Dictionnaire des rimes
Les rimes en : commun
Que signifie "commun" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Qui sert, qui peut servir à tout le monde ou seulement à plusieurs personnes.
- Un puits commun.
- Une cour commune.
- Passage, escalier, chemin commun.
- Cela est commun à tout le bourg, commun aux deux maisons.
- Les biens les plus précieux, répondit M. Bergeret, sont communs à tous les hommes et le furent toujours. L'air et la lumière appartiennent en commun à tout ce qui respire et voit la clarté du jour. — (Anatole France, Monsieur Bergeret à Paris, chapitre XVII, 1901)
- Partagé par différents êtres ou par différentes choses.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L'incidence du décès de la victime d'un délit ou d'un quasi-délit sur l'action en indemnité, Librairie de l'Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- La vie végétative est commune aux animaux et aux plantes.
- Qualités communes.
- Traits, caractères communs.
- Ami commun.
- Péril commun.
- Des goûts communs les rapprochèrent.
- Cette douleur, cette joie m’est commune avec bien des gens.
- Entreprendre une chose à frais communs.
- La commune mesure de deux quantités.
- J’ai cela de commun avec lui.
- Cette affaire n’a rien de commun avec celle dont il s’agit.
- (En particulier) Mutuel, réciproque.
- D’un commun accord.
- Public, collectif.
- L’intérêt commun
- Le bien commun.
- Général ; ordinaire ; habituel ; moyen ; qui appartient ou peut appartenir à la plupart des hommes ou à un grand nombre d’hommes.
- Le meilleur préservatif contre les souris est un chat, non pas un chat angora, mais un chat à poil lisse et ras, rayé de gris et de brun, de la race commune appelée chat de gouttière. — (« Souris », dans la Grande encyclopédie illustrée d’Économie domestique et rurale, par Jules Trousset, Paris : chez Fayard frères, s.d. (vers 1875), page 2310)
- À huit heures et demie la directrice fut remplacée par une adjointe, Mme Galant, grosse femme assez commune, qui avait l’air d’une marchande des Halles cossue, plutôt que d’une institutrice. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- […] une décence qu'on ne trouve pas à ce point dans les campagnes où la trivialité est si commune. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- C’est l’opinion commune.
- Une erreur très commune.
- Une destinée commune.
- L’usage en est fort commun.
- Il n’y a rien de si commun, rien n’est plus commun.
- Cette terre donne tant de revenu, année commune, bon an, mal an, en compensant les mauvaises années avec les bonnes.
- Répandu et abondant ; fréquent ; courant.
- Les melons sont fort communs cette année.
- Les bons muscats sont communs en Languedoc, en Provence.
- Il est commun de croiser des cerfs dans ces forêts.
- (En particulier) (Mathématiques) Propriété valable pour plusieurs nombres ou entités.
- Diviseur commun.
- Le plus grand commun diviseur.
- Dénominateur commun.
- (Géométrie) Ce qui appartient à la fois à deux figures que l’on compare.
- L’angle a, le côté b et c sont communs à tel triangle et à tel autre.
- (Droit de la copropriété) Relatif à une communauté de biens.
- Époux communs en biens.
- Le contrat porte que les époux seront communs en biens.
- (Linguistique) Qualifie les mots, les termes ordinaires d’une langue, par opposition à ceux qui ne sont usités que dans les arts et dans les sciences.
- Les êtres, c'est-à-dire les humains, les animaux et les choses que l'on distingue, selon notre expérience du monde, sont désignés par des noms. On distingue deux classes de noms : les noms propres et les noms communs (ou substantifs). — (Geneviève-Dominique de Salins, Grammaire pour l'enseignement/apprentissage du FLE, Paris, Didier, 1996, p. 43)
- (Linguistique) Qualifie la langue qui est parlée le plus généralement dans un pays, ou parfois sert de langue d'échange (koiné).
- En France, le français est la langue commune.
- Qui est médiocre, qui ne sort pas de l’ordinaire, qui est peu estimable dans son genre.
- Il a fait un discours très commun.
- C’est un orateur fort commun.
- Une invention commune.
