Dictionnaire des rimes
Les rimes en : cuisine
Que signifie "cuisine" ?
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- (Construction) Pièce où l’on prépare et fait cuire les aliments.
- Zaheira disparut vers la cuisine, revint avec des plats alléchants, disposa gentiment l’eau et le pain sur la table. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Gaspard vit avec joie la femme poser une soupière fumante sur la table de la cuisine. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Après avoir calculé le temps nécessaire pour sortir de la cuisine et venir tirer le cordon placé sous la porte, il resonna encore de manière à produire un carillon très significatif. — (Honoré de Balzac, Le Curé de Tours, 1832)
- (Par métonymie) Ensemble du personnel travaillant dans cette pièce à l’élaboration des plats.
- (Par métonymie) Ensemble d’ustensiles servant à préparer les aliments et qu’on peut transporter d’un lieu dans un autre.
- La poussière de craie donnait soif et cet automne était chaud. Je me souviens d’avoir bu un jour peut-être dix quarts de bouillon brûlant pris à la cuisine roulante. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 111, Hartmann, 1937)
- (Par extension) Ordinaire d’une maison, repas qu’on y prépare habituellement.
- Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, la bouche en cœur, le visage jambonné par la chaleur des fourneaux et venant connaître notre opinion sur sa cuisine. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Action de préparer à manger.
- Mais avec un petit poële net, propre, chauffé par l’électricité et pourvu de thermomètres, avec des températures absolument contrôlables et des écrans protecteurs, la cuisine pourrait devenir une distraction et un amusement même pour les dames âgées ou valétudinaires. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Il me quitte ; il doit acheter du jambon et du vinaigre, car les officiers l’ont naturellement chargé de leur cuisine, comme ils en chargent immanquablement tout professeur, tout prêtre, tout poète. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Cuisine) Art d’apprêter les mets, les aliments.
- Ils étaient parfaitement d’accord, surtout sur la nécessité d’appeler toute la pharmacie de la nature au secours de la cuisine. Piments, poudres anglaises, safraniques, substances coloniales, poussières exotiques, tout leur eût semblé bon, voire le musc et l’encens. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; collection Folio, page 61)
- C’est chez la veuve Thorsdal que j’appris à savourer les délices de la cuisine islandaise. Le dîner se composait invariablement de poisson bouilli. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 45)
- Au début du XXe siècle, la papesse de la cuisine bourgeoise, la célèbre madame Saint-Ange, écrira avec émotion, à propos d'un plat traditionnel dans les bonnes familles : « […]. » — (Maguelonne Toussaint Samat, Histoire de la cuisine bourgeoise: du Moyen Âge à nos jours, Éditions Albin Michel, 2001, page 120)
- Fierté des maîtresses de maison formées aux traditions familiales, la blanquette est, révérence gardée, à la cuisine française ce que Molière est au théâtre. — (Sylvie Girard-Lagorce, Grandes et petites histoires de la gourmandise française: traditions et recettes, Plon, 2003, De Borée, 2005, page 95)
- La cuisine française, ça me semble vieux et prétentieux, alors que la cuisine japonaise, ça a l’air… eh bien, ni jeune ni vieux. Éternel et divin. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 112)
- (Sens figuré) (Familier) Manœuvre ; intrigue.
- La cuisine électorale, parlementaire.
- Lorenzo. – Je connais la vie, et c’est une vilaine cuisine, sois-en persuadé. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, 1834, acte III, scène 3)
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "cuisine".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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chine
?- Papier de Chine.
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muscardine
?- (Soierie) Maladie cryptogamique du ver à soie.
- Cet aspect cotonneux de la muscardine lui a valu le nom vulgaire de « dragée ». Le mal se répand par dissémination des spores ; c’est donc au moment où le ver a blanchi qu’il est dangereux pour ses voisins. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
-
entérine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de entériner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de entériner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de entériner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de entériner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de entériner.
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limousine
?- (Vieilli) Grand manteau de poil de chèvre ou de grosse laine que portaient les rouliers et dont on se servait aussi dans les campagnes.
- Les charretiers recommencèrent leur somme sous leurs limousines.— (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Il y avait un vieux gardeur de moutons, très-brave homme, qui tous les jours, à la même heure, menait ses bêtes brouter les herbes salées de la falaise. On l’apercevait, quelque temps qu’il fît, debout comme une sentinelle à deux pieds du bord escarpé : son chapeau de feutre attaché sous les oreilles, les pieds dans ses gros sabots remplis de paille, le dos abrité sous une limousine de feutre grisâtre. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 29)
- S’ils passent la nuit dehors, il passe également la nuit dehors, roulé dans sa limousine de laine noire, usée et graissée par tous les bouères d’avant lui. — (Claude Seignolle, Le Rond des sorciers, 1993)
- (Automobile) Voiture d’usage privé, de grande dimension, fermée et garnie de glaces.
