Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chapelain
Que signifie "chapelain" ?
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- (Religion) Prêtre qui dessert une chapelle privée.
- Le chapelain du château apprendra au jeune garçon à écrire, à lire dans les livres religieux rédigés en latin, à compter et à dire ses prières. — (Coppin, Brigitte, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- L’architecte montréalais A. Préfontaine choisit la pierre pour l’ensemble conventuel, sobre et dépouillé, comprenant un bâtiment d’accueil, une chapelle, deux maisons (jadis occupées par le chapelain et le sacristain) et le monastère comme tel, qui forme une cour carrée, dans la pure tradition médiévale. — (Le Devoir, 1er juin 2004)
- En écrivant ces quelques lignes, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux Trois messes basses d’Alphonse Daudet, notamment au moment où dom Balaguère, le chapelain de circonstance, demande à son petit clerc Garrigou de lui parler du réveillon qui l’attend au château : dindes truffées, carpes, truites géantes et, bien sûr, les vins de la propriété, qui n’ont certes rien à voir avec la piquette du vin de messe. — (Le Devoir, 23-24 décembre 2006)
- (Histoire) Bénéficier titulaire d’une chapelle.
- Les chapelains de Dame. Les chapelains de la Sainte-Chapelle.
- (Histoire) Dans l’ancienne monarchie, prêtre officier du roi, dont la fonction était de dire la messe au roi, à la reine, etc.
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chapelain".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
-
brésilien
?- Qui a un rapport avec le Brésil ou les Brésiliens.
- Ainsi la géologie ancienne voudrait que l’on fît un groupe indo-malgache et un groupe africano-brésilien. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 76)
- La télévision brésilienne est très connue dans le monde entier pour ses exportations de «télénovelas». Les «télénovelas» sont des séries brésiliennes internationalisées, et très appréciées sur les marchés télévisuels du monde entier. — (Pulchérie Nomo Zibi-Moulango, Le statut de l'audiovisuel en Afrique, Éditions de L'Harmattan, 1996, p. 301)
- Sans les camionneurs, l’économie brésilienne serait paralysée. Sur les routes en bon état de Rio, de Sâo[sic : São] Paulo ou de Belo Horizonte, les camions circulent par milliers, tous les jours ; […]. — (Marcos Vinícios Vilaça, Sociologie du camion : le camion et son chauffeur au Brésil, L'Harmattan, 2003, page 45)
- La compagnie brésilienne de biodiesel Biomasa, envisage de planter deux millions d'hectares de jatrophe cette année et l'on pense que le jatrophe dépassera la canne à sucre comme principale source de bioéthanol cette année au Brésil. — (« Fabrication de bioéthanol à partir d'une robuste plante indienne dont personne ne voulait autrefois » dans Défis en matière de développement, Les solutions Sud-Sud: Bulletin d'information électronique de l’unité spéciale pour la coopération Sud-Sud au sein du PNUD, juin 2007)
-
abyssin
?- (Géographie) (Vieilli) Qui concerne l’Abyssinie, son peuple, sa culture.
- D’une très profonde cour intérieure monte l’odeur des peaux grillées au soleil des hauts plateaux abyssins, sur la pierraille des somalilands […] — (Paul Nizan, Aden Arabie, chap. IX, Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960, p. 98)
- Mais sans doute, dans ses prévisions guerrières, le Duce ne comptait-il pas que sur la route abyssine se dresserait devant lui l’Angleterre et sa flotte. — (Victor Margueritte, Avortement de la S.D.N., 1936)
- Le littoral abyssin de la mer Rouge est peut-être une des plus curieuses parties de l’Afrique, […]. — (A. Vayssière, Scènes de voyage dans l’Hedjaz et l’Abyssinie, Revue des Deux Mondes, 1850, tome 8, p.150)
-
emprunt
?- Action ou chose qu'on emprunte.
- Un emprunt à la bibliothèque.
- Euphémisme, en parlant de vol, de plagiat.
- Cet auteur a soin de cacher ses emprunts.
- – C’est pour vous dire que livre de Tourny comporte quelques emprunts. Il a quelquefois oublié les guillemets, mais son précis fait cependant autorité. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 87)
- (En particulier) Capitaux empruntés par un particulier, un État, une société financière.
- Faire un emprunt à la caisse d'épargne.