- Rien de plus commun.
- De peu de valeur et d’une qualité médiocre.
- Un marchand qui n’a que des marchandises très communes.
- Il n’y a là rien que de commun.
- Vulgaire, bas, par opposition à noble, distingué.
- Son langage est bien commun.
- Cette femme a des manières communes.
- Tu as tous les mauvais instincts. Par-dessus le marché, tu es commune. J’ai honte de toi. Dès ta petite enfance, j’ai compris que tu ne serais jamais une dame. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 40)
- (Grammaire) Épicène, ayant une terminaison identique au masculin et au féminin [2].
- (Linguistique) Dans certaines langues, genre grammatical avec tous ses articles issu d'une fusion du masculin et du féminin, alors que le neutre demeure.
- Le mot lag (« loi ») est du genre commun en suédois.
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "commun".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
-
lien
?- Ce qui sert à lier, à attacher des objets ou des parties ensemble.
- Un lien de paille, de jonc, d’osier.
- Un lien de fer.
- Le lien d’une gerbe, d’un fagot.
- (Par extension) Corde ou chaîne qui sert à attacher un prisonnier. En ce sens, il se met ordinairement au pluriel.
- Il était dans les liens.
- La fête de saint Pierre aux liens.
- Briser, rompre ses liens.
- Être dans les liens d’un décret, d’un mandat d’arrêt : Se dit d’une personne contre laquelle un décret, un mandat d’arrêt a été décerné.
- (Sens figuré) Engagement ; contrat ; attache ; union.
- Le relâchement du lien vassalitique est une des causes de la défaite finale du Midi et de son suzerain, le comte de Toulouse. — (Paul Gachon, Histoire du Languedoc, Boivin & Cie, 1941, p. 89)
- Le bouddhisme lamaïque a créé depuis le XIIIe siècle des liens étroits entre le Tibet et la Mongolie. — (René Cagnat & Michel Jan, Le Milieu des Empires : Entre Chine, U.R.S.S. et Islam, le destin de l’Asie centrale, Robert Laffont, 1981, page 249)
- Je puis forcer le pape à briser les liens du mariage qui m’unissent à Léonora. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Etre confronté à la mort, avec cette idée que la santé de chacun dépend de la santé de tous, est aussi un puissant vecteur de lien. — (Jessica Gourdon, « Jamais on n’avait vu un tel engagement » : le confinement provoque un élan de solidarité, Le Monde. Mis en ligne le 17 avril 2020)
- (Sens figuré) Élément qui rattache deux ou plusieurs choses entre elles, assure leur relation.
- Le lien qui rattache les diverses parties de cet ouvrage est bien mince.
- Je n’aperçois aucun lien entre ces événements, entre ces idées.
- (Vieilli) (Sens figuré) Dépendance dans laquelle une femme tient un homme en dehors du mariage.
- Il a rompu ses liens.
- Des liens honteux.
- (Musique) Les barres horizontales ou obliques réunissant plusieurs figures de notes à crochets successives.
- (Informatique) Moyen hypertexte de transfert vers une source du Web.
- Ajouter un lien. Faire la référence à un autre objet informatique utilisant un langage informatique.
- Utiliser, suivre un lien automatique par cliquer.
- (Informatique) Référence à un fichier ou répertoire apparaissant elle-même comme un fichier.
- (Informatique) Connexion prévue par le concepteur d’une application informatique pour relier des programmes, des parties de programmes, des données, des documents, des sites ou des pages sur la toile.
-
épicurien
?- Qui est partisan de la doctrine d’Épicure ; qui est conforme à cette doctrine.
