Dictionnaire des rimes
Les rimes en : cochère
Que signifie "cochère" ?
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- (Métier) (Transport) Celle qui dirige l’attelage d’une voiture de maître ou d’une voiture publique.
- Rassurez-vous, lecteur, et vous de même, chère lectrice, ce cocher était une cochère. — (Raoul Ponchon, La Muse au cabaret, Librairie Charpentier et Fasquelle, Paris, 1920, page 181)
- C’est, depuis un demi-siècle, en effet, une ascension continue : l’avocate, la doctoresse, la cochère, qui indignèrent nos pères ou nous firent sourire, passent inaperçues aujourd’hui. — (Léon Abensour, Histoire générale du féminisme, Delagrave, 1921, page 5)
- L’exemple des premières cochères montre le rôle de la presse qui « dans sa course pour obtenir des exclusivités (…) avait contribué à faire advenir le phénomène qu’elle pensait décrire » (152). — (Jean-Paul Géhin, « Juliette Rennes, Métiers de rue. Observer le travail et le genre à Paris en 1900 », dans Images du travail, travail des images, no 15 [texte intégral])
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "cochère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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anecdotière
?- Celle qui a l’habitude de recueillir et de raconter des anecdotes, et le plus souvent des anecdotes fausses.
- La talentueuse anecdotière répondit d’un rire prolongé, puis lança : « Bonne nuit, mes jolies ! » et sombra dans un sommeil paisible. — (Georges Gissing, Femmes en trop, traduction française, 1982)
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cerbère
?- (Mythologie) Gardien sévère, par allusion au chien à trois têtes qui, selon la fable, gardait la porte des Enfers.
- C’est un cerbère, un vrai cerbère. Votre vieux cerbère ne voulait pas me laisser entrer.
- — Montrez-moi vos papiers ! dit le cerbère, un Tatar colossal. — (Guillaume Apollinaire, Les Onze Mille Verges, chapitre III)
- (Québec) (Sport) Gardien de but, surtout au hockey.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant l’animal mythologique du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté avec deux têtes tournées à dextre, la troisième contournée, chacune la gueule béante. Une tête de serpent orne l’extrémité de la queue et est orientée à senestre. Il suit les principes de blasonnement des quadrupèdes. À rapprocher de chien, goupil, levrette, lévrier, loup et renard.
- Écartelé : au 1er d’or à la grappe de raisin de pourpre feuillée d’une pièce de sinople, au 2e d’azur à la barque catalane d’argent voguant sur une mer d’azur, au 3e d’azur au cerbère d’or, au 4e d’or à quatre pals de gueules, qui est de la commune de Cerbères des Pyrénées-Orientales — (→ voir illustration « armoiries avec un cerbère »)
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daubière
?- (Cuisine) Ustensile qui sert à cuire les viandes en daube.
- Je priai donc Edouard de me prêter une daubière en ne lui dissimulant point l’usage que j’en voulais faire et, tout aussitôt, Edouard me conduisit dans ses cuisines où je fis choix de l’ustensile dont les dimensions se rapportaient le mieux à celles de mon lièvre. — (Jean-Camille Fulbert-Dumonteil, L’Art du bien manger, fins et joyeux croquis gastronomiques, 1901)
- Pour la cuisson dans le jus, qu’on nomme étuvée, braisée, étouffée ou daube, etc., on se sert de la daubière qui est en cuivre étamé, en fonte ou en terre. — (Mlle. Madeleine, La parfaite cuisinière bourgeoise : ou la bonne cuisine des villes et des campagnes, renfermant toutes les connaissances indispensables pour faire d’excellentes ménagères, 1864)
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recouvert
?- Complètement couvert.
- Le psoriasis se caractérise par des plaques recouvertes de squames.
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air
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’airoran.
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droitière
?- Personne droitière.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Personne politiquement droitière.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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braisière
?- (Cuisine) Vaisseau, récipient sur le couvercle duquel on met de la braise de manière que les aliments cuisent par-dessus et par-dessous.
