Dictionnaire des rimes
Les rimes en : croire
Que signifie "croire" ?
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- Tenir pour véritable.
- Je crois que les disputes théologiques sont à la fois la farce la plus ridicule et le fléau le plus affreux de la terre, immédiatement après la guerre, la peste, la famine et la vérole. — (Abbé de Saint-Pierre, cité par Voltaire, Dictionnaire philosophique ; article Credo)
- Le plus souvent des observations ultérieures permettent de rectifier les erreurs d'un premier résultat : c'est ainsi qu'on avait cru d'abord que Nysa devait couper l'orbite de Mars, tandis qu elle est toujours à 15 millions de lieues au moins au-dessus de cette planète. — (G. Lespiault, « Note sur les petites planètes situées entre Mars et Jupiter », dans les Mémoires de la Société des sciences physiques et naturelles de Bordeaux, tome 2, 1861, page 180)
- — J’hallucine, dit Colette. [—]. Quand je raconterai ça aux copines, elles ne voudront jamais me croire. — Portenawaque, estima Coline en son obscur langage. — (Bernard Suisse, Motus et babouches cousues, Éditions Le Manuscrit, 2005, page 147)
- (En particulier) (Absolument) (Religion) Avoir la foi et recevoir avec soumission d’esprit tout ce que la religion enseigne.
- Je vis une foule prodigieuse de morts qui disaient : "J'ai cru, j'ai cru" ; mais sur leur front il était écrit : "J'ai fait" ; et ils étaient condamnés. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique ; article Dogmes.)
- Ai-je cru vraiment, à cette époque ? Il me semble que j’ai marché dans la chose de la sainte religion, comme dans les images d’Épinal, ou dans mes bouquins de contes de fées à tranches dorées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 247)
- L’accord qui régnait entre mes parents fortifiait le respect que je portais à chacun d’eux. Il me permit d’éluder une difficulté qui aurait pu considérablement m’embarrasser ; papa n’allait pas à la messe, il souriait quand tante Marguerite commentait les miracles de Lourdes : il ne croyait pas. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 56)
- L’année précédente, il y avait eu, en classe de philosophie, une grande élève dont on chuchotait qu’elle « ne croyait pas » ; elle travaillait bien, elle ne tenait pas de propos déplacés, on ne l’avait pas renvoyée ; mais j’éprouvais une sorte de frayeur quand j’apercevais, dans les couloirs, son visage que rendait encore plus inquiétant la fixité d’un œil de verre. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, pages 194-195)
- Tenir pour sincère ou véridique.
- Mais jamais, à aucune époque, on n’a cru à tant de billevesées, de bourdes, de mensonges, de sottises, d’absurdités qu’aujourd’hui. — (John Ruskin, Notes du chapitre I de La Bible d’Amiens, traduction par Marcel Proust, Mercure de France, 1904, page 142)
- 1349, c'est la peste noire. Le malheur entraîne le malheur. La Grande Peste, Grande Tueuse... Les moines et les vieux qui survécurent en radotèrent longtemps l'épouvante. Une punition divine. Ils ont tous cru à une punition divine. — (Hortense Dufour, Jeanne d’Arc, La Chanson et La Geste: 1412-1431, Editions Flammarion, 2012, chap. 2)
- S’en rapporter à quelqu’un, à quelque chose.
- A l'en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Si vous m’en croyez, vous ne ferez pas cela.
- Tenir pour vraisemblable, réel ou possible.
- Pour un peu, on aurait cru être sur le plancher des vaches. Un seul coup d'œil par-dessus la rambarde remettait les pendules à l'heure. Il y avait déjà deux jours que le bateau filait vers le grand Nord, à la vitesse maintenue de vingt nœuds. — (Jean Lhassa, Dernières nouvelles d'ailleurs, Éditions Publibook, 2009, page 209)
- Aucune trace d’effraction, rien de forcé, pas d’empreintes digitales ni d'ADN étranger au personnel. Rien ! À croire que les types ont opéré en scaphandre. — (Jérémie Lebrunet, Alice et le Crédit solidaire, Éditions Destination Futur, 2013, partie 2)
- Penser, estimer, s'imaginer, présumer.
- Il était entièrement vêtu de casimir noir, ainsi qu’il convient à un notaire. Mais comme on se trouvait au plus fort de l’été, M. Bernard avait cru pouvoir égayer sa tenue sévère d’une ombrelle d’alpaga blanc. — (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
- Parce que l’astronomie parvenait à calculer les tables de la lune, on a cru que le but de toute science était de prévoir avec exactitude l’avenir; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La grève prolétarienne, 1908, page 190)
- Une heure auparavant, j’avais cru que Mauricette serait l’héroïne de mon aventure... Sa mère m’enflammait dix fois davantage. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- Recule vite, cherche le dur, le sec, ou tu es perdu. Tu croiras t’échapper en avançant […]. Tu t’enfonces davantage […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Populaire) Croire naïvement, être trop optimiste.
- Tu pensais qu'il allait t'écouter ? T'as cru ou quoi ?
- Nan mais le mec il a trop cru que j'allais le laisser copier sur moi...
- (Intransitif) Ajouter foi à quelqu’un ou à quelque chose ; s’y fier.
