Dictionnaire des rimes
Les rimes en : catholicisme
Que signifie "catholicisme" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Religion) Ensemble des dogmes, institutions et préceptes de l’Église catholique romaine.
- Si leur foi eût été moins superstitieuse et moins puérile, si leurs doctrines eussent été moins imperméables à la raison, ce catholicisme éternel, je verrais dans les hommes que je viens de citer les maîtres les plus dignes de toucher avec des mains pieuses l’âme délicate de la jeunesse. — (Alphonse de Lamartine, Les Confidences)
- A. Comte avait fabriqué une caricature du catholicisme, dans laquelle il n’avait conservé que la défroque administrative, policière et hiérarchique de cette Église […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, p. 194)
- La Conspiration des Poudres consomma pour longtemps la ruine du catholicisme en Angleterre. Le papisme devint lié, dans les esprits, à de sombres images de complot contre la sûreté de l’État, […]. — (André Maurois, Histoire d'Angleterre, Fayard, 1937, p.392)
- Catholiques convaincus pour le plupart ou […] devenus, redevenus catholiques à l’âge des rhumatismes, ils confondaient de fort bonne foi catholicisme et cléricalisme. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 79)
- Ils avancent qu'en France on a très violemment critiqué le catholicisme, en particulier au XIXe et au début du XXe siècle, et que ce combat n'était pas de la « christianophobie », mais simplement une volonté de défendre un État laïc, au nom de l'universalisme républicain. — (Michel Prum, Race et corps dans l'aire anglophone, L'Harmattan, 2008, p.15)
- Finalement, les Hommen sont le symptôme d’un catholicisme identitaire (PORTIER, 2012), devenant hégémonique au sein du catholicisme français tout en se percevant de plus en plus « exculturé » au sein de la société française. — (Josselin Tricou, « Entre masque et travestissement : Résistances des catholiques aux mutations de genre en France: le cas des "Hommen" », dans la revue Estudos de Religião, vol. 30, no 1, jan.-avr. 2016, p. 71)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "catholicisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
-
dodécaphonisme
?- (Musique) Technique de composition musicale sur les douze sons de la gamme chromatique, c’est-à-dire les douze notes contenues à l’intérieur d’une octave.
- Le dodécaphonisme a été mis au point par les compositeurs Arnold Schoenberg et Josef Matthias Hauer.
- (Musique) Style musical qui est issu de cette technique de composition.
- Pour eux, le dodécaphonisme n’est autre que le dernier développement du monde musical qui appartient entièrement au passé et qu’ils refusent. — (Enrico Fubini, Les Philosophes et la musique, Volume 1, 1983)
-
anachronisme
?- Faute contre la chronologie.
- Et puis on découvrit — ce dont on aurait pu se douter à l’avance — que le rétablissement de la royauté, à la Henri V, c’est-à-dire avec son cortège d’idées désuètes et de principes périmés, était un anachronisme que la France de 1873 ne supporterait pas un instant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Par extension) Toute erreur qui consiste à attribuer des usages, des idées, etc., aux hommes d’une époque où ces idées, ces usages n’étaient pas encore connus ou en pratique.
- La Gaule était divisée en une multitude de petits états indépendants, […]. Chacun alors songeait à soi, à sa tribu ; et nous dirions volontiers, si nous ne craignions pas de commettre un anachronisme, que l’amour de la patrie était de l’intérêt de clocher. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, 1861, page 29)
- Il existe beaucoup d’autres noëls, il en est un originaire des environs de Gérardmer, où il est dit que les rois Mages se voyant menacés par le berger Robin, tirèrent… leurs pistolets ! — Pas mal comme anachronisme ! — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Il s’agit de l’anachronisme. Ce péché contre l’intelligence du passé consiste, à partir de nos certitudes du présent, à plaquer sur les personnages d’autrefois un jugement rétrospectif d’autant plus péremptoire qu’il est irresponsable. — (Collectif, Déboulonnage des statues : « L’anachronisme est un péché contre l’intelligence du passé », Le Monde. Mis en ligne le 24 juin 2020)
- (Par extension) Usage propre à une époque révolue.
