois n’est pas heureux. De la tour de son palais, à sept étages, tandis que la nuit tombe, il regarde avec colère la liesse de Babylone, la capitale du monde. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.