Dictionnaire des rimes
Les rimes en : déblayage
Que signifie "déblayage" ?
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- Action de déblayer.
- On avait commencé le déblayage : sur la terre rongée et cendreuse, les troncs noirs reposaient dans un chaos de rochers qui révélaient une nudité obscène. — (Bernard Fauconnier, L’incendie de la Sainte-Victoire, 1995)
Mots qui riment avec "age"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "déblayage".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : age et ages .
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dévergondage
?- Libertinage effronté ou scandaleux.
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- À ces dévergondages, à ces déliquescences, à ces dépravations, il y a de douloureuses conséquences. […] ; une partie de la jeunesse aurait été atteinte en sa constitution physique, aux sources mêmes de la vie. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme chaque fois que pour quelque motif je cède à l’enthousiasme, il y avait dans mon exubérance une espèce d’indiscrétion et presque de dévergondage ; je m’en rendais compte, mais alors qu’autrefois j’aurais eu honte à m’y abandonner, maintenant au contraire, je m’y complaisais. — (Alberto Moravia, L’Amour conjugal, 1948 ; traduit de l’italien par Claude Poncet, 1948, page 50)
- Cet homme du XVIIe siècle qui n'a pas froid aux yeux, qui a voyagé dans une grande partie de l'Europe, qui a publié en 1808 un livre où il proposait un plan audacieux de nouvelles relations sexuelles et où il jetait les bases du féminisme moderne, va s'apercevoir qu'il était encore loin d'imaginer le degré de dévergondage que certains milieux pouvaient atteindre, que ses propres nièces, sous des dehors cafards, forment une bande de partouzardes fieffées, qui se gaussent de sa naïveté. — (Émile Lehouck, Vie de Charles Fourier, Éditions Denoël & Gonthier, 1978, page 151)
- (Sens figuré) Excès.
- Il serait plus vrai de dire: La méthode exige qu'on justifie tout ce qu'on dit, tout ce qu'on écrit: donc, elle empêche le dévergondage de l’imagination; donc, elle oblige à ne parler que de ce qu'on sait. — (Journal de la Langue Française, grammatical, littéraire & philosophique, n° 44 , 2e partie : Littérature : « Méthode Jacotot : Discours improvisé par M. Bayard de la Vingterie », séance du 13 décembre 1829, en recueil dans le Journal philosophique, grammatical & littéraire de la Langue Française, rédigé par M. F. N. Boussi, tome 5, Paris : au bureau du journal, 1831, en note page 186)
- — J’adore les foires, ma cousine, nous nous y rendrons ensemble et je vous offrirai un petit cochon de pain d’épices avec dessus votre nom marqué en sucre blanc.— Mon nom… sur un porc ?— Mais oui… Ça se fait beaucoup !— Quel dévergondage !… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 107)
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rage
?- (Médecine) Maladie (nommée aussi hydrophobie) dont sont affectés les chiens, plus rarement les loups et les chats, et qui peut se communiquer aux autres animaux et même à l’être humain ; caractérisée par le besoin de mordre, par des convulsions et par une salivation propre à inoculer la maladie.
- Le neuvième jour, un des paysans, contractant ses mâchoires comme les branches d'un étau, entra en rage. On le transporta en hâte dans un pavillon d’isolement, mais ses cris traversaient les cloisons et je n'oublierai jamais les visages épouvantés de ses compagnons, condamnés au même sort, qui se bouchaient les oreilles de leurs gros doigts mâchurés par le fauve. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 137)
- L’œuf pondu le vendredi saint préservait de la foudre, mangé il garantissait de la fièvre ou de la rage […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Quand une personne en mord une autre, on doit tout de suite penser à la rage : c’est pourquoi j'estimais qu'il serait prudent de les envoyer tous les deux chez ce M. Pasteur, qui avait guéri le berger Jupille dans mon livre de Leçons de Choses ; sinon leur vie risquerait de se terminer par une atroce bataille de vieillards enragés, dont on parlerait dans le journal. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 63)
- La rage. L’homme est infecté par la salive d’un animal enragé. Il est infecté s’il est mordu ou lorsque la salive de l’animal pénètre dans son sang par une blessure ou une égratignure. — (Bill Forse, Christian Meyer, et al., Que faire sans vétérinaire ?, Cirad / CTA / Kathala, 2002, page 278)
- (Par hyperbole) Crise douloureuse.
