Dictionnaire des rimes
Les rimes en : crâneur
Que signifie "crâneur" ?
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- (Familier) Frimeur, vantard.
- En voilà un crâneur ! disait-elle, ça a l’air de se croire le président de la République ! — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, tome 5, page 993)
- En voyant Carmen, il enleva son chapeau gris ; ses cheveux, sous son chapeau, étaient gris et fins comme si on les avait tamisés à travers de la gaze. Ses sourcils gris et fournis lui donnaient un certain petit air crâneur. — (Raymond Chandler, Le Grand Sommeil, traduction de Boris Vian, 1948)
- Laissons courir ce faux jeton, Bill… du moment que nous tenons ce crâneur de shérif… — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke 6 — Hors-la-loi, éditions J. Dupuis & Fils, 1969, page 43)
Mots qui riment avec "eur"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "crâneur".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eur , eurs , eure , eures , eurre , eurres et œur .
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acupuncteur
?- Praticien qui pratique l’acupuncture.
- Ce moyen, en acupuncture, n’est pas seulement utile mais indispensable et permet de déceler ce qu’un acupuncteur chinois, même très versé dans cet art, n’aurait pu faire. — (Émile Henri Niboyet, Essai sur l’Acupuncture Chinoise pratique, 1951)
- Des étudiants en pharmacie, en pratique sage-femme ou en inhalothérapie, ou des étudiants qui deviendront infirmiers ou infirmières auxiliaires et des résidents en médecine pourront contribuer à la campagne. L’arrêté ministériel permettra aussi aux acupuncteurs, audiologistes, chiropraticiens, audioprothésistes, denturologistes, ergothérapeutes, hygiénistes dentaires d'administrer le vaccin. — (Audrey Paris, Lancement imminent de « Je contribue » à la campagne de vaccination au Québec, radio-canada.ca, 15 décembre 2020)
- Notre acupuncteure chinoise pourra déterminer quelles sont les sources du déséquilibre qui se manifeste dans le corps.
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soeur
?- Orthographe erronée de sœur.
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commutateur
?- (Mécanique) Appareil qui sert à changer à volonté dans une machine la direction d’un mouvement ou à l’interrompre.
- (Spécialement) (Électricité) Appareil qui sert à modifier les connexions entre plusieurs composants électriques.
- Enfin il s’allongea de nouveau sur sa couchette, tourna le commutateur et s’endormit, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 152 de l’édition de 1921)
- Fleurissoire tourna le commutateur, ce qui n’amena point l’obscurité complète, mais dériva le courant du lustre central au profit d’une lampe veilleuse azurée. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Les laquais mandchous s'étaient arrêtés d'aller et de venir. Collés comme de gigantesques chauves-souris contre les murailles, ils surveillaient les commutateurs électriques, attendant l'instant où ils auraient le droit de plonger le hall dans l'ombre. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- Ajoutons que le premier solarigraphe fut utilisé par nous à Nice déjà en décembre 1928; il fut remplacé, en 1932, par un autre, lequel était muni d'un commutateur automatique spécial permettant l'usage alternatif d'un solarigraphe et d'un pyrhéliographe […]. — (Władysław Gorczyński, Climat solaire de Nice et de la Côte d'Azur, Association typographique, 1934, page 145)
- Il regretta de n’avoir pas eu plus tôt l’idée de se diriger vers la porte et de tourner le commutateur, au lieu d’aller s’asseoir près de la fenêtre, car à présent il ne pouvait plus traverser la chambre. Il avait peur. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 150)
- (Réseaux informatiques) Switch, commutateur réseau
- Elle regroupera les processeurs dédiées à l’infrastructure internet, des serveurs aux commutateurs en passant par les systèmes de stockage, les stations de base 5G et les routeurs. — (Rénald Boulestin, Neoverse : des puces ARM pour les infrastructures Internet, Silicon.fr, 17 octobre 2018 → lire en ligne)
- (Mathématiques) Sorte d'opération entre deux opérateurs.
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lecteur
?- Celui qui lit seul et silencieusement un texte.
- Le lecteur moyen, le lecteur ordinaire la personne normalement instruite qui cherche une information précise dans un domaine quelconque.
- (Familier) Le lecteur lambda lecteur ordinaire sans compétence particulière dans le domaine concerné, que le jargon rebute et que l’étalage indiscret d’érudition gratuite indispose.
