Que signifie "déconfire" ?

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  • (Vieilli) Défaire entièrement dans une bataille.
  • Car enfin, M. Drumont entrait en héros dans Babylone, après avoir déconfit toutes les nations sémitiques, et les admirateurs de ce conquérant reniflaient sur lui la poussière du saint roi Midas. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs , Joseph Victorion et Cie, 1906)
  • (Sens figuré) Réduire à ne plus savoir que dire et quelle contenance tenir.
  • Ce discours l’embarrassa, il fut tout déconfit.
  • Un air déconfit.
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Mots qui riment avec "ir"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "déconfire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .

  • refroidir
    • Rendre froid.
    • Le blé pulvérisé entre les meules, ou la boulange, s’échauffe sous l’action des meules, et il est essentiel de le refroidir le plus rapidement possible. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 111)
    • Le vent, la pluie a refroidi l’air.
    • (Pronominal) Prendre froid.
    • Il s’est refroidi en sortant du théâtre.
    • Je me suis refroidi à rester trop longtemps dans le jardin.
    • (Sens figuré) Diminuer l’ardeur, l’activité, etc.
    • Il avait bien de l’ardeur pour cette affaire, mais ce qui est arrivé l’a beaucoup refroidi.
    • La vieillesse refroidit les passions.
    • Il faut laisser refroidir sa colère.
    • Il commença à se refroidir sur la proposition qu’on lui faisait.
    • Le Lambert en question ne laissa pas refroidir la conversation : — Alors, Beauharnais, qu’il me fait, c’est comme ça qu’on s’amuse à cambrioler les villas du Havre  ? — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre III, Série noire, Gallimard, 1956, page 24)
    • (Argot) Tuer.
    • Ainsi « s’faire refroidir », qu’on servait à l’époque, ça s’emploie plus. Maintenant on dit : « ratatiner ». Vous voyez le mec par terre, qui s’rétrécit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • — J’viens d’décarrer, Dussèche. J'ai tiré dix berges pour avoir refroidi ma belledoche. — (Stephen Coulter, La vie passionnée de Guy de Maupassant, Éditions Seghers, 1959, page 259)
    • (Intransitif) Devenir froid.
    • Il fit oui-oui, de la tête, revint au lit, se pencha : le cadavre refroidissait. — (Michel del Castillo, Le Vent de la nuit, éditions René Julliard, 1972, quatrième livre, dix-neuvième chapitre)
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  • ameublir
    • (Agriculture) Rendre meuble.
    • Cette terre est trop compacte, il faut l’ameublir.
    • En fonction des conditions, ce travail initial a pour but dʼameublir, de brasser ou de retourner le sol superficiel. — (Paul W. Unger, Conservation des sols et des eaux : façons culturales appropriées, 1989)
    • (Droit) Faire entrer dans la communauté conjugale tout ou partie des immeubles des époux, par une convention formelle, comme les meubles y entrent par l’effet de la loi.
    • Ameublir un héritage, un domaine pour telle somme, jusqu’à concurrence de telle somme.
    • Mais il faut que lʼintention dʼameublir soit certaine, cʼest-à-dire que les juges du fait puissent la constater et lʼaffirmer sans témérité. — (Gabriel Baudry-Lacantinerie, Louis Joseph Barde, Joseph Le Cortois, Traité théorique et pratique de droit civil, 1906)
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  • soupir
    • Expiration prolongée qu’on laisse échapper sous l’influence d’un sentiment de tristesse, d’une émotion, d’une souffrance.
    • À mesure qu’il approchait de ses antagonistes, des craquements, des soupirs et des han ! l’aidaient à se diriger. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
    • Il secoua la tête, jeta un soupir puis essuya son front avec le revers de sa manche de chemise : […]. — (Franz-Olivier Giesbert, L'immortel : 22 balles pour un seul homme, Éditions Flammarion, 2011, chap. 44)
    • Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité. — (Stendhal, De l'Amour, chap. 9, dans la collection Œuvres complètes de Stendhal), Paris : chez Michel Lévy frères, 1843, p. 21)
    • (Musique) Signe qui marque l’endroit où l’on doit observer un silence équivalent à une noire.
    • Il y a un soupir marqué en cet endroit-là.
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  • dégrossir
    • (Art, Taille de pierre) Débarrasser une matière de ce qu’elle a de plus gros pour la préparer à recevoir la forme que l’artiste, que l’ouvrier veut lui donner.