- La vie laborieuse, active, toute estimable, toute positive, d’un conseiller d’État, d’un manufacturier de tissus de coton ou d’un banquier fort alerte pour les emprunts, est récompensée par des millions, et non par des sensations tendres. — (Stendhal, De l'Amour, 1822, 1re préface de 1826)
- Mon oncle faisait le bilan des sacrifices de son passé. Ça n’était pas sa faute s’il avait été ruiné dans l’affaire de l’emprunt russe et si les actions des tramways de Shanghai ne valaient presque plus rien. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 16)
- Nous avons, aux articles de la capacité des parties contractantes, rapporté un arrêt qui a déclaré un ex-maire personnellement responsable d’un emprunt qu’il avait fait en cette qualité. — (Claude Étienne Delvincourt, Cours de code civil, volume 5, 1825, page 321)
- (Sens figuré) Caractérise une chose artificielle, forcée.
- Beauté d’emprunt, sourire d’emprunt, vertus d’emprunt, etc.
- (Linguistique) Mot rapporté d’une langue à une autre ; emprunt lexical.
- Contrairement à une idée reçue, les apports africains sont négligeables. Par contre les emprunts – aux langues caraïbes, au malgache, au portugais selon les cas - sont plus importants. — (Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes : Introduction aux études de linguistique romane, Éditions De Boeck Supérieur, 1999, page 240, note 3)
-
bain
?- Action de baigner ou de se baigner.
- Muni même d’un pain de savon, il prit, sur le bord d’un cours d’eau, hors la ville, son premier bain depuis seize mois. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 421 de l’édition de 1921)
- Je ne mentionne que pour mémoire les nombreux bains forcés, les dégringolades sur les berges raides et glissantes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 106)
- (En particulier) Baignoire.
- Remplir, vider le bain. Faire couler un bain.
- (Par extension) Cuve où il y a de l’eau et des drogues pour la teinture.
- (Chimie) Toute substance par l’intermédiaire de laquelle on chauffe un vase pour opérer la digestion ou la distillation de ce qu’il contient.
- Rectifier de l’alcool au bain-marie, En mettant dans l’eau chaude le vase qui le contient.
- En termes de chimie, de galvanoplastie, de peinture, de photographie, il signifie préparation liquide dans laquelle on plonge un corps.
- Bain d’or, d’argent, de mercure.
- (Sens figuré) Climat, situation générale.
- «Les événements d’Octobre ont plongé le Québec dans un bain de politisation comme jamais auparavant», titrait l’hebdomadaire Québec Presse. — (Blogue de Jacques Lanctot, Le journal de Montréal, 13 octobre 2020)
-
airain
?- (Fontainerie) (Vieilli) Métal rouge connu sous le nom de cuivre rouge, que l'on mélange avec la calamine pour faire le cuivre jaune, et avec l'étain pour faire le bronze ou la fonte.
- (Vieilli) ou (Littéraire) (Chimie) Alliage de différents métaux dont le cuivre est la base ; bronze.
- Pendant longtemps l’airain satisfit à toutes les exigences de la civilisation ; il servait aux arts de la paix comme à ceux de la guerre, et si quelques autres métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le mercure, étaient déjà connus des anciens, on ne les appliquait qu'à des usages très limités. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 177)
- Et, frappant du doigt une cloche sombre et nue, qui rendit un son grêle :— Celle-ci, reprit-elle, est une sainte villageoise du Ve siècle. C’est une fille spirituelle de saint Paulin de Nole, qui le premier fit chanter le ciel sur nos têtes. Elle est d’un métal rare, qu’on a nommé airain de Campanie. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Dans l’airain de Corinthe entrait une certaine quantité d’or et d’argent.
- (Littéraire) Objet de ce métal.
- Comme ils parlaient de la sorte, la lourde cloche de l’église de Saint-Michel de Templestowe […] vint couper court à leur contestation. Leurs oreilles furent successivement frappées par ces mornes vibrations, […] avant que l’oreille se sentît remplie de nouveau par la répercussion du glas de l’airain. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sa voix sonore tinte comme de l’airain. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 313))
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Sa vitalité était prodigieuse ; avec son poumon abîmé il vivait, au fond, en bravant toutes les lois de la médecine, mais une formidable volonté de vivre, un sentiment d’airain du devoir à accomplir le maintenait debout. — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 443)
- Les injures s’écrivent sur l’airain et les bienfaits sur le sable, on se souvient longtemps des injures et on oublie vite les bienfaits.
