Dictionnaire des rimes
Les rimes en : croustade
Que signifie "croustade" ?
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- (Pâtisserie) Enveloppe formée d’une croûte de pâte un peu croquante, dans laquelle on sert différents mets.
- On gâchait dans les assiettes des cèpes à l’italienne et des croustades d’ananas Pompadour. — (Émile Zola, Nana, 1881)
- Spécialité pâtissière des vallées du Couserans dans le département de l’Ariège.
- (Cuisine) Mets constitué de croûte garnie d’une préparation salée.
- Servez la croustade avec un peu de salade verte.
- (Québec) Crumble.
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "croustade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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rognonnade
- (Boucherie, Cuisine) Pièce de viande (râble ou selle) comportant les reins (rognons) de l'animal.
- Rognonnade d'agneau, de veau, de lapin...
- Je vous recommande la selle d'agneau farcie en rognonnade aux truffes, c'est la spécialité du chef.
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reculade
- Mouvement en arrière.
- Quand l'officier revint au palais, un air de bonheur et de joie avait succédé sur sa figure au subit effroi que la reculade du cheval y avait imprimé ; …. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Sens figuré) Mouvement de ceux qui, s’étant trop avancés, sont obligés de faire des pas en arrière.
- « Très vite, nous dûmes déménager, parce que le loyer de notre premier appartement était trop élevé pour nous. De reculade en reculade, nous échouâmes ici… » — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 18)
- Vivante ou morte je vous chérirai, malgré vos étonnements, vos reculades, vos questions au vide. — (René Fallet, Banlieue sud-est, Éditions Denoël, 1947, page 156)
- Il s’agit d’une reculade temporaire. Ne nous laissons pas bluffer, la tentation de la censure n’est pas morte. — (Mathieu Bock-Côté, « Censurer La petite vie? », Le journal de Montréal, 11 novembre 2020)
- Il s’était engagé trop avant dans cette affaire, il a été obligé de faire une reculade. - Il n’est arrivé à son but qu’après bien des reculades. - Une honteuse reculade.
- rageade
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estouffade
- (Cuisine) (Vieilli) Manière de préparer un plat à l’étouffée.
- (Par métonymie) Le plat lui-même.
- (Spécialement) Genre de daube (ragoût).
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grade
- Degré de dignité, d'honneur dans une hiérarchie.
- Monter en grade, se dit d’une façon générale de quelqu’un qui s’élève à un degré supérieur, dans sa condition, ses fonctions, son emploi, etc.
- Guillaume des Champeaux, né en Brie de parents obscurs, s'éleva par la réputation qu'il se fit, de grade en grade jusqu'à l'épiscopat. — (Denis Diderot, Opin. des anc. philos. (scolastiques))
- (Militaire) Degré dans la hiérarchie militaire.
- Il fut élevé au plus haut grade.
- Le grade de capitaine, de colonel, de général.
- Degré de la hiérarchie universitaire.
- Le grade de licencié, de docteur etc.
- On me propose toujours une année d’études libres dans Paris, durant laquelle je pourrais réfléchir sur l’avenir que je devrais embrasser, et aussi prendre mes grades universitaires. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 180.)
- Degré de la hiérarchie dans la fonction publique.
- Grades d’attaché, d’attaché principal, de directeur territorial.
- (Biologie) Groupe d'organismes vivants dont le plan d'organisation est relativement similaire.
- En parcourant les cabinets, les serres, la ménagerie et le jardin [du Jardin des Plantes, à Paris], on voit tous les genres et tous les grades, depuis l’insecte microscopique jusqu’à l’animal le plus colossal vivant ou empaillé. — (François-Xavier Garneau (1809-1866), Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833 (1855).)
- (Métrologie) (Géométrie) Unité de mesure d’angle plan égale à la centième partie d’un quadrant dans un système de division centésimale de la circonférence. Son symbole est gon.
