Dictionnaire des rimes
Les rimes en : coqueleux
Que signifie "coqueleux" ?
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- (Nord, Wallonie) Personne qui fait combattre des coqs.
- Laurent ne semble pas avoir été un "coqueleux" ou Zola ne s’est-il pas intéressé à ce jeu ? — (Henri Marel, Germinal: une documentation intégrale, 1989)
- Au fil des combats, une odeur de sang et de transpiration animale s’installe dans la pièce. Des plumes de duvet volettent et finissent par tapisser les épaules des coqueleux. Les dragons délaissent peu à peu leur habit d’apparat. — (Geoffrey Le Guilcher , Camille Millerand, Best-of : Raging poules, Le Nord, ses PMU et ses derniers éleveurs de coqs de combat, le 13 Août 2015 sur www.streetpress.com)
Mots qui riment avec "eu"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "coqueleux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eu , eus , eut , eux , eud , eue , eues et oeuds .
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pelucheux
?- Qui donne au toucher la sensation de la peluche.
- Ce volume, petit in-32, semblable à un Annuaire du Bureau des Longitudes, est recouvert de drap pelucheux comme un bréviaire de chanoine. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Des hommes au bonnet pelucheux. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Oui, la tragédie des espadrilles mouillées, avec ce nœud pelucheux qui s’ébouriffe juste au coin, cette raideur de la semelle ankylosée, cette hostilité coupante du tissu. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 74)
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prodigieux
?- Qui tient du prodige, qui est extraordinaire.
- Un événement prodigieux.
- (Par hyperbole) (Plus courant) Qualifie quelque chose d’exceptionnel, de plus grand qu’on ne s’y attendait.
- Mais quand il s'aperçut de la vanité de ses efforts et que, d'autre part, il vit l'Église menacée dans son existence par le développement prodigieux pris par les sectes hérétiques, il changea brusquement d'attitude. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- En avril 1872, les mouches de la Saint-Marc envahirent Paris et sa région. Elles volaient en abondance et venaient s'abattre sur les passants. L'apparition surprenante en nombre prodigieux de cet insecte fit craindre à certains l'annonce d'un fléau. — (Vincent Albouy, Des insectes en ville, Éditions Quae, 2017, page 33)
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disgracieux
?- Qui est dépourvu de grâce.
- Sur l’escalier, une demi-douzaine de chambrières bavaroises, accourues à mon coup de sonnette, s’échelonnaient avec cette tournure disgracieuse d’oiseaux sans ailes qu’ont toutes les femmes au-delà du Rhin. — (Alphonse Daudet, L’empereur aveugle, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 236)
- Je ne connaissais encore que des châteaux et des églises gothiques dont la mélancolie, empreinte de rudesse, inspire seulement à l’âme des pensées disgracieuses. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 152)
- Le crapaud ne nous apparait, au bout du compte, ni plus disgracieux ni plus répugnant que bien d’autres créatures naturelles. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- L’anglais paie le prix fort de son hégémonie. Car le « globish » disgracieux que l’on ânonne d’un bout à l’autre de notre monde globalisé n’a rien à voir avec la langue abondante, élégante et infiniment plastique qui a fait les riches heures de la littérature d’expression anglaise, […]. — (Élie Barnavi, « L’anglais, langue en péril », dans Marianne no 689, 3 juillet 2010)
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khâgneux
?- (France) Élève de khâgne, deuxième année de classe préparatoire littéraire.
- Les khâgneux vont bientôt passer les concours.
- On sait que les familles Rousseau et Jarry, lavalloises toutes deux, étaient liées de longue date quand le jeune Alfred, khâgneux du lycée Henry-IV, polygraphe génial, entra dans le champ magnétique d’un peintre qui avait l’âge de son père. — (Stéphane Guégan, Le pinceau et la plume, dans Le Douanier Rousseau, charmeur de son temps, Hors-série Télérama 2016, page 46)
- J’ai joué Muray au théâtre de l’Atelier des centaines de fois devant des salles toujours pleines. Abonnés de Télérama, lecteurs du Fig Mag, bobos à Vélib’, curé en soutane, khâgneux tourmentés, festifs enthousiastes. — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 152)
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noueux
?- Qui a beaucoup de nœuds, en parlant du bois.
