Dictionnaire des rimes
Les rimes en : caudataire
Que signifie "caudataire" ?
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- Officier ou serviteur qui porte la queue du manteau du Pape, d’un cardinal ou d’un prélat.
- N’est-il pas révoltant de voir des chevaliers de cet ordre, au service de prélats, sous le titre de caudataires, porter la queue de leurs soutanes, leur tenir la jatte à laver les mains ? etc. — (Comte de Sanois, Questions proposées à toutes les assemblées, par un membre de la noblesse de celle de Meaux, 13 mars 1789)
- C'était sur la dernière de ces marches que Julien était assis aux pieds de M. Chélan, à peu près comme un caudataire près de son cardinal, à la chapelle Sixtine, à Rome. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir, 1830)
- Serviteur qui porte la queue du manteau d’un roi, d’une personne de haute importance ou dont les fonctions sont les plus hautes.
- Depuis quand voit-on sur cette terre / En avant de son maître aller le caudataire ? — (Victor Hugo, Cromwell, 1827, acte V, scène VIII, v. 5390-5391)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "caudataire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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dipolaire
?- Relatif à un dipôle.
- La grandeur qui définit un dipôle électrostatique est son moment dipolaire.
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dessert
?- (Cuisine) Mets généralement sucré habituellement servi à la fin d’un repas.
- Sorbet, gâteau au chocolat, tarte au pommes, crème caramel, mousse au chocolat. Je vous récite la litanie mais il n'y a qu'un dessert qui compte : nos îles flottantes. Il est impératif que vous goûtiez nos îles flottantes. Spécialité absolue. — (Paul Emond, Les îles flottantes : théâtre, Éditions Lansman, 2005, page 51)
- Le but de l'étude consistait à optimaliser les propriétés sensorielles et rhéologiques des desserts lactés UHT, en recherchant les types adéquats et les quantités appropriées d’amidon et de carragénate, et en ajustant la technologie du procédé UHT direct. — (Revue de l'agriculture, n° 4 à 6, Paris : Ministère de l'agriculture, 1982, page 2808)
- — Je connais des enfants qui, si le choix leur était donné, préféreraient la fessée à la privation de dessert. — (Le griffon couronné - 7)
- (Par extension) Moment où ce mets est sur la table.
- Une discussion avait fait traîner le dessert en longueur, et les gens tardaient à servir le café. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Les hors-d’œuvre disparaissaient avec les banalités d'une conversation qui attend le dessert pour se dessiner. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.88)
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cataire
?- (Médecine) Qui fait penser au ronronnement du chat.
- Frémissement cataire.
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complémentaire
?- Qui sert à compléter.
- L'histoire, n'en déplaise aux élitistes et aux complotistes, faces complémentaires d'une même incompréhension, est faite par les masses, aisées, pauvres ou médiocres. — (Emmanuel Todd, Les luttes des classes en France au XXIe siècle, Éditions du Seuil, 2020, page 31)
- Couleurs complémentaires, Couleurs qui se font mutuellement valoir.
- Jours complémentaires s’est dit, dans le Calendrier républicain, des Cinq ou six jours que l’on comptait à la fin de l’année pour compléter le nombre de trois cent soixante- cinq ou trois cent soixante-six jours, les mois de ce calendrier n’étant chacun que de trente jours.
- (Géométrie) Dont la somme vaut un angle droit.
- Angles complémentaires.
- (Physique) Dont la réunion forme la couleur blanche.
- Couleurs complémentaires.
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chère
?- Personne considérée chère, qui est tenu avec une affectueuse haute estime ou, par ironie, à qui est adressé une forme de dédain.
- Aicard et Mendès, s’esclaffant devant une glace, rectifiaient le désordre de leurs chevelures, ainsi que deux filles de maison publique, après le départ du client : « Ah ! ma chère, ce qu’on a pu rigoler ! » — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux, Grasset, 1914, réédition Le Livre de Poche, page 86)
- Oui, ma chère, et le rapt est bel et bien consommé, répondit Eugénie. — (Alexand Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, C. Lévy, 1889 → lire en ligne)
- (Vieilli) Visage.
