Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chenille
Que signifie "chenille" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Entomologie) Stade larvaire de certains insectes.
- L’on sait que l’insecte se dépouille de la peau de chenille ou de ver, lorsqu’il revêt la forme de chrysalide […] — (Jacques Christophe Valmont-Bomare, Dictionnaire raisonné, universel d'histoire naturelle, Chez Bruyset ainé et cie, 1800, page 14)
- (Spécifiquement) (Lépidoptérologie) Larve dont le corps cylindrique est formé de douze anneaux, doté de six pattes à l’avant et de pseudopodes à l’arrière. → voir chenille processionnaire
- Auparavant, j’avais connu un état particulier, celui de ce qui n’est pas encore épanoui, j’avais longtemps vécu dans la phase immobile du développement de la chenille qui espère un jour devenir papillon. — (Karima Akrouf, La Chenille et le papillon, Éditions Publibook, 2016, page 94)
- Mme Hervouët, avant que personne ait parlé, s’est mise à faire des mouvements de cou étranges, comme une poule qui a avalé une chenille poilue… — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 132)
- (En particulier) (Soierie) Ver à soie.
- On donne le nom général de ver à soie à toutes les chenilles qui produisent ce fil, mais c’est au Bombyx du mûrier que l’on attribue spécialement la production de soie telle qu’elle est universellement employée. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature, 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Une chenille filandière, couleur de jade, transparente, pendait à un fil soyeux, sous l’oreille de Mme Saint-Alban. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Le Livre de Poche, 1960, page 110)
- (Par analogie) (Dans le déplacement) (Mécanique) Dispositif d’avancement continu.
- L’aboutissement logique de cette conception était la substitution d’une chenille souple, analogue aux courroies de transmission, aux chenilles métalliques. — (Le Génie rural, Pyc-Edition, 1924, page 17)
- Les soldats avaient ri et la terre avait tremblé sous les chenilles des chars d’assaut. — (Maud Mayeras, Reflex, Anne Carrière, 2013)
- (Agriculture, Militaire, Travaux publics) Équipement moteur d’un véhicule. → voir chenillard
- Le tracteur à chenilles date du début du siècle pour ses applications ( 1904 ). — (Jean Renaud, Un siècle de tracteurs agricoles : De la vapeur à l’électronique, France Agricole Éditions, 2003, page 27)
- (Industrie plastique) Entrainement sans fin utilisé en extrusion de profilés. → voir chenille de tirage
- Les dispositifs de tirage doivent être ajustés aux profilés extrudés. Pour les tubes on utilise fréquemment des tireurs à chenilles. — (Sophie Terrisse, Nachschalteinrichtungen in der Extrusion, diplom.de, 2001)
- (Danse) Groupe de danseurs à la queue leu-leu.
- Pose les deux pieds en canardC’est la chenille qui se prépareEn voiture les voyageursLa chenille part toujours à l’heureAccroche tes mains à ma taillePour pas que la chenille dérailleTout ira bien et si tu veuxPrie la chenille et le bon Dieu. — (G. Layani et al., La Chenille, 1990)
- (Attraction foraine) Manège tournant à haute vitesse.
- J’aimerais bien demander à Vanessa de monter avec moi dans la chenille, mais je n’ose pas et je ne sais pas si elle voudrait. — (Sébastien Lepetit, Barnabé, Éditions Hélène Jacob, 2014)
- (Par analogie) (De forme ou d’apparence)
- Insecte de l’ordre des coléoptères tétramères ; elles naissent d’un vermisseau qui ressemble à la chenille. — (J. Ph Lebas, Pharmacie vétérinaire, chimique, théorique et pratique, Gabon et Cie, 1823, page 113)
- (Botanique) Plante légumineuse ou scorpioïde.
