Que signifie "couder" ?

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  • Plier en forme de coude.
  • Couder une barre de fer.
  • Couder une branche de vigne.
  • C’est donc la voix de Diz que l’on entend en premier. Tout en lui évoque la parole, le chant magique. Son visage se gonfle de façon étonnante quand il porte la trompette à ses lèvres : c’est même sa physionomie qui change lorsqu’il s’exprime. Et quand quelques années plus tard, il coudera sa trompette vers le haut, il projettera ainsi plus fort, plus loin, plus visible son désir de parler. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 43)
  • (Couture) Tailler une pièce pour qu’elle puisse vêtir le coude.
  • Couder une manche.
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Mots qui riment avec "é"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "couder".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .

  • annoncer
    • Faire connaître.
    • Ce jeune gentilhomme, comme l’avait annoncé l’amiral, entrait à Paris par la porte Saint-Marcel vers la fin de la journée du 24 août 1572. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
    • Les portières sont refermées, après la visite du contrôleur. Un dernier coup de sifflet annonce que le train va se mettre en marche… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Je quitte le lieutenant licencié et regagne le couvent, où la sœur converse m’annonce qu’un ami est venu me demander. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
    • Bush l’avait annoncé depuis longtemps : il partirait en guerre quand bien même devrait-il être tout seul. — (Pour un autre monde ; Un autre chemin, motion pour le congrès socialiste de Dijon du 16 au 18 mai 2003)
    • « Singulière affaire, assurément », se disait-elle. Elle en fut si bouleversée qu'elle ne devait même pas s’apercevoir que le coq avait déjà annoncé l'aube et que l'Orient peu à peu s'éclairait. — (Belle de Candeur : Roman érotique de la dynastie Ming, traduit du chinois par Christine Barbier-Kontler, Arles : Éditions Philippe Picquier, 1990, 1994, page 27)
    • (En particulier) Faire connaitre son arrivée ou sa venue. — Note : Se dit particulièrement lorsqu’on prévient de l’arrivée d’une personne qui demande à entrer.
    • Le domestique annonça monsieur un tel. — Il fut très étonné lorsqu’on m’annonça.
    • — Veuillez m’annoncer à madame Donis, dit-il.— Madame est dans le petit salon.— Demandez si elle peut me recevoir. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
    • En arrivant à Normée le berger souffle dans sa corne pour annoncer son retour. Les chiens aboient. — (Mariel J.- Brunhes Delamarre, Le berger dans la France des villages, Éditions du CNRS, 1970, page 164)
    • Faire connaître au public par une annonce.
    • L’idée de déployer tous les fastes de la République et d’afficher une solennité churchillienne pour annoncer une augmentation de 1,6 point de la TVA ne peut venir que de cerveaux hallucinés. — (Jacques Julliard, Impression, soleil couchant, dans Marianne (magazine), n° 772 du 4 février 2012, page 3)
    • Le titreur de Paris-Jour, ce matin, ne s'est pas embarrassé de nuances. Il a annoncé sur la largeur de la « une » : « Peyrefitte va interdire les minijupes. » — (Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, éd. Fayard, 2000, vol. 3)
    • On les retrouve au kébab du coin, au bout de l'avenue Jean-Jaurès où une pancarte annonce : « Dernier kébab avant le périph », au Café de la musique du parc de la Villette, au café MK2 du quai de Seine. — (Régine Robin, Le mal de Paris, éd. Stock, 2014)
    • (Pronominal) — Ainsi le comprenait l’orateur qui flétrissait, il y a trois ans, dans un premier discours, ceux qu'on appelle des vendus, et qui s'annonçait déjà comme l’exécuteur des épurations nécessaires. — (Anatole Claveau, La Vertu, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e éd., page 44)
    • Prédire ; assurer qu’une chose arrivera.
    • Les prophètes ont annoncé la venue du Messie. Un ange annonça à la Vierge le mystère de l’Incarnation.
    • Faire pressentir ce qui doit arriver.
    • Le baromètre annonce le beau temps. La seconde scène de cette comédie en annonce le dénouement.
    • Être le signe, la marque de.
    • M. de Vaize annonçait une cinquantaine d’années, il était grand et assez bien fait. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
    • Son ris était charmant, son teint de lis et de rose, joint à la vivacité de ses yeux, annonçaient celle de son esprit et donnait une énergie peu commune à ce qu'elle disait. — (Mireille Védrine, Les jardins secrets de Jean-Jacques Rousseau, Chambéry : Éditions Agraf, 1988, chapitre 3, § 3)
    • Présager en précédant.
    • L'été s’annonçait assez beau, bien qu'il crachinât de temps à autre sur la frange en bordure de mer. — (Patrice Hamel, Une famille de Terre-Neuvas, Éditions Cheminements, 2003, page 299)
    • La formule du pain perdu s'inspirerait-elle des deux recettes d’Aliter dulcia données par Apicius ? sous le règne de Tibère ? N'y manquent que les œufs. Il est plus vraisemblable que la recette du pain perdu soit annoncée par celle des tostées dorées de Taillevent. — (Annie Perrier-Robert, Dictionnaire de la gourmandise : Pâtisseries, friandises et autres douceurs, éd. Robert Laffont, 2012)
    • Le départ précoce des hirondelles et le rencognement des petits animaux en leurs terriers annonçaient un hiver rude. — (Patrice Ordas, Les griffes de l'hermine, éd. Hermé, 1986, page 92)
    • Promettre ; faire espérer.
    • Tout semblait annoncer le succès de cette entreprise.
    • Cela ne nous annonce rien de bon.
    • (Pronominal) se faire promettre, se faire espérer.
    • Cette entreprise s’annonçait bien, elle a mal tourné.
    • (Pronominal) Se manifester par des signes faisant penser.
    • La tempête s'annonce terrible.
    • (Pronominal) (Suisse) Se présenter.
    • Il faut vous annoncer à la réception.
    • (Pronominal) (Suisse) Se porter volontaire
    • Il manque un joueur, qui s’annonce ?
    • (Pronominal) (Suisse) S’inscrire
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  • dépenser
    • (Commerce) Employer telle ou telle somme à l’achat de telle ou telle chose.
    • Ai-je besoin de vous dire, après cela, que tout notre argent était dépensé en fantaisies inutiles de toilettes ? — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • On ne voit pas que, puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre. On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas. — (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, 1850)
    • […] en Angleterre, c’est une aristocratie puissante qui élève le cheval de course, et elle est bien libre de dépenser son argent comme bon lui semble, personne, que nous sachions, ne s’est encore avisé de lui contester ce droit. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
    • (Absolument) — Il aime à dépenser. — Il dépense follement en habits, en chevaux.
    • (Sens figuré) Employer, prodiguer, consumer ses efforts, son temps, etc.
    • Eufrosinia raisonne comme Ivan, comme Staline. On dira qu'elle s'affaire cupidement pour elle et pour son parentage quand Ivan et Staline se dépensent héroïquement pour la nation. La fin justifie les moyens mais ce ne sont pas les mêmes fins. — (Barthélemy Amengual, Que viva Eisenstein!, Éditions de L’Âge d’Homme, 1980, page 358)
    • Il a dépensé ses forces pour rien. — Il s’est dépensé en pure perte. — Il se dépense trop, il ruinera sa santé.
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  • journée
    • Période diurne, du lever au coucher du Soleil.
    • Toute la journée, un vent aigre a soufflé de l’Ouest ; le ciel est resté bas et triste, et j’ai vu passer des vols de corbeaux… — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Les floraisons intempestives ne sont pas rares, à la suite des printemps ou des étés secs, auxquels succèdent quelques journées de pluies abondantes. — (Pierre Joigneaux, Causeries sur l’agriculture et l’horticulture, La Maison rustique, Paris, 1864, page 152)
    • Ce jeune gentilhomme, comme l’avait annoncé l’amiral, entrait à Paris par la porte Saint-Marcel vers la fin de la journée du 24 août 1572 […] — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. IV ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 40)
    • (Astronomie) Période de rotation d’une planète sur elle-même, en particulier de la Terre.
    • (Par extension) Période de 24 heures, en particulier la période qui va de minuit à minuit (historiquement, la journée a aussi été définie dans certaines régions comme débutant avec le coucher du Soleil).
    • Il y a 7 journées dans la semaine.
    • Travail d’un ouvrier pendant un jour.
    • Il travaille à la journée.
    • Louer des gens à la journée.
    • Perdre sa journée.
    • – On allait à journée pour pouvoir manger, reprit ma grand-mère. Mais on ne mangeait pas toujours à sa faim. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 155)
    • […] des ressemblances successives, mimétiques, qui l’apparentent à Jeanne, à Sandrine, à Aline la couturière en journées, à la dame du pharmacien et à la demoiselle de la poste. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, coll. Livre de Poche, 1960, p. 21)
    • Nombre d’heures de travail que doit fournir quotidiennement un ouvrier, en accord avec la loi ou avec les règlements professionnels.
    • La journée de huit heures.
    • Surface correspondant à une journée de travail d’un jardinier, correspondant à environ 450 mètres carrés.
    • (Par extension) Salaire qu’on donne à un ouvrier pour le payer du travail qu’il a fait pendant un ou plusieurs jours.
    • Il a bien gagné sa journée.
    • Il faut lui payer sa journée. On lui doit quinze journées.
    • (Vieilli) Chemin qu’on fait d’un lieu à un autre dans l’espace d’une journée (a donné en anglais journey).
    • C’est ici que ça se passe, 30°50’ de latitude nord, 30°50’ de longitude ouest… à une journée de distance pour nous, et ils filent sud-sud-ouest à toute vapeur. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 174 de l’édition de 1921)
    • Jour de bataille ou la bataille elle-même.
    • On désespéra quelque temps du succès de la journée.
    • La journée mémorable de Fontenoy, de Marengo, etc.
    • Jour où se sont passés des événements mémorables.
    • La journée des barricades.