- Le moment semble venu où l'on peut avec plus de justice apprécier la doctrine épicurienne, et chercher la part de vérité qu'elle renferme. — (Jean Marie Guyau, La Morale d’Épicure: et ses rapports avec les doctrines contemporaines, Librairie Félix Alcan, 1927, page 17)
- La clé de la sagesse épicurienne consiste à comprendre que nous pouvons être heureux si nos désirs, au lieu d'être illimités, se ramènent à la dimension restreinte des besoins de notre corps. — (Roger-Pol Droit, Lucrèce, l'épicurien, en préface à la traduction de Lucrèce, De la nature de José Kany-Turpin, éd.Flammarion, 2008, p.XV)
- Il semble au contraire que, dans l’épistémologie de la physique épicurienne, l'observation du monde, sa connaissance empirique, soit non seulement légitime, mais encore nécessaire. — (Pierre-Marie Morel, Épicure: la nature et la raison, Librairie J. Vrin, 2009, page 36)
- En questionnant : « Dites-moi si vous avez jamais vu ou lu des philosophes pensant que le monde a été fait par hasard », Spinoza qui, quelques lignes après, fera l'éloge des Atomistes, affirme, par là même implicitement que telle n'est pas, selon lui, la conception épicurienne du clinamen. — (Laurent Bove, La stratégie du conatus: affirmation et résistance chez Spinoza, Librairie philosophique J. Vrin, 1996, p. 149)
- Il demeurait cependant, dans le bouquet SFR, bien des pépites, sur le plan culinaire en particulier, je devenais maintenant un bon vieux gros bonhomme, un philosophe épicurien pourquoi pas, qu’est-ce qu’Épicure avait d’autre en tête, au juste ? En même temps un quignon de pain rassis et un filet d’huile d’olive c’était un peu limité, il me fallait des médaillons de homard et des Saint-Jacques avec leurs petits légumes, j’étais un décadent moi, pas un pédé rural grec. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 332.)
- (Par hyperbole) Hédoniste, qui ne songe qu’au plaisir.
- […] ; on aurait pu dire de ses traits qu’ils étaient beaux, s’il ne s’était niché sous l’arcade de son œil le sentiment rare et épicurien qui indique l’homme des brûlantes voluptés. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- En voyant ses mauvais mœurs, ses goûts épicuriens, l'impiété même dont il faisait profession ouverte, sauf à s'en défendre tant bien que mal, soupçonnerait-on que Costar était d'église ? — (Monseigneur Antonin Fabre, Les ennemis de Chapelain, tomes 1 & 2, collect. Études littéraires sur le XVIIe siècle; Éditions A. Fontemoing, 1897, p. 160)
-
circadien
?- (Biologie) D’un rythme biologique dont la période est d’environ 24 heures.
- Le rythme circadien.
- De nombreux indices physiologiques —température centrale, divers composants du sang, taux d’hormones plasmatiques (mélatonine, cortisol, testostérone, etc.), métabolites urinaires, etc.— varient en fonction du temps selon un rythme circadien. Un traitement informatique des valeurs relevées dans la journée fait apparaître une courbe remarquable avec ses paramètres caractéristiques : période, acrophase, bathyphase, amplitude. Le niveau maximum (acrophase) de ces indicateurs se situe à un moment particulier pour chacun d’eux au cours de la journée. Une analyse spectrale permet également de déceler d’autres rythmes, plus rapides (ultradiens) ou plus lents (infradiens), qui interfèrent avec le rythme circadien. Ils traduisent d’autres aspects de la rythmicité organique comme la fréquence cardiaque, la ventilation pulmonaire ou l’activité musculaire pour les rythmes ultradiens et l’influence du calendrier hebdomadaire ou saisonnier pour les rythmes infradiens. — (Guy Azémar, « Chronobiologie et récupération », in Cahiers de l’INSEP, no. 14–15, 1996, pages 87–98)
- Son horloge biologique fonctionnait très bien ; il avait des cycles circadiens normaux, son corps se rappelait régulièrement à lui par les voies habituelles —le sommeil, la digestion, la soif, etc. — (Bernard Quiriny, Histoires assassines : Les Patients du Dr Hampstadt (II), Rivages, Paris, 2015, p. 135-136)
-
césarien
?- Pour le terme de chirurgie, comme l’explique Littré[1] : « le latin Caesar, Caeso fut un surnom donné à des enfants que l’on tirait du sein de leur mère par une incision, dite plus tard césarienne, de caedere, couper, inciser. »
- Pour le gentilé québécois, voir Césaire.
-
contrevint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de contrevenir.
-
contins
?- Première personne du singulier du passé simple de contenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de contenir.