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cornélien
?- Qui a le caractère du style de Pierre Corneille.
- J’ai ôté toutes les dissertations cornéliennes qui anéantissent l’intérêt. [1]
- Le vers cornélien a de la grandeur, de la simplicité et une grave harmonie. — (Littré)
- Relatif aux tragédies de Pierre Corneille.
- Il est tout à fait évident que la liberté serait gravement compromise si les hommes en venaient à regarder les valeurs homériques (qui sont bien près des valeurs cornéliennes) comme étant seulement propres aux peuples barbares. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 338)
- — Choix cornélien— C’est le mot que je cherchais — (René Goscinny, Strapontin et le gorille, 1962, réédition Le Lombard, 1998, page 150)
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dorien
?- Relatif au peuple qui se répandit en Grèce vers le XIIe siècle avant Jésus-Christ.
- Invasion dorienne.
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crapoussin
?- (Populaire) (Vieilli) Celui qui est de taille petite et contrefaite.
- Ce n’est qu’un crapoussin, une crapoussine.
- (Populaire) Celui qui est court, gros et mal fait (physiquement proche du troll et mal vêtu).
- C’était un crapoussin bonasse et un jovial compère que ce commerçant coureur de guilledous. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
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diamantin
?- Qui a l’éclat ou la dureté du diamant.
-
arlequin
?- De l’ancien français Hellequin (« Satan »)[1]. La maisnie Hellequin (« escorte d’Hellequin ») désigne une chevauchée de démons, halequin signifie « génie malfaisant ». Entre 1571 et 1580, un zanni, paysan bouffon de la commedia dell’arte, donne à Paris une nouvelle interprétation de son personnage en empruntant au Hellequin français son nom et son comportement de petit diable. Emprunté par l’italien sous la forme Arlecchino, il fait alors le tour de l’Europe. (1585) Harlequin désigne un personnage de théâtre. — (Histoire plaisante des Faicts et Gestes de Harlequin Commedien Italien Contenant ses songes et visions, sa descente aux enfers pour en tirer la mère Cardine, Paris, Didier Millot, 1585)
- Selon Frédéric Ozanam[2], cet Hellequin serait apparenté au germanique Elfen Koenig (« roi des elfes ») altéré en Erlkönig (« roi des aulnes »).
- D’après Antoine Court de Gébelin, de l’italien el lecchino ou al lecchino (lecchino (« gourmand », « lécheur de plats », « lèche-cul »)), ce qui correspond au caractère originel de l’Arlequin du théâtre italien.
- De la racine germanique harl- (« bigarré ») avec le suffixe diminutif -kin (= -ken, -chen) — (Michel Desfayes, Origine des noms des oiseaux et des mammifères d’Europe y compris l’espèce humaine)
- De l’italien allocco (chouette hulotte) avec le suffixe diminutif -ino, ayant donné allochino, puis arlochino, en référence aux mouvements comiques et mécaniques de l’Arlequin italien et à son masque. — (Edmond Stoullig, Revue d’art dramatique)
- De harle ou herle (« oiseau de rivière bruyant au plumage bicolore noir et blanc ») avec le suffixe diminutif -quin. — (Commentaires aux Œuvres de Rabelais)
- D’après Gilles Ménage[3], du surnom d’un acteur italien qui aurait reçu le nom d’Harlecchino (« petit Harlay ») à cause de son intimité avec le président de Harlay, hypothèse probablement fausse[3].
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contrevint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de contrevenir.
-
galopin
?- (Vieilli) Jeune garçon employé dans un atelier pour faire différentes courses.
- Renverrez-vous vos ouvriers ?… Mon avis est de laisser les choses comme elles sont, et d'avoir un galopin le plus tôt que vous pourrez ; car je regrette le temps perdu de Nicolas. — (Nicolas Rétif de la Bretonne, Monsieur Nicolas, 1796, Bibliothèque de la Pléiade, tome 1, page 356)
- Petit garçon qui polissonne, principalement dans les rues.
- Invariablement les fonctionnaires, arrivés récemment ici des autres parties de la France, éprouvent de l’étonnement en voyant ces classes drues, ces hordes de galopins qui déambulent par les routes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme un seul homme, ils sautent sur leurs mobs et pèsent sur les pédales à grands coups de reins et de jarrets. Ils n’ont qu’une idée, les petits galopins : déguerpir. — (Joseph Joffo, Tendre été, Jean-Claude Lattès, 1981, chapitre 13)
- (Familier) Petit garçon quelconque qui a donné un sujet de mécontentement.