- Voulant cacher ma honte et sa colère, Elle couvrit son front d’une meilleure chère. — (Mathurin Régnier, Élégies, IV)
- (Vieilli) Bon accueil, réception caressante.
- Il ne sait quelle chère lui faire, il ne sait comment il doit le recevoir.
- Ne sachant quelle chère me faire. — (Marquise de Sévigné, 291.)
- À qui la mère pour ne se découvrir fait plus mauvaise chère. — (Mathurin Régnier, Satires, II)
- S’il y avait auprès de vous une personne bien faite, qui vous fît bonne chère. — (Vincent Voiture, Lett. 187)
- Il [Johnson] ne faisait pas meilleure chère aux Américains qu’il souhaitait de voir pendre. Jamais patriote ne fut plus violent. — (Julien Green, Samuel Johnson, dans Suite anglaise, 1972, Le Livre de Poche, page 26)
- Tout ce qui regarde la quantité, la qualité, la délicatesse des mets et la manière de les apprêter.
- Ce respect de la chère et de ceux qui s’y adonnent, Guy le tient de Marie-Léonie Savoy. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 50)
- Et ce pauvre hère, ragaillardi lui aussi par le thé et la bonne chère, traduit alors la reconnaissance de son estomac repu par un concert qui porte la satisfaction générale à son comble. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 32)
- Jamais encore je n’avais voyagé dans des conditions si fastueuses. En wagon spécial ou dans les meilleures autos, toujours les meilleures chambres dans les meilleurs hôtels, la chère la plus abondante et la mieux choisie. — (André Gide, Retouches à mon « Retour de l’U.R.S.S. », 1937)
- Une bécasse, c’est chère de prince ; et c’était pour se la réserver que les chasseurs avaient obtenu l’arrêté de prohibition ! — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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betteravière
?- Féminin singulier de betteravier.
- Une coopérative betteravière avait une problématique de sable : lors de chaque campagne betteravière (à l'automne), elle devait gérer un déchet problématique, le sable issu du lavage des betteraves (10 à 12000 t). — (Vincent Aurez & Laurent Georgeault, Économie circulaire: Système économique et finitude des ressources, De Boeck Superieur, 2019, page 122)
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brumaire
?- Le second mois du calendrier républicain ; il allait du 23 octobre au 21 novembre.
- Trois semaines plus tard, le 4 brumaire an IV (26 décembre 1795), la Convention nationale tint sa dernière séance et se sépara aux cris prolongés de Vive la République. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Sous le code de brumaire an IV, cette institution s’appelait le jury d’accusation par opposition au jury de jugement. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
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congère
?- (Météorologie) Amas de neige de plus ou moins grande ampleur qui se forme par l’action du vent.
- Le blizzard est complétement déchaîné et la neige tombe si vite et si dru que les bâtiments ont l'air de fantômes. Des congères commencent déjà à se former devant les devantures des magasins de Main Street. — (Stephen King, La Tempête du siècle, traduit de l'américain par William Olivier Desmond, Éditions Albin Michel, 1999, partie 2, acte 1, §. 1)
- Ils marchèrent pendant une demi-heure, jusqu’au moment où, juste sur leur gauche, une congère se mit soudain à bouger. — (Shannon Hale, Animal Tatoo : La cité de glace, 2015)
- Comme on avait mis du temps à se décider, le grand déménagement eut lieu en décembre par un dimanche infernal, neige & congères au rendez-vous. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 492).
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armillaire
?- (Astronomie) Il n’est usité que dans la locution sphère armillaire.
- Sphère armillaire : Dispositif rond et mobile, composé de divers anneaux ou cercles qui représentent ceux que les astronomes anciens imaginaient dans le ciel.
