Que signifie "crépir" ?

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  • (Architecture) Enduire, badigeonner de crépi.
  • Il faut crépir cette muraille.
  • La chaux crépit bien cette muraille.
  • (Art, Travail du cuir) Faire venir le grain au cuir.
  • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
  • (Art) Faire bouillir le crin dans l’eau pour le friser
  • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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Mots qui riment avec "ir"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "crépir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .

  • revenir
    • Venir une autre fois, venir de nouveau.
    • L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, pages 203-204)
    • […] je craignais qu’en serrant son argent dans sa bourse il ne nous annonçât qu’il ne reviendrait pas le lendemain. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 39)
    • Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
    • Reparaître après avoir disparu, arriver, se présenter ou se faire sentir de nouveau.
    • […] je ne voulais pas me faire à l’idée que mon père fût mort, et que plus jamais il ne reviendrait. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Elle s’est éclipsée ; elle est revenue, tiède et savonneuse ; puis, toute fraîche, la figure rosissante, essuyant des gouttelettes d’eau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Le temps, la beauté, la jeunesse, le plaisir passe et ne revient plus.
    • Cette fête revient tous les ans.
    • Reparaître après une campagne, un raid, une guerre, en parlant de marins, de soldats.
    • Le sacro-saint règlement et l’esprit de corps furent ainsi respectés, mais Blosseville et son équipage ne revinrent jamais. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Croître de nouveau, qui repousser après avoir été coupé, arraché, etc.
    • Ces bois que l’on avait coupés reviennent bien.
    • Les plumes reviennent à cet oiseau.
    • Les premières dents de cet enfant sont tombées, il lui en revient d’autres.
    • (Sens figuré) Être répété, mentionné fréquemment.
    • Les auteurs grecs et latins reviennent souvent dans ses écrits.
    • Ce mot revient sans cesse sous sa plume.
    • (Sens figuré) Être dit, être rapporté.
    • Certains propos tenus sur sa conduite lui revinrent.
    • La même chose me revient de tous côtés.
    • (Impersonnel) — Il me revient que vous vous plaignez de moi.
    • (Impersonnel) — Je crains bien, madame, que M. Paul Vence ne vous ait fait à ce sujet beaucoup de mensonges absurdes. Il m’est revenu qu’il allait semant dans les salons que mon cordon est un cordon de sonnette […] — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 107)
    • Retourner au lieu d’où l’on était parti.
    • Ayant réquisitionné une bicyclette dans une boutique abandonnée, Bert l’enfourcha, et, maintenant en équilibre son chargement pharmaceutique, il revint à l’hôtel-hôpital. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
    • Résignée, elle mit dans le cabas deux litres vides et s’en fut à l’auberge d’où elle revint bientôt avec le vin […] — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Après deux jours d’absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Là nous eûmes un guide, et c’était bien nécessaire, car les tranchées tournaient et revenaient de façon qu’on ne savait plus où était l’ennemi. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 125)
    • (Sens figuré) Réintégrer une organisation.
    • Revenir au giron de l’église.
    • Revenir à Dieu.
    • (Sens figuré) Redevenir favorable à quelqu’un, reprendre pour lui des sentiments d’amitié, de confiance.
    • La realpolitik, vouée aux gémonies dans les années 1920 et 1930, revint à la mode. — (Arnaud Blin, 1648, la paix de Westphalie ou la naissance de l’Europe politique moderne, Éditions Complexe, 2006, page 190)
    • Tous ses anciens amis lui revinrent.
    • L’opinion commence à lui revenir.
    • S’en ressouvenir.
    • Cela me revient dans l’esprit, à l’esprit, cela me revient en mémoire, dans la mémoire, à la mémoire.
    • Des souvenirs lui revenaient par bribes. Il se remémorait le bonheur qu’il avait découvert à marcher dans les champs ou à travers les bois. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Absolument) — Ce nom ne me revient pas.
    • Cet air me revient sans cesse, et je le chante sans cesse intérieurement.
    • (Mythologie) Faire un retour de l’au-delà.
    • Il revient des esprits, des esprits reviennent dans cet endroit.
    • Pour moi pauvre bavure,Ça n'aurait pas changé grand-chose, mais ça m'aurait fait faire plaisir,Sûr ça m'aurait pas fait revenir — (Jehan Jonas, maquette de Bavure, album posthume Bavure, 2010)
    • (Familier) Persister au goût ou à l’odeur, en parlant de certains aliments qui, lorsqu’on les a mangés, causent des renvois.
    • L’ail, l’échalote revient.
    • C'est vrai : si vous mettez trop d'oignon à la farce de la poule, eh bien votre poule, vous la digérez pas : elle revient. Vous savez, on disait : "Oh là là, j'ai mangé de la farce toute la nuit". Eh bien, c'est parce que vous avez mis trop d'oignon à la farce, c'est tout. Si vous n'y mettez pas autant d'oignon, votre farce, elle va pas vous revenir.— (Maïté Ordonez, "Poule farcie au jambon de Maïté", La Cuisine des mousquetaires, France 3, 28/04/1992.)
    • Recommencer à faire ou à dire les mêmes choses que l’on a faites ou dites précédemment.
    • Après un pareil refus, il n’y avait plus à y revenir.
    • C’est bon pour cette fois, mais n’y revenez pas.
    • En somme, il avait promis à Marie Papin de l’épouser. Car il l’avait dit. Il n’y avait pas à revenir là-dessus. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 118)
    • Reprendre le fil de son discours ou de son raisonnement, après une digression ou une interruption.
    • Revenons maintenant à notre sujet, c’est-à-dire aux enfants de Paris, et occupons-nous des convalescents. — (d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 145)
    • (Sens figuré) Reparler d’une affaire, d’une matière, la traiter de nouveau.
    • La décision est prise et actée ; nous n’allons pas revenir sans cesse sur cette affaire.
    • Se rétablir se remettre, être rétabli, être remis dans le même état où l’on était auparavant.
    • Revenir en son premier état.
    • Revenir au bon sens.
    • Revenir à la vie, à la santé.
    • (Par ellipse) Revenir à soi.
    • Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Se rétablir d’une maladie, recouvrer sa santé.
    • Il est bien revenu de sa maladie.
    • (Absolument) — Il revient à vue d’œil.
    • (Sens figuré) Reprendre ses esprits.
    • Je ne reviens pas de ma surprise.
    • Revenez de votre étonnement.
    • L’amour est parfois une aventure dont certains n’en reviennent pas d’être revenus. — (Pierre Dac, Les Pensées, Éditions Saint-Germain-des Prés, 1972)
    • (Parfois) Reprendre le courage que l’on avait perdu.
    • Revenir d’une frayeur.
    • (Absolument) Reprendre ses esprits à la suite d'un profond étonnement.
    • Je n’en reviens pas !
    • (Sens figuré) Abandonner l’opinion dont en était, pour en adopter une autre.
    • Je reviens à l’avis d’un tel.
    • C’est un homme opiniâtre qui ne revient pas, qui ne revient jamais.
    • Je reviens à ma première idée.
    • Je reviendrai peut-être à mon ancien projet.
    • Se désabuser.
    • Revenir de ses erreurs, de ses opinions, des impressions qu’on a reçues.
    • Je suis bien revenu des doctrines libérales.
    • Depuis quelques mois, j’en suis revenu, de Jacques.
    • Se corriger, s’amender.
    • Revenir de ses débauches, de ses emportements, des égarements de sa jeunesse.
    • Changer de sentiments, d’opinion ; se dédire de ce qu’on avait promis.
    • Revenir sur ce qu’on avait dit, sur ce qu’on avait promis, sur ses engagements.
    • (Par extension) Modifier, en bien ou en mal, son opinion.
    • Oui, l’agonisant est plutôt esprit que matière ; voilà pourquoi, à l’heure suprême, les hommes les plus athées sont revenus aux croyances éternelles et aux vérités de révélation. — (Hubert Lauvergne, Les Forçats, J.-B. Baillière, 1841, édition Jérôme Millon, 1991, page 60)
    • (Familier) Se réconcilier, s’apaiser.
