Dictionnaire des rimes
Les rimes en : décathlonien
Que signifie "décathlonien" ?
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- (Athlétisme) Participant à un décathlon ; athlète spécialiste du décathlon.
- Mais les bonnes surprises pourraient venir du décathlonien algérien Larbi Bouraada, de Tosin Oke, auteur d’un triple bond à 17m 22 a Nairobi, voire des relais sud-africain (4X100 m) et nigérian (4X400m). — (Star Africa, L'Afrique veut renouer avec la victoire, www.starafrica.com, août 2010)
- Mais il ne faut pas se tromper, aucun décathlonien ne sera jamais en même temps Usain Bolt sur 100 m, Mondo Duplantis à la perche et Jan Zelezny au javelot. — (Kevin Mayer, Nicolas Herbelot, Kevin Mayer, 2020, page 1902)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "décathlonien".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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caucasien
?- Cocktail composé essentiellement de trois parts vodka pour trois parts de liqueur de café et deux parts de crème liquide.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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faubourien
?- Relatif aux faubourgs, ou à la population ouvrière des quartiers excentriques d’une grande ville.
- Il me faudrait, pour bien vous dire cela, le vocabulaire faubourien de maître Bélisaire, son grand tablier de menuisier, et deux ou trois coups de ce joli vin blanc de Montmartre, capable de donner l’accent de Paris, même à un Marseillais. — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 67)
- Le marronnier noir avec ses bourgeons blancs et roses prêts à éclater m’a singulièrement attendrie. Est-il assez faubourien et spécial en son genre ! Il pousse là enfermé entre quatre murs, dans le sol parisien sans humus ; il a un entêtement de pauvre à vivre étiolé, sans suc, sans brise, martelé, tailladé par la cohue des récréations, il prouve un enracinement tenace pareil à celui des enfants d’ici qui poussent sans air, sans chaleur, sans nourriture. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Vinson [...] s’était trouvé attiré, séduit par une grande fille aux cheveux teints, aux joues émaciées, aux yeux brillants et dont l’allure faubourienne et parigote l’avait complètement subjugé. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 975)
- Le Prince le houspillait comme un simple soldat allemand. Bert recula, blême et décontenancé, mais résolu à toutes les conséquences. D’après son code d’honneur faubourien, un devoir s’imposait, inéluctable : faire le coup de poing avec son adversaire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
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confins
?- Limites d’un pays, d’un territoire.
- Malade, il se retira chez sa sœur, Rosalie, veuve d'un comte de Creny, au petit château de Ménival, dans la commune de Lannoy-Cuillère, aux confins du pays de Bray et de la Picardie, où il fit son testament, laissant à ses proches le peu qui lui restait, et mourut le 26 janvier 1816. — (Philippe Régibier, 27 rue Saint-Guillaume: petite chronique d'une grande demeure et de ses habitants, d'après des documents inédits, chez l'auteur, 1997, page 311)
- On met les cimetières aux confins des communes. Chacun chez soi ! — (San Antonio, Réflexions définitives sur l'au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- (Littéraire) Limites chronologiques d’une période.
- L’art gothique, sur les confins de la renaissance, n’a rien produit de plus pur, de plus parfait, ni de mieux dessiné. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Sens figuré) Endroits les plus éloignés, les plus reculés.
- D'autres auteurs ont été plus loin dans le domaine des suppositions. C'est des confins de l'Europe que ceux-ci font venir les Américains, qui auraient alors emprunté pour chemin un immense continent aujourd’hui disparu : l'Atlantide. — (René Thévenin & Paul Coze, Mœurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., page 15)
- (Sens figuré) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)…
- Une interview plutôt ordinaire – quoique très, très révérencieuse – très « journal télévisé », aux confins de l’exercice promotionnel, comme souvent.— (Sophie Delassein et Arnaud Gonzague, Pourquoi la prestation de Stromae sur TF1 était franchement embarrassante, L’Obs, 10 janvier 2022)
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adamantin
?- De la nature du diamant, qui a les propriétés du diamant.
- Dureté adamantine, éclat adamantin.