- (Par extension)
- Dans sa Divine Comédie, Dante a peut-être eu quelque légère intuition de ces sphères qui commencent dans le monde des douleurs et s’élèvent par un mouvement armillaire jusque dans les cieux. — (Honoré de Balzac, Louis Lambert, 1832)
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matière
?- Ce qui a de la masse et occupe de l’espace.
- Le jus contient, en outre du principe sucré, une foule de matières étrangères dont quelques-unes sont susceptibles de fermenter et d'altérer le sucre. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 125)
- J’ai vu, dans ma longue carrière d’ingénieur acousticien, bien des matières excellentes conductrices du son, mais jamais je n’en rencontrerai une seule comparable, même de loin, à celle dont sont pétris les murs de l’hôtel Terminus à Marseille. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895)
- Ce n’est pas parce qu’une matière a telle ou telle disposition qu’elle est unie à telle forme ; c’est l’inverse qui est vrai : pour que la forme soit telle, il importe que la matière soit optimalement disposée. — (François-Xavier Putallaz, Le sens de la réflexion chez Thomas d’Aquin, J. Vrin, 1991, page 67)
- Ce dont une chose est faite.
- D'après MM. Pelletier et Caventou, le carmin est un composé de la matière colorante de la cochenille, d’une matière animale qui y est également renfermée, et des éléments du sel qu’on y ajoute pour en déterminer la précipitation. — (Dictionnaire des arts et manufactures, tome A-F, Paris, L. Mathias, 1845, page 617)
- Matières d’or et d’argent, Les espèces fondues, les lingots et les barres employés pour la fabrication des monnaies.
- (Philosophie) Substance étendue, divisible et susceptible de recevoir toute sorte de formes.
- Nous pourrions leur répondre que la matière dont parlent les matérialistes, matière spontanément. éternellement mobile, active, productive, matière chimiquement ou organiquement déterminée, et manifestée par les propriétés ou les forces mécaniques, physiques, animales et intelligentes qui lui sont foncièrement inhérentes, que cette matière n'a rien de commun avec la vile matière des idéalistes. Cette dernière, produit de leur fausse abstraction, est effectivement un être stupide, inanimé, immobile, incapable de produire la moindre des choses, un caput mortuum, une vilaine imagination opposée à cette belle imagination qu'ils appellent Dieu, l'Être suprême vis-à-vis duquel la matière, leur matière à eux, dépouillée par eux-mêmes de tout ce qui en constitue la nature réelle, représente nécessairement le suprême Néant. — (Mikhaïl Bakounine, Dieu et l'État, Dieu et l'État en ligne, paragraphe 3 du premier chapitre.)
- (Art) Qualité des éléments matériels qui entrent dans la réalisation d’une œuvre d’art.
- Cette statue, ce meuble est d’une belle matière.
- (Sens figuré) Sujet sur lequel on écrit, on parle.
- Traiter à fond, approfondir, épuiser une matière.
- La conversation a roulé sur toute sorte de matières.
- Il avait essayé de consoler Rambert en lui faisant remarquer qu’il pouvait trouver à Oran la matière d’un reportage intéressant, et qu’il n’était pas d’événement, tout bien considéré, qui n’eût son bon côté. — (Albert Camus, La Peste, 1947)
- (Éducation) Sujet enseigné dans un cadre d’un cours.
- La géographie et le sport sont deux matières enseignées au lycée.
- (Spécialement) Quelques-unes des parties qui composent la science du droit.
- Matière féodale. On l’emploie le plus souvent au pluriel.
- Les matières commerciales lui sont très familières.
- La matière d’un crime, d’un délit, Ce qui constitue un crime, un délit.
- (Éducation) (Vieilli) Sujet qu’on propose à des élèves pour le mettre en narration, en discours, en vers.
- Matière à mettre en vers latins.
- (Médecine) (Désuet) Substances évacuées par le haut ou par le bas, c’est-à-dire par l’anus ou la bouche.