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marinade
- (Cuisine) Liquide assaisonné, souvent à base d’huile, dans lequel sont mis à tremper, quelques heures, des morceaux de viande ou de poisson pour les attendrir et en modifier le goût.
- Préparer une marinade avec un oignon émincé, de l’huile d’olive et du vin rouge.
- Viande ou légume mariné & frit à la poêle.
- Des poulets en marinade.
- Un petit plat d'artichauts frits en marinade. — (Marmontel, Mémoires)
- Fritot ou marinade de volaille. — (Auguste Escoffier, le guide culinaire, 4e édition, 1921)
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pesade
- (Équitation) Mouvement par lequel le cheval se dresse par-devant sans que les pieds de derrière quittent leur place.
- La pesade, dite aussi courbette en place, consiste à forcer le cheval à s'enlever du devant comme s'il se cabrait, mais avec cette différence que les extrémités antérieures sont pliées sous lui et que les angles articulaires des membres postérieurs sont fléchis ; puis à revenir immédiatement à sa première position. Les pieds de derrière ne peuvent bouger de place. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l'écuyer et de l'homme de cheval, p.247, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
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canonnade
- Tir simultané de plusieurs canons.
- La canonnade de Valmy retentissait encore à l’heure où se réunissait la Convention nationale, le 21 septembre 1792. — (Ch. Rémond, Les trois Républiques et les trois Carnot Paris : chez Georges Maurice, 1881, page 32)
- Vers huit heures, la canonnade est si violente que la brume se lève. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Les Français qui étaient sortis de l'Argonne, avaient occupé la colline de Valmy d'où ils canonnèrent les Prussiens. Brunswick dut livrer contre eux une bataille à front renversé ; il fut surpris par l'allant des Français et la vigueur de leur canonnade. — (Guy Cabourdin, Yves Burnand, Encyclopédie illustrée de la Lorraine: Histoire de la Lorraine, vol.2, 1992, page 30)
- (Sens figuré) Suite d'éléments servant à faire une attaque.
- Un moment désarçonnés par une attaque aussi inattendue, ils répliquent par une canonnade de cinq articles signés « Un ultramontain ». — (Patrice Groulx, François-Xavier Garneau – Poète, historien et patriote, Montréal, Boréal, 2020, p. 155)
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chamade
- (Militaire) Signal que les assiégés donnaient avec la trompette ou le tambour, quelquefois en arborant un drapeau blanc, pour avertir qu’ils voulaient parlementer.
- Le onzième [jour] de tranchée ouverte, la chamade fut battue, et la capitulation telle à peu près que les assiégés la désirèrent. — (Saint-Simon, Mémoires)
- Battre la chamade. Sonner la chamade.
- (Sens figuré) Manifestation joyeuse.
- Le peintre se levait avec l’aube et saluait d’une chamade l’apparition du soleil. — (Albert t’Serstevens, Un apostolat, Motifs, 2018 [1919], page 29)
- La rue débouchait sur un boulevard planté d’ormeaux gigantesques dans lesquels roulait une invraisemblable chamade de rossignols. Ils se poursuivaient aussi et voltigeaient en faisant grésiller le feuillage comme la grêle. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 126)
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jade
- (Minéralogie) Pierre dure et translucide d’une couleur verdâtre ou olivâtre, parfois blanche.
- Un vase de jade.
- Une pierre de jade.
- (Par métonymie) Objet fait en jade.
- De beaux jades.
- Un pied nu (…) et d'un grain de peau si uni et si pâle qu'on eût dit un précieux objet d'art, un albâtre ou un jade posé sur le tapis. — (Lorrain, Sens. et souv., 1895, page 126)
- Cette sphère de la culture est en effet un lieu de mise entre parenthèses, dans laquelle une cathédrale gothique peut côtoyer une [sic] jade chinoise ou une sonate : toutes les formes historiques s’y perdent en tant que telles, elles ne sont plus que des références mondaines, voire des marchandises culturelles. — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
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lad
- (Linguistique) Code ISO 639-3 du judéo-espagnol.