    • Dégrossir un bloc de marbre, une pièce de bois.
    • Ce qui en reste, cet amas prodigieux de pierres à peine dégrossies par le travail, et où l’on chercherait en vain les traces du ciment, ce sont les matériaux bruts de la primitive cité gauloise, tels que les employaient nos premiers pères. — (George Sand, Jeanne, 1844)
    • (Sens figuré) Ébaucher.
    • Dégrossir les figures d’un tableau.
    • Dégrossir un ouvrage, une pièce, un discours.
    • Commencer à débrouiller, à éclaircir.
    • Il faut dégrossir un peu les matières avant de les traiter à fond.
    • Dégrossir la besogne.
    • En face des deux bâtards, Pierre semblait un étranger, il différait d’eux profondément, pour quiconque ne pénétrait pas les racines mêmes de son être. Jamais enfant ne fut à pareil point la moyenne équilibrée des deux créatures qui l’avaient engendré. Il était un juste milieu entre le paysan Rougon et la fille nerveuse Adélaïde. Sa mère avait en lui dégrossi le père. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, p. 56)
    • Initier une personne aux premiers éléments de ce qu’elle doit savoir.
    • Dégrossir un élève, un conscrit.
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  • consentir
    • Admettre comme vrai.
    • Vérité consentie par tous.
    • Accepter la réalisation d'une chose ; concéder, accorder.
    • […] : très bornée dans ses dépenses, elle ne pouvait se procurer les plaisirs dont elle était avide, ni consentir à s’en priver. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    • Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
    • Peut-être que Flandrine consentira à m’épouser, maintenant que je suis tout cousu d'or. — (Charles Deulin, Cambrinus)
    • Je suis venu pour sauver mon maître, et, s’il n’y veut pas consentir, soit, je m’en irai comme je suis venu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Certains Capulets aimeraient assez leur fille pour consentir à sa joie, s'il ne fallait ensuite avouer à tout Vérone qu'ils ont fait alliance avec la famille ennemie. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
    • Bien que souffrant d'une néphrite chronique avec complications cardiaques, il ne voulut pas consentir à prendre le moindre repos, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 55)
    • Note : Il était autrefois employé transitivement et a gardé cet emploi surtout dans la langue juridique ou de la diplomatie.
    • (transitif direct) Le parlement fit un aveu grave : il reconnut qu'il n'avait pas le pouvoir de consentir les impôts ; qu'aux états généraux seuls appartenait le droit de les établir. — (Adolphe Thiers, Histoire de la Révolution française, tome Ier, livre Ier : L’Assemblée constituante ; Furne et Cie éditeurs, quatorzième édition, Paris, 1846, page 13)
    • (Intransitif) (Vieilli) (Absolument) Accepter le mariage d'un enfant ou d'une pupille.
    • Il eut beau implorer, ils ne consentirent jamais. — (Guy de Maupassant, Boitelle dans Les Contes normands)
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  • fléchir
    • Faire ployer, courber.
    • Fléchir la tige d’un arbre.
    • Fléchir quelque partie du corps.
    • Le muscle qui fléchit la première phalange du petit doigt.
    • Fléchir le genou, les genoux.
    • Une baguette de fer fléchie et tordue.
    • (Sens figuré) Fléchir le genou, les genoux devant quelqu’un, s’abaisser, s’humilier devant lui.
    • L’amour ne sourit qu’allié à l’audace. Et celui qui fléchit le genou devant l’objet des désirs de son cœur et s’engage dans la voie des scrupules d’amour s’expose aux pires douleurs. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 128-129)
    • (Sens figuré) Amener à compassion ; toucher de pitié ; attendrir ; adoucir.
    • En vain l’ambassadeur de France tenta de fléchir les négociateurs américains. Ils se montrèrent implacables. Il fallait se soumettre ou faire banqueroute. — (Camille Aymard, Devons-nous payer l'Amérique ?, Éditions Ernest Flammarion, 1932, page 119)
    • Son repentir devrait fléchir les cœurs les plus durs, les plus barbares.
    • Fléchir la dureté, la cruauté d’un tyran, le courroux d’un maître.
    • (Intransitif) Plier ; se courber.