- Piquez votre foie de veau de gros lard assaisonné; foncez une braisière de bardes de lard; mettez-y le foie avec des carottes, un bouquet garni, des oignons, […]. — (Alexandre Dumas, Grand dictionnaire de cuisine, Paris : Alphonse Lemerre, 1873, p.565)
- (Vieilli) (Désuet) Étouffoir à braises.
- En même temps, il poussait la braisière auprès de l'alga, et quand son maître fut convenablement étendu, le visage tourné du côté de la muraille, il introduisit le page du Ras en lui recommandant de parler bas. — (Arnauld d’Abbadie, Douze ans de séjour dans la Haute-Éthiopie, 1868)
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douaire
?- (Droit, Histoire) Ce que le mari donnait à sa femme en faveur du mariage qu’il contractait et pour qu’elle en jouît en cas de survivance.
- Et sache, d’ailleurs, belle fille de Sion, que, si le roi très chrétien m’offrait sa fille très chrétienne, avec le Languedoc pour douaire, je ne pourrais l’épouser. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- S’estimant moins intelligente et moins raffinée que lui, elle ne voyait d’excuses à ses yeux que dans son argent. Elle lui demandait pardon de n’en avoir pas plus, elle voulait le lui prodiguer. Et de fait, elle mangea avec lui ce qu’elle n’avait pas gaspillé du douaire laissé par un premier mari assez riche, puis une partie de l’héritage de son père. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Demandeuses ou non, elles font face à des situations diverses : spoliation de biens, demande de restitution de douaire ou de biens confisqués, garde et tutelles d’enfants mineurs. — (Valérie Deplaigne, Les femmes nobles dans les conflits de transmission de biens aux lendemains de la bataille d’Azincourt, en pays de droit coutumier français, 2007)
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chanvrière
?- Champ où l’on fait pousser du chanvre.
- Des brouillards fiévreux enveloppaient de petites métairies qu’on voyait de loin, perdues dans des chanvrières, sur le bord des canaux, et une humidité qui n’était plus celle de la mer me donnait le frisson, comme s’il eût fait très-froid. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 60)
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attributaire
?- (Droit) Celui à qui a été attribué un lot, un héritage, etc.
- Un acte de partage contient une clause aux termes de laquelle l'un des copartageants, attributaire d'un lot de terrain sur lequel existe un bâtiment à usage d'auberge, aura… — (Gazette des Tribunaux 1er août 1874, page 731, 1re colonne)
- (Prestations familiales) Personne physique ou morale qui perçoit le versement de la ou des prestations familiales, en étant ou non l’allocataire.
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culottière
?- Celle qui fait, qui vend des culottes de peau, des gants, des guêtres, etc.
- Elle est brunisseuse, brocheuse, plieuse de journaux, chamoiseuse, chamarreuse, blanchisseuse, gantière, passementière, teinturière, tapissière, mercière, bimbelotière, culottière, giletière, lingère, fleuriste ; elle confectionne des casquettes, coud les coiffes de chapeau, colorie les pains à cacheter et les étiquettes du marchand d’eau de Cologne ; brode en or, en argent, en soie, borde les chaussures, pique les bretelles, ébarbe ou natte les schalls, dévide le coton, l’arrondit en pelotes, découpe les rubans, façonne la cire ou la baleine en bouquets de fleurs, enchaîne les perles au tissu soyeux d’une bourse, polit l’argent, lustre les étoffes ; elle manie l’aiguille, les ciseaux, le poinçon, la lime, le battoir, le gravoir, le pinceau, la pierre sanguine, et dans une foule de travaux obscurs que les gens du monde ne connaissent pas même de nom, la pauvre grisette use péniblement sa jeunesse à gagner trente sous par jour, 547 fr. 50 centimes par an. — (Paris, ou le livre des cent-et-un, tome VI, Ladvocat, Paris, 1831-1834)
- Se dit spécialement d’une confectionneuse de pantalons.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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barrière
?- Assemblage de plusieurs pièces de bois ou d’autres matériaux, servant à fermer un passage.