- Chenille ou scorpioïdes : Plante légumineuse dont dont le fruit ressemble à une chenille. — (Natalis de Wailly, Dictionnaire portatif de la langue française, volume 1, 1793, page 295)
- Autre nom de la queue-de-scorpion, genre Scorpiurus L. → voir chenillette
- Chenillette (Scorpiurus), Queue de scorpion, Vermiculaire, Chenille muriquée, Scorpionne. Petites plantes annuelles, herbacées, voisines des Luzernes (Medicago), que l’on sème sur place terreautée, et que l’on cultive pour la bizarrerie de leurs fruits, qui sont hérissés, écailleux, sillonnés, et imitent parfaitement une chenille, quelquefois un limaçon ou un ver. On les met dans la salade pour surprendre les personnes qui ne connaissent pas ces singulières plantes. Les graines sont très difficiles à extraire des gousses ; il faut déchirer celles-ci pour parvenir à extraire celles-là. — (Victor Paquet, Traité complet de la culture ordinaire et forcée des plantes potagères dans les 86 départements de la France, Garnier Frères, Libraires, Paris, 1846)
- (Tissage) Passementerie veloutée dont on se sert dans les broderies et dans d’autres ornements.
- […] un coffre extravagant, percé de toutes sortes de fenêtres de formes contournées et garni à l’intérieur de petits coussins d’un satin qui avait pu être rose à une époque reculée, le tout relevé de piqûres et d’agréments en chenille, que rien n’empêchait d’avoir été de plusieurs couleurs. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Il a toujours la chemise entr’ouverte, un gilet rayé jaune, et son grand chapeau à chenille tricolore ne le quitte jamais. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- J’ai vu défiler des régiments d’infanterie avec la tunique bleu sombre et le shako d’un noir brillant orné de l’aigle et de la cocarde prussienne blanche et noire ; puis des artilleurs bavarois à n’en plus finir, bleu-de-ciel, ceux-là, avec la chenille noire sur leurs damnés couvre-chefs. — (Léon Bloy, Le Fossoyeur des vivants, dans Sueur de sang, 1893)
- (Habillement) Attribut vestimentaire pour élégante.
- Le costume de madame leur mère était d’or frisé, avec des chenilles noires et une parure de perles et de diamants. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- Une écharpe de chenille noire prisée quatre vingt livres. — (Société du dix-huitième siècle, Revue du dix-huitième siècle, volume 1, 1913, page 327)
- Sans cesse elle hochait son visage un peu d’une haquenée délicate, comme pour le dégager d’une belle chenille de soie, qui descendue en cascade du béguin sur l’épaule la couvrait d’une pèlerine, juste assez pesante pour empêcher qu’on ne s’envolât. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, Le Livre de Poche, page 458)
- (Par métonymie) (Confection) Tissu fabriqué par assemblage de telles passementeries.
- Intéressante et coquette exposition de chenilles, de confections en chenille et de tissus des Pyrénées en laine et chenille soie. — (Rapports du Jury international, volume 13, Imprimerie nationale, 1902, page 665)
- Devant le foyer, un tapis en chenilles de laine. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- (Jeu collectif) (Jonglerie) Figure collective consistant à échanger en cadence un ballon ou des quilles entre les participants.
- La chenille : Deux ou trois colonnes. — (Journal des instituteurs et des institutrices, F. Nathan, 1969, page 34)
- Outil pour récurer les pipes
- Une pipe se nettoie régulièrement à l'aide de petites chenilles en vente dans tous les tabacs. — (L’Événement du jeudi, numéros 474 à 477, 1993, page 143)
- (Soudure) Cordon de métal remplissant un chanfrein.
- […] de façon à remplir complètement un chanfrein et à constituer un cordon de soudure (ou chenille) du volume désiré. — (Mécanique-électricité, volume 46, éditions science et industrie, 1962, page 61)
- (Vieilli) Mauvaise femme.
- XVIIe 1690 une méchante chenille « personne maligne qui fait du mal sans y être excitée » (FUR.) — (Sylvie Claval, Claude Duneton, Le Bouquet des expressions imagées, Groupe Robert Laffont, 2016)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chenille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
-
strobile
?- (Botanique) (Vieilli) Cône mâle de gymnosperme tel le pin.
- (Botanique) Fruit (chaton) en petit cône de l’aulne.
- (Botanique) Épi de prêle avec sporanges.
