Dictionnaire des rimes
Les rimes en : chènevière
Que signifie "chènevière" ?
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- Champ où l’on fait pousser du chanvre.
- Un soir de novembre, là-bas, en Lorraine… Dans le village de vignerons, une petite place s’ouvrait, obstruée de fagots entassés, bordée par les pignons aigus des vieilles maisons, auprès des chènevières fermées de murs croulants. — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
- Mon grand-père courait donc de ses prés aux nôtres, fauchait, ramenait le foin dans son chariot, défrichait nos chènevières si la terre en était trop dure, nettoyait chaque semaine notre étable. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 24)
- Bien qu’étant souvent constituée de petites surfaces cultivées, proches des maisons, la chènevière demande une surveillance constante pour conserver le chènevis, les graines du « chanvre mâle » convoitées par les oiseaux, tâche que l’on confie aux enfants dans les campagnes et aux « épouvantails de chènevière » dont le Littré rappelle les mentions dans les œuvres de Villon ou de Montaigne comme autant de traces dans les paysages ruraux des xve et xv[e siècles.— (Llinares Sylviane, « Introduction. Le chanvre et la mer, connaissances pratiques et expériences culturales au XVIIIe siècle », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, 2020/3 (n° 127-3), pages 7-19. DOI : 10.4000/abpo.6067. URL : https://www-cairn-info.wikipedialibrary.idm.oclc.org/revue-annales-de-bretagne-et-des-pays-de-l-ouest-2020-3-page-7.htm)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "chènevière".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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éphémère
?- Qui ne dure qu’un jour.
- Insecte éphémère. Fleur éphémère. Fièvre éphémère.
- J’admirais dans les gouttières quelques végétations éphémères, pauvres herbes bientôt emportées par un orage ! — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- (Par extension) Qui n’a qu’une très courte durée.
- Calme et douce comme ces petits lacs purs que les pluies laissent au printemps pour un instant dans les éphémères prairies africaines, et où rien ne se reflète, sauf l’azur infini du ciel sans nuages… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Dès 1818, le vélocipède du baron Karl Drais von Sauerbroom avait été le support d’une mode éphémère et extravagante parmi les dandys et les aristocrates de Paris et de Londres. — (Monique de Saint Martin, L’espace de la noblesse, Métailé, 1993, page 145)
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ardoisière
?- Carrière d’où l’on tire de l’ardoise.
- Ainsi les ardoisières et les mines de charbon ont ensuite été recouvertes par d’autres couches de terres argileuses que la mer a déposées dans des temps postérieurs : il y a même eu des intervalles considérables et des alternatives de mouvement entre l’établissement des différentes couches de charbon dans le même terrain. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Des époques de la Nature, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 1255.)
- Or, nous devons tout essayer pour maintenir peuplés ces plateaux de sol ingrat et non chercher à éloigner la population, l’obligeant à vivre dans des usines malsaines, à s’embaucher dans des ardoisières meurtrières, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Le problème réside dans le fait que l’ardoise coûte cher et qu’il faut l’importer de France. Il existe bien une ardoisière au lac Champlain, mais on ne sait pas comment fendre la pierre. — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, page 324.)
- Fabrique d’ardoises.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Celle qui exploite une ardoisière (pour un homme, on dit : ardoisier).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Ouvrière qui travaille l’ardoise (pour un homme, on dit : ardoisier).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sport) Celle qui, dans une course cycliste, indique, via une ardoise, le temps qui sépare le peloton des coureurs échappés.
- Mais derrière l’image d’Épinal, un des symboles du Tour de France depuis des décennies, l’ardoisière est un rouage essentiel de la course. Ce rôle, dévolu aux femmes depuis 2010, est tenu pour l’édition 2017 par Isabelle Barthe-Franquin qui succède à Claire Pedrono, en poste jusqu’en 2016. — (Frédéric Pontevie, L’ardoisière du Tour de France sur Le Cycle.fr, 18 septembre 2017)
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annuaire
?- Écrit destiné à donner chaque année les renseignements nécessaires sur un organisme administratif, industriel, commercial, etc.
- On lui doit de nombreux fascicules édités à compte d’auteur, qui constituent d’irremplaçables annuaires, consacrés à l’extrême droite,à l’extrême gauche,aux religions minoritaires et aux conspirationnismes. — (Christophe Bourseiller, L’Extrémisme : Enquête sur une grande peur contemporaine, CNRS Éditions, 2012)
- L’annuaire du Commerce maritime, de l’Institut, du Bureau des longitudes, des téléphones.
- Si on interroge très souvent un annuaire, on le met à jour plus rarement. — (Danièle Dromard, Dominique Seret, Architecture des réseaux, 2010)
- (Militaire) Tableau annuel d’avancement.
- Annuaire de l’Armée.
- Ennui énorme au café et regards envieux sur l’annuaire. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
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colocataire
?- Personne qui vit en colocation, partageant une seule location.