- Les pâturages, enclavés dans les bois de tous côtés, sauf au levant, où des haies vives érigeaient leurs épaisses barrières épineuses, restaient d’un vert dru malgré la chaleur torride de cette fin d’été. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La barrière de ciment qui entourait les pelouses était facile à franchir. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Un camion à plateau des services techniques, chargé de barrières métalliques, fend à cet instant la foule, de sorte que chacun rentre chez soi, hormis une poignée de bavasseurs accoudés aux extrémités de la rue Louis-Fournier. — (Michel Embareck, Avis d'obsèques, L'Archipel, 2013, chap. 1 (Décapsulé))
- (Histoire) Porte d’entrée grillée d’une ville fortifiée.
- Les assiégeants ont envahi la barrière, n’est-ce pas ? demanda Ivanhoé. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Par extension) Bureaux placés aux voies d’accès des villes pour percevoir les droits d’entrée.
- Un ancien officier d’ordonnance de Napoléon, […], était venu passer les beaux jours à Versailles, où il habitait une maison de campagne située entre l’église et la barrière de Montreuil, sur le chemin qui conduit à l’avenue de Saint-Cloud. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il y a un mois, je serais parti content, et j’aurais peut-être craché sur Paris en passant la barrière, tant j’avais été étouffé là-dedans, tant j’avais eu de désillusions en voyant mes camarades, et mes maîtres. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Par métonymie) Endroit mal famé.
- Une fois en train de battre, il ne s’arrêtait plus. Tout ce qu’il y a de mauvais, de destructeur dans ces affreux vins de barrière lui montait au cerveau et voulait sortir. — (Alphonse Daudet, Arthur, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 167)
- On y respirait une atmosphère frelatée de barrière, qu’un petit groupe d’individus en pull-over et en casquettes à carreaux s’employaient de leur mieux à rendre mystérieuse. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Histoire) Enceinte fermée de barrières où se faisaient les joutes, les tournois, les courses de bague, etc.
- Combattre à la barrière.
- Combat de barrière.
- Ce qui sert de borne et de défense naturelle à un État.
- L’Espagne est séparée de ses voisins par de puissantes barrières, la mer et les Pyrénées.
- Les Alpes servent de barrière entre l’Italie et la France.
- (Sens figuré) Empêchement ou obstacle à quelque chose.
- Il est partisan de rétablir toutes les barrières qui séparaient au siècle précédent les juifs d’avec les chrétiens. Quitte sans doute à accuser ensuite les juifs de séparatisme ! — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937, page 45)
- La province zoogéographique était définie comme une vaste aire où est présente une faune caractéristique en raison d’une position géographique par rapport à des barrières (y compris climatiques), en excluant ainsi le faciès en tant que facteur de contrôle du provincialisme. — (Fabrizio Cecca et René Zaragüeta i Bagils, Paléobiogéographie, EDP Sciences, 2015, page 110)
- (Héraldique) Meuble représentant l’objet du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée avec un certain nombre de pals verticaux appointés reliés par 2 éléments horizontaux. À rapprocher de haie et palissade.
- De gueules à une barrière d’or, qui est de la commune de Thônes de Haute-Savoie → voir illustration « armoiries avec une barrière »
- (Sports hippiques) Un des types d'obstacle figurant dans les courses de steeple-chase.
- (Cirque) Petite palissade ou muret formant traditionnellement la façade des loges et délimitant l'aire de spectacle d’un cirque.
- (Cirque) Haie d'honneur réunissant l'équipe des garçons de piste en uniforme devant le rideau situé à l'entrée des artistes.
- Mais seul le régisseur général a son état-major qui, au cirque, prend le nom de barrière. On appelle barrière, en effet, cette théorie de valets formant la haie à l'entrée de la piste, et chargés d'ouvrir ou de fermer la barricade. […] — (Henry Frichet, Le cirque et les forains, Tours : chez Alfred Mame et fils, 1899, page 21)
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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cratère
?- (Antiquité) Vase à deux anses, plus large que profond, d’une grande capacité, contenant du vin et de l’eau mêlés, dont on remplissait les coupes qu’on passait ensuite à chaque convive.
