Dictionnaire des rimes
Les rimes en : cellulaire
Que signifie "cellulaire" ?
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- Qui est divisé en cellules.
- (Prison) Qui a un rapport avec les cellules de la prison.
- J’en ai vu d’autres : un jeune commerçant de la Casbah, Boualem Bahmed, dans la voiture cellulaire qui nous conduisait au tribunal militaire, me fit voir de longues cicatrices qu’il avait aux mollets. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Les détenus ont alors été confinés en isolement cellulaire et n’ont été autorisés à sortir que pour prendre une douche ou téléphoner, a déclaré M. Van Driel dans une récente entrevue. — (La Presse canadienne, COVID-19 : grève de la faim au Centre de surveillance de l’immigration de Laval, radio-canada.ca, 6 mars 2021)
- Les postes sont ainsi distribués : no 1 à la grille du quai un surveillant-concierge ; no 2 au guichet d’entrée de la cour un surveillant ; no 3 grande salle d’entrée, le brigadier, le sous-brigadier, deux surveillants ; no 4 dans l’enceinte cellulaire, six surveillants, savoir : deux au rez-de-chaussée, deux pour le premier étage, un pour le guichet conduisant à la Cour d’assises, un pour le parloir et la fouille des détenus. — (Lucien Barban, Dominique Calvo, Traité pratique de l’administration & du service des prisons, 1866, page 105)
- (Biologie cellulaire) Qui est constitué de cellules.
- Aussi appelé « technique de Jacquet-Leroy », le pincer-relâcher permet de défibroser ainsi que de stimuler la circulation sanguine et la peau en activant la production cellulaire. — (Julia Lemétais, Automassages express, c’est malin, 2018, page 32)
- (Minéralogie) Qui comporte des cellules, des alvéoles.
- Texture cellulaire d’une roche. Sol cellulaire.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "cellulaire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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cirière
?- (Vieilli) Celle qui travaille en cire, qui fait et vend toutes sortes de cierges et de bougies.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Cirière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
- Les femmes sont également cirières et employées aux diverses manipulations qui aboutissent à la fabrication de cire à cacheter, boutonnières, employées à la vente des bouchons, émailleuses et ouvrières pour perles fausses ; l’industrie des fleurs artificielles en occupe un très grand nombre. — (Léon Abensour, La Femme et le Féminisme avant la Révolution, Éditions Ernest Leroux, Paris, 1923, page 191-192)
- À l’inverse de la veuve Cachet, l’héritage de la veuve Bournier l’obligeait presque à continuer en tant que maîtresse cirière. — (Janine Lanza, « Les veuves dans les corporations parisiennes au xviiie siècle », dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2009, page 92-122 [texte intégral])
- (Zoologie) (Par ellipse) Abeille qui fabrique la cire utilisée pour construire les alvéoles.
- Nous les appellerons Abeilles nourrices ou petites abeilles, par opposition à celles dont l’abdomen peut se dilater et-qui méritent le nom de cirières. (…) Dans une de ces épreuves, nous peignîmes de couleurs différentes celles de l’une et de l’autre classe pour observer leur conduite, et nous ne les vîmes point changer de rôle. Dans un autre essai, nous donnâmes aux Abeilles d’une ruche du couvain et du pollen ; nous vîmes aussitôt les petites Abeilles s’occuper de la nourriture des larves, tandis que celles de la classe cirière n’en prirent aucun soin. Lorsque les ruches sont approvisionnées en alvéoles vides, les Abeilles cirières dégorgent leur miel dans ces magasins et ne font point de cire ; mais si elles n'ont point d'alvéoles pour l'y déposer, ou si la reine né trouve pas des cellules faites pour y pondre ses œufs, les cirières retiennent dans leur estomac le miel qu’elles ont amassé, et au bout de vingt-quatre heures la cire leur suinte entre les anneaux du ventre. Alors commence le travail des alvéoles.(…) On ne voit les cirières se montrer aux portes de la ruche avec de gros ventres que lorsque la campagne fournit une abondante récolte de miel ; et elles ne se servent du contenu de leur estomac pour élaborer de la cire que lorsque la ruche n'est pas remplie de gâteaux. Dans le cas contraire, elles dégorgent leur récolte dans les magasins. — (F. Huber, Origine de la cire, La Science élémentaire, lectures pour toutes les écoles, C. Delagrave (Paris), 1882)
- Les cirières, pour y construire, dans les deux heures qui suivent, un gâteau d’alvéoles gros comme deux mains jointes où, en toute éventualité, la reine puisse se cacher et même y pondre tout de suite des œufs qui seront l’espoir de la collectivité. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 283)
- La boulette qui résulte de cette opération passe ensuite de cirière en cirière avant de parvenir aux abeilles chargées de la construction des alvéoles. — (Les Cirières travaillent sans relache… sur Le blog de Ong-Mat, 10 juillet 2010)
- (Par extension) (Art plastique) Artiste qui travaille la cire.
- Toutefois, cette configuration rationnelle, valorisant l’ordonnance est contrecarrée par d’imperceptibles débordements qui démontrent l’affectivité de la cirière en pleine production d’images. — (Sylvie Ollivier, La cirière de l’image / Irene F. Whittome, Galerie Samuel Lallouz, Montréal. Du 6 juin au 22 août 1992, p. 21)
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crémière
?- (Laiterie) Celle qui est spécialisée dans le commerce des produits laitiers (crème, mais aussi lait, beurre et fromage) (pour un homme, on dit : crémier).