- Appelant à l’aide, elle est secourue par les deux colocataires du prévenu. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 10)
- Claude commence le travail très tôt le matin et se couche également tôt le soir, alors que son colocataire suit un horaire décalé de plusieurs heures par rapport au sien. Le colocataire de Michel passe souvent la journée à la maison […]. — (Madeleine Pastinelli, Seul et avec l'autre : la vie en colocation dans un quartier populaire de Québec, Presses de l'Université Laval, 2003, page 107)
- Les trois colocataires, bouleversés par la disparition de leur amie, se serrent les coudes comme une vraie famille. — (Danielle Steel, Colocataires, 2012)
- Personne qui vit dans un immeuble de location en commun.
- En cas d’incendie détruisant l’immeuble loué, tous les locataires sont responsables de l’incendie proportionnellement à la valeur de la partie du bâtiment qu’ils occupent.Chaque colocataire peut rapporter la preuve que l’incendie n’a pas éclaté chez lui […] ; dans ce cas il n’est pas tenu de participer à l’indemnisation […]. — (Lex Thielen, Le contrat de bail, Promoculture/Larcier, 2013, titre 12, chapitre 2-1, § 196)
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divisionnaire
?- Qui appartient à une division.
- (En particulier) Qualifie une unité de compte qui est une division de l’unité monétaire.
- (Par extension) Une pièce de cette monnaie divisionnaire
- (En particulier) (Militaire) Relatif à une division militaire.
- Traînant les pieds, je me dirige vers le poste de secours du régiment qui m’expédiera vers l’ambulance divisionnaire. — (Pierre Mac Orlan, Les Poissons morts, Payot & Cie, Paris, 1917)
- La force devant pourrait faire partie de la brigade, mais elle s’intègre souvent à une unité de reconnaissance divisionnaire plus grande. — (Vladimir Kessia, « La reconnaissance blindée : son rôle au sein de l’Armée canadienne », dans Revue militaire canadienne, printemps 2022 [texte intégral])
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clair
?- Qui a l’éclat du jour, de la lumière.
- Mais, ô planète belle et claire […] — (François de Malherbe, II, 4)
- Adieu donc, clairs soleils si divins et si beaux, Adieu l’honneur sacré des forêts et des eaux ! — (Mathurin Régnier, Plainte)
- L’étoile reparaîtra avec un nouvel éclat ; vous la verrez marcher devant vous plus claire que jamais, et, comme les mages, vous serez transportés de joie. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Élévations sur les mystères, VI)
- Qui reçoit beaucoup de jour.
- Le Havre, tout le monde le sait, est une ville de création beaucoup plus récente que Rouen, une ville claire, ouverte, aérée, une ville rectiligne. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Puis le donjon cesse d’être habité et ne garde qu’un rôle défensif tandis que la famille du seigneur s’installe dans un logis plus vaste et plus clair […] — (Brigitte Coppin, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- Il n'y a pas que le propriétaire qui a changé ! Les 17 chambres sont agréables et claires, équipées d’écrans plats, d'un coffre fort individuel, la literie est neuve et l’accueil y est chaleureux. — (Petit Futé Languedoc-Roussillon 2015, p.393)
- Transparent, pas trouble, pur.
- Des vitres bien claires.
- Clair comme le cristal.
- Un nouveau réservoir d’eau claire de 200 litres conservera l’eau, mieux que des barils de chêne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Vin clair. Eau claire.
- Le long d’un clair ruisseau buvait une colombe. — (Jean de la Fontaine, Fables II, 12)
- Savoure ce nectar plus clair que le rubis. — (Nicolas Gilbert, Nouvel Épicure)
- (Par extension) (Familier) Qualifie un œuf qui n’est pas fécondé.
- Les reproducteurs ont absolument besoin d’eau avant et pendant la ponte ; sans quoi la fécondation n’a pas lieu (et tous les œufs sont clairs). — (L’Élevage des canards, dans Almanach de l’agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, 1932, page 106)
- Luisant, poli.
- Des armes claires.
- Vaisselle claire.
- (Par extension) La meilleure partie, la partie la plus sûre, la plus incontestable.
- Le plus clair de son bien, de sa fortune, de bonnes terres, de bonnes maisons.
- Lesquels deux mille écus du plus clair de mon bien seront pris et perçus. — (Jean-François Regnard, Le Légataire IV, 6)
- Peu foncé.
- La petite, qui roulait sur ses vingt ans, était aguichante au possible, mince et rembourrée, les yeux clairs, mouillés de candeur vicieuse. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, p. 30)
- Il suivait une pente où l’herbe, usée à peine, sous le sombre sapin et sous le clair bouleau […] — (Charles François Philibert Masson, Les Helvétiens II)
- (Par extension) Éclairci.
- Le temps, le ciel est clair.
- Tous les jours se levaient clairs et sereins pour eux. — (Jean Racine, Phèdre IV, 6, 1677)
- Pour toi, toute fumée ondulant, noire ou gaie, Sur le clair paysage […] — (Victor Hugo, Les Voix intérieures, 19)
- Peu consistant, peu épais.
- Cette purée est trop claire.
- Peu serré, clairsemé.
- Une toile claire. Les blés sont clairs.
- Net, aigu, en parlant de la voix et des sons.
- La voix des femmes est plus claire que celle des hommes.