    • Quand on l’a fâché une fois, c’est pour toujours ; il ne revient jamais.
    • On n’a besoin que de lui parler raison, il revient aussitôt.
    • Résulter à l’avantage ou au désavantage de quelqu’un, être dévolu.
    • Le profit qui m’en revient est médiocre.
    • Il en reviendra un million à l’état.
    • Cette place lui revient de droit.
    • Il ne lui revient presque rien de la fortune de sa mère.
    • Que vous revient-il, que vous en revient-il de tourmenter de pauvres gens ?
    • Quel honneur, quelle gloire, quel avantage peut-il vous revenir de cette entreprise ?
    • Il ne vous en reviendra que des ennuis, de la honte.
    • Coûter. — Note : et alors il se joint à la préposition à.
    • Cette ferme, tout compté, tout calculé, me revient à tant. — Ces deux étoffes reviennent au même prix.
    • Avoir du rapport ; être conforme ou semblable ; équivaloir.
    • Si certains se targuèrent alors de rendre la chose plus « transparente » donc soi-disant plus saine, cela revenait tout de même à leur permettre de faire du renseignement législatif voire d'influencer nos élus. — (Séverine Tessier, Lutter contre la corruption: A la conquête d'un nouveau pouvoir citoyen, Éditions François Bourin, 2015)
    • Cela revient au même — Cela revient à dire que…
    • (Rare) (Familier) Plaire.
    • Son humeur me revient fort.
    • Ditvrai aussi me revient. C’est-à-dire que le gars lui-même ne me revient pas, mais son souvenir n’est pas près de me sortir de la tête. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
    • La mère d’Ida, quand elle rentre, manifeste bien un peu de surprise de me trouver au chevet de sa fille, mais comme ma bobine semble lui revenir, ça se tasse. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
    • Qu’est-ce que c’est, ce machin ? — C’est une tarte aux myrtilles ! Pourquoi, elle vous revient pas ?— (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre I, épisode La Tarte aux myrtilles)
    • (Cuisine) Passer au feu, dans le beurre, dans la graisse, des mets, pour les préparer en vue de la cuisson.
    • Faire revenir de la viande, des légumes.
    • Les aliments mal revenus font les repas mal partis. — (Pierre Dac, Essais, maximes et conférences)
    • (Impersonnel) Incomber.
    • Il revient à chaque bureau de cabinet de se doter d’un outil de suivi lui permettant de s’assurer du respect des délais mentionnés dans la présente fiche et d’alerter en temps utile les intervenants à l’origine de retards. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • C'est à cette dernière qu’était revenu l’honneur de présider la cérémonie du baptême. On me déposa sur ses genoux. — (Neyla Ayssi, Les barbelés ne sont pas toujours le long des murs, Éditions du Panthéon, 2019, chapitre 1)
    • (Sports hippiques) Rendre la distance.
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  • couvrir
    • Garnir, revêtir, pour protéger ou orner en appliquant, en déposant quelque chose.
    • Avant la paix d’Amiens, cet Anglais avait résolu le problème de couvrir le buste sans assommer le corps de cet affreux carrick qui finit aujourd’hui sur le dos des vieux cochers de fiacre ; mais comme les fines tailles sont en minorité, la mode du spencer pour homme n’eut en France qu’un succès passager, quoique ce fût une invention anglaise. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
    • Ils avaient une maison à eux. […]. Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent ; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, page 324, Fischbacher, 1896)
    • Couvrir un véhicule avec la bâche.
    • Vêtir chaudement.
    • Cet enfant s’enrhumera, vous ne le couvrez pas assez.
    • Garnir en grande quantité, en déposant quelque chose sur quelque chose, ou en s'étendant uniformément sur quelque chose.
    • La région que nous parcourons est une vaste plaine monotone, […]. Son sol est formé d'une couche presque ininterrompue d'une terre végétale noire et grasse qui, au printemps, se couvre de blé, d'orge, de maïs, de fèves, de pois chiches. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
    • Le thermomètre est descendu à -6° ; tout le gréement était couvert de givre et de glace que je dus casser en montant dans la mâture ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Le ciel est huit dixième couvert par cumulus et cumulo-nimbus, et un vent de S.-S.-E. à S.-E. de 60 kilomètres-heure augmente notre vitesse jusqu'à 240 kilomètres-heure. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 91)
    • La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. Dans sa partie orientale, elle couvre un plateau accidenté coupé de vallées et de ravins profonds. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
    • Interposer une chose comme défense ou rempart.
    • Il le couvrit de son corps.
    • (Militaire) Assurer un tir de suppression pour protéger un élément ami en mouvement.
    • Vas-y, je te couvre !
    • Cacher.
    • Elle tâchait de couvrir sous ces paroles menaçantes la joie de son cœur.
    • Pallier ; excuser.
    • Or, c’est bien ça le nœud du problème de la pédophilie dans l’Église catholique: ce n’est pas qu’il y ait des prêtres pédocriminels mais qu’ils aient été couverts continûment par leurs supérieurs. — (Josselin Tricou et Anthony Favier, « Pédocriminalité dans l'église catholique française : une commission parlementaire est indispensable », le 5 octobre 2018, dans Libération (www.liberation.fr))
    • Effacer, réparer, en parlant des fautes, des manquements.
    • Une amnistie a couvert ce délit.
    • Dominer, étouffer.
    • Le bruit qui se faisait dans l’assemblée couvrait la voix de l’orateur.
    • (Commerce) Suffire à.
    • Malgré ces avancées, Claire Hédon, la Défenseure des droits, dénonce « le nombre grandissant d’enfants dont les besoins sont très largement non ou mal couverts ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 6)
    • (Biologie) S’accoupler avec la femelle.
    • […] on les met au vert au mois de mars, quand l’herbe est assez grande ; c’est dans cette même saison que l’on fait couvrir les juments, et on a grand soin de leur jeter de l'eau froide sur la croupe, immédiatement après qu’elles ont été couvertes […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 543)
    • Il s’indigne qu’une fille pauvre choisisse de se faire couvrir par un amant de passage, souvent de connivence avec sa propre mère, dans l’espoir de coiffer dans dix ou onze mois le bonnet enrubanné des nourrices et de trouver chez des riches une bonne place qu’elle gardera peut-être des années, si, plus tard, de nourrice elle est promue bonne d’enfants. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 35)
    • (Médias) Relater journalistiquement un événement.
    • Cette manifestation a été largement couverte par les médias.
    • (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course hippique, se rabattre devant un autre.
    • (Pronominal) (Réfléchi) Se vêtir, s’envelopper.
    • Se couvrir d’un manteau.
    • (Sens figuré) Se couvrir des apparences, du manteau de la vertu, cacher ses vices sous des apparences d’honnêteté.
    • (Pronominal) Mettre sur sa tête quelque chose qui coiffe. Absolument : mettre son chapeau.
    • Couvrez-vous, monsieur.
    • Je m’étais souvent arrêté malgré moi, comme saisi par un charme, devant l’ancienne copie qu’en possède à Orsenna la Galerie du Conseil, et devant laquelle un rite séculaire exige qu’on se couvre, en signe d’exécration pour la mémoire d’un traître dont Orsenna porta longtemps le souvenir gravé dans sa chair. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
    • (Sens figuré) Se couvrir de lauriers, remporter d’éclatantes victoires.
    • Rembourser une perte, un dommage.
    • Cela lui était complètement égal, à lui, Rollner, que ces « saloperies » d’assurances refusent désormais de « couvrir » Tellegen. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 101)
    • (Pronominal) Être rempli.
