Dictionnaire des rimes
Les rimes en : collutoire
Que signifie "collutoire" ?
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- (Pharmacologie) Préparation médicamenteuse plus ou moins liquide et servant à traiter certaines muqueuses.
- Le lugol a été utilisé comme traitement iodé interne et comme antiseptique en collutoire.
- Les collutoires sont appliqués directement à l’aide d’une petite éponge ou mieux d’un pinceau à manche long et souvent coudé. — (Albert Astruc, Traité de pharmacie galénique, Volume 2, 1921)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "collutoire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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hospodar
?- (Noblesse) Titre des monarques de Valachie et de Moldavie.
- Son arrière-grand-père avait été hospodar, ce qui équivaut au titre de sous-préfet en France. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, 1907)
- Il se dépeuple — ah ! où sont maintenant les papes, les explorateurs, les hospodars, les académiciens, les sars, les Mandrin ? — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 145)
- (Sens figuré) Notable, personnage puissant.
- Elle avait donc tenté de s’aboucher avec des hospodars de la halle au blé, des gens riches si jamais il en fût ! — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, Jean Gay, libraire-éditeur, 1876, page 64)
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grattoir
?- Outil ou instrument utilisé pour gratter ou pour racler.
- Un grattoir de pare-brise.
- Un grattoir de peinture.
- Dans le compartiment, il n’y a que le mode d’emploi du véhicule, un grattoir à givre, un roman policier, un pistolet automatique et une liasse de billets de cinq cents euros épaisse comme un steak américain. — (Sébastien Gendron, Révolution, 2017)
- Instrument propre à gratter le papier, le parchemin, etc., pour en enlever l’écriture ou les taches.
- Effacer des mots avec un grattoir.
- Type d’outil préhistorique en silex taillé et retouché.
- Grille ou lame où l’on gratte ses chaussures avant d’entrer dans une maison; décrottoir ; gratte-pieds.
- Outil manuel d’ajusteur, généralement de section triangulaire, qui fonctionne par arrachement d’un copeau.
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bocard
?- (Métallurgie) Machine au moyen de laquelle on écrase le minerai ou les vieilles pièces de fonte avant de le fondre.
- Les bocarts sont fréquemment employés dans le voisinage des mines métalliques pour réduire en poudre les minerais qui contiennent des parties non métalliques ou gangues, ce qui permet ensuite de les débarrasser facilement de ces gangues. — (Ch. Delaunay, Cours élémentaire de mécanique théorique et appliquée, 8e éd., Paris : chez Masson & chez Garnier frères, 1873, p. 226)
- Le bocard est pourvu d’un papillon qui permet d’étrangler l’arrivée de vapeur sous le piston sans réduire la quantité admise au-dessus. — (Henri Le Chatelier, Revue de métallurgie - Volume 5, 1908)
- Le Roi était vêtu d'un habit de bocard d'or enrichi d'une broderie d'or & garni de boutons de damans son manteau était de points d'Espagne d'or. — (Supplément au corps universel diplomatique du droit des gens, Amsterdam, 1739)
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costard
?- (Familier) Costume d’homme, complet-veston.
- Parce que j’aime autant vous dire que pour moi Monsieur Éric avec ses costards tissés en Écosse à Roubaix, ses boutons de manchettes en simili et ses pompes à l’italienne fabriquées à Grenoble, et ben c’est rien qu’un demi-sel. — (Michel Audiard, Le Cave se rebiffe, 1962)
- Au restaurant, on me regarde avec effroi et puis tout de suite après avec un intérêt qui se transforme en curiosité malsaine, et finalement, j’aurais dû mettre un costard, parce que tous les nerds, les has been, les déclassés en portent pour se faire remarquer ce qui en fait le meilleur moyen de ne pas se faire remarquer. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, ch. IV, p. 63)
- Il se déloque dans son rabicoin, se fout à poil, pend soigneusement chemise et costard sur des cintres, enlève montre, chaussures et chaussettes, caleçon […]. — (Françoise Thibaut, Le Japonais chante tous les matins, Publibook, 2006, p. 304)
- (Familier) Personne vêtue d’un complet, particulièrement un supérieur hiérarchique.
- Les costards vont passer faire l’inspection demain.
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conciliatoire
?- Qui a pour but de concilier.
- Une démarche conciliatoire.
- Un moyen conciliatoire.
