Dictionnaire des rimes
Les rimes en : déchirure
Que signifie "déchirure" ?
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- Rupture faite en déchirant, en se déchirant.
- La déchirure d’une plaie.
- Trou résultant de cette rupture.
- Se riant de la liche, il saisit une page du grimoire et la déchira, certain d'avoir découvert le secret. Une nouvelle déchirure apparut dans la cape élimée de la liche. — (R.A. Salvatore, Mercenaires, tome 2 : La Promesse du Roi-Sorcier, traduit de l’anglais (États-Unis) par Élizabeth Luc, Wizards/Bragelonne, 2011, prologue)
- (Sens figuré) — L’horizon était bouché dans le Nord, et c’est dans une déchirure de la brume que nous aperçûmes la base de l’île Jan-Mayen, […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Sens figuré) Pas question de mettre en péril la belle campagne des législatives en laissant paraître les déchirures internes post-présidentielles. — (Jérôme Canard, Après la claque, la Marine rameute sa clique, Le Canard enchaîné, 10 mai 2017, page 3)
- (Médecine) (Par ellipse) Déchirure musculaire.
Mots qui riment avec "ur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "déchirure".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ur , urs , ure , ures , ûre et ûres .
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désulfure
- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désulfurer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désulfurer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe désulfurer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe désulfurer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe désulfurer.
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égratignure
- Action d’égratigner ou résultat de cette action.
- Une égratignure au visage.
- Se faire une égratignure.
- ne pouvoir souffrir la moindre égratignure, être peu endurant ou trop délicat.
- (Sens figuré)
- De Gaulle que tant de tempêtes avaient assailli sans jamais l'ébranler, s'évanouit et disparut à la première égratignure que lui fit un parlement-croupion. — (François Mitterrand, Le coup d'État permanent, 1965)
- (Par extension) Blessure légère et peu dangereuse.
- Ce n’est qu’une égratignure.
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ignipuncture
- (Médecine) Méthode de cautérisation par un cautère ou d'une aiguille qu'on fait rougir à blanc.
- Pour moi, je donne la préférence à l'ignipuncture répétée tous les huit ou quinze jours, avec emplâtre de Vigo dans l'intervalle des séances. — (Jules Comby, Traité des maladies de l'enfance, 1920)
- Il expliqua pour justifier son acte que, souffrant d’une fistule anale, il avait demandé à être traité à l’ignipuncture – mais le docteur Guinard avait tenu à l’opérer immédiatement, et depuis, déclara Herrero, il avait été handicapé et incapable de travailler. — (Julian Barnes, L’Homme en rouge, Mercure de France, 2020, traduction Jean-Pierre Aoustin, page 251)
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scissure
- (Anatomie) Sillon ou fente naturelle qu’on observe sur les os et sur divers organes.
- En arrière du foie, on trouve le ligament hépato-gastrique, qui fixe l'estomac dans la scissure postérieure du foie; ce frein se prolonge à droite et en arrière, attache le duodénum à la face inférieure du rein droit, puis se dirige de droite à gauche, en se continuant avec le péritoine pariétal de la région sous-lombaire et le mésentère proprement dit. — (Auguste Chauveau, Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques, troisième édition revue et augmentée avec S. Arlong, Paris : Librairie J. B. Baillière & fils, 1879, page 438)
- Charcot présenta un malade atteint d’aphémie incontestable et dont seule la circonvolution pariétale inférieure constituant le bord supérieur de la scissure de Sylvius était entièrement désorganisée. — (Conférences d'histoire de la médecine, Association corporative des étudiants en médecine de Lyon, 1991, page 116)
- (Sens figuré) (Par extension)
- Ce n’étaient plus des brouilles passagères, mais des failles, des scissures profondes, des blessures qui ne se refermeraient pas d’elles-mêmes. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 95)
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frisure
- Façon de friser.
- Cette frisure est belle.
- En entrant tu pourrais tâter ton gousset et croire qu’on va te demander cinq francs ; mais il n’est extrait de toute espèce de poche que dix sous pour une frisure, et vingt sous pour une coiffure avec taille de cheveux. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- État de ce qui est frisé, en parlant de la chevelure.
