Dictionnaire des rimes
Les rimes en : conquérir
Que signifie "conquérir" ?
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- Acquérir par les armes.
- Si vous l’eussiez voulu, pour vous, j’aurais pu conquérir des royaumes. — (Honoré de Balzac, Les Marana, 1834)
- La ferme Navarin, les buttes de Souain, du mont Muret, de Tahure et du Mesnil, les villages de Tahure, Ripont, Rouvroy, Cernay-en-Dormois, Servon-Melzicourt, organisés en points d'appui et opiniâtrement défendus par l'ennemi, ont été conquis de haute lutte dans la première journée de la bataille. — (L'Économiste français: journal hebdomadaire, publié par Paul Leroy-Beaulieu, tome 46, no 2, Impr. Centrale des chemins de fer, 1918, page 425)
- Le Roi des Rois est enfin revenu dans sa capitale. Il a conquis le monde jusqu’aux rives de la mer Rouge, jusqu’aux monts arides du Caucase, jusqu’aux terres inviolées où la neige tombe même en été. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
- (Sens figuré) Gagner par la persuasion, l'exemple, le charme etc.
- Tu vois : je te livre les secrets de l'état, Capestang, tu as du premier coup conquis ma confiance. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Or, cette année-là, comme les élections étaient fixées au 1er mai, il y eut dès le 1er avril, une propagande active et des menées sourdes de part et d’autre pour conquérir les douteux. — (Louis Pergaud, Deux Électeurs sérieux, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Au musée des Arts Anciens du Namurois, la dame du guichet fut instantanément conquise par notre petite fille. « Comme elle est mignonne ! Une vraie arsouille ! » roucoulait-elle. — (Harry Pearson, Un géant au Plat Pays: Séjour chez les Belges, traduit de l'anglais par Sylvain Gilmont & Laure Harmegnies, Avin/Hannut : Editions Luce Wilquin, 2003)
- Un sandwich enroulé (wrap en anglais) dans une tortilla de blé, voilà l'idée toute simple née en Californie dans les années 1990. Digne descendant du burrito, le wrap n'a pas tardé à conquérir le monde, tant il se prête à toutes les variations. — (Estérelle Payany, Wraps, éd. Variations gourmandes/Solar éditions, 2012, introduction)
- (Sens figuré) (Rare) Acquérir par l’effort.
- L’air pur et vivifiant de cette île perdue au milieu de l’océan du Nord m’a paru éminemment favorable au déploiement de l’activité humaine ; j’ai été souvent étonné de la vigueur physique que l’on conquiert sous un rude climat et de la somme de travail qu’on y peut accomplir. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 18)
- Mais si, clamai-je triomphalement, j’ai de l’argent !… Nous avons de quoi vivre deux mois, trois mois, en attendant que je conquière une fortune ! — (Octave Mirbeau, Le Calvaire, 1886, IX)
- Il n'est point pressé de conquérir les sommets. Si le temps menace, il n'attend pas l’averse, il redescend à l'auberge où il se met à la chotte. — (La Semaine littéraire, 1908, volume 16, page 254)
- Conquérir sur quelque chose : gagner sur quelque chose par une action comparée à une conquête.
- – Tout ce que j’ai compris, c’est que ses deux petits enfants sont dans cette chambre au second, où bientôt vont atteindre les flammes ; elles ont conquis l’escalier. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- L’arbre qu’on a planté pousse pendant qu'on dort,Et planter, n’est-ce pas conquérir sur la mort ? — (Léonce Mazuyer, Rimes et raison, III: Poésies d’un vieux rural, Planter (second quatrain) ; Victor Palmé - éditeur des bollandistes, Paris, 1887, page 258)
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "conquérir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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amaigrir
?- Rendre maigre.
- Le jeûne amaigrit.
- L’usage fréquent de certains aliments dessèche et amaigrit.
- Vous aurez alors les terres pour rien, comme les a eues Rigou ; tandis que si vous les mettez dans la gueule des bourgeois, les bourgeois vous les recracheront bien amaigries et renchéries, vous travaillerez pour eux, comme tous ceux qui travaillent pour Rigou. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- A lʼinverse, un remède pour amaigrir sera donné deux fois par jour lʼhiver et une seule fois lʼété. — (Claude Alexandre Thomasset, Joëlle Ducos, Le temps quʼil fait au Moyen-Âge, 1998)
- (Charpenterie, Construction, Maçonnerie, Menuiserie) Réduire l’épaisseur d’une pièce de bois ou d’une pierre pour l’ajuster à la place qu’elle doit occuper.