    • À partir du mois de juin, la plage, aujourd'hui disparue, se couvrait de tentes pour la saison des bains de mer. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 19)
    • Je suis plein d'ardeur. J'invente la parité, en lançant la liste « femme, homme » avec laquelle non seulement je vais perdre des voix mais aussi me couvrir de ridicule – on va l'appeler la « liste chabadabada ». — (Michel Rocard, Si la gauche savait, Robert Laffont, 2005)
    • Incapable d'exprimer mes émotions profondes, je pique une crise et je me couvre de ridicule. On dit que le ridicule ne tue pas. Eh bien moi, ça me tue! — (Paul Longpré, Dans le jardin du monde : Chroniques d'un voyage intérieur, Éditions Fides, 1996, page 140)
    • (Sens figuré) Se couvrir du sang de quelqu’un, le tuer ou le faire tuer.
    • (Sens figuré) Se couvrir de gloire.
    • Aujourd’hui, mon cher, tout le monde veut se couvrir de gloire et beaucoup se couvrent de ridicule, de là des caricatures entièrement neuves… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
    • Se couvrir de honte. Se couvrir de boue, s’avilir par des bassesses.
    • Le ciel, le temps se couvre de nuages, ou, absolument, le ciel, le temps se couvre, des nuages s’étendent sur le ciel.
    • (Pronominal) (Militaire) Se défendre, se protéger.
    • Se couvrir d’un bois, d’un retranchement, d’une rivière, s’en faire un abri contre l’ennemi.
    • (Pronominal) Se cacher sous.
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  • rafraîchir
    • Rendre frais, donner de la fraîcheur.
    • […] la brise du soir qui se levait rafraîchissait l’air. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
    • Il ventait dur, sans que l’atmosphère en fût rafraichie, car le vent soufflait du sud. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 112)
    • Ouvrez les fenêtres pour rafraîchir l’appartement.
    • Rafraîchir le visage de quelqu’un avec un peu d’eau.
    • (Absolument) Cette boisson rafraîchit bien.
    • Réparer, remettre en meilleur état.
    • Rafraîchir une toilette, etc.
    • Rafraîchir un tableau, lui rendre la vivacité des couleurs en le nettoyant et en le vernissant.
    • Rafraîchir une tapisserie, la raccommoder aux endroits où elle est abîmée.
    • (En particulier) (Sylviculture, Arboriculture) Éliminer des parties blessées ou abîmées.
    • L’habillage racinaire consiste à raccourcir le chevelu racinaire et à rafraîchir la section des racines éventuellement endommagées lors de l’extraction en pépinière. — (Office national des forêts, Réussir les plantations de chênes sessile et pédonculé, 2018)
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  • sabir
    • Mélange de langues romanes et, dans une moindre mesure, de turc, d’arabe et de grec, parlé du XVIe au XIXe siècle dans les ports levantins.
    • Note : Rendue célèbre par Molière dans son ballet turc du Bourgeois gentilhomme (acte IV, scène 5) : Se te sabir, Te respondir… Si toi savoir, toi répondre…
    • Le sabir est encore appelé langue franque.
    • Notre langue lui était inconnue, et à peine s’il parlait le sabir, ce patois algérien composé de provençal, d’italien, d’arabe, fait de mots bariolés ramassés comme des coquillages tout le long des mers latines. — (Alphonse Daudet, Le Turco de la Commune, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 126)
    • Cela était dit en sabir avec une crudité sauvage que le français ne peut pas traduire. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
    • D’ailleurs, comment allait-il lui parler, puisque, bien certainement, elle ne comprenait pas un mot de français et que lui ne savait pas même le sabir ? — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
    • (Linguistique) Parler hétérogène au vocabulaire restreint, à la morphologie et à la syntaxe sommaires, utilisé par des locuteurs de langues maternelles différentes à des fins de communication orale.
    • Le jargon chinook est un sabir d'Amérique du Nord né du contact entre certaines tribus amérindiennes et les descendants d'Européens.
    • (Par extension) Discours difficilement compréhensible ; charabia.
    • Tais-toi ! Ne prononce pas ce nom-là ! Il pourrait t'en cuire ! éructa l'homme en un anglais douteux, émaillé de sabir. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Vengeurs du Diable, 1932)
    • Le matin, aux aurores, j’étais au guichet de la police des frontières, attendant avec anxiété que le fonctionnaire enfermé dans son aquarium eût fini d’examiner mon passeport, page par page, lorsque le haut-parleur crachota une annonce dans un sabir qui voulait se faire passer pour de l’arabe classique. — (Fellag, Un Coing en hiver, dans le recueil Le Dernier Chameau et autres histoires, 2004, page 23)
    • Sur deux pages, la spécialiste internationale du jupon nous éblouit de son savoir encyclopédique et de son sabir savant. — (François-Xavier Ajavon, Comment se libérer de ce foutu… Libé !, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 27 mars 2010)
    • […], elle plongea une première fois la main dans son sac et commença à filmer nos ébats avec son iPhone 6 ! Comme en transe, elle psalmodiait des je-ne-sais-quoi dans son sabir magyar, entrecoupés de petits halètements saccadés de chienne mettant bas sa portée. — (Bruno Pochesci, « Cadenas d’amour », dans Réalités, volume 1, éditions Realities Incorporated, 2017)
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  • durcir
    • Rendre dur.
    • La grande chaleur durcit la terre.
    • (Sens figuré) — La haine lui durcit le cœur.
    • Faire paraître plus dur.
    • Durant notre veillée mortuaire, ma mère se levait quelquefois, soulevait le suaire et sa longue figure durcissait encore son air revêche. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 29)
    • (Intransitif) Devenir dur.
    • La terre durcit sous le soleil.
    • Le chêne durcit dans l’eau.
    • (Pronominal) Devenir dur, plus dur.
    • La boue se durcit au soleil.
    • La pierre se durcit à l’air.
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  • déglutir
    • Avaler.
    • On conseille également de déglutir, ce qui pour des variations de pression de cet ordre est souvent suffisant.
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  • réduire
    • Restreindre, diminuer, ou faire diminuer.
    • L’exposition en adret provoque la disparition du pergélisol et celui-ci s’y réduit comme une peau de chagrin et s’amincit. — (Jean-Noël Salomon et Marian Pulina, Les karsts des régions climatiques extrêmes, Presses universitaires de Bordeaux, 2005, page 59)
    • La technique de récolte du coton laisse la plante en place, avec une quantité importante de matière végétale en partie lignifiée à détruire par brûlage, ou à réduire en brins courts pour favoriser l’enfouissement et la décomposition dans le sol. — (La Motorisation dans les cultures tropicales, éditions Quae, 1998, page 297)
    • — Ma fortune ! gronda amèrement Concini. Tu as soufflé dessus. Ma grandeur, tu l'as réduite à néant. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Son trésor est vide. Son armée, mal recrutée, mal équipée, mal disciplinée, absolument démoralisée par ses défaites récentes, est réduite à fort peu de chose par les licenciements forcés et les désertions. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 15)
    • La dépense moyenne par hectare pour me défendre contre l’oïdium et le mildew atteignit 106 fr., tandis que dans les années ordinaires, je puis me contenter de cinq traitements mixtes, dont les frais peuvent être réduits à 60 fr. — (Paul Coste-Floret, Les travaux du vignoble : plantations, cultures, engrais, défense contre les insectes et les maladies de la vigne, Montpellier: chez Camille Coulet & Paris : chez Masson & Cie, 1898)
    • (Géométrie) …
    • Réduire une figure, La changer en une autre semblable et plus petite.
    • Réduire un plan, un tableau, une statue, une médaille, une photographie, Les reproduire dans des dimensions moindres en respectant leurs proportions.
    • (Musique) …
    • Réduire une partition d’orchestre, En faire une réduction.
    • Voyez « réduction ».
    • Contraindre ; amener par nécessité ; obliger.
