Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chue
Que signifie "chue" ?
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- Participe passé féminin singulier de choir.
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chue".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
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écu
?- (Armement) Bouclier que portaient autrefois les chevaliers.
- […] le chevalier se couvrit la tête de son casque, passa son écu au bras gauche, sauta sur le rivage, tira son cheval après lui, s’élança en selle […] — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- (Par extension) Armoiries, puisque celles-ci ornaient les boucliers des chevaliers.
- Son écu est parti, coupé, tranché, écartelé. L’écu de France.
- Moi, Henri II de Bourbon, prince de Condé, bien que je sois de la famille royale, bien que mon écu porte les trois fleurs de lys, je ratifie le choix qui vient d’être fait, et salue M. le duc d’Angoulême pour notre roi légitime. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Par extension) (Numismatique) Monnaie d’or ou d’argent frappée aux armes du souverain qui l’émettait.
- D’ailleurs il ne pense pas à Modeste, cet écu de cent sous fait homme ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À propos, continua le roi, n’était-ce pas dix mille écus que vous deviez toucher de M. de Guise au cas où vous tueriez l’amiral ? — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- L’argent ! ce mot retentissait à mes oreilles, toutes les minutes. Je n’entendais jamais que le tintement de ce mot qui, à la fin, avait pris comme une sonorité d’écus remués. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- « Je t’envoie également cent écus romains pour le plaisir des doigts. La frappe est infiniment plus belle que celle des écus français. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, pages 260-261)
- (Désuet) Ancienne monnaie de compte populaire.
- À la foire, les Quarréens calculent encore par pistole (monnaie de compte de dix fr.) et par louis de vingt-quatre francs. L’écu de six francs et le demi-écu ont disparu : ils appartenaient au système duodécimal ; le louis de 24, du même système, devrait disparaître aussi. — (Abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, impr. Bousrez, Tours, 1895, page 41)
- (Désuet) Appellation populaire des pièces de cinq francs frappées jusqu'en 1878.
- — Vous avez raison, dit Marsillat, et je suis bien fâché de n’avoir que cinq francs à joindre à votre aumône. Halte-là, Mylord, ajouta-t-il après avoir déposé son écu dans la main de la petite paysanne, et en voyant que sir Arthur se fouillait à son tour. Vous n’avez parié que cinq sous, et vous ne devez pas mettre davantage à l’offrande. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Je reçois de nombreuses piécettes d’argent et quelques beaux écus de cinq francs. Je m’empresse quelques jours plus tard de les porter à la Caisse d'épargne. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 73)
- (Sens figuré) Marque quelconque en forme de blason.
- Une indéniable sérénité se reflétait sur ses traits. Peut-être était-ce l’apaisante influence du cigare dont la bague rouge, ornée d’un somptueux écu gaufré d’or, indiquait sans discrétion le prix. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Sens figuré) (Au pluriel) Richesse.
- Avoir des écus.
- Format français de papier défini par l'AFNOR avec les dimensions suivantes : 40 × 52 cm.
- (Comptes) Acronyme de l’anglais European Currency Unit (Unité de Compte Européenne ou UCE, en français) et qui servit de référence monétaire avant l’introduction de l’euro. Son symbole est ₠ (Unicode U+20A0), son code ISO 4217 ECU.
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dévalue
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dévaluer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dévaluer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dévaluer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dévaluer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dévaluer.
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crochu
?- Qui est courbé en crochet.
- Un morceau de fer crochu, doigts crochus.
- Mains crochues.
- Ongles crochus.
- Bec, nez crochu.
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fluctue
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de fluctuer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de fluctuer.
- Ça fluctue dans les accords à cause des racines hermaphroditiques… c’est pas de la tarte ! — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 7)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de fluctuer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de fluctuer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de fluctuer.
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cirrus
?- (Météorologie) Nuage présent dans la couche supérieure de la troposphère (entre 6000 et 15000 mètres d’altitude), formé de cristaux de glace en forme de filaments blancs et qui ne génèrent pas de précipitations.
- Les traînées de condensation d’avions ne sont pas des cirrus : leur genèse et leur composition chimique sont différentes.
