Dictionnaire des rimes
Les rimes en : concourut
Que signifie "concourut" ?
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- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe concourir.
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "concourut".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
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congru
?- (Soutenu) Qui convient, qui s’adapte exactement à ce qu’on veut exprimer.
- Réponse congrue, Réponse précise.
- Phrase congrue, Phrase qui rend exactement ce que l’on veut dire.
- — Après une attente congrue dans des salons consécutifs, j’ai été admis à lui baiser la main. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- L’État vous contraint à des économies, vous associe malgré vous, vous donne par là une pitance congrue quand vous êtes invalide. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Arithmétique) Qui a un rapport de congruence : dont la différence avec un autre nombre est divisible par un troisième.
- Douze est congru à trois modulo 9.
- Le plus petit entier congru à 1 modulo 8 qui n'est pas un carré parfait est 17. — (Michel Demazure, Cours d'Algèbre, Cassini, 2008, page 117)
- (Géométrie) Se dit de côtés ou d'angles qui ont la même mesure, ou de figures identiques (même forme, même taille, mais dont la position n'est pas forcément la même).
- Dans un triangle équilatéral, les trois côtés sont congrus.
- Lorsqu'un côté congru à 2 triangles est compris entre 2 angles homologues congrus, les deux triangles sont forcément congrus. — (http://danym.org/sn4/3-notes-cours-geom.pdf)
- (Théologie) Qualifie une grâce proportionnée à l'acte de vertu à accomplir.
- (Catholicisme) Se disait de la rétribution que les gros décimateurs versaient aux curés qui accomplissaient leurs fonctions ecclésiastiques en leur lieu et place. D'où portion congrue.
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tendu
?- Qui subit une tension (arc, élastique, ressort, etc.).
- L’élastique est tendu.
- Qui exerce un effort en parlant des muscles, du corps.
- Le buste tendu comme un arc, les reins cambrés, la jambe allongée et levée en arrière. — (Bourgat, Techn. danse, 1959, page 86)
- Arrondi, enflé, œdémateux, turgescent.
- La mamelle du sein est tendue.
- Qui subit une tension intellectuelle, concentré, attentif, intense, en parlant de l’esprit, d’une personnalité, etc.
- Esprit, volonté tendu(e) à se rompre.
- Qui exprime cette tension intellectuelle.
- Un visage tendu.
- Qui subit une tension nerveuse, angoissé, anxieux, énervé, soucieux, nerveux.
- Il est préoccupé, tendu, irritable.
- Qui marque un tempérament tourmenté, un état d’énervement.
- Le style de sa poésie est tendu, nerveux, incisif.
- Dans les années 2000, les relations entre Harrods et la famille royale étaient pourtant tendues, en raison du rachat du groupe par Mohamed Al-Fayed, père de Dodi Al-Fayed, dernier compagnon de Lady Diana. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 19 septembre 2022, page 4)
- C’est l’un des paradoxes de l’époque : on se plaint des interviews consensuelles et aseptisées, mais dès qu’un échange est un peu tendu, il est considéré comme un clash, dès qu’une parole surnage, ça devient l’engueulade du siècle. — (Aymeric Caron, dans L’ère Ruquier, Télérama, n° 3466, juin 2016, p.24)
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bienvenue
?- Formule de bienveillance ou de civilité dont on se sert à l’égard d’une personne qui arrive.
- Lorsque tous les nouveaux membres eurent bu, Bendix leva le calice pour porter un toast. — Ils ont goûté au Feu de l'Illumination ! Bienvenue parmi les Péithologiens, nouveaux Poètes et Aventuriers ! — (Melissa de La Cruz, Bloody Valentine, dans la série : Les vampires de Manhattan, traduit de l'anglais (américain) par Valérie Le Plouhinec, Albin Michel (collection Wiz, 2011, chap. 4)
- Nadia commença d’abord à entendre, en boucle, un son qui disait : « Bienvenue aux nouveaux venus ! Bienvenue aux nouveaux venus !... », entrecoupé de messages incompréhensibles. — (Pierre Hainzelin, Bienvenue au Purgatoire, Éditions Edilivre, 2014, page 12)
- (Canada) (Calque de l'anglais « (you're) welcome ») Formule de réponse à un remerciement. Synonyme : de rien.