    • Étrelles est une petite commune tranquille à 40 km de Rennes, dans le canton très catholique de Vitré. C'est là, et plus précisément dans le lycée agricole privé, que naît en mars 2006 la « Journée de la jupe et du respect ». — (Christine Bard, Ce que soulève la jupe: Identités, transgressions, résistances, chap. II, éd. Autrement, 2015)
    • (Littérature) Division des pièces du théâtre français au Moyen Âge et de l’ancien théâtre espagnol.
    • Un mystère de la Passion en trois journées. Une comédie en trois journées.
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  • pleurer
    • Répandre des larmes.
    • […] des hommes mûrs pleuraient à la vue du drapeau étoilé soutenu par tout le corps de ballet noyé sous les clartés des projecteurs. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
    • Elle avait dû, jadis, pleurer deux fois chaque chagrin, car ses prunelles aussi étaient rouillées. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 24)
    • Elle mit un instant à recouvrer son souffle. Non ! Elle ne pleurerait pas devant lui. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
    • Elle pleurait simplement, sans aucun sanglot, mais n’en paraissait que plus pitoyable. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
    • Autant pour moi monsieur le directeur, autant pour moi. Si ça continue, c’est moi qui vais finir par pleurer ! Mais rassurez-vous, juste des larmes d’expert-comptable, monsieur le directeur. — (Emmanuelle Ménard, Deux jours comme l’hiver, L’Harmattan, 2012, page 41)
    • Déplorer les fautes quelqu’un, ses égarements, ses malheurs, sa perte.
    • Et quand ils ont bien buSe plantent le nez au cielSe mouchent dans les étoilesEt ils pissent comme je pleureSur les femmes infidèles. — (Jacques Brel, Amsterdam, 1964)
    • Faire apparaître un écoulement de larmes déterminé par une cause physique.
    • Les yeux lui pleurent, ses yeux pleurent.
    • (Agriculture) Dégoutter de la sève du bois d’un arbre ou d’un arbuste, après qu’il a été fraîchement taillé.
    • La vigne pleure.
    • (Sens figuré) (Familier) Faire pitié pour obtenir quelque chose.
    • Pleurer pour avoir quelque chose.
    • Se dit du cri du goéland, du crocodile.
    • L’oiseau de mer n’a pas de ramage, mais un cri qui varie du rauque au lugubre ; certaines espèces de goélands se plaignent comme des enfants qui pleurent ; d’autres, nommés par les matelots goddes, poussent des ricanements étranges. — (Victor Tissot, ‎Constant Améro, Les Contrées mystérieuses et les peuples inconnus, Librairie de Firmin-Didot et Cie, Paris, 1884)
    • Où semblent dans la nuit flotter des linceuls blancs,Passer, creusant les flots, chassant les goëlands,Populaces d’oiseaux qui pleurent et qui huent,L’aquilon, fossoyeur des fosses qui remuent ; […] — (Victor Hugo, La Fin de Satan (1886), in Œuvres complètes de Victor Hugo, Éditions Hetzel-Quantin, tome 23, 1962)
    • Pourquoi pleurent les goélands ? Tournant au-dessus du port, au-dessus de la maison ? — (Tudi Kernalegenn, Luttes écologistes dans le Finistère : les chemins bretons de l’écologie, Yoran Embanner, 2006)
    • (Transitif) Regretter ou déplorer la perte de quelque chose ou quelqu’un ; s’en affliger.
    • La douleur d’Ernestine était plus profonde qu’on ne devait l’attendre d’une personne de son âge : elle pleurait madame Dufresnoi, elle la pleurait amèrement […] — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    • Or, n’ayant à pleurer personne à Paris, sur le soir, j’eus l’idée d’aller au moins jusqu’à Bagneux visiter la tombe d’un poète que tous ces gens […] ne devaient pas connaître. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
    • Y a un mort à la maison, si le cœur vous en ditVenez le pleurer avec nous sur le coup de midi… — (Georges Brassens, Les Funérailles d’antan, 1960)
    • Pleurait-elle ces nouveaux morts, venus rejoindre, dans des tombes aux couronnes fleuries, les 10 000 jeunes hommes et femmes tombés au combat ? Ou pleurait-elle la fin d’un monde ? — (Allan Kaval, Réduits à solliciter le renfort de Damas, les Kurdes pleurent la fin d’un monde, Le Monde. Mis en ligne le 14 octobre 2019)
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  • papier
    • (Papeterie) Matière faite à partir de la pâte de chiffons ou de fibres végétales étalée en couches minces que l’on fait sécher et qu’on débite par feuilles pour écrire, imprimer, envelopper, etc.
    • La flamme se communiqua aussitôt de la mèche au papier, qui en un instant fut consumé ; […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
    • Grégoire ! cria La Hurière, du papier blanc pour écrire une lettre, des ciseaux pour en tailler l’enveloppe ! — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VII)
    • Telcide abaisse le panneau de son haut secrétaire d’acajou, et prend deux feuilles de ce papier qui est fait pour écrire aux ministres et dont elle se sert le vendredi pour faire cuire les maquereaux. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 112.)
    • Il posa sur la table un sac en papier rempli de croissants. Il les avait achetés spécialement pour moi. — (Marc Charuel, Les Soldats de papier, Albin Michel, 2012)
    • Je chiffonnai le papier. Le bruit attira l'attention du cheval, qui releva la tête et hennit dans ma direction. — Qu'est-ce que tu me veux, sale bourrique, dis-je en lui lançant la boule de papier que je tenais encore dans ma main. — (Noémie Plante-Nappert, Les Chroniques de Clara, Québec : chez l'auteur, 2014, vol.1, chap.1)
    • Le disque de papier gommé est un petit disque dont l’expéditeur se sert pour compléter la dépendance des deux cylindres et assurer par suite le secret de sa dépêche. — (Ernest Arnoux, La Lettre électrique - Nouveau service télégraphique, Arthus Bertrand, Paris, 1867, page 6)
    • Le papier filigrané destiné à former le devant des cartes désignées ci-dessus, sera fabriqué et fourni par la régie ; les fabricans ne pourront point en employer d'autre. — (Arrêté du Directoire exécutif qui détermine le mode de perception et fixe le montant du droit de timbre sur les cartes à jouer, 3 pluviôse an VI, dans Collection général des lois, décrets, arrêtés, sénatus-consultes, Paris : Imprimerie Royale, juin 1818, vol.6, page 727)
    • (En particulier) (Par ellipse) Papier peint.
    • La chambre vibrait, claire et simple, avec ses murs tapissés d’un papier gris pâle à fleurettes roses.— (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
    • Cet intérieur de célibataire, tout de même, ça manquait de ménage. Cette table de bois nu, jamais lessivée sans doute, et ce papier des murs méritait d'être changé. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • (Par analogie) Feuille très mince d’une autre matière que celle du sens précédent.
    • La première opération consiste à coller le papier d'argent sur carte lorsqu'il est sec; on le saupoudre de tripoli , qu'on frotte à sec avec du coton. — (L. Malapeyre, Le technologiste ou archives du progrès de l'industrie française et étrangère, Paris : librairie encyclopédique de Roret, 1840, page 423)
    • Si l'on applique sur le cylindre d'Hasslinger une feuille de papier d'étain, après un ou deux jours le métal devient mat par endroit […]. — (Omnia: revue pratique de l'automobile, 1910, vol.5, page 458)
    • Emballez le camembert dans une feuille de papier d'aluminium en fermant le dessus puis enfournez pendant environ 25 min. Ouvrez le papier d'aluminium, versez le miel puis passez le camembert de 2 à 3 min sous le grill […]. — (Anne de la Forest, La petite touche qui change tout, Tana éditions, 2015, page 89)
    • (Par métonymie) Document important de nature juridique, officielle, comptable, etc. — Note : Ce terme est généralement utilisé au pluriel.
    • Il farfouilla dans les papiers qui gisaient sur la table. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
    • Elle prit son temps, elle calcula ses mouvements, et, avec une agilité de chatte, elle saisit les deux interrogatoires et les lança dans le feu ; mais Camusot les y reprit, la comtesse s’élança sur le juge et ressaisit les papiers enflammés. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
    • Il trouvait aux Archives, non pas seulement les papiers administratifs des derniers siècles, mais les chartes du moyen âge. — (Henri Wallon, Notice sur la vie et les travaux de M. Joseph-Natalis de Wailly, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres , dans les Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1888, volume 32, n° 6, page 556)
    • En arrivant ici, les Canadiens montrent leurs papiers de douane […]. — (17 Eldorado, Qualigram/Linguatech, Montréal, 2006)
    • […] il venait de recevoir un papier, sans doute bleu horizon, qui l’invitait à se présenter incessamment sous peu dans un quelconque bureau de la caserne de Gap (Hautes-Alpes). La feuille indiquait sans équivoque que l’on envisageait de l’incorporer de force, […]. — (Albert Spaggiari, Journal d'une truffe, A. Michel, 1983, page 183)
    • (Par métonymie) (Désuet) Journal ou revue.
    • Dans le temps des nombreuses représentations de Roméo et Juliette, qui se donnaient à Drury-lane, feu sir John Hill, […], publiait un papier intitulé, je crois, Gray’s inn Journal, dans lequel il avait mis plusieurs articles à ma louange, quoique je ne le connusse nullement. — (Mémoires de Mistriss Bellamy , actrice du théâtre Covent-Garden, volume 2, lettre 88, Collection des mémoires sur l’art dramatique, volume 12, Paris : chez Ponthieu, 1822, page 294)
    • (Par métonymie) Article ou éditorial de journal.
    • Eugène le tuyaute sur le « père Dreyfous » afin de faire un « papier » pour le Figaro. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 95, 7 janvier 1918, page 19)
    • Ses premiers papiers sont lourds, pâteux. Il émonde, il allège sa prose. A force de travail il devient un des premiers journalistes du temps. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
    • Dans son édition du 9 juin 1999, Le Point publiait un papier intitulé « Interventions dangereuses » ; son auteur, Olivier Toscer, écrit que DSK est dans une situation plutôt inconfortable vis à vis du scandale du Crédit Lyonnais […]. — (Pierre Péan, La République des mallettes: Enquête sur la principauté française de non-droit, Fayard, 2011, chapitre 8 (notes de fin de chapitre))
    • (En particulier) (Anglicisme) Référence nécessaire (Familier) Article d’une revue scientifique.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
    • (Administration) (généralement pluriel) Passeport, livret ou autre pièce d’identité certifiant la qualité, la profession, l’état civil d’une personne → voir sans-papier.
