Dictionnaire des rimes
Les rimes en : carpette
Que signifie "carpette" ?
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- Tapis mobile qui ne recouvre qu’une partie du parquet d’une chambre.
- Il était alors plus amoureux de moi que jamais. Il prenait mes carpettes pour tapis de prière et gerçait la peau de mon poignet à force de le baiser… — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 222)
- Elle ouvrit la fenêtre pour secouer la carpette où un infirmer avait laissé des traces de pas. — (Georges Simenon, Pietr-le-Letton, Fayard, 1931, réédition Le Livre de Poche, pages 217-218)
- Depuis Jacquart, le tissage mécanique permet la fabrication des moquettes et carpettes, du « haute laine » (ou chenille) et du « point noué mécanique ». — (Techniques et architecture, Volume 13, 1954)
- (Familier) (Sens figuré) Personne qui se laisse subordonner sans réagir.
- […] ; mais enfin, Fénelon luttait contre l’autocratie royale. Et Bossuet qui était un homme rampant, vous savez, c'était une carpette à l’égard du Roi, Bossuet avait considéré que Fénelon était un homme extrêmement dangereux politiquement. — (Henri Guillemin parle de Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, Rimbaud, Vallès, Cercle d'éducation populaire, 1974, page 65)
- Mince à la fin, ce n'est pas parce que ta mère est accro aux médocs et t’oblige à te tenir à carreau et que ton père est une carpette, que tu dois les laisser tomber. — (Simone Elkeles, Retour à Paradise: Un voyage vers la passion, traduit de l'anglais (États-Unis) par Sabine Boulongne, Éditions de La Martinière, 2013, chapitre 23)
- Quant aux libéraux, ils démontrent ces derniers jours, comme l’a si bien nommé le collègue Richard Martineau, qu’ils sont la carpette d’Ottawa. — (Le Journal de Montréal, 4 octobre 2020)
- (Désuet) Drap grossier, souvent rayé, qui servait à l’emballage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Habillement) Coiffe jadis portée par les paysannes.
- C’était la première fois que nous la voyions travailler aux champs. Sa carpette me dérobait son visage (jamais non plus je ne lui avais vu cette coiffe paysanne). — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 111)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "carpette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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épinochette
?- (Zoologie) Espèce de petit poisson osseux d’eau douce, parfois d’eau de mer en Europe, une épinoche de petite taille à neuf épines dorsales.
- Ce sont l’épinoche (Gasterosteus aculeatus) et l’épinochette (Pygosteus pungitius). — (David McFarland, Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 2001)
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zuchette
?- Variété ou espèce de concombre.
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fouette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de fouetter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de fouetter.
- La seule matière que je vois dans mon bar, elle est là devant moi, sur pied, c’est une grosse matière qui fouette, avec un flingo dans les pognes ! — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 7)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de fouetter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de fouetter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de fouetter.
- Il lança un regard à droite comme à gauche, cria au cocher : «Fouette !» - grimpa dans le carrosse et partit. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le nez, 1835 (traduction d’André Markowicz, éditions Acte Sud, 2007, page 76))
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duvette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe duveter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe duveter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe duveter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe duveter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe duveter.
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dépaquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépaqueter.
- Bien entendu, j’explique, je désextrique, je dépaquette tout cela… — (site www.zebrascrossing.net)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dépaqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépaqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dépaqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dépaqueter.
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omelette
?- (Cuisine) Mets composé d’œufs battus ensemble et cuits à la poêle souvent avec du beurre ou de l’huile.