- Le hêtre n’est pas si noueux que le chêne. — Un bâton noueux.
- (Sens figuré) Dont les articulations présentent des nodosités, en parlant d’une personne.
- L’autre, sec, noueux, noiraud, correct à la façon d’un danseur salarié, répondait à l’appellation du « Mondain ». — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Triggs perdit connaissance comme s'il avait été une petite femmelette de rien du tout et non un solide et noueux vieillard. — (Jean Ray, Harry Dickson, X-4, 1934)
- Doigts noueux.
- (Par extension) Qui produit des nodosités.
- Rhumatisme noueux.
- (Héraldique) Se dit d’un meuble héraldique présentant à sa surface des nœuds de branches ou des écots.
- Tiercé en pairle renversé au 1° d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'argent, la queue fourchue passée en sautoir ; au 2° d'azur à la serre de griffon d'or tenant un bâton noueux d'argent ; au 3° de gueules au fer à cheval d'or accosté de deux clochettes de muguet d'argent. ; au pairle renversé ondé d'argent brochant sur la partition, qui est de Nubecourt → voir illustration « bâton noueux »
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adieu
?- (De nos jours) Terme de civilité et d’amitié dont on se sert en prenant congé de quelqu’un qu’on ne reverra plus pendant une longue période, si ce n’est jamais.
- Adieu, je m’en vais. — Je ne veux vous dire que « bonjour » et « adieu ». — Il est allé dire « adieu » à untel.
- Il ne dit jamais « adieu » à ses amis. — Il ne lui a même pas dit « adieu ». — Il y eut bien des larmes répandues quand ils se dirent « adieu ».
- Je ne vous dis pas « adieu ». ou Sans « adieu ».
- La guerre s’était enfin achevée. Pour avoir été séparés, nous serions ensemble plus heureux que jamais. Pourtant ces séparations que la vie nous ménage ne sont que la préparation de l’adieu définitif, auquel il faut arriver. Je n’étais revenu que pour quitter mes parents, cette fois sans retour. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 87)
- (Vieilli) ou (Régionalisme) Sert pour dire « Au revoir ».
- — Mon cher, vous me donnez des renseignements, et je les écoute comme un rapport sur la position occupée par l’ennemi. Du reste, adieu, au revoir. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- — Alors, adieu, à bientôt, n’est-ce pas ? tâchant par l’amabilité du regard et la contrainte du sourire de l’empêcher de penser qu’elle ne lui disait pas, comme elle eût toujours fait jusqu’ici :— À demain à Chatou, à après-demain chez moi. » — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- « J'attendrai un messager pour vous faire savoir s’il faut me mettre en route pour la France. Adieu, mon cousin. Nous nous reverrons au souper. » — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 1, « Le Roi de fer »)
- Adieu, à demain !
- (Familier) (Aquitaine) (Occitanie) (Savoie) (Suisse) Se dit pour saluer une ou des connaissances de façon amicale.
- A Genève, à Lausanne, à Neuchâtel, à Chambéry et dans le midi de la France on dit adieu à une personne que l’on aborde et qu’on est dans l’usage de tutoyer. — (Jean Humbert, Nouveau glossaire genevois, tome premier, Jullien, Genève 1852, pages 7-8)
- Soldignac, entrant. — Adieu ! — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- (Sens figuré) (Familier) Se dit d’une personne qui est dans un péril évident ou d’une chose qui court un grand risque.
- Si la fièvre vient à redoubler, adieu le malade. — Si vous touchez à ce plateau, adieu mes porcelaines. — Adieu mon argent.
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boiteux
?- Qui boite.
- Être, devenir boiteux. — Cette femme est boiteuse. — Un cheval boiteux.
- Une boiteuse ! répéta le prince. Madame aurait cela sous les yeux ? Ma foi, non, ce serait trop dangereux pour ses grossesses. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, 1847, Michel Lévy frères, page 242)
- (Par analogie) Qualifie un meuble à un de ses pieds plus court que les autres.
- Table boiteuse, siège boiteux.
- (Sens figuré) Qualifie une pièce de tissu qui n’offre de dessin qu’à l’un de ses bords ou de ses bouts.