- La nouvelle crémière, était une personne d’une cinquantaine d’années, débordante d’embonpoint. — (Edmond de Goncourt, Germinie Lacerteux)
- (Laiterie) (Désuet) Pot à crème.
- La crémière est un vase étroit ; un véritable pot à petite ouverture, afin que la crème qu’on y dépose se conserve fraîche. — (Louis Heurzé, Nouveau Manuel complet des constructions agricoles, 1906, page 207)
- Dans le cas où la crème serait trop liquide, an la déposerait dans un vase appelé crémière, laquelle doit être munie, au niveau de son fond, d’une petite ouverture fermée par un fausset. — (Journal d’agriculture)
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cinquantenaire
?- Anniversaire d’un fait, au bout de cinquante ans écoulés.
- Célébrer le cinquantenaire d’un événement.
- (Familier) Personne dont l’âge se situe entre 50 et 59 ans.
- Au début, leurs grosses prises avaient surtout été des avocats et des hommes d'affaires, tel ce couple de cinquantenaires maniérés, un grand et gros chauve balèze inséparable d'un rouquemoute freluquet à la voix de coq châtré. — (Luc Baranger, Maria chape de haine, chapitre 6, Baleine, 2010)
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bayadère
?- Danseuse qui danse devant les temples ou pagodes, en Inde.
- BAYADERE, s. f. (Hist. mod.) nom de femmes galantes, entretenues, comme on dit vulgairement aux Indes, par les pagodes, c’est-à-dire qui passent leur vie dans l’intérieur de ces temples des dieux de la gentilité. Voyez Pagode.Les brames ou brachmanes fournissent de quoi vivre à ces femmes destinées aux plaisirs secrets des Indiens. Toutes les fois qu’on donne des fêtes particulieres, on en envoie chercher pour danser ; elles ne sortent jamais sans être mandées, ou bien dans certains jours où elles assistent en chantant & en dansant au son de divers instrumens qu’elles touchent en l’honneur de leurs dieux qu’elles précedent toujours, quand les gentils les promenent dans les villes, ou d’une pagode à une autre. — (« Bayadère » dans L’Encyclopédie, 1751)
- Viens, nous verrons danser les jeunes bayadères. — (Victor Hugo, Odes et Ballades)
- Bayadère sans nez, irrésistible gouge,Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :« Fiers mignons malgré l’art des poudres et du rouge,Vous sentez tous la mort ! Ô squelettes musqués, […] » — (Charles Baudelaire, Danse macabre, Les Fleurs du Mal, XCVII)
- La bayadère Amany, lorsqu’elle dansait le pas des Colombes, peut seule donner une idée de ces œillades incendiaires que l’Orient a léguées à l’Espagne ; nous n’avons pas de termes pour exprimer ce manège de prunelles ; ojear manque à notre vocabulaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Mettez devant vous un pâté de foie gras constellé de truffes, un pâté qui soit ouvert, hospitalier, bon enfant, et je parie que, sous prétexte de vous emprunter une truffe — ce diamant noir de la gastronomie,— vous verrez l’essaim des bayadères venir vous manger dans la main. — (Henri Pène, Paris amoureux, 1864)
- — Il habite, à Ceylan, un palais féerique, au milieu de jardins enchantés où, nuit et jour, dansent des bayadères. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 96)
- (Tissage) Motif d'armure combinée formant des bandes dans le sens de la trame. Le résultat obtenu est un tissu à larges rayures.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Objet présentant de larges rayures, par exemple en gastronomie, un mets en verrine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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délétère
?- (Médecine) Nuisible ou dangereux pour la santé, nocif, qui peut causer la mort.
- Il arrive donc que dans un milieu clos, et après un certain temps, tout l’oxygène de l’air est remplacé par l’acide carbonique, gaz essentiellement délétère. — (Jules Verne, De la Terre à la Lune, 1865)
- Le chagrin, l'alcool et les mille agents délétères au milieu desquels elle vivait avaient eu raison de sa robuste santé de petite nomade habituée à l'air pur de la plaine. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Nous voguions vers l’Afrique, la vraie, la grande; celle des insondables forêts, des miasmes délétères, des solitudes inviolées, vers les grands tyrans nègres vautrés aux croisements de fleuves qui n’en finissent plus. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, 1932, Gallimard (Folio #28 réédition 2019) page 141)
- L’odeur s'est accentuée. Pas franchement délétère, vaguement irritante seulement. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- (Sens figuré) Nuisible, qui cause du tort.
- Mais avant de quitter les quatre terrains sur lesquels s’appuie la haute propriété parisienne, ne faut-il pas, après les causes morales dites, déduire les causes physiques, et faire observer une peste, pour ainsi dire sous-jacente, qui constamment agit sur les visages du portier, du boutiquier, de l’ouvrier ; signaler une délétère influence dont la corruption égale celle des administrateurs parisiens qui la laissent complaisamment subsister ! — (Honoré de Balzac, La Fille aux yeux d’or, 1835)
- […] ; or, après trois décennies d’hégémonie idéologique néolibérale et de pari sur la main invisible du marché, les retombées délétères du capitalisme de casino et l’effilochage du lien social qu’il entraine semble redonner, […], une nouvelle actualité à ce souci. — (Alexis Lacroix, « Quand la justice sociale redevient une idée neuve », dans Marianne, no 665, du 16 janvier 2010)
- Et l’annulation de la relâche, doublée des tutorats, entre autres, pourrait aider à faire reculer cet autre virus délétère, celui de l’ignorance. — (Antoine Robitaille, Pourquoi il faut annuler la semaine de relâche, Le Journal de Québec, 12 janvier 2021)
- (Sens figuré) (Morale) Pernicieux, capable de corrompre.
