Dictionnaire des rimes
Les rimes en : criard
Que signifie "criard" ?
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- (Familier) Qui crie souvent.
- Il se perdit aussitôt dans la foule criarde et lente, agitée par les interminables marchandages. — (Guy de Maupassant, La Ficelle, dans Les Contes normands)
- Comme je descendais des Fleuves impassibles,Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. — (Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre)
- (En particulier) Qualifie des oiseaux qui crient souvent et d’une manière désagréable.
- Qui n’aime, aux jours de la canicule dans les bois, lorsque les geais criards se disputent la ramée et l’ombre, un lit de mousse et la feuille à l’envers du chêne ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Qui se plaint, qui crie souvent pour des sujets de peu d’importance, ou même sans sujet.
- Cette femme est bien criarde, est d’une humeur criarde.
- (Familier) Qualifie une voix aigre, dont le son blesse l’oreille, un instrument de musique qui rend un son désagréable.
- Oui, tenez, celui qui gesticule en parlant, et dont la voix est un peu criarde, c’est M. d’Alembert, le secrétaire perpétuel de l’Académie française. — (Julie de Querangal, Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- La Grand’Gothe se mit à sangloter d’une manière criarde et forcée, qui eût été risible si elle n’eût été révoltante. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La mère, au ventre grossi par les couches, aux seins bouffis de bête usée, avait dans sa face en débris deux yeux bleus comme deux fleurs sales. Elle chantait avec une voix pointue de femme criarde. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 63)
- Enfin, en ces temps particulièrement bruyants médiatiquement, de nombreux fans d’Arte y apprécient les silences et chuchotements, et l’absence d’émissions et de jingles criards. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 10)
- (Sens figuré) (Familier) Qualifie des dettes auprès de créanciers qui en sollicitent le paiement avec importunité.
- Quoique […] j’eusse économisé quelques sous sur mes omnibus et mes déjeuners, il me fallut, plusieurs fois, avoir recours à l’obligeance d’un ami afin de payer des termes en retard et les dettes criardes. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Sa maîtresse, interrogée, confirma que le jeune homme avait des dettes criardes et qu’il avait même signé des chèques sans provision. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- (Sens figuré) Qualifie des couleurs qui tranchent trop fortement, qui blessent le regard.
- Pensez ensuite à la boutique du libraire anglais, avec son étalage criard, aux couvertures gaufrées et dorées […] — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- Elle a remplacé par un col blanc le ruban criard mis à même la peau. — (Léon Frapié, L’orpheline, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 51)
- (Sens figuré) Voyant et de mauvais goût.
- Elle était née riche, dans l’éclat criard d’une fortune trop neuve. — (Anatole France, « Le Lys rouge », 1894, réédition Le Livre de Poche, page 24)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "criard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
emboire
?- Imbiber. Dans ce sens, variante d’imboire.
- (En particulier) (Sculpture) Frotter d’huile ou de cire fondue un moule de plâtre, pour empêcher la matière qu’on y coulera de s’y attacher.
- (Pronominal) (Peinture) Devenir terne, mat et se confondre en parlant des couleurs et des différentes touches d’un tableau.
- Ce tableau s’emboit.
- Ils [des caméléons] ne deviennent pas subitement écarlates, bleus ou verts d’un instant à l’autre, mais au bout d’une heure ou deux ils s’emboivent et s’empreignent de la teinte des objets le plus rapprochés d’eux. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
-
fossoir
?- (Vieilli) Houe ou hoyau pour cultiver la vigne.
- La fousserée (ou fosserée, ou fessorée), c’est la surface de vigne qui peut être fossoyée, c'est à dire travaillée avec un fossoir par un homme en une journée.
- (Par extension) Outil symbolique.
- Mais lorsque la confiance s'établit entre partenaires, alors là on peut vraiment construire et se mettre d'accord ; en bons vaudois, "retrousser nos manches et saisir le fossoir". Je me sens cette énergie de poursuivre mon travail avec conviction, attention et réalisme. — (Jean-Claude Mermoud, conseiller d'Etat)
-
casoar
?- (Ornithologie) Genre d'oiseaux paléognathes coureurs et inaptes au vol, comprenant trois espèces distribuées en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et en Australie, et dont la tête est couverte d’une espèce de casque osseux et dont le plumage ressemble à du crin.