    • Des adolescents parmi des mobylettes, devant le bistrot de la placette, c'est leur quartier général, bien connu de la police qui pour l'instant contrôle les papiers. Sans raison, routine. Ça rassure la population […]. — (Christiane Rochefort, Encore heureux qu'on va vers l'été, Grasset, 1975)
    • On peut voir vos papiers ? À bord du car, le policier qui conduisait éteignit sa cigarette et ralluma le gyrophare. C’était un deuxième signe. Karim sortit ses papiers. — (Didier Decoin, La Route de l’aéroport, Fayard, 1997, chapitre 4)
    • Elle brancha son ordinateur, se connecta sur Internet et commença par chercher un lieu d'hébergement réservable et payable en ligne, où on ne lui demanderait ni carte de crédit ni papiers d'identité. — (Michelle Gagnon, Expérience Noa Torson #1 : Ne t’arrête pas, éditions Nathan, 2015, chap. 5)
    • (Vieilli) Lettres de change, traite, billet payable au porteur ou autre effets de cette nature représentant de l’argent comptant.
    • En définitive, le mode de payement en papier sur Londres est préférable à celui en papier sur France; et comme il est à présumer que l'on choisira toujours le mode le plus avantageux, nous adopterons les prix résultant du payement fait en papier sur Londres. — (M. Bajot, Annales maritimes et coloniales, Pais : Imprimerie Royale, 1833, tome 1, 2e série, 18e année, page 284)
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  • raider
    • (Finance) Attaquant ou prédateur : financier, banquier d’affaires qui cherche à prendre le contrôle d'une société cotée avec une offre publique d’achat inamicale.
    • Il croit que l’heure n’est plus aux conglomérats. Et que le rôle des grands raiders comme lui, c’est de « déconglomérer », comme il dit. — (magazine Le Point, 1989, n° 877 à 886)
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  • rocher
    • Grande masse de pierre dure, escarpée.
    • Profitant de la pleine lune, nous avons marché une partie de la nuit, et campé sur les hauts rochers de Franchard. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
    • Les rochers les impressionnaient, surtout Georgia. — (Tatiana de Rosnay, Moka, 2006, partie II)
    • Des rochers bas, couverts de mousses et de varechs, émergent à marée basse. On pêche la crevette et l’équille. — (Paul Gruyer, Normandie, Collection de Guides-Joanne, Librairie Hachette, 1912, page 165)
    • Ce jour-là, précisément, Étienne Lecourt, par le sentier abrupt, hérissé de rochers et bordé de déclivités dangereuses, qui serpente au flanc de la montagne, avait grimpé jusqu’à Cornabeuf. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • En plein Atlantique, […], se dresse un étrange rocher, majestueux et terrible dans son isolement. […]. Rokall dresse son sommet à 21 mètres, hauteur d’une maison de cinq étages, et sa circonférence est d’environ 100 mètres. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Sur les versants dénudés, […], les eaux se précipitent avec violence à la suite des orages, affouillent le sol, entraînent les terres, les blocs de rochers. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Matière minérale qui constitue un rocher.
    • (Sens figuré) Personnage au cœur dur, insensible.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
    • (Anatomie) Une des trois parties de l’os temporal, qui est très forte et très dure.
    • L’oreille interne est établie dans le rocher.
    • Sucrerie ou confiserie en forme de petit rocher.
    • En traversant de nouveau le hall de la gare, Louis a remarqué un appareil distributeur de confiseries, près des guichets fermés. Il introduit deux pièces dans la fente. Quelque chose tombe, enveloppé d'un papier rouge et doré, l'un de ces chocolats qu'on appelle rochers. Tiens, cela existe encore... — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 18)
    • Ajoutez un peu de chocolat précristallisé. Mélangez rapidement jusqu'à ce que tous les rice crispies soient recouverts. Pour obtenir des rochers légers et croquants, ajoutez le moins possible de chocolat. — (Jean-Pierre Wybauw, Chocolat sans frontières, Éditions Lannoo, 2005, page 30)
    • Vic en avale de travers son sacro-saint rocher praliné, tousse, manque s'étouffer. Une bonne âme lui frappe dans le dos à tour de bras. — (Anne-Marie Pol, Danse !, tome 36 : La danseuse et le prince, Pocket jeunesse, 2010, chapitre 2)
    • (Cuisine) Petite pâtisserie à base de noix de coco de sucre et de blanc d'œuf. Macaron, congolais.Des rochers. (sens 6)
    • (Ichtyologie) Synonyme de petite roussette (requin) (parce qu’il affectionne les parties rocheuses de la mer).
    • (Escalade) Escalade de paroi rocheuses.
    • Si vous voulez faire du rocher ayez l'expérience, la sûreté, l'agilité, la souplesse d'un guide des Dolomites ; si vous faites du glacier et du rocher, ayez les qualités précieuses des meilleurs guides de la Suisse. — (R. alpine, juillet 1897, n° 7, page 225)
    • (Héraldique) Meuble héraldique représentant une grosse pierre dans les armoiries. Il n’a pas de forme particulière et doit être entièrement visible. S’il touche un bord, on doit le blasonner comme mouvant. À rapprocher de colline, coupeaux, mont, montagne et pic.Armoiries avec un rocher (sens 9)
    • D’azur, au rocher d'argent, accompagné de trois croisettes d'or rangées en chef, qui est de la commune de Laroque de l’Hérault.
    • (Industrie minière) (Argot) Poste de travail dans une mine où l’on est charge de creuser la galerie pour atteindre la veine de minerai.
    • Travailler au rocher.
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  • confidentialité
    • Fait de réserver des informations à un petit nombre de personnes déterminées.
    • Les banques suisses de plus petite taille sont confiantes qu'elles pourront en affaiblir les effets et continueront à en profiter en trouvant des moyens nouveaux et plus élaborés pour protéger la confidentialité de leurs clients. — (New York Times, cité et traduit par Le Monde, août 2009)
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  • remonter
    • Monter une seconde fois, monter de nouveau.
    • Remontons à âne et continuons notre promenade. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
    • Le mercredi matin à 5 heures, Le Gonidec, son quart étant tiré, quitte la dunette. Il prend un peu de repos et remonte. — (José Gers, Ma mort du Pourquoi pas ?, 1936)
    • Il avait repassé le Doubs à la minuit, au lac de Chaillon, puis il avait remonté les crêts par un des milles[sic] sentiers que l’ingéniosité des contrebandiers leur fait sans cesse frayer à travers ces prés-bois et ces boqueteaux de sapins. — (Louis Pergaud, L’Évasion de Kinkin, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Après s’être retiré du théâtre, cet acteur est remonté sur la scène.
    • Retourner où l’on était avant de descendre.
    • Nous en avons assez des dentellières et de leurs racontars, et nous remontons vers la ville haute. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
    • L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, pages 203-204)
    • Lors d’une halte, en remontant dans le truck, Paul montre à Stacy les cookies qu’il a dérobés. — (Philippe Onagre, Runaways : Fugues, BoD-Books on Demand France, 2010, page 35)
    • Le baromètre remonte.
    • Retourner vers le lieu ou le point d’où elles étaient descendues, en parlant des choses.
    • Pareil à une bête tapie dans les hauteurs, le lourd rideau s'abattait, puis remontait au cintre, tandis que les duettistes venaient saluer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • L’hiver dernier, ça a gelé dur, très dur, la terre a gonflé et les pavés sont remontés comme des dents qui se déchaussent. — (Christian Gailly, L’Air, Les Éditions de Minuit, 1991, chap. 12)
    • Les fleuves remonteront vers leur source avant que cela arrive. — Cette digue fait remonter l’eau jusqu’à tel endroit.
    • Aller vers le haut après avoir descendu.
    • Dès la fin novembre, les plantations de peupliers peuvent débuter, […]. À l’exception toutefois des stations où la nappe remonte près de la surface en hiver. Dans ces parcelles, mieux vaut attendre mars, voire avril. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, n° 3361 du 26 novembre 2010)
    • Après une longue descente, la route remonte vers le plateau.
    • Se diriger dans une direction septentrionale.
    • J’ai grimpé avec le pilote à mon poste dans les barres de perroquet ; il gelait et nous remontions vers le Nord, les voiles serrées, contre un vent coupant et froid. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Quand on remonte de Toul vers le Nord-Ouest, le paysage n'est pas sans grandeur. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 9)
    • Reprendre la valeur qu’elles avaient perdues.
    • Les actions remontent.
    • Les fonds publics remontent.
    • (Médecine) Aller vers le cœur, en parlant d’une humeur qui semblait s’être portée sur les extrémités.
    • La goutte remonte.
    • Aller dans la direction contraire au courant, au flux.
    • Il vente très fort, des goélands passent, emportés par la tempête, et essaient vainement de remonter le vent. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil ; tome 1, de New-York à Tahiti, 1929)
    • Du reste, l’histoire ne remonte jamais son cours et il n'est au pouvoir de personne de vivre l’histoire à reculons. — (Les Communistes expliquent: l'autonomie démocratique et populaire, Parti communiste martiniquais, 1978, page 140)
    • (En particulier) Aller vers la source d’un cours d’eau, soit en naviguant, soit en suivant à terre l’une de ses rives.
    • Le tarif des droits à percevoir sur les marchandises transportées par le Rhin , sera réglé de manière , que la totalité du droit à payer entre Strasbourg et la frontière du Royaume des Pays-Bas soit , en remontant, de deux francs , et en descendant, d'un franc trente-trois centimes par quintal, […]. — (Annales maritimes et coloniales, 1818, page 374)
    • Nous reçûmes l’ordre de côtoyer en le remontant le ruisseau de la Tourbe, qui arrose la plus triste vallée du monde, entre des collines basses, sans arbres et sans buissons. — (Johann Wolfgang von Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 52)
    • Nous remontâmes alors la Dwina pendant deux jours et jetâmes un pont sur ce fleuve que le deuxième corps entier passa pour atteindre la grande route de Polotsk à Saianétersbourg. — (Campagne de Russie, 1812, d’après le journal illustré d’un témoin oculaire, avec introduction de C-G. Faber Du Faur, Paris : chez Flammarion, 1895, page 23)
    • (Sens figuré) Reprendre les choses de plus loin, dans un discours ou dans une narration.