- L’auto stoppa devant le perron. Mais ce n’était pas l’habituelle limousine du Pacha, où toute sa famille se logeait à l’aise. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Mais un grand escogriffe en smoking et coiffé d’une casquette à carreaux sortait de la limousine et accourait vers les trois femmes qui l’accueillirent fraîchement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le beau-frère de ma petite copine de l’instant étant chauffeur de limousine pour le Palace et ma petite copine étant bougrement amoureuse de moi, celle-ci fit des pieds et des mains pour m’avoir le même job que son beau-frère. — (Bertrand Latour, Un milliard et des poussières, Hachette Littératures, 2010)
- Le lit était une touche personnelle que j’avais fait rajouter pour soulager mes maux de dos, mais il présentait aussi l’unique avantage de transformer ma limousine à 96 000 dollars en baisodrome ambulant. Allez comprendre... — (Jordan Belfort, Le Loup de Wall Street, Le Livre de Poche, 2013, chap.4)
- (Horticulture) variété d'anémone verte, rouge et blanche.
- (Populaire)(Désuet) Feuille de plomb utilisée pour couvrir les toitures
- (Argot) Faire la limousine : Voler du plomb sur les toitures.
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hermine
?- (Zoologie) Espèce de mustélidé, petit mammifère carnivore dont le pelage est brun foncé dessus et blanchâtre dessous en été et blanc en hiver, sauf au bout de la queue, qui lui reste noir.
- Peau d’hermine. (Sens figuré) Une blancheur d’hermine.
- […] la blanche hermine, qui aime mieux mourir que d’avoir une tache sur sa fourrure de neige. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Après plus de 300 000 ans isolé sur un archipel au large de la Colombie-Britannique, un petit animal devient une nouvelle espèce distincte : l’hermine haidarum, aussi appelée l’hermine haïda. — (Radio-Canada, Une nouvelle espèce d'hermines à Haïda Gwaii, en Colombie-Britannique, radio-canada.ca, 13 avril 2021)
- (Par métonymie) Fourrure que l’on fait avec la peau d’hermine.
- Ni vair ni hermine n’ornaient ce vêtement ; […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- A Augsbourg, dit-il, c'était alors la coutume que deux personnes, vêtues de longs manteaux rouges doublés d’hermine, ouvrissent le bal et exécutassent un menuet fort lent, une espèce de pavane, avec force révérences et gracieusetés. — (« Vie privée des Allemands au seizième siècle », traduit d'un article du Foreign quaterly Rewiew, dans la Revue britannique: Choix d'articles traduits des meilleurs écrits périodiques de la Grande-Bretagne, 3e série, tome 1, année 1833, Bruxelles : chez J. P. Meline, page 110)
- Sébastien Lambrusque, hérissé, malveillant, dédaigneux, exactement tel qu’il faut pour irriter l’hermine et s’aliéner le jury. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 108)
- Bande de fourrure symbolisant une haute charge de l’État, de l’université ou de l’Église. Elle orne certains costumes d’audience.
- Les avocats parisiens, selon un usage ancien, portent une épitoge sans hermine mais s’ils plaident en province, devant la cour d’assises ou en audience solennelle de la cour d’appel, ils portent une épitoge herminée.
- (Héraldique) Voir d’hermine.
- (Zootechnie) Synonyme de polonais (race de lapins) à cause de sa couleur blanche.
-
exotoxine
?- Toxine produite par un microorganisme et relâché dans son environnement.
- Corynebacterium diphteriae produit une exotoxine protéique, responsable des signes de la diphtérie.
- Il n’y a cependant pas intérêt à avoir l’endotoxine en trop grande abondance, vu que celle-ci se détoxifie encore plus difficilement que l’exotoxine. — (Recueil de travaux de sciences médicales au Congo belge, numéros 4 à 6, 1945)
-
narine
?- Chacune des deux ouvertures du nez par lesquelles l’homme respire et perçoit les odeurs.