- (Zoologie) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- STROBILE. s. m. [strobilus, στρόβιλος, toupie, pomme de pin]. Nom donné par Sars à un polype représenté par des disques superposés adhérents entre eux et de plus en plus larges à partir du dernier développé ; il croyait qu’ils formaient un genre à part qu’il nomma Strobila ; mais il a reconnu que cette chaîne se désagrégeait en autant d’articles discoïdes, flottant isolément, dont chacun devenait rapidement l’animal sexué ou adulte appelé méduse (Medusa aurita), ayant cessé de vivre en communauté. — Par analogie, strobile ou état strobilaire, la chaîne que forment les communautés d’articles appendus au scolex ou tête de tænia chez les cestoïdes ; le scolex des distomiens, quand il est rempli de la génération de cercaires (en forme de têtard) qui bientôt prendront des organes sexuels, a été comparé au strobile des polypes et des cestoïdes. Le strobile chez ces derniers est ce qu’on appelait un ver complet ; le tænia et le bothriocéphale rejetés en masse de l’intestin peuvent servir de type de strobile. — (Émile Littré, Charles Philippe Robin, Dictionnaire de médecine, de chirurgie, de pharmacie, de l’art vétérinaire et des sciences qui s’y rapportent, tome 1, J.-B. Baillière et Fils, Paris, 1878, quatorzième édition entièrement refondue)
-
dodécastyle
?- Muni de douze colonnes, en parlant de la façade d'un temple.
- Un portique dodécastyle.
-
surfil
?- (Couture) Sorte de couture à points espacés, exécutée sur le bord de l’étoffe pour éviter qu’elle ne s’effiloche.
-
coquille
?- Enveloppe protectrice, dure et calcaire des œufs et de la plupart des mollusques.
- Coquille d’œuf.
- Enveloppe protectrice de l’homme, protégeant la personnalité.
- Ah! pourquoi ne peut-on pas briser cette transparente et dure coquille qui nous enferme chacun seul avec soi? — (Beauvoir, Tous hommes, 1946, page 57)
- Se renfermer, se retirer dans sa coquille.
- On sent, lorsqu’il en laisse échapper quelque chose, avec quelle joie il se renfermait dans sa coquille, comme ces insectes qui se cachent à l’approche de l’homme. — (Musset, Le Temps, 1831, page 143)
- Fossile d’une coquille de mollusque.
- Les fossiles mêmes […] que l’on trouve par couches au dessous de la terre végétale, tels que […] les bancs de coquilles. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814)
- On voit dès lors qu'il n'est point indifférent de représenter une coquille d'une manière ou d'une autre, et qu'il importe au zoologiste ou au paléontologue de donner aux géologues des points de comparaison sur lesquels ceux-ci puissent s'appuyer pour reconnaître l'état des couches à l'instant où les êtres qui y sont enfermés ont été recouvert de nouveaux dépôts. — (« Quelques considérations sur la station normale comparative des coquilles bivalves », par Alcide d’Orbigny, séance du 6 mars 1843 de la Société géologique de France, dans le Bulletin de la Société Géologique de France, Paris, 1843, page 296)
- La fromentelle est un calcaire jaunâtre, très-dur, coquillier, passant presque à la lumachelle. Les coquilles y sont tellement agrégées qu’il n’est guère possible d’en déterminer même le genre. — (Nicolas-Armand Buvignier, Statistique géologique, minéralogique, minérallurgique et paléontologique du département de la Meuse, Paris : J.-B. Baillière, 1852, page 390)
- Coque de noix, d’amandes, etc.
- Quant aux fruits qui viennent au sommet des grands arbres, ils sont, pour l’ordinaire, revêtus de coques dures et d’enveloppes molles ou élastiques, dont l’épaisseur est proportionnée à leur volume. Ainsi, la noix est revêtue de ses coquilles et de son brou. — (Bernardin de Saint-Pierre, Harmonies de la nature, 1814, page 95)
- (En référence au poussin sortant de l’œuf) Enfance.