- Il soit dit que sur l’heure il se transporteraau logis de la dame ; et là d’une voix claire,devant quatre témoins assistés d’un notaire. — (Jean Racine, Les Plaideurs II, 4)
- (Sens figuré) Intelligible, aisé à comprendre, simple.
- Cet auteur n’est pas clair. Des termes clairs. Des idées claires.
- Je ne vois pas un seul auteur de l’antiquité qui ait un système suivi, méthodique, clair, marchant de conséquence en conséquence. — (Voltaire, Dictionnaire philosophique : Philosophie)
- Ne doit-on pas interpréter des édits vagues et obscurs par des lois claires et reconnues qui les expliquent ? — (Voltaire, Lettre CLXVI : À M. Jabineau de la Voute, 4 février 1766)
- J’exigerais de ceux [les esprits forts] qui vont contre le train commun et les grandes règles, qu’ils fussent plus que les autres, qu’ils eussent des raisons claires et de ces arguments qui emportent conviction. — (Jean de la Bruyère, XII)
- Prenez quelque loiſir de rêver là-deſſus ;Laiſſez moins de fumée à vos feux militaires,Et vous pourrez avoir des viſions plus claires. — (Pierre Corneille, Nicomède II, 3)
- Cette affaire n’est pas claire, elle est embrouillée.
- Ce procédé, cette conduite, ces discours ne sont pas clairs, ils sont équivoques.
- Évident, manifeste.
- L’armée est la manifestation la plus claire, la plus tangible et la plus solidement rattachée aux origines que l’on puisse avoir de l’État. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. III, Les préjugés contre la violence, 1908, p. 151)
- Vous déguiſez en vain une choſe trop claire,Je vous vis encor hier entretenir Valère,Et l’accueil gracieux qu’il recevoit de vousLuy permet de nourrir un espoir aſſez doux. — (Pierre Corneille, Horace I, 2)
- Le jour est déjà grand ; et la honte plus claire De l’apôtre ennuyé l’avertit de se taire. — (François de Malherbe, I, 4)
- La justice, leur commune amie, les avait unis ; et maintenant ces deux âmes pieuses, touchées sur la terre du même désir de faire régner les lois, contemplent ensemble à découvert les lois éternelles d’où les nôtres sont dérivées ; et si quelque légère trace de nos faibles distinctions paraît encore dans une si simple et si claire vision, elles adorent Dieu en qualité de justice et de règle. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraison funèbre de Michel le Tellier, chancelier de France, 25 janvier 1686)
- Qui cherche la perfection,Loin de tout croire en téméraire,Pèse avec mûre attention tout ce qu’il entend dire et tout ce qu’il voit faire ;La plus claire apparence a peine à l’engager ;Il sait que notre esprit est prompt à mal juger,Notre langue prompte à médire ;Et, bien qu’il ait sa part en cette infirmité,Sur lui-même il garde un empireQui le fait triompher de sa fragilité. — (Pierre Corneille, L’Imitation de Jésus-Christ I, 4)
- De sorte que le chemin est au chemin, comme la force à la force ; ce que l’on peut prendre même pour la vraie cause de cet effet : étant clair que c’est la même chose de faire faire un pouce de chemin à cent livres d’eau, que de faire faire cent pouces de chemin à une livre d’eau ; et qu’ainsi, lorsqu’une livre d’eau est tellement ajustée avec cent livres d’eau, que les cent livres ne puissent se remuer un pouce, qu’elles ne fassent remuer la livre de cent pouces, il faut qu’elles demeurent en équilibre, une livre ayant autant de force pour faire faire un pouce de chemin à cent livres, que cent livres pour faire faire cent pouces à une livre. — (Blaise Pascal, De l’équilibre des liqueurs, II)
- Que dirai-je des difficultés qu’on suscite dans l’exécution, lorsqu’on n’a pu refuser la justice à un droit trop clair ? — (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraison funèbre de Michel le Tellier, chancelier de France, 25 janvier 1686)
- L’on ne doit pas croire pour cela qu’il leur fût permis de tenir leur esprit en suspens sur la mission de Jésus-Christ ; puisqu’outre d’autres prophéties plus claires que le soleil qu’ils avoient devant les yeux, le Sauveur leur confirmoit sa venue par tant de miracles, qu’on ne pouvoit lui refuser sa créance sans une manifeste infidélité […] — (Jacques-Bénigne Bossuet, Explication de la prophétie d’Isaïe sur l’enfantement de la Sainte Vierge, et du psaume XXI)
- Qui comprend aisément, en parlant de l’esprit.
- Avoir l’esprit clair.
- Étaient-ce impressions qui pussent aveugler un jugement si clair ? — (François de Malherbe, V, 4)
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drapière
?- Marchande ou fabricante de drap.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Épouse d’un drapier.