    • Mais pour que vous pigiez l’histoire, faut que j’remonte à 1919, au temps qu’Milo-la-Graisse terrorisait le quartier. C’est à Grenelle qu’il habitait. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Sans remonter à l’événement traumatique fondateur que furent les massacres de la Saint-Barthélemy, on rappellera que la minorité réformée fut l'objet, sous Louis XIV, d'un « mémoricide » sans précédent : […]. — (Chantal Bordes-Benayoun, Patrick Cabanel et Colette Zytnicki, Les musées protestants et juifs dans le midi de la France, dans Une histoire à soi: Figurations du passé et localités, sous la direction de Alban Bensa et Daniel Fabre, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015)
    • Considérer une chose dans son origine.
    • Hormis quelques scènes isolées, mes premiers souvenirs ne remontent guère au-delà de 1910 et à notre jardin de Sanvic, près du Havre, si grand à mes yeux d'enfant, agrémenté d'une pelouse encadrée de rhododendrons. — (Louis Néel, Un siècle de physique, éditions Odile Jacob, 1991)
    • À ce signal, le portier vint, armé d’une lanterne, prendre Godefroid, le conduisit jusque dans la rue, et referma l’énorme porte jaunâtre, pesante comme celle d’une prison, et décorée de serrureries en arabesques, qui remontaient à une époque difficile à déterminer. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
    • Déterminer depuis l’origine.
    • […]; Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population; […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
    • Les seules traces de civilisation rencontrées remontaient à dix-huit siècles avec des oppida romaines. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 119)
    • De chaumières en tavernes, il écoute les bardes et les vieux rhapsodes qui lui récitent des chants populaires remontant à la nuit des temps. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
    • — Oh alors, ça remonte à longtemps, dit l’homme. Mais on peut le savoir. J’ai de l’ordre dans mes affaires. » — (Nicolas Saudray, Voyage au pays des frogs, 1990, Balland, page 60)
    • Mais oui, ça remonte à longtemps. Elle vendait des beignets de morue. Elle avait fait fortune dans le commerce — le plus grand commerce de Trinité lui appartenait —. Puis elle a disparu. — (Christian Paviot, La demoiselle des mornes, 2002, page 354)
    • Se diriger en suivant une piste.
    • Compte tenu de la pluie qui était tombée, Misty avait sûrement laissé des dizaines de traces qui nous permettraient de remonter jusqu’à elle si on se grouillait un peu. — (Andrée A. Michaud, Lazy Bird, Québec Amérique, 2009, page 121)
    • (Transitif) Monter de nouveau.
    • Il ne fait que monter, descendre et remonter l’escalier.
    • (Transitif) Parcourir de bas en haut une chose que l’on avait descendue.
    • La nuit est chaude. Vous remontez en flânant la Canebière et vous la quittez au boulevard Dugommier. Vous arriver vite au bel escalier monumental, tout battant neuf, qui monte à la gare. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Nous contournâmes, sans l’apercevoir, la colonne, puis le taxi remonta le faubourg Saint-Antoine, prit à gauche. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Après avoir descendu cette pente rapide, il fallut la remonter.
    • (Transitif) Suivre un parcours en sens contraire d’un courant, du cours d’un fleuve.
    • Remonter le courant.
    • Remonter le cours d’un fleuve, d’une rivière
    • (Transitif) (Par extension) Naviguer contre le courant.
    • Remonter un fleuve, une rivière.
    • (Transitif) (Par extension) Côtoyer un cours d’eau en se dirigeant vers sa source.
    • (Transitif) Porter de nouveau en haut ; remettre une chose en un point d’où on l’avait descendue, d’où elle était descendue.
    • Pour la garder dans son lit, à l'instar des producteurs d’Alerte à Malibu et Cie, son mari avait exigé qu'elle redressât son nez, ravalât sa façade, repulpât ses lèvres, retendît son ventre, remontât ses fesses et siliconât ses seins. — (Catherine Gaillard-Sarron, « Le pygmalion », dans Paquet surprise : nouvelles, Éditions Librinova, 2016)
    • Ils remontent au total quatre lingots de cuivre et 84 barres de quartzite. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 29 juillet 2022, pages locales, page 1)
    • (Transitif) (Par ellipse) (Horlogerie) Tendre de nouveau le ressort d’un mécanisme d’horlogerie.
    • Remonter une horloge, une pendule, une montre, une mécanique.
    • Le mouvement, excellent sans doute, n’avait pas été remonté depuis deux siècles. - Ce n’était pas pour savoir l’heure que j’avais acheté cette pendule en Touraine. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
    • Sa montre qu’il tira de sa poche s’était arrêtée à six heures. Il avait oublié de la remonter, la veille. La veille, à onze heures du soir, il avait oublié de remonter cette montre qu’il tenait dans le creux de sa main et qu’il regardait comme s’il ne l’avait jamais vue. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 229)
    • (Par extension) Remonter un ressort.
    • (Transitif) (Sens figuré) Relever ce qui était abattu dans l’âme d’une personne.
    • Remonter le courage, le moral de quelqu’un.
    • (Transitif) Réconforter.
    • Prenez quelques gouttes de ce cordial, il vous remontera.
    • — Fichtre ! dit-il, tu n’es pas dans ton assiette. Veux-tu un petit verre de liqueur pour te remonter ? — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
    • Apprenant que je n’ai pu venir à bout d’une demi-bouteille de champagne, achetée pour me « remonter », il [Count Basie] s’en empare et l’achève d’une seule lampée. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 149)
    • (Transitif) (Spécialement) Donner un degré d’alcool plus élevé en y ajoutant de l’alcool.
    • Remonter un vin, un cidre, une liqueur.
    • (Transitif) Remettre en état ce qui était démonté.
    • […], et commence la cueillette du butin. N'ayant plus ni chaussettes, ni bottines, ni sac, les déguenillés remontent tranquillement leur garde-robe. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, page 359)
    • Remonter un moteur, un lit, une armoire.
    • (Transitif) (Bijouterie) Donner une nouvelle monture.
    • Remonter un diamant.
    • (Transitif) Garnir de pièces neuves.
    • Remonter des bottes. — Remonter un fusil, un pistolet. — Remonter un violon, une guitare : Les garnir de cordes neuves.
    • (Transitif) (Équitation) Doter de nouvelles montures ; acheter de nouveaux chevaux.
    • Remonter un régiment de cavalerie. — Remonter un cavalier.
    • Remonter une écurie.
    • (Transitif) Remettre en état, pour faire valoir.
    • À la première chute, je n'ai décroché qu'un cale-pied que j'ai ramassé pour le remonter moi-même peu après ; à la deuxième chute, j'ai largué une sacoche, qu'il allait falloir faire réparer avant de la réinstaller ; à la troisième, j'ai perdu ma pompe à vélo, que je ne pourrais remplacer que moyennant finances. — (Louis Harenger, La planète des pauvres : le tour du monde à vélo des communautés Emmaüs, Éditions 1, 1999)
    • Remonter une ferme, une métairie. — Remonter une affaire. — Remonter une fabrique, une imprimerie, remonter sa maison.
    • (Transitif) Signaler, transférer, escalader à une autorité compétente.
    • Remonter un problème. — Remonter une alerte.
    • (Transitif) Remettre à la scène.
    • Remonter une pièce de théâtre.
    • (Transitif) Regarnir.
    • Remonter un magasin de marchandises, une maison de meubles, une bibliothèque de bonnes éditions, etc.
    • (Pronominal) Se fournir de nouveau de toutes les choses nécessaires pour une exploitation, pour son ménage, pour son propre entretien, et qui étaient venues à manquer.
    • Je me suis remonté en linge.
    • (Familier) Élever ; soulever ; hisser.
    • Pour piter, ça pitait ce jour-là. A telle enseigne qu’accaparé par les girelles et les sarans que je remontais par paquets, je n'ai pas fait gaffe au mistral qui se levait… — (Jean Bazal, Panique dans le pastis, Marseille : Éditions I.N.A., 1964, chapitre 3)
    • — La belote est finie pour aujourd'hui, il faut remonter le calen. Un banc vient de passer sous le pont. — (Sigolène Vinson, Maritima, Éditions de l'Observatoire/Humensis, 2019, partie 1, chapitre 2)
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  • clé
    • (Serrurerie) Instrument de métal que l’on introduit dans une serrure pour ouvrir ou fermer un accès.
    • Toutes les clés de la maison, des armoires et des coffres, cliquetaient autour de sa taille en un trousseau noué à sa ceinture. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 22-23)
    • Le piqueur a la charge des explosifs qu'il transporte dans une boite fermée au cadenas dont le boutefeu seul a la clef. — (J. Taffanel, Les catastrophes du puits West Stanley (16 février 1909) et du puits Pretoria (21 décembre 1910), H. Dunod et E. Pinat, 1911, page 16)
    • (Sens figuré) Le drame des pauvres n'est pas de manquer de clés mais d'ignorer où se trouvent les portes. — (Lori Saint-Martin, Les portes closes, Boréal, 2013, page 149)
    • (Par extension) Tout dispositif portatif, utilisé manuellement, dont l’action mécanique, voire la simple présentation à un appareil de détection, permet d’actionner un système, de le bloquer ou le débloquer, d’en démarrer le fonctionnement.
    • Clé pour démarrer une automobile ou clé de contact.
    • Clé de déblocage d’un système d'alarme.
    • Clé magnétique, électronique.
    • Outil qui sert à ouvrir et à fermer, à tendre et à détendre, à monter ou à démonter, à serrer ou desserrer, à maintenir, etc.