- Rage de dents.
- Excès dans l’action.
- Le vent, qui parfois mollissait, reprenait bientôt avec plus de rage, au milieu de grains de grêle et de neige. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, chap. 19, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, page 184)
- (Sens figuré) (Plus courant) Violent transport de dépit, de colère, de haine, de cruauté, etc.
- Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. Se serait-il trompé à ce point ? Les légitimistes ou les orléanistes auraient-ils quelque chance de succès ? Cette pensée le terrifia. Il perdit son équilibre, et, comme il arrive souvent, il tomba sur les conservateurs avec plus de rage, pour se venger de son aveuglement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
- Pendant qu’il se débondait avec rage dans un besoin d’évacuer toute sa purulence, les autres écoutaient, vivement intéressés, presque apitoyés. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 18)
- Il n’alla pas non plus de leur côté, parce qu’il sentait bouillonner au-dedans de lui un trop-plein de rage et d’appréhension, et qu’il éprouvait le besoin de tirer sur ces deux hommes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 354 de l’édition de 1921)
- Il écume de rage. — Il a eu un violent accès de rage.
- Il a passé sa rage sur le premier venu. — Il était au comble de la rage.
- Il étouffait de rage. — Sa rage s’est calmée, s’est apaisée.
- (Sens figuré) (Familier) Violente passion ; penchant outré ; goût excessif.
- Cet homme a la rage du jeu.
- Il a la rage de parler.
- Il a la rage d’écrire, de faire des vers.
- Diminutif de ragequit.
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décoffrage
?- Action de décoffrer le béton, du plâtre, etc., du moule dans lequel on l'a coulé.
- Une huile de décoffrage.
- Un coffrage bois se dessèche pendant le durcissement du béton, se déforme et provoque des arrachements au moment du décoffrage. — (Institut technique du bâtiment et des travaux publics (France), Annales, 1977)
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blutage
?- (Meunerie) Action de bluter, c’est-à-dire de passer au blutoir, pour séparer la fine farine du son.
- On conçoit donc que partout où l'on vise à fabriquer le pain économiquement on s'efforce de réduire le taux du blutage ; c'est ainsi que, dans les manutentions militaires, la farine de blé tendre est blutée à 15 p. 0/0 et celle de blé dur à 5 p. 0/0. Dans plusieurs localités le pain de qualité inférieure se taxe également sur un blutage dont le taux est plus ou moins fort. — (M. E. Millon, « De la proportion d'eau et de ligneux contenue dans le blé et dans ses principaux produits », dans les Mémoires de la Société royal des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille, année 1847, part. 1, Lille : Imprimerie de L. Danel, 1847, p. 23)
- (Par analogie) — Ces fragments, qui portent le nom de cossettes, sont torréfiés dans de grands brûloirs à café, […] ; on les pulvérise entre des cylindres, puis, après un blutage, la poudre grossière est mise en paquets. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 131)
- Puis ce fut un moulin mû par un spasmodique moteur à pétrole. Il s'en échappait des particules de balle et de la poussière de blutage qui dansaient dans le soleil comme des atomes [...] — (William Faulkner, Sartoris, trad. René-Noël Raimbault & Henri Delgove, éd. Gallimard, 1937, rééd. Folio, p. 215)
- (Boulangerie, Métrologie, Pâtisserie) Indicateur du taux de son d’une farine.
- Pour ne pas trop vous compliquer la vie, le tout est de savoir que vous devrez essayer d’utiliser soit le blutage indiqué dans la recette, soit le blutage le plus proche possible (par exemple, de la farine T80 au lieu de T70, ou T130 au lieu de T110). — (Marie Chioca et Delphine Paslin, Les secrets de la boulange bio, Terre vivante, 2015, ISBN 978-2-36098-176-2)
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chamoisage
?- (Rare) Action de chamoiser, résultat de cette action.
- Les deux autres pièces étaient en cuir: soit un cuir n’ayant subi que l’opération de tannage, soit un cuir ayant été en outre soumis à une opération de chamoisage. — (Yves Delaporte, Le vêtement lapon, 2004)
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damage
?- Action de damer.