- Dans un dictionnaire, les définitions sont rédigées dans une langue simple, accessible à tous les lecteurs.
- – Hypocrite lecteur, – mon semblable, – mon frère ! — (Charles Baudelaire)
- Relisez votre Lettre : il y règne un ordre qui vous décèle à chaque phrase. Je veux croire que votre Présidente est assez peu formée pour ne s’en pas apercevoir : mais qu’importe ? l’effet n'en est pas moins manqué. C’est le défaut des Romans ; l’Auteur se bat les flancs pour s’échauffer, et le Lecteur reste froid. Lettre XXXIII — (Laclos, Les Liaisons dangereuses, 1782)
- Diffusé chaque soir à 22 h 55 sur la Une, le programme permet à nos lectrices et à nos lecteurs de retrouver l’esprit des Nuls, le collectif découvert sur Canal+ dans les années 1990, composé d’Alain Chabat himself, de Dominique Farrugia, de Chantal Lauby et de Bruno Carette. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 24 novembre 2022, page 8)
- Je n’essaierai pas de donner ici une analyse complète de Faust. Assez d’auteurs l’ont jugé ; et il vaut mieux, d’ailleurs, laisser quelque chose à l’imagination des lecteurs, qui auront à la fin du livre de quoi l’exercer. [G. de N.] Observations. — (Goethe, Faust (1), 1808, trad. Gérard de Nerval, 1828)
- C’était un exercice à donner le vertige, mais pas autant certainement que se l’imagine le lecteur confortablement assis dans une chambre bien chaude, les pieds au feu et le ventre plein. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910)
- […] mais comme j'écris ici un traité il est nécessaire que je mette le lecteur au courant des principes de la science phytosociologique. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 122)
- Le lecteur lui-même sera tenu dans l'incertitude, sachant de moins en moins au fur et à mesure qu’il avance dans le texte, si les événements qu'on lui rapporte sont réels ou illusoires. — (Bulletin de psychologie, vol.31, n°332 à 337, page 668) (information à préciser ou à vérifier)
- À quoi servent les faits divers ? […]. En règle générale, à faire du très mauvais journalisme, caressant le lecteur dans ses pulsions malsaines quitte à pulvériser les lignes jaunes du métier. — (Nicolas Demorand, Trouble, dans Libération, n°9535, 7 & 8 janvier 2012, page 3)
- Personne qui lit à haute voix pour une ou plusieurs personnes.
- C’est un lecteur médiocre, sa voix est monotone.
- Dans les maisons d’éducation religieuses, il y a ordinairement un lecteur ou une lectrice de semaine pour lire au réfectoire.
- Personne dont l’office, la fonction est de faire la lecture à un personnage important pour le distraire.
- Lecteur du Roi au Collège de France ; Mlle de Chantoiseau, lectrice de la reine.
- — A propos, dit-il en me rappelant, Marçais vous a-t-il prévenu que vous aurez peut-être l’occasion d'utiliser parfois votre talent de lecteur auprès de la grande-duchesse ? — (Pierre Benoit, Kœnigsmark, 1918)
- Professionnel, employé chargé de choisir les manuscrits que la maison d’édition publiera. Employé d’imprimerie, relecteur, correcteur.
- Le lecteur dans une maison d’édition (dont la tâche était de choisir parmi les manuscrits qui lui parvenaient) disparaît au profit de l’initiateur et du concepteur : une très grande partie des livres sont aujourd’hui l’objet de commande. — (Jean-Marie Bouvaist, Crise et mutations dans l’édition française, Éditeur Ministère de la culture et de la francophonie, 1993)
- Dans l’imprimerie d’aujourd’hui, les lecteurs d’épreuves sont assimilés la plupart du temps à des correcteurs.
- (Histoire) Régent ou docteur qui enseignait la philosophie, la théologie, dans certains ordres religieux.
- Un tel, lecteur en théologie, lecteur en philosophie.
- Répétiteur auxiliaire, adjoint au professeur d’une langue ou d’une littérature étrangère, chargé spécialement de l’enseignement pratique de la langue parlée ou écrite, dans certaines universités de divers pays.
- Lecteur français, lecteur en langue française à l’Université d’Upsal.
- (Religion) Dans l’Église romaine, celui qui occupe la charge de lectorat, un des quatre ordres qu’on appelle « les quatre mineurs ».