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peuplade
- (Collectif) Rassemblement d’hommes, fixe ou errant, dans les pays non encore civilisés.
- Des espaces considérables de sa surface sont couverts de marais et sur son territoire vivent plusieurs peuplades plus ou moins sauvages qui ont besoin d’un grand espace pour y trouver leur nourriture. — (Adriano Balbi, La Population des deux mondes, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Personne n’ignore ce que fut cette aventureuse campagne du général Skobeleff contre les peuplades turkomènes, – campagne dont la création du chemin de fer transcaspien assura le succès définitif. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre V, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Lesbos […] est encore habitée par une peuplade grecque, de mœurs à demi orientales, comme au temps où le Lydiens leur envoyaient leurs étoffes de soie et passaient dans ses ports en faisant voile vers Athènes. — (Pierre Louÿs, « Lesbos aujourd’hui », 1901, dans Archipel, 1932)
- Le site archéologique représente désormais la preuve la plus ancienne de présence humaine en Wallacea, mais les chercheurs espèrent que des fouilles plus approfondies permettront de démontrer que des peuplades étaient présentes dans la région bien avant, permettant de résoudre le mystère du peuplement de l'Australie. — (AFP, La plus ancienne peinture rupestre au monde découverte dans une grotte indonésienne, radio-canada.ca, 14 janvier 2021)
- (Sens figuré) — Nous sommes d’abord une peuplade de soi-disant grands poètes ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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estocade
- (Anciennement) Épée longue et droite, sans tranchant.
- Ambroise parut bientôt au réfectoire, où les bénédictins récitaient malines en l’attendant ; il n’avait pas quitté son froc et sa cagoule, mais endossé par-dessous une cotte de mailles et posé sur sa tête un heaume dont la visière et le ventail fermés se recourbaient comme un bec d’aiglon, et dont le cimier représentait des os de mort en croix ; il s’était précautionné de deux épées, l’une courte dite braquemard, l’autre nommée estocade ou épée de longueur, outre une miséricorde pour achever un vaincu à terre. — (Paul Lacroix, Les Francs-Taupins, histoire du temps de Charles VII, Imprimerie de Walder, Paris, 1834, page 75)
- Grand coup allongé d’épée ou de fleuret donné avec la pointe de l’arme.
- Encore un mot. Ne vous faites pas un point d’honneur de ne pas rompre ; au contraire, faites-le marcher ; il manque d’haleine, essoufflez-le, et, quand vous trouverez votre belle, une bonne estocade dans la poitrine, et votre homme est à bas. — (Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Charpentier, 1842, page 100)
- La Goberge n’était brave naturellement qu’à coup sûr, et depuis que ses estocades lui avaient failli, ce spadassin frissonnait en regardant seulement la poignée de sa rapière. — (Auguste Maquet, Le Comte de Lavernie, L. de Potter, 1853, t. 3, page 256)
- De Morguen se rua sur lui tête baissée et lui porta sous le busc de la cuirasse une estocade bien roide, pour lui transpercer le ventre. — (Maurice Maindron, Le Tournoi de Vauplassans, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, page 184)
- Au commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers, posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Stelle, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 189)
- (Par extension) (Tauromachie) Coup d’épée porté par le matador pour achever le taureau.
- L’épée lui était entrée dans le front et avait piqué la cervelle, coup défendu par les lois de la tauromachie, le matador devant passer le bras entre les cornes de l’animal et lui donner l’estocade entre la nuque et les épaules, ce qui augmente le danger de l’homme et donne quelque chance à son bestial adversaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Les estocades produisent immédiatement la mort lorsque, pénétrant entre deux vertèbres, le fer tranche la moelle épinière, ou atteint ce que les toreros appellent la erradura. Le coup tue le taureau, même quand l’épée n'est entrée qu’à moitié. — (Théophile Gautier, La Peau de tigre, H. Souverain, 1858, t. 3, page 58)
- (Littéraire) (Sens figuré) Attaque violente et soudaine.
