Dictionnaire des rimes
Les rimes en : compare
Que signifie "compare" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent de comparer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de comparer.
- L’artiste compare cette formation à celle que vivrait un footballeur international au centre de Clairefontaine. — (France Mutuelle Magazine, no 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 50)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de comparer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de comparer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de comparer.
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "compare".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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émouvoir
?- Provoquer une émotion.
- Je ne viens point aussi, par un récit funeste,Émouvoir à pitié cette vertu céleste,Émouvoir à fureur ce noble mouvementQui prévient ma prière, et mon ressentiment. — (Jean Chapelain, La Pucelle ou La France délivrée, livre sixième ; chez Augustin Courbé, Paris, 1656, page 251.)
- Agiter, disposer à la sédition.
- Mr Balfour écrivait jadis: « Il est regrettable que seuls les enthousiastes puissent émouvoir les peuples, car les enthousiastes sont presque toujours des imbéciles. » — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
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dînatoire
?- Relatif au dîner.
- et cette table s’étendait jusqu’au bout de la salle ; le tout ensemble avait la forme d’un T, ou bien celle de ces anciennes tables dînatoires qui, rangées d’après le même principe, se rencontrent encore dans les vieux collèges d’Oxford et de Cambridge. — (Ivanhoé de Walter Scott, traduction d'Alexandre Dumas, 1820)
- Qui tient lieu de dîner en présentant la nourriture sous forme simplifiée (canapé - verrine - amuse-bouche).
- Il est à peu près certain qu’Arthur assista à ce service funèbre, avec ceux de ses enfants en âge et en état de l’accompagner, et qu’il prit part, la cérémonie faite, au déjeuner dînatoire d’usage, que le long trajet accompli par les plupart des invités rendait d’ailleurs nécessaire. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, pages 207-208)
- Le coquetel dînatoire, voilà une formule plaisante ! Pas d'interminables stations assises à table comme pour les dîners mais de grands plateaux remplis de délicieuses petites choses qui circulent entre des personnes vite allégées de leurs soucis par une coupe de champagne. — (Amélie Plume, Chronique de la Côte des Neiges, Éditions Zoé, 2006, p. 92)
- « Des traiteurs qui font des mariages, de l’événementiel et des cocktails dînatoires, il y en a beaucoup qui vont disparaître. (...). » — (Simon Baillargeon, Une institution de Québec met la clé sous la porte, Le Journal de Québec, 20 novembre 2020)
- Qui est abondant et long comme un dîner.
- Déjeuner dînatoire.
- Goûter dînatoire.
- Non ! rien ne resta de ce déjeuner dînatoire, ni des trois services, ni du dessert, bien que le plum-pudding au riz fût énorme, et qu’il y eût une tarte aux groseilles par personne avec des bottes de céleris crus. — (Jules Verne, P’tit Bonhomme, chapitre 13, J. Hetzel et Cie, Paris, Illustrations par Léon Benett, 1891)
- Les mots « cortège nuptial », « frac de soirée », « déjeuner dînatoire », « défilé », tombèrent sur les deux sauvages comme des gouttes de poix bouillante… — (Colette, Sido, 1930, Fayard, pages 111-112)
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jabloir
?- (Tonnellerie) Rabot de tonnelier, pour creuser les jables.
- Un jabloir, ou une jabloire, ou une jablière, est un outil de tonnelier servant à faire le jable, rainure pratiquée dans les douves des tonneaux. — (André Cherpillod, Difficultés et subtilités de la langue française, 2002)
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huart
?- Variante orthographique de huard.
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lézard
?- (Zoologie) Petit reptile saurien à quatre pattes et à longue queue.
- Nous errâmes longtemps dans l’édifice abandonné, suivant d’interminables corridors, montant et descendant des escaliers hasardeux, ni plus ni moins que des héros d’Anne Radcliffe, mais nous ne vîmes en fait de fantômes que deux pauvres lézards qui se sauvèrent à toutes jambes, ignorant sans doute, en leur qualité d’Espagnols, le proverbe français : Le lézard est l’ami de l’homme. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Il avait saisi l’arbre à pleins bras, […]. À chaque effort, il se haussait d’une demi-coudée. Dans ses reins se mouvaient des souplesses de lézard ; l’écorce pétillait sous ses orteils nus ; […]. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 1, 1910)
- À la pente du roc que la flamme pénètre,Le lézard souple et long s'enivre de sommeil,Et, par instants, saisi d'un frisson de bien-être,Il agite son dos d'émeraude au soleil. — (Leconte de Lisle, Poèmes barbares)
- (Par métonymie) Peau de lézard utilisée en maroquinerie, ou son imitation.