- Ce sont des maximes délétères.
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baissière
?- Reste du vin dans un tonneau quand il approche de la lie.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Partie basse d’un champ où l’eau de pluie séjourne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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chère
?- Personne considérée chère, qui est tenu avec une affectueuse haute estime ou, par ironie, à qui est adressé une forme de dédain.
- Aicard et Mendès, s’esclaffant devant une glace, rectifiaient le désordre de leurs chevelures, ainsi que deux filles de maison publique, après le départ du client : « Ah ! ma chère, ce qu’on a pu rigoler ! » — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 86)
- Oui, ma chère, et le rapt est bel et bien consommé, répondit Eugénie. — (Alexand Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, C. Lévy, 1889 → lire en ligne)
- (Vieilli) Visage.
- Voulant cacher ma honte et sa colère, Elle couvrit son front d’une meilleure chère. — (Mathurin Régnier, Élégies, IV)
- (Vieilli) Bon accueil, réception caressante.
- Il ne sait quelle chère lui faire, il ne sait comment il doit le recevoir.
- Ne sachant quelle chère me faire. — (Marquise de Sévigné, 291.)
- À qui la mère pour ne se découvrir fait plus mauvaise chère. — (Mathurin Régnier, Satires, II)
- S’il y avait auprès de vous une personne bien faite, qui vous fît bonne chère. — (Vincent Voiture, Lett. 187)
- Il [Johnson] ne faisait pas meilleure chère aux Américains qu’il souhaitait de voir pendre. Jamais patriote ne fut plus violent. — (Julien Green, Samuel Johnson, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, page 26)
- Tout ce qui regarde la quantité, la qualité, la délicatesse des mets et la manière de les apprêter.
- Ce respect de la chère et de ceux qui s’y adonnent, Guy le tient de Marie-Léonie Savoy. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 50)
- Et ce pauvre hère, ragaillardi lui aussi par le thé et la bonne chère, traduit alors la reconnaissance de son estomac repu par un concert qui porte la satisfaction générale à son comble. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 32)
- Jamais encore je n’avais voyagé dans des conditions si fastueuses. En wagon spécial ou dans les meilleures autos, toujours les meilleures chambres dans les meilleurs hôtels, la chère la plus abondante et la mieux choisie. — (André Gide, Retouches à mon « Retour de l’U.R.S.S. », 1937)
- Une bécasse, c’est chère de prince ; et c’était pour se la réserver que les chasseurs avaient obtenu l’arrêté de prohibition ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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aptère
?- (Zoologie) Qualifie un animal dépourvu d'ailes.
- Grand chasseur, le crapaud dévore toutes sortes de petits invertébrés, aptères ou ailés. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- (En particulier) Qualifie les insectes dépourvus d'ailes alors que d'autres individus de la même espèce ou d'espèces appartenant au même taxon peuvent en avoir.
- Chez les fourmis, la caste des ouvrières est aptère alors que les individus reproducteurs possèdent des ailes fonctionnelles.
- (Antiquité) Qualifie les représentations allégoriques de la victoire sans les ailes qu'elle porte habituellement.
- (Antiquité) Est utilisé pour qualifier un temple sans colonnades latérales.
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douaire
?- (Droit, Histoire) Ce que le mari donnait à sa femme en faveur du mariage qu’il contractait et pour qu’elle en jouît en cas de survivance.
- Et sache, d’ailleurs, belle fille de Sion, que, si le roi très chrétien m’offrait sa fille très chrétienne, avec le Languedoc pour douaire, je ne pourrais l’épouser. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- S’estimant moins intelligente et moins raffinée que lui, elle ne voyait d’excuses à ses yeux que dans son argent. Elle lui demandait pardon de n’en avoir pas plus, elle voulait le lui prodiguer. Et de fait, elle mangea avec lui ce qu’elle n’avait pas gaspillé du douaire laissé par un premier mari assez riche, puis une partie de l’héritage de son père. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Demandeuses ou non, elles font face à des situations diverses : spoliation de biens, demande de restitution de douaire ou de biens confisqués, garde et tutelles d’enfants mineurs. — (Valérie Deplaigne, Les femmes nobles dans les conflits de transmission de biens aux lendemains de la bataille d’Azincourt, en pays de droit coutumier français, 2007)
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bannière
?- (Féodalité) Enseigne que le seigneur de fief avait droit de porter à la guerre et sous laquelle se rangeaient les vassaux qu’il y conduisait.
- (Par extension) Enseigne ; étendard.
- Les petites bannières blanches viennent de grimper au sommet des minarets, annonçant l'heure méridienne de l’oûli, quand nous passons sous la voûte sombre de la grande porte de Casablanca. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 27)
- (Marine) (Vieilli) (Désuet) Pavillon qui indiquait à quelle nation appartenait le navire qui l’arborait.
- Trafiquer sous la bannière de France. Arborer la bannière.