-
galopin
?- (Vieilli) Jeune garçon employé dans un atelier pour faire différentes courses.
- Renverrez-vous vos ouvriers ?… Mon avis est de laisser les choses comme elles sont, et d'avoir un galopin le plus tôt que vous pourrez ; car je regrette le temps perdu de Nicolas. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796, Bibliothèque de la Pléiade, tome 1, page 356)
- Petit garçon qui polissonne, principalement dans les rues.
- Invariablement les fonctionnaires, arrivés récemment ici des autres parties de la France, éprouvent de l’étonnement en voyant ces classes drues, ces hordes de galopins qui déambulent par les routes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme un seul homme, ils sautent sur leurs mobs et pèsent sur les pédales à grands coups de reins et de jarrets. Ils n’ont qu’une idée, les petits galopins : déguerpir. — (Joseph Joffo, Tendre été, Jean-Claude Lattès, 1981, chapitre 13)
- (Familier) Petit garçon quelconque qui a donné un sujet de mécontentement.
- Mais il ne s’était résigné au désir d’Angèle qu’à la condition d’oublier au collège de Plassans leur fils Maxime, un galopin de onze ans, sur lequel sa grand-mère avait promis de veiller. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Enfant (garçon ou fille).
- Et il voyait clair, brusquement, il voyait la femme qu’elle était devenue, lorsque, du galopin sans sexe, s’était dégagée cette créature de charme et d’amour, avec ses jambes longues et fuselées, son torse élancé et fort, à la poitrine ronde, au cou rond, aux bras ronds et souples. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
- Garçon qui sert dans les cuisines.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Moitié d’un demi de bière, soit 12,5 centilitres.
- Le Balzar m’attirait ; je me rappelais que mon grand-père – mort depuis – m’y avait amené quelquefois, en 1913 : nous nous asseyions côte à côte sur la banquette, tout le monde nous regardait d’un air de connivence, il commandait un bock et, pour moi, un galopin de bière, je me sentais aimé. Donc, quinquagénaire et nostalgique, je poussais la porte de la brasserie et je me faisais servir un galopin. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 160)
- (Cuisine) Spécialité culinaire de la Picardie à base de brioche.
-
enjoint
?- Participe passé masculin singulier de enjoindre.
- Troisième personne du singulier du présent de enjoindre.
- Il nous est à tous deux expressément enjoint De l’envoyer à Rome et de n’y manquer point. — (Jean Mairet, Sophonisbe V, 2)
-
akkadien
?- Langue anciennement parlée en Akkad.
- L’inscription est ici rédigée en akkadien, langue qui utilise des caractères cunéiformes syllabiques.
- Certains donnent l’idéogramme sumérien, sa transcription phonétique en akkadien, sa traduction akkadienne. — (Michel Ballard, De Cicéron à Benjamin, 2007)
-
andain
?- (Agriculture) Coup de faux d’un faucheur à chaque enjambée, étendue fauchée à chaque pas.
- Au silence du prêtre la foule des fidèles ondula puis se courba dans un même mouvement comme les blés que l’habile faucheur couche d’un seul andain. — (Germaine Guèvremont, Le Survenant, 1945)
- Quantité d’herbe, de foin, de blé, etc. qu’un faucheur abat à chaque coup de faux.
- Sans ajouter une parole, il se remit à la besogne, roulant sur ses hanches, abattant l’andain à chaque coup de faux, dans le grincement du fer qui cadençait sa marche. — (Émile Zola, La Terre, 1887)
- Le jeune valet y prit chaud car Georges piquait largement dans l’andain et levait sans peine des charges énormes. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 104)
- (Agriculture) Coupe de foin mise en rangée pour le pressage, ou l’enlèvement.