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tenu
?- Qui est entretenu, soigné, arrangé, suivi.
- Cet enfant est bien tenu.
- Une maison bien tenue.
- Le cahier de cet élève est mal tenu.
- Au début de l'existence, mon histoire serait simplement celle d'un enfant très choyé, très tenu, très obéissant et toujours convenable dans ses petites manières, auquel rien n'arrivait, dans son étroite sphère ouatée, qui ne fût prévu, et qu'aucun coup n'atteignait qui ne fût amorti avec une sollicitude tendre. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Qui est obligé à faire quelque chose.
- Je ne suis pas tenu à cela.
- Il est tenu de m’indemniser.
- Un héritier est tenu des dettes de celui dont il hérite.
- Quand les termes d’un pari sont acceptés.
- — Je parie $10 sur l’ours!…— Tenu!… — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke 13 — Le Juge, éditions J. Dupuis & Fils, 1974, page 28)
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hiatus
?- (Linguistique) Succession immédiate de deux voyelles qui appartiennent à des syllabes différentes du même mot (héroïque), ou à la frontière de deux mots (Nous sommes à Avignon).
- Il faut continuer, il est vrai, par : « J’ai z’un coquin de frère… », ou risquer un hiatus terrible ; mais pourquoi aussi la langue a-t-elle repoussé ce z si commode, si liant, si séduisant […] ? — (Gérard de Nerval, « Les Filles du feu », in Chansons et légendes du Valois, 1854)
- Il faut bien se garder de confondre diphtongue et voyelles en hiatus. Deux phonèmes vocaliques peuvent se suivre dans un mot sans former pour autant une diphtongue si, n’appartenant pas à la même syllabe, ils n’ont aucune chance d’entrer dans la même tenue. — (Gaston Zink, Phonétique historique du français, Presses universitaires de France)
- L’hiatus d’un mot à un autre a été interdit dans notre poésie par Malherbe.
- En français, l’hiatus n’effraye qu’en vers, encore est-il constant dans le corps même des mots. Quoi qu’il en soit, en prose il ne nous fait pas peur. — (Louis de Beaufront, Commentaire sur la grammaire de la Langue Internationale « Esperanto », 1900)
- Les livrets de Scribe, comme celui de La Juive, sont souvent d’une paresse honteuse ; je me demande comment les chanteurs ont accepté d’avoir des hiatus aussi grossiers à prononcer. — (Charles Dantzig, Encyclopédie capricieuse du tout et du rien, Grasset, 2009, page 450)
- (Concret) Ouverture.
- L’iris est tout strié de fentes de direction radiaire, et l’une de ces fentes, cédant sans doute à l’action traumatique, s’est élargie, forme un hiatus séparé de la pupille par le sphincter, allant jusqu’à l’insertion de l’iris, et laissant passer la lumière au travers du bord du cristallin et au travers de la zonule de Zinn, en dehors de ce bord. — (« Société vaudoise de médecine : Séance du 4 novembre 1869 », in Bulletin de la Société médicale de la Suisse romande, troisième année, Librairie Rouge et Dubois, Éditeurs, Lausanne, 1869)
- Après une assez longue station sur le seuil, nous entendîmes, à l’intérieur de la maison, des bruits de pas, des grincements de verrou et des tours de clef de bon augure ; un battant s’entre-bâilla avec précaution : dans l’hiatus se modelait une bonne vieille petite tête ridée et grisonnante, sculptée en casse-noisette de Nuremberg, et dont la lueur d’une lampe tenue haut faisait ressortir par de vives lumières et de fortes ombres la laideur fantastiquement bizarre. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, pages 128-129)
- (Abstrait) Écart, manque de continuité entre deux notions, principes, idées...
