Dictionnaire des rimes
Les rimes en : cressonnière
Que signifie "cressonnière" ?
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- Lieu baigné d’eau où l'on cultive le cresson.
- Toujours est-il que les cressonnières étaient inconnues à Paris, où l’on ne consommait que la plante sauvage, lorsqu’un officier d’administration de la grande armée, M. Cardon, dont le nom doit être béni par tous ceux qui recherchent le Cresson pour son agréable sapidité ou pour ses vertus, établit dans la vallée de la Nonnette, près Senlis, des cultures semblables à celles qu’il avait vues en Allemagne. — (Adolphe Chatin, Le cresson, 1866, page 20)
- Pour faire une cressonnière, il faut donc organiser l’irrigation régulière d'une cuvette où le cresson, constamment baigné d’eau renouvelée, pourra pousser : […]. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, p. 28, éditions La Terre nationale)
- Celle qui cultive ou vend du cresson (pour un homme, on dit : cressonnier).
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Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "cressonnière".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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légère
?- Féminin singulier de léger.
- La vive et légère indigène, comme un chamois dans les roches alpestres, marchait d’un pied sûr au milieu des glaçons. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- Le terrien ne peut, à la façon du chasseur amérindien, décabaner selon ses caprices et ceux du gibier, et dresser autour d’un piquet sa tente légère, car s’il est le gardien de sa maison, sa maison le garde. — (Cahiers de géographie de Québec, 1967, n° 22 à 24, page 215)
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désert
?- Qui est inhabité ou qui n’est guère fréquenté.
- La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Les cadres administratifs et sociaux étaient détruits, les kasbas et les gottas (fermes) en ruines, les champs incultes, les silos vides, les marchés abandonnés, les pistes désertes. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 175)
- Les rares villages qu’on traversait étaient quasi déserts. On ne trouvait dans les fermes et les isbas que quelques vieillards, parfois des enfants. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 18)
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lumière
?- (Physique) Radiation électromagnétique qui peut produire une sensation visuelle.
- Cette diffusion est d'autant plus grande que la lumière incidente est plus réfrangible. En lumière blanche, la lumière diffusée sera donc bleuâtre, ce qui est, en effet, le cas. — (Jean Perrin, Les Atomes, Félix Alcan, rééd. 1924, p. 194)
- La lumière enfin, le plus rapide de tous les mouvements, bondit de la Lune à la Terre en 1 seconde 1/4. — (Amédée Guillemin, La Lune, chapitre V, § XXI ; Librairie Hachette et Cie, Paris, 1870, p. 174)
- Dehors, il y a le dieu Soleil. Je te salue Phœbus, dispensateur de vie et de lumière, toi, de qui nous vient toute Beauté; maître de la Forme, et des Couleurs. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
- Aussi cette théorie corpusculaire de la lumière, à laquelle Newton se ralliait, a-t-elle été adoptée par la plupart des physiciens jusqu’au début du XIXe siècle. Il faut cependant noter que, dès la fin du XVIIe siècle, le grand savant hollandais, Christiaan Huygens, avait proposé une théorie ondulatoire de la lumière et donné de remarquables explications, encore classiques aujourd’hui, des phénomènes de réflexion, de réfraction et de double réfraction […]. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Or il se trouve que très fréquemment de nombreux arbres sont les uns à côté des autres. Ils peuvent être d’espèces différentes, chacun luttant avec le voisin pour la lumière ; l’ensemble forme un groupement homogène appelé forêt. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 101)
- Ce qui éclaire et qui rend les objets visibles.
- Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- J’entrais dans la pièce, admirais les moulures des hauts murs d’un rose pâle, exceptionnellement colorés par le lampadaire à la lumière rose-orangée qui diffusait son atmosphère tamisée tout autour de nous. — (Axelle Bessière, Sous le ruban rouge, tome I, 2015, page 632)
- Énorme oiseau de proie, mon avion, désormais hélas ! en pleine lumière, décrit lentement des orbes sournois. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 120)
- Il contempla son verre où la lumière de la lampe se réfractait et soupira : — Nul n'y peut rien! — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 90)
- La lumière rasante faisait paraître d’un noir intense les nuées qui furent déchirées bientôt par cent autres lumières, lorsque les éclairs les parcoururent. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Ce qui sert à éclairer.