- (Intransitif) Devenir maigre.
- Il amaigrit tous les jours.
- Les bœufs amaigrissent dans ces pâturages, au lieu d’engraisser.
- S’amaigrir par le travail, par un excès d’abstinence.
- (Pronominal) (Sculpture) En parlant d’un modelage, perdre du volume du fait du séchage de la terre glaise.
- Cette figure s’est amaigrie.
- (Maçonnerie) Réduire la dose de liant (ciment, chaux, ...) dans un mortier ou un béton, en y ajoutant une charge inerte (sable, gravier, ...).
- [...] et donne avec le ciment un mortier plus riche au milieu duquel se trouvent disséminés sans guère l'amaigrir les cailloux introduits avec le sable.
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attire
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe attirer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe attirer.
- Bref, c’est ici comme partout : l’urbanisme attire et dévore. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux / Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 526)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe attirer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe attirer.
- Deuxième personne du singulier du présent de l’impératif du verbe attirer.
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assourdir
?- Rendre sourd momentanément.
- Elle ne disait pas une phrase que mes oreilles ne fussent assourdies par ce mot qui tintinnabulait sans cesse et secouait sur moi l’agaçante et folle musique de ses mille grelots. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Le canon, le bruit du canon l’avait assourdi.
- Il criait à nous assourdir.
- Dans la première année de leur liaison, Tereza criait pendant l’amour, et ce cri, comme je l’ai dit, cherchait à aveugler et assourdir les sens. — (Milan Kundera, L’insoutenable légèreté de l’être, Folio, page 241)
- Ce bruit m’assourdit tellement que je ne puis entendre ce que vous me dites.
- Rendre moins sonore, étouffer le son.
- Cet épais rideau assourdit les bruits de la rue.
- Sons assourdis.
- Notes assourdies.
- Il dévissa les barres de fer, les sortit de leurs trous sans faire le plus léger bruit, les plaça près du mur, et ouvrit les volets en pesant sur les gonds afin d’en assourdir les grincements. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Les hommes mangeaient dans la chambre de Michel ; pour entrer ils passaient par la porte de derrière, en assourdissant leurs pas. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- (Peinture) (Par extension) Diminuer la lumière et les détails dans les demi-teintes.
- Teinte assourdie.
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retraduire
?- Faire une nouvelle traduction.
- Il a retraduit tout saint Augustin.
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abêtir
?- Rendre bête, stupide.
- Vous abêtirez cet enfant.
- Il est tout abêti.
- Lui aussi est intelligent, mais par malheur la boisson l’a si bien abêti qu’il n’est plus bon qu’à faire un cocher, et encore à condition d’être indulgent. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Qu’adviendrait-il de son frère ? Il avait revu Violette ; Madeleine le savait et elle se figurait raisonnablement cette fille coquette jouant à abêtir les hommes. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- (Intransitif) Devenir bête.
- Il abêtit tous les jours.
- Il s’abêtit.
-
blottir
?- S’accroupir, se ramasser de manière à tenir le moins d’espace qu’il est possible. — Note : Cela se dit des hommes et des animaux.
- Il se déshabilla en hâte, se blottit sous les couvertures. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Se blottir dans un coin, dans le lit, sous la table.
- Les perdrix se blottissent devant le chien.
- Se tenir l’un contre l’autre.
-
allégir
?- (Charpenterie, Menuiserie) Diminuer dans toutes les dimensions le volume d'un corps.
- Allégir une poutre.
- Afin dʼépouser le rythme imposé par les fenêtres, il choisit de les allégir dʼun double registre dʼarcades jumelées suivant le même canevas. — (Celles, Liege (Province) Saint-Hadelin (Church), Luc Francis Genicot, Les églises romanes du pays mosan, témoignage sur un passé: Numéro 1, 1970)
- (Philosophie) Alléger sans diminution de substance. L'allégie de l'être — (Le dictionnaire Martin Heidegger, article Existence p 467, Cerf, 2013)
- (Équitation) Rendre un cheval plus léger à l’avant ou à l’arrière grâce la position du corps du cavalier.
- (Acadie) (Régionalisme) Variante de alléger.
- Est-ce que le bonheur nous allégirait ? me dit Agathe. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1835)
- Comme je revenais en croupe derrière mon père, sur une autre jument que nous avions achetée à la foire, nous fîmes rencontre, en un chemin creux, d’un homme entre les deux âges qui conduisait une petite charrette, très-chargée de mobilier, laquelle, n’étant traînée que d’un âne, restait embourbée et ne pouvait faire un pas de plus. L’homme était en train d’allégir le poids, en posant sur le chemin une partie de son chargement, ce que voyant mon père : — Descends, me dit-il, et secourons le prochain dans l’embarras. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, pages 13-14)
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luire
?- Émettre de la lumière.