- Entre l'intention qui nous anime et celle que nos gestes laissent supposer, il y a toujours un hiatus que rien ne peut combler. — (Nicolas Grimaldi, Traité des solitudes, éd. PUF, 2003 (ISBN 2-13-053793-6), page 60)
- Le hiatus est de plus en plus grand entre les concepts concluant que le monde va mal et les réalisations pratiques pour qu'il aille mieux. — (Olivier Le Naire, Pierre Rabhi semeur d'espoir, éd. Actes Sud, 2013 (ISBN 978-2-330-02357-7), page 60)
- Elles constituent une évolution, pas une révolution, un hiatus entre objectifs et outils. — (René Souchon, cité dans Réforme de la PAC : l’enjeu d’une régionalisation, Localtis.info)
- Hiatus entre la théorie et les faits. — (Le petit Larousse)
- D’où j’étais assis, je ne détectais pas de hiatus dans le récit d’Asa. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- (Spécialement) Espace de temps séparant deux événements.
- L'auteur de Pourquoi Boulogne fait son grand retour sur la scène littéraire, après un hiatus qui aura duré près de huit ans. — (Impact Campus, Université Laval, volume 6, n° 3, décembre 2021, page 66)
- Couvrant la période 1271-1306, les cinq livres des Mémoires de Nijô forment deux série de tableaux séparées par un hiatus de plusieurs années. — (Dame Nijō, Splendeurs et misères d’une favorite, traduit par Alain Rocher, édition Picquier, 2004, introduction, page 10)
- Le 27 février sera diffusé sur la [chaîne] Fox le quatorzième épisode de la saison 8 de Dr House, dernier épisode avant un hiatus de quelques semaines et la reprise de la diffusion en avril. — (Dr House, saison 8, épisode 14 : trois vidéos en VOST, site house-fr.com)
- La littérature « musicologique » (au sens large) abonde en ouvrages sur la musique dite « classique », comme sur celle qualifiée de « populaire » — la « haute musique » et le « prêt-à-l’écoute ». Mais entre les deux, il y a hiatus. — (Herman Sabbe, La Musique et l’Occident : démocratie et capitalisme (post-)industriel : incidences sur l’investissement esthétique et économique en musique, Éditions Mardaga, Sprimont, 1998, page 5)
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foetus
?- Variante par contrainte typographique de fœtus.
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grue
?- (Ornithologie) Gros oiseau voyageur, de l’ordre des Échassiers, qui vole fort haut et par bandes.
- La grue a le bec et le cou fort longs.
- La grue craque, glapit, gruit ou gruine.
- Le petit de la grue est le gruau ou gruon.
- Du dehors, au ciel opaque, un bizarre cri rouillé pénétrait dans la chambre. Une sorte de roucoulement triste, qui semblait à la fois très proche et très lointain.– Qu’est-ce que c’est ? murmura Mme de Saint-Selve.– Les premières grues qui passent, dit Anne. L’hiver. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 113)
- À Saint-Genou on peut encore contempler les Dames Oiselles sculptées de l’église. Ce sont des grues serrant dans leurs pinces des pierres vivantes. Leurs cous sont noués, empêchant de la sorte le cri qui sort de leur gosier. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 181)
- Rien n’égale le ballet aérien des grues, ces oiseaux vêtus de gris, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, un aigrette rouge sur la nuque. Il y a dans leurs vols une sauvagerie et une langueur amoureuse qui se communiquent à toute la faune présente. — (Michel Tournier, Selma Lagerlöf, la grande dame qui venait du froid, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 137)
- […] une grue à la patte relevée. « JE VEILLE », dit la devise. Une allusion au fait que ces oiseaux, pendant leur repos nocturne, désignent en leur sein des guetteurs qui doivent rester éveillés et pour cela tiennent un petit caillou dans leur patte : en cas d’endormissement sa chute les réveillerait. — (Diane Meur, « La carte des Mendelssohn », 2015, éd. Sabine Wespieser, Le Livre de Poche, page 171)
- (Technique) Machine de levage et de manutention réservé aux lourdes charges sur des chantiers.