    • La notion de raideur sur prothèse du genou est relative. Un genou normal fléchit jusqu'à 150° mais la flexion d'un genou prothétique dépasse rarement 120°. — (M. Mathieu, Reconstructions massives par allogreffe osseuse ..., dans Reprises de prothèses totales du genou, sous la direction de Philippe Burdin & ‎Denis Huten, éd. Elsevier, 2003, page 145)
    • (Sens figuré) L’aile droite de l’armée fléchissait, Elle ne pouvait plus garder sa ligne, sous la poussée de l’ennemi.
    • (Sens figuré) Se soumettre, s’abaisser.
    • Je craignais, en levant les paupières, d’apercevoir le visage devant lequel tout genou fléchit. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 186)
    • Tout le monde fléchissait devant lui.
    • Tout doit fléchir sous les lois de la destinée.
    • (Sens figuré) Fléchir sous le joug, S’y soumettre.
    • Cesser de persister dans des sentiments de dureté ou de fermeté.
    • Quoi qu’on fasse, je ne fléchirai pas.
    • Il ne sait ce que c’est que fléchir.
    • Il commence à fléchir.
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  • alentir
    • (Vieilli sauf en Acadie) Rendre plus lent.
    • La nuit était noire, pleine d’astres, parcourue par une haleine embrasée, par un souffle pesant, chargé d’ardeurs, de fermentations, de germes vifs qui, mêlés à la brise, l’alentissaient. — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 237)
    • Quoi qu’en disent certains auteurs, alentir n’est pas un barbarisme. — (Étienne Le Gal, Ne dites pas… Mais dites…, 1934)
    • Elle avait brûlé deux cierges bénits […] lorsqu’enfin le flux glaireux et nauséabond s’alentit, l’odeur fade devint moins pénétrante, plus lentement, le petit visage quitta son masque cadavérique. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 27)
    • Votre passion alentissant son cours. — (Molière, L’Étourdi, ou Les Contretemps)
    • Un exemple si lâche alentit leur ardeur. — (Mairet, La Mort d’Asdrubal)
    • Et laissant alentir les flammes légitimes. — (Quinault, Mort de Cyrus, IV, 4)
    • La fureur s’alentit par le retardement. — (Rotrou, Antigone)
    • La mémoire se travaille, s’exerce, des professionnels gagnent leur vie en vous aidant à la conserver, à en alentir la perte. — (Jean-Baptiste Harang, Nos cœurs vaillants, Grasset, Paris, 2010, page 31)
    • Les gestes se sont alentis, le coiffeur vous a délivré du tablier de nylon, qu’il a secoué d’un seul coup, dompteur fouetteur infaillible. — (Philippe Delerm, La sieste assassinée, Gallimard, collection Folio, 2001, page 24)
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  • courir
    • Se déplacer rapidement, avec impétuosité, par un mouvement alternatif des jambes ou des pattes prenant appui sur le sol, avec une phase de suspension en l’air, sans appui.
    • Sur ces entrefaites, la portière se souleva et Henri de Navarre parut. La petite levrette, qui dormait sur le trône, bondit et courut à lui. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Le soir, dédaignant les taxis, je rentrais à bord presque toujours en courant pour me maintenir en bonne condition physique. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
    • Autour de la chambre, le long de la plinthe, des belettes courent, bondissent, se poursuivent… — (Octave Mirbeau, La tête coupée)
    • Marie arriva bien vite, sa cape jetée à la hâte sur ses épaules, sa calipette de travers d’avoir tant couru, […]. — (Daniel Cario, Les Moissonneurs de l'Opale, Presses de la Cité, 2013, chapitre 43)
    • (Par extension) Être en mouvement, en parlant des choses.
    • Tenant dans ses bras Marie, âgée de trois ans, il la présentait avec orgueil aux ambassadeurs étrangers et voulait qu'elle jouât du clavecin en leur présence. C’était merveille de voir courir de si faibles doigts sur les touches avec précision et rapidité. — (Adelaïde Celliez, « Marie Tudor », dans Les Reines d'Angleterre, Paris : chez P.-C. Lehuby, 1852, page 461)
    • Et enfin, vous voudriez que Dieu fît courir le soleil, qui est quatre cent et trente-quatre fois plus grand que la terre, rien que pour pommer nos choux ? — (Umberto Eco, L’île du jour d’avant, Grasset & Fasquelle, 1996)
    • Faire courir une manœuvre dans ses poulies.
    • Disputer une course.
    • Ce cheval a couru aux dernières courses.