- Le vent a dérangé ses frisures.
- Sa nuque penchée avait surtout une adorable jeunesse, d’une fraîcheur de lait, sous l’or des frisures folles. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893)
- Elle a perdu sa frisure de mouton, préparée par tant d’épingles doubles, et sa peau de fillette blonde miroite sur les joues comme une pomme frottée. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 63)
- Le soleil brûlait le teint de la belle ; les frisures dont elle entourait son front et qu’elle avait chèrement payées chez un coiffeur de la ville, elle ne les avait plus trouvées, un beau matin, dans le tiroir où elle les plaçait chaque soir avant de se coucher. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 227)
- Ses vilaines épingles de fer quittèrent son prétentieux petit chignon, elle eut autour de sa tête sa chevelure, pas très longue, mais qu’une frisure vigoureuse répandit et enflamma. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 88)
- Je voulais aussi des frisures en éponge sur le front, des ceintures de cuir à me couper le souffle, des cols baleinés, de l’essence de violette sur mes mouchoirs. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 121)
- La frisure des plumes.
- Ensemble des petites boules de laine qui se forment sur un tissu quand on en frise le poil.
- Fil d'or ou d'argent utilisé dans certaines broderies.
- (Cuisine)(Bourgogne) Feuille de vigne en gelée. [1] [2]
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photogravure
- (Art) Ensemble des procédés qui permettent d’appliquer la photographie à la gravure.
- Le portrait de l'auteur, reproduit par le curieux procédé de la photogravure, ornait la page du titre. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Gravure faite par ce procédé.
- Le plan couché et les photogravures de cette Basilique illustrent un intéressant volume que je vous prêterai. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
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fioriture
- (Musique) Trait composé de gammes diatoniques ou chromatiques, trait en tierces ascendantes ou descendantes, etc.
- Sa voix avait gagné en force et en étendue, et les fioritures infinies du chant italien brodaient de leurs gazouillements d'oiseau les phrases sévères d'un récitatif pompeux. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- (Par extension) Surabondance d’ornements dans le style et d’un excès d’inutile virtuosité.
- Les demeures des paysans frappaient les regards : de belles izbas en bois, sans ornement ajourés et autres fioritures, mais admirablement charpentées. — (Nicolas Gogol ; « Les âmes mortes », 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Plutôt que d'avoir des obsèques manquant de fiorituresJ'aimerais mieux, tout compte fait, me passer de sépulture. — (Georges Brassens, Les Funérailles d'antan, 1960)
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siliciure
- (Chimie) Combinaison du silicium avec un autre corps simple.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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sinécure
- Place ou titre qui produit des émoluments et qui n’oblige à aucun travail.
- Rien de plus difficile à déloger d’une sinécure, que des fainéants sans valeur personnelle. — (André Gide, Retouches à mon « Retour de l’U.R.S.S. », 1937)
- J’ai de traitement, de mes sinécures, de l’Académie et de mon libraire, environ trente mille francs par an, fortune énorme pour un garçon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- C’est une fonction peu laborieuse en temps de paix, puisqu’il ne reste alors de la milice que les cadres et les états-majors, conservés comme une source de sinécures pour l’aristocratie. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- […] d’écœurants petits snobs, riches pour la plupart, en tout cas oisifs, ou lotis de quelque sinécure dans quelque ministère — ce qui est tout comme. — (Romain Rolland, Jean-Christophe, Foire sur la place, II, 1908, page 742)
- Arsène ne tarda pas à s’apercevoir que son poste de secrétaire ressemblait furieusement à une sinécure. En deux mois, il n’eut que quatre lettres insignifiantes à recopier et ne fut appelé qu’une fois dans le bureau de son patron, ce qui ne lui permit qu’une fois de contempler officiellement le coffre-fort. — (Maurice Leblanc, Le coffre-fort de Mme Imbert dans Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, 1906 (lire sur wikisource)
- (Par extension) Emploi fortement rémunéré pour très peu de travail.