- Les vins de palme et de tamaris, ceux de Safet et de Byblos, coulaient des amphores dans les cratères, des cratères dans les coupes, des coupes dans les gosiers ; on bavardait, les cœurs s’épanchaient. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1877)
- Quand M. Bloch nous eut laissé tremper nos lèvres dans des coupes plates que son fils décorait du nom de « cratères aux flancs profondément creusés », il nous fit admirer un tableau qu'il aimait tant qu'il l'apportait avec lui à Balbec. — (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, Gallimard, 1919)
- La suite a fini dans les livres d’histoire. Maurice Moisson vient de découvrir le sommet de ce qui est toujours le plus imposant cratère grec connu, un cratère étant un grand vase destiné à mélanger l’eau et le vin. — (Pierre Barthélémy, Des archéologues replongent dans la fabuleuse tombe celte de Vix, Le Monde. Mis en ligne le 19 septembre 2019)
- (Géologie) (Par analogie) Partie supérieure d’un volcan, ou l’ouverture par laquelle il vomit sa lave, ses feux, sa fumée et ses cendres.
- L’anse où nous mouillons est évidemment un ancien cratère dans l’intérieur duquel la mer a fait irruption ; de tous côtés surgissent des cônes de cendres qui dénotent une récente activité volcanique. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 40)
- Le face aride de l’île et les nombreux cratères éteints en dénonçaient la formation géologique récente […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Astronomie) (Par analogie) Dépression du sol laissée par un impact météoritique.
- Les cratères d’impacts lunaires suggèrent que les planètes du système solaire furent soumises à un bombardement intense il y a quatre milliards d’années. — (André Brack, Bénédicte Leclercq, La vie est-elle universelle ?, 2003, page 3)
- Phobos, la plus grosse des deux lunes de Mars, a la forme d’un patatoïde et mesure environ 28 km x 23 km x 20 km. Elle est dominée par le cratère Stickney […]. — (Neil Comins, À la découverte de l'Univers : Les bases de l'astronomie et de l'astrophysique, De Boeck Supérieur, 2016, page 184)
- (Verrerie) Ouverture pratiquée à la partie supérieure d’un fourneau de verrier.
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débonnaire
?- Bon ; gentil ; bienveillant.
- C’était un prince débonnaire aimé du peuple.
- Le médecin obligea petit Jacques à lâcher ses fourneaux pour être valet. Il entra en cette qualité chez une vieille dame, autoritaire et hautaine avec tout le monde, seulement débonnaire avec lui, Mme Silencemoï, la veuve du fabricant de soie végétale. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 136-137)
- Tignasse était sourd comme un pot, et par suite merveilleusement débonnaire. Il suffisait de contenter sa vue, et tous les plaisirs de l’oreille – cris, miaulements, mugissements, chansons et coups de sifflet – nous étaient permis. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 307)
- Nous ferons, tout d’abord, observer que Pilate, procurateur de Rome en ces contrées lointaines, représente César, en l’occurrence Tibère, lequel n’est pas précisément un empereur débonnaire et naïf. — (Robert Ambelain, Jésus ou le mortel secret des Templiers, 1970)
- Conciliant ; facile à vivre ; indulgent ; tolérant.
- Le roi débonnaire, se souciant aussi peu de sa dignité que ses compagnons de table, riait, buvait et badinait au milieu de la bande joyeuse. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dieudonné Djonabaye n'a rien en apparence d'un foudre de guerre. Calme et débonnaire, une corpulence de bon vivant dont la lourdeur est accentuée par des difficultés à se déplacer, rien en lui ne trahit un bagarreur constamment sur la brèche. — (Thierry Perret, Le temps des journalistes : L'invention de la presse en Afrique francophone, Éditions Karthala, 2005, p. 172)
- (Péjoratif) Trop conciliant, d’une gentillesse qui confine à la faiblesse.