- Une grue de chantier.
- Ici des charrettes s’avançaient dans l’eau à reculons pour recevoir des chargements ; là, des palans enlevaient des fardeaux, tandis que des grues descendaient des pierres, et que des cure-môles creusaient des atterrissements. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome I, livre II, Garnier, 1910, page 119)
- Les usines débauchaient, les chantiers restaient une patte en l’air, les grues rouillaient, ramollissaient et finissaient par se casser la gueule en s’affaissant comme des merdes, avec le petit bonhomme qui roupillait là-haut dans la cabine. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 93)
- (Familier) (Sens figuré) Prostituée, femme dissolue.
- Il l’avait traitée de grue, et ce fut de son air aimable de beau vendeur qu’il l’arrêta. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Pour un prince syrien comme lui, la filiation se fait par les mères — et, en fait de mères, il y a autour de ce fils de cocher, nouveau-né, une pléiade de Julies — et qu’elles exercent ou non sur le trône, toutes ces Julies sont de hautes grues. — (Antonin Artaud, Héliogabale ou l’anarchiste couronné, 1934, réédition 1997)
- 12 octobre 1940 – Deux vieilles grues de cinquante ans sont encore là, parce qu’elles ont pris trop d’élan à vingt ans. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 93)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, ailes repliées, debout sur sa patte senestre, la dextre étant repliée et saisissant un globe ou une pierre sphérique appelée vigilance. À rapprocher de héron.
- D’azur à une grue d’argent tenant sa vigilance du même, qui est de Pellegue de Gironde → voir illustration « armoiries avec une grue »
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herbue
?- (Rural) Terre végétale qui, levée dans les pâturages, est employée à améliorer le sol d’un vignoble.
- Terre légère et peu profonde qui n'est bonne qu’à faire des pâturages.
- La Bresse, pays d'étangs et de foires à bétail est faite de sables argileux que recouvre un limon jaunâtre, appelé par les cultivateurs terre d’herbue ; […]. — (Paul Dechambre, Éloge d’Hippolyte Rossignol, Vétérinaire, secrétaire perpétuel de la société de médecine vétérinaire pratique, président de l'association centrale des vétérinaires, Paris : Vigot frères éditeurs, 1923)
- Sa voix retomba à plat, sans écho, dans l'immense vastitude herbue. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Fantôme des Ruines Rouges, 1932)
- (Fonderie) Fondant argileux employé dans le traitement des minerais de fer au haut fourneau.
- L'herbue est parfois appelée arbue ou erbue.
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bue
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du béothuk.
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élut
?- Troisième personne du singulier du passé simple de élire.
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glu
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du gula (Tchad).
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bus
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du bokobaru ou bokobarou.
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charrue
?- (Agriculture) Terme générique par lequel on désigne les différents types d’instruments de labourage qui varient selon les pays, les époques, les techniques et les besoins.
- Avant de récolter le grain qui lui servira de nourriture, avant de cueillir le fruit qui étanchera sa soif, l’habitant des terres doit planter l’arbre ou fatiguer le sol avec la charrue. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Ce n’est pas un cheval irritable, […] qu’il faut pour conduire la charrue ou traîner le tombereau dans les champs ! — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Ceux qui possèdent des charrues polysocs feront avec elles un déchaumage parfait en réglant la profondeur à 5 ou 6 centimètres ; […]. — (Les mauvaises herbes et leur destruction, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, page 84, éditions La Terre nationale)
- Le même après-midi, à l’heure où l’on dételait les bœufs de la charrue, douze femmes sortirent de la maison du fiancé. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Par extension) (Vieilli) (Désuet) Quantité de terre qu’une charrue pouvait labourer annuellement.
- (Pêche) (Vieilli) (Désuet) Filet en forme de poche.
- (Québec) (Haut-Jura) Chasse-neige[1].
- (Québec) (Familier) Fille aux mœurs légères ou souffrant d’embonpoint.
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infus
?- Il se dit des connaissances ou des vertus que l’on possède sans avoir travaillé à les acquérir.