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embauchoir
?- (Cordonnerie) Instrument de bois en forme de pied dont on se sert pour élargir les chaussures ou pour empêcher qu’elles ne se déforment.
- Ah! Le bel embauchoir! — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 52)
- Pour conserver à vos chaussures leur aspect neuf, mettez des embauchoirs à l’intérieur quand vous ne les portez pas. — (Rod Green, Le guide de l’aventurier moderne: Comment maîtriser un alligator, recoudre un bouton… et autres astuces pour échapper à (presque) tous les périls !, 2010)
- ... au sol une exposition de chaussures avec des embauchoirs et des brosses immaculées... — (Véronique Olmi, Les évasions particulières, Le Livre de Poche, 2022, page 58)
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criard
?- (Familier) Qui crie souvent.
- Il se perdit aussitôt dans la foule criarde et lente, agitée par les interminables marchandages. — (Guy de Maupassant, La Ficelle, dans Les Contes normands)
- Comme je descendais des Fleuves impassibles,Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. — (Arthur Rimbaud, Le Bateau ivre)
- (En particulier) Qualifie des oiseaux qui crient souvent et d’une manière désagréable.
- Qui n’aime, aux jours de la canicule dans les bois, lorsque les geais criards se disputent la ramée et l’ombre, un lit de mousse et la feuille à l’envers du chêne ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Qui se plaint, qui crie souvent pour des sujets de peu d’importance, ou même sans sujet.
- Cette femme est bien criarde, est d’une humeur criarde.
- (Familier) Qualifie une voix aigre, dont le son blesse l’oreille, un instrument de musique qui rend un son désagréable.
- Oui, tenez, celui qui gesticule en parlant, et dont la voix est un peu criarde, c’est M. d’Alembert, le secrétaire perpétuel de l’Académie française. — (Julie de Querangal, Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- La Grand’Gothe se mit à sangloter d’une manière criarde et forcée, qui eût été risible si elle n’eût été révoltante. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La mère, au ventre grossi par les couches, aux seins bouffis de bête usée, avait dans sa face en débris deux yeux bleus comme deux fleurs sales. Elle chantait avec une voix pointue de femme criarde. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 63)
- Enfin, en ces temps particulièrement bruyants médiatiquement, de nombreux fans d’Arte y apprécient les silences et chuchotements, et l’absence d’émissions et de jingles criards. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 septembre 2022, page 10)
- (Sens figuré) (Familier) Qualifie des dettes auprès de créanciers qui en sollicitent le paiement avec importunité.
- Quoique […] j’eusse économisé quelques sous sur mes omnibus et mes déjeuners, il me fallut, plusieurs fois, avoir recours à l’obligeance d’un ami afin de payer des termes en retard et les dettes criardes. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Sa maîtresse, interrogée, confirma que le jeune homme avait des dettes criardes et qu’il avait même signé des chèques sans provision. — (Georges Simenon, Les 13 Mystères, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- (Sens figuré) Qualifie des couleurs qui tranchent trop fortement, qui blessent le regard.
- Pensez ensuite à la boutique du libraire anglais, avec son étalage criard, aux couvertures gaufrées et dorées […] — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- Elle a remplacé par un col blanc le ruban criard mis à même la peau. — (Léon Frapié, L’orpheline, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 51)
- (Sens figuré) Voyant et de mauvais goût.
- Elle était née riche, dans l’éclat criard d’une fortune trop neuve. — (Anatole France, « Le Lys rouge », 1894, réédition Le Livre de Poche, page 24)
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recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
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faiblard
?- Qui est très faible.
- Enfant faiblard.
- Tatave, boiteux et faiblard, s'était esquivé avec les filles. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 34)
- Et les articles des autres journaux paraissent faiblards à côté. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 83, page 16, 7 août 1915)
- Il appuya sur le bouton du poste, un petit transistor en plastique, un des premiers trucs qu’il ait piqués, une radio crachotante et faiblarde, sujette à de brusques accès de mutisme. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 1)
- À 14 % d’appuis dans l’ensemble du Québec, les appuis du PCQ pataugent encore dans les mêmes eaux faiblardes qu’eux. — (Josée Legault, Le PCQ : cheval de Troie ou étoile filante ?, Le Journal de Québec, 18 février 2022)
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accusatoire
?- (Droit) Qualifie la procédure pénale appliquée dans les pays anglo-saxons, dans laquelle ce sont les parties et non les représentants de la société qui mènent le procès.