- Le 16, le soleil luisait; mais, sur le soir, la bruine s'éleva. — (Édouard Charton, Voyageurs anciens et modernes ou choix des relations des voyages, Paris : Magasin pittoresque, 1863, vol.4, p.131)
- D'un côté se trouvait sa fenêtre ; la lumière vive du jour luisait à peine à travers les persiennes et les rideaux épais. — (Jasper Kent, Douze, Bragelonne, 2011)
- Émettre une douce lumière.
- […] ; les étoiles se mêlent au feuillage noir ; les lucioles luisent dans l'herbe comme un reflet des étoiles. — (Alphonse Karr, Devant les tisons, Paris : Librairie nouvelle, 1857, page 238)
- (avec un complément indirect)
- Je voyais à travers chacune des ses paroles les yeux noirs qui me luisaient, tout pleins de moi. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 176)
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chérir
?- Aimer tendrement.
- Chérir ses enfants, ses amis. Chérir sa patrie. Image chérie.
- (Par extension) (Avec un nom de chose pour complément) Être tendrement attaché à ; se complaire dans.
- Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. — (Bossuet, Extrait d’un Sermon)
- La musique, elle aussi, d'un accordéon dans les bals, ou d'un orchestre piaulant sa rengaine exotique dans les lieux de plaisir, ou d'un monumental piano mécanique, dans un décor de glaces et de femmes nues, m’est délicieuse à chérir. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
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barrir
?- En parlant de l’éléphant ou du rhinocéros, pousser le cri particulier à leur espèce.
- Dans la nuit, on entend barrir les éléphants, rugir les lions, rire les hyènes, crier les singes et discuter les perroquets. — (René Goscinny, Strapontin et le gorille, 1962, réédition Le Lombard, 1998, page 138)
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rougir
?- (Transitif) Rendre rouge ; peindre ou teindre en rouge.
- On sçait que le colcothar est une substance vitriolique ; ou , pour mieux dire , c'est un véritable vitriol que l’on rougit en le poussant par le feu jusqu'à un certain degré. — (Mémoires de l’Académie des sciences de l’Institut de France, 1753, page 393)
- Dans l’art de massacrer tu fais vraiment merveille;Sauveur, cache tes mains... le sang rougit tes bras ! — (Charles Bonnet, Entrée triomphale du général Espivent à Marseille, in Le Pilori, Imprimerie coopérative, Genève, 1872)
- Il y a des engueulades qui rougissent les yeux, bleuissent les joues, crispent les poings, arrachent les cheveux, cassent les œufs, renversent les éventaires, dépoitraillent les matrones, et me remplissent d'une joie pure. — (Jules Vallès, L'Enfant, chapitre 8, Le Siècle, 1878 & Éditions Charpentier, 1879)
- Un nez grec, comme dessiné par Phidias et réuni par un double arc à des lèvres élégamment sinueuses, spiritualisait son visage de forme ovale, et dont le teint, comparable au tissu des camélias blancs, se rougissait aux joues par de jolis tons roses. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- (Sens figuré) Leur sang rougissait la terre.
- (Spécialement) Porter à incandescence.
- Après avoir repassé couteaux et ciseaux, l’étameur fit rougir les casseroles, les passa dans un acide pour les nettoyer ; puis, les ayant chauffées de nouveau, il les posa dans l’étamure , et les arrosa en tous sens avec le métal en fusion ; […]. — (L'étameur, dans Le Magasin pittoresque, volume 51, 1883, page 368)
- (Intransitif) Devenir rouge.