- A moins, peut-être, que l’écroulement de leur rêve ne vînt à les ramener l’une vers l'autre. Mais elles croyaient toutes deux à leur but, les désabusées et les meurtries; elles y croyaient avec la même ferveur, la même volonté. — (Béatrix Rodès, Les errantes, Édition Revue Helvétique, 1902, page 210)
- Qu’un musulman croie la viande de porc immangeable, l’alcool imbuvable, la chevelure d’une femme obscène par définition, blasphématoire la représentation du visage d'un prophète qui fut un homme, libre à lui. — (Michel Onfray, La philosophie féroce, II : Traces de feux furieux, éditions Galilée, 2006, page 114)
- Il proteste de son innocence, mais je n’y crois pas.
- J’avais à voir un ami à Angers ; bon et brave jeune homme à la tête ardente et au cœur pur, qui a encore des années à croire à tout, puis qui finira comme les autres, mais seulement plus tard que les autres, par ne plus croire à rien. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Avoir confiance en quelqu’un, en ses talents, en sa parole.
- On dit qu’en politique, quand t’es pas cru, t’es cuit. — (Thomas Mulcair, Est-ce que c'est toujours le même Denis Coderre?, Le Journal de Québec, 5 novembre 2021)
- (Pronominal) S’imaginer.
- Des landes, des rocs stériles, çà et là une bande de pâturage aromatique et dru, quelques champs pierreux, partout des oliviers : on se croirait dans notre Provence. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- (Pronominal) (Familier) Être vaniteux.
- il s’y est vraiment cru.
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "croire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
coaltar
?- Goudron obtenu par la distillation de la houille.
- Ici, rien n’est triste ; au contraire, tout y porte à la gaité… C’est le bruit joyeux d’une ville militaire, le mouvement pittoresque, l’activité bigarrée d’un port de guerre. L’amour y roule sa bosse, y traîne le sabre en des bordées de noces violentes et farouches. Foules pressées de jouir entre deux lointains exils ; spectacles sans cesse changeants et distrayants, où je hume cette odeur natale de coaltar et de goémon, que j’aime toujours, bien qu’elle n’ait jamais été douce à mon enfance. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 431)
- Je sens l’odeur de la caserne. Mon nez me dénonce le mélange nauséeux de la sueur, du cuir et du coaltar. — (Jules Romains, Les Copains, 1913, page 179)
- L'atmosphère sentait la cigarette de tabac blond et la peinture fraîche, avec, de temps à autre, une bouffée de coaltar qui venait du dehors. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Eaux infernales, 1934)
- Ils viennent d'apercevoir le bateau. Leur vieux bateau. Il a besoin d'être écopé, l'eau affleure le caillebotis. Mais le fond a été repassé au coaltar, le bordé repeint, les tolets graissés. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 149)
- L’étoupe est de la filasse de lin ou de chanvre qui sert à calfater, à combler les espaces entre les différentes pièces de la coque. Ensuite, on passe un mastic, le brai et du goudron, le coaltar . — (Colette Vlérick, La fille du goémonier, 1998)
- (En apposition) Matière visqueuse, sirupeuse, dense.
- Rouge-coaltar, gros vin rouge.
-
cabochard
?- (Vieilli) Qui a mauvaise tête, en parlant d’un animal, généralement un cheval, un chien ou un âne qui a du mal à obéir.
- Malgré son trench-coat vert bouteille, son chapeau avachi et sa tête de cheval cabochard, il avait l'air d'un instituteur en balade avec les premiers de sa classe. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 177)
- (Familier) Têtu, qui n’en fait qu’à sa tête.
- Quatre filles telles que nous, c’est donc si difficile à caser, à planter solidement quelque part ?… Ni méchantes, ni bêtes, ni laides, un peu cabochardes seulement… — (Colette, Le toutounier, 1939)
- (Par extension)
- Il avait une façon à lui de regarder son moteur avec l’air de dire :— Faudrait pas essayer de me jouer des tours, toi !Il lui parlait, lui donnait des coups de clef anglaise, rusait avec lui, finissant toujours par en avoir raison, alors pourtant que c’était un vieux moteur assez cabochard. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 86)
-
départ
?- Moment précis de l'action de partir.
- Le lendemain, il faut nous séparer d'hôtes qui pour nous sont devenus des amis. "Le noir corbeau du départ croasse, comme dit le proverbe persan, sur nos têtes". Mais le souvenir de notre séjour à Upsal et de l'hospitalité que nous y avons reçue ne s'effacera pas dans nos cœurs. — (Albert Vandal, En karriole à travers la Suède et la Norwège (1876))
- Il y a là un mouvement considérable, toute l’animation des départs et des arrivages. Bakou est le port le plus fréquenté et le plus sûr de la Caspienne. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Depuis son départ de Rejkjavik en Islande, le 9 août, on en est sans nouvelles, et malgré ma grande confiance en lui, je suis fort inquiet. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le départ fut fixé aux derniers jours d'octobre 1838. Louis Pasteur ne devait pas partir seul. Son plus cher camarade d'enfance, Jules Vercel, allait aussi à Paris pour préparer paisiblement son baccalauréat. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 15)
- Action de quitter, de sortir, de partir.