- Le casoar est un oiseau courageux et, quand il lui faut défendre sa vie, il se sert de ses pattes armées d’ongles redoutables pour porter des coups capables d’éventrer un homme ou de tuer raide un chien. — (Robert Wolff, Oiseaux rares du monde animal, 1968)
- Plumet ornant le shako des élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
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hagard
?- le vieil anglais hauke, aujourd'hui hawk, « faucon », avec le suffixe péjoratif -ard ;
- le scandinave hak-r, « tête chaude », avec le même suffixe.
- Huet[3] avait proposé l'allemand Hag, ancien français hague[1] (d'où haie), « lieu propre à rendre fier celui qui l'a pour défense » ; l'explication est mauvaise, mais l'étymologie est bonne[3], car un auteur du XIVe siècle dit que le faucon hagard est celui qui est de mue de haie :N'est mestiers c'om m'apaie [apaise]Par tels discours ; ne sui muiers de haie — (Ménagier, II, 317).Le faucon hagard est le faucon qui mue de haie, c'est-à-dire dans les haies, et non en domesticité[3]. Mais il s'agit vraisemblablement d'une étymologie populaire[1].
- Apparenté[1] à l’anglais haggard, lui-même issu du français mais à rapprocher de hag (« sorcière, vieille femme ») ; étymologie avancée[1] par Kluge pour l'allemand hager (« maigre, hâve ») mais non retenue par la suite[1].
-
vieillard
?- Homme d’un âge avancé.
- Le vieillard, qui revient vers la source première,Entre aux jours éternels et sort des jours changeants ;Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens,Mais dans l’œil du vieillard on voit de la lumière. — (Victor Hugo, Booz endormi, dans La légende des siècles)
- Nous avons connu des vieillards qui étaient, hélas ! ce que nous ne sommes plus, c’est-à-dire des hommes de bonne compagnie. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes - Avant-propos)
- Mais, à la place d’un vaillant général, on ne vit qu’un vieillard à la voix enrouée branlant gâteusement la tête. — (Violaine Vanoyeke, Les Louves du Capitole)
- Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n’être ni autoritaire ni égoïste, s’efforçait de gagner l’affection de Nazira et de se faire pardonner d’être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- C’est un long vieillard, mince comme un baliveau, un peu courbé par une bonne septantaine d’ans. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Aussi la duchesse avait-elle conservé ces lettres émouvantes, comme certains vieillards ont des gravures obscènes, à cause des éloges hyperboliques donnés à ce qu’elle avait de moins duchesse en elle. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, quatrième partie)
- (Au pluriel) Personnes d’un âge avancé, hommes ou femmes.
- Moi, j’aimerais habiter la montagne, où il y a de grands arbres qui sont plus vieux que les plus anciens des vieillards, […] — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Les rares villages qu'on traversait étaient quasi déserts. On ne trouvait dans les fermes et les isbas que quelques vieillards, parfois des enfants. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, p. 18)
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bollard
?- Bitte d’amarrage, élément fixe situé sur le quai pour amarrer un bateau dans les ports.
- Le câble peut ensuite être assujetti à un bollard d’amarrage. — (Organisation maritime internationale, Manuel sur la pollution par les hydrocarbures: Section IV – Lutte contre les déversements d’hyrocarbures, 2005)
- Le sas comporte, dans chacune de ses parois latérales, six rainures verticales pour bollards flottants, servant à l’amarrage des bateaux. Ces bollards sont fixés sur un cylindre métallique qui coulisse à l’intérieur des rainures en suivant le niveau de l’eau dans le sas. — (Bureau d’Enquêtes sur les Accidents de Transport Terrestre (BEA-TT), Titre du document : Rapport d’enquête technique sur le naufrage du PAMPERO bateau de transport de matières dangereuses survenu sur le Rhône, lors de la rupture d’une porte de l’écluse de Sablons (Isère), le 18 février 2020, décembre 2021)
- Elliott coupa le moteur, sauta à terre, un cordage en main qu’il arrima autour du bollard. — (Marc Levy, Un sentiment plus fort que la peur, chapitre 10)
- Élément physique marquant la séparation d’une zone piétonnière d'une voie routière. Dans ce sens, on dit aussi borne de protection, borne d’interdiction ou potelet.
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diffamatoire
?- Qui est de nature à diffamer.
- Écrit, brochure, article diffamatoire.
-
déboire
?- (Plus rare) (Sens propre) Mauvais goût qui reste d’un liquide après qu’on l’a bu.
- Du vin qui a un insupportable déboire.
- (Plus courant) (Sens figuré) Dégoût, regret, mécontentement ou désillusion qu’on éprouve face à ou à la suite de situations ou d'événements fâcheux.