    • Faire courir, envoyer sur le champ de course des chevaux pour disputer ce prix.
    • (Transitif) Courir le grand prix de Diane.
    • (Transitif) Courir une carrière, être engagé dans une profession, une entreprise, etc., où l’on s’efforce d’obtenir des succès, de l’emporter sur ses rivaux.
    • Vous courez une périlleuse carrière.
    • Hortensias et Cicéron couraient la même carrière.
    • (Sens figuré) (Familier) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
    • Courir encore, signifie qu’on s’est échappé en toute hâte, qu’on ne se laissera plus prendre à une chose.
    • Il m’a suffi de le voir, de l’entendre : je cours encore.
    • (Vieilli) Aller plus vite que le pas.
    • Vous allez trop vite, vous ne marchez pas, vous courez.
    • Aller avec empressement.
    • L’Empereur ne s’arrêta pas à Phalsbourg ; tandis qu’il courait déjà sur la route de Saverne, le canon tirait ses derniers coups. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Je cours le prévenir.
    • Courez, ne perdez pas un instant.
    • Courir au plus pressé, s’occuper, avant toute autre chose, de ce qui importe le plus dans le moment.
    • (Sens figuré) Aller, poursuivre (souvent dans un sens péjoratif).
    • Courir après les honneurs, les places, les richesses, la fausse gloire, etc.
    • Courir après des chimères, après des fantômes.
    • Courir à sa perte, à sa ruine.
    • Courir après l’esprit, mettre de la recherche, de l’affectation, de l’effort à montrer de l’esprit.
    • Courir après l’argent, chercher toutes les occasions de gagner de l’argent.
    • Courir après son argent, continuer à jouer pour regagner ce qu’on a perdu. Faire des démarches, des poursuites pour recouvrer une somme d’argent qu’on a de la peine à se faire rendre, à se faire payer.
    • Fuis la haute science, et cours après la bonne. — (Pierre Corneille, L’imitation de Jésus-Christ traduite en vers français, Livre 1, chapitre 2)
    • Courir à sa fin se dit des choses qui sont près de finir, qui n’ont pas longtemps à durer.
    • (Sens figuré) Faire trop vite.
    • Il faut aller bride en main, on ne fait pas les affaires en courant.
    • (En particulier) Lire, réciter, prononcer, écrire ou composer trop vite.
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  • ébahir
    • Étonner fortement, surprendre.
    • Je restai ébahi.
    • Il n’y a point là de quoi s’ébahir.
    • Puis elle souleva par ses moignons un gilet de couleur cuivrée, charmant et fort coûteux, l’étirant lentement entre ses mains silencieuses tel le chasseur d’oiseaux ébahi qui retient son souffle en contemplant l’oiseau prodigieux qu’il déploie en le tenant par le bout de ses ailes flamboyantes. — (Nabokov, traduction de Maurice Couturier, Lolita, in Œuvres romanesques complètes, t. II, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 2010, p. 932)
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  • clapir
    • Crier en parlant du lapin.
    • Quand j’étais enfant, je regardais fasciné le mâle monter la femelle un bref instant puis s’écrouler comme mort en clapissant.
    • (Pronominal) Se blottir, se tapir, se cacher dans un trou. Se dit particulièrement des lapins ou par métaphore.
    • On se clapissait comme des lapins pour échapper aux balles.
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  • bondir
    • Sauter, en parlant de certains animaux, et même des personnes.
    • Sur ces entrefaites, la portière se souleva et Henri de Navarre parut. La petite levrette, qui dormait sur le trône, bondit et courut à lui. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Autour de la chambre, le long de la plinthe, des belettes courent, bondissent, se poursuivent… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Blanchette […] fit un écart terrible, et, bondissant en avant, envoya son conducteur rouler les quatre fers en l’air, toutes paumes ouvertes, en plein milieu du taillis. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Il les aurait gardées les bouteilles. Assurément personne ne se serait aventuré à pénétrer dans sa réserve sans qu'il ne bondisse aussitôt sur le gredin une zerouata à la main. — (Ahmed Ismaïli, Le rêveur, le vendeur et les voleurs, dans Côté Maroc, Rabat : Éditions Marsam, 2007, tome 4, page 128)
    • Faire un ou plusieurs bonds.