- Des expériences effectuées sur des cubes de béton ont montré l’importance du damage du béton, au point de vue de sa résistance; on a remarqué que la force appliquée au travail de damage a une importance moins considérable que le nombre de coups. — (Revue Universelle des Mines, de la Métallurgie, des Travaux Publics, des Sciences et des Arts Appliqués à l’Industrie, 1913)
- Action de damer les terres avec le bloc de bois appelé « dame ».
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découplage
?- Action de découpler, résultat de cette action.
- (En particulier) (Agriculture, Politique) Suppression du lien entre la production et les aides attribuées aux agriculteurs.
- Est apparue alors la notion de « découplage », qui définit des systèmes d’aides permettant d’assurer un certain niveau de soutien à l’agriculture mais n’ayant pas (ou peu) d’effets de distorsion sur le commerce international. — (Jean-Pierre Butault, Les soutiens à l’agriculture: Théorie, histoire, mesure, 2004)
- Le découplage entre les économies américaines et chinoises prendra encore plusieurs années s'accomplir, mais il semble irréversible, du moins tant que Xi Jinping sera au pouvoir. Ce découplage implique une rivalité extrêmement forte entre les États-Unis et la Chine. — (Loïc Tassé, « Ce que Joe ne peut changer », dans Le journal de Montréal, 31 octobre 2020.)
- (En particulier) (Électronique) Dispositif empêchant les phénomènes qui se produisent dans une partie d'un système d'influencer d'autres parties de ce système
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délainage
?- Technique traitant les peaux de moutons pour séparer la laine du cuir sans abimer le cuir.
- Les industries pour lesquelles l’obligation du repos hebdomadaire et les restrictions relatives à la durée du travail pourront être temporairement levées par l’inspecteur divisionnaire, pour les enfants âgés de moins de dix-huit ans et les femmes de tout âge, sont les suivantes : Briqueteries en plein air ; [...] ; Corderie en plein air ; Délainage des peaux de moutons ; Fleurs artificielles. — (Bulletin des lois, n° 1588, volume 47, 26 juillet 1893)
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colportage
?- Action de colporter.
- M. Jules Simon, par une circulaire aux préfets, interdit le colportage de la pétition réclamant une intervention de la France en faveur du Saint-Siège, […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- (Sens figuré) — Waldeck-Rousseau était trop supérieur pour jouer au jeu misérable des colportages de propos. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Absolument) Action de colporter des imprimés, des estampes.
- La loi sur le colportage. — La commission du colportage.
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badinage
?- Action de badiner, propos léger, qui ne prête pas à conséquences.
- Dans ce point de vue, on appercevra que les raisonnements que l’on vient d’exposer ne sont que des sophismes frivoles, ou un badinage de l’esprit, fort déplacé dans l’examen d’une matière si importante. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
- Je prétends faire un exemple qui frappe de terreur chaque drôle qui voudrait convertir en badinage la chose sérieuse. — (Walter Scott, Ivanhoé, ch. XXVII, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) (Familier) Tâche qui se réalise sans peine.
- Ce n’est pour lui qu’un badinage.
- ARNOLPHE : Le mariage, Agnès, n’est pas un badinage :À d’austères devoirs le rang de femme engage,Et vous n’y montez pas, à ce que je prétends,Pour être libertine et prendre du bon temps.Votre sexe n’est là que pour la dépendance :Du côté de la barbe est la toute-puissance. — (Molière, L’École des femmes, acte III, scène 2)
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clapotage
?- Mouvement vif et rapide des vagues, et surtout bruit qui résulte de ce mouvement que le vent communique à la mer et qui soulève à sa surface des ondes courtes et pressées.
- On ne peut prendre le tirant d’eau du vaisseau qu’à quelques pouces près, à cause du clapotage. — (Pierre-Louis Lacretelle, Logique et métaphysique: Absolu-Mémoire, 1786)
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dessuintage
?- Opération qui a pour but de débarrasser la laine de son suint.
- L’opération de dessuintage, qu’on appelle aussi lavage dans certaines régions, ne se fait plus maintenant à la main. On emploie des machines dites « laveuses » auxquelles on donne encore le nom de « léviathans ». — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
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curetage
?- (Médecine) Opération chirurgicale par laquelle on nettoie certains organes intérieurs, surtout chez les femmes.