- On se levait avant le jour, aux lumières. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 89)
- Il fallut passer la première nuit sans feu et sans lumière. Les moteurs qui alimentaient les dynamos avaient été mis en pièces, et personne ne possédait d’allumettes ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- […], à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j’étais ébloui par de nombreuses lumières et j’évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Peinture) Effets de la lumière imités dans un tableau.
- Bel effet de lumière. - Le clair-obscur est la juste distribution des ombres et de la lumière. - Les lumières sont bien ménagées dans ce tableau.
- (Mécanique) Ouverture.
- Lumière oblongue
- (Armement) Ouverture, du petit trou par où l’on mettait le feu à un canon, à un fusil, etc.
- On inaugurait le nouveau maire ; deux pièces de canon éraillés, qui partaient par la lumière, nous saluèrent à notre entrée ; …. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Tous ces ordres donnés, le vieux ministre, toujours assis sur l’affût, appuyant ses deux bras sur la lumière du canon, et son menton sur ses bras, dans l’attitude de l’homme qui ajuste et pointe une pièce, continua en silence et en repos à regarder le combat du Roi. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Marine) Ouverture pratiquée au corps de pompe et par laquelle l’eau sort pour entrer dans la manche où le tuyau la conduit.
- (Mathématiques, Physique) Petit trou à travers lequel on aperçoit l’objet observé, dans l’instrument de mathématique à pinnules.
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cabaretière
?- Celle qui tient un cabaret.
- Les hôtelières et cabaretières se rencontrent naturellement un peu partout, exerçant soit en leur nom, soit en survivance de leur mari. — (Léon Abensour, La Femme et le Féminisme avant la Révolution, Éditions Ernest Leroux, Paris, 1923, page 211)
- — Tu ne nous mettrais pas des grenouilles entre la truite et le légume ?La cabaretière leva vers le ciel ses bras courts et gras : — Tu es fou ! ça ferait double emploi… — (Marcel E. Grancher, Dombes, Éditions Optic, 1945, page 71)
- On le décrit remontant du Comtat-Venaissin et faisant un « arrestadou à Saint-Didier-en-Velay ». Là, officie « la petite Marie », cabaretière et cantinière. — (Jean Peyrard, Avec les brigands et bandits de grand chemin : en Loire, Haute-Loire, Ardèche, Éditions Le Hénaff, 1980, chapitre 2)
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boulinière
?- (Très rare) (Biogéographie, Écologie, Foresterie) Synonyme de bétulaie.
- Samedi il y eut à Fontainebleau chasse au cerf, précédé d’un grand déjeûn qui eut lieu sur une éminence dans la boulinière d’Avon. — (Nouvelles littéraires et politiques: 1810, n°180-302, n°280, 1810)
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chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
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boursicotière
?- Féminin singulier de boursicotier.
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similaire
?- (Didactique) Qui est homogène. — Note : Se dit d’un tout qui est de la même nature que chacune de ses parties, ou de parties qui sont chacune de la même nature que leur tout.
- Une masse d’or est un tout similaire, parce que chacune de ses parties est de l’or.
- Ses parties sont similaires.
- (Géométrie) Rectangles ou des parallélépipèdes formés par la multiplication des nombres proportionnels entre eux.
- (Physique) Rayon également réfrangible.
- La veine porte, ses branches afférentes et ses branches de division intra-hépatiques ont un flux hépatopète et une analyse spectrale similaire. — (Marie-Christine Plainfossé, L'écho-doppler couleur en pratique viscérale et périphérique, p.170, Masson, 1997)
- (Courant) Qualifie une chose semblable à une autre ou de même nature.
- Les H’mông de la région de Sa Pa au Vietnam et les H’mông de la région du Xi Chuan en Chine portent des vêtements similaires, a informé Giàng Seo Gà, membre de l'Association du folklore du Vietnam. — (Thuy Hà, L'originalité des costumes des H’mông à Sa Pa, lecourrier.vn, 26 janvier 2021)
- Produits similaires.
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canonnière
?- (Marine, Militaire) Petit bâtiment armé d’un ou de plusieurs canons.