- …je fus amené à goûter tous les mets étranges qui constituaient le repas. Il y avait de la pieuvre crue marinée dans du jus de citron sauvage, de la pieuvre rôtie sur des pierres rougies au feu. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Or, le bruit se répandit bientôt que le juif avait jeté l’hostie dans une cuve d’eau bouillante, à la suite de quoi l’eau aurait rougi sans s’altérer. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Intransitif) (Spécialement) (En parlant d’une personne) Avoir la peau du visage qui devient rouge sous l’effet de l'émotion. → voir piquer un soleil
- — Leuwen, ceci est trop fort ! dit le ministre ; et il rougit jusqu’au blanc des yeux. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- On eût dit qu’il rougissait plus par pudeur que par plaisir à l’aspect de la comtesse. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Doña Luz s’aperçut de l’attention avec laquelle ils la regardaient, elle s’arrêta, confuse, et baissa la tête en rougissant encore davantage. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Ce serrement de main et ces paroles cordiales redoublèrent le malaise de M. de Mériolle, qui rougit jusque dans les cheveux. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Je ne suis plus moi-même, je le sais bien ; je n’ai plus d’ingénuité, plus d’ignorance, plus d’illusion. J’ai pourtant conservé la faculté de rougir et certes mon sang se jette encore devant les mots énormes pour protéger ma dignité, mais on ne s’en aperçoit guère à cause de mon teint de gras double, de ma bouche au rictus blasé, de mes yeux meurtris. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Sous l’action d’une pensée indevinable, elle a rougi. J’ai vu l’onde sanguine se propager à son visage ; j’ai vu rayonner son cœur. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- — Pourquoi demandes-tu ça ?— Pour rien… Ce n’est pas la peine de rougir…— Tu n’es pas chic !— Pourquoi donc ?— Parce que tu sais bien qu’il suffit de prononcer le mot rougir pour que je rougisse. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 109)
- Zaheira ne put s’empêcher de penser qu’elle n’avait jamais vu un homme aussi prodigieusement beau. Elle se sentit rougir. Sa gorge se serra. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Intransitif) (Sens figuré) Avoir honte ; éprouver de la confusion.
- Le succès n’avait encore récompensé ce rigide et laborieux courage que par de maigres faveurs ; mais il pouvait du moins avouer ses défaillances, et les difficultés qui l’exerçaient à des luttes si vives n’étaient pas de celles dont on rougit. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 182)
- Elles n’étaient pas de ces désœuvrées qui proscrivent, comme déshonorant, le saint calus du travail, et n’en rougissaient point. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, volume 1, page 5)
- Il n’y avait pas la place pour une démarche nouvelle dans cette élection. Sans parti et en se lançant de manière autonome à moins d’un an du scrutin, il n’y a pas de quoi rougir du résultat. — (Cédric Villani, Denis Cosnard, Cédric Villani : « Arrêter la politique ? Pas question, au contraire ! », Le Monde. Mis en ligne le 15 mai 2020)
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aplanir
?- Rendre plan, uni.
- Le vent étant tombé vers les huit heures du soir, et la mer s’étant aplanie, le vaisseau demeura immobile. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- De gros scrapers décapaient le sol et stockaient les roches, d'autres ratissaient et aplanissaient la surface dégagée pour délimiter nettement le trou circulaire que les ingénieurs avaient décidé de creuser pour atteindre le minerai. — (Jean Darmen, P900, tome 3: Les Pirates, Numeriklivres, 2016, chap. 4)
- (Sens figuré) — Au milieu du siècle dernier, on traitait de songe-creux et de lunatiques ceux qui prétendaient aplanir les hiérarchies traditionnelles et renverser même la personne du Roi. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- (Pronominal) — Ces montagnes, en raison de leur constitution géologique, sont plus que n'importe quelles autres soumises à l'influence de l'érosion. Les Basses-Alpes s'usent, s'écroulent lentement, modifient leurs contours, tendent à s'aplanir. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Sens figuré) Lever les difficultés, les obstacles, les empêchements qui se rencontrent dans une affaire.
- Le souci d'aplanir les voies devant la réforme fiscale m'amena à reprendre dès mon retour au Louvre les conversations avec la haute finance commencées sous mon premier ministère. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Pronominal) — Toutes les difficultés, tous les obstacles s’aplanissent devant lui.
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nordir
?- (Marine) Tourner au nord.
- Le vent nordit.
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bouffir
?- Rendre enflé, en parlant des chairs.
- L’hydropisie lui a bouffi tout le corps.
- Tout en bouffissant ses grosses joues pour souffler le feu, Cadet s’arrêta comme pour prêter l’oreille. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- S’enfler progressivement.
- Le visage lui bouffit tous les jours.
- J’ai vu le visage et le corps des malades s’œdématier, et le tissu cellulaire se bouffir et se gonfler par l’irritation herpétique. — (Dictionaire des sciences médicales, 1814, page 40)
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finir
?- Achever, terminer, arriver à échéance, cesser, finaliser.
- Finir une tâche.
- Finir un discours par une belle péroraison.
- Finir une affaire, un ouvrage.
- Finissons ce badinage.
- J’ai fini par apprendre ce que veut dire finir.
- (Art) Exécuter avec un soin minutieux.