- (Sens figuré) Chose ou expérience agréable et/ou ne demandant pas d'effort. Note d’usage : utilisé dans une forme négative pour indiquer que c’est désagréable ou demande de grands efforts.
- La grossesse n’avait pas été une sinécure et, maintenant qu’Agnès entamait les dernières semaines, c’était pire que tout. — (Camilla Läckberg, traduit par Lena Grumbach et Catherine Marcus, Le Tailleur de pierre, Actes Sud, 2009 (1re édition 2005), page 227)
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propréture
- Dignité, fonctions de propréteur.
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glaçure
- (Céramique) Action de recouvrir les poteries d’un enduit qui au feu doit se vitrifier.
- Très tôt les Egyptiens surent fabriquer des verres. L'origine de ce matériau semble avoir été dans les glaçures recouvrant les poteries pour les rendre imperméables et les décorer. — (Bernard Vidal, Histoire de la chimie, 1985, Collection Que sais-je des Presses Universitaires de France, page 10.)
- (Céramique) Enduit que le potier applique sur les céramiques avant la cuisson. Ce vernis les rend imperméables et leur donne de la brillance.
- Le vert est à la mode au début du XVIe siècle : jattes, écuelles et cruches sont très souvent recouvertes d'une glaçure verte brillante. — (Alban Horry, Poteries de Lyon 1500-1800, 2012, page 22)
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paliure
- (Botanique) Genre de la famille des rhamnacées, arbuste ou petit arbre dont le fruit est une noisette ligneuse au centre d’une aile circulaire.
- (Botanique) (sens restreint) Arbuste épineux, buissonnant, aux tiges couvertes d’une écorce grisâtre, commun dans les régions méditerranéennes, aux fruits secs en forme de soucoupe volante à bords ondulés et employés en herboristerie, pour leur effet drainant sur l’urée et l’acide urique.
- La couronne d’épines du Christ aurait été composée de Paliure. — (Jean-Claude Rameau, Dominique Mansion, G. Dumé, Flore forestière française : Région méditerranéenne, 2008)
- La couronne d’entrelacs et de pointes brunâtres paraissait voltiger au-dessus de son regard, et il voyait les épines aller et venir, si proches de ses pupilles qu’il crut qu’elles allaient lui crever les yeux… Paliure, paliure, paliure, tenta-t-il encore dans une ultime invocation au génie du mot qui ne voulait le visiter avant son dernier terme. — (Philippe Claudel, Les petites mécaniques, 2003)
- (Botanique) (Désuet) (Par analogie) Jujubier, nerprun.
- Aucuns aussi estiment, que le Paliure Africain de Théophraste, et l’Egyptien d'Agathoclès sont une même chose, et que ce n’est que notre jujubier : il est certain par le témoignage de tous les anciens, que le Paliure croissait de tout temps en Afrique. — (Jacques Deschamps, Histoire Générale des plantes, 1615)
- Cet auteur pense que l'aune noir bourgêne, le paliure, l' alaterne et le jujubier, ne sont que des espèces du même: [...] elles ont des filets coniques simples, [...] les feuilles sont dentées, [...] elles ont des glandes à godet au bout de chaque dentelure; le nerprun, le paliure et le jujubier , conviennent aussi en ce qu'ils ont à chaque nœud des branches, une ou deux épines. — (M. Guettard, Quatrième mémoire sur le genre des plantes)
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écriture
- Procédé qui permet de représenter un langage avec des symboles ou des lettres.
