Dictionnaire des rimes
Les rimes en : cavalière
Que signifie "cavalière" ?
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- (Sport) (Équitation) Celle qui monte à cheval.
- Que Brantome dise tant qu’il lui plaira que la Duchesse de Valentinois eut du courage, qu’elle fut belle jusqu’à l’âge de 70 ans, qu’elle était bonne cavaliere, personne ne s’en formalisera. — (Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique, tome 3, Reinier Leers, Amsterdam, 1702, page 2462)
- Dans les contre-allées, passent rapides, le cigare en bouche, des cavaliers et, cravache levée, des cavalières dont les éclats de voix, les rires bruyants, les propos, mêlés de toutes les langues, de toutes les argots de l’Europe, étonnent la feuillue. — (Daniel Stern (Marie d’Agoult), Mes souvenirs, Calmann Lévy, 1880, page 241)
- (Danse) Femme qui accompagne un ou une partenaire, particulièrement à un bal, ou qui danse avec lui ou avec elle.
- Je m’attendais à chaque instant à le voir danser à quatre pattes, tellement il baissait la partie supérieure de son corps vers la terre. Je ne pus même m’empêcher d’avoir l’idée saugrenue que sa cavalière n’aurait pas beaucoup de peine à lui passer la jambe par-dessus la tête, comme cela se pratiquait alors dans certains bals publics. — (Jean-Marie Déguignet, Mémoires d’un paysan bas-breton, La Revue de Paris, 1904-1905, page 105)
- – C’est… c’est mon anniversaire demain et je serais heureux de vous avoir pour cavalière. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 354)
- (Rare) Femme qui sert dans la cavalerie militaire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Équitation) Femme du monde qui monte dans les courses (pour un homme, on dit : gentleman-rider).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (En particulier) (Militaire) (Canada) Désignation de grade d’une membre d’un régiment blindé et du régiment The Queen’s York Rangers détenant le grade de soldate[1] [2].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Piste destinée à la circulation à cheval.
- On peut encore revenir à Fontainebleau par la cavalière du Dormoir, mais pour cela il faut suivre l’itinéraire de la grande promenade […]. — (M. Colinet, Indicateur de Fontainebleau : Palais, forêt, environs, 45e édition des guides Denecourt-Colinet, 1921, page 128)
- (Cartes à jouer) Une des figures d’un jeu de cartes, particulièrement des tarots de divertissement ou de divination, représentant une femme montée à cheval.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "cavalière".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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belluaire
?- (Antiquité) Celui qui, dans les jeux du cirque, combattait contre les bêtes féroces.
- Un belluaire vint, le saisit [un singe déguisé en tigre] dans ses bras, Déchira cette peau comme on déchire un linge, Mit à nu ce vainqueur, et dit : tu n’es qu’un singe ! — (Victor Hugo, Les Châtiments, page 150, 1880)
- Rien de tout cela ne concerne réellement les belluaires ou matutini qui, comme leur nom l'indique, combattaient en matinée. Ce groupe de gladiateurs devait soit affronter les bêtes sauvages directement, soit simplement diriger des combats entre elles, soit les chasser en groupe lors de véritables chasses artificielles. — (François Bachelot, Spectacles d'Eléphants : Plaudites cives, Editions L'Harmattan, 2012, p. 39)
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aumônière
?- (Vieilli) (Religion) Ecclésiastique dont la fonction ordinaire était de distribuer les aumônes que son couvent ou son chapitre destinait aux pauvres (pour un homme, on dit : aumônier).
- A la suite de cet emploi, on en trouve un grand nombre d’autres. Ils se classent à peu près dans l’ordre suivant : 1º maîtresse des novices ; 2º mère sous-prieure ; 3º officière de salle ; 4º maîtresse de pensionnat ; 5º sœurs discrètes ; 6º l’aumônière ; 7º la dépensière ; 8º la directrice du chœur ; 9º la sacristine ; 10º la tourière du dedans ; 11º la grenetière ou boulangère ; 12º l’infirmière ; 13º la pharmacienne ; 14º la robière ; 15º la lingère ; 16º la cuisinière ; 17º la sœur du réfectoire ; 18º la sœur lectrice à table ; 19º la sœur qui sert à table ; 20º la sœur qui réveille ; 21º les sœurs converses ; 22º la tourière du dehors. — (Pierre Rambaud, « L’assistance publique à Poitiers jusqu’à l’an V », dans Mémoires de la Société des antiquaires de l’Ouest, 1913, page 327 [texte intégral])
- (Religion) (Christianisme) Ecclésiastique attachée à certains corps, à certains établissements, pour enseigner la religion et les diriger spirituellement (pour un homme, on dit : aumônier).