- Ce peintre finit patiemment, finit trop.
- Cet artiste ne sait pas finir.
- Être la fin ou le terme de quelque chose.
- La période qui finit son discours est remarquable.
- Cette campagne finira la guerre.
- L’instant qui doit finir sa vie, le cours de sa vie.
- J’ai commencé par où il avait fini.
- Je ne finirai pas sans un mot d’espoir.
- Finissez donc, vous êtes bien long.
- Finissez donc, vous me faites mal.
- Cet enfant ne finira pas, si on ne le châtie.
- Faites-le donc finir.
- Savoir finir à propos.
- Terminer l’action indiquée par le verbe à l’infinitif.
- Finir de parler, d’écrire, de jouer, etc.
- Cesser des choses trop longues, ennuyeuses, désagréables ou intolérables.
- Nous n’en finirions pas si nous voulions tout rapporter.
- Cette discussion a trop duré, il est temps d’en finir.
- En finir avec une question.
- En finir avec les rebelles, avec une sédition.
- En finir avec un ennemi, le détruire.
- Je suis pressé d’en finir avec cet homme.
- Dès qu’il s’y met, il n’en finit plus.
- C’est un homme qui n’en finit jamais.
- (Intransitif) Se terminer ou être terminé.
- Ce mur finit à tel endroit.
- C’est là que finit mon champ.
- Ce mot finit par une voyelle.
- Cela finit en pointe.
- Prendre fin, arriver à son terme.
- Le sermon finissait.
- Laisse-moi te finir.
- Son bail finira à Pâques.
- Tout finit en ce monde.
- Il est temps que cela finisse.
- Avoir une certaine fin ou une certaine issue ; arriver à un certain résultat.
- Elle a tenu les emplois les plus divers, pour finir dans les vestiaires d’une boîte de nuit. — (Mohed Altrad, Éden : l’extrême tu éviteras, L’Harmattan, 1998, page 98)
- Désormais, pour continuer de se voir, il faut aux amants user de subterfuges. Après tout, il est prêtre, elle est mariée, tous deux savent ou devraient savoir que cela finira mal. — (Jean-Paul Desaive, Délits sexuels et archives judiciaires (1690-1750), Communications, 1987, volume 46, no 46, page 119)
- – Vous finirez chez Renault ! — (David McNeil, 28 boulevard des Capucines, Gallimard, 2012, collection Folio, page 50)
- (En particulier) Mourir.
- Ainsi finit ce prince.
- Suivi de « par » et d’un infinitif il indique que l’action est le terme ou le résultat de ce qui a précédé. → voir finir par
- […]; tout le monde dit que la France se dépeuple, qu’il naît de moins en moins d’enfants, et que l’Allemagne, dont la population augmente toujours, finira par avoir deux fois autant de soldats que nous. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 321)
- […], on lui glisse toujours quelques douceurs. Elle les refuse, puis finit par les accepter pour sa vieille mère : un pot de miel, une paire de grives, une hottée de pommes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Pronominal) (Familier) Assouvir un désir jusqu’à l’épuisement et l’oubli.
- […] se finir au whisky dans les bras d’un clochard ou qui sait du Prince Charmant sur son beau cheval blanc ? — (Françoise Payot, Le loup noir, 2007)
- (Familier) Jouir, avoir un orgasme jusqu’à atteindre la période réfractaire, éjaculer.
- Est-ce que tu as fini ?
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advenir
?- Arriver ; survenir ; se produire, se passer.
- Au fond, il ne doutait pas de ce qui était sur le point d’advenir, et il connaissait la silhouette qui allait apparaître au cadre de la porte. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- En dehors de la cellule familiale, ils se désintéressent totalement du sort de leurs voisins et à plus forte raison de tout ce qui peut advenir à une ville ou à une province éloignée. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 33)
- Arriver par accident ou par surprise. — Note : Il n’est employé qu’à l’infinitif et à la troisième personne.
- – Vous êtes bien venu seul à Rome. Que voulez-vous qu’il vous advienne ? — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Si le temps est très beau, il advient que j’en sois légèrement angoissé : c’est mauvais signe qu’il fasse si beau, quel saumâtre événement cela peut-il bien présager ? — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, réédition Folio, page 112)
- M’est avis que ces apparences exprimaient tout simplement une grande timidité qui, jointe, comme il advient, à de la naïveté, composait un être de gaucherie. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Rare) Parvenir ; atteindre ; aboutir à quelque chose.