    • Mon guide me fit voir […] l’endroit où le pied avait manqué à ce malheureux, l’espace effrayant qu’il avait parcouru, bondissant de rocher en rocher comme une avalanche vivante ; puis enfin au fond du précipice, la place où il s’était arrêté, masse de chair informe et hideuse à laquelle il ne restait aucune apparence humaine. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
    • Le seul bateau en vue était un vieux brigantin battant pavillon anglais, qui bondissait à la crête des grandes vagues et plongeait dans leur creux. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 179 de l’édition de 1921)
    • (Sens figuré) S’émouvoir vivement.
    • Il bondissait de fureur, de rage.
    • Ces mots font bondir les opposants à Netflix en France, qui, de leur côté, qualifient Alberto Barbera de traître. — (Michel Guerrin, Venise qui rit, Cannes qui pleure, Le Monde. Mis en ligne le 14 septembre 2018)
    • (Sens figuré) Se hâter.
    • Avant-guerre, du temps de sa généreuse et brillante jeunesse de bohème malchanceux, il bondissait avec légèreté vers la thune quotidienne. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 10)
    • Aussitôt, une vingtaine de cavaliers du maghzen, moukkala en travers de la selle, bondirent au galop dans cette direction. — (Roger Frison-Roche, Djebel Amour, Éditions Flammarion, 1978, rééd. Arthaud, 2011, chapitre 6)
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  • interdire
    • Défendre quelque chose à quelqu’un, ne pas lui permettre par une décision d'autorité.
    • Le Courrier français, qui n'y allait pas par quatre chemins, demanda énergiquement que la circulation fût interdite sur le chemin de fer du Nord tant que la sécurité des voyageurs n'y serait pas assurée. — (Léon Malo, La sécurité dans les chemins de fer, Dunod, 1883, page 278)
    • C'est ainsi qu'en 465 le concile de Vannes interdit aux clercs non seulement de prendre part aux repas de juifs, mais de les inviter à leurs propre table. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Lorsque la troupe des pastoureaux entra dans Orléans, le jour de saint Barnabas, l'évêque de cette ville interdit à tous ses clercs d'assister à ses prédications ; car, disait-il, ce sont les souricières du diable. — (Jean-Charles-Léonard Simonde Sismondi, Histoire des Français, tome 5, 1836, page 194)
    • Le Danemark, avec le souci le plus louable de la santé physique et morale de ses sujets, interdit absolument l'importation de l'alcool au Groenland ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • D'où mon irritation contre ceux qui pratiquent le « ne pas se gêner », soit en fumant malgré l'affiche qui l’interdit, […]. — (Julien Benda, Mémoires d'infra-tombe, collection La Nef/éd. René Julliard, 1952, page 34)
    • (Par extension) — Cet espoir m’est interdit. - Une obligation imprévue m’interdit ce plaisir.
    • (Spécialement) (En discipline ecclésiastique) Défendre à un ecclésiastique l’exercice des ordres sacrés, ou à tout ecclésiastique la célébration des sacrements et du service divin dans les lieux marqués par la sentence.
    • L’évêque, le pape a interdit ce prêtre.
    • (Par analogie) — On a interdit cette église, on a défendu d’y célébrer les offices.
    • Défendre à quelqu’un, temporairement ou pour toujours, de continuer l’exercice de ses fonctions.
    • On l’a interdit de ses fonctions, de sa charge pour deux ans. - Ils ont été interdits par arrêt.
    • (Droit) Ôter à quelqu’un la libre disposition de ses biens, et même de sa personne.
    • Faire interdire une personne en démence.
    • Devenait-il fou ? Allait-il se ruiner, c’est-à-dire les ruiner ? Ne serait-il pas prudent de le faire interdire ? — (Hector Malot, En famille, 1893)
    • Empêcher.
    • Lorsque nous arrivâmes à destination, la mer trop houleuse nous interdisait toute nouvelle tentative de débarquement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • L’artillerie américaine établie sur la rive ouest de chaque côté de nos positions bat le fleuve entièrement et interdit tout trafic. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 226)
    • La voie carrossable ne dispose pas d'emplacement de stationnement, et les trottoirs sont dotés de barrières qui interdisent tout arrêt-minute. — (Pascal Gigot, Le code de la déroute , Éditions First, 2014, page 52)
    • (Sens figuré) Étonner, troubler quelqu’un, en sorte qu’il ne sache ce qu’il dit ni ce qu’il fait. — Note : On l’emploie alors principalement dans les temps composés.