- Ainsi dans les premiers temps du reboisement, beaucoup de reboiseurs […] ne distinguaient pas la valeur forestière des différents sols. Ils ont eu bien des déboires. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 145)
- Un grand clown anglais nous racontait un jour combien de déboires il avait subi, avant de découvrir enfin, après les dizaines d’accoutrements incongrus qu’il avait imaginés, celui qui amuserait les spectateurs. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 45)
- Beaucoup viennent chercher au loin la fortune, qui n’y trouvent que déboires et malheurs. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (Par métonymie) (Sens figuré) (Au pluriel surtout) Événement malheureux, malchance, déveine.
- « Graves déboires constatés ! » Constatés par qui ? On aurait pu le dire. J'avoue ne pas voir la portée de ces « graves déboires », alors que le rapport atteste que le nombre des explosions de chaudières en Belgique a diminué de 60 p. 100. — (E. Gruner (publ.), Congrès international des accidents du travail: Comptes rendus des séances et visites du congrès, tome II, Librairie Polytechnique, Baudry & Cie, Paris, 1890, page 177)
- Elles acceptaient tout simplement les joies et les déboires que le sort leur distribuait d'ailleurs sans profusion. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 18)
- Je rappelle au passage que le frère d’Andrew Cuomo est l’animateur vedette de CNN, Chris Cuomo. […]. D’ailleurs, on reproche maintenant à l’animateur de faire l’impasse sur la couverture des déboires de son frère. — (Luc Laliberté, Andrew Cuomo face à la destitution?, Le Journal de Québec, 17 février 2021)
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corbillard
?- (Automobile) (Funéraire) Véhicule dans lequel sont transportés les morts au lieu de leur sépulture.
- Lentement, derrière le corbillard des pauvres, qu’avait orgueilleusement revendiqué le poète millionnaire, l’immense défilé se mit en route. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 88)
- Cet avis mortuaire, avec son laconisme, me parut d’une indicible tristesse et m’imposa la vision d’un de ces mornes corbillards qui, parfois, traversent Paris à vive allure sans personne derrière eux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Mais où sont les funérailles d’antan ?Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards de nos grands-pèresQui suivaient la route en cahotant.[...]Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvertEmportent les trépassés jusqu’au diable vauvert... — (Georges Brassens, Les Funérailles d'antan, 1960)
- Le corbillard disparaissait sous les fleurs.
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accotoir
?- (Vieilli) ou (Canada) Ce qui sert à s’accoter, appuis pour les bras disposés sur les côtés d'un siège, communément appelés accoudoirs.
- Les accotoirs d’un fauteuil, d’un confessionnal.
- Cela vous servira d’accotoir.
- Le dossier du fauteuil se redresse, sur lequel se rattache perpendiculairement l'accotoir. — (Christophe Renault, Christophe Lazé, Les styles de l'architecture et du mobilier, 1998)
- (Québec) (Acadie) (Par extension) Tout objet qui sert à s'accoter ou à accoter quelque chose.
- (Marbrerie) Morceaux de marbre que l'on scelle le long d'une tranche avant d'en faire la taille.
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savoir
?- Appréhender par l’esprit ou la connaissance ; connaître de façon certaine.
- Vatelin.– Un monsieur suit ma femme, je me dis : il peut savoir qui elle est ; il me rencontre, il pense : "Tiens, voilà le mari de la dame que j’ai suivie", j’ai l’air d’un serin, mais vous, n’est-ce pas, vous savez que je sais ; je sais que vous savez que je sais ; nous savons que nous savons que nous savons ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- […] ils n'ignorent rien de tout cela et savent notamment fort bien que c'est en l’affirmant qu'ils créeront cette éternité de barbarie nécessaire au maintien des institutions qui leur sont chères. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, page 194)
- Les potamologues savent que les levées de la Loire ne tiendront pas si des crues comme celles de 1854 et 1864 se reproduisent. Les renforcer coûterait cher et obligerait à déplacer des gens. — (Daniel Zajdenweber, Regard sur l'assurance des catastrophes, Propos recueillis par Margueritte Laforce et Guillaume Maujean, Les Échos (www.lesechos.fr), le 18/04/2006)
- J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire. — (Ofir Touché Gafla, Le Monde de la fin, Éditions Actes Sud, 2015, chapitre 5)
- Tu sais, ô mon seigneur, que je sais que tu saisQue je viens pour jouir plus près de ta présence,Et tu sais que je sais que tu sais qui je suis :Lors à nous saluer pourquoi donc tant tarder ? — (Michel-Ange, Poésies, traduction de Michel Orcel, XIX)
- Avoir dans la mémoire.