- Propulsé hors d’une nature qui le voudrait continu, devenant par sa discontinuité même à la fois renégat et remarquable, le mouvement advient à la création esthétique. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, pages 188-189)
- La sortie de Je bande a constitué pour moi une véritable renaissance, comme si, à 34 ans, j’advenais enfin à la vie. M'accouchais. C'est formidable. — (Érik Rémès, Le Maître des amours, éditions Textes Gais, 2015)
- (Familier) Devenir.
- — Qu’adviendrons-nous demain ? se demandait à haute voix le vieux banquier dont le parler conservait les mauvaises tournures de ses origines plébéiennes. — (Camille Pascal, L'Été des quatre rois : Juillet-août 1830, éditions Plon, 2018)
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concourir
?- Tendre ensemble au même but, coopérer.
- Les caribous ne contribuèrent pas seuls à accroître la réserve alimentaire. Les lièvres polaires, […], y concoururent pour une part notable. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Ceux mêmes qui voyaient le remède n’osaient ni l’indiquer ni l’attendre : tout semblait en effet concourir à le rendre impossible. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- L’agent Lagrenaille.— Comme les passants assemblés concouraient de toutes parts au désordre de la rue, nous avons hâté le pas, mon collègue et moi, et avons engagé monsieur à satisfaire de bonne grâce aux lois de la circulation. — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
- Sans doute, je le reconnais, y avait-il, parmi ces hommes qui avaient fondé ou concouru à fonder la République, quelques brebis galeuses. Il eût suffi de les pousser dehors par les épaules… doucement… — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- L’insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés concourt à la réalisation de l’impératif national de lutte contre la pauvreté et les exclusions. — (Article L115-2, Code de l’action sociale et des familles, France, 2009)
- À la fin du XIXe siècle, c’est toute une population qui vit du hareng à Boulogne-sur-Mer: outre les équipages de la centaine de harenguiers, il y a les saleurs, les fileuses, les tonneliers qui concourent à cet âge d’or. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
- Se diriger vers le même point, se rencontrer, coïncider.
- Des créanciers concourent, leur hypothèque est de même date.
- Deux forces qui concourent vers un même point. Deux lignes qui concourent en un point.
- Entrer ou être en concurrence pour obtenir un prix, un emploi, un titre, etc., promis au plus capable, au plus digne.
- Ceux qui, à la première épreuve, auraient manqué complètement la pancarte blanche, devaient se retirer immédiatement et renoncer à concourir. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Avoir les mêmes droits, pouvoir prétendre à la même situation.
- Tous les officiers de l’armée concourent pour l’avancement.
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soutenir
?- Porter ; supporter ; maintenir.
- Cette colonne soutient tout le bâtiment.
- Cette pièce de bois soutient la charpente.
- Cet arc-boutant soutient cette muraille.
- Donner la main à quelqu’un pour le soutenir.
- Luizzi la soutenait dans ses bras en protégeant sa tête contre le mouvement et les cahots de la voiture ; il l'enveloppa dans la roulière et la contempla ainsi pâle, froide, presque mourante. — (Frédéric Soulié, Les mémoires du diable, Paris : chez Michel Lévy frères, 1858, tome 2, chapitre 26, page 236)
- Ils résistent aussi bien au froid glacial qu’à la chaleur torride, et peuvent soutenir le galop une journée entière. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) Appuyer ; réconforter.
- De leur côté, Louis VII et son fils, Philippe Auguste (1180-1223), jouèrent la carte de la déstabilisation, en intervenant dans les comtés d'Auvergne et de Toulouse, ou en soutenant la révolte de Jean et Richard contre leur père Henri II. — (Antoine Destemberg, Atlas de la France médiévale. Hommes, pouvoirs et espaces, du Ve au XVe siècle, éd. Autrement, 2017)
- Je vous soutiendrai dans cette affaire.
- Cette pensée, cet espoir le soutient.
- Pourquoi le soutenez-vous quand il a tort ?
- Vos encouragements m’ont soutenu.
- Il l’a soutenu contre tous ses ennemis.
- Soutenir une entreprise.
- Il est très important pour un orateur de soutenir sa voix à la fin des phrases.
- Soutenir ses fins de phrases.
- Soutenez votre cheval dans cette descente.
- Assurer, affirmer qu’une chose est vraie.