- Un lycéen, qui sort de sa coquille,Tout triomphant,Dans ses bras m’étouffant,De me faire un enfantMe proteste qu’il grille. — (Béranger, Chans., t. 1, Bonne fille ou Mœurs du temps, 1829, page 41)
- Oh ! ce sera une excellente élève, maintenant qu’elle est sortie de sa coquille ! — (Colette Vivier, La maison des petits bonheurs, 1939, éd. Casterman Poche, page 267)
- (Ornithologie) Ensemble de plumes dressées en forme de coquille chez des pigeons.
- (Par extension) (Art) Objet en forme de coquille ou de conque marine.
- Paire de flambeaux portant une coquille sur le binet, un ornement rocaille sur le fût, et des canaux tournants sur la cloche. — (Exposition rétrospective de l'art français au Trocadéro (catalogue), Paris : Impr. L. Danel, 1889, page 217)
- (Papeterie) Sorte de papier collé, dont la marque est une coquille.
- David essaya de fabriquer une cuvée de pâte collée pour coquille, et il obtint un papier rêche comme une brosse, et où la colle se mit en grumeleaux. — (Honoré de Balzac, Illusions perdues, troisième partie : Les Souffrances de l’Inventeur)
- (Typographie) Erreur de typographie ; bourdon ; mastic.
- […] ; partant, un bon compositeur fait rarement des bourdons, et le meilleur est sans contredit celui qui, outre qu’il ne laisse que peu de coquilles ou de fautes légères à corriger, n’est pas du tout bourdonniste. — (A. Frey, Nouveau manuel complet de Typographie, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée par M. E. Bouchez, Manuels-Roret, 1857, part. 1, page 108)
- Une revue parisienne venait de publier un de ses poèmes avec des fautes d’impression, coquilles aussi larges que des bénitiers, vastes comme la conque d’Aphrodite. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 127)
- Un jour il y eut un affreux scandale. Un typographe facétieux et spirituel — comme il n’en manque pas chez les Parigots — remplaça ce cadeau, un serpent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent, par cet autre : un sergent qui se mord le dos, sujet en bronze et en argent. Le numéro du Gaulois fit prime, à cause de cette incomparable coquille. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Salons et Journaux, Grasset, 1917, réédition Le Livre de Poche, page 287)
- (Escrime) Élément concave d'une épée séparant la lame du manche.
- C’est toujours au nom de la loyauté, de la foi conjugale, du respect des aïeux, de l’intégrité du blason, qu’il tire du fourreau sa grande épée à coquille de fer, souvent contre ceux qu’il aime de toute son âme, et qu’une nécessité impérieuse l’oblige d’immoler. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- —Les coquilles tintent, ding-don ! — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897, acte 1, scène IVTexte sur Wikisource)
- (Sport) Accessoire servant à protéger des coups l’organe génital masculin.
- (Technique) Portion indivisible du cylindre d’impression des timbres-poste par rotative.
- En France, le cylindre porte quatre coquilles en typographie ou trois en taille-douce. — (Glossaire sur Leportaildutimbre.fr)
- (Cuisine) (Vieilli) Fourneau vertical qui sert à rôtir la viande.
- (Cuisine) (Bourgogne) Marmite en fonte.
- (Cuisine) (Nord de la France) Nom donné, par analogie de forme, à une brioche recouverte de grains de sucre, censée représenté l'enfant Jésus emmailloté et que l'on mange à Noël.
- (Métallurgie) Moule autour duquel passe de l’eau pour refroidir le métal en fusion après une coulée.
- (Bijouterie) Outil qu’utilisent les lapidaires pour maintenir les pierres pendant la taille.
- (Héraldique) Meuble représentant une coquille Saint-Jacques dans les armoiries. Elle est généralement vue de dessus et le pied tourné vers le chef. À rapprocher de conque, coquille Saint-Jacques, huître et vannet.
- De gueules à une coquille d’argent, qui est d’Artzenheim → voir illustration « armoiries avec une coquille »
- (Christianisme) Ornement en forme de coquillage sur une tombe destiné à recevoir de l’eau bénite ou du lait.