- Pasteure en milieu hospitalier, l’auteur s’est trouvée, toute jeune aumônière, face à ce qu’elle appelle la « plainte ». — (Isabelle de Gaulmyn, « Méditation sur l’impuissance », dans La Croix, 16 avril 2015 [texte intégral])
- (Histoire) Sorte de bourse qu’on portait anciennement à la ceinture et contenant l’argent destiné à l’aumône.
- Marguerite tira alors de son aumônière une petite clef dorée, ouvrit la porte du cabinet et montra du doigt le jeune homme à sa suivante. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre X)
- Je vis la dame de la Chronique tirer vivement d’une aumônière, qu’elle portait au côté, des noisettes plus petites que je n’en vis jamais, en briser les coquilles entre ses dents et me les jeter au nez, tandis qu’elle croquait l’amande avec la gravité d’un enfant qui tète. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1907 (1re édition 1881), page 53)
- (Religion) (Désuet) Sorte de bourse destinée à recueillir l’argent des quêtes lors des cérémonies religieuses.
- Les dames Leboucher, qui étaient les dames du château, donnèrent chacune cinq francs. Les personnes moins riches donnèrent, les unes un franc, les autres cinquante centimes. Les braves gens de la campagne donnèrent ce qu’ils purent, c’est-à-dire deux sous. Quant vint le tour de Mme Béchangris, elle mit dans l’aumônière une pièce de deux francs. » — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, Bibliothèque Charpentier, 1910, page 86)
- (Par extension) (Cuisine) Mets constitué d’une garniture, qui peut être sucrée ou salée, enfermée dans une pâte, qui peut être à crêpe, repliée et fermée par un cordon alimentaire.
- Refermez votre crêpe en aumônière à l’aide de pics en bois en ramenant les bords de la crêpe vers le centre. — (Nicolas Thiercy, « La crêpe façon aumônière de Rachel Arend », dans Le Républicain lorrain, 17 août 2021 [texte intégral])
- Vide-poche en tissus se trouvant au dos des sièges dans les automobiles, voire les véhicules à deux roues. On les trouve aussi dans les autobus, les avions, etc.
- Toutefois, aucune aumônière n’est prévue pour ranger son smartphone par exemple, et il faudra obligatoirement investir dans un support adapté. — (Thibault Jousse, « Essai Piaggio 1 : un scooter électrique abouti malgré quelques limitations », dans Clubic, 8 novembre 2021 [texte intégral])
- (Apiculture) Genre de ruche en forme de cloche.
- Les abbés Sagot et Delépine mirent au point vers 1860 une ruche nommée « L’aumônière ». Sa forme est très proche d’une cloche dont le toit à double pente constituait la hausse et la réserve de miel pour l’hiver. — (André-Claude Deblock, Ruche aumonière sur Au bon miel)
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dominotière
?- (Vieilli) (Imprimerie) Femme travaillant dans le domaine de la dominoterie, qui fabrique des dominos (papiers imprimés).
- Deux d’entre elles [...] montrent un dominotier et une dominotière en costume de fantaisie composé des outils et produits de leur profession. — (Bulletin de la société archéologique, historique et artistique le Vieux Papier pour l’étude de la vie et des mœurs d’autrefois, volume 19, page 257, 1950)
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naguère
?- (Désuet) Récemment ; il y a peu.
- A ce spectacle, tous les assistans attendris, émus, électrisés, quoique tous de différens cultes, volèrent dans les bras les uns des autres, et des larmes fraternelles coulèrent où naguère le fanatisme enflammoit tous les esprits et divisoit tous les cœurs. — (« Progrès de la tolérance », dans La Feuille villageoise, n° 32, du jeudi 3 mai 1792, Paris : Imprimerie Desenne, page 133)
- Le long de la route, notre conducteur nous dit avoir naguère rencontré un ours, le matin, dans la vallée d'Ossau. — (Michelet, Journal, 1835, page 191)
- (Désuet) Peu de temps auparavant ; auparavant.
- Pons réchauffé reprit forme humaine : la couleur vitale revint aux yeux, la chaleur extérieure rappela le mouvement dans les organes, Schmucke fit boire à Pons de l’eau de mélisse mêlée à du vin, l’esprit de la vie s’infusa dans ce corps, l’intelligence rayonna de nouveau sur ce front naguère insensible comme une pierre. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d’une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs de Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Il y a longtemps. Note : contrairement à l’étymologie qui implique un temps passé récent, l’usage moderne consacre le sens d’un temps antérieur, lointain, révolu.
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- Naguère, la masse populaire, résignée à sa vie primitive, obscure, souvent sordide, n’avait point conscience d’être malheureuse. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En rentrant dans le giron de la nation française, Bordeaux, naguère capitale continentale du royaume d'Angleterre, subissait un dommage considérable. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Un des slogans des économies autarciques (on disait naguère économies fermées) est : Ne rien perdre. — (Maurice Lecerf, Le Fer dans le monde, Payot, 1942)
- Car les écrits modernes sont beaucoup plus nombreux que naguère, et on les trouve dans beaucoup plus de styles. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 100.)