- Matière des vomissements.
- Matière fécale.
- — Vos hommes ont la diarrhée, à ce que je constate.— Quelques-uns, monsieur le Ministre, précisément ceux qui font usage des water-closets de nuit. Mais je crois pouvoir affirmer qu’aux water-closets de jour la consistance des matières est en général excellente. — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 128-129)
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célérifère
?- (Vieilli) (Désuet) Qualifiait une voiture publique qui transportait très vite. [1]
- Une voiture célérifère.
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fossilifère
?- Qui recèle des fossiles.
- Superposition et succession chronologique des couches fossilifères. — (Camille Flammarion, Le Monde avant la création de l’homme, Cambridge University Press, Cambridge, 2014 (ré-édition de 1886))
- Les grès à Woltzia […] forment dans leur niveau inférieur des bancs compacts et fossilifères où « les couches gréseuses alternent avec des argiles diversement nuancées » […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 12)
- La plupart des gisements d’ambre ont été trouvés en Amérique du Nord et en Eurasie, et seuls quelques rares ambres non fossilifères étaient connus pour le Gondwana. — (L’ambre dévoile la biodiversité fossile d’une forêt éthiopienne du Crétacé, 13 avril 2010)
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considère
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de considérer.
- Aujourd'hui je me considère consubstantiellement plus arrageois que les Arrageois mêmes, mais Arrageois cosmopolite, c’est-à-dire enclin à l’essaimement comme poussière d’oiseuses, comme poudre d'or égrenée au peson de Quentin Metsys. — (Michèle Gally, La Trace médiévale et les écrivains d’aujourd'hui, 2000)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de considérer.
- Par contraste, l’approche de la typologie partielle ne considère que des parties de la morphologie, par exemple la flexion verbale ou la flexion nominale, et à l’intérieur de celles-ci le nombre, le genre, etc. — (Marianne Kilani-Schoch & Wolfgang U. Dressler, Morphologie naturelle et flexion du verbe français, Gunter Narr Verlag, 2005, page 113)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de considérer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de considérer.
- Le rôle du beau-parent est particulièrement délicat : on attend de lui qu’il considère son « bel-enfant » comme s’il était le sien, et pourtant, il ne doit pas marcher sur les plates-bandes du parent absent. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 34)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de considérer.
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disciplinaire
?- Qui concerne la discipline.
- Mesure disciplinaire.
- S'ils se présentent comme des instruments libéraux, respectueux de l'autonomie des acteurs et de leurs initiatives, ces instruments font l'objet d’analyses critiques qui en soulignent les effets disciplinaires. — (Thomas FRINAULT, Christian LE BART, Érik NEVEU, Nouvelle sociologie politique de la France, Armand Colin, « Collection U », 2021.)
- (Militaire) Qualifie une peine appliquée aux membres d’un corps pour une faute contre la discipline.
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ancillaire
?- Qui a rapport aux servantes.
- Ces pittoresques études de géographie linguistique et de camaraderie ancillaire se poursuivirent chaque semaine dans la cuisine, sans que j'y prisse aucun plaisir. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe II, 1921)
- On voit que la moralité des armateurs et des gros négociants n’était pas toujours irréprochable et que l’amour ancillaire avait, à Saint-Malo, de chauds pratiquants. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 110)
- Les relations qu'elle possédait dans le grand monde lui en faisaient connaître les dessous, et grâce à des complicités ancillaires, il ne lui était pas difficile de se procurer des lettres compromettantes pour s'en servir à son avantage. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Affaire Bardouillet, 1935)
- En effet, si le jeune homme du peuple trouve à nouer, dès l’adolescence, des relations sexuelles avec les filles de son milieu, le jeune bourgeois se trouve presque condamné à l’initiation par une prostituée, puis à la pratique de l’amour vénal ou ancillaire. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- — Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, je veux pas le paumer à cause d’une bévue ancillaire.— Une quoi ?— Une connerie de ta bonniche ! — (Michel Audiard, Le cave se rebiffe, 1961)
- D’où la proposition d’une primaire : parce qu’on ne peut pas délégitimer la gauche de rupture et la repousser dans une position ancillaire, autant la noyer dans un processus «unitaire» qui dissimulerait toute divergence programmatique. — (Collectif, « Primaire de toute la «gauche» : une fausse bonne idée », Libération, 23 décembre 2021 → lire en ligne)
- (Vieilli) (Chimie) Annexe.