- Parmi les départs, relativement fréquents étaient donc ceux qui se faisaient, non pas en direction du domicile des intéressés, mais vers ce bâtiment pudiquement baptisé « réserve » qui, caché par un rideau d’arbres au fond du parc, faisait office de dépositoire mortuaire avant l’enlèvement des corps par les familles. — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre II)
- Il est sur le départ
- Depuis le départ de son mari, elle se rend au cimetière tous les jours.
- Depuis son départ en Angleterre, elle m’a écrit trois lettres.
- Les départs de France sont nombreux en cette saison.
- Démission.
- Son départ de la société nous pose des problèmes.
- Philippe fait son pot de départ à onze heures.
- (Par euphémisme) Décès.
- L'autrice décède à Barbizon le 3 novembre 1939, son départ étant très peu mentionné par les journaux de l'époque. — (Nuit blanche, n° 161, hiver 2021, page 21)
- Action de démarrer.
- Le départ de la fusée impressionne.
- Début.
- Dès le départ de la course, il prend la tête.
- Faux départ, se dit quand un ou plusieurs chevaux devancent le signal lors d'une course hippique.
- Il me semble qu'il prend un bon départ.
- Il s'agit d'une course en départ lancé.
- Source, origine.
- Le départ de l'alimentation vient de ce coffret électrique.
- Nous retiendrons donc que, par définition, les appareils de coupure, ainsi que l’appareillage de mesure et de protection propre à un départ, sont regroupés dans une cellule. Un poste comporte donc autant de cellules que de départs qui sont raccordés à ses jeux de barres. — (Jean-Michel Delbarre, Postes à haute et très haute tension → lire en ligne)
- Début.
- Le salaire de départ n'est pas très élevé.
- Au départ, tout allait bien,…
- Cet élément est le point de départ de vos recherches.
- Tout ce chemin parcouru pour revenir au point de départ.
- (Armement) Sortie d’un projectile hors de l’instrument qui le lance, sous l’action d’un agent de propulsion.
- Lancement.
- Le départ du lecteur de DVD a été lent.
- Lieu début, provenance.
- Les voitures se trouvent sur la ligne de départ.
- Il t'attend sur le quai de départ.
- Le train au départ de Paris est parti à sept heures trente.
- Action de départager.
- Il racontait d’étranges choses qui ne nous troublaient pas un instant ; nous faisions à peine le départ entre la légende et le vrai ; c’était plutôt la vie qui nous paraissait fantastique, extravagante, incroyable. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 46)
- Avec quelle reconnaissance je lus, au sortir de ma rhétorique, les pages où Schopenhauer tente d'établir le départ entre l'esprit de l'historien et celui du poète […] — (André Gide, Si le grain ne meurt, réédition Le Livre de poche, 1954, page 204)
-
dînatoire
?- Relatif au dîner.
- et cette table s’étendait jusqu’au bout de la salle ; le tout ensemble avait la forme d’un T, ou bien celle de ces anciennes tables dînatoires qui, rangées d’après le même principe, se rencontrent encore dans les vieux collèges d’Oxford et de Cambridge. — (Ivanhoé de Walter Scott, traduction d'Alexandre Dumas, 1820)
- Qui tient lieu de dîner en présentant la nourriture sous forme simplifiée (canapé - verrine - amuse-bouche).
- Il est à peu près certain qu’Arthur assista à ce service funèbre, avec ceux de ses enfants en âge et en état de l’accompagner, et qu’il prit part, la cérémonie faite, au déjeuner dînatoire d’usage, que le long trajet accompli par les plupart des invités rendait d’ailleurs nécessaire. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, pages 207-208)
- Le coquetel dînatoire, voilà une formule plaisante ! Pas d'interminables stations assises à table comme pour les dîners mais de grands plateaux remplis de délicieuses petites choses qui circulent entre des personnes vite allégées de leurs soucis par une coupe de champagne. — (Amélie Plume, Chronique de la Côte des Neiges, Éditions Zoé, 2006, p. 92)
- « Des traiteurs qui font des mariages, de l’événementiel et des cocktails dînatoires, il y en a beaucoup qui vont disparaître. (...). » — (Simon Baillargeon, Une institution de Québec met la clé sous la porte, Le Journal de Québec, 20 novembre 2020)
- Qui est abondant et long comme un dîner.
- Déjeuner dînatoire.
- Goûter dînatoire.
- Non ! rien ne resta de ce déjeuner dînatoire, ni des trois services, ni du dessert, bien que le plum-pudding au riz fût énorme, et qu’il y eût une tarte aux groseilles par personne avec des bottes de céleris crus. — (Jules Verne, P’tit Bonhomme, chapitre 13, J. Hetzel et Cie, Paris, Illustrations par Léon Benett, 1891)
- Les mots « cortège nuptial », « frac de soirée », « déjeuner dînatoire », « défilé », tombèrent sur les deux sauvages comme des gouttes de poix bouillante… — (Colette, Sido, 1930, Fayard, pages 111-112)
-
évocatoire
?- (Jurisprudence ancienne) Qui donne lieu à une évocation.
- Cause évocatoire.
- Cédule évocatoire.