- Comment se fait-il, citoyen Proudhon, que vous, l’éclaireur avancé de la Révolution et de l’avenir, vous vous soyez rendu coupable de cet anachronisme : Vive l'empereur ! — (Jean-Claude Colfavru, Ne criez pas Vive l’empereur, dans Les Veillées du Peuple, n° 2, mars 1850, page 85)
- Ce qui est digne d'une période révolue.
- Quoi qu’il en soit, l’Empire chérifien, sous sa forme actuelle, est un anachronisme condamné à disparaître. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 13)
-
affairisme
?- Activité, comportement des affairistes.
- À l’image de plusieurs de nos départements ministériels, c’est le copinage et l’affairisme qui sont la règle.
- Doctrine philosophique qui consiste à tout assujettir à l'argent sans scrupule.
- Notre pays est aujourd’hui devenu une exception européenne avec une extrême droite installée au centre du débat public au point de se préparer à la conquête du pouvoir, une droite en décomposition morale, frappée d’égarement idéologique et d’affairisme financier, et une gauche en capilotade, divisée plus que jamais, égarée plus encore. — (Edwy Plenel, Pour les musulmans, La Découverte, Paris, 2014, p. 25.)
-
noctambulisme
?- (Médecine) (Vieilli) Fait de marcher en dormant sans en garder le souvenir.
- (Par extension) Manière d’être, habitude de celui qui est noctambule.
- Un goût comique du noctambulisme anime toutes sorte de fêtards départementaux qui rêvent de Montmartre […] — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cela reste inséparable pour moi du temps où j’aimais avec passion la danse, commençais d’être anglomane, pratiquais furieusement le noctambulisme ; c’est-à-dire peu après la guerre, à cette mémorable époque des surprise-parties qui n’est pas près d’être oubliée par ceux qui l’ont vécue, je crois. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 157)
- De même que l’érotisme est absent des plages où tout le monde est nu, le noctambulisme avait les jambes coupées sur ces promenades où l’on pouvait croiser, au-delà de minuit, des nourrissons vêtus comme des infantes. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 108)
-
parachutisme
?- Sport consistant à se larguer d’un aéronef (avion, hélicoptère, montgolfière, …) avec un parachute et parfois d’autres accessoires d’une hauteur qui peut être de 1 000 à 4 000 mètres du sol.
- Le parachutisme naît le 22 octobre 1797, lors du saut de Garnerin au-dessus du parc Monceau à Paris d’une montgolfière.
-
égotisme
?- Étude sans complaisance qu’un écrivain fait de lui-même, de son physique et de son caractère, de sa personnalité ; tendance, disposition à parler de soi-même.
- On peut reprocher de l'égotisme à la forme que j'ai adoptée. On permet à un voyageur de dire : « J’étais à New-York, de là je m’embarquai pour L'Amérique du sud, je remontai jusqu’à Santa-Fé-de-Bogota. Les cousins et les moustiques me désolèrent pendant la route, et je fus privé, pendant trois jours, de l’usage de l’œil droit. » On n’accuse point ce voyageur d’aimer à parler de soi ; on lui pardonne tous ces je et tous ces moi, parce que c’est la manière la plus claire et la plus intéressante de raconter ce qu’il a vu. — (Stendhal, De l'Amour, 1re préface de 1826,)
- Moi, j’ai un heureux naturel, – que l’on me pardonne si je fais un abus de l’égotisme dans ce récit, car il est rare que la personnalité d’un auteur ne se mêle pas à ce qu’il raconte – voir Hugo, Dumas, Lamartine et tant d’autres. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Jouissance raffinée de sa propre personne ; culte du moi, intérêt excessif accordé à sa propre personnalité, au développement de celle-ci.
-
argotisme
?- Mot, tournure, expression propre à l’argot.
- Si l’on ne connaît pas le mot dialectal ou français régional, le mot fait figure de pur argotisme. — (Centre de philologie et de littératures romanes de l’Université de Strasbourg: Travaux de linguistique et de littérature, volume 15, 1977)
-
apolitisme
?- (Politique) Absence d’engagement politique.