- On connaît ses fringues extravagantes, la veste en lézard et le costume de 2 000 dollars en poulain mort-né, qu'il jeta un jour dans la poubelle d'un aéroport, son chapeau orné d'une superbe tête de mort, tibias croisés. — (Jean-Paul Bourre, Sexe, sang et rock'n'roll, Camion noir, 2009, chapitre 10)
- […], le barbu aux cheveux verts dont la châtelaine de fausse fourrure, les bas violets et la jupe en lézard m'ont tellement plu. — (Natacha Michel, Circulaire à toute ma vie humaine, Seuil, 2005, page 177)
- Dans un coin, le sosie de Rossi di Palma écoute d’un air pénétré un type tout en lézard. — (Luc Arbona, Escualita : Trans Paris Express, Les Inrockuptibles, 26 novembre 2014)
- (Musique) Bruit de sifflement parasite.
- Les musiciens et preneurs de son ont associé ce sifflement à celui provoqué par un mauvais réglage du son qu'on appelle le "LARSEN" et que vous avez peut-être entendu en approchant trop près le micro d'un haut-parleur. Pour le spécialiste du son le "larsen" et le lézard ne font pas de différence. — (VERT, comme un lézard !, Le Cami, n° 23, consulté le 14 septembre 2015).
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté vu de dessus, les pattes largement espacées du corps et montant (posé en pal la tête vers le chef). Il est parfois représenté passant mais dans ce cas, il faut le blasonner.
- De sinople à trois lézards d’or, qui est de Flagey-lès-Auxonne → voir illustration « armoiries avec 3 lézards »
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contradictoire
?- Qui implique contradiction; incohérent; de deux ou plusieurs choses, qui ne peuvent pas toutes deux être vraies, qui se nient l'une l'autre.
- Ces jugements contradictoires font écho à la complexité du personnage, à la fois batailleur, cupide, aveuglé par des chimères “ moyennageuses ” et pourtant d’une lucidité désespérée, rêvant de noblesse et se prêtant à des vilenies, contradictoire au point de finir sa vie dans un état semidélirant. — (Edmond Ortigues, Camps-la-Source Pays des chapeliers, 1993)
- Ces deux affirmations sont contradictoires. - "Oui" et "non" sont des termes contradictoires. - Des nouvelles contradictoires. - Son discours était contradictoire.
- (Droit) Qualifie un jugement, un arrêt rendu après que les parties ont été entendues ou après qu’elles ont produit, ou un système où les jugements sont rendus suite l'audition des arguments de parties adverses.
- Jugement contradictoire. - Arrêt contradictoire.
- L’avocat de la défense à l’obligation de défendre vigoureusement les droits de son client et une « section de la défense forte et indépendante au sein du barreau » est essentiel dans notre système de justice contradictoire. — (Manlio Del Negro, j. (Cour du Québec), R. c. Tapin-Dubois, 2020 QCCQ 2227 (CanLII), 4 juin 2020, para. 23.)
- (Par extension) Qualifie tout acte de procédure fait en présence des parties.
- Procès- verbal contradictoire.
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cuissard
?- (Habillement) Culotte collante d’un cycliste.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Armurerie) Partie de l’armure qui couvrait les cuisses.
- Un jeune homme… – traçons son portrait d’un seul trait de plume : — figurez-vous don Quichotte à dix-huit ans, don Quichotte décorcelé, sans haubert et sans cuissard, don Quichotte revêtu d’un pourpoint de laine dont la couleur bleue s’était transformée en une nuance insaisissable de lie-de-vin et d’azur céleste. — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, 1844, page 6)
- Après Alexandre, on chargea la cavalerie d’armes défensives; on donna aux cavaliers de lourdes cuirasses en écailles, puis des cuissarts et des gantelets, et aux chevaux des frontaux et des garde-flancs. — (Encyclopédie des gens du monde, volume 5, 1835)
- Armé de toutes pièces, de cuirasse, tassettes, brassards, cuissards, genouillères, casque , gorgerin, & gantelets. — (Le dictionnaire de l'Académie françoise. Tome 1 / , dédié au Roy, Académie française, 1694)
- (Orthopédie) Pièce à laquelle on fixe une jambe de bois.
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fard
?- (Cosmétologie) Enduit qu’on applique sur la peau ou une partie du visage pour la colorer ou pour la protéger.