    • Clé d’accordeur : Outil qui sert à tourner les chevilles d’un instrument de musique pour tendre ou pour relâcher les cordes.
    • Clé de robinet : Pièce mobile d’un robinet qui permet d'en commander l'ouverture, le débit, la fermeture.
    • Clé de poêle : Sorte de petite bascule placée dans le tuyau et qu’on peut tourner pour maintenir, modérer ou activer le tirage du poêle.
    • Clé de pressoir : Vis servant à serrer ou à relâcher un pressoir.
    • Clé de pendule : Remontoir.
    • Clé ouvre-boîte : Ustensile en forme de clé permettant d’ouvrir les boîtes de conserve.
    • Clé ouvre-bouteille : Ustensile en forme de clé permettant d’ouvrir les bouteilles capsulées.
    • (Musique) Pièce métallique mobile servant à boucher et à ouvrir les trous d’un instrument à vent.
    • Trompette à clés.
    • (Musique) Clef d’épinette, de clavecin, de piano, de harpe : Instrument qui sert à tourner les chevilles d’une épinette, d’un clavecin, d’un piano, d’une harpe, pour tendre ou pour relâcher les cordes.
    • (Architecture) Pierre taillée et disposée de façon à bloquer un appareil de pierre taillée.
    • (Dentisterie) Instrument qui sert à extraire les dents.
    • (Arts martiaux) Prise de lutte, de judo, autodéfense, destinée à immobiliser l’adversaire.
    • Bien qu'il ait deux ans de plus que moi, j'ai sauté sur lui et j'ai essayé de lui faire une clef au cou, mais il a rapidement pris le dessus, et à son tour il m'a serré la nuque dans le creux de son bras […]. — (J. M. G. Le Clézio, Le Chercheur d'or, Gallimard, 1985)
    • (Par extension) (Informatique) Dispositif électronique de protection de logiciel à connecter à l'ordinateur, qui permet au logiciel protégé de détecter la présence de cette clé, et donc de démarrer. Ce système permettait de restreindre le risque de piratage du logiciel, puisque la clé, physique, devait être achetée en même temps que le logiciel, et que la clé était conçue avec une électronique difficile à reproduire.
    • 'Veuillez connecter la clé de protection pour pouvoir démarrer le logiciel.
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  • risquer
    • Hasarder, exposer à un danger possible, à une chance douteuse.
    • Risquer sa vie, son honneur, sa réputation, son argent.
    • Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
    • Courir le risque, oser le hasard de.
    • J’avais dénoué cent fois ce sophisme, en montrant que le ressort des guerres n’était pas tant l’intérêt que l’honneur ; chose bien aisée à comprendre pour des hommes qui présen­tement risquaient tout, avec une faible chance de gagner, et de gagner fort peu. — (Alain, Souvenirs de guerre, p. 215, Hartmann, 1937)
    • Ils se sentaient en sécurité comme les spectateurs d’une course de taureaux : ils risquaient peut-être leur argent sur le résultat, mais c’était tout. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’édition de 1921)
    • (Absolument) — Avignon, Carpentras, Cavaillon, regorgent, pour la malédiction des familles, de tripots où de grosses sommes sont à chaque instant risquées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Oser une parole.
    • Et l’air, mon Claudin, l’air reniflable, risquais-je avec rusticité ? — Tu renifles ? Et les microbes ! Prends garde ! — (Émile Bergerat, Souvenirs d’un enfant de Paris, 1912, p. 218)
    • (Pronominal) S’aventurer ; se hasarder.
    • C'était la première fois qu'il se risquait au Montparnasse. Ses regards inspectèrent la salle et, finalement, se fixèrent sur la grosse nuque puissante de Feempje. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 143)
    • (Québec) Pouvoir, avoir une possibilité ou une occasion de.
    • Tôt ou tard, sur la patinoire comme à l'extérieur, Perry risque d'être très utile au Canadien, lui qui compte 1045 matchs d'expérience en saison régulière et 145 autres en séries éliminatoires. — (Benoit Rioux, Corey Perry veut faire sa place, Le Journal de Montréal, 9 janvier 2021)
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  • comptabilité
    • Tenue des comptes, la manière, l’action de rendre et d’établir des comptes.
    • Si Ripoil tombe, je risque gros. On va enquêter, fouiller dans la comptabilité. Et le bougre est capable de manger le morceau. Nous avons touché Barnold et moi. L'extorsion de fonds est indéniable. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 230)
    • Après un gigot flageolets avalé chez belle-maman, qu'il appelle « ma mère », monsieur met à profit l'après-midi dominical pour s'immerger dans la comptabilité familiale. — (Patrick de Funès, Médecin malgré moi, 2008)
    • Il a mis beaucoup d’ordre dans sa comptabilité.
    • Il aime bien la comptabilité.
    • Être chargé de la comptabilité.
    • Bureau de la comptabilité.
    • Le chef de la comptabilité va comptabiliser cette facture.
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  • sauter
    • S’élancer en l’air, soit pour retomber au même endroit, soit pour franchir un espace.
    • Souvent, il prenait l’envie au chef cuisinier du restaurant de prendre sa trial et de sauter les bosses et les fossés pour aller retrouver Gladys. — (Robert Béné, Scandale au salon du livre de Ré la Blanche, 2017)
    • Le roi, en rocquant, ne doit sauter que deux cases, c'est à-dire, que la tour avec laquelle il rocque, se mettra sur la case attenant immédiatement au roi, et celui-ci, sautant par dessus, se placera de l'autre côté de la tour. — (Hilaire Le Gai, Almanach des jeux : Académie nouvelle, Paris : Passard, 1853, page 168)
    • Sauter d’un bateau dans un autre.
    • Sauter à terre.
    • Il sauta dans la rivière.
    • Sauter sur un cheval.
    • Sauter en selle.
    • Sauter en croupe.
    • Sauter de joie.
    • Un cheval qui saute.
    • Faire sauter un cheval.
    • Un oiseau qui saute de branche en branche.
    • Faire sauter un chien par-dessus un bâton.
    • Sauter à bas de son lit : Descendre vivement de son lit.
    • Sauter à la corde : Sauter par-dessus une corde qu’on fait tourner en l’air.
    • (Billard) Faire tomber, en jouant, hors de la table du billard, en passant par-dessus les bandes.
    • Faire sauter une bille.
    • La bille a sauté.
    • (Jeux) Rétablir avec dextérité un jeu de cartes dans l’état où il était avant qu’on l’eût coupé.
    • Faire sauter la coupe.
    • (Cuisine) Cuire à feu vif en agitant de temps en temps la casserole.
    • Les aliments détaillés en menus morceaux sont sautés très rapidement avec très peu de matière grasse dans un récipient hémisphérique placé sur un brûleur très puissant. — (Michel Maincent-Morel, Techno Culinaire — Bac Pro, Éditions BPI , 2011, page 270)
    • Exploser, se détruire d'un coup, voler en éclats.
    • Tout à coup, comme dans le récit de Violetta, le bruit d'un vitrail qui saute en éclats. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
    • Et ce ne fut pas une lente décadence qui surprit le monde européanisé ; les civilisations antiques pourrirent et s’effritèrent ; la civilisation européanisée sauta d’un coup, pour ainsi dire. En l’espace de cinq ans, elle fut entièrement ébranlée et détruite. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
    • Forer des carottes dans le roc, en analyser les teneurs, placer des bâtons de cheddite au fond de la galerie, les faire sauter, faire sauter toute la montagne ... — (Michel Goeldlin, Panne de cerveau, Éditions Alban, 2004, page 220)
    • Faire sauter la cervelle à quelqu’un : Lui exploser la tête d’un coup de feu.
    • Se faire sauter la cervelle.
    • (Sens figuré) (Familier) Faire faillite.
    • Cette banque a sauté : Elle a fermé ses guichets.
    • (Sens figuré) (Familier) Perdre son emploi ou sa place.
    • Ainsi suspecté de servir la soupe aux généraux et aux ministres de droite (bien qu'il ait vertement envoyé aux pelotes Alain Peyrefitte lorsque ce dernier prétendit s’inviter lui-même à « Apostrophes »), Pivot eût dû, en bonne logique, « sauter » lorsque advint, en mai 1981, le pouvoir socialiste. — (Édouard Brasey, L’effet Pivot, Editions Ramsay, 1986, chapitre 3, § 2)
    • (Sens figuré) (Familier) Être supprimé.
    • Je suis déjà rentré, mon prof de physique étant en formation, mon cours a sauté.
    • S’élancer avec vivacité sur quelqu’un, sur quelque chose.
    • Sauter au collet, à la gorge de quelqu’un.
    • Il a sauté sur ses armes pour se défendre.
    • Il a sauté sur lui pour le frapper.
    • Les gens sautaient sur le radicalisme, sur le cléricalisme, le royalisme ou le général Boulanger, comme ils sautaient sur le prétexte d’une borne mitoyenne, pour affirmer que, dans leurs familles, on s’entendait à faire l’amour d’une certaine façon. Les Messelon se montraient enragés pour l’Alsace-Lorraine, la chasse aux tyrans et aux curés, parce que c’était pour eux une manière de faire l’amour — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 204)
    • Jean saute dans son short, attrape son sac à dos et dévale les escaliers, accompagné de Brigand, son chien. — (Pascale Chollet/Paskapoo, "Ligne de Crêtes" : nouvelles en Beaufortain et en Savoie, Éditions Lulu (Lulu.com), 2010, 2e édition 2011, page 51)
    • Sauter au cou de quelqu’un : L’embrasser avec empressement.
    • (Sens figuré) Parvenir d’une place inférieure à une place plus élevée, sans passer par les degrés intermédiaires.
    • Cet élève a sauté de la troisième à la première.
    • Passer subitement, rapidement d’une chose à une autre qui est différente, qui n’a point de liaison avec elle.
    • Sauter d’un sujet à un autre.
    • Il saute d’une idée à une autre, sans transition.
    • Passer d’un chapitre, d’une phrase, d’un paragraphe à un autre, dans un texte sans s’arrêter à ce qui est entre les deux.
    • Vous pouvez sans inconvénient sauter tout de suite au chapitre suivant.