- Mais il ne s’était résigné au désir d’Angèle qu’à la condition d’oublier au collège de Plassans leur fils Maxime, un galopin de onze ans, sur lequel sa grand-mère avait promis de veiller. — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- Enfant (garçon ou fille).
- Et il voyait clair, brusquement, il voyait la femme qu’elle était devenue, lorsque, du galopin sans sexe, s’était dégagée cette créature de charme et d’amour, avec ses jambes longues et fuselées, son torse élancé et fort, à la poitrine ronde, au cou rond, aux bras ronds et souples. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
- Garçon qui sert dans les cuisines.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Moitié d’un demi de bière, soit 12,5 centilitres.
- Le Balzar m’attirait ; je me rappelais que mon grand-père – mort depuis – m’y avait amené quelquefois, en 1913 : nous nous asseyions côte à côte sur la banquette, tout le monde nous regardait d’un air de connivence, il commandait un bock et, pour moi, un galopin de bière, je me sentais aimé. Donc, quinquagénaire et nostalgique, je poussais la porte de la brasserie et je me faisais servir un galopin. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 160)
- (Cuisine) Spécialité culinaire de la Picardie à base de brioche.
-
contrevins
?- Première personne du singulier du passé simple de contrevenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de contrevenir.
-
citoyen
?- (Antiquité) Homme libre de l’Empire romain, doté de droits politiques dans une cité. En 212, l’empereur Caracalla étend le droit de citoyenneté romaine à l’ensemble des hommes libres de l’empire romain.
- (Antiquité) Homme libre appartenant au corps civique dans les cités de la Grèce antique.
- Si les thètes sont citoyens d’Athènes, c’est parce que leurs parents étaient citoyens d’Athènes et ainsi de suite comme cela jusqu'à… Erichthonios. — (Pierre Brulé, La Fille d’Athènes, Presses universitaires de Franche-Comté, 1987, page 396)
- (Politique) Personne faisant partie de ceux qui, dans un État organisé, jouissent des mêmes droits et obéissent aux mêmes lois.
- Il faut entrer de force dans le domicile du citoyen : il faut arrêter administrativement l’homme qui ne peut être arrêté qu’en vertu d’une loi ; il faut violer la liberté de l’opinion et la liberté individuelle ; il faut en un mot mettre en péril la constitution même de l’État. — (Résumé politique, in L’Ambigu : ou Variétés littéraires et politiques, vol. 56, 1818, page 243)
- Nous sommes militaires, en France, et nous sommes citoyens. Autre motif d’orgueil, que d’être citoyen ! Cela consiste pour les pauvres à soutenir et à conserver les riches dans leur puissance et leur oisiveté. Ils y doivent travailler devant la majestueuse égalité des lois, qui interdit au riche comme au pauvre de coucher sous les ponts, de mendier dans les rues et de voler du pain. C’est un des bienfaits de la Révolution. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, pages 110-111)
- Sumner Maine fait observer que les rapports des gouvernements et des citoyens ont été bouleversés de fond en comble depuis la fin du XVIIIe siècle […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. III, Les Préjugés contre la violence, 1908, p. 142)
- À ce moment, la guerre tomba brutalement, sans crier gare. Le deuxième jour de mobilisation, Fagerolle se vit jeté dans un wagon à bestiaux, parmi les vomissures et les gueulements patriotiques d’un certain nombre de citoyens français. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 29)
- Pourquoi ne ferions nous pas bûcher davantage nos citoyens afin de pouvoir dorloter nos citoyennes ? Cela serait profondément naturel et juste. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Les jurisconsultes civils donnèrent aussi leur avis et Valin dans son Commentaire sur l’Ordonnance de la Marine déclara « que les philosophes (sic) qui désapprouvaient la guerre de course étaient de mauvais citoyens. » — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, p. 50)
- Celui qui habite dans une ville et y jouit du droit de cité.