- En m’approchant du bord, je finis par distinguer dans cette vague lueur qui monte de l’eau la plus noire une canonnière arrêtée au pont de Bercy et s’efforçant de remonter le courant. — (Alphonse Daudet, Le concert de la Huitième, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 133)
- Quand je m'éveillai le lendemain, le Valdemar était mouillé dans la baie de Faxa, à quelques encablures de la terre, entre une canonnière danoise et l’aviso français le Dupleix. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 43)
- Mais, somme toute, les dirigeables n’étaient pas mieux fournis, en fait de cuirassement et d’armement, que la plus petite canonnière. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 290 de l’édition de 1921)
- (Militaire) (Vieilli) Embrasure pour tirer à couvert.
- (Par extension) (Vieilli) Ouverture dans un mur, au fond des écluses, pour l'écoulement des eaux.
- (Vieilli) (Désuet) Tente, en pyramide, qui n'a que le toit.
- (Vieilli) (Désuet) Jouet qui consistait en un bâton de sureau dont on avait ôté la moelle, avec lequel les enfants chassaient des boules à l'aide d'un piston.
- Le sautériau, pour passer le temps, avait coupé une branche de sureau et il était en train de fabriquer une canonnière ou plutôt, comme on dit chez nous, une arbute, quand il avisa de loin le gros seigneur. — (Charles Deulin, Manneken-Pis)
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tonnerre
?- (Météorologie) Bruit de la foudre.
- Il est possible que les coups de tonnerre se produisent en raison du roulement du vent dans les cavités des nuages, comme c’est le cas dans nos viscères, […]. — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme.)
- Bientôt les roulements d’un tonnerre lointain, se prolongeant dans ces bois aussi vieux que le monde, en firent sortir des bruits sublimes. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Le tonnerre éclata avec une force épouvantable, un tourbillon de vent s’engouffra dans la salle en défonçant une fenêtre. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- De tradition ardennaise, la fête de l’Assomption est un jour d'orage. Ce dicton, aujourd'hui, se confirmera: le tonnerre commence de se faire entendre. — (Isabelle Rimbaud, Dans les remous de la bataille (Journal de guerre), vol. 1 : 28 juillet-28 août 1914, Le Mercure de France, 15 juillet 1916)
- (Vieilli) (Par métalepse) La foudre elle-même.
- Remarquez, d’autre part, cette tendance du tonnerre à choir non sur le clocher vieux, mais sur le clocher neuf ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Je fus arraché à mes pensées par un bruit semblable à celui du plus épouvantable ouragan. Il semblait que tous les arbres allaient être déracinés, et que le tonnerre allait tomber sur nous — (François-Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
- Les éclairs sillonnaient les nuages sombres et je vis à quelque distance tomber le tonnerre. — (Sainte Thérèse de Lisieux, Manuscrits autobiographiques, Éditions de l’Office central de Lisieux, coll. Le Livre de Vie, Lisieux-Paris, 1962, page 50)
- (Sens figuré) (Par hyperbole) Manifestation bruyante, grondement.
- Un tonnerre d’acclamations s’ensuivit, et le prince Jean lui-même, dans son admiration pour l’adresse de Locksley, oublia pour un moment l’aversion que le yeoman lui avait inspirée. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […] — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Armement) Endroit du canon d’un fusil, d’un pistolet où se met la charge et où se produit l’explosion au moment du tir.
- (Par extension) (Injurieux) Personne méprisable.
- -- Ce tonnerre de carabin-là mérite deux fois la mort ! — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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autoritaire
?- Associé à une personne qui use ou montre de l’autorité.
- Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n’être ni autoritaire ni égoïste, s’efforçait de gagner l’affection de Nazira et de se faire pardonner d’être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
- Rabalan se sentit troublé. Du moment que le maire affirmait d’une façon aussi autoritaire qu’il était sorcier, il fallait le croire… Ça l’étonnait pourtant. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Agrégé d'histoire du droit et de droit romain, autoritaire et un rien coléreux, il est fasciné par les méthodes policières. — (Thierry Pfister, Les socialistes, Albin Michel, 1977)
- (Vieilli) Associé à une personne qui est partisanne de l’autorité comme valeur prédominante d’un régime, d’un système, d’une institution.
- Actuellement le jeu chiraqien, malgré son ineptie, a le mérite d'empêcher le glissement d'une fraction de l’électorat « autoritaire » vers le PCF. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 208)
- Associé à un concept, une idée, une chose qui manifestent de l’autorité.
- (Psychologie) Associé à une personne qui à une personnalité qui souhaite prendre l’ascendant sur les autres, leur imposer sa volonté.