- Ruban boiteux, châle boiteux.
- (Sens figuré) (Familier) Qualifie une phrase qui a un de ses membres trop court par rapport à un autre ou aux autres.
- (Poétique) Qualifie un vers auquel il manque une ou plusieurs syllabes.
- (Politique) Qualifie une paix chancelante, mal assurée, sans avenir.
- Cette trêve boiteuse fut définitivement rompue par l’assassinat (car il n’y a pas d’autre mot pour un tel acte) du Wetterhorn, au-dessus de Union Square […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 237 de l’édition de 1921)
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cauchemardeux
?- Plein de cauchemars.
- Un sommeil cauchemardeux.
- Je passe des nuits cauchemardeuses.
- Et le plus cauchemardeux (ça se dit aussi bien que desque), c’est l’inertie générale. — (Frédéric Dard, Du champagne pour tout le monde, Fleuve noir, Paris, 1981)
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antivenimeux
?- Relatif à l’antivenin.
- Sur la standardisation du sérum antivenimeux polyvalent préparé par l'Institut Haffkine contre les venins des quatre serpents les plus communs dans l'Inde (cobra, bongare bleu, vipère de Russell et échide carénée). — (Institut Pasteur de Tunis, Archives de l'Institut Pasteur de Tunis : Volume 43, 1966)
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boutefeu
?- Baguette garnie à son extrémité d’une mèche d’étoupe qui servait à mettre le feu aux pièces d’artillerie ou aux mines.
- Tantôt le boutefeu est composé de brins de roseau, ou de paille, ou d'aubier de tilleul... imprégnés de pulvérin... tantôt c'est de la poudre très fine enfermée dans une baguette creuse de Coudrier ou de sureau dont on a retiré la moelle. — (Thierry Veyron, Essai sur l'évolution technique des houillères françaises et belges: 1800-1880, L'Harmattan, 1999, page 25)
- Chaque canonnier était à sa place : l'un tenait une longue louche, un autre un boutefeu en bois et une grande bougie incandescente, prêt à allumer la poudre, […]. — (C.-J. Sansom, Corruption, Place Des Editeurs, 2011)
- (Par extension) Celui qui mettait le feu au canon ou à des pièces d’artifice.
- (Parfois) Incendiaire.
- Non seulement Béranger sut leur résister, mais il se lança dans une fulgurante contre-attaque durant laquelle ses boutefeux incendièrent deux châtellenies du banneret de Roumégoux et un fief se trouvant dans la juridiction de l'évêque de Rodez. — (Michel Folco, Dieu et nous seuls pouvons, Le Seuil, 2014)
- Il aurait été provoqué par des boutefeux engagés par les Flamands et les Anglais. Plusieurs suspects furent arrêtés et pendus presque aussitôt. Avant leur supplice, ils auraient confessé leur nombre, plus de 400. Ils auraient été chargés d'incendier les plus grande villes du royaume pour le ruiner. — (Didier Le Fur, François Ier, éd. Perrin, 2015)
- (Sens figuré) Celui qui excite des discordes et des querelles.
- Nous savons de sources nombreuses, dit-elle, que les prêtres catholiques romains de l'Inde sont pour la plupart des rebelles, des boute-feu, des fauteurs de mécontentement et de sédition... — (« Mélanges », dans la Revue contemporaine: philosophie - histoire - sciences - littérature, Paris : 1858, tome 37 (2e série, vol.2); page 214)
- Il est un boutefeu d’extrême droite – un provocateur cherchant à nourrir les conflits et les pires préjugés anti-immigration. — (Josée Legault, Éric Zemmour, un provocateur inquiétant, Le Journal de Québec, 2 décembre 2021)
- (Industrie minière) Celui qui est affecté au tir des mines d’abattage et qui est chargé des procédures de sécurité, du chargement des mines, du tir et des procédures administratives inhérentes à la fonction.