- C’était un mari débonnaire qui fermait les yeux sur les liaisons de sa femme.
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discothécaire
?- Personne ayant pour rôle de s’occuper d’une discothèque, et par exemple de classer les disques, de conseiller les personnes, de leur faire découvrir de la musique, etc.
- Les deux discothécaires de l’équipe comptent, parmi leurs tâches, la création de la notice pour chaque titre vendu. — (Bulletin d’informations de l'Association des bibliothécaires français, Numéros 162 à 164, 1994)
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corpusculaire
?- Relatif aux corpuscules.
- Physique ou philosophie corpusculaire, système d’Épicure, qui prétend expliquer tout l’ordre de la nature par le mouvement de certains corpuscules.
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cochléaire
?- Qui se rapporte à la cochlée, et par extension, à l’audition.
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austère
?- Qui est rigoureux pour le corps et qui mortifie les sens et l’esprit. — Note : Se dit surtout des doctrines et des pratiques religieuses.
- Placée dans quelque maison religieuse de l’ordre le plus austère, tu auras le temps de prier et de faire une pénitence convenable, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les vieux symboles chrétiens, tant expliqués, tant traduits, présentent à l'esprit, dès qu'on les voit, une signification trop claire. Ce sont des symboles austères de mort, de mortification. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 181)
- Qui est sévère pour soi et pour les autres.
- Elle découvre des gestes de coquetterie qui, comme les gestes de pudeur, revêtent une sorte de beauté austère d’être accomplis dans la solitude. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Son père, […], est surnommé « Camélinat le Rouge » pour ses convictions républicaines. Cet austère paysan a élevé ses enfants dans l’aversion de la monarchie, puis de l’Empire. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L'Humanité, 7 septembre 2011)
- Le jour commence. La radio donne la parole aux politiciens qui prônent l'austère vie, vautrés en limousine. — (Eugène Savitzkaya, Fraudeur, Paris, Les Éditions de Minuit, 2015, page 34)
- Moi, j’ai déjà rencontré un type austère, par exemple. Il bossait aux impôts, il avait une cravate grise, un complet gris, une brosse qui avait l’air d’avoir été profilée en soufflerie par la NASA et une moustache géométriquement si parfaite qu’on l’aurait dite calculée en 3D. Une tête à classer ses rognures d’ongles par ordre alphabétique. On ne pouvait pas l’imaginer être autrement qu’austère. Même en vacances avec ses enfants, il devait être austère. — (Boulet, Le Ténébreux, janvier 2012 → lire en ligne)
- (Beaux-arts) Caractère de gravité qui exclut les agréments.
- L’architecture d’une prison, d’un arsenal doit avoir quelque chose d’austère.
- (Vieilli) Qualifie une saveur âpre et astringente.
- La plupart des fruits sauvages sont d’un goût austère, sont austères au goût. - Le coing a une saveur austère.
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alimentaire
?- Relatif à l’alimentation, aux aliments.
- Dès l’avènement de l’agriculture et de la sédentarisation des chasseurs-cueilleurs, il a été vital de trouver des solutions pour maintenir les stocks alimentaires. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 44)
- Si l’on prend comme exemple l’approvisionnement alimentaire, on entend par autosuffisance une complète indépendance à l’égard des importations pour répondre aux besoins alimentaires d’une collectivité ou d’une ville, un objectif difficilement atteignable même en vertu du scénario le plus optimiste. — (Luc J. A. Mougeot, Cultiver de meilleures villes : agriculture urbaine et développement durable, 2006, page 96)
- Qui sert d’aliment.
- Les substances alimentaires.
- Plantes alimentaires.
- Non toxique quand avalé ou porté à la bouche.
- Avec sa bonne bouille et ses oreilles toutes douces, en silicone alimentaire, Fabulapin a été conçu par le Français Erwan Leroux. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 28 novembre 2022, page 8)
- (Industrie) (Plus rare) Relatif à l’alimentation des machines en matières.