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nageoire
?- Organe extérieur, formé d’une membrane soutenue par des rayons osseux, des poissons et des animaux marins, qui leur sert d’appareil propulseur et stabilisateur.
- Les nageoires d’un phoque.
- (Par analogie) Objet dont on se sert pour se maintenir sur l’eau quand on apprend à nager.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Aéronautique) Flotteurs latéraux qui empêchent l’appareil de chavirer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Bras.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Technologie) Rondelle de bois très plate, que les manœuvres font flotter sur les seaux pleins, pour empêcher l’eau balancée par leur marche, de jaillir au dehors.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Barbe qui garnit les joues.
- Visage ovale et plein ; teint basané, portant des nageoires brunes. — (Gilbert Augustin-Thierry, Conspirateurs et Gens de police : Le Complot des libelles (1802), A. Colin, 1903, p. 286)
-
char
?- (Charronnerie) Chariot élevé.
- À mesure que les deux chars funéraires, sur lesquels étaient placés les corps du duc de Montebello et du général Saint-Hilaire, passaient, les troupes présentaient les armes et les tambours battaient aux champs. — (« Variétés : Extraits des derniers Papiers de France », dans L’Ambigu ou Variétés littéraires et politiques, no CCLIX du 10 juin 1810, édité par Jean-Gabriel Peltier, tome 29, Londres : Imprimerie de Vogel & Schultze, 1810, page 518)
- Les charrettes et les chars étaient là dès potron-minet, voire dès la veille, car le marché était clappé dès prime ; il durait jusqu’à midi. — (Alain Derville, Saint-Omer : des origines au début du XIVe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 1995, page 189)
- Le char, avec ses éléments en fer, ses décorations en bronze et ses restes de bois minéralisés, a été retrouvé dans les ruines au nord de Pompéi, au-delà des murs de la ville antique. — (La Presse canadienne, Un char de cérémonie intact a été découvert sur le site archéologique de Pompéi, site radio-canada.ca, 27 février 2021)
- Char à bancs : Voiture longue et légère, garnie de plusieurs bancs et ordinairement ouverte de tous côtés, ou fermée seulement par des rideaux de toile.
- Char de deuil : Chariot à quatre roues, couvert d’un poêle et dans lequel on transporte les corps au cimetière.
- (Antiquité) Véhicule hippomobile à deux roues utilisé dans l’Antiquité.
- Les Romains organisaient des courses de chars.
- (Par ellipse) (Militaire) Véhicule militaire armé, blindé et motorisé dont l'équipage embarqué se compose de plusieurs soldats d’infanteries.
- Le 26 octobre, une dépêche annonça que les Anglais avaient pris Bois-le-Duc après une attaque de nuit exécutée par des chars lance-flammes « au clair de lune artificiel ». — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944–1945, Fayard, 1952, page 117)
- Le 10 au matin, de nombreux chars ennemis débouchent de cette tête de pont et, débordant nos points d’appui qui continuent à tenir, franchissent la Retourne entre Roizy et Neuflize, puis poussent en direction de Ménil-Lépinois. — (Rémy, Chronique d’une guerre perdue, volume 6, 1983, page 13)
- À cause des obstacles de chaque côté de la grand-route, il éprouva des difficultés à faire tourner ses chars et half-tracks pour les lancer à l’attaque. — (Charles B. Mac Donald, Noël 44 : La Bataille d’Ardenne, traduit par Paul Maquet et Josette Maquet-Dubois, Luc Pire Éditions, Bruxelles, 1984, page 287)
- Entre juin 2004 et la semaine dernière, plus de 170 Américains ont été tués en Irak par des bombes sophistiquées EFP, des engins capables de détruire un char Abrams […] — (Le Devoir, 12 février 2007)
- Ellipse de char allégorique, véhicule décoré ou thématique lors de fêtes ou carnavals.
- Les chars du carnaval de Rio sont magnifiques.
- Les chars de la Marche des Fiertés.
- (Canada) (Louisiane) (Missouri) (Familier) (Automobile) Voiture, automobile.
- Ça arrive à manufacture les deux yeux fermés ben dur,Les culottes pas zippées, en retard…Ça dit que ça a fait un flat ou que l’char partait pas […] — (Réjean Ducharme et Robert Charlebois, Mon pays, c’est pas un pays, c’est un job, 1970)
- Les symboles qui permettaient autrefois d’identifier la virilité (la cigarette, l’alcool, les chars, le sport) sont en déclin, sauf pour le sport. — (Le Devoir, 22 septembre 2006)
- […] un imbécile parlant dans son cellulaire tout en conduisant son char va faillir vous rentrer dedans et ne s’en rendra même pas compte et continuera de parler dans son cellulaire, car il s’agit d’une conversation très importante qui ne peut attendre […] — (Le Devoir, 31 octobre 2006)
- (Canada) (Désuet) Wagon.