- Pour moi chétif, je fais la guerre jusqu’au dernier moment, jansénistes, molinistes, Frérons, Pompignans, à droite, a gauche, et des prédicants, et J. J. Rousseau. Je reçois cent estocades, j’en rends deux cents, et je ris. Je vois à ma porte Genève en combustion pour des querelles de bibus, et je ris encore ; et, Dieu merci, je regarde ce monde comme une farce qui devient quelquefois tragique. — (Voltaire, Correspondance, lettre à M. le cardinal de Bernis, 22 décembre 1766, dans Œuvres complètes, t. 41, L. Hachette, 1890, page 160)
- Brutalement, il se précipita sur elle, et, sans une parole, sans une caresse non plus, mais avec une force de rut extraordinaire, avec un élan de tout son être et de toute sa volonté, par une brève et décisive et profonde estocade d’étalon, il la viola, les yeux fermés lui aussi, et s’imaginant qu’il engrossait la terre elle-même. — (Jean Ridhepin, Le Cadet, G. Charpentier, 1890, page 121)
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charade
- Sorte d’énigme qui donne à deviner un mot de plusieurs syllabes décomposé en parties dont chacune fait un mot.
- Jouer des charades, jouer aux charades.
- Le reste du temps, on se contentait de jouer des charades, de souper en costumes, mais entre soi, en ne mêlant aucun étranger au petit « noyau ». — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 7)
- L’hypothèse la plus vraisemblable avait été qu’il s’agissait d’une série de décors pour une de ces longues « charades animées » qui faisaient fureur dans les salons parisiens aux alentours des années 1880. — (Georges Perec, Un cabinet d’amateur, 1979, Le Livre de Poche, page 45)
- (Par extension) Énigme.
- Cet ouvrage est une vraie charade.
- Il veut avoir trop d’esprit, il ne parle que par charades.
- Charade en action, divertissement où plusieurs personnes donnent à deviner à d’autres chaque partie d’un mot et le mot entier, en exécutant des scènes de pantomime ou de comédie qui en expriment la signification.
- Ça sent le rance, ce galimatias, il serait peut-être raisonnable de transmettre cette charade à l’inspecteur Lecacheur, je n’ai aucune envie d’avoir un fils orphelin. — (Claude Izner, Le talisman de la Villette, 2006)
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triade
- Ensemble composé de trois unités, ou trio.
- Il y a des triades de divers genres ; une triade est formée par les trois vertus principales, une autre par les trois vices qui leur répondent, une autre par les trois plus anciens rois, une autre par le ciel, la terre et l’homme, etc. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- La Chine et l’Inde formaient bientôt avec l’Égypte une triade menaçante, un cauchemar complexe, aux angoisses variées. — (Charles Baudelaire, Les Paradis artificiels, 1860, p. 429)
- Lors de l’intoxication aiguë, la présentation classique initiale est la triade : céphalées, nausées, vomissements et sensations vertigineuses. — (« Pathologies toxiques non tumorales », chap. 8 de Toxicologie, ouvrage collectif sous la direction de Xavier Coumoul, Éditions Dunod, 2017, rééd. 2019, page 192)
- (Stéréochimie) Séquence configurationnelle ou séquence constitutive comprenant trois unités configurationnelles.
- (Police) (Illégalité) Association criminelle de la mafia chinoise.
- Après la fondation du Mandchoukuo, Fu Ziheng, membre de l'ordre Tong du Gang Vert, prend le commandement de la 1re brigade de l'armée pronipponne stationnée à Fengtian. Dans les casernes de Fengtian, beaucoup d'officiers se rallient à lui et forment un groupe local du Gang Vert. Cette alliance entre triades et autorités d'occupation japonaises aura des conséquences décisives sur les évolutions criminelles des 10 années à venir. — (He Bingsong, Le Crime organisé en Chine: Des triades aux mafias contemporaines, traduit du mandarin sous la direction d'Albane Lahlou, texte corrigé et annoté par Pierre Barroux, Emmanuelle de Bongain & Xavier Raufer, Paris : CNRS Éditions, 2012)
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estacade
- (Marine) Sorte de digue faite avec de grands pieux plantés dans une rivière, dans un chenal, pour en fermer l’entrée, ou pour en détourner le cours, ou pour protéger les bateaux contre les débâcles.
