Dictionnaire des rimes
Les rimes en : commendataire
Que signifie "commendataire" ?
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- (Histoire) Qui possédait un bénéfice en commende.
- On appelle de ce nom en Jurisprudence un ecclésiastique séculier qui est pourvu par le pape à titre de commende d’un bénéfice régulier, tel qu’une abbaye ou un prieuré, avec le droit de profiter des fruits du bénéfice tant qu’il en sera possesseur. La qualité de commendataire est opposée à celle de titulaire. […] Il y a des abbés et des prieurs commendataires. […] Le concile d’Aix tenu en 1585, veut que les bénéficiers commendataires tiennent un milieu entre la vie des réguliers et celle des ecclésiastiques séculiers, tant dans leur vêtement que dans leur nourriture et leurs meubles : il veut qu’ils portent la tonsure plus grande que les séculiers ; qu’ils fassent attention que l’administration des biens des monastères ne leur a pas été confiée pour vivre dans le luxe, dans la prodigalité, ni pour enrichir leurs familles ; mais pour en faire un pieux usage, comme d’un bien dont ils n’ont pas la propriété, et dont ils doivent rendre compte à Dieu. — (Biblioth. canon. au mot abbé, cité dans Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome 8, page 607-608, 1773, 3e édition)
- Quelques cas dérogatoires et temporaires ont existé d’attribution d’un commendite à une personne qui devait rentrer dans les ordres et retardait son ordination.
- Tous ces bénéficiers d’occasion prenaient ordinairement la prêtrise dans l’année de leur nomination ; c’était plus gênant que les abbayes commendataires de France avant la révolution, dont plusieurs titulaires étaient colonels, comme le chevalier de Boufflers, qui commandait à la fois à des moines et à des dragons. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "commendataire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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antiphonaire
?- Livre d’église où les antiennes et autres parties de l’office sont notées avec des notes de plain-chant.
- […] un vieux pupitre de chapelle, en fer forgé, un de ces antiques lutrins sur lesquels le diacre plaçait jadis l’antiphonaire. — (Joris-Karl Huysmans, À rebours, 1884)
- Les bons moines pleureront leurs palimpsestes, incunables et antiphonaires disparus, mais ils loueront le Seigneur d’avoir détourné une main impie de leurs ciboires et de leurs ostensoirs. — (Jean Ray, Malpertuis, 1943)
- Dans ce coffre se trouvaient les objets de la chapelle que l'inventaire énumère : elle comportait deux croix de "Limoges", c'est-à-dire de cuivre émaillé dont Limoges avait la spécialité, deux aiguières, l'une de cuivre, l'autre d'étain, un missel, un antiphonaire, un psautier, un bréviaire, un ordinaire. — (Régine Pernoud, Les templiers, Que sais-je ?, 1974, 11e édition, 2019, page 77)
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destinataire
?- Personne à qui est destiné quelque chose.
- Le destinataire du sulfatage ce jour-là est un général à la trogne taillée à coups de serpe habitant une villa cossue du Beau-Fraisier. — (Serge Kastell, Le Maquis rouge : l’Aspirant Maillot et la guerre d’Algérie, 1956, L’Harmattan, 1997, page 236)
- (En particulier) (Plus courant) Personne qui doit recevoir un message, un courriel, une lettre, un paquet expédiés par une autre personne.
- Quand tu as des lettres de condoléances à expédier, ne tarde jamais, sinon le destinataire ne sait même plus de qui il s’agit. — (San-Antonio, Réflexions définitives sur l’au-delà, S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- On ne trouve pas la destinataire de cette lettre.
- (Linguistique) Auditeur ou lecteur, celui ou celle qui reçoit le message d’un locuteur.
- En linguistique, l’énonciation est l’acte individuel de production d’un énoncé, adressé à un destinataire, dans certaines circonstances.
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plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
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chevalière
?- (Noblesse) Celle qui avait reçu l’ordre de la chevalerie.
- Chevaleresse ou chevalière, les mots existent au Moyen Âge, en latin comme dans les langues d’oïl et d’oc, non seulement pour désigner la femme d’un chevalier, mais aussi la cavalière, celle qui combat à cheval, ou encore la dame qui appartient à un ordre de chevalerie. — (Sophie Cassagnes-Brouquet, Chevaleresses : une chevalerie au féminin, Place des éditeurs, 2013, page 7)
- (À notre époque) Femme portant le grade de chevalier dans certains ordres religieux, militaires ou civils.