- L’avortement pratiqué par une commère avait mal tourné. Le chirurgien de l’hôpital avait fait le curetage sans anesthésier la jeune fille, pour la punir « d’avoir attenté à sa santé ». — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, pages 65-66)
- Si les anomalies cellulaires sont de type endométrial, un curetage utérin est indiqué. — (Joseph Monsonégo, Traité des infections et pathologies génitales à papillomavirus, 2007)
- (Architecture) (Par analogie) Opération de réhabilitation urbaine selon laquelle on détruit un immeuble sauf la façade quand elle présente un intérêt historique ou architectural et que l'on reconstruit intégralement l'arrière de l'immeuble.
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culottage
?- Action de culotter, en parlant d’une pipe, c’est à dire de provoquer la formation d’une couche protectrice et odorante dans le foyer.
- Des habitués, au fond, jouent aux dominos et commencent le culottage de la longue pipe Gambier offerte par le garçon, avec le nom du client inscrit sur le tuyau en lettres d’émail blanc. — (Henri Boutet, Les petits mémoires de Paris, parties 1 à 3, 1908)
- Couche protectrice ainsi formée.
- Sitôt que l’un d’eux avait démontré que son culottage était plus avancé que celui des autres fumeurs, une recrudescence de fumée envahissait la chambre ; le feu redoublait comme dans un assaut désespéré. — (Revue trimestrielle, volume 23, 1859)
- Couche de crasse recouvrant une surface quelconque.
- Le plafond bas offrait aux regards un culottage aussi distingué que celui de ma pipe, et de même origine, et le texte des affiches publicitaires fixées aux murs disparaissait sous les profanations des mouches. — (Léo Malet, Les rats de Montsouris, Robert Laffont, Paris, 1955)
- Action de culotter, en parlant d’un ustensile, c’est à dire de provoquer la formation d’une couche protectrice et antiadhésive à l’intérieur.
- Fine couche résiduelle résultant de cette action.
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dessalage
?- Action de dessaler.
- Mais il ne suffit pas de jeter la morue dans un récipient rempli d'eau pour assurer un dessalage convenable. Elle ne doit pas reposer sur le fond du récipient, au risque de stagner dans une eau où le sel viendra se déposer. — (Élisa Vergne, Annie Perrier-Robert & Dominique Burgaud, Recettes originales du marché, Éditions Artemis, 2002, page 64)
- (Raffinage) Élimination des sels minéraux, généralement des chlorures, présents dans les charges d’alimentation avant le raffinage.
- Le dessalage du pétrole brut est une opération essentielle en raffinerie, car elle conditionne la bonne (ou moins bonne) marche des traitements «aval». En effet, un mauvais dessalage a des conséquences directes sur le fonctionnement de la tour de distillation atmosphérique : […]. — (Christian Ptak, Pascal Bonfils & Claude Marty, Distillation, absorption et stripping dans l'industrie pétrolière, chap. 5 de Le Raffinage du pétrole , tome 2 : Procédés de séparation, sous la coordination de J.-P. Wauquier, Éditions TECHNIP, 1998, page 240)
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déterrage
?- Action de retirer de la terre.
- L’époque de l’opération en 1874 a été : 1° l’enterrage, le 20 février ; 2° le déterrage, le 20 mai… le déchaussage ou le déterrage [suivant qu’on aura butté ou enterré le cep] sera préférable par un temps doux. — (Extr. du Journal d'Agr. prat. dans Journal officiel 16 oct. 1874, page 7051, 2e colonne)
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claquage
?- (Médecine, Sport) Déchirure musculaire conséquence d'un effort supérieur à ce que le muscle peut normalement fournir.
- Peacok avait renoncé aux Jeux, victime d’un claquage au mollet, mais Metcalfe, lui, était du voyage, bien déterminé à ne pas se laisser surclasser par plus jeune que lui. — (Alexandre Najjar, Berlin 36, 2010)
- (Électricité) Rupture de l'isolation entre deux conducteurs lorsque la tension atteint une valeur suffisante pour qu'un courant s'établisse au travers du diélectrique.