- on nommoit opérations ancillaires toutes celles qui n’étoient en quelque ſorte que préparatoires, diſpoſantes, & qu'on confioit à des ſerviteurs, à des apprentifs. — (Encyclopédie Méthodique, tome second.)
- (Médecine) Annexe, qui est nichée dans une autre étude, en parlant d’une étude clinique, greffée sur le protocole d’une autre étude.
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chicanière
?- Chicaneuse.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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mère
?- Femme qui a donné naissance à au moins un enfant.
- Mais comment, cependant, ne pas consacrer au moins un mot à cette admirable pouponnière, à cette garderie, à ces parcs à bébés où les jeunes mères déposent leurs petits, qu’elles viennent, à intervalles réguliers, allaiter avec des précautions de propreté, une incessante éducation d’hygiène dont je m’émerveille ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Quelque mois après les élections, suivant l’un de ses fils, précédant l’autre, s’éteignait notre mère, ma mère vénérée, ma mère dont le portrait emplit la pièce où je travaille, ma mère dont le regard, vivant sur la toile, enveloppe encore son enfant préféré. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Dès que leurs enfants pourraient s’y aventurer, […], les mères les sermonnent à grosse voix : « Ne va jamais là tout seul, sais-tu : la bête à crochets te mangerait ». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il n'y a pas encore très longtemps, les mères donnaient le jour à leurs enfants à leur domicile, et l'on décédait chez soi ou chez ses enfants. — (Gérard-François Dumont, avec la collaboration de Pierre Chaunu, Jean Legrand & Alfred Sauvy, La France ridée : les conditions du renouveau, nouvelle édition, Hachette, 1986)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Femme qui a pris le rôle et la responsabilité maternelle dans la vie d’un enfant.
- Une mère adoptive.
- Femelle d'un animal, lorsqu’elle a un ou plusieurs petits.
- La mère de ce poulain a gagné de nombreux concours.
- Un faon qui suit sa mère.
- Hôtesse d’une auberge qui recevait des compagnons, dans la tradition du compagnonnage.
- Il est compagnon du devoir, il a une grande canne avec de longs rubans, et il m’emmène quelquefois chez la Mère des menuisiers. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Nine, c’est un peu comme la mère de ce compagnonnage, où les loups sourient aux dévorants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- Comme il était alors d’usage, c’est une mère des compagnons qui gouvernait toute la maison.Celle-là était la jeune veuve d’un ferronnier, qui était tombé d’un clocher dont il venait de poser la croix. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, Le Livre de Poche, page 39)
- (Sens figuré) Environnement ou lieu où une chose a commencé, ou bien source, origine.
- Verser le sang pour la mère patrie (c’est-à-dire le pays où l’on est né)
- Ignorance est mère de tous les maux. — (Rabelais, Cinquième livre,)
- (Religion) Religieuse qui dirige un couvent.
- La mère abbesse sera absente pour la semaine.
- La mère supérieure charitable que fut Mère Teresa a été canonisée.
- Vous deviez, ma mère, surveiller plus étroitement les novices.
- Restauratrice, cheffe cuisinière.
- Des célèbres mères lyonnaises, nulle ne fut plus connue que la Mère Brazier, première femme qui a obtenu trois étoiles au Guide Michelin en 1933.
- (Familier) Femme âgée. — Note : se dit parfois de façon ironique, et souvent précède le nom de cette femme.