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contrefaire
?- Imiter une personne, une chose.
- Contrefaire quelqu’un.
- Contrefaire la voix, les gestes d’un autre.
- Comme nous la questionnons sur un chat-huant qui vient de se faire entendre, elle nous dit : « Oh ! en voilà un qui ne m’épouvante pas. Je vais le contrefaire et il approchera. Les bêtes sont notre amusement à la campagne. » Aussitôt, ses mains en porte-voix sur sa bouche, elle pousse un cri comme un éclat de rire et l’on devine à un certain bruit de feuilles et d’ailes mêlées que le chat-huant doit voleter près de là. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, pages 384-385)
- Il est trop tôt pour que le soleil darde ses rais dans cette rue étroite, mais on devine qu’il va faire beau, une de ces journées de printemps qui contrefont l’été. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 105)
- Lullaby avait ouvert les lettres, et elle avait répondu en signant du nom de la mère ; elle avait même téléphoné un jour au bureau du censeur en contrefaisant sa voix pour expliquer que sa fille était malade, très malade, et qu’elle ne pouvait pas reprendre les cours. — (Jean-Marie Gustave Le Clézio, Lullaby, 1978, collection Folio Junior, page 57)
- Copier les autres, dans le dessein de les tourner en ridicule.
- Ce petit drôle contrefait tout le monde.
- Il le contrefait à merveille.
- Feindre d’être ce qu’on n’est pas.
- Contrefaire l’insensé.
- Contrefaire l’homme de bien.
- On ne peut pas se contrefaire longtemps.
- Silvia.— Tu ne sais ce que tu dis. Dans le mariage, on a plus souvent affaire à l’homme raisonnable qu’à l’aimable homme ; en un mot, je ne lui demande qu’un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu’on ne pense. On loue beaucoup le sien ; mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l’esprit ? — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- (En particulier) Imiter par contrefaçon, par contrefaction.
- Contrefaire son écriture.
- L'un de ces arrêts rappela l'interdiction de contrefaire des ouvrages pour lesquels un éditeur avait obtenu un privilège en payant un droit qui lui assurait l'exclusivité de l'édition et de la diffusion pendant un temps donné. — (Albert Ronsin, L'imprimerie Vivot à Bruyères (Vosges), 1763-1816, Journées d'études vosgiennes, 2005)
- Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. — (Alain Garrigou, Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre., Fondation Copernic, février 2009)
- Les Gaulois contrefirent les statères macédoniens. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)
- Déguiser.
- Mme Busselet attaque toujours ses phrases trop haut comme si elle voulait contrefaire sa voix et paraître ridicule à tout prix, aussi a-t-on peur de rire, mais à la fin malgré elle, elle retombe dans son registre qui est lugubre et c'est vous qui avez l'air moqué. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, page 269)
- Rendre difforme, défigurer.
- Il a eu des convulsions qui lui ont contrefait tout le visage.
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cavalière
?- (Équitation) (Sport) Celle qui monte à cheval.
- Que Brantome dise tant qu’il lui plaira que la Duchesse de Valentinois eut du courage, qu’elle fut belle jusqu’à l’âge de 70 ans, qu’elle était bonne cavaliere, personne ne s’en formalisera. — (Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique, tome 3, Reinier Leers, Amsterdam, 1702, page 2462)
- Dans les contre-allées, passent rapides, le cigare en bouche, des cavaliers et, cravache levée, des cavalières dont les éclats de voix, les rires bruyants, les propos, mêlés de toutes les langues, de toutes les argots de l’Europe, étonnent la feuillue. — (Daniel Stern (Marie d’Agoult), Mes souvenirs, Calmann Lévy, 1880, page 241)
- (Danse) Femme qui accompagne un homme ou qui danse avec lui.
- Je m’attendais à chaque instant à le voir danser à quatre pattes, tellement il baissait la partie supérieure de son corps vers la terre. Je ne pus même m’empêcher d’avoir l’idée saugrenue que sa cavalière n’aurait pas beaucoup de peine à lui passer la jambe par-dessus la tête, comme cela se pratiquait alors dans certains bals publics. — (Jean-Marie Déguignet, Mémoires d’un paysan bas-breton, La Revue de Paris, 1904-1905, page 105)
- – C’est… c’est mon anniversaire demain et je serais heureux de vous avoir pour cavalière. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 354)
- (Rare) Femme qui sert dans la cavalerie militaire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Équitation) Femme du monde qui monte dans les courses (pour un homme, on dit : gentleman-rider).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (En particulier) (Militaire) (Canada) Désignation de grade d’une membre d’un régiment blindé et du régiment The Queen’s York Rangers détenant le grade de soldate[1][2].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Piste destinée à la circulation à cheval.