- L’écriture transporte d’un sens à l’autre la pensée. La parole communique la pensée de la bouche à l’oreille par le son ; l’écriture saisit le son insaisissable au passage, le transforme en signes ou en lettres, et communique ainsi la pensée de la main aux yeux. — (Alphonse de Lamartine, Gutenberg)
- Sans croire en aucune manière à la divination des âmes par l’écriture, il était sensible à la forme des lettres comme à une sorte de dessin qui peut avoir aussi son élégance. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, pages 178-179)
- Il eut tort de citer le mot de Voltaire, qui est beaucoup trop décisif et immodéré : « L’écriture est la peinture de la voix ; plus elle est ressemblante, meilleure elle est », et qui conduirait à l’orthographe individuelle, c’est-à-dire à une confusion telle qu’on ne se comprendrait jamais quand on s’écrirait les uns aux autres. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
- L’écriture est précisément cet acte qui unit dans le même travail ce qui ne pourrait être saisi ensemble dans le seul espace plat de la représentation. — (Roland Barthes. L’empire des signes. Paris, Flammarion, 1980, page 22)
- Toute l'écriture est de la cochonnerie. — (Antonin Artaud, Le Pèse-nerfs, dans Oeuvres complètes, I, Paris, Gallimard, 1954, page 120)
- (Par extension) Manière dont on trace ces caractères.
- Ces textes funéraires sont tous d'une écriture négligée, maigre et anguleuse; et le papyrus trouvé sur la momie de Pétaménoph étant le plus récent, porte encore par cela même des traces plus marquées de la décadence de l’art graphique égyptien sous la domination gréco-romaine. — (Frédéric Cailliaud, Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, au-delà de Fâzoql, t. 4, 1827, page 27)
- Il trouvait aux Archives, non pas seulement les papiers administratifs des derniers siècles, mais les chartes du moyen âge. Il les fallait lire, il en fallait déchiffrer l’écriture, distinguer les formules, déterminer les dates, […]. — (Henri Wallon, Notice sur la vie et les travaux de M. Joseph-Natalis de Wailly, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , dans les Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1888, vol.32, n°6 , page 556)
- À propos de Modeste Mignon, il annonce joyeusement à son amie : « Encore soixante-dix feuillets de mon écriture… Ce sera fini demain. » — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Il trouva des papiers d’un caractère absolument privé, et, entre autres, d’ardentes lettres d’amour tracées d’une grande écriture féminine. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- L’écriture retenait l’attention de nos maîtres. Ils nous apprenaient l’anglaise ou cursive, la fine bien sûr, la moyenne et la grosse, la ronde, la bâtarde et même la gothique. Ils voulaient que nous eussions d’abord une écriture régulière et lisible, puis belle et élégante sans fioritures. Nous avions tout un jeu de plumes dans un petit étui. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 50)
- (Par extension) Chose écrite.
- L’amîn est celui dont l’écriture, dans les contrats, actes et autres documents, fait foi. Il doit donc bénéficier de la confiance de toutes les parties. — (Paul Bonnenfant, Sanaa: Architecture domestique et société, CNRS Éditions, 2014, page 92)
- (Par extension) Marque ou une trace qui code une signification.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Philosophie) Ensemble des procédés et des systèmes signifiants par lesquels les hommes ont transcrit matériellement, à travers les âges, leurs paroles et leurs pensées.
- (Par extension) Système d’écriture.
- L’écriture latine, de même origine que la grecque, s’est géométrisée de manière analogue. — (Marcel Samuel Raphaël Cohen, La grande invention de l’écriture et son évolution, volume 1, 1958)
- Ainsi, en dépit du fait que le logogramme chinois est souvent peu informatif quant à sa prononciation, l’information phonologique contenue dans l’écriture est exploitée pour prononcer les caractères rares. — (Ronald Peereman, « La médiation phonologique dans la reconnaissance des mots écrits », dans La reconnaissance des mots dans les différentes modalités sensorielles, sous la direction de Régine Kolinsky, José Morais & Juan Segui, Presses Universitaires de France, 1991)
- (Au pluriel) (Religion) La Bible ; les Écritures.
- Les évangéliques et les catholiques, tout en étant différents, se retrouvent sur de nombreux points, comme les questions d'éthique. La principale différence est l'autorité de la Bible, les évangéliques ont un rapport très personnel aux écritures, ils s'y réfèrent, ils la lisent régulièrement, […]. — (Franck Poiraud, Les évangéliques dans la France du XXIe siècle, Edilivre/Editions APARIS, 2007, page 210 (différant corrigé en différents))
- Dessin et peinture, quand on parle d’une icône religieuse.