- La mère Malard, branlant son bonnet noir, en a avalé les « Ave Maria » qu’elle bavotte à mi-voix, au long des heures, pour la conversion des pécheurs. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 20)
- (Familier) Interpellation familière adressée par un homme à une femme d'un certain âge, notamment par l'époux à son épouse.
- — Vous lavez bien tard, la mère, lui demanda brusquement Marsillat, qui s’était approché d’elle assez près, mais qui ne pouvait réussir à distinguer ses traits. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- — Allons, la mère, allons voir s’il y a encore de la soupe ; moi j’en mangerai bien une potée. — (Guy de Maupassant, Histoire d’une fille de ferme, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 122)
- Levure de première fermentation, levure d’origine.
- Une mère de kéfir, un levain mère.
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cirière
?- (Vieilli) Celle qui travaille en cire, qui fait et vend toutes sortes de cierges et de bougies.
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Cirière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
- Les femmes sont également cirières et employées aux diverses manipulations qui aboutissent à la fabrication de cire à cacheter, boutonnières, employées à la vente des bouchons, émailleuses et ouvrières pour perles fausses ; l’industrie des fleurs artificielles en occupe un très grand nombre. — (Léon Abensour, La Femme et le Féminisme avant la Révolution, Éditions Ernest Leroux, Paris, 1923, page 191-192)
- À l’inverse de la veuve Cachet, l’héritage de la veuve Bournier l’obligeait presque à continuer en tant que maîtresse cirière. — (Janine Lanza, « Les veuves dans les corporations parisiennes au xviiie siècle », dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, 2009, page 92-122 [texte intégral])
- (Zoologie) (Par ellipse) Abeille qui fabrique la cire utilisée pour construire les alvéoles.
- Nous les appellerons Abeilles nourrices ou petites abeilles, par opposition à celles dont l’abdomen peut se dilater et-qui méritent le nom de cirières. (…) Dans une de ces épreuves, nous peignîmes de couleurs différentes celles de l’une et de l’autre classe pour observer leur conduite, et nous ne les vîmes point changer de rôle. Dans un autre essai, nous donnâmes aux Abeilles d’une ruche du couvain et du pollen ; nous vîmes aussitôt les petites Abeilles s’occuper de la nourriture des larves, tandis que celles de la classe cirière n’en prirent aucun soin. Lorsque les ruches sont approvisionnées en alvéoles vides, les Abeilles cirières dégorgent leur miel dans ces magasins et ne font point de cire ; mais si elles n'ont point d'alvéoles pour l'y déposer, ou si la reine né trouve pas des cellules faites pour y pondre ses œufs, les cirières retiennent dans leur estomac le miel qu’elles ont amassé, et au bout de vingt-quatre heures la cire leur suinte entre les anneaux du ventre. Alors commence le travail des alvéoles.(…) On ne voit les cirières se montrer aux portes de la ruche avec de gros ventres que lorsque la campagne fournit une abondante récolte de miel ; et elles ne se servent du contenu de leur estomac pour élaborer de la cire que lorsque la ruche n'est pas remplie de gâteaux. Dans le cas contraire, elles dégorgent leur récolte dans les magasins. — (F. Huber, Origine de la cire, La Science élémentaire, lectures pour toutes les écoles, C. Delagrave (Paris), 1882)
- Les cirières, pour y construire, dans les deux heures qui suivent, un gâteau d’alvéoles gros comme deux mains jointes où, en toute éventualité, la reine puisse se cacher et même y pondre tout de suite des œufs qui seront l’espoir de la collectivité. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 283)
- La boulette qui résulte de cette opération passe ensuite de cirière en cirière avant de parvenir aux abeilles chargées de la construction des alvéoles. — (Les Cirières travaillent sans relache… sur Le blog de Ong-Mat, 10 juillet 2010)
- (Par extension) (Art plastique) Artiste qui travaille la cire.