    • Malgré son excessive floribondité, elle donne rarement des graines, et on en est réduit à la multiplier de boutures et de couchages. — (Le Bon jardinier: nouvelle encyclopédie horticole, page 175, Maison rustique, 1882)
    • Lorsque le général Annenkof commença ses travaux à Mikhaïlov, il en fut réduit à distiller l’eau de la Caspienne, comme on fait à bord des navires au moyen d’appareils ad hoc. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • […], il ne manqua pas de déserteurs en Lozère comme dans les autres départements. Pour les réduire au devoir, l'autorité employa d'abord les gendarmes, mais ceux-ci attrapèrent plus de coups que de soldats ; puis elle eut recourt aux garnisaires : on mettait des soldats en pension forcée chez les parents des conscrits réfractaires jusqu'à reddition de leur fils. — (J.-B. Delon, Histoire de Gévaudan-Lozère, Mende : Imprimerie Saint-Privat, 1941, page 121)
    • Il n’était plus exilé dans la petite maison en ruines du Rialto, réduit à transporter du bois de chauffage dans sa gondole rapiécée, en danger perpétuel de pécher seul par la faute des rouées qui ne sont même pas encore filles mais qui coquinent comme si elles l'étaient. — (Léon Thoorens, La vie passionnée de Marco Polo, Éditions Seghers, 1962, chapitre 2)
    • Réduire quelqu’un à la plus triste extrémité, à la dernière extrémité, être cause qu’il tombe dans l’état le plus fâcheux.
    • On dit dans la même acception :
    • Réduire quelqu’un à la mendicité, à l’hôpital.
    • Réduire quelqu’un au désespoir.
    • Amener par force ; soumettre ; dompter.
    • La cité de Carcassonne était, à la fin du XIIIe siècle, […], une place imprenable qu’on ne pouvait réduire que par la famine, et encore eût-il fallu, pour la bloquer, une armée nombreuse, […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Thérèse quittait le royaume de la lumière et du feu et pénétrait de nouveau, comme une guêpe sombre, dans le bureau où les parents attendaient que la chaleur fût tombée et que leur fille fût réduite. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
    • Mais nos clercs entendaient que le favorisé prît possession du disgracié, le réduisît en esclavage, comme fait l’homme pour l'animal dont il veut qu'il le serve, […]. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, page 31)
    • Réduire une place, réduire une province, réduire des rebelles.
    • Réduire quelqu’un à la raison, le réduire à son devoir et, simplement,
    • Le réduire, Le ramener par force à la raison, le ranger à son devoir.
    • Cet enfant est si opiniâtre qu’il sera difficile de jamais le réduire.
    • Il est accoutumé à faire ses volontés, on aura de la peine à le réduire.
    • Je saurai bien le réduire à la raison.
    • Enfin je l’ai réduit à son devoir.
    • Réduire un cheval, L’habituer, à force de leçons, d’adresse, de caresses et de châtiments bien employés, à faire ce qu’on exige de lui.
    • Résoudre une chose en une autre, changer la figure, l’état d’un corps, toujours avec l'idée d'un amoindrissement.
    • Réduire un corps en ses éléments ; le réduire en poudre, etc.
    • On réduit le blé en farine.
    • Le feu réduit le bois en cendre et en fumée.
    • (Sens figuré) Tous ses beaux projets sont réduits à rien.
    • Guerre nous est faite, bien réelle, par tous ceux qui s'enrôlent chez Daech pour mater, asservir la femme, réduire son corps à un réceptacle. — (Malika Boussouf, Opprimer, c'est sacré, Télérama n° 3460, mai 2016)
    • Réduire une maison en cendre, La consumer entièrement.
    • (Géométrie) …
    • Réduire un polygone en triangles, Le ramener à un certain nombre de triangles de surface équivalente.
    • (Mathématiques) …
    • Réduire les francs en centimes, les centimes en francs, les milles marins en mètres, Ramener des quantités des mesures, à d’autres quantités, à d’autres mesures.
    • (Logique) …
    • Réduire à l’absurde un raisonnement, En faire la réduction à l’absurde.
    • Voyez « réduction ».
    • Réduire une proposition, un problème à ses plus simples termes, à sa plus simple expression, Exprimer cette proposition, ce problème de la manière la plus simple, la plus précise, la plus dégagée de toute circonstance accessoire ou indifférente.
    • On dit de même, en termes d’Arithmétique :
    • Réduire une fraction à sa plus simple expression.
    • (Chirurgie) Remettre à leur place les os luxés ou fracturés, replacer les intestins déplacés, etc.
    • Réduire une fracture, une hernie.
    • Dans la salle d’opération, l’interne de service, jeune chirurgien afghan qui avait étudié sous des maîtres français à la Faculté de Kaboul, informa Ouroz qu’il allait réduire sans plus attendre la fracture du tibia et la plâtrer. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
    • (Chimie, Métallurgie) Appliquer une réduction. C’est à dire appliquer un gain d’au moins un électron pour une espèce chimique.
    • Le lévulose cristallise difficilement; il réduit la liqueur de Fehling comme le glucose. — (Cousin & Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
    • Moins répandues que les hématites brunes, les hématites rouges sont des minerais recherchés: leur traitement qui consiste à les « réduire », c’est à dire à les désoxyder (si l’on peut employer ce terme) est assez aisé. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
    • Alors que, dans les mitochondries, la respiration réduit l’oxygène en eau, dans le chloroplaste, la photosynthèse oxyde l'eau et produit de l’oxygène. — (Gerald Karp, ‎Pierre L. Masson, Biologie cellulaire et moléculaire: Concepts and experiments, 2010, page 220)
    • La production de l’acier commence par le minerai de fer, en général sous forme d’oxyde Fe2O3, qui est réduit par une série de réactions rédox et acide-base de Lewis. — (Peter William Atkins, ‎Loretta Jones, ‎Leroy Laverman, Principes de chimie, 2017, page 714)
    • (Cuisine) Chauffer un liquide (sauce, fond, etc) pour en diminuer le volume par évaporation.
    • Mettez vos échalotes ainsi que le vin blanc dans une casserole et faites réduire ce mélange à feu assez vif. — (Héléna Filip, L’astuce de Philippe Etchebest pour vérifier que votre poisson est bien cuit !, marmiton, 25 mai 2022)
    • (Intransitif) Subir une réduction, une diminution.
    • Ses ressources ont réduit de moitié.
    • Ce sirop n’a pas assez réduit, il faut le laisser sur le feu.
    • (Pronominal) Diminuer son train de vie.
    • Ils ont été obligés de se réduire.
    • (Pronominal) Se ramener, se résumer.
    • Tout cela se réduit à une question de chiffres.
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  • louchir
    • Devenir trouble, perdre sa transparence, en parlant d’un liquide.
    • Les boissons anisées louchissent quand on y ajoute de l'eau.
    • Fred, le petit recuit de soleil à moustache effilée, avala une gorgée de boisson bien louchie. — (John Amila, Sans attendre Godot, 1956, chapitre I)
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  • agrandir
    • Rendre plus grand.
    • Peu à peu, il agrandit son établissement, lui adjoignit un hôtel borgne où de savantes passes lui assurèrent de larges profits. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • Philéas Beauvisage, garçon sage et plein de respect pour sa mère, eut bientôt conclu l’affaire avec son patron ; et comme il tenait de ses parents la bosse que les phrénologistes appellent l’acquisivité, son ardeur de jeunesse se porta sur ce commerce qui lui parut magnifique et qu’il voulut agrandir par la spéculation. — (Honoré de Balzac, Le Député d’Arcis, roman laissé inachevé par Balzac, 1847)
    • Il a agrandi son parc de tant d’hectares.
    • Cette ouverture est trop petite, il faut l’agrandir.
    • Cette ouverture s’est trop agrandie.
    • Ce prince a fort agrandi ses états.
    • (Sens figuré) Rendre plus grand en puissance, en biens, en dignité, en fortune, en vertu.
    • Ce prince a bien agrandi sa nation.
    • La faveur avait seule agrandi cette famille.
    • Le malheur avait agrandi son âme.
    • Un courage qui s’agrandit au milieu des revers.
    • Faire paraître plus grand.
    • Ce vêtement agrandit la taille.
    • Une distribution bien entendue agrandit un jardin.
    • Donner un caractère de grandeur à ce qu’on dit, à ce qu’on écrit, à ce qu’on fait.