- Par exemple il soutenait, et toujours colériquement, que tout est guerre, que la lutte pour le salaire est guerre, que toute rivalité est guerre, et qu’ainsi la guerre sera toujours. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 215, Hartmann, 1937)
- Il y en a qui prétendent que le gofio se fait avec de la farine de maïs mais il n'y a que le dictionnaire de l'Académie espagnole pour soutenir pareille chose et dans ces cas-là on sait ce que ça veut dire. — (Julio Cortázar, Un Certain Lucas, traduit de l'espagnol (Argentine) par Laure Bataillon , Éditions Folio (Gallimard), 2014)
- Défendre, appuyer une opinion, une doctrine, etc.
- Oui, je le soutiens, la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme, […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-1877)
- Je quitte Dollero tout heureux car, au milieu de ses éloges, il a, prétend-il, trouvé une épigramme, […]. Je l’attriste en soutenant que c’est encore un éloge et pas une épigramme. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Sens figuré) Supporter, endurer sans découragement, sans trouble, quelque chose de fâcheux, d’inquiétant, de mortifiant, etc.
- La dernière grande guerre qu’avait soutenue l’Angleterre, la guerre contre les Boers, était oubliée, et le public avait perdu l’habitude de la critique militaire experte. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
- Il n’a pu soutenir sa disgrâce, son malheur, sa ruine. — Il a soutenu ce revers avec un grand courage.
- Supporter, résister à une attaque, à quelque chose dont il est difficile de se défendre.
- Il s’agit ici des combattants seulement ; mais il faut ajouter à ce chiffre les servants, les ouvriers qu’il fallait avoir en grand nombre pour soutenir un siège : soit au moins le double des combattants. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Si les Spinaliens soutinrent vaillamment un siège contre Charles le Téméraire, il n’en fut pas de même, deux siècles plus tard, quand Louis XIV déploya contre eux ses forces […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Soutenir un procès.
- Sustenter, donner de la force ; il se dit des aliments.
- Il faut prendre un peu de nourriture pour vous soutenir.
- (Pronominal) Se tenir debout ; se tenir droit.
- Il est si faible qu’il peut à peine se soutenir.
- Il a peine à se soutenir sur ses jambes.
- La tige de cette plante n’a pas besoin de tuteur, elle se soutient d’elle-même.
- (Pronominal) Être porté, de manière à ne pas tomber ou s’enfoncer.
- L’échalassement , s'il est mal soigné , nuit à tous les ceps , mais sur-tout aux jeunes ; ils sont trop foibles pour se soutenir par eux-mêmes, et si leur échalas est renversé, on les voit ramper sur la terre avec lui. — (Jean Antoine Roulet, Recueil des mémoires sur la culture de la vigne, 1808, page 121)
- Les oiseaux se soutiennent en l’air au moyen de leurs ailes.
- Les nageurs se soutiennent sur l’eau par le mouvement de leurs bras.
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bruire
?- (Vieilli) Rendre un son confus.
- Seulement le feu bruissait, comme pour faire comprendre la profondeur du silence. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, ch. V, Paris, 1832 ; p. 125)
- Que voulez-vous, Monsieur ? demanda-t-elle au jeune homme d’une voix qui bruit à ses oreilles comme une musique délicieuse. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. V ; Calmann Lévy éditeurs, Paris, 1886, page 53)
- Il écoutait la mer bruire, les vaisseaux craquer lentement, le vent passer sous les étoiles. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Livre I, chapitre iii, Mercure de France, Paris, 1896)
- Maintenant, c’est le glissement du vol plané, avec les haubans qui bruissent d’un sifflet plus ou moins aigu, selon la vitesse. — (Jean Ajalbert, La Passion de Roland Garros, Éditions de France, 1926, vol. 1, page 145)
- Un rideau de velours grenat s’abaissait lentement, cependant que s’atténuait la lumière et que bruissaient les derniers chuchotements. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 82)
- À l’heure où la forêt bruit de mille ondes. — (Hélène Ferrarini, Nocturna Bestia, Libération, no 10024, 6 août 2013, p. 28)
- Au début de cette même année, un énorme charivari avait accueilli la pièce d'un tout jeune auteur. Paris en bruissait encore et il n’était pas de jour sans qu'on en dît pis que pendre ou la portât aux nues : Hernani, d'un certain Hugo. — (Patrick Tudoret, Juliette, Éditions Tallandier, 2020)
- (Sens figuré) Scintiller, briller.
- J’ai regardé vers le lieu le plus noir et j’ai vu et entendu des bijoux. Leurs éclats multiples bruissaient de pierres précieuses, d’or et d’argent. Une reptation serpentine les animait, ils n’appelaient pas les cous, les poignets et les doigts qu’ils auraient dû orner, ils se suffisaient à eux-mêmes et proclamaient l’absolu de leur luxe. — (Amélie Nothomb, Pétronille, Éditions Albin Michel, Paris, 2014, p. 10)
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servir
?- S’acquitter de certains offices, de certaines obligations envers une personne ou une collectivité.