- Le lecteur est institué pour la fonction, qui lui est propre, de lire la parole de Dieu dans l’assemblée liturgique. — (Paul VI, Ministeria Quaedam, Lettre apostolique du 15 août 1972)
- Tout aspirant à la prêtrise devait passer par les degrés antérieurs: portier, lecteur, exorciste, acolyte, sous-diacre et diacre. — (Francis Bezler, Les pénitentiels espagnols: contribution à l’étude de la civilisation de l'Espagne chrétienne du haut Moyen Âge, 1994)
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aérateur
?- Dispositif servant à aérer un endroit.
- Après nous être renseignés, nous avons appris qu’il s’agissait d’un aérateur qui renouvelle l’air dans une pièce. — (Irfane Saleh, Odeur de pomme, 2011)
- Produit utilisé en construction pour aérer le béton armé.
- (Plomberie) Mousseur.
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adjudicateur
?- Celui qui est chargé d’une adjudication.
- Huissier, notaire adjudicateur.
- Dès les premiers objets exposés – des tasses, des pots à épices, une poissonnière, des plats de toutes sortes, le dialogue entre le public et l’adjudicateur est d’une familiarité croustillante :– Cinq pots en étain ! Enfin… six pots. Quand on aime, on compte pas. Mise à prix, six euros ! — (Philippe Delerm, Enregistrements pirates, Éditions du Rocher, 2003, page 139)
- Un adjudicateur provisoire a été désigné pour l’usine à glace. — (Octave Jokung Nguéna, Initiative PPTE, quels enjeux pour l’Afrique, 2005)
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conformateur
?- Instrument qui sert au chapelier pour prendre la forme de la tête.
- Il me montrait le dessin de ma tête, en pointillé, au conformateur.« En général, me disait-il, la tête des hommes a la forme d’une ellipse allongée. La vôtre est presque ronde. Le petit axe de votre ellipse est presque égal au grand !… » — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 64)
- Roger se retrouva aux prises avec deux gentlemen qui le vissèrent sur un tabouret, le visage d’équerre, tandis qu’on lui ajustait sur la tête un conformateur, espèce de sextant à mesurer les azimuts crâniens, qui le transforma en divinité aztèque. Autour de lui s’agitait un congrès d’experts en phrénologie. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 203)
- Le conformateur de chapelier est un instrument métallique qui se pose sur le haut du crâne et l’enserre pour en donner un tracé fidèle, l’éclaira Lefebvre. — (Hervé Jubert, Blanche, 2014)
- (Ensachage industriel) Partie d’une ensacheuse qui forme les sacs à partir d'une bande de papier, de plastique, etc.
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admirateur
?- Celui qui admire, ou qui a coutume d’admirer.
- Il est de vos admirateurs.
- C’est un admirateur de l’antiquité.
- C’est un admirateur convaincu.
- La liberté de ton que prenait l'auteur irrita plus d'un admirateur du Roman de la rose. — (Maïté Albistur, Daniel Armogathe, Histoire du féminisme français: Volume 1, 1978)
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conseilleur
?- (Littéraire) Celui qui donne des conseils.
- Le conseilleur idéal reste à inventer. — (Vincent Boggio, Que faire ? Mon enfant est trop gros, 2002)
- (Péjoratif) Celui qui donne des conseils hors de propos.
- Le Brun n’hésite pas, frappe juste à chaque coup ; les remaniements ne viennent que des conseilleurs. — (Jean de La Varende, Versailles, Paris, édition Henri Lefebvre, 1959, page 179)
- C’est un ennuyeux conseilleur.
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comparateur
?- (Métrologie) Instrument qui permet de détecter et de mesurer à l'échelle microscopique les différences de longueur entre deux pièces ou entre une pièce et un étalon.
- (Informatique) Logiciel permettant de comparer des prix, des tarifs.
- Comparateur de prix, d’assurances-vie.
- citatteur
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blondeur
?- Couleur blonde.
- Non, François ne se troublait pas. Cette jouvencelle aux yeux de paille mûre, cette blondeur capiteuse de la chevelure, cet arôme violent d’un corps en plein épanouissement, le remarquait-il ? — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 33)
- Le front soudé à sa poitrine, je me laissais gagner, tout en l’étreignant, par une curieuse somnolence. Elle avait en effet cette blondeur confortable de certaines sociétaires de la Comédie-Française que je voyais jouer le dimanche en matinée. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 74)
- (Par plaisanterie) (Stéréotype) La qualité de ce qui est blond, qui relève de la personnalité blonde stéréotypée.