- C’est une belle paroisse, et qui m’aurait bien « adonné » ; du beau terrain « planche » aussi loin qu’on peut voir, pas de crans ni de bois, rien que des champs carrés avec de bonnes clôtures droites, de la terre forte, et les chars à moins de deux heures de voiture… — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- J’ai dix, onze ans [dans les années 1920]. Assis près de la voie ferrée, j’attends le passage du train CNR. Papa, absent depuis deux semaines, revient de la Beauce : « Surveille le deuxième “char”, tu verras un mouchoir blanc, c’est moi qui reviens… » — (Benoît Lacroix, Rumeurs à l’aube, Éditions Fides, 2015, page 218)
- Le gaz est tellement cher que les voleurs de chars font du covoiturage. — (Michel Beaudry, À l’usure, Le Journal de Montréal, 23 octobre 2021)
- Note : À une époque, on différenciait les gros chars (trains) des petits chars (tramways).
- (Guadeloupe) Autocar.
- Pour la première fois depuis sa prestation de serment, une impression de solitude le glaça : celle d’être un aveugle tâtonnant parmi les voyants, si cordiaux, si prévenants, alors que, tout autour de lui, s’exhibaient ironiquement les letchis maraudés, les tourterelles braconnées, les chars en surcharge, les bœufs en divagation, les bébélés cueillis sur l’étendoir de la voisine, les cacas déposés en lieux interdits. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 40)
- Blague, bluff.
- Sans char !
- Arrête ton char, veux-tu ?
- (Suisse) Jeu du moulin, jeu de société et de réflexion à deux joueurs, sans hasard.
- Jouer au char, ou jouer aux chars.
- (Métrologie) (Suisse) (Désuet) Mesure de capacité.
- Genève. Le char = 12 setiers = 288 quarterons = 576 potsLausanne. Le char (fuder), mesure légale du canton de Vaud = 16 setiers (eimer) = 48 brocs (gelten) = 480 pots (mass) = 4800 verres (becherlein) = 24000 pouces cubes de VaudL’ancien char se divisait en 18 setiers = 432 quarterons = 864 pots — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
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bocard
?- (Métallurgie) Machine au moyen de laquelle on écrase le minerai ou les vieilles pièces de fonte avant de le fondre.
- Les bocarts sont fréquemment employés dans le voisinage des mines métalliques pour réduire en poudre les minerais qui contiennent des parties non métalliques ou gangues, ce qui permet ensuite de les débarrasser facilement de ces gangues. — (Ch. Delaunay, Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquée, 8e éd., Paris : chez Masson & chez Garnier frères, 1873, p. 226)
- Le bocard est pourvu d’un papillon qui permet d’étrangler l’arrivée de vapeur sous le piston sans réduire la quantité admise au-dessus. — (Henri Le Chatelier, Revue de métallurgie - Volume 5, 1908)
- Le Roi était vêtu d'un habit de bocard d'or enrichi d'une broderie d'or & garni de boutons de damans son manteau était de points d'Espagne d'or. — (Supplément au corps universel diplomatique du droit des gens, Amsterdam, 1739)
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noir
?- Qui absorbe toute la lumière visible qu’il reçoit, donne l’impression d’obscurité ; la plus sombre des couleurs.
- Les Liméniennes ont toutes de belles couleurs, les lèvres d’un rouge vif, de beaux cheveux noirs et bouclés naturellement, des yeux noirs d’une expression indéfinissable d’esprit, de fierté et de langueur […] — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans Revue de Paris, tome 32, 1836)
- En robe noire comme toujours, parce qu’elle croyait qu’en noir on est toujours bien et que c’est ce qu’il y a de plus distingué, elle avait le visage excessivement rouge comme chaque fois qu’elle venait de manger. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 25)
- (Par extension) Qui approchent de cette couleur relativement.
- Le coucher de soleil est d’un gris inquiétant et de gros nuages noirs s’accumulent vers l’occident. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1, De New-York à Tahiti, 1929)
- Du pain noir ; raisin noir ; des yeux noirs ; du café noir.
- (Par extension) Bronzé, en parlant de la peau d’une personne.
- Il est revenu de vacances avec la peau noire.
- (En particulier) Ayant la peau noire, de race noire, en parlant d’une personne.
- La boxe est très en honneur à Panama. J’assistai à de bons matches et quelques boxeurs noirs étaient tout près de la meilleure classe mondiale. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1, De New-York à Tahiti, 1929)
- La police attend avec des mitrailleuses et des gaz les grévistes noirs de Pennsylvanie. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
- Tandis que les masseuses noires entrent en action, les moins bousculées trouvent le temps de manger et de potiner avec les concubines d'autres harems. — (Jean-Louis Chardans, Les harems, Paris : Éditions Pygmalion, 1979)
- L’année précédente un caramousal fut pris par le fameux chevalier de Malte Romegas qui trouva à son bord 32 esclaves dont la plupart étaient noirs, sauf quelques Turcs ou Maures. — (François Moureau, Captifs en Méditerranée (XVIe-XVIIIe siècles) : histoires, récits et légendes, Presses Paris Sorbonne, 2008, page 158)
- Lié à la communauté noire.
- En réduisant la musique noire à l’expression des révoltes du peuple noir, on risque cependant de ne pas rendre compte de la richesse d’une expression musicale à la fois mondiale et diverse. — (Yves Raibaud, Musique noire, 2010 → lire en ligne)
- John Boyega, héros de « Star Wars » et virulent défenseur de la cause noire — (Samuel Blumenfeld, Le Monde, 2020 → lire en ligne)
- Sans lumière, obscur, sombre.
- C’était une nuit noire.
