Dictionnaire des rimes
Les rimes en : concessionnaire
Que signifie "concessionnaire" ?
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- Celui, celle qui a obtenu une concession de terrain à exploiter ou de travaux publics à exécuter.
- Les compagnies concessionnaires s’engageaient à lui livrer une voie toute faite, arbres plantés, bancs et becs de gaz posés, moyennant une indemnité convenue. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Les concessionnaires de mines, les titulaires de permis d’exploitation de mines sont tenus, à compter du 1er janvier 1957, de payer une redevance fixe à l’État. — (Article 30 bis, Code minier, France, 2008)
- En particulier: droit d'exploiter un bien public sur dune durée de temps.
- Les nouvelles concessions auront une durée de 5 à 20 ans pour permettre au nouveau concessionnaire d’amortir ses investissements. — (AFP, Rome affirme clore un contentieux avec Bruxelles sur les concessions balnéaires, EURACTIV France avec AFP, 6 septembre 2024)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "concessionnaire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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contestataire
?- Qui conteste les valeurs dominantes d'une société avec refus de s'intégrer dans un ordre social.
- Le punk est un mouvement contestataire.
- Comme s'il avait retrouvé son ancien élan de dissident contestataire, il a refusé une déclaration exigée par cette loi, car il la trouvait indigne, contraire aux droits de l'homme et à la Constitution. — (Dominique Wolton, Demains précaires, éditeur L'Âge d'Homme, 2008)
- Quant aux mouvements contestataires de l'Ouest : Beatles, cheveux longs et musique rock, les Chinois n'y voyaient, dit-on, que des caprices d'adolescents et un leurre … — (Jean Émelina, Les Chemins de la Libido, éditions L'Harmattan, 2004)
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cuillère
?- Ustensile de table formé d’un manche et d’un cuilleron dont on se sert ordinairement pour manger le potage et d’autres aliments liquides ou de peu de consistance.
- Lesdits seigneurs et gentilshommes vaudois, en leur châtel de Mont-Richer, étant assis au festin, qui consistait principalement, outre le produit de leurs chasses, en laitage des montagnes, qu'ils mangeaient avec des cuillères de buis artistement façonnées; l'un d'eux , François de Pontveyre, seigneur de Ferni, savoyard, brave et intrépide guerrier, ayant déclaré, en levant la main dont il tenait sa cuillère, qu'avant qu'il fût peu ils mangeraient de même les Genevois, tous répondirent à cette bravade en levant en l'air leurs cuillères , et faisant le serment d'exterminer les Genevois. — (Isabelle de Montolieu, Les Chevaliers de la Cuillère ou le Château de Montricher, suivi du Château des Clées et de Lisely, Paris : chez Arthus Bertrand, 1823, page 5)
- Ustensile de cuisine servant à préparer différents aliments.
- Unité de mesure utilisé à préparer différents aliments.
- Une cuillère à soupe d'huile.
- Une cuillère à café de sel.
- (Par analogie) Ustensiles de forme identique dont on fait usage dans certains métiers ou loisirs.
- Faire fondre du plomb, de la poix-résine dans une cuillère de fer.
- Sur le fond, et autour de l’aquarium, des présentoirs exhibaient les attirails, des plus simples aux plus compliqués : gaules en bambou, cannes en fibre de verre, grandes cannes télescopiques pour moulinet à tambour tournant, boîtes de mouches et de cuillères, d’hameçons et de plombs, devons, moulinets de tous calibres, montures pour poissons morts, dégorgeoirs, bourriches, épuisettes, appâts réputés fantastiques ! fabuleux ! ou, plus prosaïquement, épatants ! — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- (Sexualité) Position du coït où l’un des deux partenaires est derrière l’autre, son abdomen contre le dos de l’autre.
- La position en cuillères est également appelée position 99, le nombre 99 en lui-même étant une représentation figurative de cette position.
- Couché en cuillère, collé sur ton derrière, t'es mon petit port de mer. — (Les Cowboys Fringants, On tient l'coup - Que du vent, 2011)
- (Argot) Main ; surtout employé lorsqu’il s’agit de la serrer.
- Je leur serre la cuillère à tous et je m’esbigne. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 90)
- (Rugby) Plaquage de dernier recours où la main du plaqueur attrape le pied de l'adversaire pour le faire trébucher dans sa course.
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abdicataire
?- Qui a abdiqué.