- Des boutefeux sont spécialement chargés du tir des mines. Ce tir se fait électriquement : les boutefeux emportent avec eux la magnéto de tir, les fils de raccord et les amorces. Le piqueur a la charge des explosifs qu'il transporte dans une boite fermée au cadenas dont le boutefeu seul a la clef. — (J. Taffanel, Les catastrophes du puits West Stanley (16 février 1909) et du puits Pretoria (21 décembre 1910), H. Dunod et E. Pinat, 1911, page 16)
- La mise en œuvre des produits explosifs est effectuée par une personne à laquelle l’exploitant a conféré la qualité de boutefeu dans les conditions prévues au paragraphe 2. — (Règlement général des Industries extractives institué par décret nº 80-331 du 7 mai 1980 modifié, France)
- Il y a généralement un boutefeu par poste ayant à sa charge le minage, la surveillance de l'aérage et la tenue d'un rapport donnant à la maîtrise du quartier les renseignements relatifs à la durée de la foration, du bourrage, du scrapage. — (Industrie minérale, 1967, vol.49, n°1-6, page 376)
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cérémonieux
?- Qui fait beaucoup de cérémonies ; qui a une politesse affectée, incommode.
- En vraie paysanne qu’elle était, Rosalie s’enferma dans des réponses cérémonieuses, sans dire ni oui ni non ; mais il était facile de voir qu’elle avait une envie très vive d’accepter. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- […] ; et, cérémonieux, un capitaine de houzards, grand, raide, le salua. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie, page 247)
- Logeur, manager, élève d’Utrillo, M.G. cumulait ces fonctions de l’air le plus cérémonieux et le plus convaincu du monde. — (Francis Carco, Utrillo, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, page 106)
- Le Yacht Club salua mon départ de trois coups de canon, je répondis en amenant le pavillon français. C'était un départ public, cérémonieux, auquel ne manquaient pas les cinémas. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) — Cédric, […], en voyant sa pupille se montrer en public en cette circonstance, s’empressa d’aller au-devant d’elle, de la conduire avec un respect cérémonieux au siège élevé placé à sa droite et destiné à la maîtresse de la maison. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
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caïeux
?- Pluriel de caïeu.
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fibrineux
?- Composé de fibrine, qui en contient, qui en a les caractères.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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lieue
?- (Métrologie) Unité de distance de l’ancien régime, d’environ quatre kilomètres.
- Nous avions fait neuf lieues de pays, qui, sans exagération, en valent bien douze ou quatorze de France ; c’était une bonne journée. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Topographiquement parlant, nous avons peu d’observations à faire sur cette chaussée à peu près rectilinéaire de six grandes lieues qui nous reste à parcourir de Thonon à Genève. — (J.-L. Manget, Guide du voyageur autour du lac de Genève et au bassin du Rhône supérieur, Ch. Gruaz, 1859, page 93)
- Dans cet agréable véhicule privé de toute espèce de ressorts, nous faisions quatre lieues d’Espagne à l’heure, c’est-à-dire cinq lieues de France, une lieue de plus que les malles-postes les mieux servies sur la plus belle route. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Tolède est très-certainement une admirable vieille ville, située à une douzaine de lieues de Madrid, des lieues d’Espagne bien entendu, qui sont plus longues qu’un feuilleton de douze colonnes ou qu’un jour sans argent, les deux plus longues choses que nous connaissions. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Je calculai que douze heures me séparaient déjà du moment du départ, que douze lieues me séparaient des Trembles ; je me dis que tout était fini, irrévocablement fini, et j’entrai dans la maison de Mme Ceyssac comme on franchit le seuil d’une prison. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 60)
- Peste ! monsieur l’amiral est donc nécromant, pour savoir ainsi ce qui se fait à trente ou quarante lieues de distance ! — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
- Nonante lieues en quatre étapes et une demie. Tu calcules ? Vingt lieues par jour ! Diâle, on routait dur en ce temps-là. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Par extension) Grande distance.
- On cueillait depuis une quinzaine de jours, au long des routes vicinales, aux orées des « longs champs », autour des villages, sur des lieues et des lieues de terroir, par toutes les vallées. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
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hideux
?- Qui est difforme à l’excès, affreux et repoussant.