- Les premiers modèles traitant de l’endommagement des isolants au cours d’un claquage ont utilisé comme vecteurs d’énergie des électrons accélérés par un champ électrique. — (Christiane Bonnelle, Guy Blaise, Claude Le Gressus, Daniel Tréheux, Les isolants, 2010)
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dépicage
?- Action de dépiquer.
- Ces chaumes sont mis en gerbes, lesquelles sont portées sur une aire de terre battue pour le dépicage. — (Riz et riziculture & cultures vivrières tropicales, Volumes 4 à 7, 1958)
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babillage
?- Action de babiller.
- Le dîner s’était passé au milieu d’un babillage énorme, à cause de la permission que nous avions de causer à table les jours de fête. — (Marguerite Audoux, Marie-Claire, Grasset, 1910, Les Cahiers Rouges, page 45)
- Que va-t-il raconter ce franchimand ? J'aimerais bien mieux, à la place de son babillage, une belle chanson comme tu sais si bien les faire. Tu devrais y penser, dis, collègue ? — (Bulletin de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, 1943, page 55)
- Les applaudissements ne manquent pas : qu’ils écoutent mon babillage ou l’Art de la Fugue, les adultes ont le même sourire de dégustation malicieuse et de connivence ; cela montre ce que je suis au fond : un bien culturel. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 36)
- « Ne me laissez pas livrée aux bêtes. » Je pensais à tous ceux qui ne peuvent adresser cet appel à personne : quelle angoisse de se sentir une chose sans défense, tout entière à la merci de médecins indifférents et d’infirmières surmenées. Pas de main sur leur front quand la terreur les prend ; pas de calmant dès que la douleur les tenaille ; pas de babillage menteur pour combler le silence du néant. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 139)
- Ces résultats ont rendu au babillage ses lettres de noblesse. Son apparition est désormais considérée comme un moment clé du développement langagier, et sa description comme un élément crucial de la compréhension du développement linguistique chez le jeune enfant. — (Sophie Kern, De l’universalité et des spécificités du développement langagier précoce, in « Aux origines des langues et du langage », Éditions Fayard, 2005)
- Il brisait la glace dès les premières secondes de l'entretien grâce à un subtil cocktail d'autodérision, de galanterie et de babillage météorologique. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015 ; édition Blanche, 2015, page 424)
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cabotinage
?- (Péjoratif) Métier ou façons de cabotin.
- Cette estrade, ces quatre chandelles avaient remué dans tout ce peuple je ne sais quels instincts de cabotinage. — (Alphonse Daudet, Le concert de la Huitième, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 132)
- Le cabotinage est roi, tellement roi que personne ne peut s’en passer. Les hommes les plus supérieurs sont obligés de devenir cabotins eux-mêmes pour faire triompher leurs meilleures idées. C’est par ce moyen qu’on sépare en deux un continent ; c’est par ce moyen qu’on devient député. — (Les Chroniques de Guy de Maupassant : Enthousiasme et cabotinage, dans Le Gaulois, 19 mai 1881)
- Le cabotinage était poussé par Murat jusqu’au grotesque, et les historiens n’ont pas assez remarqué quelle responsabilité incombe à Napoléon dans cette dégénérescence du véritable esprit guerrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, page 359)
- « Cet enfant a quelque chose de Bélérofon (sic), et peut-être de Parsifalle (sic) ! »Je ne connaissais pas ces noms, mais je compris que c’étaient des héros célèbres, et mon cabotinage en fut renforcé. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 168)
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murage
?- Action de murer.
- Le murage d'une porte.
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usage
?- Coutume ; pratique reçue.