- Philomène, la vieille femme du drapier voisin, chrétienne dévote, détestait la femme du cordonnier qui lâchait toujours son âne dans le champ de choux de Philomène. […] Ce fut un coup terrible pour la cordonnière qui, brandissant sa pelle, appelait la vengeance de tous les dieux sur les impies, arrachait ses cheveux et gémissait devant ses terrines renversées, tandis que ses petits piaillaient comme des oisillons dans un nid dévasté. Mais le bas-relief fut emporté malgré tout et Philomène s’apprêtait à le laver. La drapière, avec zèle, frottait le marbre noirci par l’âcre fumée et encrassé par les soupes graisseuses, et, peu à peu, apparurent les lignes sévères de la divine sculpture. — (Dimitri Merejkovski, traduit par Jacques Sorrèze, La Mort des Dieux, Journal des débats, 3 juillet 1900, page 3)
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allocataire
?- Celui ou celle qui perçoit une allocation.
- L’allocataire, qui s’estime injustement privée des allocations familiales, nous paraît avoir qualité pour intenter une action en paiement de celles-ci. — (Philippe Gosseries, La doctrine du judiciaire ou l’enseignement de la jurisprudence, 1998)
- (Prestations familiales) Personne qui ouvre droit à une ou plusieurs prestations familiales, en étant ou non l'attributaire.
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fonctionnaire
?- Celui, celle qui remplit une fonction de l’État.
- Le moyen classique pour inciter à l’augmentation des salaires, c’est de toucher au smic et au point d’indice des fonctionnaires. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 octobre 2022, page 6)
- Les paroles trébuchèrent, et il eut l’air étrangement déplacé, presque risible, cet appel aux sentiments d’un fonctionnaire, quand les fonctions ne peuvent être remplies qu’objectivement. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932 ; traduction de Philippe Jaccottet, 1956, tome 1, page 199)
- Le fonctionnaire de la police nationale est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial ; il ne se départit de sa dignité en aucune circonstance. — (« Code de déontologie de la police nationale », décret du 18 mars 1986)
- Mais en lui-même, il savait bien qu’il suffit de quelques fonctionnaires ignorants et brutaux pour rendre la France haïssable aux yeux de pauvres villageois illettrés et obscurs. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Quelques très rares Annamites frayaient avec les Français. Un fonctionnaire annamitophile était en principe condamné à ne jamais « avancer ». Nous étions, du fait de la condition de ma mère, au dernier échelon de l'échelle des fonctionnaires. — (Marguerite Duras, Cahiers de la guerre et autres textes, POL Éditeur, 2006)
- Qu’est-ce que la vertu ? Au sens où l’entend son restaurateur, c’est sans doute la probité et le désintéressement, c’est ce genre d’intégrité qui rend un fonctionnaire ou un mandataire inaccessible à toutes les tentations, à toutes les corruptions […]. — (Anatole Claveau, La Vertu, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 43)
- Les anciens impôts basés sur le Koran sont supprimés et remplacés par des contributions nouvelles qui seront recueillies par des fonctionnaires spéciaux, au lieu de l’être par les caïds. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- (Stéréotype) (Péjoratif) Personne lente à l’ouvrage, fainéante, rechignant au travail ; employé d’administration rêche et peu avenant.
- Celui-là ? Un vrai fonctionnaire, il n’avance que quand je le regarde !
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chair
?- (Anatomie) Toutes les parties molles du corps de l’homme et des animaux, et plus particulièrement la partie rouge des muscles.
- Mais je n’ai plus trouvé qu’un horrible mélangeD’os et de chairs meurtris et traînés dans la fange,Des lambeaux pleins de sang, et des membres affreuxQue des chiens dévorants se disputaient entre eux… — (Jean Racine, Athalie, 1691, acte II, scène 5)
- Les graisses animales sont contenues dans tous les tissus et organes des animaux. […]. Le chyle et le lait en renferment aussi une quantité importante. Les chairs musculaires, par contre, en sont complètement dépourvues. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 2)
- Les cordelettes m'entraient dans la chair, les mains me faisaient mal et la position dans laquelle mes bras étaient maintenus me brisaient les épaules. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Quand il se dresse face à quelque « vieille écorce », chêne, frêne, ou hêtre, […] Arsène André éprouve une virile volupté. Sa chair se durcit, son col se gonfle, le sang lui afflue aux tempes à coups précipités — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Chirurgie) Parties molles qu’on traverse avec l’instrument tranchant.
- (Nosologie) Substance molle qu’on observe dans les solutions de continuité, formée principalement par les bourgeons vasculaires.
- Chairs baveuses, excroissances de chair.
- (Nutrition) La viande des animaux terrestres et des oiseaux, considérée comme aliment.
- Chair de bœuf, de mouton. Chair crue, cuite, dure, tendre, fine, courte, longue, salée, fraîche.
- De cette double proie l’oiseau se donne au cœur joie, ayant de cette façon à souper chair et poisson. — (Jean de la Fontaine, Fabl. IV, 11)
- (Nutrition) Partie blanche ou rougeâtre, mais de nature musculeuse, que l’on mange dans les poissons.
- Le saumon a la chair fine et ferme.
- (Poésie) L’apparence extérieure, la peau, la carnation.