    • Cet écrivain agrandit les sujets qu’il traite.
    • Il a su agrandir son héros sans qu’il en coûtât rien à la vérité.
    • (Ironique) Exagérer.
    • Cet homme est un peu sujet à agrandir le récit.
    • Il agrandit volontiers.
    • Porter son ambition, ses désirs plus haut, plus loin.
    • Agrandir ses prétentions.
    • (Pronominal) Particulièrement Augmenter sa terre, son domaine, sa maison.
    • Il s’est bien agrandi du côté de la rivière.
    • Il était logé trop étroitement, il a trouvé moyen de s’agrandir.
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  • décrépir
    • Dégarnir du crépi.
    • Décrépir un mur lézardé.
    • Ce mur se décrépit.
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  • soutenir
    • Porter ; supporter ; maintenir.
    • Cette colonne soutient tout le bâtiment.
    • Cette pièce de bois soutient la charpente.
    • Cet arc-boutant soutient cette muraille.
    • Donner la main à quelqu’un pour le soutenir.
    • Luizzi la soutenait dans ses bras en protégeant sa tête contre le mouvement et les cahots de la voiture ; il l'enveloppa dans la roulière et la contempla ainsi pâle, froide, presque mourante. — (Frédéric Soulié, Les mémoires du diable, Paris : chez Michel Lévy frères, 1858, tome 2, chapitre 26, page 236)
    • Ils résistent aussi bien au froid glacial qu’à la chaleur torride, et peuvent soutenir le galop une journée entière. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
    • (Sens figuré) Appuyer ; réconforter.
    • De leur côté, Louis VII et son fils, Philippe Auguste (1180-1223), jouèrent la carte de la déstabilisation, en intervenant dans les comtés d'Auvergne et de Toulouse, ou en soutenant la révolte de Jean et Richard contre leur père Henri II. — (Antoine Destemberg, Atlas de la France médiévale. Hommes, pouvoirs et espaces, du Ve au XVe siècle, éd. Autrement, 2017)
    • Je vous soutiendrai dans cette affaire.
    • Cette pensée, cet espoir le soutient.
    • Pourquoi le soutenez-vous quand il a tort ?
    • Vos encouragements m’ont soutenu.
    • Il l’a soutenu contre tous ses ennemis.
    • Soutenir une entreprise.
    • Il est très important pour un orateur de soutenir sa voix à la fin des phrases.
    • Soutenir ses fins de phrases.
    • Soutenez votre cheval dans cette descente.
    • Assurer, affirmer qu’une chose est vraie.
    • Par exemple il soutenait, et toujours colérique­ment, que tout est guerre, que la lutte pour le salaire est guerre, que toute rivalité est guerre, et qu’ainsi la guerre sera toujours. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 215, Hartmann, 1937)
    • Il y en a qui prétendent que le gofio se fait avec de la farine de maïs mais il n'y a que le dictionnaire de l'Académie espagnole pour soutenir pareille chose et dans ces cas-là on sait ce que ça veut dire. — (Julio Cortázar, Un Certain Lucas, traduit de l'espagnol (Argentine) par Laure Bataillon , Éditions Folio (Gallimard), 2014)
    • Défendre, appuyer une opinion, une doctrine, etc.
    • Oui, je le soutiens, la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme, […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-1877)
    • Je quitte Dollero tout heureux car, au milieu de ses éloges, il a, prétend-il, trouvé une épigramme, […]. Je l’attriste en soutenant que c’est encore un éloge et pas une épigramme. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • (Sens figuré) Supporter, endurer sans découragement, sans trouble, quelque chose de fâcheux, d’inquiétant, de mortifiant, etc.
    • La dernière grande guerre qu’avait soutenue l’Angleterre, la guerre contre les Boers, était oubliée, et le public avait perdu l’habitude de la critique militaire experte. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
    • Il n’a pu soutenir sa disgrâce, son malheur, sa ruine. — Il a soutenu ce revers avec un grand courage.
    • Supporter, résister à une attaque, à quelque chose dont il est difficile de se défendre.
    • Il s’agit ici des combattants seulement ; mais il faut ajouter à ce chiffre les servants, les ouvriers qu’il fallait avoir en grand nombre pour soutenir un siège : soit au moins le double des combattants. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Si les Spinaliens soutinrent vaillamment un siège contre Charles le Téméraire, il n’en fut pas de même, deux siècles plus tard, quand Louis XIV déploya contre eux ses forces […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
    • Soutenir un procès.
    • Sustenter, donner de la force ; il se dit des aliments.
    • Il faut prendre un peu de nourriture pour vous soutenir.
    • (Pronominal) Se tenir debout ; se tenir droit.
    • Il est si faible qu’il peut à peine se soutenir.
    • Il a peine à se soutenir sur ses jambes.
    • La tige de cette plante n’a pas besoin de tuteur, elle se soutient d’elle-même.
    • (Pronominal) Être porté, de manière à ne pas tomber ou s’enfoncer.
    • L’échalassement , s'il est mal soigné , nuit à tous les ceps , mais sur-tout aux jeunes ; ils sont trop foibles pour se soutenir par eux-mêmes, et si leur échalas est renversé, on les voit ramper sur la terre avec lui. — (Jean Antoine Roulet, Recueil des mémoires sur la culture de la vigne, 1808, page 121)
    • Les oiseaux se soutiennent en l’air au moyen de leurs ailes.
    • Les nageurs se soutiennent sur l’eau par le mouvement de leurs bras.
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  • desservir
    • Débarrasser une table des plats, assiettes, etc.
    • « Enfants, desservez la table, c’est chez nous qu’on veille ce soir ! Les fileuses ne vont pas tarder. » — (Charles Wagner, Auprès du foyer, Armand Colin, Paris, 1898, page 158)
    • Deux ou trois garçons se levèrent de table à ce moment, et il avança pour desservir. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 195)
    • J’ai vu ça… Et alors pour desservir, hôlààà, c’est rapide! — (André Franquin, Gaston 6 — Des gaffes et des dégâts, éditions J.Dupuis Fils, 1974, page 7)
    • (Par extension) Nuire à quelqu’un, lui rendre de mauvais offices.
    • Il a fait tout ce qu’il a pu pour me desservir.
    • Il vous a desservi auprès d’un tel.
    • (Religion) Faire le service d’une église, d’une chapelle, etc.
    • Un prêtre catholique, desservant l’église d’un petit village des environs, nous accompagnait et occupait la quatrième place dans la voiture. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • (Transport) Faire un service de voirie, mettre plusieurs endroits en communication l’un avec l’autre.
    • Un seul escalier à vis dessert les quatre étages et toutes les issues étaient garnies de portes fortement ferrées. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Cet autobus dessert les boulevards, les Champs-Élysées.
    • Ce bureau de poste dessert plusieurs communes.
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  • réintroduire
    • Introduire à nouveau.
    • Deux options sont possibles : soit éradiquer les herbivores ayant été importés, soit réintroduire les herbivores indigènes, auxquels l’arrivée de l’homme sur leur territoire a souvent été fatale — par exemple, le kangourou en Australie. — (revue La Recherche, 2006)
    • Si le mammouth, par exemple, est réintroduit, ce sera forcément au détriment d’autres espèces. — (Maud Ginestet, Qu’est-ce que la désextinction ? Comment ressusciter une espèce disparue ? Et quelles questions cette éventualité soulève ?, article disponible sur le site planet-vie.ens.fr, 12 janvier 2018)
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  • franchir
    • Passer au-delà d’un obstacle.