- Arsène André étend ce mépris aux méthodes scolaires. […] une pédagogie qui refuse par système le bénéfice éprouvé des leçons sues par cœur. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- L’écolier sait sa leçon. L’actrice sait mal son rôle. — L’orateur savait son discours par cœur.
- Posséder quelque science, quelque art, être instruit, habile en quelque profession, en quelque exercice.
- Le bon Piqueur doit sçauoir bien parler en cris, & langages plaisans aux chiens, crier, hucher, & houpper ses compagnons, forhuer en mots longs, & sonner de la trompe. — (René François, Essay des merveilles de nature et des plus nobles artifices, 1632, page 18)
- L’éducation moyenne atteignait un niveau extraordinaire, et, à l’aube du XXe siècle, on trouvait relativement peu de gens, dans l’Europe occidentale, qui ne sussent lire et écrire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 407 de l’édition de 1921)
- On ne peut tout savoir. — Savoir jouer du violon. — Savoir danser. — Savoir se battre.
- (Absolument) Avoir l’esprit orné et rempli de choses utiles.
- C’est un homme qui sait. — Il a un grand désir de savoir.
- Être accoutumé ou exercé à une chose, la bien faire.
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c'est la forme de la langue : […]. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- Savoir parler aux foules. — Il sait persuader. — Il sait plaire.
- Il sait plaisanter. — Il sait vaincre ses passions. — Il sait se modérer, se contenter de peu.
- Avoir le pouvoir, la force, le moyen, l’adresse, l’habileté de faire quelque chose.
- Je saurai bien le faire obéir. — Je saurai bien me défendre.
- Je n’y sais, je n’y saurais que faire. — Il n’a su en venir à bout.
- Pouvoir. — Note : Dans ce sens, il s’emploie surtout avec le conditionnel et avec la négation ne.
- Mais si la beauté impressionne les sens, elle ne saurait obtenir d’empire durable et puissant qu’autant qu’elle les subjugue. — (Flora Tristan, Les Femmes de Lima, dans la Revue de Paris, tome 32, 1836)
- Alors, Madame Cordier, parce que Bastien m’a lâché, parce que Bastien ne part plus au Canada, moi je ne saurais plus y partir ? — (Charles Vildrac, Le Paquebot Tenacity, 1920, acte III, scène 2)
- Je ne saurais faire ce que vous me dites. — Ne sauriez-vous aller jusque-là ? — On ne saurait avoir plus d’esprit.
- Couvrez ce sein que je ne saurais voir. — (Molière, Tartuffe, acte III, scène II, 1664)
- (Belgique) Pouvoir — Note : Dans le sens « avoir la capacité de ». Il peut être à l’indicatif, dans une phrase positive.
- Sais-tu me passer le sel ?
- Je ne sais pas venir au rendez-vous, j’ai un empêchement.
- Apprendre, être instruit ou être informé de quelque chose.
- […] je ne sache pas qu’ils aient jamais rompu des lances contre les espérances insensées que les utopistes ont continué de faire miroiter aux yeux éblouis du peuple. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 169)
- Elle ne salait les mets qu’après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- — Qu’est-ce que tu en sais, mon pauvre drôle ? — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 284)
- Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690–1750) , Communications, volume 46, n° 46, 1987, page 119)
- Je sais fort bien qui est Mr Kipling, bien que vous ayez cru bon dans votre "Étude en rouge" de me faire passer pour un béotien en décrivant ma culture littéraire comme nulle ! — (Philippe Chanoinat (scénario) & Frédéric Marniquet (dessin), Les Archives secrètes de Sherlock Holmes, volume 3 : Les adorateurs de Kâli, éd. Glénat BD, 2017, page 23)
- (En parlant d’une personne ou d’une chose) Être informé qu’une personne ou qu’une chose existe ou peut être trouvée.
- Je sais un habile horloger qui demeure près d’ici.
- Connaître, reconnaître, distinguer.
- Derrière l’objectif de l’appareil photo, derrière les phrases rituelles […], on est quelqu’un que les autres ne savent pas.Laurence me savait. Je l’avais cru, du moins. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 4)
- (Archaïsme) À savoir ; précède une explicitation par une énumération.