- Dans quelques pays, en Beauce, par exemple, on distingue deux sortes d’andains ; l’andin proprement dit, & le sangle. Le premier est toujours formé de deux couches l’une sur l’autre, dont les épis sont en sens contraire. […] s’il fait du vent, il [le faucheur] est obligé de sangler, c’est-à-dire, de revenir [à l’autre extrémité du champ] sans faucher, quand il est au bout de ce qu’il a embrassé, & de recommencer à chaque fois une nouvelle couche simple. — (Alexandre-Henri Tessier, André Thouin, Auguste Denis Fougeroux de Bondaroy, Encyclopédie méthodique, tome premier : Agriculture, 1787)
- Pour faire sécher le foin, l’herbe coupée est étendue puis retournée dans la journée avant d’être ramassée en andains le soir venu. — (Sébastien Lay, Maitrise, non-maîtrise de l’herbage : approche ethnologique des savoirs, dans Prés et pâtures dans l’Europe occidentale, Presses Universitaires du Mirail, 2008, page 231)
- Le ramasseur fonctionne à la manière d’un râteau rotatif qui soulève le fourrage ou la paille en andain sur le sol et l’élève vers les organes internes de la presse. — (Fiches sécurité machines agricoles et forestières: fonctions, conception, utilisation, Cemagref Éditions, novembre 2002, page 99)
- (Agriculture) Rangée de blocs rocheux, de pierre, de sable, etc.
- Tout ce sable […] se dénude par larges bancs, laissant voir des andains parallèles comme une prairie fauchée […] qui se sèche et se dore, et se brûle au soleil, poudreuse, dévorée de lumière, tremblante sous la vibration torride de l’espace. — (Maurice Genevoix, La Boîte à pêche, 1926)
- (Foresterie) Entassement linéaire des rémanents, des souches arrachées…
- [L]a recommandation générale de démantèlement simple des rémanents telle que retenue dans le guide convient très bien dans les zones sensibles d’un point de vue paysage. En revanche, la création d’andains est à proscrire […]. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
- Bien au-dessus de l’eau les pierres des piliers gardaient les taches des crues et la boucle de la rivière était obstruée par d’énormes andains de broussailles et de branches noires et les troncs d’arbre. — (Cormac McCarthy, La Route, 2006, éditions de l’Olivier, 2008, traduction de François Hirsch, page 45)
-
esterlin
?- (Histoire) Monnaie d’argent ayant circulé en France capétienne et en Angleterre, y compris sur les vastes possessions françaises des Plantagenets, rois d’Angleterre, (Normandie, Anjou, Saintonge, Poitou, Aquitaine, Guyenne) et demeurée monnaie anglaise, après son interdiction en France par Louis IX, qui avait réintroduit la monnaie d’or sur le territoire du royaume de France.
- D’abord monnaie du royaume d’Angleterre, l’esterlin l’emporte même en Ecosse sur la monnaie écossaise, mais il n'est pas moins la monnaie la plus abondante dans les domaines continentaux du Plantagenêt. — (Jean Favier, Les Plantagenêts, 2004)
- Poids dont se servaient les orfèvres et qui valait environ 1,5 gramme.
- Il y a cent soixante esterlins au marc.
-
ambrosien
?- (Liturgie) Relatif à saint Ambroise.
- Chant ambrosien.
- Messe ambrosienne.
- Relatif à la bibliothèque Ambrosienne, à Milan.
- Le palimpseste ambrosien est dans le plus triste état ; il est mutilé, d'une écriture souvent évanide. — (Egger, Journal des savants, janvier 1877)
-
opportun
?- Qui est à propos, selon le temps et le lieu.
- Une circonstance opportune.
- La rencontre est opportune.
- Démarche opportune.
- Favorable, propice.
- La conjoncture est opportune.
-
entretint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de entretenir.
- Cette infécondité, qui, de mois en mois, lui fit verser des torrents de larmes, entretint longtemps le mépris de Brigitte, qui lui reprochait de n’être bonne à rien, pas même à faire des enfants. — (Honoré de Balzac, Les Petits Bourgeois, 1844, version écrite par Balzac d’un roman inachevé, repris ensuite par un autre auteur)
-
almandin
?- (Minéralogie) Espèce minérale du groupe des silicates, sous-groupe des nésosilicates, de la famille des grenats alumineux ferriques.
- Dans sa composition l’almandin peut parfois équilibrer sinon dépasser le pyrope. — (M. G. Bardet, Géologie du diamant : Généralités, 1973)
-
flandrin
?- (Très rare) Habitant de la Flandre.