- Dans le premier cas l’apparition des cirrus annonce en effet la pluie et les coups de vent, mais dans le second cas elle signifie seulement qu’un système nuageux passe au large de la station. — (Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, volume 174, 1922)
- – « Ouî…î…î, Madame Colê…ê…tte », chantait à droite une voix d’ange aigrelet, probablement branché sur le cirrus fusiforme qui naviguait à la rencontre de la jeune lune. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Sido, 1930, Fayard, page 24)
- Sur le soir, tandis qu’à l’angle de la moraine surgissaient les caravanes montantes, on a vu déferler l’une après l’autre dans les ciel les vagues blanchâtres des cirrus. Ils venaient, très haut, de par-dessus le Mont-Blanc, comme de longues plumes flottant avec nonchalance au fil du vent. — (Samivel, L’Amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 115)
- Le crépuscule déjà descendu fut traversé, dans le haut du ciel, par un long cirrus qui recevait encore la lumière du soleil. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 89)
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comparu
?- Participe passé masculin singulier de comparaître (ou comparaitre).
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tenue
?- (Génériquement) Action de tenir.
- Bonne tenue au feu, très bonne stabilité au vieillissement. — (Isolation Antivibratoire et Antichoc, Éditions Techniques Ingénieur, page 16)
- (Marine) Ancrage d’un navire.
- (Marine) En quelqu’endroit qu’on foit mouillé (dans le port de Baldivia au Chili) on eft toujours en füreté de tous vents, parce que la tenue eft bonne, fur un fonds de vafe dure, […]. (sic) — (Dictionnaire universel françois et latin, Par la Compagnie des Libraires Associés, 1771, page 1032)
- (Comptabilité) Remplissage et maintien à jour des livres comptables.
- Conformément à leurs traditions, ils commencèrent bien, dans toutes leurs tenues du temps de la régie, en 1749, 1750, 1752 et 1754, par demander que la Bretagne fût exempte d’un impôt destructif de ses immunités (2). — (Armand Rébillon, Les États de Bretagne, de 1661 à 1789, Éditions A. Picard, 1932)
- (Équitation) (Vieilli) Art de garder une bonne assiette et une position correcte à cheval.
- Il faut attendre qu’il soit bien placé, avant de lui demander de la tenue. — (François Bohan, Principes pour monter et dresser les chevaux de guerre, Demonvilla, 1821, page 30)
- (En particulier) Période pendant laquelle certaines assemblées se tiennent.
- Pendant la tenue des états.
- Durant la tenue du concile.
- À la dernière tenue des assises.
- (En particulier) (Franc-maçonnerie) Réunion ouverte et fermée rituellement.
- Ce qui surprend dans les tenues blanches ouvertes, par rapport à des conférences publiques, c’est la rigueur avec laquelle les débats sont menés. — (Philippe Benhamou, Christopher Hodapp, La Franc-maçonnerie pour les Nuls, 2011)
- Manière de tenir, d’entretenir, de soigner.
- La tenue d’une maison.
- Façon de se tenir, du maintien, des manières ; dignité dans la conduite ; correction, soin dans le style.
- C’est un homme qui a de la tenue.
- Il a une bonne tenue, une mauvaise tenue.
- Un jour, ma femme à moi aussi me regardera de ses yeux consternés ; je souffrirai d’un cancer ou bien je serai estropié. Rien à faire ! Je perdrai toute tenue, je me dégonflerai, sans compter les mille petites misères qui fondent sur les malades et sur les morts : faire sur un bassin, ne plus dominer son sphincter, sentir mauvais, se liquéfier. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 112.)
- Monsieur William vous manquez de tenue,Qu'alliez-vous faire dans la treizième avenue. — (Jean-Roger Caussimon et Léo Ferré, chanson "Monsieur William", 1950.)
- Vous manquez de tenue, Archibald ! — (Titre d’un roman de Charles Exbrayat, 1965)
- Ce style n’a pas de tenue.
- '(Militaire) Ce régiment a une belle tenue : il a une belle allure.