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barbouilleur
?- Personne qui barbouille.
- Dans le contexte culturel de la publication de ce livre, il est observé que, « Les intentions des barbouilleurs nocturnes sont de corsiser les noms des lieux » (Ettori, op. cit. : 360). — (Pierre Bertoncini, Le spectre de la mémoire de Pascal Paoli, 2011, page 11)
- (Sens figuré) (Familier) Mauvais peintre, mauvais écrivain.
- Ce que les romans du dix-septième siècle appelaient le coup de foudre, qui décide du destin du héros et de sa maîtresse, est un mouvement de l"âme qui, pour avoir été gâté par un nombre infini de barbouilleurs, n"en existe pas moins dans la nature; …. — (Stendhal, De l"Amour, 1822, note de bas de page de l’auteur)
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bretteur
?- (Vieilli) Celui qui aime à se battre à l’épée, à ferrailler.
- Mais tu étais cadet, et sous l’ancien droit, le patrimoine dont tu as eu la moitié appartenait entièrement à ton frère aîné. […]. Si la Constituante n'avait passé un trait de plume sur cet article de la loi, tu serais à l’heure qu'il est de toute nécessité chevalier d’industrie, barnabote, aventurier, abbé, bretteur, coureur de ruelles. — (Eugène Pelletan, Les Droits de l’homme, 1858)
- Personne ne se permettait de railler Augereau [1757-1816] sur cet article, car on savait qu'il était grand bretteur, très brave, et avait fait mettre les pouces au célèbre Saint-Georges [1745-1799], la plus forte lame de France. — (Marcellin Marbot, Mémoires, tome 1, chap. 2, Paris : chez Plon & Nourrit, 1891, page 13)
- Bretteurs et menteurs sans vergogne,Ce sont les cadets de Gascogne ! — (Edmond Rostand, Cyrano De Bergerac, 1897, acte II, scène VII)
- S’il croisait le chemin d’un tigre féroce, il le tuait en le frappant violemment avec son bâton [car ses parents ne voulaient plus qu'il joue avec les couteaux]. Les gens de la région, fascinés par son talent de bretteur, l’ont surnommé Quât Gioi (Maître Fouet). — (Le Courrier du Vietnam, La légende du kumquat, lecourrier.vn, 23 mai 2020)
- (Sens figuré) Celui qui se bat avec les idées.
- […] sa vie de bretteur théorique ferraillant contre les idées coupables, selon lui, d’avoir engendré le nazisme, mais aussi contre une extrême gauche dont il a qualifié les dérives de « fascistes » dans les années 1960 : tout cela a fini par confondre son trajet d’homme et de penseur avec l’histoire de l’Allemagne d’après-guerre. — (Nicolas Weill, Rencontre avec Jürgen Habermas, géant de la pensée mondiale, Le Monde. Mis en ligne le 21 février 2018)
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chineur
?- (Argot) (Vieilli) Filou qui vole en augmentant frauduleusement la valeur apparente des objets.
- Le Mont-de-Piété n’a guère à se défendre que contre deux variétés de filous parfaitement catégorisées : les chineurs et les piqueurs d’once… faire la chine consiste à augmenter frauduleusement la valeur apparente des objets… on a gardé le souvenir d’un coup de chinage sur de faux galons d’or qui coûta aux commissaires-priseurs plus de 30 000 francs. — (Maxime du Camp, Revue des Deux-Mondes, 15 janv. 1873, page 332)
- Personne qui cherche une trouvaille dans les brocantes et les magasins d’occasion.