- Servir son pays.
- Servir l’État.
- Servir Dieu, rendre à Dieu le culte qui lui est dû et s’acquitter de tous ses devoirs de religion.
- Servir la messe, être auprès du prêtre qui célèbre la messe, pour dire les réponses, présenter l’eau et le vin, etc.
- On nous apprenait à servir la messe du grand et du petit côté, à chanter les antiennes, à faire des génuflexions, à encenser élégamment, ce qui est très difficile. — (Alphonse Daudet, Le petit chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 21)
- (En particulier) S’acquitter de certaines fonctions auprès de quelqu’un comme domestique.
- Servir un maître.
- (Au passif) Il aime à se faire servir.
- Présenter les plats, verser à boire, donner et retirer les assiettes, etc.
- Passez au beurre et laissez cuire dans son jus, et à très-petit feu, la rouelle lardée de gros lard; servez-la ensuite dedans, après l’avoir dégraissée. — (M. Cardelli, Nouveau manuel complet du cuisinier et de la cuisinière, édition Encyclopédie-Roret, 1842)
- Donner à quelqu’un sa part des mets dont se compose un repas.
- Servir quelqu’un.
- Vous êtes bien mal servi.
- Il s’est servi le dernier.
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abâtardir
?- Altérer de façon à faire dégénérer par un mélange génétique.
- Nous démontrerons dans le courant de cette thèse que ce prétendu type améliorateur n’a produit rien de bon sur nos races, et nous irons même jusqu’à dire qu’il a perdu et abâtardi nos chevaux. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Le pommier, que je sache, ne méprise point la vigne, ni le palmier le cèdre. Mais chacun se durcit au plus fort et ne mêle point ses racines. Et sauve sa forme et son essence car il est là un capital inestimable qu'il ne convient point d'abâtardir. — (Antoine de Saint-Exupéry, Citadelle (1948), XXXII)
- (Sens figuré) Dégrader.
- Une longue servitude abâtardit le courage.
- Courage abâtardi.
- (Pronominal) Dégénérer, avilir.
- Cette race s’est abâtardie.
- Ce plant de vigne s’abâtardit chaque jour.
- Les plus heureux talents s’abâtardissent dans l’oisiveté.
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polir
?- Rendre uni et luisant par le frottement, en parlant particulièrement des choses dures.
- À Seki, une petite ville du centre du Japon autrefois réputée pour ses sabres de samouraïs, des artisans affûtent et polissent des couteaux de cuisine à tour de bras. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 11 janvier 2023, page 15)
- Un corps qui se polit par le frottement.
- (Sens figuré) Cultiver, orner, adoucir l’esprit et les mœurs, rendre plus propre au commerce du monde.
- La fréquentation des personnes bien élevées polit l’esprit, polit les mœurs.
- L’étude des belles-lettres polit les esprits.
- (Sens figuré) Mettre la dernière main, corriger tout ce qui peut être contraire à l’exactitude, à la pureté et à l’élégance, en parlant de ce qui regarde la forme, le style dans les ouvrages de l’esprit.
- Polir un discours, un écrit.
- Il n’a pas assez poli son style dans cet ouvrage.
- Donner plus d’élégance et de régularité, en parlant d'une langue.
- Les écrivains qui ont poli et perfectionné notre langue.
- Une langue correcte et polie.
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bruir
?- (Vieilli) Chauffer une étoffe à la vapeur pour l'amollir.
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élégir
?- (Technologie) Alléger, amincir une plaque ou une poutre de bois en réduisant son épaisseur.
- En aménagements paysagers, alléger le poids d'un sol en terre végétale en diminuant son épaisseur par la construction d'un vide enterré.
- (Par extension) (Rare) Réduire, amoindrir.
- Qui n'a vu dans les villes ces copies de tableaux célèbres (...) que des artistes-mendiants esquissent à la craie à même le pavé des quartiers passants et que, la nuit venue, (...) on foule aux pieds : Vénus et Jocondes effilées, dont le sourire bave et s'élégit sur un menton qui s'écaille et s'écharne (...)? — (Anne F. Garréta, La Décomposition, 1999)
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écrouir
?- (Art) Battre un métal à froid ou le faire passer à la filière pour le rendre plus dense et pour lui donner du ressort.
- (Métallurgie) Augmenter par plastification la limite élastique d'un matériau élastoplastique.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.