- L’écriture de l’icône me procure une telle joie que j’ai eu envie de la partager. — (Anne Truffert)
- L’écriture d’icônes, technique d’art sacré chrétien, a pour vocation de faire participer à la liturgie et à la vie de ’'Église dans la prière. — (Jérôme Lescure)
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membrure
- Ensemble des membres d’un individu.
- La forte membrure d’un athlète.
- (Par analogie) (Menuiserie) Pièce de bois épaisse, dans laquelle on enchâsse les panneaux.
- Maître Olivier qui le suivait lisait tout haut le mémoire: Pour avoir fait de neuf une grande cage de bois de grosses solives, membrures et sablières, contenant neuf pieds de long sur huit de lé... — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- (Marine) (Au pluriel) La totalité des membres ou couples d’un bâtiment.
- On vit aussi quelques épaves, des restes de carènes et des membrures de bâtiments. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Le bateau heurte un premier récif. Agrippé par l'étrave, il gémit dans ses membrures, s'immobilise un instant. Bientôt une lame énorme le renfloue, mais la machine s'arrête, arrêtant les pompes, et la proue enfonce. — (José Gers, Sur la mort du Pourquoi pas ?, France libre, vol. 6, 1936)
- (Reliure) Ensemble des planchettes entre lesquelles le relieur place les cahiers d’un livre, après qu’ils sont cousus, pour pratiquer sur le dos les encoches destinées à recevoir les ficelles.
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agriculture
- Activité ayant pour objet l'exploitation des terres par la production de végétaux et l'élevage d'animaux.
- Après avoir fait la guerre et le commerce nous allons faire de l’agriculture et tu seras notre intendant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Ensuite - lorsque, avec la découverte de l’élevage et de l’agriculture, un homme sut produire davantage qu'il ne lui fallait pour vivre - les vainqueurs trouvèrent plus commode de réduire les vaincus au servage et de les faire travailler pour eux. — (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste,)
- L’Ardenne est presque entièrement couverte de bois, sauf dans quelques vallées étroites et quelques espaces situés près des villages et laissés à l’agriculture. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 158)
- L'utilisation des pesticides a beaucoup augmenté dans les pays en développement à la fin des années 60 et pendant les années 70, à mesure que l’agriculture se modernisait. — (Agriculture mondiale: horizon 2010, p.174, FAO, 1995)
- Ce sont aussi des garanties pour l’existence des agricultures paysannes et biologiques, seules capables de nourrir et refroidir la planète. — (René Balme, Semons la biodiversité dimanche 25 avril 2010, humanite.fr, 16 avril 2010)
- (Agriculture, Économie) Ensemble des activités dont la fonction est de produire un revenu financier à partir de l’exploitation de la terre (cultures), des forêts (foresterie), des produits de la mer, lacs et rivières (aquaculture, pêche), des animaux de ferme (élevage) et des animaux sauvages (chasse).
- L’agriculture y est d'un maigre profit : le sol est, en effet, tellement rocailleux, qu'il faut le cultiver avec la houe. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, p.36)
- (Par métonymie) L'ensemble des agriculteurs et des exploitations agricoles.
- L'agriculture française.
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saccharure
- (Pharmacie) Médicament qu’on obtient en versant une teinture alcoolique ou éthérée sur du sucre blanc cassé en morceaux, après avoir laissé s'évaporer à température ambiante l’alcool ou l’éther du mélange, on le réduisant en poudre grossière.
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démesure
- Perte du sens de la mesure, exagération excessive.
- Comme jadis la noblesse, la plèbe aujourd’hui prenait dans le succès le goût de la démesure. — (Salluste, Guerre de Jugurtha)
- S’il fallait en définitive reconnaître la grandeur de l’humanité européenne, c’est qu’elle pouvait à tout moment compenser la démesure de ses actions par la mesure de ses critiques. — (Jean-François Mattéi, Le Procès de l’Europe: Grandeur et misère de la culture européenne, 2011)
- Folie, hybris, orgueil qui s’empare d’un héros de fiction.
- Dimension excédant la mesure ordinaire.