- (Habillement) Manière d’être habillé, habit.
- Il était entièrement vêtu de casimir noir, ainsi qu’il convient à un notaire. Mais comme on se trouvait au plus fort de l’été, M. Bernard avait cru pouvoir égayer sa tenue sévère d’une ombrelle d’alpaga blanc. — (Octave Mirbeau, « La Mort du chien » dans Lettres de ma chaumière, 1886)
- Sur le pont, en tenue légère, étaient des matelots américains, tous abondamment tatoués. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Sa tenue suffisait à prouver qu’il ne pensait point à rendre visite à ses voisins : des bottes de roulier dont les tirants pendaient, une lévite d’un vert bouteille défraîchi, un carnier en bandoulière, et sa fourchetine sous le bras. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 2, 1910)
- Il préférait la musique classique et les chemisettes à carreaux mais, pour attirer les concupiscences, il devait avoir la tenue wesh-wesh, l'allure racaille, la casquette Nike, visière retournée en prime. — (Antoine Gouguel, Chifoumi !, Éditions du Frigo, 2011, page 77)
- La foule était considérable. En tête, dans sa tenue d’apparat, coiffé d'un bicorne, hallebarde sur l'épaule, le bedeau ouvrait le ban. — (Nathalie de Broc, La Tresse de Jeanne, Place des éditeurs, 2012, chap.2)
- (Militaire) Uniforme avec tout ce qu’il comporte comme effets et insignes.
- C’était l’époque de la Chambre bleu horizon, comme on l’appelait, une Chambre d’extrême droite et d’un patriotisme sourcilleux. Lors de la grève des employés du métro, j’ai vu, de mes yeux, les polytechniciens en grande tenue et en gants blancs conduire les rames de wagons pour faire échec aux ouvriers. — (Georges Simenon, Un homme comme un autre, 1975)
- Au bout d'une minute, la porte s'ouvrit et une fliquette en tenue, une brune plutôt mimi, mais gâchée par l'air sévère qu'elle se sentait obligée de prendre, sortit et avança vers la guérite. — (Laurent Chalumeau, Bonus, éditions Grasset, 2010, chapitre Treize)
- (Musique) Action de tenir, de prolonger une note.
- (Droit féodal) Fief qui relève d’un autre fief, tenure.
- (Franc-maçonnerie) Réunion rituelle habituelle
- Notre tenue du 12 avril se déroulera successivement aux trois premiers grades
- (Sports hippiques) Capacité d'un cheval de course à résister à l'effort sur un long parcours.
- un cheval de tenue
- (Pêche) Endroit où se tient le poisson.
- Un silence qui pouvait lui faire croire que la journée ne faisait que commencer et qu’il allait, en compagnie d’un vieux pêcheur un peu braconnier, repérer les meilleurs tenues du poisson. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 14)
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malvenu
?- Qui n’est pas développé normalement, en parlant des êtres ou des choses.
- Un arbre mal venu.
- (Par extension) Qui n’a pas de motif pour faire une chose.
- Il est malvenu à se plaindre.
- Il est mal venu à lui reprocher cette action quand c’est lui-même qui la lui a conseillée.
- (Par extension) Qui n’a pas de raison d’être.
- Cette proposition a été jugée malvenue.
- (Par extension) Qui vient mal à propos.
- Dans le sillage de celui du blé, le cours du maïs est resté positif, soutenu aussi par des pluies malvenues dans l’Ouest qui ont ralenti quelque peu la récolte dans la région. — (« Bourse de Chicago : Le prix du blé au plus haut depuis six semaines », le 2 octobre 2021, sur le site de La France agricole (www.lafranceagricole.fr))
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chevelu
?- Qui porte des cheveux longs et touffus.
- Les rois chevelus.
- Bourras était un grand vieillard à tête de prophète, chevelu et barbu, avec des yeux perçants sous de gros sourcils embroussaillés. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Qui est garni de cheveux.
- (Par analogie) (Botanique) Qui est garni de poils
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invaincu
?- Qui n’a jamais été vaincu.
- Armée invaincue.