- La coquille creusée parfois dans la pierre tombale sert à recevoir de l’eau bénite le jour des Trépassés, ou du lait qui, mieux l’eau, doit blanchir le défunt. — (Michel de Mauny, Le Pays de Léon : Son histoire, ses monuments, Éditions Régionales de l’Ouest, Mayenne, 1993, 2e édition, page 362)
-
smille
?- (Maçonnerie) Marteau à deux pointes avec lequel on pique la pierre. Le grès taillé à la smille s’appelle piqué.
- On essemillait autrefois le moëllon avec un marteau à deux pointes, tels qu'en ont encore les piqueurs de grès. On nommait cet outil une smille. — (Morel, Architecture de Bullet, Éds. Audin, Urbain Canel, 1825)
-
myroxyle
?- (Botanique) Synonyme de myroxylon.
- Les plus connues [des espèces de myroxyle] sont le myroxyle du Pérou (...), qui donne le baume du Pérou, et le myroxyle de Tolu, dont le tronc laisse échapper un suc oléagineux dit baume de Tolu (Lar. 20e).
-
monoxyle
?- Se dit d’un ouvrage fait d’une seule pièce de bois.
- Cette flotte était composée de navires monoxyles.
-
fraisil
?- (Génériquement) Menus morceaux de charbon de terre ou de charbon de bois incomplètement brûlés.
- Par dessus on met du fraisil ou de la terre argileuse légèrement humectée et que l’on bat fortement. On forme ainsi une couverte destinée à empêcher l’accès trop rapide de l’air pendant la combustion. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 165)
- Ensuite, le dresseur dispose une couche de feuilles mortes afin de retenir le fraisil (une terre noire, sèche, légère et friable) qui va recouvrir la meule. — (Trame de vies, Bulletin de la Maison du Patrimoine d’Orchamps (Jura), page 10)
- (Par extension) (Métallurgie) Petits morceaux de pierre volcanique.
- Etude du dégazage H2 lors du refroidissement de tôles à l’air et sous fraisil (roche volcanique isolante) après laminage à chaud. — (Mickaël Mourot, Ingénieur d’études en aéronautique, Arcelor-Mittal)
-
pompile
?- (Désuet) (Ichtyologie) Poisson du genre des coryphènes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Entomologie) Genre d’insectes hyménoptères, de la famille des enfouisseurs.
- Les Pompiles, qui vont alertes, battant des ailes et furetant dans les recoins pour y surprendre une araignée.— (Jean-Henri Fabre, Nouveaux souvenirs entomologiques, livre II, ch. 1, 1882)
-
subtile
?- Féminin singulier de subtil.
- Rô, qui faisait de la chair des pauvres gens qu’elle surprenait chaque jour, de coutumières ripailles, n’était pas seulement une redoutable ennemie, mais, douée par surcroît d’une subtile intelligence et d’une perversion inexplicable, elle savait tendre aux riverains de la côte, pièges et trébuchets, afin qu’y tombassent les imprudents égarés loin du bourg, les indigentes glaneuses de coquilles revenant de la marée, le bissac rempli de palourdes, sourdons, crabes, pétoncles et autres menues proies que leur dispensait à son reflux l’éternelle nourricière des besogneux pour qui le pain est toujours amer. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, La Découvrance éditions, page 72)
- L’alliance est subtile et laisse place alors à une terrine de foie gras de canard au monbazillac, cuite à basse température, pour conclure sur d’onctueuses notes sucrées et parfumées de baies roses. — (journal Sud-Ouest Mag, 21 août 2021, page 15)
-
fenouil
?- (Botanique) Plante aromatique, de la famille des Apiacées, qui porte des fleurs jaunes et qui croît surtout dans le midi de l’Europe, de nom scientifique Foeniculum vulgare.
- (Cuisine) Il se prend aussi pour la graine de la même plante.