- Savoir infus.
- Science infuse.
- Sagesse infuse.
- Mais quand j’aperçus ce rayon de soleil plongeant obliquement dans cet escalier par cette fenêtre, ce fut une impression bien autrement poignante de tristesse ; quelque chose de tout à fait incompréhensible et de tout à fait nouveau, où entrait peut-être la notion infuse de la brièveté des étés de la vie, de leur fuite rapide, et de l’impassible éternité des soleils… — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- (Familier) Il croit avoir la science infuse, se dit de quelqu’un qui se croit savant sans avoir étudié.
- (Vieilli) Répandu dans, en parlant de choses intellectuelles et morales, de qualités, de sentiments.
- Cette bonne grâce qui reluit sur tout ce qu’il fait est infuse dans des qualités solides. — (Jean-Louis Guez de Balzac, Le Romain)
- Peu de gens que le ciel chérit et gratifie Ont le don d’agréer infus avec la vie. — (Jean de la Fontaine, Fabl. IV, 5)
- Toutes les langues et toutes les sciences lui sont infuses [à Angélique, fille d’Arnaud d’Andilly] ; enfin c’est un prodige, d’autant plus qu’elle est entrée à six ans en religion. — (Marquise de Sévigné, 388)
- Claire connaissance de Dieu, amour infus de ce premier être. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Élévat. sur myst. IV, 6)
- Pénétré de.
- Toutes vos pensées sont comme infuses de l’un et de l’autre [l'utile et l’agréable]. — (Paul-Louis Courier, Lett. I, 114)
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hypotendu
?- (Médecine) Atteint d’hypotension, c’est-à-dire dont la pression artérielle est basse.
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ému
?- En proie à une émotion plus ou moins vive.
- J’étais si ému que je ne pouvais plus parler.
- Étymologiquement, que signifie « é-mu »? Mû hors de. Un homme ému est un homme arraché à lui-même, arraché au « je » relatif qui aurait pu se manifester en lui. Un homme ému est un homme aliéné, décentré. — (Arnaud Desjardins, Les chemins de la sagesse, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 1999, p. 347)
- Qui manifeste une émotion.
- J’ai couru deux ou trois fois — je ne sais plus ! — le Tour du Finistère, appelé aussi le Tourduf, dans le milieu des années deux mille, et j’en garde un souvenir particulièrement ému. — (Jean Glavany, La mer est toujours ronde, 2014)
-
canut
?- (Lyonnais) (Soierie) Ouvrier tisserand de soie travaillant sur un métier à tisser, au XIXe siècle.
- Les canuts n’ayant pas de vinAux Charpennes courent soudain. — (Complainte historique sur le triste événement arrivé dans la ville de Lyon au mois d’août 1786, occasionné par une révolte faite par les ouvriers en soye et garçons chapeliers, manuscrit, août-septembre 1786, Bibliothèque municipale de Lyon)
- Un canut travaille tout le jour dans le mauvais air, gagne vingt sous, et meurt de faim. […]. Un canut est libre direz-vous ? Libre de quoi, s'il vous plait ? Libre de se promener, s'il a le temps ; de boire, manger ? s'il a de quoi de vivre ? pas toujours ; de se tuer ? davantage, si on ne l'empêche pourtant : c'est un esclave lié, garrotté par la misère, la faim, le froid, la loi, les gendarmes, tous maîtres qui ont la main rude et d'entrailles peu, sans compter le fabricant, qui par métier les a de bronze. — (R. T. (anonyme), « Variétés : Boutade », dans la Bibliothèque universelle des sciences, belles-lettres et arts, rédigée à Genève. 1832 - tome 1 : Littérature, Genève : Imprimerie de la Bibliothèque universelle & Paris : chez Rossance père, page 420)
- Je suis entré chez un canut pour demander mon chemin ; l’homme dormait sur son métier — pauvre figure jaunâtre, maigre, avec une barbiche noire, des yeux battus. — Beaucoup de ces ouvriers doivent travailler debout ou courbés, ce qui est malsain. Ils ne font pas d’économies, et les chômages sont terribles. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Le bruit des métiers semblait être la respiration de maisons vivantes, les grandes maisons de canuts, avec rien d’autre que les fenêtres et cette respiration. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 73)
- Mais, tenez, il y bien plus grave. Vous pensez amadouer le correspondant de quartier d’un grand quotidien, au détour d’un zinc, en vous disant que deux grands blancs l’apprivoiseront et que le communiqué que vous souhaitez voir publier le lendemain est sur les bons rails — ouf, merci Robert ! — et vous voilà embarqué dans une discussion où les canuts débaroulent en armes de la colline, où Laurent Mourguet rive son clou à Érasme en personne et où vous vous demandez si votre interlocuteur ne serait pas, si ça se trouve, le prochain lauréat du prix de l’Association des Écrivains lyonnais. — (Robert Luc, Contes du gros caillou, Éditions Lyonnaises d’arts et d’histoire, 2000, page 3)
- (Par extension) Personne très pauvre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
blocus
?- (Militaire) Siège d’une ville, d’un port, d’une position, d’un pays pour lui couper toute communication avec l’extérieur.