- Une petite boîte de bois rose, qui venait de l’île Dioscoride, contenait des fards de toutes les couleurs. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Elle achetait les onguents, des pots de fard, des crayons, qui traînaient sur tous les meubles, avec des houppettes de poudre de riz et des flacons d’odeur. Ses journées, elle les passait, devant sa glace, à se maquiller, à se contempler […] — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- L’emploi des fards que l’on applique sur la figure pour en modifier l’aspect doit être fait avec la plus extrême prudence […] il serait délicat d’insister sur l’apparence regrettable qu’ont pris certains visages féminins qui ont été trop longtemps exposés aux attaques des fards ; ceux-ci ont pu à un certain moment donner un éclat particulier au visage, mais ils l’ont souvent irrémédiablement flétri. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la savonnerie, 1924, page 126)
- Je vis que sa beauté, comme son caractère, était absolument sans fard. Ni rouge aux lèvres, ni fer aux cheveux ; rien aux cils ni aux paupières. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Ses airs penchés, sa ravissante et luxueuse pochette de soie, son bracelet-montre en or, le fard étalé sur ses joues le tenaient quitte de manifester son opinion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Sens figuré) Déguisement, feinte, dissimulation.
- Privé de tout accommodement, de ses fards, de ses sourires et de ses ruses, le vice a peu de chance de séduire la vertu la plus chancelante. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928 ; Préface de la 3e édition de 1929)
- Livres, discours, manifestes, la remise en cause de cet esprit qui a irrigué le XVIIIe siècle autour des figures totémiques de Voltaire, de Rousseau, de Kant et de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, ce mouvement fondateur de la modernité politique européenne et matrice intellectuelle de la Révolution française, s’affiche aujourd’hui sans fard. — (Ariane Chemin, Vincent Martigny, Mais qui veut éteindre les Lumières ?, Le Monde. Mis en ligne le 15 novembre 2018)
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avare
?- Qui a un désir excessif d’accumuler.
- Ma femme […] m’invectivait, réclamant toujours quelque argent, que je ne pouvais lui donner. Et elle me traitait d’avare, de grippe-sous, de sans-cœur. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Et quand il n’y aurait qu’un vers heureux à se voler à soi-même, il ne faut rien négliger : les vieillards sont un peu avares. — (Voltaire, Lettre à d’Argental, 27 octobre 1760)
- Il ne faut ni vigueur, ni jeunesse, ni santé pour être avare. — (Jean de la Bruyère, 11)
- Tu céderas, ou tu tomberas sous ce vainqueur, Alger, riche des dépouilles de la chrétienté. Tu disais en ton cœur avare : Je tiens la mer sous mes lois, et les nations sont ma proie. — (Bossuet, Oraison funèbre de Marie-Thérèse d’Autriche, infante d’Espagne, reine de France et de Navarre, prononcée à Saint-Denis, le 1er de septembre 1683, dans Œuvres de Bossuet, tome deuxième : Oraisons funèbres — Sermons, Firmin Didot Frères, Libraires, Paris, 1841)
- Son naturel… Le fit, dans une avare et sordide famille,Chercher un monstre affreux sous le nom d’une fille. — (Nicolas Boileau, Satires, X)
- (Sens figuré) Qui ne donne pas facilement une chose, qui en est très économe.
- Quoi que le sort te donne, il t’est encore avare,S’il pèse ton mérite et mon affection. — (Jean de Rotrou, Bélisaire III, 7)
- En vain vous espérez qu’un dieu vous le renvoie ; Et l’avare Enquérons ne lâche pas sa proie. Ainsi il continue le mouvement. — (Jean Racine, Phèdre, II, 5)
- C’était un voyage qu’une petite troupe eût eu assez de peine à faire quand même elle n’eût point eu d’attirail, car il y a grande disette d’eau par toute cette contrée, et le ciel lui en est aussi avare que la terre. — (Quinte-Curce, Vie d’Alexandre, livre IV, traduction de Claude Favre de Vaugelas, 231)
- Et tout ce que des mains de cette reine avare Vous avez pu sauver et de riche et de rare. — (Jean Racine, Athalie, IV, 2)
- Le nôtre [notre cœur] s’endurcit, la repouſſe, l’égare : Le bras qui la verſait [la grâce] en devient plus avare ; Et cette sainte ardeur qui doit porter au bien, Tombe plus rarement, ou n’opère plus rien. — (Pierre Corneille, Polyeucte I, 1)
- (Suivi de la préposition de) Qui n’accorde pas, qui ne prodigue pas.
- Il est avare de son temps.
- Marius de leur sang eût été moins avare ; Sylla les eût punis. — (Voltaire, La Mort de César I, 4)
- Je me plains seulement de ce pays barbareQui de six pieds de terre à son prince est avare. — (Jean de Rotrou, Antigone, IV, 3)
- Avare du secours que j’attends de tes soins. — (Jean Racine, Phèdre, IV, 2)
- La première [fille d’honneur de la duchesse], que son mari n’avait pas assurément épousée pour ses beaux yeux, était faite comme la plupart des riches héritières, pour qui l’équitable nature semble avare de ses richesses à mesure qu’elles sont comblées de celles de la fortune. — (Antoine Hamilton, Mémoires de Grammont 7)
- Alors, grave dans sa démarche, réservé dans ses politesses, avare de mots, chiche de pensées, on l’expédie en pays étranger. — (Les Français peints par eux-mêmes, 1841)
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nectar
?- (Mythologie grecque) Breuvage des dieux.