- Quant aux citoyens de Tours, ils accueillirent pacifiquement le général gallo-romain, qui prit possession de la place au nom du roi Sighebert. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 2e récit : Suites du meurtre de Galeswinthe — Guerre civile — Mort de Sighebert (568-575), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- "Puisque j'ai essuyé, dit-il, un si cruel caprice d'une fille élevée à la cour, il faut que j'épouse une citoyenne." Il choisit Azora, la plus sage et la mieux née de la ville. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, I. Le borgne, 1748)
- Quoiqu’il résidât dans la ville principale de Mars, Ulfète, nulle cité ne le réclamait comme citoyen. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n°1, janvier 1914)
- Ces tensions entre citoyens et élus traduisent le pourrissement de la situation depuis l’installation, le 24 septembre 2021, des consommateurs de crack du jardin d’Éole sur le site de Forceval, adjacent à la porte de la Villette. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 5)
- Appellation que, dans certains milieux, en particulier pendant la Révolution française, on substitue à monsieur. « Ici on s’honore du titre de citoyen. » Exemple d’écriteau, datant de 1799, affiché dans les lieux publics pendant la Révolution française.
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aurignacien
?- Relatif à Aurignac, commune française située dans le département de la Haute-Garonne.
- Relatif à la période préhistorique de l’aurignacien.
- Avec les restes de l'industrie aurignacienne, on rencontre les os de tous les animaux dont l'homme faisait alors sa nourriture, et dont il employait les dents et les os pour fabriquer les ustensiles nécessaires à sa vie, […]. — (Jacques de Morgan, L'humanité préhistorique : esquisse de préhistoire générale, Paris : La Renaissance du Livre, 1924, p.60)
- J'aurais la tentation irrésistible de les accrocher çà et là dans une cage de singes, par la queue ou la patte, en quoi je ne contredirais par la préhistoire pithécanthropique de l'homme mais la pousserais encore plus avant que l'art aurignacien. — (Nouvelle France: Pensée chrétienne et nationale, 1957, n° 1-4, p.241)
- Dans le Bassin parisien, cette discussion s’est engagée à partir du gisement de Thèmes, dans l’Yonne (fig. 15 ; Le Brun-Ricalens et Brou, 2003). Ce gisement de plein air avait été initialement considéré comme aurignacien (Bodechon, 1982 ; Bel, 1991) sur la base d’une industrie lithique associant burins carénés et produits lamellaires, en particulier des lamelles torses à retouche abrupte directe fortement latéralisée (Le Brun-Ricalens et Brou, 2003). — (Pierre Bodu, François Bon, Nicolas Teyssandier & Clément Paris, L’Aurignacien et les faciès à pièces carénées entre Yonne et Yvelines, dans Le Paléolithique supérieur ancien de l'Europe du Nord-Ouest, actes du colloque de Sens (15-18 avril 2009), Paris : Société Préhistorique française, 2013, p. 52)
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frangin
?- Un dérivé irrégulier de frère, le suffixe est inexpliqué, mais dans toutes les langues, les synonymes familiers de frère ont subi beaucoup de déformations ; « On dit aussi fralin » — (Dictionnaire de la langue verte: argots parisiens comparés, 1867) → voir bratr, brach et brácha en tchèque ;
- Emprunt à l’argot piémontais franzino « id. » (Bl.-W.5), mais l’inverse (emprunt à l'argot français) est aussi possible ;
- De l’argot canut lyonnais, où le mot serait une déformation de frangeur (ouvrier qui fait des franges), le nom de famille Frangin est attesté au XVIIIe siècle.
- Alice Becker-Ho rattache ce mot au romani phral, pal, bral (« frère, camarade »)[2].
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cananéen
?- Relatif au pays de Canaan.
- Ces résidus d’opium ont été retrouvés dans des vases en céramique découverts à Yehud (centre), dans des tombes cananéennes mises au jour en 2012 et vieilles de plus de 3 500 ans. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 23 septembre 2022, page 23)
- Les habitants de Sodome et de Gomorrhe étaient de sang cananéen.
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circonvint
?- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe circonvenir.
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corinthien
?- Qui provient de Corinthe.
- Qui appartiennent à l’ordre corinthien.
- La moulure E est une scotie, nommée rond creux ou nacelle ; elle sert aux bases des colonnes Ionique, Composite & Corinthien, pour faire opposition aux tores qui sont des moulures convexes ; ce qui forme une agréable diversité lorsqu'elles sont séparées par des listeaux. — (Charles Dupuis, Traité d'architecture, comprenant les cinq ordres des anciens, part.1, 1782, page 16)
- Les colonnes, toutes d’un seul morceau, n’ont guère plus de dix à douze pieds jusqu’au chapiteau d’un corinthien arabe plein de force et d’élégance, qui rappelle plutôt le palmier d’Afrique que l’acanthe de Grèce. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- A quelques pas derrière la source, il y avait un petit temple grec, cinq colonnes corinthiennes soutenant une coupole ronde. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- À l'intérieur, quatre colonnes corinthiennes et les colonnettes cannelées du chancel supportent le jubé de bois, orné de panneaux en bas-relief polychrome. — (Alain Stéphan, Guide du Finistère, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2004, page 25)
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akkadien
?- Langue anciennement parlée en Akkad.