- Différents effets à l'usage des dits appartements lesquels sont chez le concierge. Sçavoir, : 29 chandelliers argent, 30 paires de cuivre, mouchettes argent haché, 62 bougeoirs ferblanc. — (Cordier, « Inventaire général des meubles du château roïal de Commercy », 1764 ; dans le recueil d’Albert Jacquot, Le mobilier, les objets d’art des châteaux du roi Stanislas, duc de Lorraine, 1907, page 75 → lire en ligne)
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gabarre
?- Variante orthographique de gabare.
- Passionné dès l’enfance pour les voyages, M. Caillié, âgé de 16 ans, et ne possédant que 60 fr., s’embarque sur la gabarre la Loire, qui allait au Sénégal de conserve avec la Méduse. — (Revue littéraire, 1830)
- Un jour, en buvant le verre de goutte chez nous, avec Sandrot, un grand canalou avait annoncé une drôle de nouvelle : des bateaux à moteur allaient être mis en service ! Non pas des gabarres halées par un tracteur à moteur comme on en avait vu passer quelques-unes déjà, mais des péniches équipées d’un moteur et d’une hélice. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 150)
- Le fleuve aidait à les porter ensuite jusqu'à Bordeaux : une aquatinte de Louis Burgade, vers 1830, nous montre un portefaix qui décharge une gabarre venue de Langon et empile du faissonnat face au quai Louis XVIII. — (Jacques Sargos, Histoire de la forêt landaise: du désert à l'âge d'or, éditions L’Horizon chimérique, 1997, page 148)
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fêtard
?- Qui aime faire la fête.
- Un jeune gommeux, fils poitrinaire et fêtard d’un grand industriel. — (Marcel Proust, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, 1918)
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aratoire
?- (Agriculture) Qui a rapport au labourage, ou aux espaces agricoles labourables.
- Les instrumens aratoires manquent ; on devrait en distribuer. — (Anonyme, Grèce. - Administration intérieure, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Sarraut ne doutait pas en effet que l’attrait d’une concession gratuite, à laquelle s’ajouterait une avance du Gouvernement général pour les semences, les buffles et les instruments aratoires, déciderait la population revenue de France s’installer dans le Haut Tonkin : dès qu’il l’aurait mise en valeur, le concessionnaire deviendrait propriétaire de la terre qui lui aurait été attribuée. — (Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre : 50 000 recrues dans les usines françaises, 2014, p. 201)
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brassard
?- Cercle de plastique, de tissu ou de papier laminé qu’on porte au bras comme signe distinctif dans certaines cérémonies ou assemblées, ou encore dans certains services militaires et dans les ambulances, permettant de s'identifier ou de déclarer son appartenance à une organisation.
- Tu vois, Miette, ces hommes qui ont au coude gauche un brassard d’étoffe rouge ? Ce sont les chefs. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- « Nous avons une épidémie de peur. Actuellement, si j’appelle choléra un brassard jaune et si je le fais porter à mille personnes, les mille crèvent en quinze jours. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 462)
- Le brassard des infirmiers.
- 20 août 44 – Il circulait à bicyclette avec son brassard médical quand il a été atteint d’un coup de feu. Il est tombé sur la chaussée et une femme allemande en uniforme a intercédé pour lui, mais le Boche l’a achevé ; et la femme allemande lui a enlevé sa montre et son portefeuille. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 344)
- Le brassard d’un premier communiant.
- Dans les bancs, séparés par l’allée centrale, les garçon en costume sombre avec un brassard et les filles en robe longue et voile blancs ressemblaient aux mariés que, rassemblés deux par deux, ils seraient dans dix ans. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 48)
- À son entrée, le Réunionnais a même décliné le brassard de capitaine que lui tendait Mattéo Guendouzi. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 27)
- Cercle de tissu qu’on porte au bras comme signe de deuil.
- Elle l’interrompit, posant le doigt sur le brassard de crêpe qui ceignait la manche gauche de son dolman.– Qu’est-ce que cela ? demanda-t-elle.– Une tante à moi qui vient de mourir. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 214)
- Déjà la fille aînée, celle qui a de la moustache, ouvre tous les placards et coud les brassards de crêpe aux vestons. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 177)
- (Histoire, Militaire) Pièce des anciennes armures qui couvrait le bras de l’homme de guerre.
- Il était armé de toutes pièces, de cuirasse, brassards, cuissards, etc.