- Et chacun de me plaisanter ; ma jeunesse à son lever, mon parfum de fille fraîche, ma chair toute neuve en son premier éclat éveillaient chez les hommes de sournoises concupiscences, aiguisaient leur regard. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 32)
- Ce fut un grand Vaisseau taillé dans l’or massif :Ses mâts touchaient l’azur, sur des mers inconnues ;La Cyprine d’amour, cheveux épars, chairs nues,S’étalait à sa proue, au soleil excessif. — (Émile Nelligan, Le vaisseau d'or (poème), 1903)
- (Par analogie) Partie succulente de certains fruits, aussi appelée sarcocarpe.
- La chair de la pêche, du melon, de l’abricot.
- Ils ont trouvé que [deux des composants des pommes], en particulier, sont bienfaisants pour les neurones : la quercétine (un flavonoïde, abondant dans la peau du fruit) et l’acide dihydroxybenzoïque (DHBA, plutôt présent dans la chair). — (Guillaume Jacquemont, Mangez des pommes ! Ça fait pousser les neurones…, Pour la Science, 18 mars 2021)
- (Bible) Être vivant, homme ou animal.
- Hors des heures de louange, toute chair est ici en silence devant le Seigneur. — (Fénelon, XVII, 264)
- La multitude l’empêchat-elle d’exterminer toute chair au temps du déluge ? — (Jean-Baptiste Massillon, Car. Petit nombre des élus)
- (Religion) Corps considéré en opposition à la nature spirituelle.
- Et le Verbe s’est fait chair, et Il a habité parmi nous. — (Évangile selon Saint Jean, chapitre premier)
- Fils de cette sainte veuve plus selon l’esprit que selon la chair. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Oraisons, 9)
- La multitude adore des divinités de chair et de sang. — (Fénelon, XVII, 240)
- Honteux attachements de la chair et du monde. — (Pierre Corneille, Polyeucte, IV, 2)
- De la chair corrompue éteindre en nous les feux. — (Jean Racine, Hymnes)
- Nous allons triompher de la chair et du démon. — (Jean-Baptiste Massillon, Carême, Jeûne)
- Saint Jérôme charge ses épaules d’un lourd fardeau, pour dompter une chair révoltée. — (François René Chateaubriand, Génie, II, III, 8)
- (Christianisme) Chez saint Paul, ensemble des pulsions éloignant de Dieu.
- Le risque de se laisser gouverner par ses pulsions, que Paul appelle « la chair » – qui n'a aucun rapport avec le sexe mais qui a partie liée avec le péché –, existe toujours. — (Après Jésus. L'invention du christianisme, sous la dir. de Roselyne Dupont-Roc et Antoine Guggenheim, Albin Michel, 2020, page 277)
- (Religion) Concupiscence charnelle.
- Le péché de la chair tentait l’humanité. — (Mathurin Régnier, Satires, I)
- Vous êtes donc bien tendre à la tentation ; Et la chair sur vos sens fait grande impression. — (Molière, Tart. III, 2)
- Mes tempes battent ; toute ma chair va à cette femme presque nue et charmante dans le matin et dans le transparent vêtement qui enferme la douce odeur d’elle… — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Elle ignorait profondément la chair, comme toute jeune fille vraiment pure. — (Jeanne Sandelion, Un Seul homme..., Éditions du Tambourin, Paris, 1931, page 21)
- Et il voyait le pécheur, accablé, resserré par la triste peur, traversant Claquebue et semant parmi les villageois la sainte méfiance de la chair qui est la première marche du paradis. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 95)
- Où avait-il appris à classer tout ce qui touche à la chair – à distinguer les caresses de l’honnête homme de celles du sadique ? — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- Petitement préoccupé de son salut, il était hanté par l’obsession de la chair et péchait à tout bout de champ avec de misérables bergères plus cupides que passionnées. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 43)
- Corps senti du point de vue de la personne même.
- Quand on a été atteint dans sa chair, quand des proches ont été touchés, quand on est soignant… évidemment que je comprends ces critiques. — (Nicolas Hulot, Audrey Garric, Rémi Barroux, Alexandre Lemarié et Abel Mestre, Nicolas Hulot : « Le monde d’après sera radicalement différent de celui d’aujourd’hui, et il le sera de gré ou de force », Le Monde. Mis en ligne le 6 mai 2020)
- Une personne n'est pas seulement un corps, mais une chair – le corps vécu de l'intérieur – et une âme – l'esprit vécu de l'intérieur. — (Olivia Gazalé, Je t'aime à la philo, Robert Laffont, Paris, 2012, page 40)
- (Travail du cuir) Côté de la peau opposé à celui où se trouve le poil.
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aptère
?- (Zoologie) Qualifie un animal dépourvu d'ailes.
- Grand chasseur, le crapaud dévore toutes sortes de petits invertébrés, aptères ou ailés. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- (En particulier) Qualifie les insectes dépourvus d'ailes alors que d'autres individus de la même espèce ou d'espèces appartenant au même taxon peuvent en avoir.
- Chez les fourmis, la caste des ouvrières est aptère alors que les individus reproducteurs possèdent des ailes fonctionnelles.
- (Antiquité) Qualifie les représentations allégoriques de la victoire sans les ailes qu'elle porte habituellement.
- (Antiquité) Est utilisé pour qualifier un temple sans colonnades latérales.