- Il y a aussi les Car en Sac, appelés « torpilles » en raison de leur forme, et les fruits et graines enrobés, dont les agrumes, le fenouil, le carvi et le gingembre. — (Jackie Alpers, Desserts multicolores, 2015)
- Et ces merveilleux poissons dont parlait Garrigou (ah ! bien oui, Garrigou !) étalés sur un lit de fenouil, l’écaille nacrée comme s’ils sortaient de l’eau. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 199)
- Souvent, les bras croisés, adossé contre un pin, et mordillant une ombelle de fenouil, il me disait gravement : « Raconte-moi encore les bartavelles… » — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 49)
- « Tâche aussi de trouver des fenouils, mais moins gros que ceux de la dernière fois. Ils étaient durs comme des roseaux, et secs comme une canne à pêche. Il m’ont servi à allumer le feu ! » — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 83)
- Les feuilles peuvent être ajoutées aux poissons, surtout s’il s’agit de poissons huileux à saveur prononcée, comme le maquereau; le fenouil aide à atténuer l’odeur du poisson et facilite la digestion. — (Ernest Small, Grace Deutsch, Herbes culinaires pour nos jardins de pays froid, 2011)
-
quille
?- (Navigation) Partie fixe et immergée de la coque sous le bateau faisant office de dérive fixe et de contrepoids à la gîte.
- Le « Français » en 1904 et le « Pourquoi pas ? » cinq ans après, laissèrent une partie de leur quille sur les roches. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le cabanement doit être évité à tout prix, d’une part parce que les points de la quille qui subissent alors la réaction de la cale ne présentent pas une solidité aussi grande que le brion […] — (Eugène F. Giboin, J. Legris, Albert Rialland, Aide-mémoire Martinenq des constructions navales, volume 1, Éditions maritimes et coloniales, 1958, page 320)
- Les éléments longitudinaux sont également continus; les quilles, contre-quilles et lisses sont en acajou; les élongis très largement dimensionnés sont en polyester renforcé de structure mixte mat-roving. — (Bulletin de l’Association technique maritime et aéronautique, 1963, volume 63, page 757)
- (Marine) (À voile) Pièce de charpente de base à partir de laquelle la coque est construite.
- (Aéronautique, Militaire) Élément profilé de faible allongement fixé à la partie inférieure du fuselage, en vue d’augmenter la stabilité latérale de l’avion ou d’éviter qu’il se mette en vrille.
-
scissile
?- (Minéralogie) Qui peut être scindé.
- L’ardoise est scissile.
-
ouille
?- Interjection exprimant la douleur.
- Ouille, je me suis fait mal !
- − Non, madame, les grandes douleurs sont muettes.− Eh bien moi quand je me brûle je ne suis pas muette, j'en pousse des « ouille !! » — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, 1944)
-
persille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe persiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe persiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe persiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe persiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe persiller.
-
alchémille
?- (Botanique) Genre de rosacées.
- (Botanique) Synonyme de alchémille commune (espèce de plantes).
- L’alchémille était en usage dans la médecine antique et passait pour une plante sacrée à laquelle on prêtait de grandes vertus, dont celle de rajeunir et de rendre aux femmes virginité et fermeté de la poitrine fatiguée par l’âge et les maternités. — (Fabrice Bardeau, La pharmacie du Bon Dieu, 2009)
-
béquille
?- Canne surmontée d’un support de l’aisselle ou de l’avant-bras, souvent utilisée par paire, pour assister à la tenue debout et à la marche d’une personne dont l’une des jambes ne peut servir d’appui.
- Son chapeau avancé sur un front poudré, son dos voûté à cheval, ses grands yeux, sa bouche moqueuse et sévère, sa canne d’invalide faite en béquille, rien ne m’était étranger. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Il reprit sa canne à béquille et sortit très-vite, sans écouter de Thou, qui le poursuivit jusqu’à sa voiture en cherchant à l’apaiser. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- La messe finie, ils enlevaient bandages et bandeaux, jetaient loin d’eux béquilles et béquillons, et faisaient une guinse, je veux dire une noce, que le diable en prenait les armes. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874 ?))