- (Vieilli) (Familier) Sobriquet qui désigne un homme de haute taille, mince et d’allure molle.
- L’orfèvre, s’approchant. – Vous parlez en patriote, ami ; je vous conseille de prendre garde à ce flandrin.Passe un officier allemand. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Et les paysans, ces grands flandrins qui tremblaient quelques mois auparavant comme des lièvres, lorsqu’on les regardait de travers… eh bien, je les ai vus traiter d’un air d’arrogance de vieux soldats, […]. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- — Maintenant que ce grand flandrin se croit libéré, se dit-il, il est capable de vouloir se mettre au travers de mon chemin pour me jouer quelque mauvais tour. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Certain long flandrin, d'âge indécis, mais qui s'exprimait avec précision en fronçant un museau de fouine, s'était amené un joyeux matin, porteur d'une lettre pour madame la concierge et escorté d'une voiture de déménagement. — (Marcel Martinet, La maison à l'abri, 1919)
- — Si ce n’est pas malheureux de voir un grand flandrin ne penser qu’à son plaisir, quand de plus jeunes que lui se font massacrer, disait Mme Blondel. — (Antoine Blondin, L’Europe buissonnière, 1949)
-
asinien
?- Relatif à l’âne.
- Même les autres garçons pensaient qu'il avait des grillets dans la tête mais ils n'en nourrissaient pas moins une jalousie secrète pour certains de ses attributs virils plus asiniens qu’humains. — (Andrea Camilleri, Un filet de fumée, traduction Dominique Vittoz, 2002)
-
refrain
?- Un ou plusieurs mots qui se répètent à la fin de chaque couplet d’une chanson, d’une ballade, d’un rondeau, etc.
- Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d’une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 33)
- Heureux comme un prince, il s’engagea dans le bois par le sentier de la Côte se tenant à quatre pour ne pas entonner son refrain favori . — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Depuis l’Argonne de 1914, le chant d’abeilles des balles s’est inscrit dans mes circonvolutions cérébrales comme, dans la cire d’un disque, un refrain prêt à jouer dès le premier tour de manivelle […]. — (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
- Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu’il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n’importe quoi, surtout n’importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)
- (Sens figuré) (Familier) Ce qu’une personne ramène sans cesse, à toute occasion, dans ses propos.
- « Tu devrais te marier », me disait mon père.Pendant les dernières semaines de mes vacances à Villeneuve, c’était devenu son refrain. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 5)
- Qu’il suffise de dire que c’était le moment où « la paix négociée » était le refrain rabâché par les ennemis de l’Angleterre. — (Agatha Christie, Les Enquêtes d’Hercule Poirot, 1968, L’Enlèvement du Premier ministre (nouvelle))
- Oui, oui, on connaît bien ce discours. C’est le vieux refrain de l’éducation progressiste. Mais on a déjà essayé de l’appliquer et ça n’a pas marché. — (Seymour Papert, traduit par Étienne Cazin, L’enfant et la machine à connaître : Repenser l’école à l’ère de l’ordinateur, Dunod, Paris, 1994, page 25)
- Je passai les heures qui suivirent à rédiger des missives à ce joueur de golf. Monsieur Saito rythmait ma production en la déchirant, sans autre commentaire que ce cri qui devait être un refrain. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Albin Michel, 1999, page 11)
- (Marine) (Rare) Retour des houles ou grosses vagues qui viennent se briser contre les rochers.
-
alvin
?- (Médecine) Qui a rapport au bas-ventre.
- C’est ce que j'ai fait en y associant des quarts de lavement composés avec l’amidon, le camphre, le laudanum et le sulfate de quinine, afin de modérer les déjections alvines qui épuisent les malades et défluidifient. — (Revue médicale française et étrangère, 1849, page 629)
- Flux alvin.
- Évacuation alvine, excréments.
-
fraîchin
?- Variante de fraichin.