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dédicataire
?- Personne à qui est dédiée une œuvre, ou saint(e) à qui est est dédiée une église.
- […] les initiales de vers renvoient alors à un nom, souvent celui du dédicataire. — (Hélène Sabatier, Littérature 1re, 2007, manuel scolaire)
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abstraire
?- (Transitif) Considérer isolément par abstraction des choses qui sont unies.
- Bébé abstrait le bleu de plusieurs jouets bleus, mais ne lui parlez pas d’abstraire.
- Remarquez même que ces deux opérations opposées, concraire et abstraire, se trouvent toujours réunies, et sont nécessaires toutes les deux dans la formation de toute idée composée quelconque ; car toutes les fois que je forme une nouvelle idée avec divers élémens pris çà et là, si je sépare chacun de ces élémens de circonstances que je néglige parce qu’elles ne sont pas nécessaires à mon objet, si je les abstrais, en même temps je les réunis, je les concrais pour en former l’idée nouvelle. Ainsi j’abstrais et je concrais en même temps, ou plutôt ce que j’abstrais d’un côté je le concrais de l’autre ; c’est pourquoi je n’aime pas beaucoup ces mots abstraire et concraire. — (Antoine Destutt de Tracy, Élements d’idéologie, an XII (1805))
- M. Laporte dit que l’on abstrait lorsqu’on pense à l’état isolé ce qui n’est point fait pour exister isolément. Le concret, par opposition, est une totalité qui peut exister par soi seule. — (Jean-Paul Sartre, L’Être et le Néant, Gallimard, « Tel », 2000, page 37)
- Abstraire l’accident du sujet, de la substance.
- En algèbre, on abstrait la quantité, le nombre de toutes sortes de sujets.
- (Pronominal) Se plonger dans la méditation ou dans la rêverie, n’avoir de pensée et d’attention que pour l’objet intérieur qui occupe.
- Je vais m’abstraire dans le travail ! — (Franquin, Gaston — Gala de gaffes à gogo, éditions J.Dupuis Fils, 1973, page 36)
- Il a une telle faculté de s’abstraire qu’il travaille au milieu du bruit.
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mère
?- Femme qui a donné naissance à au moins un enfant.
- Mais comment, cependant, ne pas consacrer au moins un mot à cette admirable pouponnière, à cette garderie, à ces parcs à bébés où les jeunes mères déposent leurs petits, qu’elles viennent, à intervalles réguliers, allaiter avec des précautions de propreté, une incessante éducation d’hygiène dont je m’émerveille ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Quelque mois après les élections, suivant l’un de ses fils, précédant l’autre, s’éteignait notre mère, ma mère vénérée, ma mère dont le portrait emplit la pièce où je travaille, ma mère dont le regard, vivant sur la toile, enveloppe encore son enfant préféré. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Dès que leurs enfants pourraient s’y aventurer, […], les mères les sermonnent à grosse voix : « Ne va jamais là tout seul, sais-tu : la bête à crochets te mangerait ». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il n'y a pas encore très longtemps, les mères donnaient le jour à leurs enfants à leur domicile, et l'on décédait chez soi ou chez ses enfants. — (Gérard-François Dumont, avec la collaboration de Pierre Chaunu, Jean Legrand & Alfred Sauvy, La France ridée : les conditions du renouveau, nouvelle édition, Hachette, 1986)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Femme qui a pris le rôle et la responsabilité maternelle dans la vie d’un enfant.
- Une mère adoptive.
- Femelle d'un animal, lorsqu’elle a un ou plusieurs petits.
- La mère de ce poulain a gagné de nombreux concours.
- Un faon qui suit sa mère.
- Hôtesse d’une auberge qui recevait des compagnons, dans la tradition du compagnonnage.
- Il est compagnon du devoir, il a une grande canne avec de longs rubans, et il m’emmène quelquefois chez la Mère des menuisiers. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Nine, c’est un peu comme la mère de ce compagnonnage, où les loups sourient aux dévorants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- Comme il était alors d’usage, c’est une mère des compagnons qui gouvernait toute la maison.Celle-là était la jeune veuve d’un ferronnier, qui était tombé d’un clocher dont il venait de poser la croix. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, Le Livre de Poche, page 39)
- (Sens figuré) Environnement ou lieu où une chose a commencé, ou bien source, origine.
- Verser le sang pour la mère patrie (c’est-à-dire le pays où l’on est né)
- Ignorance est mère de tous les maux. — (Rabelais, Cinquième livre,)
- (Religion) Religieuse qui dirige un couvent.
- La mère abbesse sera absente pour la semaine.
- La mère supérieure charitable que fut Mère Teresa a été canonisée.
- Vous deviez, ma mère, surveiller plus étroitement les novices.
- Restauratrice, cheffe cuisinière.
- Des célèbres mères lyonnaises, nulle ne fut plus connue que la Mère Brazier, première femme qui a obtenu trois étoiles au Guide Michelin en 1933.
- (Familier) Femme âgée. — Note : se dit parfois de façon ironique, et souvent précède le nom de cette femme.