- Hébé et Ganymède ne font pas le même service. Ganymède est l’échanson particulier de Jupiter; Hébé verse le nectar dans l’assemblée des dieux.— (Alexis Pierron, Oeuvres d'Homere: L'Iliade, 1869, p.127)
- (Sens figuré) Toute sorte de vin excellent ou de boisson agréable.
- L'jour de la fête à Julot, mon poteau Je l’ai invité dans un p'tit bistroOù l’on sert un beaujolais vrai de vraiUn nectar de première... — (Boris Vian, chanson « On n’est pas là pour se faire engueuler »)
- Si t'as le bec fin,S'il te faut du vinDe première classe,Va boire à Passy,Le nectar d'iciTe dépasse. — (Georges Brassens, chanson « Le Bistrot », in Les Funérailles d'antan, 1960)
- Mme Desrosiers ne souhaitait pas d'alcool dans sa maison mais le frère d'Ubald, Louis-Philippe, se présenta avec des caisses de bière et de bouteilles de gin. Les frères d'Edna jubilaient mais par prudence lui suggérèrent de laisser son précieux nectar sous le perron, si bien que, la réception durant, il y eut un va-et-vient continuel des hommes à l'extérieur. — (Denise Bombardier, Edna, Irma et Gloria, Albin Michel, 2007, p. 92)
- Boisson composée de jus de fruit, d’eau et de sucre.
- (Botanique) Liquide sucré sécrété par certaines plantes entomophiles (attirant les insectes), contenu dans les nectaires.
- Le mélampyre des champs a son insecte pollinisateur, un bourdon, le Bombus hortorum, seul en son genre à pénétrer dans l'étroit tube de la corolle pour y rechercher le nectar ; les autres bourdons perforent le tube à sa base. — (Le Courrier de la nature, 1980, n°65-76, page 41)
- C’est le cas du Seneçon du Cap (Senecio inaequidens). Très riche en nectar, il attire, en dehors de la saison de floraison de la plupart des espèces méditerranéennes, de nombreux insectes dont des espèces utiles en agriculture biologique.— (Sylvie Ligny, Plante invasive, espèce envahissante, ça veut dire quoi ?, Garden Fab, 7 octobre 2018)
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bétoire
?- (Normandie) Puisard de plus de 10 mètres de profondeur, souvent plongé dans la marne, servant à recueillir les eaux usées et les eaux de pluie.
- Gouffre où se perdent les cours d’eau, en pays calcaire.
- Ces bétoires s'agrandissent insensiblement, parce que l'eau, entraînant avec elle les parties les plus déliées de la terre, mêlées au sable , & déplaçant aussi les sables du fond , se creuse une route plus évasée au centre du bétoire ; ce qui produit des éboulemens le long des bords supérieurs de l'entonnoir. — (Encyclopédie méthodique, tome 3 : Géographie-physique, par M. Desmarest, Paris : H. Agasse, 1809, p.132)
- Pourtant, dans la région, il y a des bétoires, des trous naturels dans lesquels s’engouffrent les eaux de pluie. — (Professeur Canardeau, Vous reprendrez bien un peu de pesticides ?, Le Canard Enchaîné, 16 août 2017, page 5)
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faiblard
?- Qui est très faible.
- Enfant faiblard.
- Tatave, boiteux et faiblard, s'était esquivé avec les filles. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 34)
- Et les articles des autres journaux paraissent faiblards à côté. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 83, page 16, 7 août 1915)
- Il appuya sur le bouton du poste, un petit transistor en plastique, un des premiers trucs qu’il ait piqués, une radio crachotante et faiblarde, sujette à de brusques accès de mutisme. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 1)
- À 14 % d’appuis dans l’ensemble du Québec, les appuis du PCQ pataugent encore dans les mêmes eaux faiblardes qu’eux. — (Josée Legault, Le PCQ : cheval de Troie ou étoile filante ?, Le Journal de Québec, 18 février 2022)
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accotoir
?- (Vieilli) ou (Canada) Ce qui sert à s’accoter, appuis pour les bras disposés sur les côtés d'un siège, communément appelés accoudoirs.
- Les accotoirs d’un fauteuil, d’un confessionnal.
- Cela vous servira d’accotoir.