- Système, procédure accusatoire.
- On envisagera successivement les grands types procéduraux que l'histoire a consacrés : procédure accusatoire, procédure inquisitoire et procédure mixte. — (André Vitu, Procédure pénale, 1957)
- On pense peut-être un peu trop que notre système est parfait et on tente de l'imposer aux autres (USAid a forcé les pays d'Amérique latine à remplacer le système inquisitoire par des systèmes accusatoires sans chercher à améliorer les systèmes en place) alors qu'il faudrait peut-être repenser ce qui pourrait mieux servir la justice. — (Unité anticorruption - Des objections majeures, Le Devoir.com, 21 février 2011)
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antichar
?- Qui s’oppose à l’action des blindés, qui nuit aux blindés.
- Il buta contre un fusil antichar anglais enfoui dans le sable. Les dunes étaient jonchées de ces engins. On les reconnaissait de loin à la longueur invraisemblable de leur canon qui s'évasait à l'extrémité comme un tromblon. Cela leur donnait un aspect risible, archaïque. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 27)
- Profitant de la circonstance, le lieutenant-colonel Fumal installa ses canons antichars – préalablement massés derrière le fossé, de Zuydcoote à la mer – entre Zuydcoote et Ghyvelde. — (Charles Rieupeyrous, Quartiers d'été, Éditions Publibook, 2010, page 319)
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définitoire
?- (Religion) Lieu où s'assemblent les définiteurs, les principaux officiers du chapitre d'un ordre religieux.
- Le bâtiment du définitoire de l'Abbaye de Cîteaux.
- Le définitoire est construit en brique avec des chaînages et des baies en pierre de taille calcaire. — (Patrick Arabeyre, Pour une histoire monumentale de l'abbaye de Cîteaux, 1098-1998, 1998)
- (Par métonymie) Assemblée des officiers d'un ordre religieux.
- Le Préposé Général, les Définiteurs, les Provinciaux et les Supérieurs des diverses circonscriptions de notre Ordre, réunis en définitoire extraordinaire.
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devoir
?- Avoir à payer une somme d’argent, à rendre ou à donner quelque chose que ce soit.
- Le moulin de Montgon ayant été supprimé par suite de la création du canal des Ardennes , outre l’indemnité d’expropriation due au propriétaire , il en était dû une au fermier […]. — (Germain Roche & Félix Lebon, Recueil général des arrêts du Conseil d’état, t.5, 1848, page 95)
- Je vous paierai à la date fixée tout ce que je vous dois.
- Devoir plus qu’on ne possède.
- (Absolument) Il doit à tout le monde.
- (Proverbial) Devoir à Dieu et à diable, au tiers et au quart ; devoir de tous côtés, devoir beaucoup, avoir beaucoup de dettes.
- (Proverbial) Qui a terme ne doit rien, On ne peut être obligé de payer avant que le terme soit échu.
- Être obligé à quelque chose par la morale, par la loi, par sa condition, par l’honneur, par la bienséance, etc.
- Jamais nous n'avons eu l’ineptie de penser que les catholiques dussent être opprimés, qu'ils dussent être vus avec défaveur par le gouvernement, qu'ils dussent être exclus des emplois publics, qu'ils dussent même être exclus du ministère. — (« Quelques mots à nos contradicteurs passionnée et modérés », dans la Revue nationale de Belgique, Bruxelles : Librairie Polytechnique, 1840, vol. 4, page 85)
- Si l'un des pèlerins venait à mourir sur le bateau, le capitaine devrait ne point pratiquer aussitôt l’immersion, mais bien atterrir quelque part et faire ensevelir le défunt dans un cimetière. — (« Pèlerinage en Terre Sainte au temps jadis », dans Jérusalem, tome 4, 1911, page 368)
- Je soulève mon bada, parce qu'un macchab c'est un macchab et qu'on lui doit le respect. Je me tourne vers mon collègue de la police strasbourgeoise. — (Frédéric Dard, San Antonio : Descendez-le à la prochaine, Éditions Fleuve Noir , 1953)
- Le gouvernement de l’État a estimé qu'elle devait exécuter un plan de redressement à long terme. Ce plan devrait être établi par un échelon gouvernemental inférieur, mais le gouvernement de l’État a fixé un certain nombre de directives. — (Redressement des collectivités locales et régionales en difficulté financière, Conseil de l'Europe : Comité directeur sur la démocratie locale et régionale, 2002, page 19)
- Vous devriez vous conduire autrement.