- Les chevalières de la Légion d’honneur — (« Les chevalières de la Légion d’honneur », dans Le Petit Journal, 18 juin 1865, page 1 [texte intégral])
- Comme les femmes n’occupent chez nous aucune position officielle ni dans la magistrature, ni dans le clergé, ni dans l’armée, le nombre des services rendus à l’État par les petites et les grandes dames est nécessairement fort restreint. On serait obligé d’accorder des brevets de chevalières, d’officières ou de commandeuses aux mères de famille qui ont le plus d’enfants, et aux jeunes filles qui en ont eu le moins. — (Henri Rochefort, La grande Bohême, Librairie Centrale, Paris, 1867, page 174)
- C’est en 1887 que Mme Furtado-Heine a été décorée de la Légion d’honneur. A cette-là, la Légion ne comptait ou n’avait compté que très peu de chevalières en dehors des religieuses. […] Mlle Rosa Bonheur reste aujourd’hui la seule officière. — (« Les femmes décorées », dans Le Gaulois, no 5515, 12 décembre 1896, page 1 [texte intégral])
- Veiler (Véronique, Marie-Thérèse, Claude), lieutenante-colonelle. Chevalière du 18 janvier 2001. — (« Décret du 30 octobre 2019 portant promotion et nomination dans l’ordre national du Mérite en faveur des militaires n’appartenant pas à l’armée active », dans Journal officiel de la République française, 1er novembre 2019 [texte intégral])
- Officière de l’Ordre du Canada et chevalière de l’Ordre national du Québec, Andrée Lachapelle a participé au début de la télévision québécoise dans les années 1950. — (« Andrée Lachapelle est décédée », dans Métro, 21 novembre 2019 [texte intégral])
- (Désuet) (Noblesse) Épouse d’un chevalier.
- Dira-t-on aujourd’hui Monsieur l’Écuyer, Madame l’Écuyère, Monsieur le Chevalier, Madame la Chevalière ? — (Antoine-Louis-Pierre-Joseph Godart de Belbeuf, De la noblesse française en 1861, 1861)
- poussière
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alfatière
?- (Agriculture) Ferme cultivant de l’alfa.
- Après plaidoiries de Mes Auger, pour le demandeur, et Talamon, pour la partie civile, la Chambre criminelle, présidée par M. le premier président Lescouvé, à rejeté le pourvoi du patron (exploitant d’une alfatière), qui pour contester sa responsabilité, soutenait que les faits relevés par la Cour d’Alger, loin de se rattacher à l’exécution du mandat confié par lui soit à Santi, soit à Abdallah, lui étaient complètement étrangers. — (« À la Cour de cassation », Journal des débats, 27 décembre 1929)
- (Agriculture) Fermière ou ouvrière récoltant l’alfa (équivalent masculin : alfatier).
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casanière
?- Celle qui aime rester chez elle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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cornière
?- (Par ellipse) (Architecture) Canal de tuiles ou de plomb qui est à la jointure de deux pentes de toit et qui en reçoit les eaux.
- (Art) Pièce de fer à deux branches qui sert à maintenir les angles d’un meuble.
- (Art) Une moulure en bois, en carton ou un profilé en métal dont la section forme un L.
- (Urbanisme) Partie couverte sous les arcades de la place centrale des bastides du sud-ouest de la France.
- Aller par les rues de Barzac, c’était plonger dans le marché. Il avait envahi tout l’espace, les places entourées de cornières et les moindres ruelles. — (Philippe Delerm, Quiproquo, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 1999, page 33)
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bouvière
?- (Vieilli) Femme qui s’occupe des bœufs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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disquaire
?- Commerçant qui vend des disques ou tout support d’enregistrements sonores.
- À quinze ans ma mère m’a donnéEn cadeau d’anniversaireTout Tchaïkovski dans un coffretMoi j’ai couru chez le disquaireLe lendemain pour l’échanger […] — (Luc Plamondon, Starmania, La chanson de Ziggy)
- (Par métonymie) Magasin qui vend des disques et autres enregistrements sonores.
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dentelaire
?- (Botanique) Nom vernaculaire du plumbago d’Europe et d’espèces voisines.