- Elles se déroulent suivant la vitesse circonférentielle des cylindres en bois dont la commande est prise sur le cylindre alimentaire. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Familier) Qualifie un travail qu’on fait pour subsister et non par passion.
- Pendant cette période, il a vécu de petits jobs alimentaires, mais rien de très motivant : distribution de tracts, télémarketing, ce genre de choses.
- À la population agricole s’ajoutait ainsi une population industrielle, dont le nombre dépendait de la productivité du travail alimentaire, tailleurs de pierres, maçons, charpentiers, armuriers, bijoutiers etc. nourris et entretenus comme les esclaves cultivateurs par le propriétaire du domaine. — (Gustave de Molinari, article « Théorie de l’évolution : Progrès du mode d’exploitation de la population asservie : L’esclavage – Le servage – La sujétion ». Journal des économistes, 6e série, tome XIV, avril-juin 1907, page 324.)
- Après tout, Zola a commencé dans la tradition d’Eugène Sue et Les Mystères de Marseille voulaient peut-être être une réplique de ceux de Paris. On le sait : c’était là de la littérature alimentaire et Zola ne s’est jamais fait d’illusions à son propos. — (Alain de Lattre, Le Réalisme selon Zola : archéologie d’une intelligence. Paris : Presses universitaires de France, collection « Littératures modernes », n° 6. 1975, page 12.)
- Tout cela ne serait que littérature alimentaire si, par moments, l’élévation du sentiment, l’élégance de la plume n’apparaissaient, mais parmi bien des négligences, des inexactitudes, des défaillances de doctrine. — (Robert Sabatier, Histoire de la poésie française : La poésie du dix-neuvième siècle : Tome I, Les romantismes, chapitre « Alphonse de Lamartine ». Paris, éditions Albin Michek, 1976, page 81.)
- Le secteur public a perdu alors son prestige auprès des Chinois qualifiés, à qui il n’offrait plus qu’un travail alimentaire, sans perspectives ou sans motivation. — (Laurence Roulleau-Berger (directrice d’ouvrage), Nouvelles migrations chinoises et travail en Europe, chapitre I (« Les migrations chinoises contemporaines : nouvaux régimes et nouvelles activités en Europe »), par Frank Pieke. Toulouse : Presses universitaires du Mirail, collection « Socio-logiques », 2007, page 26.)
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naviculaire
?- (Anatomie) Qui a la forme d’une nacelle.
- Dans le testicule, on trouve presque constamment de grandes cellules, qui elles-mêmes en contiennent de plus petites de forme naviculaire et qui sont des corps encore peu connus, mais qui sont bien certainement des parasites. — (Jules d'Udekem, « Développement du Lombric terrestre », p. 12, dans les Mémoires couronnés par l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, tome 27 (1855-1856), Bruxelles, chez M. Hayez, 1856)
- […], elles sont probablement en relation avec la phase hématique du parasite, ce qui paraît aussi démontré par leur nombre beaucoup plus réduit, à l'intérieur du cytoplasme des éléments qui les hébergent par rapport au nombre des parasites du type naviculaire ou, en général, à blépharoplaste allongé en bâtonnet. — (Organisation d'hygiène: Étude épidémiologique sur la "Leishmaniose viscérale" en Espagne, Ligue des Nations/Gustavo Pittaluga y Fattorini; Impr. Atar, 1925, page 12)
- Beaucoup de cellules renferment des granulations cytoplasmiques. Les cellules intermédiaires peuvent présenter l'aspect naviculaire de la grossesse. — (J. Paul Pundel, Précis de colpocytologie hormonale, Éditions Masson, 1966)
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circulaire
?- Relatif] au cercle.
- Forme circulaire. — Figure circulaire. — Ligne circulaire. — Mouvement circulaire. — Lettre circulaire.
- (En particulier) En forme de cercle ou, par extension, de disque.