    • Les prairies, émaillées de saxifrages, sont clôturées de murs en pierres sèches qu’il nous faut franchir à tout instant. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 35)
    • En haut, des milans planaient au-dessus des arbres et franchissaient l’étendue lisse du Nil. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
    • Partout ailleurs les rivières se franchissaient à gué, quelquefois à la nage ou, en certains endroits, au moyen d’une mâdia, sorte de radeau composé d’outres ou de bottes de roseaux reliés par de bâtons et des cordages. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 105)
    • Le Doubs prend sa source à Mouthe (25) […] : il passe d’un val à l’autre en franchissant les monts par des cluses ou à la faveur de l’Accident de Pontarlier. — (Lydie Joan, Carte archéologique de la Gaule : Le Doubs et le territoire de Belfort ; 25 & 90, Éditions MSH, 2003, page 90)
    • (Par extension) Passer au-delà d’une limite.
    • Comme ils franchissaient le seuil, des formes invisibles surgirent, brusquement, de l’ombre. C’était les slouguis qui se précipitaient, menaçants. Mme Durelle poussa un cri. — (Victor Margueritte, Un cœur farouche, Paris : Ernest Flammarion, 1921, page 56)
    • Ancien commandant des forces américaines en Europe, le lieutenant-général à la retraite Ben Hodges estime « qu’un point de non-retour » a été franchi dans ce conflit. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 6)
    • (En particulier) (Marine) Passer par-dessus un obstacle sans y rester échoué.
    • Le flot et le jusant courant au large, sans interruption, pendant 2 ou 3 heures après la haute ou basse mer sur la côte, circonstance dont il faut soigneusement tenir compte en franchissant les bancs. — (C. B. Matenas, Renseignements nautiques sur les côtes de France, d’Angleterre, d’Écosse, […], 1851, page 213)
    • Ayant franchi quelques glaces serrées, nous gagnâmes un chenal d’eau libre le long de terre. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Passer, traverser des lieux, des endroits difficiles, de grands espaces, des frontières, etc.
    • Maintenant qu’il avait dépassé la zone et franchi les lignes de rebat, Kinkin marchait plus librement, respirant à longs traits, révâssait même un peu. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Le 24, le vent tourna au Sud nous permettant d’établir la voilure, et, le lendemain la plupart de mes compagnons franchissaient pour la première fois le cercle polaire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Les quelques milles qui séparent Cristobal de Gatun furent vite franchis et les portes de la grande écluse triple s’ouvrirent devant moi. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Il poussa la jument au galop. Elle franchit l’angle de plaine, passa le fossé, et devant la lisière hésita, ne voyant aucune sente où s’introduire. — (Robert Marteau, Des chevaux parmi les arbres, Champ Vallon, 1992, page 42)
    • (Sens figuré) — L’imagination franchit sans peine cet immense intervalle.
    • (Sens figuré) N’être retenu par des considérations d’aucune sorte.
    • Franchir toutes sortes de difficultés, toutes sortes d’obstacles.
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  • venir
    • Se rendre sur le lieu où se trouve celui qui parle ou dont on parle.
    • venez ici, mon enfant. — (1854, Gustave Chouquet, Easy Conversations in French‎, page 9)
    • Il serait bon encore d’invoquer la protection du grand thaumaturge vers qui des milliers et des milliers de pèlerins venaient de toutes les provinces, de toutes les nations. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Un léger souffle l’avertissait de ces présences. Geisha le comparait à ces vagues vents coulis traversant certaines pièces bien closes sans qu’on puisse découvrir d’où ils viennent. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 53)
    • Le pain était arrivé, non sans peine et sans perte : en venant de Grandpré, où se trouvait la boulangerie, plusieurs chariots étaient restés embourbés, d’autres étaient tombés dans les mains de l’ennemi ; […]. — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 79)
    • L’empressement des envoyés des puissances pour venir adresser leurs félicitations à la cour des Tuileries avait été extrême. — (Albert Mansfeld, Napoléon III, Paris, 1861, volume 2, page 301)
    • S’étendre jusqu’à un point précis, atteindre une limite.
    • La marée vient jusqu’à la falaise.
    • Votre fils me vient à l’épaule.
    • Survenir, arriver, se produire inopinément ou fortuitement.
    • Le vent vient brutalement.
    • Un malheur ne vient jamais seul.
    • Se déplacer en sens inverse, quand celui qui parle invite un autre à l’accompagner.
    • Nous allons nous promener, venez avec nous.
    • Parvenir à la connaissance de quelqu’un.
    • Cette rumeur est venue jusqu’ici.
    • Il me vint à l’esprit de lui faire cette proposition.
    • Ce goût lui est venu naturellement.
    • Arriver par succession, échoir.
    • Les biens qui viennent du côté du père, de la mère.
    • Succéder.
    • Le printemps vient après l’hiver.
    • Un jour viendra ou vous perdrez tout.
    • Provenir de ; trouver son origine dans.
    • Les produits viennent surtout naturellement des grandes régions de l’industrie textile : Mulhouse pour les tissus de coton et la mercerie, le Nord pour les lainages, Troyes pour la bonneterie. — (Jean Pierre Fruit, Vexin normand ou Vexin parisien?: Contribution à l'étude géographique de l’espace rural, Presse Universitaires de France, 1974, page 158)
    • Ce mot vient du latin. — Mon aversion pour les chiens vient d’une vieille morsure.
    • Naître → voir venir au monde.
    • Cet enfant est venu à terme.
    • Pousser ; croître ; être produit.
    • Le métis ayant le salvelin pour mère et la truite pour père et vice versa est également d’un développement remarquable et vient dans les eaux moins profondes que celles qu’exige le premier. — (Jean-Pierre Joseph Koltz, Traité de Pisciculture pratique, 4e édition revue & augmentée, Paris : G. Masson, 1883, page 105)
    • Les arbres n’y viennent pas, il est vrai, si ce n’est dans les jardins abrités; mais c’est moins à cause du froid excessif qu’à cause des grands vents qui soufflent constamment de la mer. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 36)
    • De même le chasseur, quand il intervint pour guider les migrations naturelles des troupeaux, qu’il se contentait au début de suivre, devint un pasteur ; puis éleveur, quand il fit venir artificiellement, « agriculturalement », une partie du fourrage. — (René Dumont, Voyages en France d’un agronome, Librairie de Médicis, 1951, note no 1 page 13)
    • Semi-auxiliaire du passé récent. → voir venir de.
    • Et ce qu’il y a de certain, c’est que l’Esprit que nous venons de voir chez les idolâtres pythoniser la statue, la matière inerte et l’animal, c’est-à-dire les médiums de pierre, de bois ou de chair vive, communique à chacun d’eux une partie de ses propres facultés, sa vie, son intelligence, sa science et son mouvement au sein de l’air, où il règne en prince ; principes aeris hujus […] — (Roger Gougenot des Mousseaux, Les hauts phénomènes de la magie, 1864)
    • Si l'un des pèlerins venait à mourir sur le bateau, le capitaine devrait ne point pratiquer aussitôt l’immersion, mais bien atterrir quelque part et faire ensevelir le défunt dans un cimetière. — (« Pèlerinage en Terre Sainte au temps jadis », dans Jérusalem, tome 4, 1911, page 368)
    • Forme impersonnelle, voir aussi revenir.
    • Entre plage et campagne, la vie est ici si douce et la nourriture si variée et délicieuse que l’envie d’aller visiter les autres régions ou sites touristiques, de Messine à Agrigente, ne nous vient pas. — (Abdourahman Waberi, « En Sicile, l’été, je rencontre des migrants qui me ressemblent trait pour trait », Le Monde. Mis en ligne le 18 août 2019)
    • Il me vient une idée !
    • Il vient un moment où il faut savoir faire preuve de tempérance.
    • (Intransitif) Jouir.
    • Tandis que l’un haletait : « Encore » d’une voix faussement féminine, l’autre cria un « Je viens ! » qui me plaqua contre le mur. — (Gérard Mordillat, Vive la Sociale !, 1981, page 81)
    • Alors, il ne put plus se retenir, venant en elle en de longs spasmes douloureux. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018)
    • Il s’enfonça dans le sillon humide, et profond comme un fleuve millénaire, et il se mit à bouger en elle. Lentement au début, puis accélérant au rythme de leurs souffles mêlés, courts et saccadés. Il vint en hurlant, impatient. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
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  • rondir
    • Prendre une forme ronde.