- Voile en bannière : (Marine) Voile déployée dont la partie inférieure n’est retenue par aucun cordage.
- Sorte d’étendard que l’on porte aux processions et qui sert à distinguer une paroisse ou une confrérie.
- […] des frères de charité avec leurs dalmatiques rouges, dont l’un portait une bannière et l’autre la lourde croix d’argent, riaient en dessous, s’amusaient à se bourrer le dos de coups de poing. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- (Par métonymie) (Administration, Féodalité) En Albanie, Mongolie et Touva, territoire relevant de l’autorité d’un seigneur.
- Ils rappelaient des cas de personnes punies par leurs familles elles-mêmes, de familles entières châtiées par le village et même de villages entiers punies par un groupe de village, ou par la bannière. — (Ismaïl Kadare, Avril brisé, 1978 ; traduit de l’albanais par Jusuf Vrioni, 1982, page 18)
- Signe ou insigne partisan ; parti.
- Une guerre au service d’une grande idée est la seule susceptible d’être comprise par un Berbère, c’est la guerre sainte, celle qui, sous le nom de djehad, permit aux Arabes d’enrôler les indigènes nord-africains sous les bannières de l’Islam […] — (René Pottier, Saint Augustin le Berbère, Lanore, 2006, page 249)
- (Informatique) Court texte renvoyé par un serveur avant la demande d’identification de l’utilisateur.
- La bannière du serveur FTP.
- Pour qu'une bannière web soit efficace, elle doit comprendre plusieurs éléments : le logo de la marque, la proposition de valeur et un appel à l'action.— (Hubspot, "Bannière web : 5 exemples de bannières réussies pour vous inspirer (+ conseils)", 9 juillet 2021 → lire en ligne)
- (Informatique, Internet) Zone d’écran plus haute que large, à vocation publicitaire, informative ou décorative, située sur un des côtés de la page d’un site.
- (Publicité) Forme abrégée de bannière publicitaire.
- (Héraldique) Meuble représentant l’enseigne du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée carrée, attachée à une lance et orientée à senestre. Certains illustrateurs utilisent à tort le guidon comme représentation (drapeau rectangulaire étroit et long à l’extrémité fendue). Elle est parfois dite enverguée quand une barre horizontale est utilisée pour maintenir le tissu tendu. On la dit frangée quand la bordure est faite de fils. Par commodité, il arrive qu’elle soit orientée à dextre quand son déploiement à senestre n’est pas faisable (un autre meuble gêne, le mât est trop près du flanc senestre, un espace vide apparaît dans l’écu…) mais ce n’est jamais blasonné. À rapprocher de étendard, gonfanon, guidon, oriflamme, pavillon et pennon.
- D’or aux trois bannières enverguées d’azur rangées en fasce, au chef de gueules chargé d’un lion léopardé d’argent, qui est de la commune de Chessy-les-Mines du Rhône → voir illustration « armoiries avec 3 bannières »
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muselière
?- Appareil que l’on met à la gueule, à la bouche de quelques animaux pour les empêcher de mordre, de paître, etc.
- Je suis comme un conducteur d’ours qui tremble qu’un jour la muselière ne se brise. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Apiculture) Grillage entourant la planche d’envol d’une ruche pour en faciliter le déplacement, permettant ainsi de la fermer et de la protéger de prédateurs tout en laissant respirer les abeilles.
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affaire
?- Chose dont on doit s’occuper, à faire
- C’est mon affaire : Se dit à une personne qui s’immisce, et signifie « cela ne regarde que moi, je m’en occupe ».
- J’en fais mon affaire : Je m’en charge, je réponds du succès.
- Dites-moi la place que vous désirez, j’en fais mon affaire.
- — Je vous répète que j’en fais mon affaire, mademoiselle, et que monsieur ne manquera de rien. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- Ce qui est le sujet de quelque occupation.
- Le repas était, comme toujours en Polynésie, une affaire très sérieuse et tout le monde mangeait en silence. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Affaire agréable. — Affaire importante. — Il n’a d’autre affaire que de se divertir. — Il est fort occupé, il a bien des affaires. — Je suis accablé d’affaires.
- Toutes affaires cessantes.
- C’est une affaire faite : Il n’y a plus à y revenir.
- — Si vous me donnez ce moyen-là, je vous paye une bouteille, et de bon cœur encore.— Commandez la bouteille, et votre affaire est faite.— (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Ce qui est sujet de quelques préoccupations.
- Et comme Félicité prenait l’attitude d’une femme piquée, il ajouta à son oreille, en l’embrassant de nouveau :— Je tiens de toi, bien que tu m’aies renié. Trop d’intelligence nuirait en ce moment. Lorsque la crise arrivera, c’est toi qui devras conduire l’affaire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 101)
- […] ; l’affaire Dreyfus nous a montré que l’immense majorité des officiers et des prêtres concevait toujours la justice à la manière de l’Ancien Régime […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908, page143)
- Le Carcan rentrait des champs ; il fut mis au courant de l’affaire et bientôt mêla son organe tonitruant aux glapissements de sa conjointe. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Je rentre de Craonne. Nous avons perdu trop d’hommes irremplaçables dans cette affaire. Et celle-ci fut la plus meurtrière que je sache. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, page 82)
- Camille-Eugène-Marie Dieudonné. Il a vingt six ans, quand éclate l’affaire Bonnot. De métier, il est ouvrier ébéniste ; d’idées : anarchiste. — (Albert Londres, L’homme qui s’évada, Les Éditions de France, 1928, page 9)
- Il ne veut point d’affaire.