- L’ouvrier se sert d'une lame courte et tranchante, engagée dans un manche d’os, avec laquelle il pratique, au bas de l’arbre, une entaille circulaire et assez profonde pour arriver jusqu'à l’aubier. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 174)
- On arriva sur une petite place circulaire, où étaient dressées quelques boutiques, un bal, un manège. Il n’y avait pas grande foule, quelques badauds seulement circulaient. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n'arrive jamais, 1955)
- Des bégonias rose thé étaient massés sous la fenêtre de la façade et des pensées formaient un tapis circulaire au pied d’un acacia. — (Raymond Chandler, L’homme qui aimait les chiens, traduction de Michel Philip et Andrew Poirier, dans Les ennuis, c’est mon problème, 2009)
- Dans le brouhaha qui a suivi, parmi les mouvements circulaires d'une foule vibrionique qui tourne autour des Habits Verts, Étienne s'est senti fier de la présenter à quelques relations qui la jugent, qui la jaugent, […]. — (Flora Cès, « La double surprise », dans L'arbre écarlate: nouvelles, Lausanne : Éditions L’Âge d’Homme, 2002, page 130)
- (Spécialement) Qui embrasse l'alentour dans son entier.
- Il n’avait pas son fusil et, inconsciemment, jetant un regard circulaire autour de lui, chercha une arme meurtrière. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
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complaire
?- S’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.
- Non, me dit-il, si pour vous complaire je souscris à la nécessité d'une Guerre, il seroit fâcheux que vous ne souscrivissiez pas, pour avoir votre Guerre, à la nécessité d'une somme à laquelle vous ne sauriez trouver à redire. — (Mr. de Lambertt, Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, Amsterdam : chez Pierre Mortier, 1734, vol. 11, p. 648)
- Je veux bien vous complaire en cela. — Ce que j’en fais n’est que pour lui complaire.
- (Pronominal) Se plaire, se délecter en soi-même, en ses productions, en ses ouvrages, y mettre sa satisfaction, son plaisir. — Note d’usage : En ce sens, il se prend presque toujours en mauvaise part.
- En s’occupant d’Arthur, elle s’était complue à croire qu’un homme, en apparence si doux, si délicat, devait être resté fidèle à son premier amour. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832, page 41)
- Ce pressentiment, je n’essayai pas de le repousser, tant il me satisfaisait. Au contraire, je m’y complus avec une joie intense. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900. p. 440.)
- Je me complus à mon obscurité, je souhaitai la prolonger, m’en faire un mérite. J’enviai les détenus célèbres qui ont écrit dans des cachots sur du papier à chandelle. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 155.)
- Le désert solognot se confirme et semble se complaire dans son isolement comme au temps où marécages et autres humidités l'écartaient du reste du monde. petits nous sommes petits nous resterons. — (Gérard Bardon, Intercommunalité en Loir-et-Cher : Le sud en miettes !, dans Le petit Solognot (n°550) & Le petit Blaisois (n°8 bis) du 28 novembre 2012.)
- Et donc ces intermédiaires, qui se sont complu à allumer une guerre artificielle entre les internautes et les créateurs, étaient certainement les plus mal placés pour proposer une telle déclaration des droits… A moins que ce ne soit comme dans la Ferme des Animaux d’Orwell et qu’avec le temps, les mots de cette déclaration universelle soient appelés à changer pour révéler leur véritable sens : dans l’écosystème de la création, "les animaux sont tous égaux", mais "certains animaux sont plus égaux que d’autres". Et comme par hasard, ce sont toujours les porcs qui gagnent à ce jeu, et pas les créateurs ! — (Lionel Maurel, Ivre, le Forum d’Avignon veut écrire une déclaration des droits et pond une déclaration de guerre… sur scinfolex.com, le 26 novembre 2013)
- Cependant, il ne se masqua pas la vérité : il n'était pas prêt à déambuler dans une foule en compagnie de Cathy. Parce que des sans-gêne se complairaient à jouer les étonnés ou à lui poser des questions fines comme le gros sel ! — (Roger Beteille, Les pouvoirs de Jean, Éditions du Rouergue, 2016)
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clystère
?- Lavement d’eau parfois complétée avec du sel ou des médicaments. Cette eau est ainsi introduite dans le corps par l’anus, à l’aide d’une seringue ou d’un clysopompe.