- On peut encore revenir à Fontainebleau par la cavalière du Dormoir, mais pour cela il faut suivre l’itinéraire de la grande promenade […]. — (M. Colinet, Indicateur de Fontainebleau : Palais, forêt, environs, 45e édition des guides Denecourt-Colinet, 1921, page 128)
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fonctionnaire
?- Celui, celle qui remplit une fonction de l’État.
- Le moyen classique pour inciter à l’augmentation des salaires, c’est de toucher au smic et au point d’indice des fonctionnaires. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 octobre 2022, page 6)
- Les paroles trébuchèrent, et il eut l’air étrangement déplacé, presque risible, cet appel aux sentiments d’un fonctionnaire, quand les fonctions ne peuvent être remplies qu’objectivement. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932 ; traduction de Philippe Jaccottet, 1956, tome 1, page 199)
- Le fonctionnaire de la police nationale est loyal envers les institutions républicaines. Il est intègre et impartial ; il ne se départit de sa dignité en aucune circonstance. — (« Code de déontologie de la police nationale », décret du 18 mars 1986)
- Mais en lui-même, il savait bien qu’il suffit de quelques fonctionnaires ignorants et brutaux pour rendre la France haïssable aux yeux de pauvres villageois illettrés et obscurs. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Quelques très rares Annamites frayaient avec les Français. Un fonctionnaire annamitophile était en principe condamné à ne jamais « avancer ». Nous étions, du fait de la condition de ma mère, au dernier échelon de l'échelle des fonctionnaires. — (Marguerite Duras, Cahiers de la guerre et autres textes, POL Éditeur, 2006)
- Qu’est-ce que la vertu ? Au sens où l’entend son restaurateur, c’est sans doute la probité et le désintéressement, c’est ce genre d’intégrité qui rend un fonctionnaire ou un mandataire inaccessible à toutes les tentations, à toutes les corruptions […]. — (Anatole Claveau, La Vertu, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 43)
- Les anciens impôts basés sur le Koran sont supprimés et remplacés par des contributions nouvelles qui seront recueillies par des fonctionnaires spéciaux, au lieu de l’être par les caïds. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- (Stéréotype) (Péjoratif) Personne lente à l’ouvrage, fainéante, rechignant au travail ; employé d’administration rêche et peu avenant.
- Celui-là ? Un vrai fonctionnaire, il n’avance que quand je le regarde !
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amère
?- Féminin singulier de amer.
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argentifère
?- Qui contient de l’argent.
- Le plomb sulfuré ou galène argentifère est disséminé avec une certaine abondance, et d'une manière uniforme, dans des gangues de baryte sulfatée et de quartz grenu ou cristallin , qui constituent assez généralement les filons. — (Auguste Bravard, Rapport sur les mines de plomb argentifère d'Esteil, Paris : Imprimerie Boisseau & Cie, 1855, page 6)
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chevalière
?- (Noblesse) Celle qui avait reçu l’ordre de la chevalerie.
- Chevaleresse ou chevalière, les mots existent au Moyen Âge, en latin comme dans les langues d’oïl et d’oc, non seulement pour désigner la femme d’un chevalier, mais aussi la cavalière, celle qui combat à cheval, ou encore la dame qui appartient à un ordre de chevalerie. — (Sophie Cassagnes-Brouquet, Chevaleresses : une chevalerie au féminin, Place des éditeurs, 2013, page 7)
- (À notre époque) Femme portant le grade de chevalier dans certains ordres religieux, militaires ou civils.
- Les chevalières de la Légion d’honneur — (« Les chevalières de la Légion d’honneur », dans Le Petit Journal, 18 juin 1865, page 1 [texte intégral])
- Comme les femmes n’occupent chez nous aucune position officielle ni dans la magistrature, ni dans le clergé, ni dans l’armée, le nombre des services rendus à l’État par les petites et les grandes dames est nécessairement fort restreint. On serait obligé d’accorder des brevets de chevalières, d’officières ou de commandeuses aux mères de famille qui ont le plus d’enfants, et aux jeunes filles qui en ont eu le moins. — (Henri Rochefort, La grande Bohême, Librairie Centrale, Paris, 1867, page 174)
- C’est en 1887 que Mme Furtado-Heine a été décorée de la Légion d’honneur. A cette-là, la Légion ne comptait ou n’avait compté que très peu de chevalières en dehors des religieuses. […] Mlle Rosa Bonheur reste aujourd’hui la seule officière. — (« Les femmes décorées », dans Le Gaulois, no 5515, 12 décembre 1896, page 1 [texte intégral])
- Veiler (Véronique, Marie-Thérèse, Claude), lieutenante-colonelle. Chevalière du 18 janvier 2001. — (« Décret du 30 octobre 2019 portant promotion et nomination dans l’ordre national du Mérite en faveur des militaires n’appartenant pas à l’armée active », dans Journal officiel de la République française, 1er novembre 2019 [texte intégral])
- Officière de l’Ordre du Canada et chevalière de l’Ordre national du Québec, Andrée Lachapelle a participé au début de la télévision québécoise dans les années 1950. — (« Andrée Lachapelle est décédée », dans Métro, 21 novembre 2019 [texte intégral])
- (Désuet) (Noblesse) Épouse d’un chevalier.