- Il se fait une affaire de la moindre chose.
- Si vous vous brouillez avec cet homme-là, vous vous ferez des affaires.
- Assoupir, étouffer, arranger une affaire.
- Que d’affaires pour si peu de chose !
- C’est toute une affaire : Chose qu’on regarde comme malaisée.
- Ce n’est pas une affaire : Chose facile.
- Il s’est tiré d’affaire ; se bien tirer d’une affaire.
- Voilà le nœud de l’affaire.
- S’entremettre d’une affaire.
- Ce malade est hors d’affaire : Il ne court plus aucun danger.
- …bref, toutes les choses qu’on a à discuter, à démêler avec quelqu’un dans le commerce de la vie.
- C’est une affaire d’intérêt.
- C’est une affaire d’honneur.
- C’est une affaire de cœur.
- Sortir d’une affaire avec honneur.
- Se charger d’une affaire.
- Je vous rendrai compte de votre affaire.
- Entendre bien une affaire ; comprendre, concevoir une affaire.
- Il débrouille bien, il démêle bien une affaire.
- Affaire d’honneur : Signifie quelque fois « duel, combat singulier ». Dans ce sens on dit de même simplement Une affaire.
- (En particulier) Convention ; marché ; traité ; transaction commerciale ; entreprise d’industrie ; spéculation financière.
- Eh bien, maître René ! dit-il, comment vont les affaires commerciales ? — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
- Dans toutes les Bourses de la terre, ce fut une avalanche de titres que les porteurs voulaient vendre ; les banques suspendirent leurs paiements, les affaires furent paralysées et cessèrent ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 288 de l’édition de 1921)
- Il se plongeait dans l’aridité des études financières, le jargon des affaires, la jonglerie des chiffres et, lentement, ces choses, hier hermétiques, lui devenaient familières. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 116)
- Il y a là une forme subtile de ce à quoi les militantes féministes ont donné le nom de « phallocratie », comme si le mâle avait acquis la créature qu’il exhibe dans une vente aux enchères et désirait qu’on le congratulât pour cette bonne affaire grâce à laquelle son existence va être tout embellie. — (Jean Dutourd, Portraits de femmes, éditions Flammarion, 1991, 2010)
- (Droit) Cas traité par la justice.
- L'affaire O. J. Simpson fut une des plus médiatisées.
- Il y a une grande affaire au Conseil d’état, à la Cour d’appel.
- Cet avocat est chargé d’une belle affaire, d’une affaire qui fera du bruit.
- C’est une affaire de grande discussion, de longue discussion.
- Une affaire embrouillée, épineuse, embarrassée.
- Les affaires criminelles.
- Ce juge entend mal mon affaire.
- Le point, le secret, le fin de l’affaire.
- Est aussi un terme général que l’on substitue souvent dans le langage ordinaire à des termes propres et particuliers. Il s’emploie ainsi dans des significations très diverses et quelquefois dans des sens opposés qu’il est impossible d’indiquer tous.
- J’ai affaire au ministre : J’ai une question à traiter avec lui.
- Vous aurez affaire à moi : Je vous châtierai.
- Qu’ai-je affaire de toutes ces querelles ? : Ai-je à m’en occuper ?
- Cette maison fera mon affaire : Elle me convient, elle m’accommode.
- (Ironique) C’est une autre affaire.
- Le bon de l’affaire c’est que…
- – La belle affaire ! dit M. Ozu de la même manière, le croirez-vous, que Manuela, ce qui me fait rire.Il lève un sourcil interrogateur.– C’est l’expression favorite de ma meilleure amie, dis-je en guise d’explication. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, pages 284-285)
- Effets personnels.
- Prends tes affaires et fiche le camp !
- (Québec) (Péjoratif) Objet que l’on a du mal à définir ou à nommer ; patente, machin.
- (Québec) (Acadie) Une certaine quantité.
- Mets-en juste une petite affaire !
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complaire
?- S’accommoder au sentiment, au goût de quelqu’un pour lui plaire.
- Non, me dit-il, si pour vous complaire je souscris à la nécessité d'une Guerre, il seroit fâcheux que vous ne souscrivissiez pas, pour avoir votre Guerre, à la nécessité d'une somme à laquelle vous ne sauriez trouver à redire. — (Mr. de Lambertt, Mémoires pour servir à l'histoire du XVIIIe siècle, Amsterdam : chez Pierre Mortier, 1734, vol. 11, p. 648)
- Je veux bien vous complaire en cela. — Ce que j’en fais n’est que pour lui complaire.
- (Pronominal) Se plaire, se délecter en soi-même, en ses productions, en ses ouvrages, y mettre sa satisfaction, son plaisir. — Note d’usage : En ce sens, il se prend presque toujours en mauvaise part.
- En s’occupant d’Arthur, elle s’était complue à croire qu’un homme, en apparence si doux, si délicat, devait être resté fidèle à son premier amour. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832, page 41)
- Ce pressentiment, je n’essayai pas de le repousser, tant il me satisfaisait. Au contraire, je m’y complus avec une joie intense. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900. p. 440.)
- Je me complus à mon obscurité, je souhaitai la prolonger, m’en faire un mérite. J’enviai les détenus célèbres qui ont écrit dans des cachots sur du papier à chandelle. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 155.)