- Le dossier du fauteuil se redresse, sur lequel se rattache perpendiculairement l'accotoir. — (Christophe Renault, Christophe Lazé, Les styles de l'architecture et du mobilier, 1998)
- (Québec) (Acadie) (Par extension) Tout objet qui sert à s'accoter ou à accoter quelque chose.
- (Marbrerie) Morceaux de marbre que l'on scelle le long d'une tranche avant d'en faire la taille.
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butoir
?- (Chemin de fer) Obstacle artificiel placé sur une voie permettant l’arrêt d’un véhicule empruntant cette voie.
- La voie de garage se termine par un butoir.
- Objet contre lequel vient buter une porte ou une machine mobile ou une partie de cette machine.
- Les butoirs en caoutchouc amortissent le mouvement des portes.
- Dans les sports de lancer, pièce matérialisant la limite antérieure du cercle d’élan.
- Parry O'Brien a révolutionné le lancer du poids en tournant le dos au butoir au départ de son élan.
- (Sens figuré) Limite à ne pas dépasser. Note : Employé avec date, comme complément de nom juxtaposé ou épithète.
- De grâce, faites-nous l’économie de cette nouvelle date butoir du 15 novembre prochain. Vous savez aussi bien que nous que personne n’y croira. — (Danièle Lorain, 15 novembre ? Mon œil..., lejournaldequebec.com, 13 octobre 2021)
- Mon inscription a été refusée parce que je n’avais pas respecté la date butoir. (pluriel les dates butoirs comme dates limites)
- (Sens figuré) Limite infranchissable.
- Entre eux se dressait l’argent. C’était un mur, une espèce de butoir qu’ils venaient heurter à chaque instant. C’était quelque chose de pire que la misère : la gêne, l’étroitesse, la minceur. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 76)
- Outil utilisé pour la sculpture du bois.
- Je regardais fasciné le butoir avancer sous les coups de massette.
- (Outillage, Travail du cuir) Couteau à deux manches servant au travail du cuir, en particulier à l'opération de butage. → voir boutoir
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liard
?- Ancienne monnaie française et belge en cuivre qui valait un quart de sou.
- De fait, nous n’avions pas le sou ; nos poches et nos tiroirs fouillés et renversés sur la table, tout compté et recompté, liards, centimes, monnaie de billon et pièces d'argent, – sur dix que nous étions, – nous nous trouvâmes riches d'à peu près quarante francs... Bon Dieu ! quarante francs, pour dix ! — (Léon Guérin, Le Jeune Homme, tome I : La Province, Paris : chez Urbain Canel & chez Adolphe Guyot, 1833)
- Vous êtes un homme dangereux, seigneur Grand-Eunuque. Utile mais dangereux. Si les destinées vous avaient mis à ma place, je ne donnerais pas un rouge liard du bonheur de mon propre peuple. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- J'ai toujours été une voleuse et je le suis restée, bien que depuis trois ans, je n'aie pas fait tort d'un liard à personne, mais l'intention du vol était en moi. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Cité de l'étrange peur, 1936)
- (Rare) (Vieilli) Monnaie quelconque, de faible valeur.
- C’était le meilleur mendiant de son couvent. […] car une veuve n’eût-elle pas même de souliers, qu’il avait d’elle un liard, avant de partir. — (Geoffrey Chaucer, Les Contes de Cantorbéry, vers 252 à 255 (p. 40), XIVe siècle)
- …, je ne te refuse pas le secours de mon art ; mais je ne donne pas un liard à ceux qui demandent l’aumône sur la grande route. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- - Cent cinquante francs, pas un liard de plus !… — (Emile Zola, L’Assommoir, 1887,Chapitre IV)
- Le bonheur, a-t-on dit, est plus ami des liards que des louis. — (Victor Cherbuliez, « La Jeunesse de Joseph de Maistre » dans Revue des Deux Mondes, 3e période, tome 118, 1893, page 217)
- Les choses qui valent vraiment la peine d’être vécues ne coûtent jamais d’argent. Cela ne te coûte pas un liard d’être capable de concevoir la splendeur multiple des choses, la science. Cela ne te coûte pas un liard d’être en Italie, d’avoir le ciel italien au-dessus de toi, de te promener dans des rues italiennes et de t’asseoir à l’ombre d’arbres italiens et le soir venu, de voir le soleil se coucher en italien. Cela ne te coûte pas un liard, si tu plais à une femme et qu’elle se donne à toi. Cela ne te coûte pas un liard d’être heureux quelquefois. Ce qui coûte de l’argent, c’est ce qu’il y a autour du bonheur, des accessoires stupides et ennuyeux. — (Antal Szerb, Le Voyageur et le clair de Lune, 1937, page 210, édition Viviane Hamy, traduction par Charles Zaremba et Natalia Zaremba-Huszvai)
- Pour deux liards de bonne grâce, on s’épargne un assaut cruel… On temporise, on conclut une trêve… — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 121)
- « Quelle journée, mon Dieu !– Oui, c’est beaucoup trimer pour deux liards.– Deux liards qu’on n’aura peut-être pas.– Oui, comme vous dites, deux liards qu’on n’aura peut-être pas et qui iront dans la poche des riches. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 21)
- – Non, je ne vous ai jamais aimés tous. Je n’ai jamais aimé que ma mère. Tous, je vous livrerais pour deux liards. Je vous ai livrés pour moins. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 493)
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bavoir
?- (Puériculture) Petite pièce de tissu qu’on attache sous le menton des jeunes enfants pour recevoir la bave, la salive qui coule souvent de leur bouche.