- On a trop tendance a concevoir l’apolitisme comme un manque, l'effet d'un délitement, d'un déficit accidentel ou structurel de la démocratie gestionnaire, fonctionnaire, consensuelle. — (Alain Brossat, La Paix barbare, 2001)
- Comme l’explique Gilbert Collard, celle-ci a pour but de « défendre l’indépendance et l’apolitisme de la justice. » — (Mur des cons : Collard passe à l’action », LePoint.fr, 1er mai 2013)
- L’apolitisme du mouvement se doublait d’un antipolitisme, où les conflits personnels se mêlaient aux considérations tactiques. — (Mots, n° 8, 1984, page 29)
- Doctrine préconisant au citoyen de ne pas exercer son droit civique.
-
euphuisme
?- (Littérature) Style précieux qui était à la mode en Angleterre à la cour d’Élisabeth Ire.
- Le faux esprit régnait alors presque partout, – en Angleterre en Italie, en Espagne, en France, – sous différents noms. En Italie, c’étaient les concetti, ou le Marinisme ; en Espagne, les conceptos, ou agudezas (les pointes), ou le Gongorisme, ou le cultisme ; en Angleterre, l’euphuïsme ; en France, l’esprit précieux. — (Émile Deschanel, Boileau, Charles Perrault, Calmann Lévy, 1888, p. 140)
- (Par extension) (Littéraire) Style affecté.
- Plût à Dieu ! madame, nous ne serions pas obligés, quelques beaux esprits de mes amis et moi, de réveiller dans cette pauvre France, engourdie aux bas-fonds de la vulgarité roturière, la politesse des siècles monarchiques et chrétiens, la prudhomie du goût, les grâces de l’euphuisme et les allures fringantes du style gentilhomme. — (Hippolyte Rigault, Conversations littéraires et morales, Charpentier, 1859, p. 260)
- Ces mots s’appellent les uns les autres, éveillés par la consonance, et, sur ces sonorités, ils rebondissent en se multipliant. Ce sont les arabesques de style, les préciosités, les mignardises, l’euphuisme des époques entêtées de recherches. — (Gustave Larroumet, Petits Portraits et Notes d’Art, 1re série, Hachette, 1897, p. 285)
-
essentialisme
?- (Philosophie) Doctrine qui s’attache à l’étude de l’essence.
- (Biologie) Conception selon laquelle les diverses espèces animales et végétales diffèrent entre elles par essence, ce qui implique la reconnaissance de la discontinuité du vivant.
- (Par extension) Conception selon laquelle les diverses ethnies et leurs identités socioculturelles diffèreraient entre elles par essence.
- (Sociologie) Conception selon laquelle, en raison d'un déterminisme biologique, les hommes et les femmes ont par nature des caractéristiques, des aptitudes, des rôles sociaux distincts et immuables.
- Les analyses féministes ont largement critiqué l’essentialisme car il favorise l’émergence de discours enfermant les femmes dans leurs corps (dans leurs caractéristiques anatomiques, biologiques et dans leur fonction reproductrice) — (Lorena Parini, Essentialisme, anti-essentialisme et féminisme, 2007 → lire en ligne)
- Sur la question du féminisme, le différentialisme revient à un essentialisme, puisqu'il insiste sur des différences de nature (d'essence) entre hommes et femmes.— (Féminisme différentialiste → lire en ligne)
-
italianisme
?- (Linguistique) Tour, mot ou usage propres à la langue italienne transposés dans une autre langue.
- Un compte chypriote de 1367 offre l’exemple d’un français truffé d’italianismes et parsemé de mots empruntés au grec. — (Mille ans de langue française, Perrin, 2007)
- La mode des hispanismes, qui était venue, dans les années 1620-1630, équilibrer tant soit peu les anciens « italianismes », est la dernière grande vague d’emprunts à l'étranger, avant les anglicismes de la fin du XVIIIe siècle. — (Mille ans de langue française, Perrin, 2007)
- Trop plus, trop mieux, le plus de temps sont des italianismes (traductions de troppo più, troppo meglio et il più del tempo) que l’on trouve dans les traductions de Jacques Amyot (1513-1593).
- Il y a de nombreux italianismes chez les poètes français du XVIe siècle.