    • Nous suivîmes la côte environ à trois lieues d’éloignement ; elle rondissait insensiblement. — (Bougainville, Voir t. II, page 919)
    • Tailler l’ardoise.
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  • retraduire
    • Faire une nouvelle traduction.
    • Il a retraduit tout saint Augustin.
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  • préétablir
    • Établir au préalable.
    • C’est ce qu’il faut préétablir.
    • L’ordre ancien et préétabli.
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  • cuir
    • Peau épaisse de certains animaux.
    • L’âne et le mulet ont le cuir extrêmement épais et dur.
    • Peau des animaux, quand elle est séparée de la chair et corroyée.
    • Autrefois, nos écorces se vendaient à vil prix, et nos cuirs n’avaient pas une grande valeur ; mais nos écorces et nos cuirs, une fois bonifiés, la rivière nous permit de construire des moulins à tan, il nous vint des tanneurs dont le commerce s’accrut rapidement. — (Honoré de Balzac, Le Médecin de campagne, 1833, édition de 1845, chapitre premier)
    • L’ameublement était sommaire : un bureau, un fauteuil de cuir, des classeurs métalliques, deux petites tables dont l’une supportait une presse à copier. — (Claude Orval, Un Sursis pour Hilda, Librairie des Champs-Élysées, 1960, première partie, chapitre premier)
    • L’écorce de chêne, employée pour le tannage des cuirs, est un élément important de la richesse forestière du département. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 173)
    • Il choisit avec un soin méticuleux son plus beau caillou, qu’il plaça dans le cuir du lance-pierres, puis, une jambe en avant, l’autre en arrière, le buste cambré, il tendit les élastiques. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Lo…, aidé d’un autre, m’attacha par les poignets et les chevilles avec des lanières de cuir fixées au bois. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • (Par extension) Objet fabriqué dans une telle peau.
    • On l’expulsa de sa jolie cabine,dont le personnage à tête d’oiseau reprit possession, jurant entre ses dents et réemménageant ses cuirs à rasoir, ses tire-bottes d’aluminium, ses brosses, ses miroirs et ses pots de pommade. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 170 de l’édition de 1921)
    • Le quartier où tous les dix mètres un grand noir patibulaire vous tendait un paquet de mouchoirs frappé de l’image d'une fille en cuir ou en bikini avec, au dos, le plan d'accès vers un bar à hôtesses. — (Jean-Philippe Depotte, Le chemin des dieux, Éditions Denoël, 2013)
    • J'avais toujours mon cuir sur le dos, et ma casquette sur l'œil. — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
    • (En particulier) (Sport) Ballon de cuir.
    • L’appui vidéo a permis de trancher que le cuir avait bel et bien franchi la ligne de justesse. — (Gwenn Lucas, « La France n’a pas forcé son talent pour battre le Honduras (3-0) », Le Soir, juin 2014)
    • Peau de l’homme.
    • Rien de très précis, mais un peu comme ces effluves électriques qui vous chatouillent le cuir, avant l'orage, et font se redresser à rebrousse poil la toison intime des ménesses. — (Marcel-Étienne Grancher, Ce mec est contagieux, Éditions Champs fleuris, Lyon, 1951, chapitre 1)
    • Et il semblait vouloir s’arracher les cheveux. Il se les serait bien tous tirés du cuir sans que je l’en empêchasse. Mais il s’arrêta de lui-même avant de s’être fait grand mal. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 59)
    • (Linguistique) Procédé de langage qui consiste à lier les mots entre eux avec un t qui ne fait partie d’aucun mot. Lorsqu’il s’agit d’un z on parle de velours.
    • Un homme de vingt ans se soumettre à étudier comme un enfant, et encore avec un vieux soldat, qui ne pouvait parler sans faire des cuirs ! — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
    • — Ça n’en aura pas moins été un gniaf qui sera entré ici le premier, comme un sorbonniot, et que toute la valetaille de bureau ou d’office aura salué ! Nous aurons introduit le cuir dans le Conservatoire de la langue française, et flanqué un coup de pied au derrière de la tradition ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
    • « Vous êtes excellente, lui dis-je mielleusement, vous êtes gentille, vous avez mille qualités, mais vous en êtes au même point que le jour où vous êtes arrivée à Paris, aussi bien pour vous connaître en choses de toilette que pour bien prononcer les mots et ne pas faire de cuirs. » Et ce reproche était particulièrement stupide, car ces mots français que nous sommes si fiers de prononcer exactement ne sont eux-mêmes que des « cuirs » faits par des bouches gauloises qui prononçaient de travers le latin ou le saxon, notre langue n'étant que la prononciation défectueuse de quelques autres. Le génie linguistique à l'état vivant, l'avenir et le passé du français, voilà ce qui eût dû m'intéresser dans les fautes de Françoise. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe, Gallimard, 1921-1922)
    • Pied était pié au moyen âge, le d étant une pure graphie rétablie par la Renaissance : la prononciation pyé t à tèr (pied-à-terre) est donc un cuir légitimé. — (Albert Dauzat, Phonétique et grammaire historiques de la langue française, Larousse, 1950, page 115)
    •  (sens plus large? à préciser ou à vérifier) Comme elle n’avait aucune instruction et avait peur de faire des fautes de français, elle prononçait exprès d’une manière confuse, pensant que si elle lâchait un cuir il serait estompé d’un tel vague qu’on ne pourrait le distinguer avec certitude, de sorte que sa conversation n’était qu’un graillonnement indistinct duquel émergeaient de temps à autre les rares vocables dont elle se sentait sûre. — (Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913)
    • (Cuisine) Friandise constituée d’une purée ou d’une compote de fruit séchée.
    • Après avoir disposé votre purée au déshydrateur, s’il vous reste du jus, vous pourrez après quelques heures de séchage, le verser sur vos cuirs pour obtenir une surface plus lisse et un cuir plus consistant. — (Tom Press Magazine, Tom Press éditions, n° 13, avril-mai 2016, page 8)
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  • redire
    • Répéter, dire une même chose plusieurs fois.
    • Nous l’avons dit au début de ces pages et nous le redisons plus catégoriquement encore […] — (Wladimir d’Ormesson, La Question de Tanger, dans La Revue de Paris, 1922)
    • Héloïse dit et redit son chapelet. Les grains cliquettent de minute en minute et sans relâche, le chuchotement rapide des oraisons s’allonge. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Elle ne voulait plus faire de photos, voilà tout, elle le redirait à sa mère. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
    • Répéter, dire à son tour ce qu’un autre a dit.
    • Le héraut redit à Rébecca les paroles du grand maître ; […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • […] et les bergers conduisant les troupeaux, et les bœufs couchés dans la prairie, redisaient la chanson, l’épouvantable, la suppliciante chanson de Carmen. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
    • Et sur ce boulevard de Clichy, ainsi modernisé, une femme arrivait à chaque fin d'après-midi, et de vieux Montmartrois se redisaient son nom à son passage : La Goulue ! — (Jean Valmy-Baysse, La Curieuse Aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 237)
    • La quakeresse répéta en détail la conversation qu'elle avait entendue la veille. Sa mémoire était excellente et elle put redire mot pour mot les propos des officiers britanniques. — (Kurt Singer & Jane Sherrod, Les espions qui ont changé l’histoire, traduit de l'anglais par Bruno Bax, Paris : Presses de la Cité, 1961, page 36)
    • Révéler ce qu’on a appris de quelqu’un en confidence.
    • Il va redire tout ce qu’on lui dit.
    • (Soutenu) Retracer, célébrer.
    • L’histoire et la poésie redisent les exploits d’Alexandre.
    • Reprendre, blâmer, censurer. Note : En ce sens, il ne s’emploie qu’à l’infinitif.
    • Je n’ai rien trouvé à redire dans cet ouvrage.
    • Il trouve à redire à tout ce qu’on fait.
    • Il n’y a rien à redire à sa conduite.
    • (Belgique) (Suisse) Confirmer.