- ADAMANTIN, adj., adamantinus (αδαμας, diamant) ; qui a la dureté ou l’éclat du diamant. On donnait jadis le nom de spath adamantin à une variété de corindon, parce qu’on croyait, à tort, la poudre de ce minéral capable d’user le diamant. Les minéralogistes appellent éclat adamantin celui qui, ayant beaucoup de vivacité, se rapproche de celui d’une lame d’acier poli, à mesure qu’on incline le corps sous un certain aspect, jusqu’à ce que la force de réflexion ait atteint son maximum, et cette épithète vient de ce que le diamant poli offre le type de cet effet de lumière.ADAMANTIN, adj. Un insecte (Eustales adamantinus) est ainsi appelé à cause de sa couleur verte à reflets qu’on a comparé à la scintillation du diamant. [1] — (Antoine-Jacques-Louis Jourdan, Dictionnaire des termes usités dans les sciences naturelles, Société belge de librairie, Bruxelles, 1837, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée)
- Et tout :et la fontaine elle-même où les bourgeoises d’Albano se sont déjà massées sur les marches de marbre, l’une au-dessus de l’autre, conversant d’une voix forte et argentée, le temps que, pour l’une après l’autre, l’eau tombe en arc sonore, adamantin, dans les brocs de cuivre qu’elles lui présentent, et la fontaine elle-même, et la foule, tout, pourrait-on croire, n’est dédié qu’à elle, à montrer plus brillamment encore le triomphe de la beauté, pour qu’on voie bien qu’elle domine tout, comme une reine est suivie pa sa cour. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Rome, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 314))
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bambin
?- (Familier) Bébé, enfant.
- Depuis le début, c’est un site révolutionnaire pour toutes les mamans hypercréatives et débordées, sur lequel tout est centralisé et trié par thème pour organiser le goûter d’anniversaire de ses bambins adorés. — (Lisa Gachet, Make my party, 2013, page 194)
- Mais supprimez donc la dictée de ces bambins! Qui protesterait? Nous? Certainement non. Eux? — (Pierre Louÿs, Une réforme dangereuse, 1904, dans Archipel, 1932)
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cousin
?- Fils ou fille de l’oncle ou de la tante d’une personne ; cousin germain.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Peut-être donnerait-elle au Maître un garçon. Eh bien ! tant mieux ! la fortune, du moins, n’irait pas aux neveux et aux cousins du Cheikh qui la convoitaient déjà. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Descendant (en excluant la fratrie) d’un ancêtre commun.
- J’effraye Michal comme on effraye une cousine en Normandie, avec l’aide d’une rainette, d’une araignée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- On trouve en Bretagne des anatifes cramponnés en colonies serrées au bas des à-pics rocheux sans cesse battus par les vagues. Ces étranges crustacés cirripèdes sont de lointains cousins des minuscules balanes. — (Georges Fleury, La pêche à pied, Grasset, 1997)
- (Argot) Dénonciateur, personne donnant des renseignements à la police. → voir balance, donneuse et indic
- Quentin avait 16 ans quand son daron avait écopé de six ans ferme. Balancé, le père Cointreau. Par le cousin d’un lardu, un petit fourgue sépharade de la porte de Clignancourt auquel Guy Gilbert aurait donné son blouson sans concession. — (Luc Baranger, Maria chape de haine, ch. 3, Baleine, 2010)
- (Par analogie) (Sens figuré) Ce qui est en relation de genre ou de type avec autre chose.
- Ce qui les angoisse vraiment, ce sont les cousins maléfiques des selfies : les sextos. Nous mettons nos filles en garde : « N'envoie jamais, au grand jamais, de messages sexuellement explicites à quiconque, […]. » — (Peggy Orenstein, Girls & Sex : une étude américaine, traduit de l'anglais (États-Unis) par Claire Richard, 2018)
- (Argot) Beur ; Maghrébin.
- Wesh Cousin !
- Titre que, dans ses lettres, le roi donnait à des princes étrangers, aux cardinaux, aux pairs, aux ducs, aux maréchaux de France, aux grands d’Espagne et à quelques seigneurs du royaume.