- (Architecture, Art) Goût pour ce qui vient d’Italie.
- L’italianisme, dont le marbre faisait partie essentielle, connut sa plus grande expansion de 1670 à 1680. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 91)
- (Musique) Façon d’écrire la musique caractéristique de ce qui se fait en Italie.
- Sa production [de Prætorius], impressionnante, presque entièrement consacrée à la musique sacrée, tente de concilier l’aspect savant et rigoureux, très allemand, et des accents d’italianisme […]. — (Le Devoir, 21 décembre 2007)
-
bigotisme
?- Caractère du bigot.
- Cadogan faisait agir les prédicants, et remuait par leur moyen les passions du bigotisme protestant. — (Saint-Simon, 496, 255)
- Elle ajoutait à la pruderie le bigotisme, doublure assortie. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
-
économisme
?- Focalisation, dans une science humaine, sur les seuls aspects économiques d’une théorie, d’un concept, d’une politique.
- L’économisme triomphant encourage l’oubli de cette réalité, ce qui se traduit entre autres par une haine de la taxation et un mépris du pauvre, qui serait seul responsable de son sort et phagocyterait les richesses produites par d’autres. — (David Robichaud et Patrick Turmel, La juste part, Atelier 10, Montréal, 2012, page 10)
- (Économie) Réduction de l’action politique et sociale à la seule sphère économique.
- On sait aujourd’hui que, dans la première phase de la lutte nationale, le colonialisme essaie de désamorcer la revendication nationale en faisant de l’économisme. Dès les premières revendications le colonialisme feint la compréhension en reconnaissant avec une humilité ostentatoire que le territoire souffre d’un sous-développement grave qui nécessite un effort économique et social important. — (Frantz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961. p. 198.)
-
annexionnisme
?- Théorie politique qui préconise l’annexion d’autres territoires.
- L’annexionnisme constitua une sorte de voie intermédiaire, surtout à partir de 1846, qui alliait à la fois anti-colonialisme et volonté du maintien de l’esclavage. — (Elyette Benjamin-Labarthe, Éric Dubesset, Émancipations caribéennes: Histoire, mémoire, enjeux socio-économiques et politiques, 2010)
-
hippocratisme
?- (Médecine) Doctrine qui s’attache à l’imitation d’Hippocrate, donnant à cette imitation le sens particulier de suivre la nature, c’est-à-dire d’étudier les efforts spontanés qu’elle fait et les crises qu’elle produit.
- Il représente une fois de plus un essai de rationalisation de l’hippocratisme au regard des connaissances et des nouvelles méthodes de recherche. — (Sylvain Villaret, Naturisme et éducation corporelle (XIXe - milieu du XXe siècles), 2006)
-
étatisme
?- Doctrine qui préconise la concentration des organismes industriels, commerciaux, etc., entre les mains de l’État et qui exagère les droits de l’État au détriment de ceux de l’individu.
- Son développement fut, donc, une lutte incessante contre les forces de l’étatisme et celle du capitalisme. — (Georges Guezennec, La Yougoslavie autogestionnaire: bilan critique d’une époque prestigieuse, 1991)
-
hispanisme
?- (Linguistique) Locution propre à la langue espagnole, ou mot espagnol emprunté par une autre langue tel quel ou sous une forme adaptée.
- La mode des hispanismes, qui était venue, dans les années 1620-1630, équilibrer tant soit peu les anciens « italianismes », est la dernière grande vague d'emprunts à l'étranger, avant les anglicismes de la fin du XVIIIe siècle. — (Mille ans de langue française, Perrin, 2007)
- Étude de la culture de l'Espagne et de l'espace hispanique.
- Caractère propre à cette culture.
- épiphénoménisme
- mithracisme
-
éréthisme
?- (Médecine) Augmentation morbide de l’activité d’un organe.
- Dès qu’on le prononce devant lui, immédiatement une partie de ses cellules cérébrales entre en éréthisme. — (Yves Guyot, La Prostitution, 1882)
- Éréthisme mercuriel, symptômes induits par une intoxication au mercure — (Dr Michael Koller, Dr Claudia Pletscher, Dr Marcel Jost, Factsheet Mercure, SUVA. Mis en ligne le janvier 2013)
- (En particulier) (Médecine) Augmentation des bruits du cœur.