- J’allai, sans façon, offrir l’hommage de mon respect au roi abdicataire de Sardaigne. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, tome 2, 1848, page 94)
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coléoptère
?- Qualifie les insectes dont les élytres protègent les ailes.
- Les insectes coléoptères.
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déferre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déferrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déferrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe déferrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe déferrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déferrer.
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berbère
?- Relatif aux Berbères.
- Yasmina lui était apparue, […], avec son visage bronzé, d'un pur ovale, où les grands yeux noirs de la race berbère scintillaient mystérieusement, avec leur expression sombre et triste, […]. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Azemmour est une ville très ancienne. D'origine berbère ou carthaginoise, elle passa successivement sous la domination romaine, vandale, byzantine et arabe. En 1518, les Portugais s'en emparèrent, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 145)
- En 1830, il n’y avait en Algérie, que des tribus ennemies sur lesquelles pesaient, selon les régions, la terreur des Turcs […], et puis les peuples berbères et arabo-berbères. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 137)
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chènevière
?- Champ où l’on fait pousser du chanvre.
- Il découvrirait un campanile de tuiles rongées par la mousse, douze maisonnettes éparses, entourées de leurs vergers et de leurs chenevières. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Mon grand-père courait donc de ses prés aux nôtres, fauchait, ramenait le foin dans son chariot, défrichait nos chènevières si la terre en était trop dure, nettoyait chaque semaine notre étable. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Bien qu’étant souvent constituée de petites surfaces cultivées, proches des maisons, la chènevière demande une surveillance constante pour conserver le chènevis, les graines du « chanvre mâle » convoitées par les oiseaux, tâche que l’on confie aux enfants dans les campagnes et aux « épouvantails de chènevière » dont le Littré rappelle les mentions dans les œuvres de Villon ou de Montaigne comme autant de traces dans les paysages ruraux des xve et xv[e siècles.— (Llinares Sylviane, « Introduction. Le chanvre et la mer, connaissances pratiques et expériences culturales au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 2020/3 (n° 127-3), pages 7-19. DOI : 10.4000/abpo.6067. URL : https://www-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/revue-annales-de-bretagne-et-des-pays-de-l-ouest-2020-3-page-7.htm)
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chaudronnière
?- (Vieilli) Celle qui fait, vend des chaudrons et autres ustensiles de cuisine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Ouvrière qualifiée qui travaille le métal et plus particulièrement la tôle, tubes, plats, et les pièces déjà usinées pour en faire des produits industriels.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Épouse d’un chaudronnier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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calvaire
?- (Religion) Mont de Jérusalem, où Jésus-Christ fut crucifié.
- Et lorsqu’il prononçait cette phrase désolée : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi mon âme est-elle triste et pourquoi me troublez-vous ? » le prêtre était bien la figure de Jésus souffrant sur le Calvaire. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Art) (Par métonymie) Monument reproduisant la crucifixion.
- En face se verdit à la pluie un de ces bons vieux calvaires bretons, ciselés, sculptés, portant fleurons et personnages. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 128)
- En 1980, Yves-Pascal Castel citait le monument dans son Atlas des croix et calvaires du Finistère. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 6)
- (Sens figuré) Épreuve pénible, très grande douleur.
- Ce service est particulièrement attendu car, dans de nombreuses villes françaises, les transports publics sont un calvaire pour les personnes à mobilité réduite, et dans une moindre mesure, pour les parents dotés de poussettes. — (Nicolas Six, On a testé… l’option « fauteuil roulant » de Google Maps, Le Monde. Mis en ligne le 16 mars 2018)
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bergère
?- (Élevage) Gardienne de troupeau (pour un homme, on dit : berger).
- Il pleut, il pleut, bergère, rentre tes blancs moutons ! — (chanson populaire française)
- Margoton, la jeune bergère,Trouvant dans l’herbe un petit chatQui venait de perdre sa mère,L’adopta ... — (Georges Brassens, Brave Margot, in Le Vent, 1953)
- (Mobilier) Fauteuil plus large et plus profond que les fauteuils ordinaires et garni d’un coussin sur lequel on s’assied.
- Mlle de La Mole était le centre d'un petit groupe qui se formait presque tous les soirs derrière l'immense bergère de la marquise. — (Stendhal, Le Rouge et le noir, 1830)
- Le général était assis, ou, pour mieux dire, enseveli dans une haute et spacieuse bergère, au coin de la cheminée, où brillait un feu nourri. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Enfin elle s’installe dans une bergère où elle s’enfonce doucement en se demandant comment elle s’en relèvera jamais. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 352.)