- Napoléon III a répondu au tsar qui lui donnait froidement et contrairement aux convenances du « cher ami » au lieu de « cher cousin » : « Je suis touché de votre missive, on choisit ses amis, on subit sa famille. »
- (Sens figuré) Celui avec lequel on est en bonne intelligence.
- Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins.
- Depuis cette fâcheuse affaire, je ne suis pas très cousin avec lui.
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clunisien
?- (Religion) Relatif à l’ordre monastique chrétien, défini à l’abbaye de Cluny.
- Le rayonnement clunisien sur la chrétienté au Moyen-Âge.
- La première conséquence de l’entrée des peuples nordiques dans la communauté des peuples chrétiens, dans la civilisation européenne, fut que, si tu te rappelles, durant deux siècles — en l’occurence aux Xe et XIe siècles, l’époque de la réforme clunisienne —, il n’a été question que de la mort. — (Antal Szerb, Le voyageur et le clair de Lune, 1937, page 183, édition Viviane Hamy, traduction par Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huszvai)
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déteins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déteindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déteindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déteindre.
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plein
?- Qui contient tout ce qu’il est capable de contenir ; il est opposé à vide.
- La machine à écrire sur la consolette Louis XV, la ronéotype sur le bureau Napoléon III, des paquets de papier partout sur un vestige de tapis de la Savonnerie, et des cendriers pleins de clopes dans tous les coins. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- (Par hyperbole) Qui contient une grande quantité.
- Il a ses greniers pleins de blé, et ses caves pleines de vin.
- La salle est pleine de monde. Parler la bouche pleine.
- (Élevage) (Au féminin) Qualifie un animal en gestation.
- Une chatte pleine. Une chienne pleine. Une jument pleine.
- Qui abonde en quelque chose que ce soit.
- La population de Saint-David […] parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Sens figuré) — Jusqu’ici, il s’était promené avec son fusil sous le bras, plein d’un sentiment d’altière sécurité, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
- C’est un pays plein de tout ce qui est nécessaire à la vie.
- Un jardin plein de fruits. Une rivière pleine de poissons.
- Un habit plein de taches, plein de boue. Un champ plein de chardons.
- Qui est gras, replet, rebondi.
- Cet homme a le visage plein. Cette femme a la gorge pleine. Des joues bien pleines.
- Qui est entier, complet.
- Une semaine pleine. Une pleine semaine. Un plein mois. Un mois plein.
- (Sens figuré) Qui est entier, complet, absolu.
- Un plein succès. Il parla avec une pleine franchise. Il a une pleine connaissance de l’affaire.
- Il a pleine autorité. Il a pleine puissance d’en disposer comme il jugera à propos. Il a pleine liberté d’aller où il voudra.
- Se construit souvent avec la préposition en et sert à former différentes locutions adverbiales de lieu et de temps, qui signifient « au milieu de », mais qui ne servent véritablement qu’à donner plus de force et d’expression à ce qu’on dit.
- […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Après avoir laissé derrière nous les Orcades, nous entrâmes en plein Atlantique, et la mer s'enfla prodigieusement. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 29)
- L’apologue du lampadaire est paraît-il bien connu des chercheurs : un type qui a perdu ses clés explore en vain les dessous d’un lampadaire en pleine nuit. Pourquoi chercher seulement là ? Parce que c’est le seul endroit éclairé. — (Frédérique Roussel, Trouvaille dans les archives de l’Académie française, dans Libération n° 11471, du 14 avril 2018, page 45)
- Il l’insulta en pleine rue, en plein marché.
- Ils ont été volés en plein jour, en plein midi.
- Il a passé la nuit en plein air.
- Avec les prépositions à et de, il sert à former plusieurs locutions adverbiales qui marquent l’intensité, l’abondance, le haut degré de la chose dont il s’agit.
- Crier à pleine tête, à pleine gorge. Voguer à pleines voiles. Boire à plein verre.
- De l’eau qui vient à plein tuyau. Une femme grosse à pleine ceinture. Des chevaux qui tirent à plein collier.