- Dira-t-on aujourd’hui Monsieur l’Écuyer, Madame l’Écuyère, Monsieur le Chevalier, Madame la Chevalière ? — (Antoine-Louis-Pierre-Joseph Godart de Belbeuf, De la noblesse française en 1861, 1861)
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mystère
?- Ce qu’une religion a de plus caché, ce qui n’est connu que des initiés.
- Alliette est l’homme le plus heureux de la terre ; il ne parle que tarots, cartes, sortilèges, sciences égyptiennes de Thot, mystères isiaques. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- (En particulier) (Bible, Christianisme) Vérité de foi contenue dans la révélation et qui, sans contredire la raison, la dépasse.
- On peut considérer que la raison, incapable d’établir la possibilité intrinsèque des mystères révélés, telles que la Trinité, l’Incarnation, l’Eucharistie, la création ex nihilo, peut néanmoins établir qu’ils ne sont pas contradictoires […] Les mystères, étant supra-rationnels, ne sauraient être démontrés ; mais, comme ils ne sont pas pour cela anti-rationnels, les arguments qui tendent à établir qu’ils sont absurdes n’ont aucune valeur probante […] — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
- Il est certain qu’ésotéristes et amateurs de mystère préféreront toujours continuer à considérer la question comme insoluble de façon technique. Car le mystère est une forme indéniable de plaisir, et qui s'autoexcite indéfiniment. — (Eric Guerrier, Pyramides: ou le principe de l'escalier, Editions L'Harmattan, 2012, page 13)
- (Par extension) (Sens figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret, d'inconnaissable dans les phénomènes de la nature ; ce qui est inexplicable par la raison humaine.
- Le mystère des perturbations de l’orbite de Mercure n'a finalement été élucidé qu'avec la théorie de la relativité générale proposée par Albert Einstein au début du XXème siècle. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’Astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n°24, décembre 1992, p. 41)
- La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. […]. l'hiver, lorsque la neige a cessé de tomber depuis quelques jours, lorsque l'armée des sapins noirs immobiles se détache sur le sol blanc, le voyageur solitaire doit se défendre contre un sentiment de crainte, presque d'angoisse. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
- L’aporie est une espèce d’énigme, mais considérée d’un point de vue logique plutôt que magique ou spirituel. C’est un problème qu’on renonce à résoudre, au moins provisoirement, ou un mystère qu’on refuse d’adorer. — (André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, Presses universitaires de France, 2001)
- (Sens figuré) Ce qu’il y a de caché, de secret dans les affaires humaines.
- Jusqu’à cette nuit, aucune lumière accusatrice ne s’était échappée de ces deux âmes ; mais entre elles et Dieu certainement il s’élevait quelque sinistre mystère. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- C’est comme cela. Moi aussi j’ai mes mystères, tout maire que je suis ; mais venez, je vais vous montrer autre chose. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Ce coin perdu de Jan-Mayen n’est pas à l’abri des cancans, des mystères, des intrigues et même des complications diplomatiques. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les soins, les précautions que l’on prend pour n’être pas entendu, pour n’être pas observé.
- Je donnai même à ce mutisme un air d’imbécillité pour laisser Mauricette expliquer elle-même son mystère. — (Pierre Louÿs, Trois Filles de leur mère/Chapitre 1, 1926)
- Il m’a entretenu, avec beaucoup de mystère, de tous ses chagrins. - Ils sont sortis tous deux en grand mystère.
- (Ironique) Pourquoi faire tant de mystère pour nous dire ce que tout le monde sait ? - Faut-il faire tant de mystère pour si peu de chose ?
- (Religion) Composante du rosaire.
- (Histoire) Nom que l’on donnait, au Moyen Âge, à certaines pièces de théâtre, d’inspiration religieuse, dont le sujet était tiré des Écritures ou de la vie des saints.
- Ce jour-là, il devait y avoir feu de joie à la Grève, plantation de mai à la chapelle de Braque et mystère au Palais de Justice. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Pour la poésie dramatique en langue vulgaire, sa partie religieuse, le mystère et le miracle, se rattachait aux mystères latins antérieurs, qui eux-mêmes étaient une partie du culte, et tenaient à cet ensemble de représentations théâtrales que l’église avait empruntées originairement au paganisme. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des Deux Mondes, 1839, tome 19)
- Tour à tour commencent à défiler les pages, les rois, les anges, les saintes, qui paraissent jouer un de nos vieux mystères avec, comme décor, la cathédrale. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 238.)