- La mère Malard, branlant son bonnet noir, en a avalé les « Ave Maria » qu’elle bavotte à mi-voix, au long des heures, pour la conversion des pécheurs. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 20)
- (Familier) Interpellation familière adressée par un homme à une femme d'un certain âge, notamment par l'époux à son épouse.
- — Vous lavez bien tard, la mère, lui demanda brusquement Marsillat, qui s’était approché d’elle assez près, mais qui ne pouvait réussir à distinguer ses traits. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- — Allons, la mère, allons voir s’il y a encore de la soupe ; moi j’en mangerai bien une potée. — (Guy de Maupassant, Histoire d’une fille de ferme, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 122)
- Levure de première fermentation, levure d’origine.
- Une mère de kéfir, un levain mère.
-
cocardière
?- Féminin singulier de cocardier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
cohéritière
?- (Droit) Celle qui hérite avec un ou plusieurs autres.
- Elles sont cohéritières.
-
caténaire
?- (Géométrie) Forme que prend un câble (ou une chaîne) lorsqu’il est suspendu par ses extrémités et soumis à une force gravitationnelle uniforme (son propre poids).
- (Par extension) Câble ou chaîne tendu en chaînette.
- Les ponts suspendus se répandirent ensuite surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En 1822, à Annonay en Savoie, une petite passerelle d'essai fut construite avec des caténaires en fil de fer. — (Tom F. Peters, Dufour : L’homme des ponts suspendus, dans Guillaume-Henri Dufour dans son temps (1787-1875), Librairie Droz, 1991, page 193)
- (Chemin de fer, Électrotechnique) Ligne d’alimentation électrique constituée d’un ou de deux fils de contact suspendus par des pendules à un ou deux porteurs.
- Sous l'influence des variations de température, les conducteurs de la caténaire s'allongent ou se raccourcissent ; il en résulte des variations de flèches des porteurs et des fils de contact. — (La technique moderne, volume 43, H. Dunod & E. Pinat, 1951, page 251)
- À Limoges commençait la traction électrique. Au-dessus de la 6 212 étaient suspendues les premières caténaires. Elle entrait dans un monde automatique et glacé. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- Le câble s’était échappé de la caténaire. — (Yves Viollier, La flèche rouge, Robert Laffont, 2010)
- annoncière
-
intermédiaire
?- (Didactique) Qui est entre deux, en parlant des choses.
- Si le pouvoir cède à l’une, l’autre s’irrite, s’il croit devoir rester intermédiaire, alors elles semblent s’entendre toutes deux, votent unanimement contre lui, et l’accusent de marcher sans plan et sans système arrêté d’avance. — (Anonyme, Des intérêts en politique. - M. Canning et M. de Metternich, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Les combats intermédiaires constituent un élément essentiel d’un récit excitant : chacun d’entre eux crée une mini-aventure dans l’épopée globale. — (Olivier d’Herbemont, Daniel Krob, Alain Bloch, Booster l’intelligence collective, 2012)
- (Géologie) Qualifie des terrains placés entre les roches des époques primitives et les couches de formation récente.
-
blair
?- (Argot) Nez.
- Quel gros blair !
- À peine ai-je émis ces paroles que le gardien projette, à l’angle d’un mur, son blair grotesque. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Maintenant qu’ils ont plus le blair en l’air, hypnotisés par la chasse, les gerbes de schrapnells plein les cieux, la faim les retord aux boyaux. — (Louis-Ferdinand Céline, Féerie pour une autre fois, Gallimard, 1952)
- C’est un chenu, blanchi, voûté, avec un blair de viticulteur bourguignon, bien qu’il ne picole que du thé à la menthe ou du café ultrafort. — (San-Antonio (série), Après vous, s’il en reste, monsieur le Président, 2010)
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bleuetière
?- (Canada) (Ethnobiologie) Espace où l’on cultive des bleuets, des airelles bleues.
- Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on dénombre environ 400 bleuetières qui couvrent une superficie de 27 000 hectares. Pour produire les bleuets, un herbicide, l’hexazinone, est régulièrement utilisé afin de contrôler la végétation compétitrice. — (Isabelle Giroux, Isabelle St-Gelais, Hexazinone dans des prises d’eau potable près de bleuetières, Saguenay–Lac-Saint-Jean, 2010)
- Le propriétaire de la bleuetière Aux gros bleuets, Paul-Eugène Grenon, vérifie maintenant régulièrement l'état de ses abeilles, réparties dans une centaine de ruches. — (Jean-François Tremblay, Manque d'abeilles: un fardeau pour les bleuetières du Saguenay, Le Journal de Québec, 3 mai 2022)
-
plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
-
guerre
?- (Politique) Conflit entre deux nations, qui se vide par la voie des armes ; action d’un peuple qui en attaque un autre, ou qui résiste à une agression, à une invasion.