- Les plumes de leur casque, les clous de leurs brassards, les mailles de leur armure sautent au loin sous mille coups précipités. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XVII. Les combats, 1748)
- Toutes les pièces de son armure, l’épée, les poignards, le casque, la cuirasse, les brassards. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Armé de toutes pièces, de cuirasse, tassettes, brassards, cuissards, genouillères, casque , gorgerin, & gantelets. — (Le dictionnaire de l'Académie françoise. Tome 1 / , dédié au Roy, Académie française, 1694)
- (Vieilli) Espèce de garniture de cuir ou du cylindre de bois dont on se couvre le bras pour jouer au ballon.
- (Natation) Bande gonflable, se mettant autour des bras d’un petit enfant, pour lui servir de bouée peu encombrante. — (brassard sur l’encyclopédie Wikipédia , consulté le 22 juin 2016)
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fumoir
?- Bâtiment destiné à fumer les viandes et les poissons.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Construction) Pièce qui, dans les appartements, dans les hôtels, dans les entreprises, est réservée aux fumeurs.
- Le fumoir occupait, à l’extrémité du grand salon, une des pièces rondes formées par les tourelles. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Il s’attardait dans le fumoir, attendant la fin du repas, lorsqu’on vint l’avertir que le comte était remonté dans sa chambre et l’attendait. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Si vous ne connaissez les actrices que par les conversations de fumoir, n’en dites rien. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
- Il existait encore à Torcy une petite pièce confortable qu’on appelait le fumoir : à une époque que tu n'as pas connue, on ne fumait guère devant les dames, et les messieurs étaient censés se réunir pour fumer tout à leur aise, dans cette petite pièce. Après le déjeuner, nous sommes allés au fumoir, où on a apporté du café et des liqueurs, et le jeune Bousquet est venu avec nous. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 100.)
- On aurait pu se croire dans un fumoir anglaisNous sirotions à deux un breuvage irlandaisDehors, c'était la pluie, la tempête, le froidA nos pieds, reposait un très vieux braque hongrois. — (François Morel, Fumoir anglais, 2006)
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dénégatoire
?- Relatif à une dénégation.
- Exception dénégatoire.
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écharnoir
?- (Travail du cuir) Instrument avec lequel on écharne.
- Pour cela, on la place sur un chevalet, ou selle, et on en racle l’intérieur avec un instrument appelé couteau à écharner ou écharnoir. — (La Revue trimestrielle canadienne - Volume 2, 1916)
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départ
?- Moment précis de l'action de partir.
- Le lendemain, il faut nous séparer d'hôtes qui pour nous sont devenus des amis. "Le noir corbeau du départ croasse, comme dit le proverbe persan, sur nos têtes". Mais le souvenir de notre séjour à Upsal et de l'hospitalité que nous y avons reçue ne s'effacera pas dans nos cœurs. — (Albert Vandal, En karriole à travers la Suède et la Norwège (1876))
- Il y a là un mouvement considérable, toute l’animation des départs et des arrivages. Bakou est le port le plus fréquenté et le plus sûr de la Caspienne. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Depuis son départ de Rejkjavik en Islande, le 9 août, on en est sans nouvelles, et malgré ma grande confiance en lui, je suis fort inquiet. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le départ fut fixé aux derniers jours d'octobre 1838. Louis Pasteur ne devait pas partir seul. Son plus cher camarade d'enfance, Jules Vercel, allait aussi à Paris pour préparer paisiblement son baccalauréat. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 15)
- Action de quitter, de sortir, de partir.
- Parmi les départs, relativement fréquents étaient donc ceux qui se faisaient, non pas en direction du domicile des intéressés, mais vers ce bâtiment pudiquement baptisé « réserve » qui, caché par un rideau d’arbres au fond du parc, faisait office de dépositoire mortuaire avant l’enlèvement des corps par les familles. — (Bernard de Fligny, Le tiercé de la mort, Librairie des Champs-Élysées, 1981, chapitre II)
- Il est sur le départ
- Depuis le départ de son mari, elle se rend au cimetière tous les jours.
- Depuis son départ en Angleterre, elle m’a écrit trois lettres.
- Les départs de France sont nombreux en cette saison.
- Démission.
- Son départ de la société nous pose des problèmes.
- Philippe fait son pot de départ à onze heures.
- (Par euphémisme) Décès.
- L'autrice décède à Barbizon le 3 novembre 1939, son départ étant très peu mentionné par les journaux de l'époque. — (Nuit blanche, n° 161, hiver 2021, page 21)
- Action de démarrer.
- Le départ de la fusée impressionne.
- Début.