    • Quoiqu’ils fussent l’un et l’autre des scélérats endurcis, la vue de la captive et sa beauté radieuse parurent les interdire un instant ; […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • (Pronominal) S'empêcher, se défendre.
    • Il ne s'interdit pas un petit verre de temps en temps.
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  • havir
    • (Désuet) (Cuisine) Se dit, en parlant de la viande, lorsqu’on la fait rôtir à un grand feu, qui la dessèche et la brûle par-dessus, sans qu’elle soit cuite en dedans.
    • (Sens figuré) — Qu'est l'arraisonnement auprès de la chair labourée de l'envie, la chair en absence, frémillante, qui ne cesse de havir ? — (Marie Laberge, Pierre, ou, La consolation: poème dramatique, Boréal, 1992, p. 61)
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  • aveulir
    • (Transitif) Rendre veule, sans volonté.
    • Il s’engourdit, s’amollit, s’affadit. L’abus des mignardises, des riens aimables susurrés et des regards fripons l’aveulissait. — (Marcel Aymé, nouvelle Le Faux Policier, publiée en 1945 dans Pan : revue artistique, satirique et littéraire, reprise dans le recueil Le Vin de Paris, éditions Gallimard, collection « Blanche », 1947, puis dans le tome III des Œuvres romanesques complètes (page 983-984) de Marcel Aymé, dans la Bibliothèque de la Pléiade.)
    • (Pronominal) Devenir veule.
    • Les Français ont oublié la guerre, la victoire et l'enthousiasme ; ils s’aveulissent ; ils laissent la bride sur le cou à ceux qui les dépouillent. — (Paul Chack, Sur les bancs de Flandre, 1927, p.252)
    • Comme ces pères lâches qui trouvent plus facile de satisfaire tous les caprices de leurs enfants que de leur opposer fermement des valeurs fortes, l’Église ne cessait de s’aveulir. — (Dan Brown, Da Vinci Code, Traduction Daniel Roche, 2004)
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  • glatir
    • (Vieilli) Aboyer, pousser des aboiements répétés. Clatir.
    • Crier, en parlant de l’aigle.
    • Un spectacle merveilleux, cet aigle qui montait à côté de notre planeur, glatissant de temps à autre dans notre direction.
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  • séduire
    • Égarer, abuser, faire tomber dans l’erreur par ses insinuations, par ses écrits, par ses discours, par ses exemples, etc.
    • Privé de tout accommodement, de ses fards, de ses sourires et de ses ruses, le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
    • Cet hypocrite séduisait les peuples.
    • Il l’a séduit par ses maximes pernicieuses.
    • Cela ne peut séduire que les hommes simples et ignorants.
    • Le faux espoir qui nous avait séduits.
    • Faire tomber en faute ; suborner ; corrompre ; débaucher.
    • Séduire des témoins.
    • Séduire des domestiques pour les faire parler contre leur maître.
    • Séduire une jeune fille en lui promettant le mariage.
    • (Spécialement) Convaincre de commencer une relation amoureuse.
    • Ainsi s'affirme, incoercible, le besoin réflexe d'ajuster notre condition à ce qu'elle est et non de suivre l’exclamation superlative des vertiges forains et des boules à facettes des bals pour séduire les filles. — (Boris Rybak, Vers un nouvel entendement, Éditions Denoël, 1973, p. 13)
    • Toucher, plaire, persuader.
    • Ne faites pas aller et venir une asperge dans votre bouche en regardant languissamment le jeune homme que vous voulez séduire. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926)
    • Je ne sais pas si Jean-Louis Darc séduisit ma mère ou si ce fut elle qui s'en éprit la première, mais je crois que Céline Thiébault désira ce grand gaillard, cette vigueur animale. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 21)
    • Cet homme m’a séduit par la franchise de son langage.
    • Sa bonté séduit tous les cœurs.
    • Ses manières m’ont séduit.
    • Il s’emploie absolument, surtout dans la dernière acception.
    • C’est un homme habile à séduire.
    • Cela séduit.
    • Son ton séduit.
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  • fouir
    • Creuser la terre.
    • Fouir une vigne, travailler la terre au pied de la vigne.