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boulevardière
?- (Littérature, Théâtre) Autrice qui écrit du théâtre de boulevard.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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cimetière
?- (Funéraire) Lieu où l’on enterre les morts.
- Si l'un des pèlerins venait à mourir sur le bateau, le capitaine devrait ne point pratiquer aussitôt l’immersion, mais bien atterrir quelque part et faire ensevelir le défunt dans un cimetière . — (« Pèlerinage en Terre Sainte au temps jadis », dans Jérusalem, tome 4, 1911, page 368)
- Rétoil, qui est marbrier au cimetière de Volvic et nous a promis à chacun sa meilleure inscription, grave en attendant dans le marbre de la cheminée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Un ravissant cimetière, tout gai, tout ensoleillé, tout fleuri de clématites et de roses entoure l’église. — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- La route passe devant le cimetière où se trouvent toutes les tombes des premiers travailleurs français du canal victimes de la terrible fièvre jaune. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- On avait cueilli autour de l’église et dans le cimetière. Maigrement fruités les arbres donnèrent moins d’une demi-hottée chacun ; mais quelle graine ! Nourrie du suc des Trépassés, ronde comme une prunelle. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Thôphi, c'est-y au Crozant (pour à Crozant) ou au Sagnat (pour à Sagnat) que tu veux que je t’enterre ? Dis-le-moi, te gêne pas. Au Crozant, le cimetière est plus respirable et bien sec, dans le roc ; au Sagnat il est plus rencoin, plus chez soi, bien douillet. » Parot geint. « Oh ! mon Thôphi. Eh bien ! t'en fais une bouillotte : quelle jolie grimace tu vas nous laisser en souvenir ? — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 365)
- (Sens figuré) (Par extension) Lieu servant de dépôt d’objets usagés encombrants.
- L’Arc-en-Ciel a quatre ou cinq cents heures de vol ; […]. Or, au début de 1936, il était démonté, prêt à entrer au cimetière des vieux zincs. — (Jean Mermoz, Mes Vols, p.108, Flammarion, 1937)
- Une fois à Beaugency, il traversa le pont et s'engagea dans la forêt solognote à la recherche du cimetière de voitures. — (Jean Dideral, Le charmeur de voitures, Les Éditeurs français réunis, 1976, page 35)
- (Sens figuré) (Par extension) Là où git ce qui a disparu.
- Aujourd'hui, ce ne sont pas seulement les idéologies que l'on enterre au cimetière des illusions, mais la science, l'art et la morale. — (L'horizon de la culture : hommage à Fernand Dumont, Presses de l'Université Laval, 1995, page 217)
- Car enfin, n'est-ce pas là, dans ce cimetière des vanités, entre cartes postales et bibelots que s'achève irrémédiablement toute comédie littéraire ? — (Jacques Lederer, Est-ce ainsi que les hommes écrivent ?, Librairie éditions Tituli, 2015)
- Au rythme d’un blues de la Nouvelle-Orléans ils allèrent ensemble enterrer l’idéologie communiste, dans le cimetière des croyances perdues. Celui où déjà l'attendaient l'anarchie, la monarchie, la synarchie, et bien d'autres sociétés tribales. — (Robert Loreto, La Parabole de Kuelap, Éditions Librinova, 2019, chap. 7)
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sert
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de servir.
- Il ne faut pas contremander les fêtes, cela a d’abord un intérêt industriel et commercial considérable et, en outre, cela sert mon projet. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Le Bouquet tragique, 1912, chapitre III)
- Si vous aimez les sortilèges, venez par un beau clair de lune d’une nuit de mai évoquer la nixe de Vaucluse, et peut-être à votre appel la verrez-vous sortir de cet abîme de cristal qui lui sert de palais. — (Henri Blaze de Bury, Revue des Deux Mondes, 15 juillet 1874, page 261)
- Ça sert à rien qu’il s’excite, m’sieur Ribourdoir… qu’il leur braille que son fils dans la camionnette, est mort au champ d’honneur… ils s’en contrebranlent les Ricains ! — (Alphonse Boudard, Le Corbillard de Jules)
- Mais à sa grande surprise, la liste de présence dont elle se sert tous les jours est couverte de signes mystérieux auxquels elle ne comprend goutte. — (Pierre Barthelemy, Passeur de sciences, 2014)
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chocolatière
?- Vase, généralement d’argent, de cuivre ou de terre, pour faire fondre et bouillir le chocolat ou pour le servir.
- Dès qu’un domestique arrivait, elle lui arrachait la chocolatière et prenait un plaisir extrême à emplir les tasses, avec une promptitude de garçon de café. — (Émile Zola, Une page d’amour, Charpentier, Paris, 1878, page 133)
- Celle qui fait et vend le chocolat (pour un homme, on dit : chocolatier).