- Vaut-il mieux, pour cadeau de baptême du petit Landry, offrir un bavoir ou une timbale ? — (Les Œuvres libres, n° 181, éditions A. Fayard, 1936, p. 13)
- […] et l'enfant raconta que, lorsque sa maman l'avait chargée de laver les petits vêtements qui habillaient Blanche-Neige le jour où on l'avait trouvée, elle avait remarqué que cette petite broche était épinglée au bavoir du bébé — (Noël Aubled, Blanche-Neige, Paris : éditions A. Lahure, 1939)
- Alors elle sortit les brassières, les bas, les bavoirs du petit, les sarraus de Lalie et ses rubans de cheveux. Puis, toutes ces choses étendues sur la table, elle vida son flacon, goutte à goutte comme elle eût jeté de l’eau bénite.— Mignons, que cela vous porte bonheur ! — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- C’est un bavoir d’enfant, blanc et brodé de points bleus comme ceux que portait Philippe quand il était petit. — (Jean Freustié, Marthe, ou, Les amants tristes, 1958)
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vouloir
?- Avoir l’intention, la volonté de faire quelque chose, s’y déterminer.
- C'est là aussi que végètent misérablement les bédouines qui ont voulu suivre leurs maris prisonniers. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 94)
- Il veut partir demain. Il veut faire ce voyage. Il n’en veut rien faire.
- (En particulier) Avoir une volonté agissante, efficace.
- Cet homme veut ce qu’il veut. (Absolument) Il ne sait pas vouloir.
- Commander, exiger avec autorité.
- La mode aurait voulu que lui et ses fils revêtissent des costumes flamboyants pour exécuter leurs concerts, […]. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Dieu le veut. Le roi veut que vous obéissiez. Votre père veut que vous alliez là.
- Avoir autorité sur l’homme, en parlant des choses.
- La loi veut qu’on s’abstienne de telle chose. La raison veut qu’on prenne ce parti.
- Désirer ; souhaiter.
- Il était difficile aux juifs d'échapper à leur sort, car, étant serfs de leurs seigneurs, ils n'avaient pas le droit de se déplacer comme ils l'auraient voulu. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le roi et les privilégiés auraient voulu que les états délibérassent comme en 1614, c'est-à-dire « par ordre ». Les privilégiés auraient eu immanquablement la majorité et les états auraient été incapables d'opérer aucune réforme sérieuse. — (Jacques Godechot, Les constitutions de la France depuis 1789, Garnier-Flammarion, 1970, page 22)
- Ses économies sombraient, son ventre poussait, mais il ne s'en préoccupait guère; il buvait à longueur de temps avec ceux qui voulaient bien le suivre. — (Michaël Perruchoud, Poil au temps, Éditions L'Âge d’Homme, 2002, page 99)
- Permettre ; consentir.
- Fallait que je me les caille assez pour que Mathis veuille bien me réchauffer à l'horizontale, mais pas trop ! Ça faisait une bonne heure que je poireautais et j'avais pas de réseau sur mon portable... — (J. Arden, Les chaînes du passé, volume 3 : Les sentinelles de l'ombre, Rebelle Éditions, 2014, chapitre 41)
- Oui, je le veux bien. Si vous le voulez, il le voudra aussi.
- Prétendre ; affirmer avec une grande insistance.
- Et enfin, vous voudriez que Dieu fît courir le soleil, qui est quatre cent et trente-quatre fois plus grand que la terre, rien que pour pommer nos choux ? — (Umberto Eco, L’île du jour d'avant, Grasset & Fasquelle, 1996)
- Demander un prix d’une chose qu’on veut vendre.
- Il veut cent mille francs de sa terre. Combien voulez-vous, que voulez-vous de ce cheval ?
- Entraîner la nécessité de, par son caractère.
- Cette affaire veut être conduite avec ménagement.