- Le désert solognot se confirme et semble se complaire dans son isolement comme au temps où marécages et autres humidités l'écartaient du reste du monde. petits nous sommes petits nous resterons. — (Gérard Bardon, Intercommunalité en Loir-et-Cher : Le sud en miettes !, dans Le petit Solognot (n°550) & Le petit Blaisois (n°8 bis) du 28 novembre 2012.)
- Et donc ces intermédiaires, qui se sont complu à allumer une guerre artificielle entre les internautes et les créateurs, étaient certainement les plus mal placés pour proposer une telle déclaration des droits… A moins que ce ne soit comme dans la Ferme des Animaux d’Orwell et qu’avec le temps, les mots de cette déclaration universelle soient appelés à changer pour révéler leur véritable sens : dans l’écosystème de la création, "les animaux sont tous égaux", mais "certains animaux sont plus égaux que d’autres". Et comme par hasard, ce sont toujours les porcs qui gagnent à ce jeu, et pas les créateurs ! — (Lionel Maurel, Ivre, le Forum d’Avignon veut écrire une déclaration des droits et pond une déclaration de guerre… sur scinfolex.com, le 26 novembre 2013)
- Cependant, il ne se masqua pas la vérité : il n'était pas prêt à déambuler dans une foule en compagnie de Cathy. Parce que des sans-gêne se complairaient à jouer les étonnés ou à lui poser des questions fines comme le gros sel ! — (Roger Beteille, Les pouvoirs de Jean, Éditions du Rouergue, 2016)
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bancaire
?- Relatif à la banque.
- Ces jeunes gens ressentent d'autant moins de scrupules que ces établissements bancaires ont poussé leurs familles au surendettement à coups de « crédits conso » répétés, un jour pour un nouveau canapé, un autre pour un écran plat. — (David Thomson, Les Français jihadistes, Éditions Les Arènes, 2014)
- Un bon sens dérangeant en Champagne, surtout dans une Côte des Blancs productiviste et bidouilleuse qui est à la viticulture naturelle ce que le Luxembourg est à la transparence bancaire. — (Sylvie Augereau et Antoine Gerbelle, Soif d'aujourd'hui, Tana Editions, 2016, page 52)
- Ancien cadre bancaire, il sera à un guichet pour veiller à la bonne utilisation du nouveau moyen de paiement « cashless » (sans monnaie). — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 24)
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navisphère
?- (Astronomie, Navigation) Instrument de navigation de forme sphérique, sur lequel le navigateur peut identifier les étoiles, préalablement repérées au sextant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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caravanière
?- Femme qui conduit les animaux qui portent les bagages dans les caravanes.
- (Automobile, Tourisme) Utilisatrice d'une caravane.
- (Automobile, Tourisme) Femme pratiquant le tourisme en caravane.
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daubière
?- (Cuisine) Ustensile qui sert à cuire les viandes en daube.
- Je priai donc Edouard de me prêter une daubière en ne lui dissimulant point l’usage que j’en voulais faire et, tout aussitôt, Edouard me conduisit dans ses cuisines où je fis choix de l’ustensile dont les dimensions se rapportaient le mieux à celles de mon lièvre. — (Jean-Camille Fulbert-Dumonteil, L’Art du bien manger, fins et joyeux croquis gastronomiques, 1901)
- Pour la cuisson dans le jus, qu’on nomme étuvée, braisée, étouffée ou daube, etc., on se sert de la daubière qui est en cuivre étamé, en fonte ou en terre. — (Mlle. Madeleine, La parfaite cuisinière bourgeoise : ou la bonne cuisine des villes et des campagnes, renfermant toutes les connaissances indispensables pour faire d’excellentes ménagères, 1864)
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dépensière
?- (Christianisme) Celle qui tient la dépense dans une communauté religieuse, un internat scolaire, ou autre organisation semblable.
- A la suite de cet emploi, on en trouve un grand nombre d’autres. Ils se classent à peu près dans l’ordre suivant : 1º maîtresse des novices ; 2º mère sous-prieure ; 3º officière de salle ; 4º maîtresse de pensionnat ; 5º sœurs discrètes ; 6º l’aumônière ; 7º la dépensière ; 8º la directrice du chœur ; 9º la sacristine ; 10º la tourière du dedans ; 11º la grenetière ou boulangère ; 12º l’infirmière ; 13º la pharmacienne ; 14º la robière ; 15º la lingère ; 16º la cuisinière ; 17º la sœur du réfectoire ; 18º la sœur lectrice à table ; 19º la sœur qui sert à table ; 20º la sœur qui réveille ; 21 les sœurs converses ; 22º la tourière du dehors. — (Pierre Rambaud, « L’assistance publique à Poitiers jusqu’à l’an V », dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1913, page 327 [texte intégral])
- Personne qui dépense excessivement, qui aime dépenser.
- C’est une grande dépensière.
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exemplaire
?- Qui peut servir d’exemple.
- Louis Pasteur, dont la vie exemplaire a été consacrée au service de l’humanité, fut ce savant modeste, parfois incompris, qui a fécondé par ses travaux de nombreuses branches de l’art de guérir. — (Pierre Chanlaine, Pasteur et ses découvertes, 1966)
- Qui peut servir d’avertissement.
- Châtiment exemplaire.
- Punition exemplaire.