- (Sens figuré) Passion maladive à l’état d’exaltation.
- Personne ne pense tant aux plaisirs sexuels que ceux chez lesquels l’amour a été réprimé.(…). La nuit et le jour ces malheureux sont la proie de rêvasseries lubriques qu’accompagne un éréthisme pénible. — (Jean Marestant, « L'Éducation Sexuelle », Éditions de la Guerre Sociale, 1910)
- La grande faiblesse de l’enchantement marchand, c’est sa tendance irrépressible à la banalisation accélérée. Ses prodiges ne sont qu'éphémères, ses merveilles sans épaisseur. Il est donc obligé de compenser, par un éréthisme continuel et de plus en plus exacerbé des sensations chez les sujets à stupéfier, l’ennui et la déception qui dérivent comme une fatalité de ses produits, ou mieux sont contenus en eux comme leur composante essentielle. — (Joël Gayraud, La Peau de l’ombre, éditions José Corti, Paris, 2004, page 229)
- L’éréthisme de mon cœur est d’une extraordinaire brutalité. — (Éric Mortier, Et cueillir des fruits, éditions Edilivre, Paris, 2011, page 110)
-
barbiturisme
?- Toxicomanie aux barbituriques.
- Le barbiturisme a pu être assimilé à une toxicomanie bien que les effets et les conséquences de l’abus de ces drogues soient assez éloignés de ceux des véritables stupéfiants. — (Jean Delphaut, Les Hypnotiques, 1963)
-
fatalisme
?- Doctrine exposant que la situation et les événements (désagréables) sont à mettre au compte de la fatalité, ou de la volonté divine. Négation du libre arbitre.
- Bêtises, bêtises ! je voudrais bien que vous vous donnassiez la peine d’étudier le fatalisme, religion de l'empereur Napoléon. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- [À propos de] l’indiscrète manière d’attribuer à la providence les sottises ou les fautes des individus, et de trouver bien, les événements quels qu’ils soient, par le seul fait qu’ils sont accomplis, et par conséquent permis, ou voulus de Dieu. Ce charabia de piété mal entendue, en glorifiant tout abusivement, ressemble fort au fatalisme musulman. — (Amiel, Journal intime,1866)
- Claude Bernard explique très bien les deux termes : « Nous avons donné le nom de déterminisme à la cause prochaine ou déterminante des phénomènes. Nous n’agissons jamais sur l’essence des phénomènes de la nature, mais seulement sur leur déterminisme, et par cela seul que nous agissons sur lui, le déterminisme diffère du fatalisme sur lequel on ne saurait agir. Le fatalisme suppose la manifestation nécessaire d’un phénomène indépendant de ses conditions, tandis que le déterminisme est la condition nécessaire d’un phénomène dont la manifestation n’est pas forcée. Une fois que la recherche du déterminisme des phénomènes est posée comme le principe fondamental de la méthode expérimentale, il n’y a plus ni matérialisme, ni spiritualisme, ni matière brute, ni matière vivante ; il n’y a que des phénomènes dont il faut déterminer les conditions, c’est à dire les circonstances qui jouent par rapport à ces phénomènes le rôle de cause prochaine. » […] Comme le dit très bien Claude Bernard, du moment où nous pouvons agir, et où nous agissons sur le déterminisme des phénomènes, en modifiant les milieux par exemple, nous ne sommes pas des fatalistes. — (Émile Zola, Le Roman expérimental, 1880)
- (par extension) (Familier) Résignation devant le cours des choses, sur lequel on s’abstient d’agir.
- […] le fatalisme n’opposant aucune précaution contre la peste, ce terrible fléau y enlève très souvent une partie très considérable de la population. — (Adriano Balbi, La Population des deux mondes, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Et Yasmina essayait de le consoler, de lui inculquer son tranquille fatalisme.- Mektoub, disait-elle. Nous sommes tous sous la main de Dieu et tous nous mourrons, pour retourner à Lui… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Mais comment y parvenir, ajoutent-ils, considérant l’apathie formidable et le fatalisme de nos classes dirigeantes ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (par extension) Enchaînement fatal, inévitable, logique.