- Il ne devrait pas abandonner ses parents.
- (Proverbial) Fais ce que dois, advienne que pourra.
- La loi doit une égale protection à tous les citoyens.
- Être dans la nécessité de. — Note : Il est alors suivi d'un infinitif.
- – Bigre ! — s’écria-t-il, avec un sentiment d’infinie vexation. — Quel idiot je suis ! J’aurais dû leur faire rendre leurs épées…. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 359 de l’édition de 1921)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- Le creusement d'un escalier en descente était une opération difficile et pénible, le mineur devant creuser plus bas que ses pieds au marteau et à la cisette, sous le faible éclairage des lampes à huile et avec une aération défectueuse. — (Bulletin de géologie de Lausanne, n° 249-268, Université de Lausanne (Institut de Géologie), 1980, page 352)
- Être redevable à, tenir de.
- Il vous doit son bonheur, son salut, sa fortune.
- Racine doit beaucoup à Euripide.
- Corneille doit à Sénèque la belle scène d’Auguste et de Cinna.
- L’auteur a dû le succès de sa pièce au talent des acteurs.
- Cette colline doit son nom à un événement qu’on nous raconta.
- (Par extension) Je lui dois tous mes maux.
- Il se dit aussi pour marquer qu’il y a une espèce de justice, de raison, de nécessité, etc., qu’une chose soit.
- Un bon ouvrier doit être plus employé qu’un autre.
- Il me semble que cela devrait les réconcilier.
- Il devrait y avoir une garnison dans cette ville.
- Être inévitable.
- La vitesse de circulation de la monnaie croissait ainsi de jour en jour et sa répudiation définitive semblait devoir être prochaine. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 Octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpr. 2e éd. revue), p.93)
- Suivi d’un infinitif, il joue aussi en quelque sorte le rôle d’un auxiliaire et se dit de ce qui paraît vraisemblable, probable, plus ou moins certain.
- A peu de distance de Dinant, en Belgique, dans la vallée de la Lesse, il existe un assez grand nombre de ces grottes qui ont dû servir d’habitation ou de refuge à nos ancêtres ; […] — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 176)
- Blandine ne peut s'empêcher de rire. — C'est pas dans le calendrier que tu devrais être, dit-elle, c'est dans un musée ! T'es une femme comme il n'y en a pas deux ! — (Gérard Mordillat, Xenia, éd. Calmann-Lévy, 2014)
- Une fois réparé de cette façon, cet instrument doit marcher.
- Le premier homme qui est mort a dû être drôlement surpris. — (Georges Wolinsky)
- Il se dit de ce qu’on croit, ou qu’on présume, ou qu’on suppose qui arrivera.
- Les comptes nationaux sont une construction sociale, en perpétuelle évolution, reflétant toujours les préoccupations d'une époque. Les chiffres qui en sont issus ne doivent pas être fétichisés. — (Thomas Piketty, Le capital au XXIe siècle, éd. du Seuil, 2013, p. 103)
- Le courrier doit être ici dans peu de jours.
- Je dois recevoir cette somme après-demain.
- Le bonheur que doivent goûter les élus.
- Quand même je devrais y périr.
- Il doit y avoir demain une assemblée générale.
- À l’imparfait du subjonctif, et en tête de la phrase, il s’emploie dans le sens de quand même.
- Dussè-je y périr.
- Dût ma fortune être anéantie.
- Quand je devrais y périr.
- Il se dit aussi pour marquer l’intention qu’on a de faire quelque chose.
- Je dois aller demain à la campagne.
- (Pronominal) Se dit spécialement pour être dans l’obligation morale de se donner, de se dévouer à sa famille, à sa patrie, à ses amis.
- Vous vous devez à vos enfants.
- Cela se doit, se dit de ce qui doit être, de ce qu’il convient de faire.
-
juratoire
?- (Droit) Fait ou donné, avec ou par serment.