- Quel beau feu de foyer pour sécher nos hardes, pendant que l’omelette sautait dans la flamme, l’inimitable omelette d’Alsace, craquante et dorée comme un gâteau. — (Alphonse Daudet, Alsace ! Alsace !, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 110)
- Mais en rentrant chez maître La Hurière, la première figure qu’aperçut notre gentilhomme fut celle de Coconnas attablé devant une gigantesque omelette au lard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre V)
- La soif fut éteinte au moyen de trois ou quatre jarres d’eau, la faim apaisée par une omelette aux tomates, où il n’y avait pas trop de plumes pour une omelette espagnole. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- On leur fera une omelette et on leur donnera du « boustringue » et puis il y a du faro de première qualité et cela les apaise. — (Marie de Villermont, Contes belges, Éditions Lethielleux, 1913, page 8)
- – Et maintenant que j'ai parlé, j'espère qu'on ne verra plus Antoine Toquelot faire omelette avec des œufs de rossignol à l'ormeau de la Bastidone. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Monsieur Bilit qui a cette habitude d’arriver n’importe quel soir de la semaine à l’improviste, et s’il se trouve que c’est l’heure du dîner, on met pour lui un couvert de plus et Véra que son appétit insatiable étonne et amuse, même si le repas est assez copieux, lui fait préparer pour son dessert une énorme omelette aux confitures, son plat préféré. — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, pages 194-195)
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gloriette
?- (Construction) Pavillon en pierre situé dans un parc, pouvant être ouvert ou cloisonné.
- Au centre d’un grand parc qui descendait en pente douce vers une plage de sable fin, une construction ancienne, de style local, assez petite, sans étages, s’était développée d’année en année, était devenue le soleil d’une constellation de pavillons de toutes grandeurs et de tous styles, gloriettes, marabouts, bungalows, entourés de vérandas, disséminés à travers le parc et reliés entre eux par des galeries à claire-voie. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 145)
- (Construction) Berceau de treillage en fer ou en bois le long duquel peuvent grimper des plantes.
- Elle revit la cour d’auberge, plantée d’arbres mal venus, ceinte, de gloriettes où, toutes en sueur, les fillettes buvaient des sirops entre les quadrilles. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- Ce jardin est petit, mais des allées sinueuses, des plis de terrain en allongent la promenade. Des saules trempent le bout de leurs branches dans un bassin où nagent des canards. À l’angle de la rue, sur un tertre, s’élève une gloriette légère et une pelouse fraîche s’étend devant la maison. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 189)
- Petit retranchement derrière le four d’une boulangerie.
- C’est la boulangerie du quartier. Marius et quelques autres y conduisent celle qui voulait mourir. Ils descendent par l'échelle de bois jusqu'à la gloriette, et là, devant la gueule béante du four, dans la pièce chaude, déposent l’inanimée .— (L’Action nationale, Volume 18, Québec, 1922, page 243)
- Cage à oiseau en forme de maison.
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historiette
?- Court récit de quelque aventure galante ou plaisante, ou d’autres choses de peu d’importance.
- Lorsqu’il taillait un gros bloc, ou le sciait en long, il commençait toujours une petite chanson dans laquelle il y avait toute une historiette qu’il bâtissait à mesure qu’il allait, en vingt ou trente couplets, plus ou moins. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Quand la directrice racontait de gentilles historiettes : « Vos parents sont bons — ils n’agissent que pour votre bien — votre papa et votre maman se donnent beaucoup de peine pour que vous ne manquiez de rien… » je me suis souvent demandé comment elle n’était pas fascinée par le poche-œil de Gaston Fondant irradiant vert, jaune, noir, à la rencontre de ses paroles. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- S’il entend son métier [de conteur], il doit entremêler habilement ses historiettes, et entre deux vertes avoir soin d’en faire passer une mûre. — (Du Convoiteux et de l’Envieux, dans Fabliaux et Contes du Moyen Âge, Louis Tarsot (trad.) et Albert Robida (illustr.), éd. Heath, 1913, pages 55-56)
- À ce propos, une historiette : Au premier voyage qu’elles firent […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Je me suis moi-même diverti, moins des calembredaines qui ont traîné les rues et dont beaucoup furent inventées, que des historiettes qui me furent contées par des témoins auriculaires. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 38)
- Une historiette très significative exprime parfaitement cet état de fait. — (Frédéric Lenoir, Petit traité d’histoire des religions, 2008, page 259, ISBN 978-2-7578-4176-1)
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goguette
?- Joyeux festin où la liberté est de règle.