- (Vieilli) Qui est livide, meurtri.
- Être noir de coups. : Avoir la peau toute noire des coups qu’on a reçus.
- Sale, crasseux.
- Lavez vos mains, elles sont toutes noires.
- Triste, morne, mélancolique, irrité, hostile, lugubre ou bien funeste.
- Il a une humeur noire. — Un noir chagrin. — De noirs soucis.
- Un noir pressentiment. — Des idées noires. — Un regard noir.
- (Sens figuré) Néfaste, diabolique, en parlant des crimes, des mauvaises actions et des personnes qui les commettent.
- Dans le théâtre de Hugo, Anne Ubersfeld l’a établi, la puissance du souverain est généralement montrée sous son angle le plus noir. — (Florence Naugrette, Le Théâtre romantique, 2001)
- Une noire trahison. — Une malice noire. — Une noire ingratitude. — Une noire calomnie.
- Fut-il jamais d’action plus noire ? — Avoir l’âme noire.
- (Littéraire) Qui est chargé de menaces, de malheur.
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière !Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Félix Dupanloup, Mort du pécheur, dans Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne, 1844 (2e édition), page 106)
- (France) Complètement ivre d’alcool.
- « Ma tactique était toc » dit Igor qui s’endort, ivre mort, au comptoir du barUn Russe blanc qui est noirQuel bizarre hasard se marrentLes fêtards paillards du bar — (Boby Lapointe, Ta Katie t’a quitté, 1964)
- Il est complètement noir !
- (Sciences) Qui échappe à la détection, que la science ne peut interpréter.
- Pour les physiciens, « voir » signifie donc « entrer en interaction ». Ils vont donc qualifier de « noir » ce qui résiste à la détection, ce avec quoi l’interaction se fait mal ou ce dont ils ne parviennent pas à capter d’informations avec les moyens à leur disposition. — (Roland Lehoucq, Les idées noires de la physique sur LeMonde.fr, Le Monde. Mis en ligne le 31 mai 2017, consulté le 3 juin 2017)
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cambrousard
?- (Péjoratif) Habitant de la cambrousse.
- Figurez-vous, braves cambrousards que vous êtes, qu’il s’est amené ici un vieux crasseux, voûté, la vieillesse en personne, décati, croulant, miteux, chauve, édenté. — (Aristophane, Ploutos, dieu du fric, 388 av. J.-C., traduit du grec ancien par Michel Host, 2012, p. 27)
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gars
?- (Familier) Garçon.
- Il était mort. On n’en disait pas davantage.Félicité tomba sur une chaise, en s’appuyant la tête à la cloison, et ferma ses paupières, qui devinrent roses tout à coup. Puis, le front baissé, les mains pendantes, l’œil fixe, elle répétait par intervalles :— Pauvre petit gars ! pauvre petit gars ! — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- D’un coup d’œil scrutateur, le père l’examinait et le gars, craignant d’être fouillé, commençait à n’en pas mener large. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- […] et, fort beau gars encore, malgré sa corpulence, présentait dans l’ensemble l’allure d’un écuyer de cirque. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- C’est un type. Mais que j’te prévienne, pas fortiche du tout, ni mariole. Un gars quoi ! Un bon gars. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Tu as pourtant l’air d’un gars costaud, un gars à qui on ne la fait pas, avec ton blouson, tes santiags et ta banane. Un vrai rocker… — (Didier Kiefer, Le Cri du baby-foot au fond du sous-marin, Éditions Publibook, 2010, page 74)
- (Familier) Fils.
- Le père Jouen tomba la face contre terre, et le gars de la mère Alison le porta dans la barque. — (Charles-Philippe de Chennevières-Pointel, Contes normands par Jean de Falaise, 1e édition 1869, 2018, La Piterne)
- (Familier), (au pluriel) Individus quelconques, sans rendre visible la diversité de genre du groupe.
- Un vieillard aux cheveux gris, le gardien de nuit, entonna une vieille chanson qu’aimaient chanter, avant la révolution, les gars de l’usine française, à Tsaritsyne. — (Vassili Grossman, Vie et destin, traduction de Alexis Berelowitch, L’Âge d’Homme, 1995)
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démarre
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de démarrer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de démarrer.
- Une auxiliaire de puériculture démarre au smic (1 678 € brut mensuels). — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 novembre 2022, page 8)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de démarrer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de démarrer.
- « Le scénario qui nous a fait faire des cauchemars, c’est qu’on démarre notre campagne le matin, qu’il y ait un peu de traction, mais qu’une mégagrosse nouvelle vienne tout briser », se remémore Philip. — (Le Devoir, 27 mars 2020)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de démarrer.
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embauchoir
?- (Cordonnerie) Instrument de bois en forme de pied dont on se sert pour élargir les chaussures ou pour empêcher qu’elles ne se déforment.
- Ah! Le bel embauchoir! — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 52)
- Pour conserver à vos chaussures leur aspect neuf, mettez des embauchoirs à l’intérieur quand vous ne les portez pas. — (Rod Green, Le guide de l’aventurier moderne: Comment maîtriser un alligator, recoudre un bouton… et autres astuces pour échapper à (presque) tous les périls !, 2010)
- ... au sol une exposition de chaussures avec des embauchoirs et des brosses immaculées... — (Véronique Olmi, Les évasions particulières, Le Livre de Poche, 2022, page 58)
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ars
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’arabe najdi.