- Il s'est décidé un beau jour à postuler afin de passer de l'état de chineur au métier de bouquiniste. — (Guy Silva, Avec les bouquinistes des quais de Paris, 2000)
- Rechercheur d'antiquités… chineur, quoi ! … voilà ce que je vais devenir, monsieur Fandor. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 616)
- La saison des vide-greniers s'ouvre alors que le printemps pointe, pour la plus grande joie de tous leurs amateurs. Ceux-ci, vendeurs, « déballent » aux aurores sur des tréteaux branlants, ou « chineurs », farfouillent fébrilement dans les tas de vieilleries au charme désuet, en quête de la perle rare. — (Pascal Lardellier, Nos modes, nos mythes, nos rites: Le social, entre sens et sensible, Éditions EMS, 2013, p. 75)
- Dans le métier de chineur (tel est le nom des chercheurs d’occasions, du verbe chiner, aller à la recherche des occasions et conclure de bons marchés avec des détenteurs ignorants) ; dans ce métier, la difficulté consiste à pouvoir s’introduire dans les maisons. On ne se figure pas les ruses à la Scapin, les tours à la Sganarelle, et les séductions à la Dorine qu’inventent les chineurs pour entrer chez le bourgeois. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847, chapitre XXIX, page 115 de l'édition Garnier)
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compensateur
?- Qui compense.
- Un ressort compensateur, établi en arrière de l’affût, avait pour effet d’annuler le recul ou du moins de produire une réaction rigoureusement égale, et de replacer automatiquement la pièce, après chaque coup, dans sa position première. — (Jules Verne, Les Cinq Cents Millions de la Bégum, Hetzel, 1879, chapitre VIII)
- Puis, sous l’effet combiné d'une reprise dans l’industrie sidérurgique et de la réduction des importations par l’imposition de droits compensateurs, tant aux États-Unis que dans la Communauté européenne, le marché du ferrosilicium s'est redressé au cours du dernier trimestre de 1994. — (« Silice », dans L’Industrie minérale du Québec, Québec : Ministère de l’énergie et des ressources, Direction des communications, 1994, page 127)
- En cas de cessation de ses relations avec le mandant, l’agent commercial a droit à une indemnité compensatrice en réparation du préjudice subi. — (Article 12, loi n° 91-593 du 25 juin 1991 relative aux rapports entre les agents commerciaux et leurs mandants, J.O.R.F., 27 juin 1991)
- Si l’on veut astatiser l’instrument, on se sert du barreau compensateur (barreau d’Haüy) à la façon habituelle. — (Revue scientifique, 1891, page 4)
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couvreur
?- (Construction) Celui qui fait les couvertures des bâtiments.
- Les archives de Salins font mention, dès 1555, d'un Roqui vigneron. En 1659, des Roqui exercent le métier de couvreurs, de lanterniers. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, p. 10)
- (Franc-maçonnerie) Officier chargé de garder la porte du temple.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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bouteur
?- Engin à moteur, à roues ou à chenilles, pourvu d’une lame sur la partie avant, qui sert à pousser les matériaux excavés.
- Quels que soient les engins utilisés (chargeur, tombereau, dumper, bouteur et dragline), le réglage du siège en fonction de la morphologie du conducteur est primordial. — (UNICEM Magazine)
- Moyens pédagogiques:(…)Un terrain d'évolution permettant différentes mises en situation de travail très proches des conditions réelles d’utilisation des bouteurs chargeurs. — (Centre de Formation des Travaux Publics Émile Pico)
- Équipé du moteur turbo SDA12V14E de Komatsu de 860 CV à 2000 RPM, le bouteur D475A-5 a un poids opérationnel d’environ 250000 livres selon les options et accessoires. — (Publicité)
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baragouineur
?- (Familier) Personne qui baragouine.
- La paraphrase en fait un baragouineur, incapable de formuler clairement des banalités. — (Pratiques, Numéros 93 à 96, 1997)
- À qui diantre en veut ce baragouineur d’italien ?— (Alfred de Musset, Fantasio dans la bibliothèque Wikisource , Charpentier, 1888)
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bailleur
?- Qui baille.
- Les organes de la société bailleresse continuent à fonctionner normalement et les droits et devoirs des différents membres de la société ne supportent aucune modification. — (Michael Bode, Le groupe international de sociétés : le système de conflit de lois en droit comparé français et allemand, Peter Lang, 2010, page 398)
- On se réjouit que Téléfilm et la SODEC, les grosses institutions bailleuses de fonds, ne tiennent plus le baromètre du succès de salles à tout prix, d’autant moins depuis que les œuvres sont diffusées sur plusieurs plateformes. — (L’année glorieuse du cinéma québécois, Le Devoir.com, 3 janvier 2014)
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monsieur
?- Appellation permettant de s’adresser de façon polie à un homme (un client, un professeur, un passant, etc.).
- Bonjour, monsieur !