- Nous traiterons ici la dentelaire vivace légèrement arbustive et couvre-sol. Elle ne craint pas le gel et possède de magnifiques fleurs bleu gentiane en été et en automne. — (Armelle Cottenceau, Planter la dentelaire, rustica.fr)
- La racine de dentelaire passait autrefois pour guérir les maux de dents (d'où le nom de la plante). Toxique, on ne l'utilisait que pour l'usage externe. — (Fiche Dentelaire, complements-alimentaires.co, 12 juin 2012)
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argumentaire
?- Relatif à un argument, à des arguments.
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honoraire
?- Qui, après avoir exercé longtemps une fonction, une charge, n’en conserve que le titre et les prérogatives honorifiques.
- Après le diner M. B., le ministre plénipotentiaire honoraire, me pris à part pour me consulter sur la possibilité de faire un détour pour éviter « cette Moulouya ». — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 268)
- (Au sujet d’une personne) Qui porte un titre honorifique sans fonctions.
- Président honoraire.
- Membre honoraire d’une société.
- Chanoine honoraire.
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censière
?- (Histoire) ou (Régionalisme) Épouse d’un censier.
- Le lendemain, qui était un samedi, la censière alla réveiller le Ninoche à l’écurie. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
- arêtiere
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budgétaire
?- Qui a rapport au budget.
- Il a marqué les esprits durant son deuxième passage au pouvoir, beaucoup plus long (2012-2020) avec sa politique économique audacieuse surnommée les « Abenomics », combinant des relances budgétaires massives avec une politique monétaire ultra-accommodante, une stratégie qui perdure encore au Japon, malgré des résultats inégaux faute de réformes structurelles suffisantes. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 5)
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chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
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biliaire
?- (Médecine) Relatif à la bile.
- Portion du foie du Porc, injectée, destinée à montrer les rapports des conduits biliaires et des veinules portales. — (N. Guillot, Structure du foie chez les animaux vertébrés, dans Annales des sciences naturelles: Zoologie et biologie animale, 3e série, t.9, p.171, 1848)
- Sylvius avait déjà fait observer que les bœufs qui, pendant l'hiver, sont affectés de concrétions biliaires, se guérissent au printemps en mangeant les feuilles et les tiges de chiendent dans les pâturages. — (Le Chiendent - Triticum repens, dans la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, Paris : Dr Martin-Lauzer, 1865, page 17)
- Ces données fournies par l’épreuve de l’atropine pourraient faire conclure que l’intoxication biliaire porte à la fois sur le cœur et sur le pneumogastrique. — (Société médicale des hôpitaux de Paris, Bulletins et mémoires, 1911, page 38)
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crépusculaire
?- Qui a rapport au crépuscule.
- Les dernières lueurs crépusculaires commençaient à s’évanouir ; […]. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- A nos pieds, dans un vaste cirque encadré de crêtes noires et déjà tout envahi par les ombres crépusculaires, apparaît une énorme agglomération de tentes grises, une immense cité de toile, […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 55)
- Éprouvait-il le besoin de garder sur lui, dans lui, l’émotion, la chaleur de la foule, comme le voyageur qui a longtemps vécu au pays crépusculaire des glaces ne parvient pas à se rassasier de soleil ? — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Elle regarda la lumière crépusculaire qui traversait les montagnes, se couchait sur les îles au-delà de la mer, puis les nuages qui fumaient et gonflaient. — (Genjirō Yoshida, La Femme de Seisaku, traduit par Hiroto Kano et Ana Lazarée, édition Stalker, 2007, page 31)
- (Biologie) Actif dans l’aube et dans le crépuscule.
- Les chauves-souris sont des animaux crépusculaires ou même nocturnes. — (Henri Milne-Edwards, Éléments de zoologie ou Leçons sur l’anatomie, la physiologie, la classification et les mœurs des animaux, 1841)
- (Par extension) (Littéraire) Qui marque la fin de quelque chose.
- Toutes les images crépusculaires des premières années, avec les flaques lumineuses d’un dimanche d’été, celles des rêves où les parents morts ressuscitent, où l’on marche sur des routes indéfinissables. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 14)
- Dans ce roman doucement crépusculaire, qui glisse mélancoliquement dans le désastre, Carole indique la possibilité d’un autre monde. — (Nuit blanche, n° 149, hiver 2018, page 28)
- Accroche-cœur –Aux larmes de cendre,elle regardala rouflaquette de l’écrin,souvenird’une époque crépusculaire,peu avant le début…de sa chimiothérapie. — (Cornéliu Tocan, Chutes microscopiques. 50 micronouvelles illustrées, Créatique, Québec, 2020, pages 13-14)
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aciculaire
?- (Botanique) Se dit d’une feuille linéaire, rigide et pointue.