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décisoire
?- (Droit) Qui amène la décision d’un litige.
- (Spécialement) Qualifie le serment qu’une partie défère à l’autre pour en faire dépendre le jugement de la cause.
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babillard
?- Qui aime à babiller, à converser par plaisir.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu’on puisse trouver sous le ciel. — (Erasme ; « Éloge de la folie » , 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1216.)
- Silvia.—Eh bien, l’honneur de lui plaire ne me sera pas inutile ; les valets sont naturellement indiscrets ; l’amour est babillard, et j’en ferai l’historien de son maître. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Il ne réfléchit point qu’un simple grognement issu de son gosier suffirait à faire s’éloigner, vite et docilement, cette créature débonnaire, babillarde et piaillarde, qui sans cesse monologue avec elle-même. — (James Oliver Curwood, Kazan, 1914, traduit de l’anglais par P. Gruyer et L. Postif, Hachette, 1937, page 169)
- Qualifie un oiseau parleur.
- Un perroquet babillard. Une pie babillarde.
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giratoire
?- (Didactique) Qui fait tourner ; autour duquel se fait une rotation.
- carrefour giratoire, sens giratoire.
- Qui tourne autour d’un axe.
- Le passage du projectile, voyez-vous, est si rapide, son mouvement giratoire si accéléré, que les fils du tissu sont, en quelque sorte, non pas rompus, mais écartés. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 941)
-
bar
?- (Métrologie) Symbole du bar, unité de mesure de la pression valant 105 pascals.
- (Linguistique) Code ISO 639-3 (alpha-3) du bavarois.
-
eurodollar
?- (Économie) Dépôts en dollars détenus par une banque établie hors des États-Unis (en particulier en Europe, à Londres).
- L'expérience des « eurodollars » (dollars créés par des opérations de crédit sur des comptes en dehors des États-Unis), acquise dans les années 1960 sous le regard bienveillant des autorités britanniques, facilitera la montée des « zinzins » (« investisseurs institutionnels » : fonds de pension, fonds de placement, compagnies d'assurances…). — (Philippe Légé , "La mondialisation est un phénomène inéluctable et sans précédent", dans Les Éconoclastes : Petit bréviaire des idées reçues en économie, La Découverte, 2003, p.59)
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flémard
?- Variante de flemmard.
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estimatoire
?- Qui contient une estimation.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
fossoir
?- (Vieilli) Houe ou hoyau pour cultiver la vigne.
- La fousserée (ou fosserée, ou fessorée), c’est la surface de vigne qui peut être fossoyée, c'est à dire travaillée avec un fossoir par un homme en une journée.
- (Par extension) Outil symbolique.
- Mais lorsque la confiance s'établit entre partenaires, alors là on peut vraiment construire et se mettre d'accord ; en bons vaudois, "retrousser nos manches et saisir le fossoir". Je me sens cette énergie de poursuivre mon travail avec conviction, attention et réalisme. — (Jean-Claude Mermoud, conseiller d'Etat)
-
placard
?- Assemblage de menuiserie, qui s’élève au-dessus d’une porte et va ordinairement jusqu’au plafond.
- Il faut un placard au-dessus de cette porte.
- Armoire pratiquée dans un enfoncement de mur.
- Il y a des placards des deux côtés de la cheminée.
- (Mobilier) Meuble ou petite pièce, fermé par une porte et destiné au rangement.
- […], puis mon geôlier m'enferma dans une petite pièce obscure. C'était un cachot, presque un placard, où la lumière du jour n'entrait jamais. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Tu connais l'histoire de Barbe-bleue ? Sa femme ouvre un placard, plein de souvenirs, plein de femmes pendues dans le passé, plein de femmes aimées, oubliées ... — (Armand Salacrou, Une femme libre, acte III, 1934)
- Vous pouvez aller prendre un café si ça vous dit, j’en ai une pleine cafetière. Vous trouverez les tasses dans le placard au-dessus de l’évier. — (Arnaldur Indridason, Étranges rivages, traduit de l’islandais par Eric Boury, éditions Anne-Marie Métailié, 2013, chapitre 13)
- (Vieilli) Ce qu’on plaque, ce qui est plaqué → voir placage.
- Un placard de couleur.
- Un placard de pommade.
- signé & scellé de cire Rouge en placard — (1585)
- en forme de placards in folio — (François II, Lyon, 1560) Un placard (5)
- (Spécialement) (Foresterie) Numéro de parcelle, peint ou cloué régulièrement le long de ses limites.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Médecine) Éruption cutanée.
- Je me levai, heureuse de lui rendre ce mince service et regrettant de ne pas avoir à accomplir pour elle quelque répugnante corvée, comme de vider son bassin ou d’assécher au tampon d’ouate, une par une, les pustules sanieuses de son placard, qui reprenait mauvaise allure. — (Hervé Bazin, Qui j’ose aimer, Grasset, 1956, page 192)
- Écrit, imprimé qu’on affiche dans les rues.