- Il ne restait plus dans la cave que deux choses hideuses à voir, un cadavre sans tête et une tête sans corps. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
- Un de nos hommes, pour s'amuser, se mit à loucher et à faire des grimaces; aussitôt un des jeunes Fuégiens, dont le visage était peint tout en noir, sauf une bande blanche à la hauteur des yeux, se mit aussi à faire des grimaces et il faut avouer qu'elles étaient bien plus hideuses que celles de notre matelot. — (Charles Darwin, Voyage d'un naturaliste autour du monde, traduit par Édouard Barbier, 1875, p. 221)
- Combien n'ai-je pas escaladé de ces escaliers délabrés, obscurs, empuantis de senteurs écœurantes et sur lesquels s'ouvraient de hideuses sentines, parfois même démunies d'une seule fenêtre ! — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Elle était hideuse ainsi. On voyait derrière ses lèvres relevées, débarrassées de rouge, décolorées et molles, ses dents malpropres ; un bourrelet de graisse saillait sous le menton. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 57)
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sacchareux
?- (Chimie) Qui tient de la nature du sucre.
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astucieux
?- Qui a de l’astuce.
- Homme astucieux.
- Femme astucieuse.
- Qui dénote de l’astuce.
- En début d'année, un « colloscope » est distribué. Cet astucieux emploi du temps organise les horaires de passage de chaque groupe dans chaque matière. Aux heures de cours proprement dites s'ajoutent donc celles de « colle » […]. — (Eric Flatt, Loïc Dilly & Nicolas Guay, La prépa école de commerce, Éditions Eyrolles, 2011, page 88)
- Conduite astucieuse. — Manœuvre astucieuse. — Questions astucieuses.
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galvaudeux
?- (Populaire) Qui est paresseux, vagabond, qui vit d’expédients.
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ruineux
?- Qui menace ruine.
- Son fils ainé Claude de Rochebaron abandonna le château de Montarcher devenu ruineux, pour la maison-forte nouvellement construite de Marandière, à Estivareilles, où se voient ses armes et la date de 1468. — (Édouard Perroy, Les familles nobles du Forez au XIIIe siècle: essais de filiation, tome 2, Saint-Étienne : Centre d’Études Foréziennes & Montbrison : La Diana, 1977, p. 683)
- Au-delà des herbes qui bordaient le chemin, zigzaguait une palissade avachie et ruineuse, et, de celles qui poussaient près d'elle émergeaient, lamentables, les mancherons d'une charrue dont le soc rouillait paisiblement parmi la broussaille [...] — (William Faulkner, Sartoris, trad. René-Noël Raimbault & Henri Delgove, éd. Gallimard, 1937, réédition Folio, page 175)
- Qui est en ruine.
- Bâtir sur des fondements ruineux, fonder ses espérances sur des choses peu solides ou établir un système sur des bases qui manquent de consistance.
- Il était presque terrible, et, malgré ses cinquante ans, avait l’air jeune, tant ses yeux bleus étaient clairs et luisaient, tant son visage jauni et creusé avait gardé d’audace ingénue, tant jaillissait de ce vieil homme ruineux l’éternelle adolescence du poète et de l’artiste. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 106)
- Devant nous, au-delà d’un morceau de lande rongé de chardons et flanqué de quelques maisons longues et basses, le brouillard grandissait les contours d’une espèce de forteresse ruineuse. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- La grande bâtisse ruineuse disparut derrière une paroi de roc. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Qui peut ruiner.
- M. Montfort propose à M. de Gourmont de riposter « en montrant de son côté comment l’esprit protestant peut être également ruineux et nocif pour l’œuvre d’art ». — (André Gide, Journal 1889-1939, Bibliothèque de la Pléiade, Éditions Gallimard, 1951, page 298)
- Un luxe ruineux.
- Des goûts ruineux.
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bruineux
?- Qui tient de la bruine.
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hébreu
?- (Linguistique) Langue sémitique, langue officielle d’Israël.