- Il aimait fort les chansons de table ; et en cela il n'est pas blâmable, car depuis qu'elles ne sont plus d’usage le Français a beaucoup perdu de sa gaîté. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais, Paris, 1830, vol.2, p.13)
- Comme les chorfa descendent du Prophète, ils appartiennent à la plus pure noblesse musulmane, et leur illustre ascendance, par un usage spécial au Maghreb, leur vaut les plus extraordinaires avantages. — (Eugène Aubin, Le Maroc dans la tourmente : 1902-1903, Librairie Armand Colin, 1904, rééd. Éditions Paris-Méditérannée, 2004, page 322)
- […], on chercha, dans le Midi, à les déposséder des biens immeubles qu'ils détenaient en vertu d’usages très anciens. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […] il était reproché à un charcutier d'avoir confectionné des produits de charcuterie, en l'espèce saucissons, saucisses ou godiveaux, contenant des matières grasses supérieures à un taux de 50%, ce qui l'avait mis en l'état infractionnel, eu égard aux usages locaux, loyaux et constants. — (Revue trimestrielle de droit commercial, volume 20, éd. Sirey, 1967, page 304)
- L’usage coutumier et les habitudes traditionnelles ont régi les relations commerciales et les transactions en affaires. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 64)
- (Désuet) Habitude, pratique particulière.
- Il a l’usage de dîner de bonne heure.
- Connaissance pratique acquise par l’expérience.
- Il avait été formé par un long usage à la vie de cour.
- (Désuet) Expérience de la société, habitude d’en pratiquer les devoirs, d’en observer les règles.
- Manquer d’usage.
- C’est un homme qui a beaucoup d’usage, qui a peu d’usage.
- Il n’avait guère d’usage. Il ne savait comment partir. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 46)
- « Je suis navrée, dit la jeune femme. Je n’ai pas pu décider Patricia à venir. Il faut l’excuser. Elle n’a pas l’usage de la société. » — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
- Emploi d’une chose.
- On note une prédominance à l'emploi des réseaux alternatifs et à l’usage généralisé du triphasé 200 V/400 Hz. — (Alain Caillot, Systèmes d’alimentation pour équipements électroniques, Techniques de l'Ingénieur, n° E 3 620, page 3)
- Les CRS ont fait usage de la force pour expulser les sans-papiers.
- Le bon, le mauvais usage des richesses.
- A quel usage destinez-vous cela ?
- (Par extension) Utilité, possibilité d’emploi d’une chose.
- Cela ne m’est plus d’aucun usage.
- Bréviaire à l’usage de Paris, de Rome.
- L’usage de la parole.
- Emploi qu’on fait des mots de la langue, tel que la coutume l’a réglé.
- L’usage est l’arbitre souverain des langues.
- Seulement, remarquez bien ceci, l’Académie, même à cette époque où elle était si franchement réformiste, ne devançait pas l’usage ; elle le suivait. — (Émile Faguet, Simplification simple de l’orthographe, 1905)
- Ce terme n’a d’usage, n’est en usage que dans le style familier.
- Le plus grand usage de ce mot est dans le style soutenu.
- Emploi personnel qu’on fait des mots.
- L’usage qu’il a fait de cette expression est heureux.
- Habile écrivain, il a fait de ce moi un usage inattendu, tout nouveau.
- Vous faites des mots un usage vicieux.
- L’Académie ne prétend pas régler l’usage de chaque mot, elle indique l’usage qu’on en fait.
- (Droit) Usufruit, droit de se servir personnellement d’une chose dont la propriété est à un autre.
- En vendant sa bibliothèque, il s’en est réservé l’usage sa vie durant.
- Les droits d’usage s’établissent et se perdent de la même manière que l’usufruit.
- (Droit) Droit qu’ont les voisins d’une forêt ou d’un pacage d’y couper le bois qui leur est nécessaire, ou d’y mener paître leur bétail.
- J’ai mon usage dans tel bois.
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breuvage
?- Boisson, liquide à boire.
- Toutes les maîtresses de maison connaissent, pour les avoir éprouvées, les difficultés et les fatigues occasionnées par le versage des breuvages chauds, […]. — (Gaston Tissandier, La Nature : revue des sciences et de leurs applications aux arts et à l’industrie, volume 18, 1890, page 422)
- Elle passait son temps à composer des breuvages et à deviner le sort par des moyens étranges, se servant d’omoplates de moutons tués à la fête du printemps, de marc de café, de petites pierres et des entrailles des bêtes fraîchement saignées. — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune,)
- Le soir, au lieu du cous-cous traditionnel, Mohammed me sert un tâjin de lièvre que j’arrose d’une double ration de thé pour me dédommager de l’affreux breuvage que j’ai dû avaler hier. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 121)
- Ces messieurs étaient attablés autour de vichy-fraise et de vittel-cassis, innocents breuvages qui, […], jouissent d'une rassurante vertu, laissant le cerveau lucide quand on se voit obligé de boire souvent et qu’on ne veut pas courir le risque de s’enivrer. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- On aurait pu se croire dans un fumoir anglaisNous sirotions à deux un breuvage irlandaisDehors, c’était la pluie, la tempête, le froidÀ nos pieds, reposait un très vieux braque hongrois. — (François Morel, Fumoir anglais, 2006)
- (En particulier) (Marine) Mélange de vin et d’eau qu’on donnait quelquefois en mer aux gens de l’équipage, indépendamment de la ration.