- Blocus maritime, naval, interruption de toute communication entre la haute mer et une côte ennemie.
- C'est le blocus continental qui a donné naissance à l'importante fabrication du sucre de betterave ; on sait que cette mesure décrétée, par Napoléon Ier, le 21 novembre 1806, avait pour but d'exclure complètement les Anglais du continent européen, et d'entraîner la ruine de leur commerce en les empêchant d'écouler les produits de leur industrie. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 121)
- Pour faire le blocus de Monaco, il suffit de deux panneaux de sens interdit. — (Charles de Gaulle)
- Des valeurs sûres demeurent : Cuba qui lutte encore et toujours contre le plus long blocus de l’histoire de l’humanité, le Venezuela qui subira le test des élections législatives dans quelques semaines, le Nicaragua qui doit en ce moment entreprendre la phase de récupération après le passage dévastateur du cyclone tropical Èta. — (Jacques Lanctôt, « Qu’est-ce qui changera en Amérique latine avec Joe Biden? », Le journal de Montréal, 13 novembre 2020)
- (Économie) Embargo.
- Le blocus de Cuba.
- Encerclement.
- On était en train de construire, en face de la fenêtre de Christophe, une maison à six étages, qui supprimait la vue et achevait le blocus autour de lui. — (R. Rolland, Jean-Christophe, Dans la maison, 1909)
- Blocage, action de bloquer.
- Si la double inconscience immobilise les partenaires dans le blocus d'une fausse relation, et si la conscience unilatérale déverrouille ce blocus, la double conscience, elle, doit être considérée comme jeu dialectique infini. — (Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957)
- (Belgique) Période sans cours dans l’enseignement supérieur et l’enseignement universitaire qui permet aux étudiants de préparer leurs examens.
- Je suis en blocus à partir de samedi prochain.
- J'étudie 8 à 10 heures par jour en blocus.
- (Haïti) Embarras de circulation, embouteillage.
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chenu
?- Qui a les cheveux blanchis par la vieillesse.
- M. de Paris, avec lequel je fis connaissance cette même nuit, est aussi chenu et de la même taille que moi. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- […] et ma tête chenue m’apprend qu’il faut quitter les hommes et le jour. — (Mainard)
- (Par métonymie) S’applique à la barbe, aux sourcils, aux parties du corps et même aux objets en les personnifiant.
- Ses traits étaient encore jeunes, pourtant, sa barbe chenue témoignait sur lui du passage des ans.
- Un homme s’avançait voûté, chenu, blanchi. — (G. Kahn, Le Conte de l’or et du silence, 1898, page 20)
- (Poétique) Qui a la cime blanchie (par la neige ou l’écume par exemple).
- Quoique les Alpes chenues Les couvrent de toutes parts. — (François de Malherbe, II, 2)
- Qui compterait plutôt les arènes menues que baigne l’Océan de ses vagues chenues. — (Godeau, Poés. Égl. v.)