- Elle avait l’âme de son regard de feu, l’esprit de ses lèvres brillantées par ses dents prestigieuses, la pensée de son front sublime, la fureur de ses narines toujours prêtes à hennir. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre onzième)
- Les odeurs forestières, senteurs adorées par les âmes friandes de poésie à qui plaisent les mousses les plus innocentes, les cryptogames les plus vénéneux, les terres mouillées, les saules, les baumes, le serpolet, les eaux vertes d’une mare, l’étoile arrondie des nénuphars jaunes ; toutes ces vigoureuses fécondations se livrent à vos narines en vous livrant toute une pensée, leur âme peut-être. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)
- Il se dit aussi en parlant d’un grand nombre d’animaux.
- Les narines d’un cheval, d’un taureau.
-
myéline
?- (Neurologie) Substance de protection des fibres nerveuses.
- La leucodystrophie, comme de nombreuses autres maladies orphelines, provoque une dégénérescence de la myéline.
- [La sclérose en plaques] le mécanisme de cette maladie correspond dans tous les cas à une atteinte de la gaine de substance blanche qui entoure les fibres nerveuses du système nerveux central, il devient possible de décrire ces signes comme étant « une dissémination spatiale et temporelle de signes compatibles avec une atteinte de la myéline centrale ». — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 431)
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colline
?- Petite élévation de terrain dont les pentes sont douces et arrondies.
- Nous reçûmes l’ordre de côtoyer en le remontant le ruisseau de la Tourbe, qui arrose la plus triste vallée du monde, entre des collines basses, sans arbres et sans buissons. — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822, traduction française de Jacques Porchat, Hachette, Paris, 1889, page 52)
- […] cette bande qui s’étend sur les villages de Brotte, Ailloncourt, Éhuns, Citers, etc., est représentée par des collines ou des croupes mollement ondulées de 300 mètres d’altitude moyenne […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 13)
- Nous finîmes par arriver à un lac immense entouré de collines et de tori pittoresques. On venait y faire de petites excursions en bateau ou en pédalo. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 49)
- (Vosges) (Toponymie) Vallée.
- Du Chitelet, revenons sur nos pas jusqu’au Rothenbach, pour rentrer à La Bresse. Le lendemain sera employé à gravir, entre les collines de Chajoux et des Feignes-sous-Vologne, la croupe rocheuse où s’étagent les chaumes du Haut-Rouan et de Champy, celle-ci presque ronde. — (Pierre Boyé, Les Hautes-Chaumes des Vosges, Rencontres transvosgiennes, 2019, ISBN 978-2-9568226-0-8)
- (Burundi) Division administrative de troisième niveau au Burundi (comprise dans une commune).
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant le relief du même nom dans les armoiries. Ce meuble est rarement utilisé car difficile à distinguer des autres reliefs. À rapprocher de mont, montagne et rocher.
- De gueules, au clocher-porche d’argent à dextre et au cep de vigne tigé et feuillé sur son échalas d’or, fruité de pourpre à senestre; au chef bastillé d’or chargé d’une colline isolée de sinople, qui est de la commune de Mirepoix du Gers → voir illustration « armoiries avec une colline »
-
caséine
?- (Biochimie) Substance albuminoïde blanche que contient le lait, partie en dissolution, partie en suspension.
- Ces produits, appelés matières albuminoïdes ou substances protéiques, jouent un rôle essentiel dans le développement des êtres vivants : l’albumine de l’œuf, la fibrine du sang, la caséine du lait, le gluten de la farine appartiennent à ce groupe. — (Cousin et Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- Soie de caséine.
- On emploie comme matière la caséine du lait précipitée par la présure ou un acide. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Extraite de la caillette de veau, la présure, en présence d’ions calcium coagule la caséine. — (Claude Audigié & François Zonszain, Biochimie structurale, 1991, p. 121)
- — la présure ou labferment surtout abondante dans l’estomac du nourrisson provoque la coagulation du lait. Le coagulum ainsi formé contient la caséine et les globules gras du lait. — (Maurice Bariéty et Robert Bonniot, Sémiologie médicale, 2003, p. 220)
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agneline
?- Laine des agneaux.
- Le client baissait le nez, la main droite toujours enfouie dans la poche gonflée du pardessus d’agneline. — (Serge Groussard, Taxi de nuit, « Bibliothèque du temps présent », Rombaldi, 1977, page 83)
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canine
?- (Anatomie) Dent pointue d’un mammifère (excepté les rongeurs), au nombre de deux par mâchoire, qui sert principalement à rompre ou à briser les corps durs ainsi qu'à déchirer la chair, et qui se situe entre les incisives et les molaires.