- Pourtant, si l’on confronte l’ensemble du manuscrit avec un article d’Henri Gilles consacré aux livres juratoires des consulats méridionaux (Cahiers de Fanjeaux, n° 31), il semble que le manuscrit AA1 partage un certain nombre de caractéristiques communes à ce type de registres municipaux,.. — (Aubin Leroy - Le cartulaire du consulat de Limoges: Un livre juratoire en occitan limousin (XIIIe-XVIIe siècle) - Thèse soutenue en 2005)
- L’efficience de la parole juratoire - d’autant plus exceptionnelle qu’elle porte sur le futur, nous invite à examiner la performativité propre à cette pratique langagière. — (Elise DURR - Le serment promissoire dans les chansons de geste des onzième et douzième siècles - thèse de doctorat 2005)
- Sacrifice juratoire …. Les Grecs et Ariée avec les principaux de son armée jurèrent de ne pas se trahir réciproquement et d'être alliés ; les Barbares ajoutèrent à ce serment qu’ils les conduiraient fidèlement. Ce serment fut prononcé, après que sur un bouclier on eut égorgé un taureau, un sanglier, un bélier, les Grecs plongeant dans le sang un glaive et les Barbares une lance. — (Xénophon, Anabase, II, 2, 9)
-
frottoir
?- Ce qui sert à frotter.
- (Art) — On emploie aussi avec avantage des frottoirs métalliques. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Familier) Ce qui sert à essuyer fortement.
- (Désuet) Linge ou brosse qui sert à se frotter le corps.
- Morceau de caoutchouc dont les coiffeurs se servaient pour essuyer leur rasoir.
- Outil utilisé par les relieurs pour unir le dos des livres.
- Tissus de crin utilisé pour frotter les cordes musicales en boyau.
- Plaque sur laquelle on frotte les allumettes pour les enflammer.
- Au premier coup qu’il donna contre le frottoir, le bout rouge de l’allumette se changea en un feu tout blanc ; ce feu devint vert et se mit à bouillir, puis une jolie flamme rouge en sortit qui était du vrai feu. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 144)
- Sur le bois de son sabot, l’allumette avec laquelle il fit un essai s’enflamma aussi bien que sur un frottoir. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 145)
- Les allumettes américaines ne sont guère pratiques pour un fumeur de pipe. Ce sont des allumettes plates et larges, en carton ou en bois très mince, qu’on détache au fur et à mesure d’un minuscule frottoir. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 126)
- Babsi a tout. Même des shooteuses, plein. Nous nous servons de seringues à usage unique, et elles sont difficiles à se procurer. La mienne est si épointée que je suis obligée à chaque piqûre de l’aiguiser sur le frottoir d’une boîte d’allumettes. Babsi me promet trois pistons et trois canules. — (Kai Hermann et Horst Rieck, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, 1978. Traduit de l’allemand par Léa Marcou. 1981, page 152)
- Coffre en bois dans lequel on faisait sécher les épingles.
- Petit coussin servant à lustrer les chapeaux de soie.
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chançard
?- (Populaire) Qui a de la chance, chanceux.
- Tu retournes déjà à Champignac? Chançard, tu vas te remettre au vert?… — (André Franquin, Gaston 7 — Un gaffeur sachant gaffer, éditions J.Dupuis & Fils, 1969, page 35)
- Au sujet de lui-même, Colomb dit ne pas avoir « les vertus des imbéciles ni celles des héros » et n’être ni « vaniteux ni rapace ni chançard ». — (Juliette Vion-Dury, Jean-Marie Grassin, Bertrand Westphal, Daniel-Henri Pageaux, Littératures et espaces, 2003)
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glissoire
?- Chemin frayé sur la glace pour y glisser par amusement.
- Les enfants font des glissoires sur les ruisseaux gelés.
- Enfin, les jeux particuliers défendus ou permis : la cavalerie de nos échasses, les longues glissoires faites en hiver, le tapage de nos galoches gauloises, et surtout le commerce introduit par la boutique établie dans l’intérieur de nos cours. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
- Elles étaient pesées, puis elles basculaient sur une glissoire rapide, dont le chêne et les ferrures luisaient, polis sous le frottement des ballots et des caisses. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
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auditoire
?- Assemblée qui écoute une personne parlant ou lisant en public ou interprétant une œuvre lyrique ou instrumentale.