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congénère
?- (Histoire naturelle) Qui appartient au même genre. De la même espèce, en parlant des animaux et des végétaux.
- Ils se tenaient rassemblés autour d'une arène délimitée par du cordage où se poutraient deux insectes hargneux. C'étaient des scarabées d'assaut, des bêtes pataudes, iridescentes, grosses comme la main, de nature solitaire, agressives lorsqu'on les forçait à endurer la présence d'un congénère – donc parfaites pour ce sale sport. — (China Mieville, Merfer, Éditions 12/21, 2016, chapitre 3)
- (Par extension) Qui présente de nombreuses ressemblances.
- (Anatomie) (Au pluriel) Qui concourent à produire un même mouvement, en parlant de muscles.
- La première de ces remarques concerne la solidarité des quinze muscles du visage qui sont synergiquement contractés et dont les plus importants sont : le frontal, l’orbiculaire des paupières, le transverse du nez, l’élévateur de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, le petit zygomatique, le grand zygomatique et le rieur ; tous plus ou moins congénères, en sorte que la contraction des uns facilite celle des autres. — (Lucien Fabre, Le Rire et les rieurs, Gallimard, Paris, 1929, page 116)
- (Minéralogie) (Au pluriel) Qui ont été créés, produits durant la même période, en parlant des minéraux.
- Roches congénères.
- (Grammaire) (Au pluriel) Caractérise des mots, locutions, verbes de la même famille.
- Mots congénères.
- (Marine) Navire-jumeau, navire frère, bâtiment frère.
- Arrivé à Brest le 15 septembre 1940 avec ses deux congénères, le croiseur léger Gloire, navire-amiral de la division sort avec ses deux compagnons de division du 25 septembre au 7 octobre et du 10 au 20 octobre pour une série d’exercices destinés à permettre aux croiseurs de prendre leurs marques dans la région. — (Renan « Clausmaster » Pouclet, clausuchronia.wordpress.com, 1er février 2013)
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charcutière
?- (Charcuterie) Artisane qui prépare et qui vend du porc frais ou préparé en boudins, saucisses ou toute autre viande hachée ou farcie (comme andouillettes et pâtés).
- Et la brave charcutière qui dépeçait et refaçonnait du porc à longueur de commande ne put en supporter davantage ; elle pensa « Mon Dieu » et s’abattit sur le sol. — (Michèle Ressi, Le mort du bois de Saint-Ixe, Fayard, 1973)
- (Désuet) Épouse d’un charcutier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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douairière
?- (Vieilli) Qui jouissait d’un douaire, étant veuve (en parlant de personnes d’un rang distingué).
- La duchesse douairière.
- Mais, entêté que tu es, quand je te dis que M. de Buckingham a loué toutes les maisons qui entourent celle où doit descendre Sa Majesté la reine douairière d’Angleterre et la princesse sa fille. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, 1847, Michel Lévy frères, page 243)
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derrière
?- En arrière ou du côté opposé à la face.
- Je l’ai laissé bien loin derrière.
- Regarder derrière.
- Qu’importe que cela soit devant ou derrière ?
- Il fauchait les touffes d’échaudures qui poussaient dans la pâture de derrière. — (Daniel Bernier, Les terres meurtries, vol.2: Léona, Éditions l’Archipel, 2004)
- Regarde derrière cette colline.
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disquaire
?- Commerçant qui vend des disques ou tout support d’enregistrements sonores.
- À quinze ans ma mère m’a donnéEn cadeau d’anniversaireTout Tchaïkovski dans un coffretMoi j’ai couru chez le disquaireLe lendemain pour l’échanger […] — (Luc Plamondon, Starmania, La chanson de Ziggy)
- (Par métonymie) Magasin qui vend des disques et autres enregistrements sonores.
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arbitraire
?- Qui est produit par la seule volonté de l’homme, sans avoir de règle ni de fondement naturel.
- Or, ce qui manque à l’éclectisme, c’est justement une base scientifique et positive; et ses prétendus dogmes ne sont pas moins arbitraires et cérébrins que les dogmes des églises. — (J.-B.-François Bourbon del Monte, L’Homme et les animaux : Essai de psychologie positive, G. Baillière, 1877, page X)
- Il se souvint tout à coup d’une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, […] projeté le feu rouge des catachrèses les plus imprévues, des synecdoches les plus arbitraires, des antonomases les plus follement tirées par les cheveux, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 81-82)
- La distinction que l’on fait entre un astéroïde et une planète est purement arbitraire puisque fondée uniquement sur la dimension. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, no 24, décembre 1992, page 41)
- Qui dépend du choix de chaque personne ou de chaque administration, sans en référer à quiconque.