- La langue hébraïque était ici l’instrument capital, puisque, des deux Bibles chrétiennes, l’une est en hébreu et que, même pour le Nouveau Testament, il n’y a pas de complète exégèse sans la connaissance de l’hébreu. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Calman-Lévy, Paris, 1883, page 286)
- L’étude de l’hébreu est, par ses leçons, singulièrement facilitée. Je suis tombé de surprise quand je me suis trouvé en présence de cette langue si simple, sans construction, presque sans syntaxe, expression nue de l’idée pure, une vraie langue d’enfant. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Calman-Lévy, Paris, 1883, page 287)
- Ben Yehuda fonde la première famille hébréophone du monde moderne, ayant pris la décision d’élever en hébreu les enfants que lui donne son épouse, rencontrée autrefois à Polotsk. — (Claude Hagège, Halte à la mort des langues, Éditions Odile Jacob, 2000, page 309)
- Tandis qu’un banquier néoplatonicien régnait sur Florence, le jeune comte de Concordia, Pic de la Mirandole (1463-1494), s’initiait à l’hébreu, à l’araméen et se faisait traduire par l’énigmatique Flavius Mithridate, juif sicilien […] — (Chaim Wirszubski, Pic de la Mirandole et la cabale, traduction de Jean-Marc Mandosio, éditions de l’Éclat, Paris & Tel-Aviv, 2007)
- (Familier) Ce qu’on se reconnaît incapable de comprendre.
- Évidemment Fantômas, le criminel, les aventures, la police et le reportage, cela devait être pour eux de l’imaginaire, du roman, de l’hébreu ! — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, tome 1, collection Bouquins, Éditions Robert Laffont, 1911, page 958)
- Tout cela, c’est de l’hébreu pour moi.
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enjeu
?- (Jeux) Somme misée par le joueur et qui est transférée du perdant au gagnant.
- Chacun des joueurs déposa son enjeu sur la table.
- (Sens figuré) Ce que l'on risque de gagner ou de perdre dans une entreprise, une compétition.
- C’est que plus leur enjeu est minime, plus poignante est leur émotion. — (Émile Gaboriau, L’Argent des autres , 1874)
- (Par extension) Objet d’une compétition ; but que l'on poursuit.
- Les mesures annoncées sont finalement assez modestes face à l’enjeu. Car il s'agit rien moins que d’imaginer l’avenir du paysage industriel français. — (Agathe Remoué, Où sont les emplois verts, dans l’Usine nouvelle, n°3177, 28 janvier 2010)
- La possession de cette colonie était l’enjeu de la guerre.
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vieux
?- D’un certain âge (relatif à un autre).
- Je suis le plus vieux de ma classe.
- Un vieil homme, une vieille femme.
- De vieilles gens.
- La grand-mère, tellement vieille qu’on ne voyait plus ses yeux, dormait dans un antique fauteuil, au haut duquel perchait une pie. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Dernièrement, j’avais eu la maladresse de m’enrhumer en pleine chaleur. Voilà pourtant ce que c’est que de devenir vieux : on ne peut résister à rien. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 125)
- Il ne rendait visite qu’à sa mère et encore, cette dernière, entourée de vieilles personnes ridicules et sujette elle-même à des radotages, lui agaçait les nerfs […]. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Le vieillard, c’est l’anormal. L’abîmé. Le déjà plus là. Le rêve l’ignore. On ne se rêve pas vieux. On ne pense pas sincèrement à « quand on sera vieux ». Même vieux, on ne se pense pas vieux. Quelqu’un a-t-il déjà dit que l’inconscient ne vieillit pas ? Tout enterrement est celui d’un jeune homme. (Ou d’une jeune fille.) — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 294)
- Ancien, qui existe depuis longtemps.
- De vieilles rapsodies.
- Les vieilles coutumes.
- Un vieux proverbe.
- De vieux papiers, de vieux parchemins.
- Ce mot, ce terme est vieux : Il a cessé d’être en usage.
- Une vieille locution, le vieux langage.
- Ce qui m'amène à vous parler de la marotte de mon ami-prêtre homme de théâtre. Lui, c'étaient les vieilles choses. Vieux habits, vieilles chaises, vieux livres, vieilles voitures. Il fallait lui servir à manger du vieux fromage dans de vieilles assiettes, il buvait du vieux café dans de vieilles tasses, parlait des vieux pays, de vieilles traditions et se peignait avec un vieux peigne. Pourtant, de ma vie, je n'ai rencontré un homme si jeune. — (Félix Leclerc, Moi, mes souliers, 1955, I, 6)
- Chez les possédants, l'agitation sociale réveille une vieille hantise particulièrement vivace chez les bourgeois français : la peur de l'ouvrier. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 13)
- Qui appartient à une époque passée ou dépassée.