- Dès le départ de la course, il prend la tête.
- Faux départ, se dit quand un ou plusieurs chevaux devancent le signal lors d'une course hippique.
- Il me semble qu'il prend un bon départ.
- Il s'agit d'une course en départ lancé.
- Source, origine.
- Le départ de l'alimentation vient de ce coffret électrique.
- Nous retiendrons donc que, par définition, les appareils de coupure, ainsi que l’appareillage de mesure et de protection propre à un départ, sont regroupés dans une cellule. Un poste comporte donc autant de cellules que de départs qui sont raccordés à ses jeux de barres. — (Jean-Michel Delbarre, Postes à haute et très haute tension → lire en ligne)
- Début.
- Le salaire de départ n'est pas très élevé.
- Au départ, tout allait bien,…
- Cet élément est le point de départ de vos recherches.
- Tout ce chemin parcouru pour revenir au point de départ.
- (Armement) Sortie d’un projectile hors de l’instrument qui le lance, sous l’action d’un agent de propulsion.
- Lancement.
- Le départ du lecteur de DVD a été lent.
- Lieu début, provenance.
- Les voitures se trouvent sur la ligne de départ.
- Il t'attend sur le quai de départ.
- Le train au départ de Paris est parti à sept heures trente.
- Action de départager.
- Il racontait d’étranges choses qui ne nous troublaient pas un instant ; nous faisions à peine le départ entre la légende et le vrai ; c’était plutôt la vie qui nous paraissait fantastique, extravagante, incroyable. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 46)
- Avec quelle reconnaissance je lus, au sortir de ma rhétorique, les pages où Schopenhauer tente d'établir le départ entre l'esprit de l'historien et celui du poète […] — (André Gide, Si le grain ne meurt, réédition Le Livre de poche, 1954, page 204)
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frustratoire
?- (Justice) Qui est fait pour frustrer.
- Acte frustratoire.
- Exception frustratoire.
- Appel frustratoire.
- (Plus courant) Qualifie les actes de nature à tromper les espérances qu’on en conçoit.
- Mesure frustratoire.
- (Droit) Sont frustratoires les frais de procédure jugés inutiles engagés par un avocat ou par un officier ministériel. Ces sommes peuvent être mis à leur charge par la décision de justice qui statue sur les dépens.
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victoire
?- Avantage qu’on remporte sur les ennemis dans une guerre, dans une bataille.
- On chantait presque tous les mois des Te Deum pour quelque nouvelle victoire, et le canon de l’arsenal tirait ses vingt et un coups, qui vous faisaient trembler le cœur. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Au début de l'année 1918, ils ont mené l'offensive, ils ont déployé toutes leurs forces, et ils méritaient de gagner, ils méritaient la victoire, comme le vieux Pindur et son grand-père Otto Magnor, à la bataille de Sedan. — (Szczepan Twardoch, Drach, traduit du polonais par Lydia Waleryszak, Les Éditions Noir sur Blanc, 2018, chap. 9)
- (Par extension) Personnification du succès dans le combat.
- La victoire s’est déclarée pour lui.
- La victoire le suit partout.
- Les palmes, les trophées de la victoire.
- (Antiquité) Divinité représentée sous la figure d’une femme ayant des ailes et tenant une couronne d’une main, une palme de l’autre.
- […] ; des Victoires aux ailes dorées portant des lances de trois mètres, au bout desquelles s’arrondissaient des cassolettes de parfums ; […] — (Pierre Louÿs, Une fête à Alexandrie, 1896, dans Archipel)
- Derrière la statue du prince il y a une victoire qui lui pose sur la tête une couronne de laurier.
- Avantage qu’on remporte sur un rival, sur un concurrent, etc.
- Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Vague de victoires pour le club de karaté de Mirambeau le 11 juin dernier. Il a participé au criterium enfants qui s’est déroulé à Sainte-Foy-la-Grance, une compétition annuelle organisée en alternance par trois clubs amis : Mirambeau, Saint-Savin et Sainte-Foy-la-Grande. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 19)
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champart
?- (Droit féodal) Droit qu’avaient certains seigneurs de fiefs de lever, à leur profit, une certaine quantité de gerbes dans leurs censives. Le champart était d’environ une gerbe sur huit.