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charbonnière
?- Celle qui vend du charbon (pour un homme, on dit : charbonnier).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Épouse d’un charbonnier.
- Je vis là-bas depuis dix ans comme un sauvage, au milieu des scieurs de long et des charbonniers… Mais, hélas !… pas de charbonnières ! pas de femmes ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- Mme Paulin m’a fait une seconde visite, en grand apparat : nu-tête, mais des mitaines noires, une chaîne de cou dorée, l’air d’une charbonnière glorieuse. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- (Exploitation forestière) Loge charbonnière, c’est-à-dire un emplacement, dans un bois ou forêt, sur lequel l’on fait le charbon de bois par cuisson de la meule de charbonnette.
- Vingt ans auparavant, les charbonniers avaient fait là leur charbonnière, et la place est restée battue ; tout y a été brûlé dans une circonférence assez vaste. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre septième)
- (Marine, Navigation) Grande voile d’étai.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Belgique) Seau à charbon.
- Il secoua la pipe dans la charbonnière, faillit, d’un geste machinal, recharger le poêle. — (Georges Simenon, Pietr-le-Letton, Fayard, 1931, réédition Le Livre de Poche, page 179)
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brancardière
?- Féminin singulier de brancardier.
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aumônière
?- (Vieilli) (Religion) Ecclésiastique dont la fonction ordinaire était de distribuer les aumônes que son couvent ou son chapitre destinait aux pauvres (pour un homme, on dit : aumônier).
- A la suite de cet emploi, on en trouve un grand nombre d’autres. Ils se classent à peu près dans l’ordre suivant : 1º maîtresse des novices ; 2º mère sous-prieure ; 3º officière de salle ; 4º maîtresse de pensionnat ; 5º sœurs discrètes ; 6º l’aumônière ; 7º la dépensière ; 8º la directrice du chœur ; 9º la sacristine ; 10º la tourière du dedans ; 11º la grenetière ou boulangère ; 12º l’infirmière ; 13º la pharmacienne ; 14º la robière ; 15º la lingère ; 16º la cuisinière ; 17º la sœur du réfectoire ; 18º la sœur lectrice à table ; 19º la sœur qui sert à table ; 20º la sœur qui réveille ; 21º les sœurs converses ; 22º la tourière du dehors. — (Pierre Rambaud, « L’assistance publique à Poitiers jusqu’à l’an V », dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1913, page 327 [texte intégral])
- (Religion) (Christianisme) Ecclésiastique attachée à certains corps, à certains établissements, pour enseigner la religion et les diriger spirituellement (pour un homme, on dit : aumônier).
- Pasteure en milieu hospitalier, l’auteur s’est trouvée, toute jeune aumônière, face à ce qu’elle appelle la « plainte ». — (Isabelle de Gaulmyn, « Méditation sur l’impuissance », dans La Croix, 16 avril 2015 [texte intégral])
- (Histoire) Sorte de bourse qu’on portait anciennement à la ceinture et contenant l’argent destiné à l’aumône.
- Marguerite tira alors de son aumônière une petite clef dorée, ouvrit la porte du cabinet et montra du doigt le jeune homme à sa suivante. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
- Je vis la dame de la Chronique tirer vivement d’une aumônière, qu’elle portait au côté, des noisettes plus petites que je n’en vis jamais, en briser les coquilles entre ses dents et me les jeter au nez, tandis qu’elle croquait l’amande avec la gravité d’un enfant qui tète. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1907 (1re édition 1881), page 53)
- (Religion) (Désuet) Sorte de bourse destinée à recueillir l’argent des quêtes lors des cérémonies religieuses.
- Les dames Leboucher, qui étaient les dames du château, donnèrent chacune cinq francs. Les personnes moins riches donnèrent, les unes un franc, les autres cinquante centimes. Les braves gens de la campagne donnèrent ce qu’ils purent, c’est-à-dire deux sous. Quant vint le tour de Mme Béchangris, elle mit dans l’aumônière une pièce de deux francs. » — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, Bibliothèque Charpentier, 1910, page 86)
- (Par extension) (Cuisine) Mets constitué d’une garniture, qui peut être sucrée ou salée, enfermée dans une pâte, qui peut être à crêpe, repliée et fermée par un cordon alimentaire.
- Refermez votre crêpe en aumônière à l’aide de pics en bois en ramenant les bords de la crêpe vers le centre. — (Nicolas Thiercy, « La crêpe façon aumônière de Rachel Arend », dans Le Républicain lorrain, 17 août 2021 [texte intégral])
- Vide-poche en tissus se trouvant au dos des sièges dans les automobiles, voire les véhicules à deux roues. On les trouve aussi dans les autobus, les avions, etc.
- Toutefois, aucune aumônière n’est prévue pour ranger son smartphone par exemple, et il faudra obligatoirement investir dans un support adapté. — (Thibault Jousse, « Essai Piaggio 1 : un scooter électrique abouti malgré quelques limitations », dans Clubic, 8 novembre 2021 [texte intégral])
- (Apiculture) Genre de ruche en forme de cloche.
- Les abbés Sagot et Delépine mirent au point vers 1860 une ruche nommée « L’aumônière ». Sa forme est très proche d’une cloche dont le toit à double pente constituait la hausse et la réserve de miel pour l’hiver. — (André-Claude Deblock, Ruche aumonière sur Au bon miel)
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brossière
?- Femme qui fabrique ou vend des brosses.