- L’Assemblée n’a point décidé là-dessus, cela est arbitraire.
- La décision est arbitraire.
- Qui est laissé à la décision du juge.
- Amende arbitraire.
- Qui n’a d’autre règle que la volonté, le caprice d’un maître.
- Dans bien des cas, la coutume régionale et la pratique traditionnelle préislamique, combiné à la volonté arbitraire du potentat régnant, sont devenues la base légale du gouvernement. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 64)
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aviaire
?- (Didactique) Qui se rapporte aux oiseaux.
- Nous avons vu, par ailleurs, que le virus de la peste aviaire atypique présentait des propriétés osmotiques ; là encore, une enveloppe protidique légère apparaît autour des éléments discoïdes, constituant le centre des particules au microscope électronique. — (P. Morand, Aux confins de la vie, 1955)
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boulevardière
?- (Littérature, Théâtre) Autrice qui écrit du théâtre de boulevard.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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couturière
?- (Couture) Personne qui invente des costumes, prêt-à-porter ou sur mesure.
- Pour le désespoir des femmes, sa toilette était irréprochable, et toutes lui envièrent une coupe de robe, une forme de corsage dont l’effet fut attribué généralement à quelque génie de couturière inconnue… — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Couture) Femme qui exécute des travaux de couture, qui fabrique des vêtements.
- Petite couturière. — Couturière en chambre. — Couturière à la journée.
- Je croyais que maman me conduirait chez « Léonie sœurs » qui habille les dames élégantes de la ville. Elle m’a menée chez une couturière en chambre, Mlle Bernet. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 56)
- Elle avait entre vingt-cinq et trente ans. Elle était de taille moyenne, un peu grasse. Ses vêtements étaient faits par une petite couturière, ou alors, s’ils sortaient d’une bonne maison, elle ne savait pas les porter. — (Georges Simenon, Le fou de Bergerac, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 65)
- C’était Pierson. Il était agenouillé, et avec un mètre de couturière il paraissait très occupé à mesurer le sol. Ses manches étaient retroussées, ses mains tachées de terre, et il y avait une petite pelle à ses côtés. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 147)
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
caractère
?- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l'écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d'épreuves de ces caractères, qu'il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, contenant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
-
contrefaire
?- Imiter une personne, une chose.
- Contrefaire quelqu’un.
- Contrefaire la voix, les gestes d’un autre.
- Comme nous la questionnons sur un chat-huant qui vient de se faire entendre, elle nous dit : « Oh ! en voilà un qui ne m’épouvante pas. Je vais le contrefaire et il approchera. Les bêtes sont notre amusement à la campagne. » Aussitôt, ses mains en porte-voix sur sa bouche, elle pousse un cri comme un éclat de rire et l’on devine à un certain bruit de feuilles et d’ailes mêlées que le chat-huant doit voleter près de là. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, pages 384-385)
- Il est trop tôt pour que le soleil darde ses rais dans cette rue étroite, mais on devine qu’il va faire beau, une de ces journées de printemps qui contrefont l’été. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 105)
- Lullaby avait ouvert les lettres, et elle avait répondu en signant du nom de la mère ; elle avait même téléphoné un jour au bureau du censeur en contrefaisant sa voix pour expliquer que sa fille était malade, très malade, et qu’elle ne pouvait pas reprendre les cours. — (Jean-Marie Gustave Le Clézio, Lullaby, 1978, collection Folio Junior, page 57)
- Copier les autres, dans le dessein de les tourner en ridicule.
- Ce petit drôle contrefait tout le monde.
- Il le contrefait à merveille.
- Feindre d’être ce qu’on n’est pas.
- Contrefaire l’insensé.
- Contrefaire l’homme de bien.
- On ne peut pas se contrefaire longtemps.
- Silvia.— Tu ne sais ce que tu dis. Dans le mariage, on a plus souvent affaire à l’homme raisonnable qu’à l’aimable homme ; en un mot, je ne lui demande qu’un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu’on ne pense. On loue beaucoup le sien ; mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l’esprit ? — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- (En particulier) Imiter par contrefaçon, par contrefaction.