- Près de la porte, contre le mur, une fourche se dressait, une de ces fourches d’acier aux longues dents puissantes et fines qui se plantent dans les gerbes de blé comme des canines de chat dans un ventre de souris. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
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mytilotoxine
?- (Biologie, Chimie) Ancien nom de la saxitoxine.
- On commença d'abord par distinguer une mytilotoxine propre aux moules, et une ostréotoxine propre aux huîtres ; mais comme il apparut, par la suite, que les deux toxines avaient la même constitution chimique [...] — (Giuseppe Penso, Pierre de Montera , Les produits de la pêche', Éd. Vigot, 1953)
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invertine
?- (Biochimie)(Désuet) Sucrase, invertase
- La seule action connue de l’invertine est celle qu’elle exerce sur le sucre de canne ou saccharose. — (Émile Bourquelot, Les ferments solubles (diastases-enzymes), 1896)
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consanguine
?- (Droit) Sœur, née du même père, mais non de la même mère.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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algine
?- Additif agro-alimentaire tiré de l’algue et utilisé comme liant dans les charcuteries.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
courtine
?- (Mobilier) Rideau servant à dissimuler ou à décorer un lit.
- Et tout ce qu’il vit, c’est que les courtines de son lit étaient closes, et que, pour sûr, elle était dedans. — (George Sand, François Le Champi, 1847)
- Il ferait beau voir qu'un grand coquin comme moi se prélassât sous les courtines, tandis qu'une fillette comme vous dormirait sur la dure. Ce serait le monde renversé ! — (Maurice Sand, Raoul de la Chastre: aventures de guerre et d'amour, Paris : chez Michel Lévy frères, 1865, page 277)
- Il y avait du même côté un second lit un peu plus petit, lui aussi demi-clos de courtines. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)
- J’avais capturé de mon séant, dans l’ombre de mes courtines, ce furtif papillon […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Parce que j’avais trop chaud l’été sous les courtines de reps du grand lit. — (Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913 ?)
- (Vieilli) (Religion) Tenture disposée derrière un autel.
- (Fortification) Mur ordinairement rectiligne, reliant deux bastions.
- Ici, on eût dit les ruines blanchies d’une ville, avec ses monuments, ses colonnes, ses courtines abattues […] — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- L’archer qui tout le long du jour se promenait sur la courtine, dès que le soleil brillait trop fort, rentrait dans l’échauguette, et s’endormait comme un moine. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- Les tours, espacées entre elles de 25 à 30 mètres environ, sont cylindriques à l’extérieur, terminées carrément du côté de la ville et réunies entre elles par de hautes courtines […] — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Argot) (Sports hippiques) (Au pluriel) Courses hippiques.
- Pendant des années, j’ai fréquenté les courtines. Je ne suis pas un flambeur invétéré, mais tout de même, il ne me déplaît pas d’exercer ma sagacité à la recherche d’un outsider [sic]. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXI, Série noire, Gallimard, 1956, page 190)
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plaquemine
?- Fruit du plaqueminier.
- D’après certains dictionnaires, la plaquemine est un fruit noirâtre et le kaki un fruit rouge. — (Les Annales politiques et littéraires, Volume 90, 1928)
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légumine
?- Substance tirée des graines de légumineuses.
- On prépare les solutions de légumine la veille, à froid, mais on les chauffe, avant lʼessai, pendant 1 heure au bain-marie en ébullition. — (Carlsberg laboratoriet, Comptes rendus des travaux du Laboratoire Carlsberg, Volume 5, 1903)
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clopine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe clopiner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe clopiner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe clopiner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe clopiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe clopiner.
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assassine
?- (Droit) Femme qui assassine.
- Je ne crois pas non plus qu’assassine puisse être pris substantivement ; il n’est admissible que comme adjectif, encore y a-t-il très peu d’occasion où l’on puisse l’employer. Il se peut, pourtant, que du temps de Corneille, il fût reçu en poésie, ou qu’il ait projeté d’en enrichir la langue française : ce qu’il y a de certain, c’est que l’Académie ne l’a point adopté comme substantif féminin, et peut-être a-t-elle eu tort ; car les crimes et les assassinats étant communs aux deux sexes, pourquoi dit-on : c’est un assassin, et pourquoi rejette-t-on : c’est une assassine ? — (Lekain, Mémoires de Lekain, précédés de réflexions sur cet acteur et sur l’art théâtral, Étienne Ledoux, Paris, 1825, page 79-80)
- — Vous êtes des voleuses, des assassines !… C’est un meurtre abominable que vous venez de commettre ! — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, page 366)
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morphine
?- (Chimie) (Pharmacologie) (Indénombrable) Molécule végétale issu du pavot, classifiée comme alcaloïde en chimie organique, réputée cause des propriétés soporifiques et calmantes de l’opium sur divers animaux dont l’humain et consécutivement couramment employée comme analgésique, antalgique et hypnotique en médecine et classée comme stupéfiant dans une majorité de législations sur base de ses effets psychotropes.