- Cette plante veut un terrain humide.
- Dans ce cas-ci se pose le problème de la sous-représentation des femmes dans un domaine qui voudrait qu'elles soient bien davantage concernées. — (Nuit blanche, n° 159, été 2020, page 32)
- Pouvoir, en parlant des choses inanimées.
- Cette machine ne veut pas marcher. Ce bois ne veut pas brûler.
- (vouloir de, généralement sous forme négative) Accepter, malgré des conditions ou des conséquences défavorables.
- Je n’en ai pas voulu parce qu’outre qu’il louchait abominablement ; il aurait fallu me séparer de ma fille, et, de fait, je ne m’en souciais pas. — (Henry Monnier, Les bourgeois de Paris, 1854)
- Il n’eût pas voulu d’un trône à ce prix.
- Je n’en veux à aucun prix.
-
chamarre
?- (Désuet) Variante de simarre.
- (XVIe siècle) Vostre espée use les plies de vostre chamarre. — (PALSGRAVE, p. 558.; cité par Littré)
- Broderies, ornements.
- Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres. — (Victor Hugo, Ruy Blas, I, 2.; cité par Littré)
- — Des hommes entichés de chamarres militaires et de reflets de bottes, des femmes à ce point insoucieuses d’élégance, ce contraste-là me ferait réfléchir si j’étais délégué à Versailles !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 178.)
- Je crois bien que j'ai gardé un faible pour le soldat dont les grands cordons, les étoiles, les chamarres ont ébloui mes yeux d'enfant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 37)
- Veste de berger, zamarra
- « chamar(r)on », [...] « chamarre ou simarre […], ample casaque ouverte, fourrée d'une peau de mouton, recouverte de bandes d'étoffe de couleurs différentes cousues dans le sens de la longueur ; c'étaient des sortes de garnaches ou de tabards en peau de mouton fendues sur le côté que portaient les bergers de la montagne .— (Arnold Van Gennep, Les Hautes-Alpes traditionnelles, t. I, Voreppe, Curandera, 1990 (1re éd. Paris, Maisonneuve, 1946), p. 87-89.)
- (Habillement) Blouse → voir zamarra
- Landais : samarre (Palay) f. 'sac de peau des bergers ; béarnais : chamarre (Palay) blouse de paysan'. basque (avec article), zamarra, tsamarra, zamarra 'toison des bêtes à laine', blouse de peau', 'tablier de peau', 'pelisse des bergers'
-
claquoir
?- Claquette
- Petit tableau utilisé lors des prises de vues, indiquant le numéro d’un plan et muni d’un claquoir qui signale le commencement du tournage. — (Jean Tournier, Les mots anglais du français, 1998)
- Il y a des claquoirs simples ou doubles, que l'on appelle : claquoirs, battoirs, crécelles ou cricri, routelles, tartarelles ou tourterelles, dont la forme la plus connue est celle de Corbie, qui ressemble à un tonnelet de fer. — (Bulletin de la Société d'émulation historique et littéraire d'Abbeville, 1902, page 180)
- Le Saint-Sacrement va passer. Le chanoine, avec son claquoir, ordonne aux fidèles de se mettre à genoux. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 239.)
- (Par extension) (Familier) Bavardage insignifiant et prolixe
- Je t’écris en écoutant le claquoir de la raccommodeuse, Lucienne, qui n’arrête pas de parler, quoiqu’elle ne doive pas craindre la méningite… après tout, on ne sait jamais. — (Régis Messac, Coutances à l'heure allemande [1943], Paris, Éditions ex nihilo, 2018, p. 110.)
- bernard
-
léopard
?- (Zoologie) Espèce de grand félin d’Afrique et d’Asie à peau tachetée, aussi appelé panthère (Panthera pardus). Ce mot est plus spécialement utilisé dans le cas des panthères africaines.
- Il y avait là des autruches, des gazelles, une girafe et, pêle-mêle, des renards fénecs, des léopards, et même un lion ! — (Georges Sim (pseudonyme de Georges Simenon), Les Nains des Cataractes, éditions Jules Tallandier, 1928, réédition 1980, troisième partie, chapitre IV)
- (Héraldique) Meuble représentant un lion dont la tête est de face (au lieu de profil) dans les armoiries. Dans sa position naturelle, il est « passant » (à la différence du lion qui est rampant). Un léopard rampant est dit lionné. À rapprocher de lion et lionne.
- Trois léopards figurent sur l’écu de l’Angleterre.
- D’azur au léopard d'or, qui est de LeFaou du Finistère → voir illustration « armoiries avec un léopard »
-
briard
?- Originaire ou typique de la Brie ou relatif à cette région de l'est du Bassin parisien.