- Toutes les voitures ont encore leur peinture et leurs placards. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Des affiches de mai 68 aux murals républicains de Belfast, des caricatures anti-tsaristes de la révolution russe de 1905 au drapeau arc-en-ciel des militants pacifistes, des placards « ouvriers » de Jules Grandjouan au badge « Touche pas à mon pote » de SOS racisme, […]. — (Xaviez Crettiez & Pierre Piazza, « Introduction » de Iconographies rebelles : Sociologie des formes graphiques de contestation, n° 91-92 de la revue Cultures & Conflits, Éditions L'Harmattan, automne-hiver 2013, p. 12)
- Dès la Renaissance, les colporteurs, en plus de vendre objets , bibelots, proposent des almanachs, des placards et des libelles, sur lesquels sont fréquemment représentés des apparitions d'animaux exotiques aperçus dans les campagnes françaises […] — (Julien Duriez, « Félins mytères dans nos campagnes », La Croix, 22 juillet 2016, page 21)
- Défense leur en ayant été faite , ils affichèrent des Placards aux Portes des Halles dans lesquels ils commandaient aux Marchands d'aller vendre leurs draps au Vieux Palais sans les vendre à l'Eglise. — (Histoire de l'église cathédrale de Rouen, métropolitaine et primatiale de Normandie, divisée en cinq livres, François Pommeraye, Rouen, 1686)
- Écrit injurieux ou séditieux, qu’on rend public en l’affichant ou en le distribuant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Imprimerie) Épreuve imprimée d’un seul côté de la feuille permettant les corrections avant mise en page.
- Qui ne sait qu’en imprimerie les placards sont précisément l’opposé des bons à tirer. — (Honoré de Balzac, Correspondance, 1836, page 107)
- Drumont, qui a apporté, en placards, un chapitre de son livre (...) nous lit ce chapitre ayant pour titre L'Héritier et où il vaticine au temps présent le peuple. — (Edmond de Goncourt, Journal, 1888, page 830)
- Le paragraphe que nous avons choisi ne contient pas de dialogue , car les dialogues sont présents dès le manuscrit et non modifiés ni amplifiés dans les dactylogrammes, placards et épreuves en page. — (Michel Cousin in James Joyce, Ulysse, Gallimard, bibliothèque de La Pléiade, 1995, Hadès - Notice page 1222)
- Le facteur apportait enfin de gros paquets mous, on coupait les ficelles avec des ciseaux ; mon grand-père dépliait les placards, les étalait sur la table de la salle à manger et les sabrait de traits rouges ; à chaque faute d’impression il jurait le nom de Dieu entre ses dents mais il ne criait plus sauf quand la bonne prétendait mettre le couvert. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 39)
- (Argot) (Prison) Prison.
- À force de péter des lourdes, tu vas finir par te retrouver au placard. — (Philippe Normand, Dictionnaire des mots des flics et des voyous, Livre de Poche, 2012)
- - En admettant, encore une supposition, qu’on soit cinq sur l’affaire, ça laisserait, net, combien à chacun ?- Vingt ans de placard. Les bénéfices, ça se divise, la réclusion, ça s’additionne. — (Michel Audiard, dialogues du film Le cave se rebiffe, de Gilles Grangier, 1961)
- Par analogie avec le meuble où l’on remise les choses pour une longue période pour parfois les y oublier, purgatoire, mise à l’écart, le plus souvent professionnelle.
- Il est dans un placard au ministère.
- placard doré.
- Par analogie avec le meuble où sont précieusement stockées des archives qui ne voient jamais le jour, lourd secret, chose secrète.
- À la table, tout le monde se régale, cependant je ne sais pas si c'est le moelleux du clacos, les 12,5 % du Pessac-Leognan ou l'amidon du pain mais après une trêve de courte durée, le sujet « j'étais un bizuth hier et aujourd'hui je t'emmerde » vient de ressortir du placard. — (Laurent Moreau, 5 gars, 3 filles, trop de possibilités, Numeriklivres, 2017)
- Un cadavre dans le placard.
- (Par extension) Secret personnel autour de son allosexualité non révélée (homo-, bi-, trans’...).
- être dans le placard, sortir du placard.
- (Argot des Gadz’Arts) Cuite.
- Il s’est pris un beau placard hier..
- (Argot) (Désuet) Somme versée à un pourvoyeur pour l’achat d’une prostituée ; d’où le surnom de placardeur pour le pourvoyeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- décoration Objet de forme rectangulaire servant à y accrocher des barrettes (ou barrette Dixmude) lors de cérémonie officiel (militaire)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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blizzard
?- Vent violent et glacial, chargé de neige, qui souffle dans les régions du Grand Nord.
- Le très expérimenté explorateur revint sans avoir atteint son but ; il nous raconta qu’un terrible « blizzard » soufflait dans le Sud et que les glaces étaient dangereusement en mouvement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le blizzard est complétement déchaîné et la neige tombe si vite et si dru que les bâtiments ont l'air de fantômes. Des congères commencent déjà à se former devant les devantures des magasins de Main Street. — (Stephen King, La Tempête du siècle, traduit de l'américain par William Olivier Desmond, Éditions Albin Michel, 1999, partie 2, acte 1, §. 1)
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fouettard
?- Qui fouette ou menace d’un fouet.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.