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condescendu
?- Participe passé masculin singulier de condescendre.
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déglue
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dégluer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dégluer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dégluer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dégluer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dégluer.
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contenu
?- Ensemble de choses se trouvant à l’intérieur d’un récipient ou d’un ensemble.
- […], il fouilla de sa main gauche dans sa poche intérieure et en déversa le contenu sur la table. — (Henry Miller, L’Ancien Combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- À l’inverse, l’étendue de telle plaine divisée en une mosaïque de parcelles culturalement distinctes se verra différenciée par des contenus, eux aussi dotés d’attributs géométriques et de surface, […]. — (Yves Poinsot, Comment l’agriculture fabrique ses paysages, Karthala Éditions, 2008, page 15)
- Les tuples sont rangés à l'intérieur de partitions associatives dont la taille est en général une piste mais peut être moins. L’adressage à l'intérieur d'une partition s'effectue par le contenu. — (Actes du Congrès "Architecture de machines et systèmes informatiques", Association française pour la cybernétique économique et technique, Éditions hommes et techniques, 1982, page 54)
- Dans cette structure bureaucratique, voire bureaupathologique (Thompson, 1969), la domination de la rationalité légale fait primer le formalisme juridique sur le contenu des productions ou services, autrement dit, systématiquement la forme sur le fond. — (Christophe Bounamous, « La pratique de la psychodynamique du travail en institution, entre domination et résistance », dans Travailler 2019/1, n° 41, pp. 97 à 109)
- Ensemble des idées d’un texte.
- Toutefois, en raison d’un héritage marqué par quatre siècles de scribalité et d’imprimerie, ces contenus de foi semblent souvent sans emprise apparente sur le vécu des jeunes générations et tombent à plat. — (Michel Beaudin, Anne Fortin et Ramón Martínez de Pisón L., Des théologies en mutation : parcours et trajectoires, Fides, 2002, page 230)
- (Cartographie) Ensemble des phénomènes représentés sur la carte et éventuellement des autres informations portées sur elle[1].
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chenue
?- Féminin singulier de chenu.
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encourut
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe encourir.
- Pris d’un effroi soudain, il traversa l’avenue en hâte et s’encourut vers le nord, résolu à ne plus se tantaliser par des spectacles et des bruits si alléchants et si troublants. — (Louis-Joseph Vance, Le loup solitaire, traduction de Richard de Clerval, 1947, chapitre XVIII)
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embu
?- (Art) Ternissement des couleurs sur un tableau.
- Il y a des embus dans ce tableau.
- A l’origine, le fond ne devait pas présenter cet aspect uniforme, ni cette lourdeur dus à « l’embu ». — (Michel Aubert, Henri Sauvage, peintre et humaniste blésois: 1853-1912 : [exposition], 26 août-23 septembre 1977, Château de Blois : catalogue, 1977)
- (Couture) Valeur de tissu à résorber (à boire) sur une pièce en vue de l'assemblage avec une autre ; cette opération vise à donner du volume à l'assemblage.
- L'embu d'une couture d'épaule.
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cumulus
?- (Météorologie) Amas de nuages dont la partie supérieure est arrondie et présente des reflets blancs, tandis que la partie inférieure est sombre.
- Le ciel est huit dixième couvert par cumulus et cumulo-nimbus, et un vent de S.-S.-E. à S.-E. de 60 kilomètres-heure augmente notre vitesse jusqu’à 240 kilomètres-heure. — (Jean Mermoz, Mes vols, Flammarion, 1937, page 91)
- Enfin les niveaux de base des cumulus d’été sont beaucoup plus élevés que dans les plaines. — (Jean Loup, Pasteurs et agriculteurs valaisans, 1965)
- Une lune de Gustave Doré semblait bondir de nuage en nuage, plonger derrière des cumulus ourlés de feu d’où elle sortait nue, éclatante, un peu bossue. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943, réédition Le Livre de Poche, 1968, page 98)
- La rigueur des sagittaires fléchant un cumulus soudé au ciel et dominant depuis des heures son double empêtré dans la rivière […] — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 212)
- (Électricité, Plomberie) Nom déposé du premier chauffe-eau électrique à accumulation inventé en 1915 par le suisse Frédéric Sauter.