- (Par extension) Marqué par les ans (même sans notion de blancheur).
- Ce vieillard chenu qui s’avance, le temps dont je subis les lois. — (Voltaire, Ép. XLV.)
- Une chaîne de sûreté fut enlevée avec précaution et une tête chenue et décrépite parut dans l'entrebâillement,. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Fauteuil 27, 1937)
- Plus loin, venaient côte à côte trois cavaliers chenus mais qui avaient de la selle une telle habitude qu’ils s’y tenaient comme sur un coussin moelleux. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Il était de ces êtres miraculeusement formés pour le malheur, qui ont l’air d’avoir passé neuf cents ans dans le ventre de leur mère, avant de venir lamentablement trainer une enfance chenue dans la caduque société des hommes. — (Léon Bloy, Le Désespéré, Paris, Editions de la Table ronde, 1997, page 29)
- Arbre chenu, arbre dont la cime est dépouillée.
- Solidifié, bonifié par l’âge
- Goutez-moi ce vin, particulièrement chenu, il vous séduira.
- – Voyons, Franchette, dit le médecin à sa cuisinière, deux verres ?… Et donnez-nous du chenu. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris, 1843)
- De haut niveau, de grande qualité.
- Il prouvait l’existence de Dieu avec des petits morceaux de bois, des haricots.« Nous plaçons ici un haricot, bon ! — là, une allumette. — Madame Vingtras, une allumette ? — Et maintenant que j’ai rangé, ici les vices de l’homme, là les vertus, j’arrive avec les facultés de l’âme. »Ceux qui n’étaient pas au courant, regardaient du côté de la porte s’il entrait quelqu’un, ou du côté de sa poche, pour voir s’il allait sortir quelque chose. Les facultés de l’âme, c’était de la haute, du chenu ! Ma mère était flattée. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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disconvenue
?- Participe passé féminin singulier du verbe disconvenir.
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nimbus
?- (Météorologie) Nom donné à une couche épaisse et longue de nuages d’un gris plus ou moins foncé, d’où tombe de la pluie ou de la neige.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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cossu
?- (Vieilli) Qui a beaucoup de cosses, en parlant des tiges de pois, de fèves.
- champ cossu — champ qui a beaucoup de cosses de pois
- (Sens figuré) Qui est dans l’aisance, en parlant des personnes.
- M. Tuvache, le maire, avec ses deux fils, gens cossus, bourrus, obtus, cultivant leurs terres eux-mêmes. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- […], on les désignait généralement, le premier sous le nom de gros Zidore, le second sous celui de gros Léon, appellations qui leur seyaient d’autant mieux qu’ils avaient conquis, comme il convenait à leur âge et à leur position sociale, la pointe de bedon qui confère toute son importance au campagnard cossu. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Qui dénote l’aisance, en parlant des choses.
- Le destinataire du sulfatage ce jour-là est un général à la trogne taillée à coups de serpe habitant une villa cossue du Beau-Fraisier. — (Serge Kastell, Le maquis rouge: l'aspirant Maillot et la guerre d'Algérie, 1956, L'Harmattan, 1997 , page 236)
- Le sommier, à lui seul, était aussi grand que la hutte de ses parents, et une toile aérienne le coiffait comme une chevelure d’ange. Des meubles luisants comme de la houille et qui sentaient bon l’encaustique complétaient le mobilier cossu de la pièce. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
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crocus
?- (Botanique) Plante à fleurs violettes et jaunes dont est extrait le safran, de nom scientifique Crocus sativus.
- Le crocus fleurit au début du printemps ou à l'automne.
- Les fins d’étés surtout étaient délicieuses là-bas, quand les plaines devenaient toutes violettes de crocus, au pied des bois déjà jaunis. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Assise sur le banc dans le parc du château de Nérac, la jeune fille semblait lire son gros livre les pieds enfoncés dans deux bouquets de crocus. — (Jean-Marie Gourio, Chut, 1998)
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comparue
?- Participe passé féminin du verbe comparaître.