- Il y avait encore peu de monde sur le Dampfschiff, mais chaque fois que l’on passait devant une petite ville ou un bourg, la Concordia, opérant une évolution sur elle-même, se rapprochant de l’estacade, ou, brassant l’eau à rebours, se laissait rejoindre par des barques chargées de voyageurs et de paquets. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 96)
- L’estacade, étageant ses madriers, ses contreforts de cathédrale gothique, et le pont de Constantine, léger, se balançant comme une dentelle sous les pieds des passants. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- […] et déjà nous accostions à l’estacade du bois de la Chaise, un bois de pins tristes et d’yeuses superbes, aux troncs tordus, au feuillage presque noir. — (Octave Mirbeau, Notes de voyage, dans La vache tachetée, 1918)
- Les flancs chatouillés par un clapotis égrillard, la petite pirogue, le cayuco d'acajou, se dandinait le long d’une fragile estacade à l’extrémité de laquelle s’élevait une sorte de guérite intime. — (Jacques Perret, Ernest le rebelle)
- (Marine) Barrière flottante formée d'un ensemble de radeaux, de câbles, de dromes ou de chaînes, destinée à bloquer l’entrée d'un port, ou d’une rade.
- Or, donc on a béni la mer :Oh ! les trois fois heureuses vagues…On nous purgea le flot amer À grand renfort d’oraisons vagues. On a béni sans doute aussi Du même coup, les estacades. Voilà, mesdames, Dieu merci !De quoi refroidir vos cascades… — (Théo Hannon, Eau bénite, « Au clair de la dune », 1909 → lire en ligne)
- Ulysse est sur l'estacade, Priam! — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 120)
- (Architecture) Dispositif destiné à protéger les piles d’un pont des corps flottants.
- (Chemin de fer) Plate-forme à partir de laquelle on chargeait le combustible des locomotives à vapeur.
- toxoide
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rebuffade
- Attitude de refus brutal d’une demande ou d’une attente.
- Il m’a dit les larmes aux yeux que son assuidité au presbytère lui valait beaucoup de rebuffades, de railleries. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 87)
- J’aime à trouver, quand je rentre, quelqu’un qui me connaît, qui a subi mes rebuffades et ne me pose pas de questions. — (Paul Lévy, Ouragans, 1959, page 106)
- La décision de Barack Obama de renoncer à un sommet prévu entre l’Union européenne et les États-Unis, au printemps, constitue une rebuffade de plus pour les Européens. — (Ouest France n° 19897, 3 février 2010, page 2)
- Je subis notamment quelques rebuffades de retraités anglais (ce qui n’était pas très grave, on ne peut jamais être bien accueilli par l’Anglais, l’Anglais est presque aussi raciste que le Japonais dont il constitue en quelque sorte une version allégée). — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, pages 33-34.)
- Je lui ai tendu une perche en lui demandant directement, et j'ai essuyé une rebuffade, puis une pirouette. — (site forum.psychologies.com)
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camisade
- (Histoire, Militaire) Attaque de nuit ou de grand matin par des soldats qui, pour se reconnaître, mettaient leurs chemises par dessus leurs habits.