- J’allais devant la maison, sur le gravier où le soleil donnait encore à plein. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 16)
- Du vin qui sent la framboise à pleine bouche.
- Il a fait cela de plein gré, de son plein gré.
- (Sens figuré) (Familier) Ivre.
- La Biscotte, d’une voix empêtrée de colle de pâte.– Oui, c’est moi… Mon pau’ ieux… s’ suis saoul comme eun’ vache.Lidoire.– Viens te coucher, si c’est qu’ t’ es plein. — (Georges Courteline, Lidoire, 1891)
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soin
?- L’existence du substantif féminin soigne (« souci, peine » ca. 1180) et le verbe soigner rappellent besoin, besogne, besogner clairement vieux-francique. L’étymon serait alors le germanique *sunni (féminin *sunnia, « souci » et le verbe *sun(n)jôn, « s'occuper de, se soucier de »). Cette hypothèse pose quelques problèmes, phonétiques et sémantiques.
- Le latin somniare a pu donner songer et soigner, à côté de songe, soin prend le sens de « action de songer à quelqu’un, attention, soin ».
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adultérin
?- Qui est né d’un adultère.
- Des enfants adultérins.
- Les enfants nés hors mariage, hors ceux nés d’un commerce incestueux ou adultérin, pourront être légitimés par le mariage subséquent de leurs père et mère, lorsque ceux-ci les auront également reconnus avant leur mariage, ou qu’ils les reconnaîtront dans l’acte même de célébration. — (Code civil des Français, livre premier « Des personnes », titre VII « De la paternité et de la filiation », article 331, version du 1er janvier 1835)
- Le fils adultérin, aimé et aimant, demeure dans la famille. — (Jean-Claude Polet, Patrimoine littéraire européen : Mondialisation de l’Europe, 1885-1922, 2000)
- (Par plaisanterie) Relatif à l’adultère.
- — En commettant l’acte adultérin avec l’épouse de M. Lévy d’Anjou, que Dieu ramène dans le droit chemin, vous vous êtes placé vous-même en état de péché mortel. — (Antoine Blondin, L’Europe buissonnière, 1949)
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agrarien
?- Qui a rapport aux lois agraires.
- Partage agrarien.
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airain
?- (Fontainerie) (Vieilli) Métal rouge connu sous le nom de cuivre rouge, que l'on mélange avec la calamine pour faire le cuivre jaune, et avec l'étain pour faire le bronze ou la fonte.
- (Vieilli) ou (Littéraire) (Chimie) Alliage de différents métaux dont le cuivre est la base ; bronze.
- Pendant longtemps l’airain satisfit à toutes les exigences de la civilisation ; il servait aux arts de la paix comme à ceux de la guerre, et si quelques autres métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le mercure, étaient déjà connus des anciens, on ne les appliquait qu'à des usages très limités. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 177)
- Et, frappant du doigt une cloche sombre et nue, qui rendit un son grêle :— Celle-ci, reprit-elle, est une sainte villageoise du Ve siècle. C’est une fille spirituelle de saint Paulin de Nole, qui le premier fit chanter le ciel sur nos têtes. Elle est d’un métal rare, qu’on a nommé airain de Campanie. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Dans l’airain de Corinthe entrait une certaine quantité d’or et d’argent.
- (Littéraire) Objet de ce métal.
- Comme ils parlaient de la sorte, la lourde cloche de l’église de Saint-Michel de Templestowe […] vint couper court à leur contestation. Leurs oreilles furent successivement frappées par ces mornes vibrations, […] avant que l’oreille se sentît remplie de nouveau par la répercussion du glas de l’airain. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sa voix sonore tinte comme de l’airain. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 313))
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Sa vitalité était prodigieuse ; avec son poumon abîmé il vivait, au fond, en bravant toutes les lois de la médecine, mais une formidable volonté de vivre, un sentiment d’airain du devoir à accomplir le maintenait debout. — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 443)
- Les injures s’écrivent sur l’airain et les bienfaits sur le sable, on se souvient longtemps des injures et on oublie vite les bienfaits.