- Les aiguilles des conifères sont des feuilles aciculaires.
- Chez notre Pin, le cône végétatif d’un bourgeon à feuille aciculaire double n’est que très-faiblement développé. — (Hermann Schacht, Les Arbres : études sur leur structure et leur végétation, 1862)
- (Zoologie) En forme de pointe très fine comme celle d’une aiguille ; c’est ce qu’on dit parfois du dernier article des palpes.
- (Minéralogie) En aiguilles ou en baguettes.
- Le faciès aciculaire de certains silicates — (Le Nouveau Petit Robert, 1995)
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démissionnaire
?- Celui, celle qui donne sa démission.
- Il est nommé à la préfecture de… en remplacement de monsieur un tel, démissionnaire.
- Il proteste néanmoins contre les motifs allégués par M. de Cassagnac pour justifier sa démission, déclarant, au besoin, que le démissionnaire a assigné à la déclaration publiée par le Comité un sens et une portée que repoussent les termes mêmes de cette déclaration. — (Édouard Montagne, Histoire de la Société des gens de lettres, 1889)
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bifilaire
?- (Technique) Qui contient deux fils.
- Une ligne bifilaire est une ligne de transmission constituée de deux fils parallèles séparés par un isolant.
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père
?- Mâle ayant fécondé un ovule qui a donné naissance à un enfant.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- À mon père, inaccessible et caché comme un dieu, je ne saurais directement penser. — (Pierre Michon, « Vies d'Eugène et de Clara », in Vies minuscules, éd. Gallimard, coll. « Folio », 1984, page 71)
- Un bon père, un père tendre.
- Être père de plusieurs enfants.
- Tendresse de père, amour de père.
- Il faut honorer son père et sa mère, respecter son père, obéir à son père.
- Les enfants ne peuvent avoir trop de déférence, trop de respect pour leur père.
- Cet enfant a perdu ses père et mère.
- Individu mâle qui a pris le rôle et la responsabilité paternelle dans la vie d’un enfant.
- (Par extension) (Souvent au pluriel) Ascendant, quel que soit le degré de parenté.
- C’est la loi de mes pères, répondit Rébecca ; elle leur a été donnée au milieu des foudres de la tempête, sur le mont Sinaï, dans la nue et dans le feu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Nous considérons aujourd’hui comme une parfaite cuistrerie l’ancienne prétention qu’eurent nos pères de créer une science de l’art ou encore de décrire l’œuvre d’art […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, page 195)
- (Sens figuré) Celui qui a beaucoup fait pour la prospérité, pour le salut, pour le bonheur d’un peuple ou d’une classe nombreuse de personnes, qui agit envers ceux dont il prend soin comme un père agirait envers ses enfants.
- Cicéron fut appelé le père de la patrie.
- Ce général est le père de ses soldats.
- Cet homme est le père des pauvres.
- Ce maître est un père pour ses élèves.
- (Religion) (Surtout au pluriel) (Par ellipse) Père de l’église.
- En vain donc ces dangereux interprètes nous crient que le gros des Pères n'a jamais examiné critiquement, le vrai ou le faux des explications littérales de la Bible ; qu'aussi la Tradition varie fort sur cela ; […]. — (Père Ignace de Laubrussel, Traité des Abus de la Critique en Matière de Religion, Paris : Grégoire du Puis, 1711, vol.2, page 135)
- Alors que les premiers Pères expliquaient les analogies entre les enseignements des Écritures et ceux des philosophes par des contrefaçons diaboliques […] un Origène, un Eusèbe, un Ambroise recourent à la théorie du plagiat des Écritures par les Sages de la Grèce. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1966)
- Homme ayant inventé ou fait naître une science, un art, une technique.