- Le 13 dudit mois environ les trois heures après midi, vint à la Maiſon de la Ville un Gentilhomme de la part de Monsieur le Baron des Adrets, lequel avoit laiſſé ledit Baron à une Ville diſtante de Montpellier, de quatre lieues ; lequel advertit les Conſuls & ceux qui commandoyent ladite Ville, que ledit Baron leur mandoit qu’il trouvaſt dans deux ou trois heures 1500. chemiſes preſtes, ſans faire de bruit : ce que fut trouvé de ceux de la Ville, fort eſtrange ; entendant bien que ledit Baron vouloit donner une camisade, d’autant qu’il ne cogoiſſoit le lieu où eſtoit campé l’ennemy ; […] — (Jacques-Auguste de Thou, Mémoires de Condé, volume 3, Rollin, Paris, 1743, page 664)
- La camisade nous offre un exemple particulièrement élaboré de stratagème nocturne. — (Frédérique Verrier, Les armes de Minerve: l’humanisme militaire dans l’Italie du XVIe siècle, 1997)
- regades
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rigolade
- (Familier) Action de rire, de s'amuser librement.
- Dans cette foule de jeunes gens, hommes et femmes, partout le sérieux, la décence; pas le moindre soupçon de rigolade bête ou vulgaire, de gaudriole, de grivoiserie, ni même de flirt. On respire partout une sorte de ferveur joyeuse. — (André Gide, Retour de l'U.R.S.S. - 1936)
- Vois-tu, dans le monde entier, question rigolade et satisfaction, il n'y a que Paris qui compte, et dans Paris, Montmartre. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- En l’air, au-dessus de la jeune fille américaine, il y avait un écriteau avec écrit « HOT DOG ». J’ai dit que ça voulait dire « CHIEN CHAUD » et que c’était marrant, parce que les Américains, c’est toujours la rigolade, Laurel et Hardy, tout ça. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 173)
- (Par extension) Chose peu sérieuse.
- Ce n'est pas moi qui traiterais la Révolution comme une rigolade, et qui promènerais le drapeau de nos pères comme un jouet — (Jules Vallès, Le Bachelier, 1881)
- Tout le monde sait derrière les comptoirs, surtout en province, que les études d’un peintre, par exemple, ne sont qu’une vaste rigolade. Pour ce qui est des commencements littéraires d’un poète, c’est bien autre chose et on doit se garder d’y faire allusion devant les jeunes filles. — (Léon Bloy, Exégèse des Lieux Communs, 1902)
- Chose aisée à faire ou à supporter.
- Réparer ça, c'est de la rigolade, je te le fais en cinq minutes!
- — On se pèle le cul en Scandinavie, tu sais, ajouta Wilhelm. Les hivers de Weimar, c'est de la rigolade à côté des nôtres. — (Johana Gustawsson, Block 46, éd. Bragelonne/Milady, 2016)
- lieutades
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saucissonnades
- Pluriel de saucissonnade.
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robinsonnade
- Action de robinsonner, de vivre seul.
- Nous autres pour qui une telle robinsonnade demeure une chose virtuellement impossible. — (Littérature de voyage, Le Devoir.com, 5 novembre 2011)
- Récit d’aventures semblables à celles de Robinson.
- Dans Robinson Crusoé comme dans L’Île mystérieuse, les héros récapitulent à eux seuls l’ensemble des savoir-faire humains. Les robinsonnades sont comme le rêve d’un monde oublié. — (Michel Authier, Pierre Lévy, Les arbres de connaissances, La Découverte, Paris, 1996, page 165)
- Car rédiger une nouvelle robinsonnade, aussi merveilleuse et mystérieuse soit-elle, c'est forcément s'inscrire dans une lignée de roman à succès. — (Lionel Dupuy, En relisant Jules Verne, La Clef d’Argent, 2005, page 129)
- En 1711, le puritain Daniel Defoe crée l’aventurier Robinson Crusoé qui devait s’échapper de son gros roman édifiant et ennuyeux et reparaître dans nombre de « robinsonnades » extravagantes. — (Michel Tournier, Il y a quatre siècles, Don Quichotte enfourchait Rossinante, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 33)
- Je lui explique que la « robinsonnade » est devenu une sorte de genre littéraire où nous sommes nombreux à avoir travaillé. — (Michel Tournier, Un écrivain dévoré par les enfants, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, pages 182-183)
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voide
- Synonyme de guède.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.