    • Je te redis quoi pour jeudi soir.
    • (Belgique) (Suisse) Tenir au courant.
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  • revire
    • Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe revirer.
    • Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe revirer.
    • Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe revirer.
    • Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe revirer.
    • Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe revirer.
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  • étourdir
    • Frapper soudainement d’une commotion cérébrale qui suspend la fonction des sens.
    • Il lui donna sur la tête un coup de bâton qui l’étourdit.
    • Il tomba tout étourdi du coup.
    • Le grand bruit du canon, des cloches, des tambours étourdit.
    • La trépidation du bateau, de l’automobile étourdit.
    • (Familier) (Par ellipse) Importuner ; fatiguer ; lasser.
    • Il a toujours méprisé les vanteries ridicules dont il arrive assez ordinairement que la noblesse étourdit le monde. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Gornay)
    • (Par analogie) Rendre presque ivre.
    • Antoine fit une valse avec Charlotte, ce qui l’étourdit passablement car il en avait perdu l'habitude. — (Oscar Casin, Deuil dans la forêt, Cressé : Éditions des Régionalismes, 2014, page 93)
    • Il suffit de deux ou trois verres de vin pour l’étourdir.
    • (Sens figuré) Abasourdir, hébéter.
    • Cette nouvelle, cette défaite, ce coup imprévu les a étourdis.
    • (Sens figuré) Endormir une douleur physique, empêcher qu’elle ne soit aussi sensible.
    • Ce remède ne guérit pas, il ne fait qu’étourdir la douleur
    • (Sens figuré) Faire que l’esprit soit moins occupé d’une souffrance morale, en soit distrait.
    • Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux, à quelque prix que ce pût être, et j'approuverais la brutalité de ceux qui noient leurs déplaisirs dans le vin, ou les étourdissent avec du pétun. — (René Descartes, « Lettre à Élisabeth Egmond, du 6 octobre 1645 », dans Correspondance avec Élisabeth, Presses électroniques de France, 2013)
    • (Cuisine) Faire subir une légère cuisson à une viande.
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  • radoucir
    • Rendre plus doux.
    • La pluie a radouci le temps.
    • Le temps s’est bien radouci depuis peu.
    • (Métallurgie) Rendre un métal moins cassant.
    • (Sens figuré) Apaiser, rendre moins aigre, moins rude.
    • Radoucir quelqu’un.
    • On est parvenu à radoucir son humeur.
    • Son ton s’est bien radouci.
    • Il n’est plus si en colère, il commence à se radoucir.
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  • acquérir
    • Devenir possesseur par le travail, par l’achat, par l’échange, par contrat ou alors par donation, par succession ; particulièrement en parlant d’immeubles et d’autres choses qui procurent des profits ou des avantages d’une certaine durée.
    • Il existe plusieurs modes d’acquérir. — (Jean Carbonnier, Droit civil. 3. Les biens, 1973)
    • Une campagne de crowdfunding a d’ailleurs été lancée. Le but est de réunir la maximum de dons pour aider les clubs de sauvetage côtier de Nouvelle-Aquitaine à acquérir du matériel et développer la formation des jeunes MNS. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 6)
    • Certains membres du Politburo souhaitent au départ conserver son corps par cryogénisation (le congeler, donc) puis le ressusciter lorsque les développements de la médecine auront fait suffisamment de progrès — les autorités vont même jusqu’à acquérir le matériel nécessaire pour y parvenir. — (Mikal Hem, Et si je devenais dictateur, traduit du norvégien par Jean-Baptiste Coursaud, Gaïa, 2017, page 217)
    • Réussir à obtenir un savoir, un savoir-faire ou un savoir-être.
    • […] c’est ce qui explique le grand prestige qu’acquirent immédiatement sur de jeunes troupes, tant de sous-officiers de l’Ancien Régime que l’acclamation unanime des soldats porta aux premiers rangs, au début de la guerre. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La Morale des producteurs, 1908, page 350)
    • Il n’était pas devenu le « Monsieur instruit », selon les désirs du paternel, mais il avait acquis d’indiscutables qualités de débrouillage. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • La société universelle de gains renferme tout ce que les parties acquerront par leur industrie, à quelque titre que ce soit, pendant le cours de la société. — (Code civil de 1804, Titre IX, Du contrat de société)
    • Prendre position pour une idée, une idéologie.
    • Être acquis à la cause de la lutte contre le racisme.
    • Le public, tout acquis à l’oratrice, saluait chacun de ses bons mots d’un tonnerre d’applaudissements. — (Antoine Bello, Les Producteurs, 2015, édition Blanche, page 195)
    • (Sens figuré) Accumuler, recevoir en parlant de toutes les choses qui peuvent être mises au nombre des biens et des avantages réels.
    • Mais les hommes n’échappent pas à leur destinée, et la mienne consiste à gagner deux mille francs. Je ne suis point né pour acquérir de la fortune, et je m’en consolais, jadis, en me disant que chacun, sur la terre, est payé selon ses mérites. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Acquérir de l’honneur, de la réputation, du crédit, de l’autorité, de la science, du savoir, de la gloire.
    • Acquérir des droits à l’estime publique. — Il y a des qualités naturelles et des qualités acquises.
    • (Par extension) Obtenir.
    • Les magistrats acquirent bientôt la conviction que l’empoisonneur était… une empoisonneuse : la propre mère du petit Henri, Charlotte Lamarche […] — (Jules Mary, Les Filles de la Pocharde, 1897-1898)
    • Acquérir un nouvel ordinateur.
    • Gagner ; s’améliorer.
    • Le chanvre femelle continuant à végéter jusqu’à la maturité de la graine, sa tige acquiert plus de force, sa fibre plus de dureté et on ne peut en tirer parti que dans les carderies. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 148)
    • Ce vin acquiert de la force. On dit absolument : Ce vin acquiert.
    • Je vous suis acquis : Vous êtes assuré de mon attachement, de mon zèle à vous servir.
    • (Militaire) Verrouiller sur une cible les instruments de guidage qui permettent la poursuite continuelle de celle-ci.
    • acquérir / track (to) : Verrouiller un équipement de détection électromagnétique sur un écho afin de l’utiliser pour un guidage. — (AAP-6 (2005) : Glossaire OTAN de termes et définitions, Agence OTAN de normalisation, Organisation du traité de l’Atlantique Nord, 2005)
    • (Pronominal) Obtenir de soi-même.
    • Il s’est acquis quantité d’amis.
    • Il s’est acquis les bonnes grâces de son supérieur.
    • Appartenir incontestablement à une personne ; ne pouvoir lui être disputé.
    • Ce droit m’est acquis.
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  • engourdir
    • Provoquer la paralysie ou rendre insensible le corps ou une partie du corps.
    • Le sommeil engourdit. — Il y a des venins, des plantes qui engourdissent.
    • (Par extension) Provoquer un état de passivité.
    • Nous étions non pas las, mais notre cerveau était engourdi à la suite de la terrible tension d'esprit au milieu de la tempête. Pour ma part, j'avais la tête lourde. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • (Sens figuré) Diminuer l’activité physique ou intellectuelle.
    • Et, tournant à son tour les yeux vers la portière, il s'abîma dans une soudaine et muette rêverie. Le balancement de la voiture l'engourdissait. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Sens figuré) Atténuer un sentiment.
    • Elle contempla longtemps, comme pour engourdir sa peine, le patient manège des abeilles qui s'affairaient d'une fleur à l'autre. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • (Argot) Prendre de façon malhonnête, dérober.
    • Mais ces mecs-là n'auraient quand même pas la prétention d'engourdir le pognon de ma nièce, non ? — (Michel Audiard, Les Tontons flingueurs , film de Georges Lautner, 1963)
    • Quand elle avait douze ans, sa maman, une Argentine volage, a joué cassos avec un beau ténébreux, en engourdissant un rude pacsif de dollars à son cornard. — (San Antonio, Trempe ton pain dans la soupe , S-A 173 , Fleuve noir, 1999)
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.