- Cet écrivain est considéré comme le père de la poésie anglaise. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 203)
- Mon département a eu l’honneur de donner naissance au père de l’Entomologie ; l’illustre Latreille. — (Edmond Perrier, préface à Le Faune de France - Coléoptères de Alexandre Acloque, Baillière, 1896)
- Mais ce fut le comte de Chardonnet […] qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Tout autre fut l’attitude de l’oratorien Richard Simon, le père de la critique biblique, dont les controverses avec Bossuet sont restées célèbres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Remarquons d’entrée de jeu qu’il faut méconnaître le père de la théorie de la relativité pour imaginer qu’il ait pu assimiler l’astrologie à une « science ». — (Denis Hamel, Albert Einstein, astrologue ? Vous voulez rire ? La fin d’un canular, dans Le Québec sceptique, n°57, été 2005, p. 31)
- Il y est encouragé par l’ingénieur Oskar von Miller, le « père » de l’hydroélectricité allemande, qui y voit une solution pour électrifier le pays. — (Ludovic Dupin, La Centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n°3252, 8 septembre 2011, page 8)
- Titre donné aux dignitaires des congrégations et des ordres religieux.
- Le père Cotton craignait si peu que ses pénitentes le quittassent, qu’au contraire il leur conseillait d’aller parfois aux autres confesseurs […] — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e éd., p. 83)
- Ces négociants, volés et persiflés par les jésuites, les attaquèrent en justice réglée ; ils prétendirent que ces pères, en vertu de leurs constitutions, étaient solidaires les uns pour les autres, et que ceux de France devaient acquitter les dettes des missions américaines. — (Jean le Rond d’Alembert, La Suppression des jésuites (éd. populaire abrégée), Édouard Cornély, 1888)
- À peine majeur et par les soins de l’Ignacien, Laurent Tailhade fut marié à une hoberelle bretonne dont le terre à terre provincial et l'esprit façonné par les Pères étaient capables de couper les ailes au poète le mieux doué. — (Fernand Kolney, Laurent Tailhade: son œuvre, étude critique, Carnet-Critique, 1922, page 9)
- (Religion) Première personne de la sainte trinité, dans la doctrine chrétienne trinitaire.
- Le père, le fils et le Saint-Esprit.
- Le père éternel.
- (Vieilli) (Sens figuré) (Familier) Homme d’un certain âge que l’on traite avec familiarité. Dans certains cas cette appellation peut contenir une nuance de déférence voire d’admiration affectueuse.
- Par un entrebâillement de rideaux, un rayon de soleil planta dans la pièce sa lance d’or, et son éclat […] sembla transformer la chambre du poêle du père Jourgeot. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Un jour, je découvris une inscription toute fraîche sur le mur de l’École, je m’approchai et lus : « Le père Barrault est un con . » […] Mais, quand je détournais mon regard [du mot « con »], c’était pour retrouver l’appellation infâme : « le père Barrault », qui m’épouvantait plus encore : le mot « con », après tout, je ne faisais qu’en augurer le sens ; mais je savais très bien qui on appelait « père Untel » dans ma famille : les jardiniers, les facteurs, le père de la bonne, bref les vieux pauvres. Quelqu’un voyait M. Barrault, l’instituteur, le collègue de mon grand-père, sous l’aspect d'un vieux pauvre. […] Il me semblait à la fois qu’un fou cruel raillait ma politesse, mon respect, mon zèle, le plaisir que j’avais chaque matin à ôter ma casquette en disant « Bonjour, Monsieur l’Instituteur » et que j’étais moi-même ce fou, que les vilains mots et les vilaines pensées pullulaient dans mon cœur. […] Je murmurai : « Le père Barrault pue » et tout se mit à tourner : je m’enfuis en pleurant. Dès le lendemain je retrouvai ma déférence pour M. Barrault, pour son col de celluloïd et son nœud papillon. — (Jean-Paul Sartre, Les Mots, I, 1964)
- D’abord le père Perrault. (Le titre de père, en Craonnais, est obligatoirement accolé au nom des hommes, même célibataires, qui ont dépassé la quarantaine et n’ont pas droit, de naissance, à s’entendre appeler « monsieur ». Il est officiellement employé en chaire.) — (Hervé Bazin, Vipère au poing, 1948, V)
- Fête (souvent bachique), apparue dans l’armée pour célébrer un certain nombre de jours avant la quille. Note : Cette fête est aujourd’hui présente dans certains lycées un certain nombre de jours avant le baccalauréat, et dans quelques autres écoles un certain nombre de jours avant le diplôme.
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pierre
?- Désigne dans l'usage courant une roche solide et plus ou moins dure, qui constitue une masse compacte dans le sol ou qui affleure à la surface.