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algérien
?- (Géographie) Relatif à l’Algérie, à ses habitants ou à sa culture.
- Mais il fera immédiatement connaître au Doyen Duguit sa décision de demander sa mutation à Alger, pour raison de santé, le climat algérien se rapprochant davantage de celui qu’il avait connu en Égypte que celui de Bordeaux. — (Marc Malherbe, La Faculté de Droit de Bordeaux, 1870–1970, 1996)
- Tous les admirateurs de l’écrivain se souviennent également des difficultés inénarrables qu’il connut avec le Pouvoir algérien lorsqu’il tenta cette longue et difficile expérience de théâtre populaire en arabe algérien. — (Jacqueline)
- La presse indigénophile a joué un rôle déterminant dans la formation de la presse «indigène» et de la conscience politique des intellectuels algériens. — (Zahir Ihaddaden, Histoire de la presse indigène en Algérie: des origines jusqu'en 1930, Entreprise Nationale du Livre, 1983)
- (Histoire) Relatif à la régence d'Alger.
- la France de son droit exclusif de péche dans les eaux de la Régence, droit dont elle jouissait depuis cent cinquante ans et qu’elle avait cependant conservé avec le gouvernement algérien — (Institut français de la mer, La Revue maritime, 1875)
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dédaléen
?- Qui tient du dédale.
- Ces deux grandes voies, croisées avec les deux premières, formaient le canevas sur lequel reposait, noué et serré en tous sens, le réseau dédaléen des rues de Paris. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Là, sans doute, sous cet amas confus se cachaient encore des salles voûtées, vastes et sonores, longs corridors dédaléens, des réduits enfouis dans les entrailles du sol, tels qu’en possèdent encore les forteresses des anciens Magyars. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, page 146)
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crétin
?- Équivalent francoprovençal (Valais, Savoie) de chrétien[1][2] ; mot de compassion devenu péjoratif comme benêt, fada, innocent, etc.
- De l’allemand Kreidling, dérivé de Kreide (« craie »), à cause de la couleur blanchâtre de leur peau.
- Dérivé de crêt, avec le suffixe -in ; le crétin serait un habitant des montagnes, le crétinisme résultant d’un manque en sels minéraux, dont l’iode, dans leur alimentation.
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doyen
?- Celui qui est le plus ancien suivant l’ordre de réception dans un corps, dans une compagnie.
- Le doyen de la Cour d’appel, des avocats, des généraux français, de l’Académie française.
- Doyen du Sacré Collège : Le premier cardinal-évêque.
- (Diplomatie) Nom désignant soit le nonce apostolique, soit l'ambassadeur ayant passé le plus de temps dans le pays d'accueil. Il a dès lors le rôle de porte-parole du corps diplomatique auprès du chef du protocole du pays d'accueil sur les questions administratives.
- (En particulier) (Christianisme) Titre de dignité ecclésiastique.
- Une bénédiction de calvaire eut lieu, il n'y a pas encore un an , à Lez-Fontaine, décanat de Solre-le-Château, diocèse de Cambrai. Cette bénédiction fut faite par M. Gérard, doyen, curé de Solre-le-Château, qui prononça un discours dans l'église, trop petite pour contenir tout le monde accouru à cette cérémonie. — (« Nouvelles ecclésiastiques », dans L'ami de la religion: journal ecclésiastique, politique et littéraire, n° 2177 du jeudi 7 novembre 1833, tome 78, Paris : chez Ad. Le Clère & Cie, 1834, page 42)
- Le doyen de Dame.
- Curé doyen : Curé d’un chef-lieu de canton.
- (Éducation) Titre de la première dignité dans les facultés d’une université.
- Doyen de la Faculté des lettres, de la Faculté de Médecine, etc.
- Le plus ancien en âge. On dit aussi en ce sens doyen d’âge, mais seulement dans les assemblées ou compagnies délibérantes.
- Si vous n’avez que soixante ans, je suis votre doyen.
- Il présidait l’assemblée, comme doyen d’âge.
- Le doyen, la doyenne de la Comédie-Française.