- Un fumet âcre, une odeur de fraîchin, comme disent nos matelots lorsqu'ils veulent qualifier cette odeur que les grands poissons de mer laissent après eux, me mordait à la gorge, […]. — (Alexandre Dumas, Les baleiniers: voyages aux terres antipodiques : Journal du Docteur Maynard, tome 1, Paris : chez Calmann-Lévy, s.d. (1861 ?), page 298)
- Une odeur de vieille terre rancie, d’herbes spongieuses et de fraîchin montait de la tranchée, et envahissait l’habitacle par la fenêtre ouverte. — (Didier Daeninckx, Nazis dans le métro, 1995, page 63)
-
navarin
?- (Cuisine) Ragoût de mouton préparé avec des navets et des pommes de terre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
arien
?- Relatif à l’arianisme.
- Un prince, un évêque arien.
- Il faut savoir aussi, et on l'a souvent souligné, que ce baptême de Clovis, roi franc au nom germanique, n'a pas seulement décidé de l'engagement de la Gaule, puis de la France, dans le camp de l'Église; mais il a marqué aussi la victoire définitive du catholicisme sur les cultes anciens de divinités païennes, ainsi que sur l'hérésie arienne dans l'Occident tout entier. — (Gaston Duchet-Suchaux, Clovis, premier roi de France, Hachette, collection « Échos », 1986, p. 60)
-
angevin
?- Relatif à Angers, ou à ses habitants.
- Relatif à l’Anjou, ou à ses habitants.
- Personne, dans l’Anjou, n’entendait mieux et ne pouvait prononcer plus nettement le français angevin que le rusé vigneron. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834)
- « Davantage d’avantages,Avantagent d’avantage »Lui dis-je, quand elle revintAvec ses seins angevins…(deux fois dix !)« Permets donc que je lutineCette poitrine angevine… » — (Boby Lapointe, Framboise !)
- Relatif à Anjou, ancienne ville québécoise, désormais arrondissement de la ville de Montréal [1].
- Relatif à Anjou, circonscription électorale provinciale québécoise [1].
-
prochain
?- Voisin immédiat, suivant, qui est le premier à se présenter dans l’espace ou le temps.
- Pour lui, il n’y avait plus qu’un moyen de salut, le radeau; mais fallait-il s’y embarquer dès maintenant, […], et chercher à gagner la côte la plus prochaine. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Futur.
- Les immenses succès obtenus par la civilisation matérielle ont fait croire que le bonheur se produirait tout seul, pour tout le monde, dans un avenir tout prochain.— (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- La vitesse de circulation de la monnaie croissait ainsi de jour en jour et sa répudiation définitive semblait devoir être prochaine. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpr. 2e éd. revue), p. 93)
- (Populaire) Détermine un jour de la semaine suivante[1].
- Nadia va à la plage le lundi 21 juillet. Elle a oublié son parasol. La plage ouvre seulement mardi prochain donc le 29 (pas le 22).
- (Théologie) Qui peut porter facilement au péché.
- Ce seroit seulement, mon père, d’obliger les pécheurs à quitter les occasions prochaines : […]. Et comme il y a peu d’âmes qui veuillent quitter les occasions prochaines, on a été obligé de définir ce que c’est qu’occasion prochaine ; […]. — (Blaise Pascal, Les Provinciales)
- L’occasion prochaine se divise en occasion prochaine per se, et en occasion prochaine per accidens. La première est celle qui, vu la fragilité humaine, entraîne, pour tous les hommes, un danger probable de pécher. — (Jacques Valentin, Le Prêtre juge et médecin au tribunal de la pénitence, ou Méthode pour bien diriger les âmes, Bruxelles : M. Vanderborght, 1845, page 46)
-
gamin
?- (Familier) Espiègle, malicieux, vilain.
- Bobinette hocha la tête d’un air gamin, tout en sollicitant d’un coup d’œil lancé à M. de Naarboveck une approbation que celui-ci consentait d’un léger hochement de tête. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 959)
- Un air gamin, un geste gamin, un ton gamin, L’air, le geste, le ton d’un enfant espiègle.
- Avoir l’esprit gamin se dit de quelqu’un qui a de la gaieté et de la jeunesse dans l’esprit et qui aime à plaisanter.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.