- On s’est habitué, de notre temps, à mettre monseigneur devant un nom propre, à dire monseigneur Dupanloup, monseigneur Affre. C’est là une faute de français ; le mot « monseigneur » ne doit s’employer qu’au vocatif ou devant un nom de dignité. En s’adressant à M. Dupanloup, à M. Affre, on devrait dire : monseigneur. En parlant d’eux, on devrait dire : monsieur Dupanloup, monsieur Affre, monsieur ou monseigneur l’archevêque de Paris, monsieur ou monseigneur l’archevêque d'Orléans. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 154)
- Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l'hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
- Homme dont on ne connaît pas le nom (par opposition à dame, madame).
- Un monsieur et une dame passent devant moi, interrompant leur conversation pour que je ne les entende pas, comme s’ils me refusaient l’aumône de ce qu’ils pensent. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Un monsieur, courant, une serviette sous le bras, le heurta sans ménagements et l’arracha à son hébétude. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 21)
- Il n’y a plus rienQue les pères et les mèresQue ceux qui t’ont faitQue ceux qui ont fait tous les autresQue les « monsieur »Que les « madame » — (Léo Ferré, « Il n’y a plus rien »)
- Terme courtois pour un homme (par opposition à dame et demoiselle).
- Mais super, super catholique pratiquante : les scouts, les rallyes, les premières communions, les jupes bleu marine, les cols Claudine, les talons plats, les madeleines confectionnées pour les vendre à la kermesse de monsieur le curé. — (William Rejault, Tous ces jours sans toi, Plon, 2010)
- Le chef, le maître de maison, dans le langage des domestiques.
- Vous demandez monsieur, il est sorti.
- Lorsqu’il était tout près de mourir, les métayers disaient : « Après lui, il n’y aura plus de monsieur, ici. » — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Homme qui a les dehors d’un bourgeois, dont le langage et les manières annoncent quelque éducation.
- Il est venu un monsieur vous demander.
- — moi, je ne connais pas les monsieurs les uns des autres. Ça me paraît qu’ils sont tous habillés et tous faits de même. C’est la vérité que je n’y connais rien, ma foi ! — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Quelques minutes s’écoulèrent, puis apparut un grand jeune homme qui n’était pas un ouvrier, mais bien un monsieur, beaucoup plus monsieur même par ses manières et sa tenue soignée que l’ingénieur et les employés. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- LE VALET DE CHAMBRE, frappe et entre. – Je demande pardon à Madame ; mais c’est un Monsieur, ou plutôt un homme, qui demande Madame la duchesse. Vu sa tenue, je dois dire à Madame que je n’ai pas osé l’introduire. — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Personnage d’un rang important (→ voir grand monsieur).
- Leur père, le Granger, gros cultivateur, mi-paysan, moitié monsieur ayant, comme on dit, du foin dans ses bottes, était bien avec toutes les grosses légumes du canton […] — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pourtant, ils étaient tous accourus pour contempler ce spectacle insolite : une robuste Ford transportant dans la petite bourgade des « messieurs de Paris », puis fonçant en pleine lande en broyant au passage les cades et les genévriers. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 145)
- Oui, c’est le maître. Il faut que ce soit queuque gros, gros Monsieur, car il a du dor à son habit tout depis le haut jusqu’en bas ; et ceux qui le servont sont des Monsieux eux-mesmes ; et stapandant, tout gros Monsieur qu’il est, il serait, par ma fique, nayé, si je n’aviomme esté là. — (Molière Dom Juan ou Le Festin de pierre acte 2, scène première)
- (Ancien patois normand) Nom donné, par antiphrase, au cochon.
- Dans le Bas-Maine, nom donné autrefois au vin.
- Au XVIe siècle encore, chez nos voisins la bière était la boisson du peuple et des domestiques « comme moins chère et plus commune » (Traité du Sidre, par Paulmier, 1573), et le cidre la boisson de luxe réservée aux maîtres. Nous avons vu qu’il en était tout différemment dans le Bas-Maine, à cette époque où le vin était appelé « Monsieur », et le cidre « Gilles du Pommain, breuvage de maczons ». — (A. Angot, Le cidre, son introduction dans le pays de Laval, 1889)
- (Péjoratif) (Mépris ironique) Un homme quelconque.