- Contrefaire son écriture.
- L'un de ces arrêts rappela l'interdiction de contrefaire des ouvrages pour lesquels un éditeur avait obtenu un privilège en payant un droit qui lui assurait l'exclusivité de l'édition et de la diffusion pendant un temps donné. — (Albert Ronsin, L'imprimerie Vivot à Bruyères (Vosges), 1763-1816, Journées d'études vosgiennes, 2005)
- Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. — (Alain Garrigou, Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre., Fondation Copernic, février 2009)
- Les Gaulois contrefirent les statères macédoniens. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)
- Déguiser.
- Mme Busselet attaque toujours ses phrases trop haut comme si elle voulait contrefaire sa voix et paraître ridicule à tout prix, aussi a-t-on peur de rire, mais à la fin malgré elle, elle retombe dans son registre qui est lugubre et c'est vous qui avez l'air moqué. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, page 269)
- Rendre difforme, défigurer.
- Il a eu des convulsions qui lui ont contrefait tout le visage.
-
camembert
?- (Fromage) Fromage français à base de lait de vache, à pâte molle à croûte fleurie, de couleur blanche et de forme ronde.
- les camemberts, d’un fumet de gibier trop faisandé. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- À Suresnes (à moins que ce ne soit à Asnières), la mère de Pomme annonçait à ses patrons que les camemberts ne tiendraient pas jusqu’au soir. — (Pascal Lainé, La dentellière, Gallimard, 1974, réédition Folio, page 58)
- La barbaque est accompagnée de légumes ou de pâtes, c'est comme on veut. Pour le frometon, à pile ou face, on se prend camembert ou bleu. — (Petit Futé Niort 2007, page 36)
- Le camembert fait partie de la famille des fromages à pâte molle, sous section croûte fleurie. On retrouve dans cette famille le coulommiers, le bric, le carré de l'Est, le chaource, le saint-marcellin et, en Normandie, le neufchâtel et le gournay. — (Gérard Roger-Gervais, L'esprit du camembert, Editions Cheminements, 2005, page 109)
- Peu de produits de grande consommation peuvent se décliner ainsi sur toute la gamme des revenus, du « clacos » hors d'âge qui fait le bonheur du clochard au camembert spécialement affiné et planché en cave par « votre fromager » qui, sur les plateaux de grands restaurants, se retient presque de sentir. — (Pierre Boisard, Le Camembert, mythe français, éd. Odile Jacob, 2007, page 289)
- […] cette fois où Georges, devant trente personnes, mit à la porte manu militari un représentant de chez Le Petit, invité par je ne sais qui, qui avait eu le malheur de défendre le camembert pasteurisé. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Statistiques) (Familier) Synonyme de diagramme circulaire, ce type de diagramme faisant penser à un camembert découpé en parts.
- les radsocs de l'époque, véritables précurseurs de la social-démocratie, situés à la droite de socialistes sur le demi-camembert électoral, passeraient aujourd'hui pour des gauchistes. — (Périco Légasse, Que la gauche redevienne cassoulet !, dans Marianne (magazine), n° 772 du 11 février 2012, page 82)
- (Jeux) Au Trivial Pursuit, pion associé à un joueur, et faisant penser à un tel diagramme.
- (Poste) Tampon de forme circulaire, imprégné d’encre d’oblitération, autrefois utilisé dans le service postal.
-
drapière
?- Marchande ou fabricante de drap.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Épouse d’un drapier.
- Philomène, la vieille femme du drapier voisin, chrétienne dévote, détestait la femme du cordonnier qui lâchait toujours son âne dans le champ de choux de Philomène. […] Ce fut un coup terrible pour la cordonnière qui, brandissant sa pelle, appelait la vengeance de tous les dieux sur les impies, arrachait ses cheveux et gémissait devant ses terrines renversées, tandis que ses petits piaillaient comme des oisillons dans un nid dévasté. Mais le bas-relief fut emporté malgré tout et Philomène s’apprêtait à le laver. La drapière, avec zèle, frottait le marbre noirci par l’âcre fumée et encrassé par les soupes graisseuses, et, peu à peu, apparurent les lignes sévères de la divine sculpture. — (Dimitri Merejkovski, traduit par Jacques Sorrèze, La Mort des Dieux, Journal des débats, 3 juillet 1900, page 3)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.