    • (Marine) Changer brusquement de direction.
    • Mais, ô malheur! le vent saute au sud-ouest et nous enveloppe d'un brouillard épais. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 39)
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
    • (Transitif) Franchir en s’élançant en l’air.
    • Sauter un fossé.
    • Sauter la barrière.
    • Ce cheval saute bien les obstacles.
    • (Transitif) Omettre, passer quelque chose en récitant, en lisant, en transcrivant, etc.
    • Une feuille verte portait en tête : CONFIDENTIEL. Sautez les questions embarrassantes, mais soyez aussi complet que possible.Il me répugnait de sauter. En classe, dans les versions latines, je ne conseillais pas à mes élèves de sauter les difficultés, pour revenir, plus tard, les résoudre.« Ne soyez pas des sauteurs : » leur disais-je. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 66)
    • Sauter un passage.
    • Il a sauté deux feuillets.
    • Le copiste a sauté deux lignes.
    • Le pianiste a sauté une mesure.
    • (Transitif) (Haras) (Rare) Saillir, couvrir une jument.
    • Cet étalon a sauté tant de juments.
    • (Transitif) (Vulgaire) Posséder sexuellement.
    • Je comprends le type qui saute une vieille mocharde, parce qu’il se dit : – Elle va me filer le chèque dont j’ai besoin si je l’enfouraille comme elle veut. — (Honoré Bostel, Le roman d'un turfiste, Éditions La Table ronde, 1975)
    • Les rombières elles ont les seins remontés au maximum par des soutifs de marque, les dents pourries un peu cachées ainsi par la gouache à lèvres, espérant encore se faire sauter par des amis intimes, […]. — (Marc-Édouard Nabe, Zigzags, éditions Barrault, 1986, page 76)
    • […]. Frank est pas con au point d'épouser un paillasson pareil. — T'es jaloux, gros porc, de n'avoir jamais pu me sauter. — J'aurais eu trop peur d’attraper la chtouille ! — (F.-H. Ribes, Lecomte, la toile et l’araignée, Paris : Éditions Fleuve noir, 1985)
    • Mutatis mutandis, Hélène fut à M&mnoux ce que Judith Toumignon était à Clochemerle, sans atteindre la chaudasserie extrême de la Jacqueline de La Terre de Zola, qui se fait sauter du soir au matin par tout ce qui porte une queue. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Éditions Publibook, 2018, p. 157)
    • (Transitif) (Argot) Arrêter.
    • J’aurais dû le calotter, oui, n’est-ce pas, l’arrêter là-bas, et ce serait fini. […] C’est ainsi, fit le policier. On ne saute pas toujours qui on veut, où l’on veut. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • (Argot) Avoir faim (expression "la sauter").
    • — Rien à boire ni à bouffer. Ils la sautent, comme on ne l’a peut-être jamais sautée. — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 37)
    • « Et puis quoi, on ne peut pas tout donner pour rien. Est-ce qu’on a même le droit quand, chez vous, on la saute ? » — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 245)
    • Au camp, on la sautait, c’est vrai, mais il y avait la démerde. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 25)
    • (Transitif) (Argot) Dépasser un véhicule, le doubler à vive allure, en déboitant au dernier moment.
    • Quelqu'un a klaxonné derrière nous. [...] - Ta gueule, eh, peau de fesses, a crié Haymann à une Toronado tomate qui nous a sautés en miaulant. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 5, Réédition Quarto Gallimard, page 481)
    • (Transitif) (Argot) Passer une ville en la contournant.
    • Nous avons sauté Pontoise par la rocade et filé vers Paris. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, 1973, Chapitre 15, Réédition Quarto Gallimard, page 527)
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  • connait
    • Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe connaitre.
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  • baiser
    • Contact de la bouche sur le visage, sur les lèvres, sur quelque partie du corps d’une personne, par amitié, par amour, par civilité, par respect.
    • Par le baiser que me donne ma pauvre Modeste, je devine ce qui se passe en elle : si elle a reçu ce qu’elle attend, ou si elle est inquiète. Il y a bien des nuances dans les baisers, même dans ceux d’une fille innocente […] — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • Il y avait en outre une dent d’Abeilard et une dent d’Héloïse, deux blanches incisives, qui, du temps où elles étaient recouvertes par leurs lèvres frémissantes, s’étaient peut-être rencontrées dans un baiser. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
    • Un baiser légal ne vaut jamais un baiser volé. — (Guy de Maupassant)
    • Poète, prend ton luth et me donne un baiser. — (Alfred de Musset, La Nuit de mai)
    • […] Julie se baissa, lui présenta son front, et y reçut le baiser du soir, ce baiser machinal, sans amour, espèce de grimace qui lui parut alors odieuse. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?Pas sur la boucheUn baiser ? Un baiser ? Un baiser ? Un baiser ?Ça m'effarouche,Pas sur la bouche,Ça l'effaroucheLa bouche c'est fait pour causer,Pas pour baiser— (Yves Mirande, Albert Villemetz, Ta bouche, opérette, 1920)
    • Elle ne me demanda ni une parole, ni un baiser. Elle vit que je laissais une distance entre nos bouches. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IX)
    • Un baiser sans moustache, disait-on alors, c’est comme un œuf sans sel ; j’ajoute : et comme le Bien sans Mal, comme ma vie entre 1905 et 1914. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 36.)
    • couvrir de baisers, dévorer de baisers
    • prendre, cueillir, dérober, ravir un baiser
    • Geste de simulation d’un baiser où l’on porte sa main aux lèvres, à l’adresse d’une ou plusieurs personnes.
    • Les girls saluaient en ployant les genoux, ainsi que des petites filles qui font la révérence et en envoyant des baisers. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Pâtisserie) (Belgique) Sorte de meringue double, spécialité de la ville belge de Malmedy, en Wallonie.
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  • situer
    • Placer, poser en certain endroit par rapport à l’exposition, à l’aspect, au voisinage, etc.
    • Le duc de Guise reconduisit sa belle-sœur, la duchesse de Nevers, en son hôtel qui était situé rue du Chaume, en face de la rue de Brac, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre II)
    • Avant l'arrivée des Magyars, les Slaves méridionaux occupaient toute la plaine danubienne et le noyau de leur puissance était situé entre le Rab, le Danube et la Drave. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.96)
    • Cette histoire se situe au milieu du siècle des lumières.
    • La ville de Toulouse se situe en France.
    • Je situe cette ville dans ce pays.
    • On a mal situé ce château, il fallait le situer sur le bord de la rivière.
    • Cette maison est située à mi-côte, est située dans un vallon.
    • Cette ville est avantageusement située pour le commerce.
    • (Sens figuré) Assigner une place en imagination, dans son esprit.
    • Quelque caillou qu'on lui présentât, il en situait toujours et sans erreur l'emplacement exact : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958, page 70)
    • Situer un personnage.
    • Je ne situe pas bien sa maison, sa propriété.
    • (Pronominal) Avoir sa place, dans l'espace ou dans le temps.
    • La commune de La Chapelle-Heulin se situe au cœur du vignoble nantais, au sud-est du département de la Loire-Atlantique. — (‎Petit Futé Loire-Atlantique 2015, page 180)
    • Pays qui se situe au douzième rang de la production de pétrole.
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  • garder
    • Veiller ou surveiller étroitement.
    • Contrairement à ses frères, […], qui marchaient dans les pas de leur géniteur, Michele ne se voyait pas toute sa vie garder les chèvres et les mulets, […]. — (Gérard de Cortanze, Banditi, page 33, Albin Michel, 2004)
    • Garder un retranchement, une position.
    • La police garde la maison depuis quelques jours.
    • Garder les troupeaux, les vaches, les oies.
    • On l’a chargée de garder les enfants.
    • Un peloton de cavaliers gardaient la personne du roi.
    • Garder des prisonniers.
    • Que Dieu te garde !
    • Garder un malade, une femme en couches, se tenir assidûment auprès d’eux pour les soigner et les servir.
    • (En particulier) Préserver de toute atteinte, de tout danger.
    • Certains prétendaient déjà que les casques leur feraient tomber les cheveux. D’autres entrevoyaient qu’ils les garderaient au contraire des rhumes de cerveau. — (Léonce Bourliaguet, Les aventures du petit rat Justin, Société universitaire d’Éditions et de Librairie, 1935, pages 14-15)
    • Il ne suffit pas de se laver les mains avant chaque repas et de respecter le Sabbat pour se garder du péché. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
    • Retenir en sa possession.
    • Ces gens là, quelque pitoyables que nous nous montrions pour eux, nous garderont jusqu'au bout la même haine inexpiable ; […]. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.59)
    • Ne les trouvant pas, ils en concluraient qu’il les avait gardés et ils le pourchasseraient. Il n’avait donc qu’à rester tranquillement à l’affût… Est-ce que rien ne clochait dans ce plan ? — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 361 de l’édition de 1921)
    • Garder ses habitudes.
    • Garder le silence.
    • Avoir de la peine à garder son sérieux.
    • Garder rancune à quelqu’un, lui garder de la haine.
    • Garder une consigne.
    • Ces chiens gardent la bonne voie signifie qu’ils gardent la bonne route, sans se laisser égarer et sans prendre le change.
    • Garder un secret. Ne pas le révéler.
    • Gardez cela pour vous. Ne le répétez pas.
    • C’est bon, gardez la monnaie. (Le pourboire).
    • (En particulier) Retenir quelqu’un auprès de soi.
    • Je l’ai gardé huit jours à la campagne.
    • Je vous garde à dîner !
    • Accordez-moi un moment d’entretien, je ne vous garderai pas longtemps.
    • Cet industriel a gardé tout son personnel.
    • J’ai gardé ce domestique douze ans.
    • Ne pas quitter.
    • Le chien, qui se faisait vieux et n'aimait point à découcher, était, comme d'habitude, rentré dès le premier soir et gardait le coin du feu, car on était en hiver. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Garder la chambre. — Garder le lit.
    • (Militaire) Garder les rangs, rester à l’alignement.
    • Garder son rang, soutenir avec dignité son rang, son état.