- L’inscription est ici rédigée en akkadien, langue qui utilise des caractères cunéiformes syllabiques.
- Certains donnent l’idéogramme sumérien, sa transcription phonétique en akkadien, sa traduction akkadienne. — (Michel Ballard, De Cicéron à Benjamin, 2007)
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viens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de venir.
- Je viens de chez votre compère quérir votre vaisselle que vous laissâtes. — (Honoré de Balzac, Physiologie du mariage (méditation XXVII))
- C’est exactement ce que je viens d’écrire, puis d’effacer rageusement; et de déseffacer, « parce que me sied le tourment ». — (Tommaso Landolfi, Rien va, 1995, page 177)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de venir.
- Je m’éveille en sursaut, à minuit, ta docile,Et tu viens m’offrir de désensommeiller. — (Daniel Altadill, Obstination, 2014)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de venir.
- Viens donc par ici mon p’tit, on va te détimidifier nous !! — (Christian Benz, Marie-Agnès Savay-Besançon, Les Vignes de l’exil, tome I : Moïse, 2013)
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épervin
?- Variante de éparvin.
- Le jardon est toujours situé au-dessous de la pointe du jarret, c’est dʼun effort de tendon; on peut y appliquer quelques pointes de feu comme à lʼépervin. — (J. B. De Graet, Le maréchal de poche, qui apprend comment il faut traiter son cheval pour le conserver en santé, Les connaissances particulières que tout acquéreur de chevaux doit avoir, Le résumé de lʼâge du cheval, précautions à prendre dans lʼachat, Observations sur la ferrure, et des accidents qui arrivent, 1853)
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batracien
?- (Zoologie) (Vieilli) Ancien synonyme de amphibien.
- Les grenouilles sont un mets exquis quant aux cuisses, on le dit toutefois, car pour ma part je n’en ai jamais gouté; ce batracien ne m’a jamais tenté en tant que victuailles, […]. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Les batraciens tiennent à peu près le milieu, pour la complexité anatomique, entre les poissons et les reptiles. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
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assyrien
?- Relatif à l’Assyrie, le plus puissant empire mésopotamien de l'Antiquité.
- L'auteur de cette Notice a imaginé un système qui a simplifié cette opération de telle sorte, qu'avec quatre-vingts poinçons, représentant tous les éléments de groupes, et combinés de manière que toutes les parties se parangonnent et se juxtaposent dans tous les sens, on peut reproduire exactement toutes les inscriptions cunéiformes assyriennes. — (François-Antoine Duprat, Précis historique sur l'Imprimerie nationale et ses types, Paris : Librairie orientale de Benjamin Duprat, 1848, page 46)
- L’empire assyrien, l’empire persan, l’empire d’Alexandre ne furent pas non plus des patries. Il n’y eut jamais de patriotes assyriens ; l’empire persan fut une vaste féodalité. — (Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?, Conférence faite à la Sorbonne, le 11 mars 1882)
- La petite fête continue. À quatre heures, on est dans un cabaret étroit de Montmartre, où le maître d’hôtel ressemble à un eunuque assyrien. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Il a une barbiche assyrienne, d’une minceur à la fois discrète et peaufinée. — ( Philippe Delerm, La sieste assassinée, Gallimard, coll. Folio, 2001, page 35)
- (Religion) Relatif aux Assyriens, terme qui désigne d'abord les chrétiens nestoriens, puis l'ensemble des chrétiens d'Orient parlant un dialecte néo-araméen, les chaldéens, syriaques orthodoxes, syriaques catholiques, et parfois les maronites, les mandéens (sabéens) et les juifs targumiques néo-araméophones.
- L’Église assyrienne d’Orient.
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araméen
?- Relatif au peuple d’Aram.
- Il parlait avec force gesticulations, dans le langage araméen du pays, mais dûment émaillé de mots grecs, surtout pour les termes militaires. — (Amin Maalouf, Les Jardins de lumière, 1991, Le Livre de Poche, page 50)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.