- Ces expériences (marcher au moins six minutes par jour, instaurer des moments de sortie de routine, s’exposer une heure par jour à la lumière forte ou encore écouter certains morceaux de musique) contribuent en effet à augmenter la sécrétion d’endorphines (les morphines produites naturellement dans le cerveau) et de sérotonine (la molécule de la bonne humeur), qui diminuent la douleur ou la sensation de douleur. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 24)
- Le grand palliatif de la douleur, c'est l'opium. La morphine faisait fureur à Lamalou et les piqûres du poison euphorique y étaient aussi nombreuses que celles des moustiques. Quand on avait fini de raconter ses souffrances, leur siège, leur qualité, leurs alternatives, on passait aux doses de toxique ; l'émulation s'y mettait, comme pour l’étalage de la douleur.« Madame, je suis à un gramme par jour.– Oh ! cela n'est guère. Je suis, moi, à un gramme cinquante. » — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 159)
- L’infirmière, arrivée à huit heures, lui fit aussitôt une piqûre. Quand la morphine mit des flotteurs sous le poids de son corps, il vit avec une indifférence étonnée la teinte grise qu’avait prise sa peau. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 185)
- Quand le docteur N. est venu, elle a réclamé : « Qu’on me pique, autant qu’il faut », et elle imitait le geste de l’infirmière qui lance l’aiguille. « Ah ! ah ! vous allez devenir une vraie droguée ! » a dit N., et sur un ton badin : « Je pourrai vous fournir de la morphine à des prix très avantageux. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 115)
- A l'hôpital, soigné à la morphine, il en était devenu dépendant, ne pouvait plus s'en passer, l'appelait sa fée grise. « En voulez-vous ? proposa-t-il à Verlaine qui commandait une énième absinthe. Ça vous changera de la fée verte. » — (Jean Teulé, Ô Verlaine, Éditions Julliard, 2010, chapitre 59)
- En songeant que le liquide s’était éventé, bien qu’enfermé dans une boîte métallique, il fut ressaisi par le doute qui le tenaillait : quarante ans et des broquilles s’étaient écoulés depuis qu'on avait transformé l’opium de l’Empire des Indes en morphine dans les labos de Sa Gracieuse Majesté. — (Thierry Marignac, Morphine Monojet : ou Les fils perdus, Éditions du Rocher, 2016)
- On trouve le reste en pharmacie : morphine ou méthédrine, une amphétamine prisée des routards ; et en avant la fixette, à moi les cachetons avalés entre deux shiloms. — (Patrick Kurtkowiak, Sexy Sixties, mon doux chaos, Éditions Librinova, 2016, chapitre 9)
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luétine
?- (Biologie) Substance obtenue par culture du tréponème et qui servirait dans certains cas à déceler la syphilis.
- La réaction à la luétine et celle de Wassermann aideront à préciser le diagnostic. — (Le nourrisson: revue d’hygiène et de pathologie de la première enfance, volumes 9 à 10, 1921)
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gibeline
?- Féminin singulier de gibelin.
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détermine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déterminer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déterminer.
- L’industrie des porteurs est, en effet, fructueuse, ce qui détermine l’éclosion d’un personnel considérable, qu’il a fallu pour ainsi dire enrégimenter. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le train perdu, 1912, chapitre IV)
- Mais ce sera l’objet d’une analyse ultérieure que de suivre, en entrant de près dans le mouvement discursif du texte, les tours de cette absolutisation de la valeur dans le langage - de cette rature de la différence historique des cultures dans la proposition sur la « colonialité essentielle de la culture » (p. 47), et du déni de la pluralité historique des langues dans la « langue de l’étranger » comme tout-autre. Où se détermine l’« effet paradoxal » d’une visée critique spectaculairement décriticisée – cette « re-marque empirico-transcendentale ou ontico-ontologique » (p. 115-116), explicitement épousée. — (revue Langages, volume 38, 2005, n° 157 à 160)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déterminer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déterminer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déterminer.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.