- Betterave à sucre et fromages sont deux productions importantes dans l'économie briarde.
- Privé de toute communication avec la France, il avait gardé son ancien jargon briard dans toute sa pureté native, parlait comme un Jeannot d’opéra-comique, et semblait réciter perpétuellement des paroles de M. Étienne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- C’était l’une de ces grandes exploitations briardes à cour fermée, piquée sur un plateau sans horizon, dans l’ondulation des blés et (à l’époque) des pâtures à moutons : un vieux pigeonnier, des granges et des silos, d’immenses toits de tuiles plates qui descendent presque jusqu’à terre. — (Emmanuel de Waresquiel, Voyage autour de mon enfance, Tallandier, 2022, page 138)
-
battoir
?- (Technique) Instrument qui sert à battre.
- (Spécialement) (Désuet) Sorte de palette enduite de colle et de nerfs et recouverte de parchemin, à manche court pour jouer à la courte paume, à manche long pour jouer à la longue paume.
- Grosse palette de bois qui servait autrefois aux blanchisseuses à battre le linge.
- Elle jeta sur la berge un tas de chemises, retroussa ses manches, prit son battoir ; et les coups forts qu’elle donnait s’entendaient dans les autres jardins à côté. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Elles savonnent à tour de bras, frappent à tour de battoir le linge qui s’égoutte sur la planche. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Agenouillé au bord du bassin, il le secouait et le cognait contre la margelle, comme on voit les laveuses, à grands coups de battoir, aplatir leur linge baveux. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 172)
- Financés à hauteur de 30 % par l’État, ces « lavoirs communs » plus ou moins rudimentaires permettent ainsi aux « lavandières » de lessiver leur linge avec de l'eau propre et de l'essorer efficacement sur les bords inclinés du bassin en le frappant avec un battoir, puis de le faire sécher sur place si elles ne disposent pas d'assez de place chez elles. — (Julien Arbois, Dans l'intimité de nos Ancêtres, City Éditions, 2014)
- (Par extension) (Sens figuré) Main de grande taille.
- Au bout de deux heures de cet exercice, il ruisselait de sang et de sueur, les mains, ou mieux les battoirs, rouges comme ceux d’un assassin, les pieds trempés de pourpre et toujours guilleret. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 140)
- Dans l’énorme battoir, le truc mincillot craquait. — (A. L. Dominique, Gaffe au gorille, Gallimard, 1954, page 121)
- De ses énormes battoirs, il me giflait à toute volée. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Gordon Gotch était assis derrière une table en merisier luisant. Il avait posé ses deux battoirs sur la table vide, les doigts croisés sur les grosses phalanges, comme un prêtre joint les mains face aux fidèles. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 44)
- (Vieilli) Instrument dont on se servait pour battre la terre de pipe.
- (Agriculture) (Vieilli) Battant de fléau.
- (Vieilli) Jeu où les enfants se frappent mutuellement les mains en cadence.
-
aspiratoire
?- Qui a rapport à l’aspiration.
- Le mouvement aspiratoire d’une pompe, des poumons.
-
fauchard
?- Arme d’hast au tranchant convexe dérivée de la faux de guerre, utilisée essentiellement au Moyen Âge.
- Ces nobles si hautains étaient-ils plus braves sous leurs corsets et leurs casques de fer, à l’épreuve de la flèche et de la lance, que ces paysans armés d’un bâton ou d’un fauchard, exposés demi-nus à la charge de ces centaures de bronze ? — (François-René de Chateaubriand, Analyse raisonnée de l’histoire de France, 1845, Invasion de la France par Édouard)
- — S’ils sont trente comme nous, en avant, amis et courage ! Droit aux chevaux avec les fauchards ! Ils ne mangeront plus notre seigle en herbe !Les coups tombaient aussi rapides que des marteaux sur des enclumes ; aussi gonflé coulait le sang que le ruisseau après l'ondée ;Aussi délabrées étaient les armures que les haillons du mendiant ; aussi sauvages étaient les cris des chevaliers dans la mêlée que la voix de la grande mer. — (Anonyme, La bataille des trente, poème breton traduit par Théodore Hersart de La Villemarqué, Barzaz Breiz, chants populaires de la Bretagne, tome 1, A. Franck, 1846, page 527)
- (Agriculture) Sorte de serpe, de gouet, servant à couper les broussailles, il possédait deux cotés tranchants.
- Or une fois, il lui fit remettre un outil, que, vu sa ressemblance avec une faux, on nomme un fauchard, pour qu'il coupât les ronces d'un certain lieu en sorte qu'on en fit un jardin. — (Pope Gregory I, Dialogues, Éd. Téqui, Paris 1978)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.