    • Un chien brun fouissait un tapis de feuilles humides, avec énergie. — (Tito Topin, Shanghai Skipper, Série noire, Gallimard, 1986, page 50)
    • Il gravissait des rochers, il tâtait ici et là le terrain avec un bâton à fouir. — (John Crowley, KRA - Dar Duchesne dans les ruines de l'Ymr, L'Atalante, 2020, traduction par Patrick Couton, page 301)
    • Fouiller, chercher.
    • « Tu n’es même pas sûr de l’origine du premier mot. » Et le voilà en train de fouir dans les étymologies, écartant d’un groin dédaigneux le latin et le grec, reniflant sans indulgence le germanique commun. — (Magnane, Bête à concours, 1941, page 37)
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  • anoblir
    • Rendre noble, donner à quelqu’un le titre et les droits de noblesse.
    • Pour le prince, Othon n’était qu’un archer, plus adroit que les autres, il est vrai ; mais l’adresse n’anoblissait point, et les nobles seuls avaient droit de porter des cheveux longs. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • Tandis qu'on contestait aux juifs les droits de bourgeoisie, un juif parvint à se faire anoblir : Liefman Calmer, devint baron de Picquigny et vidame d'Amiens. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • Contrairement à ce qu'on pourrait croire, elle ne fait nul cas du prestige et de l'ancienneté des familles : celle de Charles-Augustin et la sienne lui paraissent assez bonnes pour n'y pas ajouter un éclat emprunté. Dans son langage dru de femme bien née d'ancien régime, Reine dirait que la truie n'anoblit pas le cochon. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 160)
    • Donner à quelque chose un caractère noble.
    • Et la vanille Bourbon, à la puissance aromatique enivrante, d’anoblir flans, macarons, riz au lait, tartes aux pommes, gaufres, crèmes pâtissières et autres vanillades. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 53)
    • (Pronominal) Devenir noble.
    • Ce métal s'anoblit avec le temps.
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  • mincir
    • S'amincir, devenir plus mince.
    • Ce magazine féminin refait un numéro « Spécial mincir » avant les vacances.
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  • bruir
    • (Vieilli) Chauffer une étoffe à la vapeur pour l'amollir.
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  • réélire
    • Élire de nouveau.
    • Un jour, vous serez le député de l’arrondissement, quand on réélira la Chambre, et cela ne tardera pas… — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
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  • concourir
    • Tendre ensemble au même but, coopérer.
    • Les caribous ne contribuèrent pas seuls à accroître la réserve alimentaire. Les lièvres polaires, […], y concoururent pour une part notable. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
    • Ceux mêmes qui voyaient le remède n’osaient ni l’indiquer ni l’attendre : tout semblait en effet concourir à le rendre impossible. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • L’agent Lagrenaille.— Comme les passants assemblés concouraient de toutes parts au désordre de la rue, nous avons hâté le pas, mon collègue et moi, et avons engagé monsieur à satisfaire de bonne grâce aux lois de la circulation. — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
    • Sans doute, je le reconnais, y avait-il, parmi ces hommes qui avaient fondé ou concouru à fonder la République, quelques brebis galeuses. Il eût suffi de les pousser dehors par les épaules… doucement… — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • L’insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés concourt à la réalisation de l’impératif national de lutte contre la pauvreté et les exclusions. — (Article L115-2, Code de l’action sociale et des familles, France, 2009)
    • À la fin du XIXe siècle, c’est toute une population qui vit du hareng à Boulogne-sur-Mer: outre les équipages de la centaine de harenguiers, il y a les saleurs, les fileuses, les tonneliers qui concourent à cet âge d’or. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
    • Se diriger vers le même point, se rencontrer, coïncider.
    • Des créanciers concourent, leur hypothèque est de même date.
    • Deux forces qui concourent vers un même point. Deux lignes qui concourent en un point.
    • Entrer ou être en concurrence pour obtenir un prix, un emploi, un titre, etc., promis au plus capable, au plus digne.
    • Ceux qui, à la première épreuve, auraient manqué complètement la pancarte blanche, devaient se retirer immédiatement et renoncer à concourir. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
    • Avoir les mêmes droits, pouvoir prétendre à la même situation.
    • Tous les officiers de l’armée concourent pour l’avancement.
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  • satire
    • (Primitivement) À Rome, forme de pièce de théâtre en partie chantée.
    • (Littéraire) Ouvrage en vers, fait pour reprendre, pour tourner en ridicule, pour châtier les vices et les sottises des hommes.