    • Garder son chapeau sur la tête.
    • Garder son pardessus, ses gants.
    • Mettre de côté, en réserve, conserver.
    • Vous ne savez pas ce que Dieu vous garde, ce que la Fortune vous garde, se dit à une personne qui est dans l’affliction, dans le malheur, pour faire entendre qu’il peut lui arriver des consolations, que sa condition peut devenir meilleure.
    • On se sert aussi de la même locution pour mettre en garde contre les chances mauvaises que peut réserver l’avenir.
    • — Est-ce raisonnable d’être heureux ainsi ? Qui sait ce que demain nous garde ? — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre X)
    • Gardez ces restes pour demain.
    • On lui gardera quelque chose pour dîner.
    • Je garde cet argent pour mon voyage.
    • Je garde ce trait pour la fin.
    • Il garde ses faveurs pour ceux qui lui sont dévoués.
    • On ne peut pas garder plus longtemps ce gibier, il faut le manger.
    • Ce vin ne se gardera pas.
    • Gardez soigneusement ces papiers, ils pourront vous être utiles.
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  • inexploré
    • Qui n’a pas été exploré.
    • Cette séparation, dont les phénomènes étonnent, provient d’un mystère inexploré, peut-être inexplorable. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
    • La vallée de la Lanterne dans son cours supérieur et moyen est restée longtemps à peu près inexplorée, l’attention des botanistes ayant été plutôt sollicitée par les deux chaînes voisines du Jura et des Vosges […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 2)
    • On se figure sans peine l’empressement que je mis à me rendre à une invitation qui me permettait de voir le Sultan, sa cour, son armée et une région à peu près inexplorée. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 12)
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  • sentais
    • Première personne du singulier de l’imparfait de sentir.
    • Je sentais l’intensité du courant grandir et à mesure ma gorge, mes mâchoires, tous les muscles de mon visage, jusqu’à mes paupières se contracter dans une crispation de plus en plus douloureuse. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • Je voyais, elle était revenue, je savais, je sentais, je me sentais m’oxygéner, me désengriser, me revitaliser. — (Jacques Sternberg, Sophie, la mer et la nuit, 2012)
    • Deuxième personne du singulier de l’imparfait de sentir.
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  • laver
    • Nettoyer avec de l’eau, pure ou savonneuse ou de lessive, ou, avec tout autre liquide.
    • Il poussait ma porte, et je le voyais tout gris, tout chauve, en manches de chemise, le cou nu, qui se lavait la figure dans la cuvette. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Moi, des micropes (sic), j’en ai pas. Je sais même pas comment ça se dit en patois ! Je me lave que le dimanche, comme tout le monde ! Et même Baptistin dit que c’est pas naturel et que ça donne des maladies ! Et Mond de Parpaillouns, il s’est jamais lavé de sa vie, il a plus de septante, et regarde comme il est gaillard ! — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, pages 161-162)
    • Les betteraves, après avoir été lavées, sont découpées en cossettes très minces par un coupe-racines. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 144)
    • Arsène André avait commencé de laver quelques pommes de terres qu’il cuirait sans les peler - à la baïenne - à l’étouffée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • On me lavait les cheveux avec du shampoing Dop. On l’achetait en berlingots. J’aimais bien. — (Béatrice Courraud, Non, je n’ai rien oublié, mes années 60, 2011, page 15)
    • (En particulier) Enlever une tache, une salissure, au moyen d’un lavage ou en la frottant au moyen d’un produit chimique ou autre.
    • (Sens figuré) Enlever, en parlant de choses qui flétrissent l’honneur, qui ternissent la réputation.
    • Le patron de Roscosmos, l’agence spatiale russe, caresse un rêve, celui d’envoyer des ­ astronautes russes laver l’affront de 1969, quand Neil Armstrong a posé pour la première fois le pied sur la Lune, « visitée » par la suite par onze autres astronautes, tous Américains, dans le cadre du programme Apollo. — (Isabelle Mandraud, La Lune, nouveau Graal de Roscosmos ?, Le Monde. Mis en ligne le 3 décembre 2018)
    • Yohanân se tient au bord du Jourdain et lave de leurs péchés les hommes qui viennent le voir en leur mettant la tête sous l’eau. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, Prologue)
    • (Sens figuré) Débarrasser.
    • Son visage était comme lavé de toute expression. — (Antoine de Saint-Exupéry, Pilote de guerre, II, 1942)
    • (Art) Ombrer, colorier un dessin en étendant une ou plusieurs teintes d’encre de Chine, de bistre ou d’autre couleur délayée dans de l’eau de gomme.
    • Elle savait laver une sépia, peindre à la gouache et à l’aquarelle. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, première partie)
    • Laver, dans un plan, les masses de construction en rouge et les masses de verdure en vert.
    • (Sens figuré) Vendre ou revendre, généralement à perte, quelque chose dont on veut se débarrasser.
    • Cependant, j’ai là quelques bouquins que vous pourriez aller laver. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème)
    • Un poëme ? — Merci, mais j’ai lavé ma lyre. — (Tristan Corbière, « Ça », in Les Amours jaunes, 1873)
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  • pardonner
    • Accorder le pardon d’une faute commise, ne garder aucun ressentiment d’une injure reçue. — Note d’usage : En ce sens il a toujours le nom de la chose pour complément direct et le nom de la personne pour complément indirect avec la préposition.
    • Je lui pardonne de bon cœur tout le mal qu’il m’a fait.
    • Je vous pardonne pour cette fois, mais n’y revenez plus.
    • J'imagine que, tout au long de leurs amours intermittentes, toujours traversées et toujours renaissantes, Romain et Meg, puis Romain et Margault avaient eu, l'un et l'autre, chacun de son côté, beaucoup à se pardonner et à se faire pardonner. — (Jean d'Ormesson, Voyez comme on danse, éd. Robert Laffont, 2001)
    • « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font », telles sont les paroles du Christ condamné à mourir injustement. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 140)
    • Excuser, supporter, tolérer.
    • C’est une insolence qui ne peut se pardonner.
    • Pardonnez mes craintes, mes soupçons, mon oubli.
    • Je ne me pardonnerai jamais la faute que j’ai commise, la sottise que j’ai faite.
    • Je ne me pardonne pas de m’être fié à ce malhonnête homme.
    • Dans l’amitié, dans le commerce de la vie, il faut se pardonner mutuellement beaucoup de choses.
    • Voir sans chagrin, sans dépit, sans jalousie.
    • Elle lui pardonna une légèreté d'esprit, dont, après tout, elle n'avait jamais souffert : quand les défauts des autres ne nous nuisent pas, il est rare qu'ils nous choquent beaucoup. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    • On lui pardonne ses succès à cause de sa modestie.
    • Cette femme a bien de la peine à pardonner aux autres leur beauté.
    • (Désuet) Avec la préposition à.
    • Pardonnez à ma franchise, à mon amitié les reproches que je vous fais.
    • Je pardonne cela à l’état où vous êtes.
    • S’emploie souvent comme un terme de civilité.
    • Pardonnez-moi/Pardonnez si je vous contredis.
    • Pardonnez-moi la liberté que je prends.
    • Vous me pardonnerez de vous dire que l’affaire ne se passa pas de la sorte. Note : Dans cette acception, on dit quelquefois simplement, et sans rien ajouter, Pardonnez-moi, vous me pardonnerez pour exprimer avec politesse qu’on n’est pas d’accord de ce qu’un autre dit.
    • Excepter, épargner. — Note d’usage : En ce sens, il ne s’emploie guère qu’avec la particule négative.
    • On dit encore que, profondément atteint, sous la rongeure d'un mal qui ne pardonne pas, Abd-ul-Hamid est préoccupé de sa succession. — (Victor Bérard, Le sultan, l'islam et les puissances, page 62, Armand Colin, 1907)
    • La phalloïde ne pardonne pas, la panthère non plus. Pour la fausse oronge, elle est toxique ; elle tue les mouches, dit-on ; pourtant dans les pays du nord, les gens en usent pour donner de beaux rêves. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • La mort ne pardonne à personne.
    • Le temps ne pardonne à aucune chose.
    • Cette maladie ne pardonne point, on y succombe tôt ou tard.
    • (Intransitif) Faire grâce.
    • C'était à qui danserait, jouerait ou chanterait avec le plus d’entrain. Les casseux-de-veillée comme moi n'étaient pas populaires. Mais comme j'étais "nouveau", on me pardonnait. — (Jean-Claude Castex, Rivière-Rouge, Vancouver : Éditions P.O., 2015, page 296)
    • Cet écolier avait mérité une punition, son maître lui a pardonné.
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  • défiler
    • Détacher une chose du fil du cordon où elle était passée.
    • Défiler les perles d’un collier, les grains d’un chapelet. Son collier s’est défilé. Ce chapelet va se défiler.
    • Défiler son chapelet.
    • Défiler une fortification, la disposer de manière à le protéger contre l’enfilade du feu des ennemis.
    • Énumérer en enfilade, comme on récite les grains d’un chapelet.
    • Je lui promets de lui confier des péchés plus rares, plus extraordinaires et plus intéressants, bien sûr, que tous ceux que peuvent lui défiler ses péronnelles de pénitentes. Vous pouvez l’avertir qu’on le demande pour une belle confession. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 118)
    • Aller en file.
    • Tacherot est formidablement tuyauté sur la plupart d'entre eux, grâce au génial Pelletier, qui voit défiler dans ses soirées partouzardes les personnalités les plus variées de la politique, de la littérature, du théâtre, des Banques, de l'Industrie. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 184)
    • Là, tous le notables défilèrent pour lui baiser la main. Il dit à chacun quelques mots. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
    • Dans leur moitié de monde, sans doute, un orchestre jouait au loin, des oiseaux bleus gazouillaient, des petits nuages roses défilaient en trombe dans le ciel, enfin tout ce qui se passe dans ces moments-là. — (Terry Pratchett, Les Annales du Disque-monde, tome 5 : Sourcellerie, traduit de l'anglais par Patrick Couton, Nantes : L'Atalante, 2012)
    • (Intransitif) Exhiber, en marchant, des atours de mode.