- Lui-même s'enfonça dans une ample bergère qui garnissait un des coins du salon de feu Mr Gardner. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Pieuvre noire, 1933)
- Ridicule je l’étais certainement quand, prié à dîner chez mademoiselle Préfère, je m’assis dans une bergère (c’était bien une bergère) à la droite de cette inquiétante personne. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; éd. Le Livre de Poche, 1967, page 197)
- (...) il avait laissé choir le vieux prêtre sur la bergère du vestibule. — (Pierre Bordage , L'enjomineur, Tome 1 ; éditions L'Atalante, 2004)
- (Coiffure) (Vieilli) Coiffure de femme.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) Femme, en général.
- [...] il me faudrait une petite chignole commak pour balader certaines bergères de ma connaissance dans les bois ombreux de l’Ile-de-France ! — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 216)
- (Argot) (En particulier) Épouse, compagne régulière.
- Chez lui, sa bergère mettait l’embargo sur la pagouze et lui octroyait généreusement cinquante louis pour sa nicotine mensuelle et ses apéros. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Ça tourne au vinaigre, Fleuve Noir, 1956)
- Ma bergère s’est envoléeen vache elle m’a plaquéelle a fait la malleen loucedéavec mon pote Fernandet le mobilier. — (Armand Lanoux, Le montreur d’ombres, Grasset, 1982)
- - Laisse, Alfred, tu vois bien qu’il est soûl ! lui lâcha sa bergère, pleine de bon sens. — (Jean Sébastien Plaut, Vitago ou les doux plaisirs de l’inutilité, site lulu.com, 2012)
- (Par ellipse) (Zoologie) Chienne de berger, femelle du berger.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Poétique) Amante.
- Une bergère inconstante.
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cocardière
?- Féminin singulier de cocardier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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coronaire
?- Qui est disposé en couronne.
- La pulpe coronaire est la partie vivante de la dent.
- (Anatomie) Relatif aux artères disposées en rond qui partent de l’aorte et qui portent le sang dans le cœur, à la veine qui draine vers l’oreillette droite le sang qui a irrigué le cœur.
- La grande veine coronaire.
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blair
?- (Argot) Nez.
- Quel gros blair !
- À peine ai-je émis ces paroles que le gardien projette, à l’angle d’un mur, son blair grotesque. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Maintenant qu’ils ont plus le blair en l’air, hypnotisés par la chasse, les gerbes de schrapnells plein les cieux, la faim les retord aux boyaux. — (Louis-Ferdinand Céline, Féerie pour une autre fois, Gallimard, 1952)
- C’est un chenu, blanchi, voûté, avec un blair de viticulteur bourguignon, bien qu’il ne picole que du thé à la menthe ou du café ultrafort. — (San-Antonio (série), Après vous, s’il en reste, monsieur le Président, 2010)
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bleuetière
?- (Canada) (Ethnobiologie) Espace où l’on cultive des bleuets, des airelles bleues.
- Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on dénombre environ 400 bleuetières qui couvrent une superficie de 27 000 hectares. Pour produire les bleuets, un herbicide, l’hexazinone, est régulièrement utilisé afin de contrôler la végétation compétitrice. — (Isabelle Giroux, Isabelle St-Gelais, Hexazinone dans des prises d’eau potable près de bleuetières, Saguenay–Lac-Saint-Jean, 2010)
- Le propriétaire de la bleuetière Aux gros bleuets, Paul-Eugène Grenon, vérifie maintenant régulièrement l'état de ses abeilles, réparties dans une centaine de ruches. — (Jean-François Tremblay, Manque d'abeilles: un fardeau pour les bleuetières du Saguenay, Le Journal de Québec, 3 mai 2022)
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robert
?- (Argot) Sein.
- Gros lolos, énormes roberts, y’a du monde au balcon. — (Les VRP, Les nénés des nanas des nains, 1990)
- Sans doute elle avait enfilé un chandail direct sur sa peau… elle était sans soutien-gorge et ses roberts gardaient leur fermeté, leur hardiesse. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 246)
- Jo — Oh, c'est aux doudounes qu'elle est sensible. Marcel — Aux doudounes ? Mais qu’est-ce que c’est que ça les doudounes ? Jo — Les gaillards, les roberts, les nénés quoi. Il faut tout lui expliquer à ce mec-là, il entrave rien. — (Michaël Abécassis, Fric-Frac et Circonstances atténuantes, Éditions Publibook, 2003, page 50)
- (Argot) Œil.