- Dans cet appartement l’eau chaude est produite par un cumulus.
- Mais à l’extension de l’électricité réellement indispensable, s’ajouta vite l’installation non moins urgente d’un service d’eau qui ne pouvait fonctionner que sur pompe immergée avec, cela allait de soi, un réservoir de filtrage et de pression, sans oublier le cumulus de taille suffisante pour assurer l’eau chaude à un évier moderne et à une salle de bains. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 158)
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fessue
?- Féminin singulier de fessu.
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complu
?- Participe passé masculin singulier de complaire.
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foutu
?- (Familier) Hors d’usage, cassé.
- Cette montre est foutue.
- Tordu, mais pas foutu.
- (Familier) Dont l'avenir est compromis.
- Le téléphone avait sonné plusieurs fois, des cons qu'elle n’avait pu s’empêcher d’envoyer aux pelotes, quelle importance puisque de toute façon, sans le moineau, l’émission était foutue. — (Janine Boissard, Loup, y es-tu?, Éditions Robert Laffont, 2009, chapitre 57)
- On abordait ce qu'il est convenu d'appeler le petit jour ; l'heure des insomniaques, des vrais. L'heure à laquelle on se dit que, si on ne s'est pas encore endormi, c'est foutu... — (Pascal Lesur, Les morts ont la vie dure, Éditions Le Manuscrit, 2005, page 225)
- (Familier) (Péjoratif) Fait, agencé, vêtu.
- Puis une vague cousine de province, voile noir, mais foutue comme quatre sous. Genre pedzouille. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XII, Série noire, Gallimard, 1956, page 110)
- (Familier) Utilisé pour donner une valeur péjorative et emphatique au substantif qu’il accompagne.
- Il fallait encore gagner du temps mais, cette fois, je perdis pied : – Hein, dis donc, hé ! au fait, le moine maudit, qu'est-ce qu'il glandait, ce nase, ce radis noir, ce foutu ratichon ? — (Frédéric-H. Fajardie, « Panne sèche », dans Chrysalide des villes, Paris : Manitoba-les Belles lettres, 1999)
- J’ai expliqué au consul que j’avais tout fait, toute ma vie, à mes risques et périls, rien de nouveau, donc : allez, qu’il me donne ce foutu passeport ! — (Jorge Semprún, Exercices de survie, 2012, page 89)
- Tu n'es qu'un chichiteux, lui dit sa mère, un emmerdeur, précisent les autres membres de sa famille et ses amis, une foutue buse, déplore sa compagne. — (Sylvie Germain, Brèves de solitude, Éditions Albin Michel, 2021)
- (Familier) (Péjoratif) Capable.
- Il est foutu de tout casser.
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cocu
?- Dupé, trompé, victime d’infidélité conjugale.
- …il la conduirait devant le maire et devant le curé, se disant à lui-même, en manière de consolation, que, s’il était dans son destin de devenir cocu, il le serait certainement moins longtemps que s’il avait suivi l’exemple de ses anciens camarades et s’était comme ces derniers marié vers la trentaine. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- « Cocu » est un mot pour les riches. Moi, si ça m’arrivait, je ne serais pas cocu, je serais malheureux. — (Marcel Pagnol, La Femme du boulanger, 1936)
- Félicienne, disait-il, avait d’abord épousé un joueur de boules « professionnel » qui la quittait souvent pour aller triompher dans les concours, et c’est à cette occasion que j’appris le mot « cocu ». — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 371)
- — Regarde : toi et moi, on vient de se sortir d'un nombre d’emmerdements que même un polygame cocu il aurait pas eu assez de femmes pour faire moins bien. — (Sébastien Gendron, Road Tripes, Éditions Albin Michel, 2013, km 1245)
- On ne dit jamais d'une star qu'elle est alcoolo et cocue comme pas deux, on écrit : « D'aussi loin qu'elle se le rappelait, Simone avait toujours aimé les bons vins » et après on écrit : « D'aussi loin qu'il se le rappelait, Yves avait toujours eu beaucoup de succès auprès de la gente féminine. » — (Isabelle Alexis, Ta vie est belle : On n’a jamais conscience de son bonheur, éditions Flammarion, 2013, chap. 4)
- (Par antiphrase) Chanceux, veinard.