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incertain
?- Qui n’est pas certain, pas assuré.
- Je semble défier la mort et pourtant je ne peux protéger les corps meurtris. Les soldats vont encore être obligés de faire des sacrifices pour un résultat plus qu’incertain, probablement un échec. — (Jean-Louis Riguet, Aristide, la butte meurtrie (Vauquois 1914-1918), Éditions Dédicaces, 2014)
- La victoire fut longtemps incertaine.
- Nouvelle incertaine.
- Qui n’est pas fixé, pas déterminé.
- L’heure de la mort est incertaine.
- à une époque incertaine.
- Qui est variable, mal assuré.
- Mais tous font état d'un système d'une complexité inouïe. Dans les faits, sa mise en œuvre se révèle coûteuse, incertaine, voire même ubuesque. — (Olivier James, Reach: Le casse-tête des industriels, dans L'Usine nouvelle, n° 3195 du 3 juin 2010)
- Le temps est bien incertain.
- Le succès de cette entreprise resta longtemps incertain.
- Il répond d’un ton incertain, avec une voix mal assurée.
- Qui n’a pas une forme ou une nature bien arrêtée.
- Cette panoplie de données objectives et quantifiées permet de dépasser largement l’approche intuitive, pifométrique et incertaine qui reste la plus souvent celle de la psychologie historique. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 50)
- Une démarche incertaine.
- Des mouvements incertains.
- Une lueur incertaine.
- Des regards incertains.
- En parlant des personnes, qui manque de certitude ou de résolution.
- Je suis incertain de ce qui pourra m’arriver.
- Je suis incertain de ce que je dois faire.
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coquin
?- Le latin coquinus (« culinaire, de cuisine ») peut être accepté du point de vue sémantique (→ voir cuistre issu latin *coquistro de coquere) ; mais le substantif, en latin médiéval coquinus au sens de « mendiant » n’est apparemment qu’une latinisation du français et cela supposerait une formation demi-savante qui ne correspond pas aux formations populaires des mots français issus du latin[2].
- Comme coquet[1] dérivé de coq mais aucun des dérivés ne présentant un sens proche de coquin[2].
- Le dérivé de coque au sens de « coquille » pour désigner un mendiant ou un gueux portant une coquille pour faire le faux pèlerin (→ voir coquillard) est impossible du point de vue chronologique : coquin apparait au douzième siècle[2].
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chiromancien
?- Personne qui pratique la chiromancie.
- Paparel, le président du tribunal, attirait à lui ceux qui croyaient à ses vertus de chiromancien. — (André Brincourt, Le bonheur de rompre, 2000)
- Pourquoi, le 26 septembre 1938, Claude Cahun a-t-elle voulu prendre les empreintes de ses mains ? Parce qu'une amie l'avait convaincue des prouesses du jeune chiromancien de Jersey ? Parce qu'elle s'était souvenu des empreintes des mains d'André Gide, d'André Breton, de Paul Éluard, de Marcel Duchamp, etc., reproduites dans Minotaure et soumises à un chiromancien ? — (Georges Sebbag, « Claude Cahun surréaliste off », dans Le surréalisme et la science, dossier réuni par Henri Béhar, Mélusine n° 27, L'Age d'Homme, 2007, p. 232)
- Avant que quelques beaux esprits de la cour eussent inventé les cartes pour charmer les loisirs d'un roi imbécille , c'étoit aux chiromanciens que les curieux s'adressoient pour faire tirer leur horoscope ; mais aujourd'hui la chiromancie n'est guère plus exercée que dans les campagnes; les gens comme il faut s'adressent aux tireurs de cartes. — (Jacques-Barthélemy Salgues, Des erreurs et des préjugés répandus dans la société, tome 2, Paris : chez F. Buisson & chez Delaunau, 1811, page 88)
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matin
?- Les premières heures du jour.
- […], mais ce lui était plaisir que de ne point manquer la sortie de l’étable fumante, dans la prime fraîcheur du matin. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 1, 1910)
- Tout le temps qui s’écoule depuis le moment où le soleil se lève jusqu’à midi ; matinée.