- Toutefois, cette configuration rationnelle, valorisant l’ordonnance est contrecarrée par d’imperceptibles débordements qui démontrent l’affectivité de la cirière en pleine production d’images. — (Sylvie Ollivier, La cirière de l’image / Irene F. Whittome, Galerie Samuel Lallouz, Montréal. Du 6 juin au 22 août 1992, p. 21)
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appert
?- (Vieilli) (Littéraire) Variante orthographique de apert.
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commendataire
?- (Histoire) Qui possédait un bénéfice en commende.
- On appelle de ce nom en Jurisprudence un ecclésiastique séculier qui est pourvu par le pape à titre de commende d’un bénéfice régulier, tel qu’une abbaye ou un prieuré, avec le droit de profiter des fruits du bénéfice tant qu’il en sera possesseur. La qualité de commendataire est opposée à celle de titulaire. […] Il y a des abbés et des prieurs commendataires. […] Le concile d’Aix tenu en 1585, veut que les bénéficiers commendataires tiennent un milieu entre la vie des réguliers et celle des ecclésiastiques séculiers, tant dans leur vêtement que dans leur nourriture et leurs meubles : il veut qu’ils portent la tonsure plus grande que les séculiers ; qu’ils fassent attention que l’administration des biens des monastères ne leur a pas été confiée pour vivre dans le luxe, dans la prodigalité, ni pour enrichir leurs familles ; mais pour en faire un pieux usage, comme d’un bien dont ils n’ont pas la propriété, et dont ils doivent rendre compte à Dieu. — (Biblioth. canon. au mot abbé, cité dans Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome 8, page 607-608, 1773, 3e édition)
- Quelques cas dérogatoires et temporaires ont existé d’attribution d’un commendite à une personne qui devait rentrer dans les ordres et retardait son ordination.
- Tous ces bénéficiers d’occasion prenaient ordinairement la prêtrise dans l’année de leur nomination ; c’était plus gênant que les abbayes commendataires de France avant la révolution, dont plusieurs titulaires étaient colonels, comme le chevalier de Boufflers, qui commandait à la fois à des moines et à des dragons. — (Anonyme, Le Clergé en Espagne, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
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dédicataire
?- Personne à qui est dédiée une œuvre, ou saint(e) à qui est est dédiée une église.
- […] les initiales de vers renvoient alors à un nom, souvent celui du dédicataire. — (Hélène Sabatier, Littérature 1re, 2007, manuel scolaire)
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belvédère
?- (Architecture) Espèce de pavillon ou de terrasse construite au haut d’un édifice ou sur quelque élévation et d’où l’on découvre au loin.
- Du haut de son belvédère, l’ogre contemplait cet immense abattage. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- Le 29 avril, j’ai installé un second poste d’ozonoscopie à la rampe de notre belvédère, à 20 mètres au-dessus du poste établi dans l’abri des thermomètres qui servent aux observations météorologiques. — (P. Bruno, L’ozone et la prévisions du temps, dans Ciel et Terre, vol. 14, page 207, 1894)
- Aussi les paysagistes sont-ils présents pour apporter la touche finale à la route par la végétalisation des talus et des belvédères, assurant ainsi la cicatrisation des emprises routières. — (Topo-guide de Grande Randonnée : L'Île de la Réunion, Fédération française de la randonnée pédestre, 2011)
- (Botanique) Ancien nom vernaculaire de la linaire commune, appelée aussi belle-à-voir (Linaria vulgaris).
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- arêtiere
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douairière
?- (Vieilli) Qui jouissait d’un douaire, étant veuve (en parlant de personnes d’un rang distingué).
- La duchesse douairière.
- Mais, entêté que tu es, quand je te dis que M. de Buckingham a loué toutes les maisons qui entourent celle où doit descendre Sa Majesté la reine douairière d’Angleterre et la princesse sa fille. — (Alexandre Dumas, Le Vicomte de Bragelonne, 1847, Michel Lévy frères, page 243)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.