- Mais quel est ce pauvre diable qui vient vers nous sur des béquilles […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le second était un infirme véritable, avec deux béquilles déjà sculptées et patinées comme un ex-voto. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 57)
- Son aînée est bossue et boiteuse ; eh bien, elle a la béquille gratuite ! Oui, madame, elle a droit à la béquille jusqu’à je ne sais plus quel âge ! — (Léon Frapié, La marchande, dans Les contes de la maternelle, 1910, éditions Self, 1945, page 201)
- Ouroz était là, certes, mais sur des béquilles. Le plus orgueilleux des hommes avait déposé superbe, apparat, fierté. Il venait à lui sans penser aux mancherons qui soutenaient ses aisselles, à la manière dont flottait l’étoffe des braies sur sa jambe mutilée, au claquement pitoyable des supports contre le sol. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Par analogie) Pied supplémentaire, amovible ou escamotable, d’un objet qui autrement ne reposerait que sur deux points, pour en assurer l’équilibre.
- La béquille du cadre d’une image, d’une bicyclette.
- (Mécanique) Dispositif constitué d’une simple patte métallique repliable vers l’arrière et qui permet de maintenir droit un véhicule à deux roues à l’arrêt (motocyclette, bicyclette).
- Sa porte fermée à double tour, Justin enfourcha sa vieille mobylette bleue à moitié rouillée appuyée contre le mur de la maison. Il la mit sur sa béquille et, arcbouté sur le guidon, pédala comme un fou pour la mettre en route. — (Alain Fournier, Le bouc marchait sur deux pattes, Éditions Edilivre, 2013, chapitre 1)
- (Par analogie) (Agriculture) Instrument en forme de ratissoire avec lequel on donne de légers labours aux plantes en végétation.
- (Sens figuré) Élément qui soutient moralement.
- La jeunesse connaît ces privilèges : Qui saurait la confondre ? L’expérience, cette béquille pour éclopés de la vie, ne vient point alourdir le survol de ses certitudes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 26)
- (Serrurerie) Poignée d’un bec-de-cane.
- (Populaire) Coup de genou porté au niveau du col du fémur, sur le flanc, pour bloquer une fraction de seconde l’afflux sanguin dans la jambe, et ainsi, handicaper quelques instants la personne visée.
-
dépile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dépiler.
-
barbille
?- (Vieilli) Filament au flan des monnaies.
-
myrtille
?- (Botanique) Arbrisseau de la famille des airelles.
- Espèce héliophile, le Genêt à balai envahit les cultures abandonnées et — conjointement avec la Callune ou la Myrtille — les clairières des forêts ainsi que les coupes après l'abatage ; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 127)
- El Mouria, c’est toute la forêt : il en connaît tous les sentiers, à des lieues, les cantons à muguet, les champs de myrtilles, les placers de girolles, de pieds rouges, de charbonniers ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Cuisine) Fruit de cet arbrisseau qui est une petite baie globuleuse de 6 à 10 mm de diamètre, qui, d’abord verte, devient violette puis bleu noir.
- Devant une bonne choucroûte au jambon, ils oublièrent le pudding de graisse de phoque farci aux myrtilles ! — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928, édition Librairie de l'Œuvre Saint-Charles à Bruges, 1938, page 134)
- Il existe d'autres espèces également comestibles, telles l’airelle rouge, que l'on trouve beaucoup dans le Jura, et l’airelle bleue, à la chair blanche et un peu fade. Les myrtilles sont astringentes, antiseptiques, antisclérotique vasculaire et sont un bon minéralisant. — (Philippe Rivault, La Cuisine des plantes sauvages, ou comment manger à la table de Dieu, Le Courrier du Livre, 2007)
- (Botanique) Airelle à feuilles étroites, bleuet.
-
écrabouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de écrabouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de écrabouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de écrabouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de écrabouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de écrabouiller.
-
couille
?- (Vulgaire) Testicule.
- Tu nous casses les couilles ! Tu nous casses les pieds, tu nous importunes.
- La tête perdue, ne périt que la personne ; les couilles perdues, périrait toute nature humaine. — (François Rabelais, Le tiers livre)
- Ne prenez pas deux mandarines pour faire des couilles à une banane. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926.)