    • Défiler en public sur un podium représente l'épreuve du feu pour une mannequin. Il faut savoir marcher, porter le vêtement, faire son cinéma... Personnellement, j'ai commencé à défiler très jeune. — (Rebecca Ayoko, avec Carol Mann, Quand les étoiles deviennent noires : Des rues d'Abidjan aux podiums d'Yves Saint Laurent, éd. Jean-Claude Gawsewitch, 2012)
    • (Intransitif) (Politique) Marcher, en file nombreuse, dans les rues, pour revendiquer.
    • Depuis quelque temps on faisait défiler les veuves de guerre sous nos fenêtres. Des centaines de veuves de guerre. Elles criaient de leurs voix aiguës : « Clemenceau assassin, Clemenceau assassin. » — (Gilbert Prouteau, Le dernier défi de Georges Clémenceau, Éditions France-Empire, 1979, page 249)
    • L'hymne des hirakistes, les manifestants antirégime qui défilent pacifiquement dans les rues chaque vendredi en Algérie, est une adaptation de La Casa del Mouradia, une célèbre chanson des supporters de l'équipe de football USM Alger. — (Petit Futé Algérie 2020/2021, sous la direction de Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, 2020)
    • (Par extension) (Par ellipse) (Impersonnel) Se dit d’un lieu où de nombreuses personnes passent régulièrement.
    • Elle l’a annoncé sobrement vendredi dernier, avec l’air de ne pas trop vouloir déranger l’internaute occupé à faire défiler les publications de son fil Instagram. La chanteuse de rock britannique PJ Harvey republie son album To Bring You My Love en vinyle […]. — (Victorine de Oliveira, La lettre de Philosophie Magazine, du 16 septembre 2020)
    • Tu sais, en vingt ans de nounou, ça a défilé, les gosses mal élevés !
    • (En particulier) (Par euphémisme) Se dit d’une maison dont l’occupant accueille régulièrement des relations extra-conjugales.
    • J’habite en face de chez elle, alors je peux te dire que ça défile.
    • Faire faire un mouvement à des troupes pour les voir plus en détail.
    • Après la revue, on fit défiler les troupes par compagnies.
    • (Militaire) Disposer les hommes d'une troupe de façon à éviter l’enfilade du feu ennemi.
    • Il avait donc sous la main une vingtaine d’hommes, bien défilés, disposant d’un admirable champ de tir, le lit même de l’arroyo, avec le gué au beau milieu. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 244)
    • (Pronominal) (Militaire) Couvrir sa marche à la faveur d’un abri.
    • On avait bien là-haut, comme disait le zouave, l'inconvénient des obus qui tombaient çà et là; mais on pouvait aisément se défiler des balles. — (Amédée Achard; Récits d'un soldat - Une Armée Prisonnière; Une Campagne Devant Paris -1871)
    • (Pronominal) (Sens figuré) Se dérober.
    • Ils se sont défilés l’un après l’autre.
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  • combler
    • Remplir jusque par dessus les bords.
    • Combler une mesure.
    • Faire que ce qui était creux ne le soit plus.
    • Venise aura le sort d'Alger, […]. Un jour, par mesure sanitaire, on comblera tous les canaux. Il y passera des tramways de banlieue, c'est à dire des trains de cinq voitures. — (Pierre Louÿs, La ville plus belle que le monument, dans Archipel, 1932)
    • Après le « mur murant » de 1786, les fortifications de 1840 ont été démolies pierre par pierre, et la terre de leurs glacis à servi à combler les fossés de défense dont on l'avait tirée. — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 243)
    • (Sens figuré) Remplir un vide, compenser un défaut.
    • Être ultra-resserré sans la balle et déployé avec, une stratégie qui permet de combler les lacunes individuelles quand le ballon est perdu. — (Julien Momont, ‎Christophe Kuchly, ‎Raphaël Cosmidis, Les entraîneurs révolutionnaires du football, 2017)
    • (Par extension) Satisfaire ; exaucer.
    • — C’est bon ?— À combler le Prophète, murmura Mokkhi. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
    • Privilégiez le naturel et la simplicité. Cela comblera d’aise la personne qui vous chérit le plus. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 36)
    • En rentrant du dîner, j'ai couché avec Seb dans sa Maserati, mais je n’étais pas comblée, alors, j'ai rappelé N. Il n'a pas décroché et n'a pas répondu à mon sexto non plus. Je suis dépitée et frustrée. — (Rose Émilien, Les Michetonneuses, Éditions Don Quichotte, 2016)
    • Charger.
    • J'ai été comblé de faveurs.
    • Mes succès scolaires la comblaient d’orgueil. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 25)
    • (Vieilli) Mettre le comble à quelque chose, le rendre complet.
    • Il a comblé sa perfidie.
    • Cette perte a comblé ses infortunes.
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  • quantité
    • Tout ce qui peut être mesuré par un nombre, et par conséquent susceptible d’accroissement ou de diminution.
    • […] ; une petite quantité de farine de seigle, mêlée à la farine de blé, lui communique une saveur agréable. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 117)
    • Les petits faux sauniers imaginaient aussi toutes sortes de camouflages pour passer de faibles quantités de faux sel. — (Bernard Briais, Contrebandiers du sel : La vie du faux saunier au temps de la gabelle, Paris : Éditions Aubier Montaigne, 1984, page 74)
    • Nombre plus ou moins grand, proportion plus ou moins grande de personnes ou de choses.
    • Devant une table, encombrée par un chanteau de pain, une demi-meule de gruyère et une innombrable quantité de bouteilles vides, les deux amis qu’on croyait morts devisaient paisiblement comme des sages. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • L’opération a donc pris quatre jours. Elle a entraîné la perte de nombreuses vies humaines et d’une quantité de bêtes et de bagages. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 143)
    • Multitude, abondance.
    • Même alors, son esprit n’en fut pas autrement frappé. Ce n’était qu’un fait de plus au milieu d’une innombrable quantité de faits extraordinaires et inévitables. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 249 de l’édition de 1921)
    • La qualité des choses est souvent préférable à la quantité.
    • (Linguistique) (Prosodie) Quantité vocalique. Durée longue ou brève des syllabes.
    • La versification latine et la versification grecque sont fondées sur la quantité.
    • Les règles de la quantité.
    • Il y a une faute de quantité dans ce vers.
    • Je souffre de me voir accablé d’éloges que je ne mérite pas, on me prend pour un fort, je ne suis qu’un simple filou. Je vole à droite, à gauche, je ramasse des rejets au coin des livres. Je suis même malhonnête quelquefois. J’ai besoin d’une épithète ; peu m’importe de sacrifier la vérité ! Je prends dans le dictionnaire le mot qui fait l’affaire, quand même il dirait le contraire de ce que je voulais dire. Je perds la notion juste ! Il me faut mon spondée ou mon dactyle, tant pis ! — la qualité n’est rien, c’est la quantité qui est tout. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
    • Et qu’ai-je fait de mal ? des fautes de quantité et de grammaire, voilà tout. Puis j’ai, sur un faux renseignement, dit qu’il y avait huit facultés de l’âme quand il n’y en a que sept. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
    • Les Américains, quand ils sont nouveaux ici, prononcent le latin à l’espagnole ; mais on leur apprend bien vite à le prononcer à la française. Il ne s’agit pas seulement de certaines lettres ; il s’agit aussi de la quantité des voyelles. — (Valery Larbaud, Fermina Márquez, 1911, réédition Le Livre de Poche, pages 144-145)
    • (Musique) Durée relative que les notes ou les syllabes doivent avoir.
    • La quantité produit le rythme.
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  • fossé
    • Fosse creusée en long pour clore, pour enfermer quelque espace de terre, ou pour faire écouler les eaux, ou anciennement pour la défense d’une place, d’une ville, d’un château.
    • Ce sont ces chemins qu'il s'agit de macadamiser; non pas au moyen de pierres jetées à tort et à travers, mais au moyen d'un macadam de 2m. 50 c. de large, avec fossés pour l'écoulement des eaux; un macadam bien fait, recouvert en matière dure, quoique tendre au fond. — (Observations sur les routes dites Mac Adam, par Auguste Jones, suivies d'une réponse de W. Mac Adam à M. Haussmann & à M. C. D. Versluys, Bruxelles : chez A. Lacroix, Van Meelen & Cie, 1861, page 39)
    • Habituellement les terrains mouilleux qu’on veut planter sont assainis au préalable et le creusement des fossés de drainage sert à faire des buttes ou des remblais. — (A. Fron, Forêts, Pâturages et Prés-Bois, Encyclopédie des connaissances agricoles, Hachette, 1909, page 137)
    • La ville avait la réputation d’être imprenable ; son château s’élevait à l’est et la ceinture de murailles qui entourait la cité venait s’y attacher; des portes, des bastions, des fossés formaient un respectable appareil de défense. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
    • Après le « mur murant » de 1786, les fortifications de 1840 ont été démolies pierre par pierre, et la terre de leurs glacis à servi à combler les fossés de défense dont on l’avait tirée. — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 243)
    • Il atteint le fossé qui délimite la Belgique et la France et, en dépit des feuilles pourries qui l’entravent, il le suit à toute allure. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • (Sens figuré) Séparation profonde.
    • C’est pour cette raison qu’on a confondu, très souvent, la piraterie avec la course ; en droit pur, c’est chose différente, en pratique, le fossé qui les sépare est beaucoup moins profond. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 46)
    • Si profond était le fossé entre la bourgeoisie manufacturière et les ouvriers du textile que les luttes révolutionnaires, dans Sedan, prirent comme nulle part ailleurs le caractère d’un conflit entre classes. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
    • Le fossé des générations existe à toute époque, même quand poussent sur ses bords les fleurs des bons sentiments. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, pages 141-142)
    • Des fossés déjà présents, notamment ceux entre public et privé, entre la réussite ici et dans les autres provinces, semblent s’être accentués. — (Antoine Robitaille, Après la pandémie, relançons aussi l’éducation, Le Journal de Québec, 16 janvier 2021)
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.