- Tout en jetant de fréquents coups de roberts en bas, je compulse l'annuaire. — (San-Antonio, Bas les pattes !, Éditions Fleuve noir, 1954, chap. XVII)
- C’est pourtant pas que je sois intimidable, mais quand le Dabuche fait ces roberts-là, l’archevêque de Canterbury lui-même prendrait des vapeurs. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, pages 44-45)
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père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
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chatière
?- Ouverture qu’on pratique aux portes (ou aux toits des greniers) pour laisser passer les chats.
- J'avisai alors, au niveau du parquet, un trou nommé chatière, qui existe dans les châteaux du Midi au bas de toutes les portes, afin de donner aux chats un libre accès dans les appartements. — (Marcellin Marbot, Mémoires du Général Baron de Marbot, tome I, E. Plon, Nourrit et cie., 1891, page 6 → lire en ligne)
- Par un trou de carreau cassé rustiquement rebouché de papier, par la chatière d’une porte ou l’évidement d’un mur bas à l’endroit où passent les poutres, elle était parvenue, certaine nuit à couler dans la grange son corps vermiforme […] — (Louis Pergaud, De Goupil à Margot, 1910)
- Marie Coquelière tenait entre ses jambes le moutard barbouillé de mûres, ouvrant, de la largeur d'une chatière, une bouche d'où sortaient sans répit des beuglements de porc échaudé. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 79)
- Une chatière, trou rond, dissimulé par un clapet mobile ouvrant de-ci de-là, au gré des allées et venues de l’animal. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 152)
- Pour remercier sa chatte Marion de lui avoir inspiré cette révélation, Isaac Newton eut l'idée de faire un trou carré dans le bas de sa porte afin de lui permettre d'entrer et de sortir de chez lui à sa guise. Il fut donc non seulement l'inventeur de la physique moderne, mais aussi de la… chatière. — (Bernard Werber, Demain les chats, Albin Michel, « Le Livre de poche », 2016, page 160)
- (Par extension) Ouverture pratiquée pour la ventilation des toits.
- (Par extension) Ouverture pratiquée pour l’écoulement des eaux d’un bassin.
- Piège pour prendre les chats.
- (Spéléologie)(Cataphilie) Passage étroit où l’on doit se glisser pour passer d’un endroit à un autre.
- C’est le 3 septembre 1977, profitant d’une période d’étiage, que les spéléologues de la société Dijonnaise de plongée souterraine franchirent la chatière qui jusqu’alors s’était révélée infranchissable. — (F.L., Crues : la fosse Dionne à Tonnerre plus mystérieuse que jamais, France Télévisions. Mis en ligne le 9 janvier 2018)
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censière
?- (Histoire) ou (Régionalisme) Épouse d’un censier.
- Le lendemain, qui était un samedi, la censière alla réveiller le Ninoche à l’écurie. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
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munitionnaire
?- Celui qui est chargé de fournir les munitions nécessaires à la subsistance des troupes.
- Sous Bonaparte, Ouvrard, célèbre munitionnaire, a ébranlé le crédit de la Banque de France par des spéculations hasardeuses. — (Bruno Roy-Henry, Vidock, éditions l’Archipel, 2001, page 207)
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
apollinaire
?- (Mythologie grecque, Mythologie romaine) En l’honneur d’Apollon.
- Les jeux apollinaires.
-
découvert
?- Qui n’est pas couvert.
- Allée découverte, Dont les arbres ne se rejoignent pas par le haut.
- Se montrer, sortir à visage découvert, Sans voile, en parlant des femmes musulmanes.
- (Par extension) Ouvert, exposé.
- Place découverte.
- Le flanc du régiment est découvert, Exposé aux attaques de l’ennemi.
-
ancillaire
?- Qui a rapport aux servantes.