- (En particulier) (Médecine vétérinaire) Médicament liquide qu’on administre aux chevaux, aux bœufs, aux vaches, etc.
- (Canada) Boisson sans alcool, par opposition aux autres boissons.
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affenage
?- Action d’affener, de donner la pâture aux bestiaux.
- Il fallait arriver à l'affenage pour les chevaux. — (Malīka Boudellal, Solange Poulet, Gens de l'eau en pays d'oc, 1980)
- Point de vente du fourrage.
- Un élancement douloureux lui traversa la tête, puis décrut, l’océan noir se dissipa et la réalité se rematérialisa autour de lui, petit à petit. D’abord, le plafond constitué de vieilles planches à claire-voie, et puis des murs de bois qui rappelaient ceux d’une grange ou d’un vieil affenage. — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre IX)
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esclavage
?- (Droit) État ou condition d’un esclave.
- […] ; jamais un peuple moral et religieux ne peut continuer à rester dans l’esclavage; il devient trop puissant pour ses oppresseurs. — (Anonyme, Réélection d’O’Connell en Irlande, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Plus loin, Marx nous fait voir comment l’aurore des temps modernes fut marquée par la conquête de l'Amérique, l’esclavage des nègres et les guerres coloniales : […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 243)
- Mais nos clercs entendaient que le favorisé prît possession du disgracié, le réduisît en esclavage, comme fait l’homme pour l’animal dont il veut qu’il le serve, […]. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, page 31)
- La forme de l’esclavage était celle de l’esclavage domestique et le sort des esclaves était certainement moins dur que celui des nègres qui travaillaient dans les plantations d’Amérique ou même des coolies chinois ou canaques qui les ont remplacés. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 34)
- Les esclaves africains l’avaient bien compris. Ils avaient compris que l’esclavage leur ôterait leur humanité, qu’il ferait d’eux non plus des êtres, mais des choses. Qu’ils aient pris les Blancs pour des cannibales n’a rien de surprenant. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 320)
- Les défenseurs des droits humains mauritaniens dénoncent là un procès politique et pointent du doigt l'acharnement de l’État contre les abolitionnistes, alors que l’esclavage a officiellement été aboli en 1981 et criminalisé en 2007. — (Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- Le retour des émigrés se fait dans le cadre autoritaire du régime consulaire et s’accompagne du rétablissement de l’esclavage et du préjugé de couleur. — (RéGENT Frédéric, « 8e génération. Des réformes à l’abolition de l’esclavage », dans : , Les Maîtres de la Guadeloupe. Propriétaires d'esclaves 1635-1848, sous la direction de RéGENT Frédéric. Paris, Tallandier, « Hors collection », 2019, p. 313-354. URL : https://www-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/--9791021036666-page-313.htm)
- (Sens figuré) État d’une personne dominée par quelque passion.
- L’amour est un esclavage. - L’esclavage des passions.
- (Sens figuré) Tout ce qui tient dans une sorte d’assujettissement ou de dépendance.
- Camarades lycéens, Il est temps que vous secouiez le joug d’un aussi avilissant esclavage. — (« Le meeting du « Sillon » », dans Le Sillon, volume 12, n° 13 à 24, 1905, page 374)
- Cet emploi est lucratif, mais c’est un véritable esclavage.
- L’humanité entière est menacée d’une réduction à un immense système d’esclavage pour tous. — (Georges Bataille cité par Philippe Sollers in Éloge de l’infini, Gallimard, page 508)
- (Par hyperbole) Contrainte que quelque chose ou quelqu’un impose.
- L’esclavage de la rime.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.