- La dernière grande guerre qu’avait soutenue l’Angleterre, la guerre contre les Boers, était oubliée, et le public avait perdu l’habitude de la critique militaire experte. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
- La guerre n’engendre que la plus détestable violence et la plus morne stupidité. La guerre n’est pas belle, elle est hideuse. Elle est l’excitatrice des vices sans nombre et sans frein. Elle est la mère de tous les crimes. — (Victor Margueritte; Au bord du Gouffre, 1919)
- À vrai dire, la République romaine n’était qu’une oligarchie despotique et pillarde dont les chefs s’enrichissaient en dépouillant le monde par les guerres et les rapines. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Douce soirée où l’on pouvait encore croire — à la rigueur, le calcul des probabilités cédant à une chance inouïe — Qu’il n'y aurait pas de morts pendant la guerre. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ah ! la bougresse ! Elle est maintenant entretenue par un banquier tchécoslovaque qui a réalisé une fortune colossale pendant la guerre dans les fournitures aux armées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
- Le Général De Gaulle aimait à dire que la guerre est une chose morale. II ne voulait bien-sûr nullement « justifier » la guerre en général. — (Didier Saint-Georges, Le libéralisme est une chose morale, 2008, page 7)
- Ce conflit dynastique dégénérerait en guerre européenne. C’est pourquoi Dubois se pose en apôtre de la paix. — (Évelyne Lever, La Diplomatie secrète du mystérieux abbé Dubois, dans Marianne (magazine) n° 765, 17 décembre 2011)
- (Militaire) Art militaire, stratégie, polémologie, tactique.
- L’art de la guerre, le métier de la guerre.
- La guerre de campagne, la guerre de siège. Guerre de mouvements, de tranchées, d’usure.
- (Par extension) Suite d'affrontements armés.
- J’aimais à relire la vie des flibustiers, […] maîtres de ces parages au XVIIe et au XVIIIe siècle, avant que l’entente franco-anglaise mît fin à cette guerre de pillage et de course. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) Action de grande ampleur pour une cause ou contre un phénomène.
- Il faut faire aux méchants guerre continuelle.La paix est fort bonne de soi ;J’en conviens : mais de quoi sert-elleAvec des ennemis sans foi ? — (Jean de la Fontaine, Fables, Les Loups et les Brebis)
- Le véritable et profond caractère du Djehad fut, à son origine, d’être une guerre de propagande et d’envahissement. — (M. de Saint-Anthoine, Du Djehad ou de la Guerre sacrée des Musulmans, dans Journal des travaux de la Société française de statistique, vols. 16 à 19, 1846, page 363)
- Les tripots de Nantes étaient célèbres ; la police avait beau multiplier ses enquêtes et la municipalité faire une guerre acharnée à ceux qui favorisaient le jeu, on ne pouvait empêcher ni les ruines, ni les scandales. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, éditions Honoré Champion, 1925, page 116)
- (Par extension) Affrontement sociopolitique, intellectuel ou professionnel dans le but d'obtenir un avantage matériel ou intangible.
- Par exemple il soutenait, et toujours colériquement, que tout est guerre, que la lutte pour le salaire est guerre, que toute rivalité est guerre, et qu’ainsi la guerre sera toujours. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 215)
- Sans l'avoir voulu, je venais de lui déclarer la guerre. La guerre était pour lui une sorte de second métier. — (Amina Danton, La tangente, Gallimard (NRF), 2009, page 180)
- (Sens figuré) Action violente et continue, en parlant des prédateurs sur leurs proies.
- Tantôt avec les lassets, tantôt à l’aide de la bourraque, il faisait une petite récolte de ces belles crevettes roses (quand elles sont cuites) et qu’on appelle le bouquet; muni de l’attirail que j’ai décrit plus haut, il se livrait à une guerre acharnée contre toute la légion des crabes, pouparts, claquarts et craparagdis, sans compter les célèbres pieuvres, dont il avait un talent particulier pour découvrir les trous sous les rochers, et qui, si horribles qu’elles soient, n’en constituent pas moins une boîte très prisée des tendeurs de cordes, et qu’ils achètent fort bien. — (Gaspard de Cherville, Récits de terroir, 1893)
-
cochère
?- Celle qui dirige l’attelage d’une voiture de maître ou d’une voiture publique.
- Rassurez-vous, lecteur, et vous de même, chère lectrice, ce cocher était une cochère. — (Raoul Ponchon, La Muse au cabaret, Librairie Charpentier et Fasquelle, Paris, 1920, page 181)
- C’est, depuis un demi-siècle, en effet, une ascension continue : l’avocate, la doctoresse, la cochère, qui indignèrent nos pères ou nous firent sourire, passent inaperçues aujourd’hui. — (Léon Abensour, Histoire générale du féminisme, Delagrave, 1921, page 5)
-
alvéolaire
?- (Anatomie) Qui appartient aux alvéoles pulmonaires.
- Les nerfs alvéolaires.
- Les artères alvéolaires.
- (Par extension) Qui peut se nicher dans ces alvéoles.
- Effets néfastes sur la santé : L’inhalation prolongée ou massive de poussières alvéolaires de quartz peut causer des fibroses pulmonaires faisant généralement référence à la silicose. — (Fiche de données de sécurité d'un sable siliceux.)
- (Anatomie) Qui appartient aux alvéoles des dents.
- (Linguistique) En parlant d'une consonne, qui est articulée au niveau des alvéoles des incisives supérieures (voir schéma ci-contre).
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.