- Professions.Ambulantes, 6. — Artistes, 7. — Baleinière, 1. — Balayeuse, 1. — Bijoutières, 9. — Blanchisseuses, 168. — Bonnes d’enfants, 2. — Bonnetières, 7. — Brocanteuse, 1. — Brocheuses, 5. — Brodeuses, 9. — Brossières, 4. — Brunisseuses, 11. — Busquetière, 1. — Caissières, 2. — Carcassières en couronnes, 3. Cartonnières, 12. — Cartouchière et casquetière, 2. — Chapelières, 7. — Charcutière, 1. — Chaussurière, 1. — Chemisières, 5. — Chiffonnières, 3. — Chocolatière, 1. — Colleuses et coloristes, 4. — Confectionneuses, 10. — Compositrice et concierge, 2. — Corsetières, 9. Couturières, 294. — Cravatières, 6. — Cuisinières, 261. — Culottières, 18. — Cultivatrices, 3. — Découpeuses, 2. — Dentellière, 1. — Dévideuse, 1. — Domestiques, 1,146. — Doreuses, 7. — Drousseuse, 1. — Émailleuse, 1. — Employées, 44. — Estampeuse, 1. — Femmes de chambre, 51. — Fleuristes, 43. — Gantière, 1. — Gardes-malades, 7. — Giletières, 6. — Horlogère, 1. — Institutrices, 21. — Infirmières, 28. — Jardinières, 6. — Journalières, 621. — Laboureuse, 1. — Lingères, 75. — Marchandes, 48. — Marinières, 2. — Matelassières, 9. — Mécaniciennes, 30. — Ménagères, 38. — Modistes, 7. — Nourrice et ouvrière en fabrique, 2. — Papetières, 3. — Parfumeuse, 1. — Passementières, 20. — Perleuses, 3. — Pinceautière, 1. — Plumassières, 5. — Polisseuse, 1. — Professeur de piano et raffineuse, 2. — Reperceuses, 4. — Repasseuse et relieuse, 2. — Sage-femme, 1. — Servante de ferme, 1. — Tapissières, 4. — Teinturière, 1. — Tisseuses, 4. — Tourneuses, 2. — Vernisseuse, 1. — Verrière, 1. — Sans profession, 36. — (« Asile George Sand, rue Stendhal, 3 », dans Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 15 mai 1898 [texte intégral])
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chansonnière
?- (Musique) Chanteuse de chansons, par opposition à la parolière.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Chansonière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
- (Musique) Se dit d’une artiste autrice-compositrice-interprète.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Artiste de cabaret qui présente des spectacles musicaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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carrière
?- (Vieilli) Champ de courses : espace fermé de barrières et disposé pour toute sorte de courses, principalement pour les courses à cheval ou en char.
- Le bout de la carrière.
- Aller jusqu’au bout de la carrière.
- Parcourir la carrière.
- S’arrêter au milieu de la carrière.
- Pénétrer dans la carrière.
- Ouvrir la carrière.
- (Manège) L’étendue de terrain où l’on peut faire courir un cheval sans qu’il perde haleine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) Le cours de la vie, le temps qu’on exerce un emploi ou une charge.
- Nous entrerons dans la carrièreQuand nos aînés n’y seront plus ;Nous y trouverons leur poussièreEt la trace de leurs vertus. — (La Marseillaise, paroles du septième couplet dit « des Enfants »)
- Dans le cours de ma carrière, j’ai abordé beaucoup de sujets qui ne semblaient guère devoir entrer dans la spécialité d’un écrivain socialiste. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière !Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Mort du pécheur, dans Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne, page 106, 2e éd., 1844)
- J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- (Sens figuré) (Travail) Profession que l’on embrasse, études auxquelles on se livre ou entreprises où l’on s’engage.
- Un troisième ami de la maison, le principal du collège d’Arbois, M. Romanet, exerça une influence décisive sur la carrière de Louis Pasteur. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 14)
- Et je commence à haïr l’humanité. La haine, ce sera ma carrière à moi. Je vous servirai dans vos faiblesses et dans vos grandeurs. Vos amours ou votre politique, peu importe. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- […] il me fallut examiner sérieusement quelle carrière je voulais embrasser. Le sens de cette expression m’échappait totalement. Pour moi, une carrière était un grand trou taillé dans une colline. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 7)
- Cet enchevêtrement de rendez-vous, d'obligations, de réceptions, de vernissages ? Sa carrière en dépendait et c'était autant d'occasions de se faire remarquer. « Ma carrière… » Elle n'avait que ce mot à la bouche ! — (Edmonde Charles-Roux, Oublier Palerme, Grasset, 1966)
- Pauvre Bill. En plus de la gêne occasionnée par la découverte que sa femme était une coureuse de jupons, il lui fallait limiter les dégâts sur sa propre carrière politique en campant sur une position ferme concernant les valeurs familiales. — (Richelle Mead, Succubus Nights, vol. 2, Succubus, traduit par Benoît Domis, Paris : Bragelonne/Milady, 2009, 2011, chap. 22)
- La carrière diplomatique (souvent écrit avec une initiale majuscule).
- Son fils Émile fit carrière dans la Carrière. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 111)
- (Poétique) Le mouvement périodique des astres.
- Le soleil commence, achève sa carrière.
- L’astre des nuits parcourt sa paisible carrière.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.