- Mais l'artiste et son auditoire sont infatigables, le concert s’éternise, et nous devons fournir une bonne étape demain. Aussi, à une heure déjà avancée, je finis par donner le signal de la cessation des réjouissances […]. — ([[w:Frédéric {Weisgerber|Frédéric {Weisgerber]], Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 34)
- Rien ne pouvait désensorceler l’auditoire. Tous les yeux restaient fixés là, et les nouveaux arrivants. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- La portée de cet appareil est assez considérable; il permet de faire entendre les auditions des radioconcerts à un auditoire de plusieurs centaines de personnes dans une très grande salle. — (Bulletin de la Société française des électriciens, éditions Gauthier-Villars et Cie, 1924, volume 4, page 166)
- En solo, c'est plus âpre mais sans aucun doute ses textes prennent tout leur relief devant un auditoire qui ne suce pas que des glaçons : « Le whisky ne fait pas des menteurs, il fabrique des imbéciles », chante-t-il. — (Olivier Villepreux, Tex Mix: Avec ceux qui font la musique et le son de la ville d'Austin, Texas, éd. Publie.net, 2013, chapitre 4)
- (Belgique) Grande salle de cours à l’université ; amphithéâtre.
- Nous avons cours d’histoire dans l’auditoire principal.
- (Vieilli) Lieu où une assemblée se réunit pour écouter des discours prononcés en public.
- (Droit) Lieu où l’on plaide, dans les tribunaux.
- L’auditoire d’un tribunal.
-
hagard
?- le vieil anglais hauke, aujourd'hui hawk, « faucon », avec le suffixe péjoratif -ard ;
- le scandinave hak-r, « tête chaude », avec le même suffixe.
- Huet[3] avait proposé l'allemand Hag, ancien français hague[1] (d'où haie), « lieu propre à rendre fier celui qui l'a pour défense » ; l'explication est mauvaise, mais l'étymologie est bonne[3], car un auteur du XIVe siècle dit que le faucon hagard est celui qui est de mue de haie :N'est mestiers c'om m'apaie [apaise]Par tels discours ; ne sui muiers de haie — (Ménagier, II, 317).Le faucon hagard est le faucon qui mue de haie, c'est-à-dire dans les haies, et non en domesticité[3]. Mais il s'agit vraisemblablement d'une étymologie populaire[1].
- Apparenté[1] à l’anglais haggard, lui-même issu du français mais à rapprocher de hag (« sorcière, vieille femme ») ; étymologie avancée[1] par Kluge pour l'allemand hager (« maigre, hâve ») mais non retenue par la suite[1].
-
briscard
?- Soldat expérimenté.
- […], il vit à l’horizon se dresser la haute silhouette de son ennemi qui revenait sans doute de visiter son collègue, le garde-forestier de la Joux, un vieux briscard comme lui avec qui il aimait à rappeler le passé et à choquer le verre. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ces vieux briscards avaient, vingt ans durant, fait trembler l’Europe et forgé la gloire de Napoléon. — (Robert Christophe, Napoléon, empereur de l’île d’Elbe, A. Fayard, 1959, 318 page)
- (Par extension) Personne que l'expérience a rendu rusé et malin.
- En définitive, l’affaire est plutôt mince, mais le vieux briscard qu’est Vidock se sait condamné d’avance. — (Bruno Roy-Henry, Vidock, éditions l’Archipel, 2001, page 304)
- Parfois, Jimmy en profitait pour accabler le chef opérateur de mille questions d’ordre technique. L’homme, un briscard de la Warner au pantalon de toile blanche soutenu par d’énormes bretelles, s’y pliait de bonne grâce [...]. — (Jean-Pierre Alaux, Une dernière nuit avec Jimmy, Calmann-Lévy, 2010, page 103)
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emboire
?- Imbiber. Dans ce sens, variante d’imboire.
- (En particulier) (Sculpture) Frotter d’huile ou de cire fondue un moule de plâtre, pour empêcher la matière qu’on y coulera de s’y attacher.
- (Pronominal) (Peinture) Devenir terne, mat et se confondre en parlant des couleurs et des différentes touches d’un tableau.
- Ce tableau s’emboit.
- Ils [des caméléons] ne deviennent pas subitement écarlates, bleus ou verts d’un instant à l’autre, mais au bout d’une heure ou deux ils s’emboivent et s’empreignent de la teinte des objets le plus rapprochés d’eux. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
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hart
?- Espèce de lien fait d’osier, ou d’autre bois souple, dont on lie les fagots, les bourrées, etc.