- Une cardeuse de matelas, aux narines poilues, envoya des deux mains un baiser ; trois jeunes brunisseuses exprimèrent une gratitude tendre ; une chocolatière détacha un œillet de son corsage et l’envoya à toute volée, tandis que mainte commère faisait un murmure flatteur. — (J.-H. Rosny aîné, La Vague rouge, roman de mœurs révolutionnaires, Plon-Nourrit et Cie, Paris, 1910, page 241-242)
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chicanière
?- Chicaneuse.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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abécédaire
?- Qui a rapport avec l’alphabet.
- Livre abécédaire.
- (Poésie) Qualifie un poème dont les premières lettres des vers ou strophes suivent l’ordre alphabétique.
- Poème abécédaire.
- (Vieilli) Élémentaire.
- Si, une indigente école abécédaire qui végétait, les enfants tassés comme des prugnes en bocal sous la férule d’un triste sire. — (Mérona Dutray, Isabeau - Robe et soutane, tome 2, 1999, Éditions du Laquet)
- (Par extension) (Vieilli) (Ironique) Médiocre, mal fait.
- C’est une loi d’état parmi nous en vigueur,Qu’un homme sans génie a le droit d’être Auteur ;Que maçonnant sans art un livre abécédaire,Il peut impunément ruiner un Libraire. — (Guyédant, dans M. Fréron, L’Année littéraire, tome 1, pages 176-177, 1781, Mérigot)
- (Sens figuré) (Vieilli) Qui apprend l’abécé, à tracer les lettres et les chiffres.
- En conséquence, il sera incessamment procédé à la nomination ou élection d’un précepteur pour instruire gratuitement et sans salaire les jeunes enfants abécédaires de la ville et faubourgs. — (Archives du Puy-de-dôme dans Pierre Cubizolles, Auzon : ville royale fortifiée : une des treize "bonnes villes" d’Auvergne’', page 324, 2000, Éditions Créer)
- (Par extension) (Vieilli) Qui n’a fait aucune étude, qui est d’une ignorance complète.
- Comme pour payer son écot, il fait enseigner leur jeunesse non-seulement par ceux des nôtres qui l’accompagnaient et les religieuses qui s’étaient réfugiées au même lieu ; mais lui-même, tout cassé qu’il est, va tous les jours aux écoles et prend pour sa part les abécédaires et plus idiots comme les plus pénibles et fâcheux. — (Bedel, citation en note dans Le Correspondant : religion, philosophie, politique, …, page 872, 1846)
- (Linguistique) (Vieilli) Conforme à la classification de l’alphabet.
- Pour enchaîner l’ordre des matières, […], à l’ordre abécédaire, la seule méthode qu’on ait suivie, […], est de les indiquer par la matière ou le mot distinctif de l’Ouvrage. — (Table générale, alphabétique et raisonnée du Journal historique de Verdun, tome 1, page 25, 1759)
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clystère
?- Lavement d’eau parfois complétée avec du sel ou des médicaments. Cette eau est ainsi introduite dans le corps par l’anus, à l’aide d’une seringue ou d’un clysopompe.
- Argan : "Plus, du vingt-quatrième, un petit clystère insinuatif, préparatif et rémollient, pour amollir, humecter et rafraichir les entrailles de monsieur ?" Ce qui me plait de monsieur Fleurant, mon apothicaire, c’est que ses parties sont toujours fort civiles. — (Molière, Le Malade imaginaire, acte I)
- Escortée d’un énorme chauffeur, qui la portait de salon en salon, et d’une vieille secrétaire humiliée qui lui donnait ses clystères et timbrait sa correspondance, elle courait l’Europe, pour grignoter et décorer toutes les célébrités. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931))
- Prendre un clystère.
- Donner un clystère.
- Rendre un clystère.
- (Par extension) Instrument servant à administrer un lavement.
- Son provincial, il va le cuisiner aux petits oignons : en le faisant poursuivre par des médecins complètement givrés, armés de clystères, en répandant le bruit qu’il est criblé de dettes, en l’accusant de polygamie, avec comparution devant un faux juge, etc. — (Mathieu Perez, Monsieur de Pourceaugnac (Les masqués et l’emplumé), Le Canard Enchaîné, 21 juin 2017, page 7)
- Une foule de gens et de gamins suivait en tumulte le train des musiciens et la marche était fermée par un pizzicarolo, célèbre à Rome pour ses embonpoints, brandissant un clystère haut comme un clocher. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Rome, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 362))
- cymbalière
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caloyère
?- Féminin singulier de caloyer.
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chaumière
?- Petite maison couverte d’un toit de chaume.
- En mars 1783, 43 chaumières sont réduites en cendres en une demi-heure au Châtelet-sur-Retourne ; les pompes de Rethel et de Château-Porcien arrivent trop tard. — (Octave Guelliot, Villages et maison des Ardennes, dans la Revue de folklore français et de folklore colonial, Librairie Larose, 1937, vol. 8, p. 188)
- Habitation familiale ou vieille bâtisse rurale.