- Alors toi, aujourd'hui, tu es vraiment cocu, tu pourrais jouer les yeux fermés !
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charnue
?- Féminin singulier de charnu.
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grue
?- (Ornithologie) Gros oiseau voyageur, de l’ordre des Échassiers, qui vole fort haut et par bandes.
- La grue a le bec et le cou fort longs.
- La grue craque, glapit, gruit ou gruine.
- Le petit de la grue est le gruau ou gruon.
- Du dehors, au ciel opaque, un bizarre cri rouillé pénétrait dans la chambre. Une sorte de roucoulement triste, qui semblait à la fois très proche et très lointain.– Qu’est-ce que c’est ? murmura Mme de Saint-Selve.– Les premières grues qui passent, dit Anne. L’hiver. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, Cercle du Bibliophile, page 113)
- À Saint-Genou on peut encore contempler les Dames Oiselles sculptées de l’église. Ce sont des grues serrant dans leurs pinces des pierres vivantes. Leurs cous sont noués, empêchant de la sorte le cri qui sort de leur gosier. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 181)
- Rien n’égale le ballet aérien des grues, ces oiseaux vêtus de gris, aux ailes ornées de longues plumes flottantes, un aigrette rouge sur la nuque. Il y a dans leurs vols une sauvagerie et une langueur amoureuse qui se communiquent à toute la faune présente. — (Michel Tournier, Selma Lagerlöf, la grande dame qui venait du froid, dans Les vertes lectures, collection Folio, 2007, page 137)
- […] une grue à la patte relevée. « JE VEILLE », dit la devise. Une allusion au fait que ces oiseaux, pendant leur repos nocturne, désignent en leur sein des guetteurs qui doivent rester éveillés et pour cela tiennent un petit caillou dans leur patte : en cas d’endormissement sa chute les réveillerait. — (Diane Meur, « La carte des Mendelssohn », 2015, éd. Sabine Wespieser, Le Livre de Poche, page 171)
- (Technique) Machine de levage et de manutention réservé aux lourdes charges sur des chantiers.
- Une grue de chantier.
- Ici des charrettes s’avançaient dans l’eau à reculons pour recevoir des chargements ; là, des palans enlevaient des fardeaux, tandis que des grues descendaient des pierres, et que des cure-môles creusaient des atterrissements. — (François-René de Chateaubriand, Mémoires d'outre-tombe, tome I, livre II, Garnier, 1910, page 119)
- Les usines débauchaient, les chantiers restaient une patte en l’air, les grues rouillaient, ramollissaient et finissaient par se casser la gueule en s’affaissant comme des merdes, avec le petit bonhomme qui roupillait là-haut dans la cabine. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 93)
- (Familier) (Sens figuré) Prostituée, femme dissolue.
- Il l’avait traitée de grue, et ce fut de son air aimable de beau vendeur qu’il l’arrêta. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Pour un prince syrien comme lui, la filiation se fait par les mères — et, en fait de mères, il y a autour de ce fils de cocher, nouveau-né, une pléiade de Julies — et qu’elles exercent ou non sur le trône, toutes ces Julies sont de hautes grues. — (Antonin Artaud, Héliogabale ou l’anarchiste couronné, 1934, réédition 1997)
- 12 octobre 1940 – Deux vieilles grues de cinquante ans sont encore là, parce qu’elles ont pris trop d’élan à vingt ans. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 93)
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée de profil, ailes repliées, debout sur sa patte senestre, la dextre étant repliée et saisissant un globe ou une pierre sphérique appelée vigilance. À rapprocher de héron.
- D’azur à une grue d’argent tenant sa vigilance du même, qui est de Pellegue de Gironde → voir illustration « armoiries avec une grue »
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amphioxus
?- (Zoologie) Espèce de céphalocordé marin au corps fusiforme, aplati latéralement, pointu devant et derrière (comme un fer de lance), translucide, et sans appendice locomoteur.