- …on laisse le bout supérieur de ce mât déborder le soin pour pouvoir y attacher, avec des harts, des playons, au bout desquels sont pareillement attachées de grosses pierres, qui empêchent que le vent n'emporte la pointe de la meule. — (Henri-Louis Duhamel Du Monceau, Éléments d'agriculture, tome 2, 1762)
- Le saule, le peuplier, le noisetier, l'aune, le bouleau, le hêtre et le chêne, sont les essences de bois que l'on doit préférer pour les fascines, les harts, clayons et piquets, à employer pour la confection des matériaux de sape. — (Joseph Laisné, Aide-mémoire portatif à l'usage des officiers du génie, 1839)
- Il poussa la barrière qui cria dans sa hart, et à pas lents il s’avança vers la maison.— (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887)
- Avec une longe ou même avec une simple hart nouée autour des cornes, un enfant promène la vache le long des chemins herbus, là où la pâture n’appartient à personne,— (Hector Malot, Sans famille, Dentu E., 1887)
- La botte de fougère fut coupée et serrée dans une hart de saule de façon à pouvoir être facilement transportée dans l’aumuche. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- …des chênes bien droits, bien drus, du bois de marine extra. Ils les attachaient sur des futailles, en radeaux que reliaient l'un à l'autre des harts grosses comme des poignets d'enfants, des harts que seul savait fabriquer le Baptiste Chapelle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Corde avec laquelle on étranglait les criminels.
- On lui donna certaine somme.Il devait au bout de dix ansMettre son âne sur les bancs ;Sinon, il consentait d’être en place publiqueGuindé la hart au col, étranglé court et net,Ayant au dos sa Rhétorique,Et les oreilles d’un Baudet. — (La Fontaine, VI, 19, Le Charlatan)
- Vous avez fait là, drôle, une réponse qui mériterait la hart ! Savez-vous à qui vous parlez ? — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- — Oui, à mort ! hurlèrent une centaine de furieux, comme si la grande masse leur eût donné la réplique.— A la hart ! à la hart ! cria le grand ensemble ; vive le roi !— Non ! non ! pas de potence ! cria la majorité, vive Colbert! — (Alexandre Dumas, Le vicomte de Bragelonne, tome 1)
- Ces considérations nous portaient donc à croire que l’histoire des bouts de corde était le produit de l’imagination de quelque amateur de l’horrible, de ces gens qui ne peuvent voir une hart se balançant à une branche d'arbre sans que leur esprit frappé ne mette un pendu au bout, avec des corbeaux décrivant leur affreuse courbe autour du supplicié pour en choisir les meilleurs morceaux; […]. — (Corneille Trumelet, Une page de l'histoire de la colonisation algérienne : Bou-Farik, Alger : chez Adolphe Jourdan, 1887, page 5)
- Et de par le roi, le cri fut fait à son de trompe, par tous les carrefours, que les aventuriers, gens de peu, faux mendiants et traîneurs de rues, vidassent les lieux, sur peine de la hart. — (Marcel Schwob, Les Boute-feux, dans Cœur double, Éditions Ollendorff, 1891, page 196)
- (Par extension) (Art) Chevillette de fer en demi-cercle et fixée à la muraille, sur laquelle le gantier et le peaussier passent et étirent les peaux.
-
escobar
?- (Vieilli) (Péjoratif) Hypocrite, qui résout au mieux de ses intérêts les cas de conscience les plus délicats.
- Ainsi, serait faite, pour la plus grande confusion des escobars, même officiels […], la preuve qu'on sait en France, respecter la peinture ancienne. — (Lhote, Peint. d'abord, 1942)
-
provisoire
?- Qui se fait en attendant une autre chose, préalablement à une autre chose qui sera définitive.
- Au jour, j'inspecte minutieusement les avaries et consolide les réparations provisoires de la nuit. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Nous avons fait un arrangement provisoire.
- Ce n’est là qu’un établissement provisoire.
- (Politique) Gouvernement provisoire.
- (Justice) Qualifie un jugement rendu par provision.
- Jugement, sentence, arrêt provisoire.
- Mainlevée provisoire : mainlevée qui a été ordonnée en jugement par provision.
- Les aliments, les réparations, etc., sont matière provisoire.
- Demande, exécution provisoire : celle qui a lieu nonobstant l’appel du jugement.
- Ordonner, prononcer l’exécution provisoire, avec ou sans caution.
- bernard
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.