- Jusqu’aux cravates, au petit nœud suavement bloqué par une épingle dans l’échancrure du col, jusqu’au feu d’un vrai diam’ et au cuir mat du bracelet-montre, on sentait ces messieurs soucieux de leur mise. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Condamine avait exigé aussitôt de Hugo un quart-de-cercle tout semblable pour Bouguer et lui-même, et Godin n’avait pu s’y opposer, mais depuis monsieur faisait bande à part et ne communiquait plus ses résultats comme il en avait été connu. — (Patrick Drevet, Le Corps du monde, Seuil, 1997, page 173, ISBN 2020323117)
- On aurait pu se demander si Joseph n’avait pas seulement parlé pour lui seul, pour s’entendre dire ce qu’il venait de découvrir: le mot de la fin en matière des monsieurs Jo. — (Marguerite Duras, Un barrage contre le Pacifique, 1950, Folioplus classiques, page 77, ISBN 207030728X)
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horreur
?- Mouvement de l’âme généralement accompagné d’un frémissement physique, d’un frisson du corps et causé par quelque chose d’affreux, de révoltant ou de terrible.
- […], tout ce désordre fantastique et grimaçant au milieu des ténèbres et de l’humidité froide qui tombe comme un suaire, laisse dans le cœur et dans les nerfs un long sentiment d’horreur. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- Privé de tout accommodement, […], le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. Elle s’en détourne avec horreur et trouve soudain dans cet instinctif revirement son équilibre et son salut — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
- Brrr ! fit Bert, en se cramponnant à la balustrade, et quelques soldats auprès de lui firent entendre un murmure d’horreur. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 204 de l’édition de 1921)
- À terreur je préfère horreur. Le mot n’est guère plus précis mais il se trouve qu’il marque le dégoût et qu’il témoigne de la haine. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 47)
- J’ai horreur de le dire.
- Cela fait horreur à penser.
- On n’y saurait penser sans horreur, qu’avec horreur.
- L’horreur d’un supplice signifie aussi la Cruauté d’un supplice.
- L’horreur d’un tel supplice, l’horreur de ces tourments n’émut point son courage.
- (Familier) (Par hyperbole) Chose extrêmement laide dans son genre, ou faite sans goût, sans habileté.
- Cela fait horreur, est à faire horreur,
- (Familier) Personne extrêmement laide
- C’est une horreur,.
- Vous disiez que c’était une jolie femme, c’est une horreur.
- Il se dit également d’une chose extrêmement laide ou défectueuse dans son genre.
- Vous vantiez ce logement comme agréable et commode, mais c’est une horreur!
-
assureur
?- Personne qui assure un dommage, un risque. (pour une femme, on dit : assureuse)
- J'en ai parlé avec mon assureur.
- Compagnie qui propose des contrats d'assurances.
- (Escalade) Individu qui assure un grimpeur, qui le retient par une corde d'escalade (équivalent féminin : assureuse).
-
canoteur
?- Personne qui se promène dans un canot ou une barque.
- Voilà pourquoi une arme à feu recule quand on tire, et un canoteur, lorsqu’il saute à terre, repousse du même coup son bateau. — (Pierre Rousseau, Les satellites artificiels, 1957)
-
accoucheur
?- (Médecine) Personne dont la profession est de faire des accouchements.
- Il se souvint d’une « médicale » télévisée où l’on montrait des nourrissons soumis ainsi aux investigations manuelles d’un accoucheur. — (Alain Demouzon, Monsieur Abel, 1979, section Samedi 8 septembre, 9 heures)
- C’est sur-tout depuis quelque temps que j’ai été constamment appellé auprès des femmes mutilées par des accoucheurs et des matrônes mal-habiles que le nombre de ces victimes s’accroît tous les jours ; […] — (Citoyen Tap, Observations sur les accouchemens précipités dans lesquelles on démontre les dangers auxquels les femmes sont exposées par l'ignorance des accoucheurs et des sages-femmes, etc, Paris : chez Gueffier, vendémiaire an V, p. 6)
- (Par apposition) #* Mais pour revenir à cette observation, ce chirurgien-accoucheur fut mandé pour secourir une Dame qui étoit en travail depuis trois jours, à laquelle il proposa une prise de ces poudres, qu'elle accepta avec plaisir dans l'espérance qu'elle alloit accoucher très vite ; […]. — (Mémoire pour le Sieur Ostertag, Docteur en Médecine et Accoucheur juré de la ville de Strasbourg, 1781, page 32)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.