    • Certains ouvrages de longue haleine, ordinairement mêlés de prose et de vers, qui sont faits dans la même intention.
    • La troisième est une ère prosaïque et pédantesque; à elle la dernière partie du Roman de la Rose, recueil de science aride, dans lequel il n’y a de remarquable que la satire, la satire toujours puissante contre une époque qui approche de sa fin. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des deux Mondes, 1839, tome 19)
    • Satire d’Horace, de Juvénal, de Boileau.
    • Satire contre l’avarice, contre l’ambition.
    • On a fait contre lui une satire qui le couvre de ridicule.
    • Tout écrit ou discours piquant, mordant contre quelqu’un.
    • Cela n’est rien. Un philosophe sait recevoir comme il faut les choses, et je vais composer contre eux une satire du style de Juvénal, qui les déchirera de la belle façon. — (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, 1670)
    • Ainsi, dans le cadre de la satire des financiers, nous trouvons des allusions nombreuses à l'origine petite-bourgeoise des grands du jour: avoir exercé jadis le métier de cordonnier, de fripier ou d'usurier constitue ipso facto une tare aux yeux de l'opinion. — (Jean V. Alter, Les origines de la satire anti-bourgeoise en France, II : L'esprit antibourgeois sous l'Ancien Régime, Genève : Droz, 1969, 1970, p.31)
    • (Absolument) Le genre satirique.
    • Imitation railleuse ou accusatrice.
    • Sa conduite est la satire de la vôtre, L’honnêteté, la régularité de sa conduite fait remarquer davantage les torts de la vôtre.
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  • débleuir
    • Enlever la coloration bleue.
    • Au-delà, l’océan se lève dans un bleu si bleu qu’il débleuit tous les autres bleus dans cet univers de bleus. — (Don Winslow, Cool, 2012, page 41)
    • (Pronominal) ou (Intransitif) Perdre sa coloration bleue.
    • En levant les yeux, par exemple, je vis le ciel se débleuir, s’assombrir ; et puis, soudainement, au-dessus de moi, j’aperçus à ma droite — c’est-à-dire un peu au sud du point vers lequel je montais — une noirceur qui grossissait à vue d’œil. — (Maurice Renard, Le péril bleu, 1974, page 198)
    • Traiter une pièce de métal pour lui enlever le bleu.
    • L’acier qui a été bleui à la chaleur se débleuit immédiatement par son passage à l’acide chlorhydrique très-dilué, au dixième, par exemple. — (Alfred Roseleur, Manipulations hydroplastiques, 1873)
    • (Marine) Faire perdre son innocence, sa naïveté à quelqu’un (un bleu).
    • (Marine) Désapprêter (un vêtement).
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  • effleurir
    • (Chimie, Minéralogie) Devenir à l’état d’efflorescence.
    • […]; en examinant les vieilles fenêtres en France, on voit, dit-il, que le côté du verre exposé à l'air est imprégné de molécules salines ; et le plus beau verre, qui contient une forte proportion d'alcali, s’effleurira, c'est-à-dire, que le sable et l'alcali se désuniront si on le garde long-temps dans des lieux souterrains. — (Samuel Parkes & Martin, Essais chimiques sur les arts et les manufactures de la Grande-Bretagne, traduit par M. Delaunay, tome 2, Paris : chez L. Colas, 1820, p. 325)
    • La chaux doit, autant que possible, être éteinte aussitôt qu'elle est cuite et refroidie; plus on attend et plus elle perd de ses qualités. Si l'on différait trop longtemps, elle s’éventerait, c'est-à-dire s’effleurirait en absorbant l'humidité de l'air, et ne serait plus bonne. — (Théodore Bona, Manuel des constructions rurales, 3e édition refondue, Bruxelles : Librairie agricole d’Émile Tarlier, non daté (1861), p. 25)
    • (En particulier) Qualifie un minéral qui tombe en poudre, notamment en perdant son eau de cristallisation ou de constitution.
    • En quelques points de la surface de la craie, on rencontre des boules arrondies que l’on prend dans le pays pour des aérolithes ou pour des pierres de tonnerre. Ce sont des pyrites de fer qui se décomposent et s’effleurissent très facilement à l’air. — (Edmond Nivoit & Jules Alexandre Alphonse Meugy, Statistique agronomique de l'arrondissement de Vouziers, département des Ardennes, Charleville : chez Eugène Jolly, 1873, p. 140)
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.