- Le nommé Jacques Marguelot a été accusé d'avoir, le 22 juillet 1790, proclamé, à son de tambour, dans un jour de foire, à Montargis , qu'il étoit défendu de payer les droits de champart; que les décrets qui ordonnoient ce paiement, étoient faux ; qu'ils avoient été supposés par la noblesse; et qu'il étoit autorisé, par les magistrats, à proclamer la défense de payer les champarts; […]. — (M. Le Hodey, Journal des états généraux, convoqués par Louis XVI, le 27 avril 1789' ; aujourd'hui Assemblée nationale permanente ou Journal logographique, tome 32, Paris : chez Le Hodey, 1791, p. 130)
- Au surplus, presque dans chaque province le champart avait un nom particulier; ainsi il était appelé, selon les lieux et la nature des productions, terrage, agrier, sixte, yohyde, tasque, parciere, meume, complant, terceau, quart ou tiers raisin, vignage, hostise, fouage, festage, herbaux, bordelage, quarpot, cinquain, vingtain, etc. — (Le droit civil français suivant l'ordre du code, par swahili, tome 18, continuation par J.-B. Duvergier, tome 3, Paris : chez Jules Renouerd, 1836, p. 167)
- Les redevables des champarts, terrages, arrages, agriers, complans, & de toutes autres redevances payables en nature, qui n'ont pas été supprimées sans indemnité, seront également tenus de les payer la présente année & les suivantes, jusqu'au rachat, en la manière accoutumée, […]. — (« Décret rendu sur le rapport ci-dessus, le 18 juin 1790 », dans Procès-verbal de l'Assemblée nationale imprimé par son ordre, 7e livraison, tome 22, Paris : chez Baudoin, s.d., p. 13)
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couguar
?- Autre nom du puma.
- Tout en songeant à la fille qui gît près des marécages, il entend le cri d’un couguar et une oie sauvage le survole. — (Diane Carter, Le Cri du Bayou, 2014)
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captatoire
?- (Droit) Qui a rapport à la captation.
- Tentatives, manœuvres captatoires.
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criard
?- (Familier) Qui crie souvent.
- Il se perdit aussitôt dans la foule criarde et lente, agitée par les interminables marchandages. — (Guy de Maupassant, La Ficelle, dans Les Contes normands)
- Comme je descendais des Fleuves impassibles,Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. — (Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre)
- (En particulier) Qualifie des oiseaux qui crient souvent et d’une manière désagréable.
- Qui n’aime, aux jours de la canicule dans les bois, lorsque les geais criards se disputent la ramée et l’ombre, un lit de mousse et la feuille à l’envers du chêne ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Qui se plaint, qui crie souvent pour des sujets de peu d’importance, ou même sans sujet.
- Cette femme est bien criarde, est d’une humeur criarde.
- (Familier) Qualifie une voix aigre, dont le son blesse l’oreille, un instrument de musique qui rend un son désagréable.
- Oui, tenez, celui qui gesticule en parlant, et dont la voix est un peu criarde, c’est M. d’Alembert, le secrétaire perpétuel de l’Académie française. — (Julie de Querangal, Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- La Grand’Gothe se mit à sangloter d’une manière criarde et forcée, qui eût été risible si elle n’eût été révoltante. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La mère, au ventre grossi par les couches, aux seins bouffis de bête usée, avait dans sa face en débris deux yeux bleus comme deux fleurs sales. Elle chantait avec une voix pointue de femme criarde. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 63)
- Enfin, en ces temps particulièrement bruyants médiatiquement, de nombreux fans d’Arte y apprécient les silences et chuchotements, et l’absence d’émissions et de jingles criards. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 10)
- (Sens figuré) (Familier) Qualifie des dettes auprès de créanciers qui en sollicitent le paiement avec importunité.
- Quoique […] j’eusse économisé quelques sous sur mes omnibus et mes déjeuners, il me fallut, plusieurs fois, avoir recours à l’obligeance d’un ami afin de payer des termes en retard et les dettes criardes. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Sa maîtresse, interrogée, confirma que le jeune homme avait des dettes criardes et qu’il avait même signé des chèques sans provision. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- (Sens figuré) Qualifie des couleurs qui tranchent trop fortement, qui blessent le regard.
- Pensez ensuite à la boutique du libraire anglais, avec son étalage criard, aux couvertures gaufrées et dorées […] — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- Elle a remplacé par un col blanc le ruban criard mis à même la peau. — (Léon Frapié, L’orpheline, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 51)
- (Sens figuré) Voyant et de mauvais goût.
- Elle était née riche, dans l’éclat criard d’une fortune trop neuve. — (Anatole France, « Le Lys rouge », 1894, réédition Le Livre de Poche, page 24)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.