- Suis-je une brute inconsciente, livrée au despotisme de l’instinct, vouée au fatalisme de la perversité ? — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
-
évangélisme
?- (Christianisme) (Désuet) Synonyme de luthéranisme.
- (Christianisme) Courant dominant du protestantisme.
- C’est ainsi qu’en France, le mouvement précurseur du protestantisme était déjà appelé évangélisme ou biblianisme et Érasme a cherché, lui aussi, à caractériser la foi des « évangéliques » car l’appellation désignait les protestants en général. — (Guillermo Uribe, Les transformations du christianisme en Amérique latine - Des origines à nos jours, 2009)
-
fédéralisme
?- (Politique) Système politique ou social de groupement en un seul État de plusieurs États ou en une seule société de plusieurs sociétés.
- Les chiites voient dans le fédéralisme une protection contre le retour d’un pouvoir dictatorial centralisateur à Bagdad, comme celui de Saddam Hussein qui a favorisé les sunnites. — (Le Monde, 11 octobre 2006)
- Il va de soi que nous assistons à un dialogue de sourds. Entre la banalisation des vicissitudes du fédéralisme canadien et leur extrême dramatisation, il n’y a aucune discussion possible. — (Michel David, Le Devoir, 3 octobre 2006)
- Je pense que les péquistes, qui veulent diviser le pays, ne veulent pas que le fédéralisme fonctionne. Car si le fédéralisme fonctionne, il n’y a pas de raison que la population du Québec prenne le grand risque de la séparation. — (Stephen Harper, entrevue au Devoir, 27 septembre 2006)
- Le fédéralisme, modèle de répartition des pouvoirs appelé plus exactement régime fédéral (régime vient de regere, diriger et fédérer de foederar, rapprocher par une alliance, réunir), avec ce que ce mot comporte de relatif, de transitoire, comme le sont les gouvernements successifs, le fédéralisme, donc, devient l'objet principal du politique. — (Anne Légaré, « Le fédéralisme, une idéologie qui occule l'État », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, p. 106)
- (Canada) Option politique selon laquelle le Québec devrait rester au sein de la Confédération canadienne.
- Fédéralisme, néo-fédéralisme, quasi-fédéralisme, souveraineté-association, tout cela, finalement, au-delà de la satisfaction symbolique, n’est que technique de gestion. Mais que le Québec soit reconnu comme État français en Amérique du Nord, avec le français comme seule langue officielle, ça me paraissait un objectif essentiel sur le plan historique. — (Robert Bourassa, Gouverner le Québec, Montréal, Fides, 1995)
- Les historiens doivent sans doute éviter de faire la promotion d’une quelconque idéologie politique particulière. Ils doivent notamment éviter de faire dans leur classe la promotion du fédéralisme canadien ou de la souveraineté du Québec. — (Le Devoir, 28 septembre 2006)
- (Histoire) Pendant la Révolution, projet attribué aux Girondins de constituer la France en une fédération de ses départements.
-
janotisme
?- Construction fautive d’une phrase, maladroite et équivoque, via une dissociation interne des éléments significatifs. Grotesque, parfois surréaliste, ce type de construction est le plus souvent utilisé par plaisanterie. Des hyperbates et des ellipses, utilisées à outrance ou de manière inappropriée, peuvent notamment conduire à des janotismes.
- La phrase « Je viens chercher du bouillon pour ma mère qui est malade dans un petit pot. » peut être considérée comme un janotisme.
- Romain Gary a semé quelques janotismes dans son roman La Vie devant soi, dont: « des danseuses blanches sur le dos de chevaux en tutu » et « j’ai tué [...] une heure [...] en regardant des mecs jouer au foot à l’intérieur d’un bistrot ».
- On notera au passage un léger janotisme dans la formulation, qui laisse penser que l’auteure a la syntaxe aussi dure que la dent. — (Benoît Hopkin, « Un avis sur tout », Le Monde, 3 novembre 2015, p. 20)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.