- Ces pittoresques études de géographie linguistique et de camaraderie ancillaire se poursuivirent chaque semaine dans la cuisine, sans que j'y prisse aucun plaisir. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe II, 1921)
- On voit que la moralité des armateurs et des gros négociants n’était pas toujours irréprochable et que l’amour ancillaire avait, à Saint-Malo, de chauds pratiquants. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 110)
- Les relations qu'elle possédait dans le grand monde lui en faisaient connaître les dessous, et grâce à des complicités ancillaires, il ne lui était pas difficile de se procurer des lettres compromettantes pour s'en servir à son avantage. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Affaire Bardouillet, 1935)
- En effet, si le jeune homme du peuple trouve à nouer, dès l’adolescence, des relations sexuelles avec les filles de son milieu, le jeune bourgeois se trouve presque condamné à l’initiation par une prostituée, puis à la pratique de l’amour vénal ou ancillaire. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- — Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, je veux pas le paumer à cause d’une bévue ancillaire.— Une quoi ?— Une connerie de ta bonniche ! — (Michel Audiard, Le cave se rebiffe, 1961)
- D’où la proposition d’une primaire : parce qu’on ne peut pas délégitimer la gauche de rupture et la repousser dans une position ancillaire, autant la noyer dans un processus «unitaire» qui dissimulerait toute divergence programmatique. — (Collectif, « Primaire de toute la «gauche» : une fausse bonne idée », Libération, 23 décembre 2021 → lire en ligne)
- (Vieilli) (Chimie) Annexe.
- on nommoit opérations ancillaires toutes celles qui n’étoient en quelque ſorte que préparatoires, diſpoſantes, & qu'on confioit à des ſerviteurs, à des apprentifs. — (Encyclopédie Méthodique, tome second.)
- (Médecine) Annexe, qui est nichée dans une autre étude, en parlant d’une étude clinique, greffée sur le protocole d’une autre étude.
-
bonbonnière
?- Boîte à bonbons.
- Dans une vitrine s’étale une collection rare de bonbonnières avec des médaillons, des incrustations, des ivoires sculptés, des camées aux ombres douces. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 137)
- Comme s’il sentait que ma cicatrice m’élançait, il resta à l’autre bout de la cuisine, reprit les cookies des mains d’Erica et les remit dans la bonbonnière. — (Kim Harrison, Sorcière blanche, cœur noir : Rachel Morgan, Volume 3, 2014)
- (Sens figuré) (Familier) Petite maison, petit appartement, arrangés avec beaucoup de propreté et de goût.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) (Familier) Petit studio de jeune fille aménagé avec un soin reflétant la féminité.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Rare) Vendeuse de bonbons.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Bonbonnière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
-
défaire
?- Modifier l’état d’une chose de manière qu’elle ne soit plus ce qu’elle était.
- « Ce que j’ai fait, je le déferai ! » me dit-elle, un jour, dans un accès de fier défi poussé jusqu’à la folie. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 175)
- […] les autres, fort à l’aise sur le fond du lagon avec dix brasses d’eau sur la tête, défaisaient les tours que ma chaîne avait pris autour des blocs de corail. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil, t. 1, De New-York à Tahiti, 1929)
- Les phases de climat froid auraient alterné avec des périodes moins favorables au lessivage et permettant même la remontée vers la surface de certains éléments, défaisant ainsi l'œuvre des podzolisations précédentes. — (Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, vol. 24-25, Éditions E. Privat, 1953)
- Pénélope défaisait, la nuit, l’ouvrage qu’elle avait fait le jour.
- Ce que l’un fait, l’autre le défait.
- Une couture qui se défait.
- (Sens figuré) Défaire un mariage, un marché.
- (Sens figuré) Ils avaient à défaire tout le chemin qu’ils avaient fait. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 37)
- C’est le propre de la jeunesse de vouloir, pour reprendre la célèbre formule d’Albert Camus, défaire le monde en pensant le refaire. — (Richard Martineau, Mais les tiennes, où sont-elles?, Le Journal de Québec, 21 février 2021)
- (En particulier) Vider des effets qui s’y trouvent, en parlant de colis ou de paquets.
- Défaire une malle, un paquet, une valise.
- (Par extension) Ôter, en parlant de vêtements.
- Il défit son faux col, ouvrit sa vareuse et sa chemise. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 397 de l’édition de 1921)
- (Militaire) Mettre en déroute.
- Défaire l’ennemi. — Son armée fut complètement défaite.
- — Ah ! si l’on me donnait seulement une pertuisane, dit une voix enrouée (c’était le vieux Grandchamp, qui s’était glissé dans la chambre, et dont les yeux étaient rouges de fureur), je déferais bien monseigneur de tous ces hommes noirs ! disait-il. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXV, 1826)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.