- Chez le riche comme chez le pauvre, dans le château comme dans la chaumière, on reconnaît le principe ami comme le principe ennemi. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Simple et rustique, elle est située, ma chaumière, comme une habitation de garde, à l’orée d’un joli bois de hêtres, et devant elle s’étendent, fermant l’horizon, des champs, tout verts, coupés de haies hautes. — (Octave Mirbeau, Ma chaumière, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- (Sens figuré) Tout lieu d'habitation familiale, foyer.
- Le directeur national de santé publique n’était pas présent, dimanche, lors du point de presse, mais le premier ministre Legault a fait savoir que lui aussi a donné sa bénédiction au père Noël pour la livraison des cadeaux dans les chaumières. — (Agence QMI, « Distribution des cadeaux: le père Noël est un service essentiel, tranche Legault », Le journal de Québec, 21 décembre 2020)
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cafetière
?- (Cuisine) Appareil où l’on prépare l’infusion de café ; machine à café.
- Depuis qu’il était seul, Jean ne mangeait plus chez lui, et dans la cuisine il n’y avait qu’une cafetière métallique, enrobée dans du marc de café. Jean prenait beaucoup de café, et ne lavait jamais la cafetière. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, réédition Cercle du Bibliophile, 1944, page 300)
- Elle avait mis la bouilloire et la cafetière en route et elle glissait des tranches de pain dans le toaster. — (Bernard Minier, Glacé, XO Éditions, 2011, épilogue)
- Récipient où l’on verse cette infusion pour la servir.
- Il tenta de se servir un café mais cassa également la cafetière car il n’y connaissait rien […] — (Quentin Leclerc, La ville fond, Ogre (De l’), 2011)
- Commerçante qui vend du café tout fait, ainsi que d’autres boissons, chaudes ou froides (pour un homme, on dit : cafetier).
- Toute la vallée venait jadis y prendre modèle sur les turbans, les chapeaux à visière, les bonnets en fourrures chinoises de la belle cafetière, au luxe de laquelle contribuaient les gros bonnets de Soulanges. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, A. Houssiaux, 1855, page 452)
- Commerçante qui tient un café (pour un homme, on dit : cafetier).
- Après cela, il nous conta qu’étant entré dans un café en arrivant à La Haye, après s’y être suffisamment rafraîchi, il voulut payer l’hôtesse et que cette cafetière, qui est une grande et grosse Hollandaise, au lieu de prendre son argent, lui avait serré la main en fermant en même temps la sienne […] — (Anne-Marguerite Petit du Noyer, Mémoires, volume 5, Pierre Marteau, Cologne, 1711, page 87)
- (Familier) Tête.
- Son crâne porta sur la pierreAvec un beau bruit musicalProduisant en sa cafetièreUn bouleversement fatal — (Boris Vian, La Mauvaise Mémoire, 1958)
- Je rentre dans des rochers qui sont plantés au milieu du chemin, et en même temps quelqu’un saute sur le marchepied et me cogne sur la cafetière avec un truc qui me fait l’effet d’être le mot mexicain pour matraque. — (Peter Cheyney, traduit par de Michelle et Boris Vian, Les femmes s’en balancent, Gallimard, 1949, page 163)
- (Familier) Cafard, mouchard, délateur.
- Adam récrimine : « Sale cafard ! » Le mot court : cafard ! cafetière ! — (Léon Frapié, La Maternelle, Librairie universelle, 1904, page 59)
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destinataire
?- Personne à qui est destiné quelque chose.
- Le destinataire du sulfatage ce jour-là est un général à la trogne taillée à coups de serpe habitant une villa cossue du Beau-Fraisier. — (Serge Kastell, Le Maquis rouge : l’Aspirant Maillot et la guerre d’Algérie, 1956, L’Harmattan, 1997, page 236)
- (En particulier) (Plus courant) Personne qui doit recevoir un message, un courriel, une lettre, un paquet expédiés par une autre personne.
- Quand tu as des lettres de condoléances à expédier, ne tarde jamais, sinon le destinataire ne sait même plus de qui il s’agit. — (San-Antonio, Réflexions définitives sur l’au-delà, S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
- On ne trouve pas la destinataire de cette lettre.
- (Linguistique) Auditeur ou lecteur, celui ou celle qui reçoit le message d’un locuteur.
- En linguistique, l’énonciation est l’acte individuel de production d’un énoncé, adressé à un destinataire, dans certaines circonstances.
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boyaudière
?- Celle qui prépare les boyaux pour les usages industriels.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Boyaudière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
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bullaire
?- (Religion) Recueil de plusieurs bulles des papes.
- Le grand bullaire. Le bullaire d’un ordre religieux.
- Voyons d’abord le bullaire de Saint-Gilles. — (Daniel Le Blévec, Les Cartulaires méridionaux, 2006)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.