- - T'es un pédé, a dit César. Tu m'as eu parce que je pensais à autre chose. Attends qu'on se retrouve. Je te reprends quand tu veux, comme tu veux, où tu veux. Je te la ferai bouffer, ta couille unique. — (Jean-Patrick Manchette, Morgue pleine, Réédition Quarto Gallimard, 1973, chapitre 6, page 490)
- L’image qui surnage pour moi de ce désastre du temps de Louis-Philippe n’en est pas moins celle d’un garçon de vingt ans fonçant la tête la première à travers une brèche, aveugle et sanglant comme au jour de sa naissance, portant dans ses couilles sa lignée. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 114)
- (Vulgaire) Connerie, mensonge, élucubration, fumisterie.
- Il ne raconte que des couilles.
- Et tout ce qu’il m’a dégoisé, cette histoire d’Henrietta trouvant les lettres dans le bureau de Granworth et les emmenant, c’est de la couille en barre. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 91)
- (Vulgaire) (Sens figuré) Problème.
- Alors là, chef, il y a une grosse couille, plus rien ne marche !
- (Vulgaire) Symbole du courage, de la hardiesse.
- Lui, au moins, il a des couilles, il ne s’est pas dégonflé.
- Descends, si t’as des couilles !
- (Populaire) Bouchon doseur.
- Vas-y, mets-moi une couille de Pastis !
- (Argot) Pote.
- Ça va, ma couille ?
- Hé, Momo, tu promènes tes couilles ?!
- (Argot) Bon gars.
- Vous vous promenez dans la rue comme une bonne couille, quand soudain quelqu'un vient vous menacer.
-
asile
?- (Histoire) Privilège d’inviolabilité accordé à certaines personnes et à certains lieux chez les anciens.
- Les athlètes se rendant aux jeux jouissaient chez les grecs du droit d’asile.
- Certains temples servaient d’asile à tous les suppliants.
- (Par extension) Refuge où l’on se met à l’abri des poursuites de la justice, d’une persécution, d’un danger, etc.
- Trouver un asile dans la maison d’un ami.
- Les églises servaient quelquefois d’asile aux criminels.
- Vous souffrez ; vous avez faim et soif ; soyez le bienvenu. Et ne me remerciez pas, ne me dites pas que je vous reçois chez moi. Personne n’est ici chez soi, excepté celui qui a besoin d’un asile. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 3 ; 1862)
- (Sens figuré) Séjour, habitation.
- Cet endroit désolé semblait être l’asile naturel de la misère et du désespoir. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- Asile agréable, délicieux, champêtre.
- Tout, dans cet asile, respire l’innocence et la paix.
- L’asile de la vertu, des plaisirs, de la volupté.
- (En particulier) Maison où une personne qui n’a pas de quoi subsister trouve une retraite dans sa mauvaise fortune.
- Il ne savait où donner de la tête, il a trouvé un asile chez un de ses amis.
-
bouvreuil
?- (Ornithologie) Petit passereau d'Eurasie ou des Açores, voisin des pinsons, au bec gros et court, dont le plumage est de plusieurs couleurs (ailes et queue noires, croupion blanc), et qui chante assez agréablement.
- Pour la vie… comme deux bouvreuils ! ajoute en souriant la dugazon, qui n’a point oublié que ces oiseaux sont cités pour la fidélité de leurs amours.— (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Alors que ces jeunes oiseaux ne peuvent pas apprendre des chants qui sont très différents de celui de leur espèce, d’autres oiseaux, comme le bouvreuil, peuvent apprendre le chant d’espèces très différentes. — (David McFarland,Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 1985)
- Et mon amie au chardonneret était difforme, et mon amie au bouvreuil était phtisique. — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 135)
-
épistyle
?- Architrave, partie de l’entablement qui repose directement sur les chapiteaux de colonnes (terme essentiellement utilisé pour l’architecture de l’Antiquité).
- La colonne, qui est l’élément principal du temple, ne soutient pas, comme en Ègypte et en Perse, une architrave couronnée de quelques moulures, mais un entablement composé de trois parties distinctes : l’épistyle, la frise avec ses triglyphes et la corniche. — (Adolphe Bitard, Le monde des merveilles, Librairie illustrée, 1878, page 770)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.