- Argan : "Plus, du vingt-quatrième, un petit clystère insinuatif, préparatif et rémollient, pour amollir, humecter et rafraichir les entrailles de monsieur ?" Ce qui me plait de monsieur Fleurant, mon apothicaire, c’est que ses parties sont toujours fort civiles. — (Molière, Le Malade imaginaire, acte I)
- Escortée d’un énorme chauffeur, qui la portait de salon en salon, et d’une vieille secrétaire humiliée qui lui donnait ses clystères et timbrait sa correspondance, elle courait l’Europe, pour grignoter et décorer toutes les célébrités. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Prendre un clystère.
- Donner un clystère.
- Rendre un clystère.
- (Par extension) Instrument servant à administrer un lavement.
- Son provincial, il va le cuisiner aux petits oignons : en le faisant poursuivre par des médecins complètement givrés, armés de clystères, en répandant le bruit qu’il est criblé de dettes, en l’accusant de polygamie, avec comparution devant un faux juge, etc. — (Mathieu Perez, Monsieur de Pourceaugnac (Les masqués et l’emplumé), Le Canard Enchaîné, 21 juin 2017, page 7)
- Une foule de gens et de gamins suivait en tumulte le train des musiciens et la marche était fermée par un pizzicarolo, célèbre à Rome pour ses embonpoints, brandissant un clystère haut comme un clocher. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Rome, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 362))
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cuisinière
?- (Cuisine) Celle qui cuisine, qui prépare, qui cuit la nourriture (pour un homme, on dit : cuisinier).
- Je me désélégantise, je me désuavise, je vais devenir une vraie cuisinière, une fermière, ou tout ce que vous voudrez, et c’est effrayant à quel point je me trouve faite pour cela. — (Émile Montégut, « Histoire d’un Amour chrétien, journal et souvenirs d’une conversion », dans Revue des Deux Mondes, 1866, vol. 62 [texte intégral])
- Enfin, en guise de dessert, la cuisinière avait confectionné une sorte de rabote garnie de trois pommes offertes par la bonne du curé, mademoiselle Alice. — (Françoise Bourdon, La forge au Loup, Presses de la Cité, 2001, chap. 33)
- En sa qualité de gourmande, la Tonsard devint excellente cuisinière, et quoique ses talents ne s’exerçassent que sur les plats en usage dans la campagne, le civet, la sauce du gibier, la matelote, l’omelette, elle passa dans le pays pour savoir admirablement cuisiner un de ces repas qui se mangent sur le bout de la table et dont les épices, prodiguées outre mesure, excitent à boire. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre troisième)
- Celle que l’on prend à gages dans une maison, un restaurant pour y faire la cuisine (pour un homme, on dit : cuisinier).
- Le 15 avril prochain, la meilleure cuisinière de France, trois étoiles au Guide Michelin, ouvre un nouveau restaurant gastronomique. — (Le Matin Online, avril 2009)
- Vous me placez cuisinière chez Madame, vous me prenez pour dix ans, j’ai mille francs de gages, vous payez les cinq dernières années d’avance (un denier-à-Dieu, quoi !) — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, deuxième partie)
- (Désuet) Épouse d’un cuisinier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) (Désuet) Ustensile de fer-blanc traversé par une broche, et qui sert à faire rôtir la viande.
- Les riches n’imagineraient pas la simplicité de la batterie de cuisine qui consistait en une cuisinière, un chaudron, un gril, une casserole, deux ou trois marabouts, et une poêle à frire. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Électroménager) Fourneau de cuisine servant à chauffer ou faire cuire les aliments, souvent muni d’éléments chauffants sur sa surface de travail.
- Cuisinières. — On appelle cuisinières les fourneaux complets à gaz. On en fait de types très divers. Celles pour les ménages bourgeois, comportent généralement quatre flammes de réchauds, une rôtissoire, un four et un réservoir d’eau chaude. — (Louis Figuier, Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, Furne, Jouvet et Cie, 1891, page 548)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.