- Le champ était très vaste mais sans démesure. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
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questure
- Dignité, charge de questeur.
- César brigua la questure.
- Il est candidat à la questure de la Chambre des députés.
- [...] bien avant les gentilles conférences inter-coloniales de Québec et de Charlottetown s'étaient exprimées la rage de dominer et la volonté de puissance frustrée d'une clique de marchands britanniques pressés d'en découdre avec le lien impérial si la métropole devait arrêter ou même ralentir leurs plans d'accaparement des richesses et des questures, des sinécures, des magistratures et autres offices de l'administration coloniale. — (Marc Chevrier, « La rançon de Brennus », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, pp. 123-124)
- Durée des fonctions de questeur.
- Telle chose s’est faite sous sa questure.
- Bureau des questeurs d’une assemblée.
- Aller à la questure de la Chambre des députés.
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arcure
- Forme d’arc ou de cintre.
- Pour qu’elle fût sympathique, il y avait en Mme de Ferjol quelque chose de trop impérieux, de trop despotique, de trop romain, jusque dans son buste de matrone, dans la fière arcure de son profil, et dans cette masse de cheveux noirs largement empâtés de blanc sur des tempes qu’ils rendaient plus austères et presque cruelles…. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Une histoire sans nom, 1882)
- (Agriculture) Opération consistant à courber en demi-cercle, l'extrémité inclinée vers le sol, une branche, un rameau, un sarment afin qu’il produise davantage.
- L’arcure est un procédé de mise à fruit qui rend de véritables services à l’arboriculture fruitière; aussi elle ne manque pas de partisans. — (Bulletin de la Société d’horticulture et de viticulture de la Cote-d’Or, 1873)
- (Marine) Déformation structurelle d’un navire.
- Mais l’arcure que l’on remarque du côté de tribord du navire et par le travers de ses grands porte-haubans, laisse craindre que ce beau bâtiment n’ait éprouvé de grandes avaries, dans les fortes secousses qu'il a essuyées. — (Le navigateur: revue maritime, Éditeur Souverain, 1836)
- (Médecine vétérinaire) Déviation du carpe chez les équidés ou les bovins.
- L’arcure est une déviation du genou (carpe) en avant de la ligne d’aplomb du membre thoracique, liée à une obliquité des rayons de l’avant-bras et du canon. — (Bérangère Ravary,Nicolas Roch,Nicolas Sattler, Néonatalogie du veau, Éditions Point Vétérinaire, 2006)
- (Armement) Défaut d’un canon entrainant une courbure entre l’âme et la bouche à feux.
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emboîture
- Insertion d’une chose dans une autre.
- Emboîture bien faite.
- Faites une emboîture.
- Ce dispositif est constitué par une poche pneumatique étanche disposée sur la paroi interne d’une emboîture de prothèse et munie d’une valve accessible de l’extérieur pour en régler le volume à l’aide d’une poire en caoutchouc. — (France. Ministère de la santé publique et de la sécurité sociale, Bulletin officiel, Numéros 7 à 12, 1971)
- (Médecine) — Je souffre à l’emboîture du tibia.
- Endroit de cette insertion.
- Ce dans quoi une chose s’emboîte.
- (Spécialement) Poutre, de travers en haut ou en bas, dans laquelle les autres poutres d’une porte, d'une fenêtre, sont emboîtées.
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ossature
- Ensemble de la charpente osseuse d’un homme, d’un animal.
- (Par extension) Charpente, ensemble des parties solides qui tiennent un tout.
- L’ossature d’une voûte.
- L’architecte, par hasard intelligent, un jeune homme amoureux des temps nouveaux, ... avait monté toute l’ossature en fer. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- (Sens figuré) Ce qui structure un tout.