- Dans le monde actuel se trouvent l’amphioxus, l’animal vertébré dont l’organisme est le plus imparfait, et les lamproies, qui occupent le dernier rang parmi les poissons. — (Émile Blanchard, Revue des Deux Mondes, 1ier octobre 1874, page 612)
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absolu
?- Complet ; sans restriction.
- C’est dire que nos banques devraient cesser de vivre sous l’empire d’un monopole aussi absolu qu’injuste et funeste. — (Michel Gustave Partounau du Puynode, De la monnaie, du crédit et de l’impôt, page V, 1853)
- Le droit de justice des seigneurs hauts justiciers était absolu. Il emportait la plénitude de la juridiction civile et criminelle, limitée seulement par les cas royaux. — (Alfred Franklin, La vie privée d’autrefois - La vie de Paris sous Louis XV devant les tribunaux, Paris, Plon, 1899, page 9)
- Nécessité absolue.
- Commandement absolu.
- (Politique) Qui a le pouvoir absolu ; qui est souverain, sans contrôle, en parlant d’une autorité, d’un État.
- Et même au bled el-makhzen, où le Sultan règne en autocrate absolu, les révoltes contre son autorité ne sont pas rares. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 10)
- Impérieux ; entier.
- […] et ils savent combiner, dans leurs discours pompeux, fougueux et nébuleux, l’intransigeance la plus absolue avec l’opportunisme le plus souple. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. IV, « La grève prolétarienne », 1908, page 159)
- Cet homme est absolu dans tout ce qu’il veut.
- Parler d’un ton absolu.
- Un caractère absolu.
- Total, sans exception.
- Une impossibilité absolue.
- Il y a peu de vérités absolues.
- C’est le calme absolu.
- « En plaçant le principe de l’autonomie au cœur de son projet politique, la CAQ s’inscrit dans une lignée qui, au cours de l’histoire, a fait de la défense des intérêts vitaux du Québec une priorité absolue. » « Absolue » : vous avez bien lu. — (Antoine Robitaille, L’autonomisme rabougri de Legault, Le Journal de Québec, 15 décembre 2020)
- (Chimie) Pur, en parlant d’un alcool.
- (Linguistique, Mathématiques, Philosophie, Physique) Qui n’est pas relatif, qui fait sens par lui-même et non par rapport à quelque chose.
- Il serait toutefois désirable que le constructeur étalonnât chaque instrument avec un pyrhéliomètre donnant des valeurs absolues. — (Journal de physique théorique et appliquée, Société française de physique, 1913, page 262)
- « Homme » est un terme absolu, « père » est un terme relatif.
- Le zéro absolu est la température théorique la plus basse pouvant exister ; il vaut environ -273.15 degrés Celsius.
- (Linguistique) Dans lequel le complément habituel ou logique est absent, en parlant de l’emploi d’un verbe ou d’un nom.
- Dans « il mange bien, il boit bien », « mange » et « boit » sont d’un emploi absolu.
- (Linguistique) Qui n’est régi par aucun mot exprimé dans la proposition, en parlant d’un ablatif ou d’un génitif.
- (Cosmologie) Qui est indépendant de tout repère conventionnel.
- (Littérature) Groupe ayant pour visée le renouveau du genre.
- (Philosophie) Qui a en soi sa raison d’être et qui n’a besoin ni pour être conçu ni pour exister d’aucune autre chose.
- L’Être absolu de qui tout dépend, c’est à dire à quoi tout autre être est relatif : Dieu.
- Autre sens philosophique: est absolu ce qui n’est corrélé à rien d’autre que lui-même pour exister. C’est la thèse de l’archifossile que développe Quentin Meillassoux dans Après la finitude[2], où il écrit: "Nous devons saisir comment la pensée peut accéder à un absolu: à un être si bien délié (sens premier d’absolutus), si bien séparé de la pensée, qu’il s’offre à nous comme non-relatif à nous - capable d’exister que nous existions ou non."
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.