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avenue
?- Voie urbaine d’importance et de taille diverses. Toutefois, en général, une avenue est moins importante qu’un boulevard.
- La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. — (H. G. Wells, La Guerre dans les Airs, 1908, traduit par Henry-D. Davray & B. Kozakiewicz, Mercure de France, 1921, page 304)
- On les retrouve au kébab du coin, au bout de l’avenue Jean-Jaurès où une pancarte annonce : « Dernier kébab avant le périph », au Café de la musique du parc de la Villette, au café MK2 du quai de Seine. — (Régine Robin, Le mal de Paris, éd. Stock, 2014)
- L’image aérienne vient d'en révéler l'importance en mettant en évidence une grande avenue, des monuments, et surtout, les horrea, grands entrepôts d'état, généralement associés à une activité portuaire. — (Jacques Dassié, Manuel d'archéologie aérienne, Éditions TECHNIP, 1978, page 2)
- Allée plantée d'arbres conduisant à une habitation.
- Une avenue d’ormes.
- On arrive au château par une large avenue.
- Voie urbaine bordée d’arbres.
- La route que nous suivons est d’abord une belle avenue d’eucalyptus traversant des champs de céréales et montant doucement jusqu'à son point culminant, à 620 mètres. — (Frédéric Weisgerber, Huit jours à Ténériffe, dans la Revue générale des sciences pures et appliquées, Paris : Doin, 1905, vol. 16, page 1039)
- Bien qu’il connût la route, il s’avançait avec précaution, dans cette avenue que bordaient d’énormes arbres dont les cimes se perdaient dans l’ombre. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Dans les villes, large artère rectiligne, ouvrant une perspective.
- Je me suis promené sur l’avenue des Champs-Élysées.
- L’avenue de l'Opéra conduit au palais Garnier.
- (Par extension) Rue importante, quelle que soit son orientation, en particulier quand elle est bordée d’arbres.
- Quand tout dort encore, les larges avenues de Carpentras voient affluer des amoncellements d’asperges, de petits pois, de pomme de terre, de cerises et de fraises. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Vieilli) Chemin par lequel on arrive en un lieu.
- Gardes, saisissez-vous de cet homme et le branchez incontinent au premier arbre de mon avenue. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La Vache tachetée, 1918)
- Les gardes occupaient toutes les avenues du palais. — L’armée s’empara de toutes les avenues des montagnes.
- (Chasse) (Vieilli) Chemin ou sentier pratiqué en vue d’une pipée.
- Quand les perches vivantes qu'on veut faire servir sont trop grosses pour être inclinées dans l’avenue, on leur donne un léger coup de serpe à la hauteur de 3 à 4 pieds et demi, ce qui donne la facilité de les abaisser. Si on n’a pas de perches voisines de l’avenue qu'on puisse plier, on emploie les branches qu'on a coupées, soit sur l'arbre de pipée, soit pour former les allées, et on les fixe solidement en terre, en leur donnant toujours une certaine inclinaison. — (Jacques-Joseph Baudrillart, Traité général des eaux et forêts, chasses et pêches, volume 8, Huzard, Paris, 1821, page 600)
- (Par extension) Moyen qui conduit à un but.
- Cette année-là, nos relations n’allèrent pas beaucoup plus loin : une ou deux chasses où M. de Bray me pria de prendre part, quelques visites reçues ou rendues, et qui me firent mieux connaître les chemins de son village qu’elles ne m’ouvrirent les avenues discrètes de son amitié. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 22)
- Échanger avec ses supérieurs, non selon le mode de la soumission, de la séduction ou de la révolte, mais dans une perspective d’entraide et de solidarité, représente une autre avenue de la connaissance de soi. — (Solange Cormier, La Communication et la gestion, 2006)
- Le biochar, charbon produit par pyrolyse et utilisé comme amendement, présente plusieurs avantages et s’avère une avenue prometteuse pour une agriculture durable. — (Vicky Lévesque, Amendement en biochars, 2017)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.