- Il est vrai qu’à l’époque le jazz - ou plus précisément sa version allégée, la musique syncopée, dernière vogue venue des États-Unis - constitue (comme le fera le rock plus tard) l’ossature de la variété. — (Serge Loupien, Trenet, le centenaire, Libération, 20 février 2001 & 16 février 2013)
- Que le président de cet organisme estime souhaitable une construction fédérale dont ladite commission formerait l’ossature, c’est archinaturel. — (Alain Peyrefitte, Parlez, écrivez, agissez, 2002)
- En voyant le petit, là, trempé jusqu’aux os, serrant son enfant dans ses bras, et entouré des siens, Gabriel Morange se sentit heureux. Il réalisa que les grands bonheurs étaient faits de petites choses, anodines, mais qui mises bout à bout en constituaient la substance même. Comme ces événements, souvent insignifiants, qui formaient patiemment l’ossature d’une vie et, ensemble, lui donnaient de la chair, toute son épaisseur, la bienveillante texture qui possédait le don de, parfois, rendre les gens heureux. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.165, 2018)
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souillure
- Tache, saleté sur quelque chose. — Note d’usage : Il ne s’emploie guère qu’au figuré.
- Marie. – Ah ! Catherine, il n’est même plus beau ; comme une fumée malfaisante, la souillure de son cœur lui est montée au visage. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 6, 1834)
- On a toujours considéré comme une souillure, dans la manière de voir des hommes d’Église, le fait, légitime pourtant, - puisque Angélique s'était mariée, - de produire au monde un nouveau pécheur. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Quelquefois je la trouvais en larmes. Elle les dévorait aussitôt, passait la main sur ses yeux avec un geste indicible d’indignation ou de dégoût, et les essuyait, comme elle aurait fait d’une souillure. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 180)
- Les historiens d'aujourd'hui ont entrepris de faire croire que l'authenticité de la philosophie est marquée par un éloignement aussi grand que possible des souillures de l'homme vulgaire […]. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, 1932)
- Inquiet, blessé, avide, je me sentais pénétrer dans un monde que j’avais à peine soupçonné, un monde où la beauté et la souillure s’unissaient en des noces secrètes, honteuses, mais au regard desquelles tout ne semblait plus que jeux d’enfant. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 104)
- C’est une souillure à son honneur, à sa réputation.
- La souillure de l’âme.
- La souillure du péché.
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évasure
- Ouverture d’un vase.
- Élargissement pratique à l’extrémité d’un conduit, d’un pont, etc.
- L’orifice par lequel regarde Paul MacCarthy comporte une évasure gigantesque, excessive et abjecte, selon ses détracteurs. — (Connaissance des arts, numéros 585 à 589, 2001)
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dénature
- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dénaturer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dénaturer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dénaturer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dénaturer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de dénaturer.
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clôture
- (Agriculture, Architecture, Jardinage, Maçonnerie) Enceinte qui peut être constituée de murs, de haies, de barrières, etc.
- […], et d’aucuns l’avaient vu, certain jour, les cognes à ses trousses, son fusil d’une main et un lièvre de l’autre, franchissant les clôtures de ronces artificielles et les murs de pâtures […]. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- L'accès en est impossible. Des clôtures hargneuses le gardent; des montants de fer, aux pointes aiguës, reliés par tout un hérissement de ronces artificielles le défendent mieux qu'un cordon de gendarmes. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- (Sens figuré) (Religion) Obligation que les religieuses cloîtrées ont de ne point sortir de leur monastère.
- Elle […] arrive enfin avec les sœurs qu’elle emmène, à Oirschot où elle organise tant bien que mal la clôture dans une maison qui n’a jamais été agencée pour servir de cloître. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Sens figuré) Action d’arrêter, de terminer une chose, ou de déclarer qu’elle est terminée.
- La clôture d’un compte, d’une liste, d’un procès-verbal.
- La clôture d’une assemblée.
- La clôture d’une session.
- La clôture des débats dans une affaire criminelle.
- La clôture d’une discussion parlementaire, ou simplement
- La clôture.
- Demander la clôture.
- Parler pour la clôture, contre la clôture.
- La clôture fut prononcée à une très forte majorité.
- Suspension temporaire d’une série de représentations, de conférences, etc.
- La clôture d’un carême.
- La clôture d’un théâtre.
- On donnera telles pièces pour la clôture.
- (Programmation) Fermeture.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.