- Cette quasi-religieuse allait à l’église tous les matins, elle accomplissait les austérités claustrales, et faisait des économies pour soulager les pauvres… — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)'
- (Par extension) En parlant des heures qui s’écoulent depuis minuit jusqu’à midi.
- Une heure, deux heures, onze heures du matin.
- (Poétique) Commencement, début.
- Le matin de la vie : la jeunesse.
- Telles sont les chimères qui charment et égarent au matin de la vie. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
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capitolin
?- Du Capitole.
- Jupiter capitolin.
- Vénus capitoline.
- Jeux capitolins.
- Fastes capitolins, tables de marbre trouvées à Rome en 1447, avec la série des consuls de l’an de Rome 250 à 765.
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échevin
?- (Histoire) Dans l’empire carolingien (à partir du IXe siècle), juge adjoint du tribunal comtal.
- Il était en effet un peu dur ... d'être obligé de faire fête en bon accueil, lui Charles de Bourbon, à je ne sais quels bourgeois; lui cardinal, à des échevins — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- (Histoire) Dans les villes du Nord de la France (puis dans la plupart des villes du royaume de France), magistrat municipal (fonction aujourd’hui dévolue au seul maire qui préside la municipalité au nom du peuple souverain, mais avec des pouvoirs plus limités) dont la charge était de représenter les pouvoirs fondamentaux du souverain sur ses terres, et donc d’y faire appliquer le droit des individus et sociétés, d’y organiser la police et la perception pour lui des taxes et de l’échet.
- Premier, second échevin.
- Le prévôt des marchands et les échevins de Paris.
- Les échevins de Toulouse étaient appelés capitouls.
- On y avait naguère retenu un échevin accusé de malversations et, plus anciennement, un seigneur gagné à prix d’or au parti français ; rien n’était plus convenable qu’un tel lieu de détention. — (Marguerite Yourcenar, L'Œuvre au noir, Troisième partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 297)
- (Belgique) (Luxembourg) Membre du collège communal à fonction exécutoire présidé par le bourgmestre, chargé d’un domaine de l’administration communale. Il est élu par le conseil communal en son sein, une entité distincte à fonction décisionnelle (pour une femme, on dit : échevine).
- Le bourgmestre et ses échevins de l’état civil, et des travaux publics.
- Il a été nommé échevin de la culture.
- (Canada) (Désuet) Adjoint au maire, conseiller municipal représentant d’un quartier donné (pour une femme, on dit : échevine).
- Il a été échevin pour le quartier Saint-Roch.
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chérubin
?- (Théologie) Esprit céleste qui tient le second rang de la première hiérarchie des anges ; entre le séraphin et le trône.
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, p. 484)
- Afin d’en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que […] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l’onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l’émeraude les Anges. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Peinture, Sculpture) Enfant ailé qui représente un ange.
- La Vierge aux paupières endolories écartait la main gauche en un geste rapace, tandis que l’autre main se crispait, avec des doigts surprotecteurs, sur un enfant agenouillé (à la forte calvitie frontale) qui priait, béni à distance par un autre chérubin, lequel s’appuyait à un androgyne au regard louche et à la bouche pincée, tendant, sans aucun souci des convenances, un index indécent en direction de son vis-à-vis. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- (Bible, Théologie) Dans l’Ancien Testament, une certaine sorte d’anges.
- Sachez aussi, orgueilleux chevalier, que nous comptons parmi nous des noms glorieux […] ; des noms qui remontent à ces temps radieux où la présence divine faisait trembler le siège de la miséricorde entre les chérubins. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Archéologie) Représentation d’animaux fantastiques qui ornait les autels des Hébreux.
- (Héraldique) Meuble représentant l’être stylisé du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté comme un rencontre humain (parfois féminin) surmontant ou encadré de deux ailes éployées. À rapprocher de ange, angelot, archange et saint.
- D’azur au ciboire d’or surmontée d’un chérubin d’argent, qui est de Boitel de Dienval → voir illustration « armoiries avec un chérubin »
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feint
?- Peinture qui imite le marbre.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.