- Tirer de la pierre d’une carrière.
- Sculpter la pierre.
- Escalier, pont de pierre.
- L'âge de pierre.
- Bloc de roche employé dans la construction des édifices.
- Or, cette surélévation est construite en pierres avec bossages, les créneaux sont plus espacés, l’appareil beaucoup plus soigné que dans la partie inférieure […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Poser, mettre la première pierre à un bâtiment.
- Un tailleur de pierre ou de pierres.
- Une assise de pierres.
- Pierre faite : entièrement taillée et prête à être mise en place.
- (En particulier) Différentes sortes de pierres qui servent à divers usages :
- Pierre taillée, pierre polie, pierre éclatée : Noms donnés à différentes sortes d’armes ou d’outils primitifs, qui étaient faits en pierre.
- Pierre à bâtir, de taille.
- N’embrasse pas les morts : car ils étouffent les vivants.Aie pour les choses mortes le respect qu’on doit aux pierres à bâtir. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Pierre à feu.
- Où est mon briquet ? […] Zut ! Plus de pierre… Je vais en mettre une… — (Franquin, Gaston — Gala de gaffes à gogo, éditions J.Dupuis Fils, 1973, page 48)
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Une âme, un cœur de pierre : Une personne dure, insensible, que rien ne peut émouvoir.
- Bloc de taille variable ; quartier de roche, caillou.
- On a cru voir dans ce bas-relief une représentation de la mort de Simon de Montfort, tué devant les murs de Toulouse par la pierre d’un engin servi par des femmes, sur la place de Saint-Sernin. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Jeter une pierre dans un puits.
- Trébucher sur une pierre.
- Se battre à coups de pierres.
- (En particulier) Gemme.
- Les peuples préhistoriques ont eu des conventions monétaires, de coquillages, pierres, pépites ou lingots de métaux précieux, de valeur intrinsèque relative constante, pour acheter des objets moins portatifs dont le possesseur était titulaire. C'était des constitutions financières démocratiques de l'âge d'or. — (Géo, Démocratie Européenne, Saint-Nazaire : Imprimerie ouvrière, 1924, non paginé : 3e page)
- Pierres gravées : Pierres fines ou compositions imitant les pierres fines, sur lesquelles on a gravé des figures en creux ou en relief.
- (Par ellipse) Pierre précieuse, en particulier diamant.
- Voilà une belle pierre.
- (Par ellipse) Pierre tombale, dalle recouvrant la tombe d’un mort.
- Personne ne vient prier sur sa pierre.
- On ne mit point d’inscription sur sa pierre.
- (Par métonymie) Bien immobilier.
- Dans un contexte d’incertitudes économiques, la pierre reste une valeur refuge pour les investisseurs. — (Béatrice Madeline, Le risque de bulle immobilière est loin d’être écarté, Le Monde. Mis en ligne le 10 août 2020)
- (Désuet) Calcul, concrétion qui se forme dans les reins, dans la vésicule ou ailleurs dans le corps.
- Trois mois après le malade pissa un calcul d’acide urique qu'on jugea le noyau d'une pierre plus volumineuse qui avait été usée et dissoute. — (Dr Petit, Traitement médical des calculs urinaires par les eaux de Vichy, dans Revue Médicale française & étrangère, juin 1838, en collection dans l’Encyclographie des sciences médicales, Bruxelles, 1838, page 107)
- Dureté ou sorte de gravier qui se trouve dans quelques fruits.
- Ces poires ont beaucoup de pierres.
- (Go) Jeton utilisé au jeu de go.
- Le jeu de go oppose deux adversaires qui placent à tour de rôle des pierres noires et blanches sur un tablier.
- (Curling) Objet sphérique en granite et muni d’une poignée servant à jouer au curling
- Les équipes jouent alternativement et chaque joueur envoie à son tour 2 pierres de 19,6 kg avec style dans un ordre immuable, quelle que soit la situation et les points en place.— (www.curling-lyon.fr, Curling Club Lyon, Tout savoir sur le curling, 2019)
- (Vieilli) Pierre à eau, ancêtre de l’évier en faïence, dans laquelle les ménagères faisaient la vaisselle et tous les lavages relatifs à la préparation de la cuisine.
-
cataire
?- (Médecine) Qui fait penser au ronronnement du chat.
- Frémissement cataire.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.