- D'abord, les transformations de la vieille Autriche qu'il évoque avec mélancolie, son charme suranné, la tradition artistique de Vienne qui se maintient d'abord dans les années trente alors que les nationalismes sont de plus en plus virulents, mais qui ne survivra pas à l'annexion de l'Autriche par l'Allemagne hitlérienne en 1938 [...]. — (Nuit blanche, n° 163, été 2021, page 46)
- Qui a l'apparence de la vétusté ou les dehors de la vieillesse.
- Les gendarmes étaient venus à pied, par sept kilomètres de vieux chemins. — (Joseph Jolinon, Marie Bourgogne, Éditions Didier Richard, 1931, page 190)
- Il a un air vieux.
- Être vieux avant l’âge : Présenter prématurément des symptômes de vieillesse.
- S’emploie avec les adverbes plus et moins, et autres semblables, pour marquer la différence d’âge entre deux personnes ou choses.
- Il n’a que vingt ans, et vous en avez vingt-cinq, vous êtes plus vieux que lui.
- Il n’est pas si vieux que vous.
- Il est plus vieux que lui de six ans.
- Personne qui exerce une profession, un métier, qui mène un certain genre de vie depuis longtemps.
- Vieux magistrat.
- Vieux capitaine.
- Vieux soldat.
- La vieille garde.
- Un vieux garçon, une vieille fille : Un garçon, une fille qui a passé la jeunesse et qui est encore célibataire.
- Un vieil ami : Un ami de longue date.
- Nous sommes de vieux amis.
- De vieux époux : Des époux qui sont mariés depuis longtemps.
- Sert aussi à marquer les anciennes habitudes, et surtout les habitudes vicieuses.
- Vieil ivrogne.
- Vieux débauché.
- S’emploie familièrement dans des phrases de dénigrement.
- Vieux coquin.
- Vieux sorcier, vieille sorcière.
- Vieux fou, Vieille folle.
- Vieux radoteur.
- Vieil avare.
- Tiens, c'est toi, vieille saleté, crie-t-il, tu n'es donc pas mort? — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- Tous les quarts d'heure,Un paon siffleurNous traite de péquenots, de vendus, d'abrutis,De vieux débrisEt j'en oublie. — (Les Frères Jacques, chanson « La gavotte des bâtons blancs »)
- S’emploie pour exprimer la vénération qu’inspire le nom d’un homme célèbre mort depuis longtemps, en laissant une grande renommée.
- Le vieux Corneille.
- Le vieil Homère.
- (Sens figuré) Un homme de la vieille roche, noblesse de vieille roche. → voir roche
- Par comparaison et opposition à nouveau.
- La vieille ville.
- La vieille cour.
- Du vin vieux.
- La vieille mode.
- Vieux style. → voir style
- Choses qui sont usées, principalement des habits, des meubles, par opposition à neuf.
- Vieil habit.
- Vieux chapeau.
- Vieux linge.
- Vieux coffre.
- Vieille tapisserie.
-
glanduleux
?- (Anatomie) Qui a la texture des glandes, des glandules.
- Les mamelles sont des corps glanduleux.
- Tissu glanduleux.
- (Botanique) Qui possède une ou des glandes.
- Un poil glanduleux.
-
ocreux
?- Qui est de la nature de l’ocre.
- Les eaux de Pougues sont claires & limpides, elles bouillonnent & pétillent à leur source, elles laissent déposer une terre ocreuse très-fine […] — (François Rozier, Cours d’agriculture, tome 4, 1783, page 67)
- Qui est de la couleur de l’ocre.
- Un teint ocreux.
- Il y avait dans ce temps-là de grands hivers, de brûlants étés. J’ai connu, depuis, des étés dont la couleur, si je ferme les yeux, est celle de la terre ocreuse, fendillée entre les tiges du blé et sous la géante ombelle du panais sauvage, celle de la mer grise ou bleue. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Sido, 1930, Fayard, page 18)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.