- Par chaque fenêtre on apercevait des tablées de monde endimanché, et des cris sortaient des maisons en goguette. — (Guy de Maupassant, La maison Tellier, 1881, réédition Le Livre de Poche, page 43)
- Certains caboulots, ici, ne ferment jamais réellement, et quelle que soit l’heure, vous apercevez toujours […] des noceurs, des gens en goguette. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Plaisanterie, propos joyeux, allant parfois jusqu’à être offensant.
- Que de goguettes,Que d’amourettes !Jamais de dettes,Point de nœuds constants. — (Béranger, Cocagne)
- La noce réveilla un peu les plaisantins. On en fit des goguettes. Puis on en fit moins. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, page 282)
- Société chantante, sociétés organisant des soirées chantantes.
- La goguette a disparu presque tout à fait, et les jeunes ne se figurent pas ce qu’étaient ces réunions amicales des amateurs de la chanson. — (Paulus, Mémoires)
- Des goguettes nouvelles, nous n’en parlons pas, il y en a par centaines. — (Henri Avenel, Chansons et chansonniers, C. Marpon et E. Flammarion Éditeurs, Paris, 1890, pages 19-20)
- Cabaret où se réunit une société chantante.
- La blouse et la redingote s’asseyaient à la même table et l’on trinquait.Le dimanche, nous allions dans une goguette, la Lyre chansonnière ou les Enfants du Luth : je ne me rappelle plus bien. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Et, vous le savez, ce ne sont point tant les paroles mâles que l’accent viril qui font peur à l’Empire. On me supprimerait tout aussi bien pour un article de vous sur la goguette de Romainville que pour un article d’un autre sur le gouvernement de M. Rouher. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
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percerette
?- Foret, vrille.
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baquette
?- (Histoire) Monnaie du Béarn, sur laquelle était représentée une vache.
- ares que pergudes sont les mies bingt et quouatre baquettes. — (Rabelais, Pantagruel)
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conquête
?- Action de conquérir ; la chose conquise elle-même.
- Avant la conquête française, la Kabylie ne connaissait pas d'autre mode de répression que la vengeance privée et les Kabyles n'étaient pas de mauvaises gens. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.256)
- Depuis sa conquête par César et jusqu'à la fin du Ve siècle, la Gaule n'a été qu'une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours - Avant-propos, 1937)
- Je tirai sur la manette des gaz; le moteur répondit avec une docilité touchante, et nous voici partis à la conquête du ciel. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- À l'état naturel, les résineux comme les feuillus ont une grande puissance de conquête et une grande longévité. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.16)
- En mai 1925, Amundsen était parti en avion à la conquête du Pôle Nord, et la plus grande inquiétude régnait sur son sort. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Avant que le califat omeyyade de Damas n'eût cédé la place aux Abbassides de Bagdad, en 750, les conquêtes arabes avaient unifié politiquement une grande partie du monde, de l'Espagne à l'Inde. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- (Sens figuré) — D'abord réservées aux scientifiques, les Pyrénées ont ensuite accueilli un tourisme prudent en attendant les pyrénéistes, ivres de conquêtes. — (André Lasserre, Petite histoire de la Bigorre, Éditions Cairn, 2015)
- Alors, vous, monsieur Antoine, que pensez-vous de la conquête de l'espace ? Antoine, la bouche pleine de croissant : — Conquête de l'espace... quézaco ? — Comment ça quézaco ? Vous n'ignorez tout de même pas que des hommes se sont baladés en jeep sur la lune ! — (Pierre Dudan, Antoine et Robert: Saint-Exupéry, Brasillach, Éditions Antagnes, 1981, p. 38)
- (Spécialement) (Histoire) (Canada) Prise de possession, par les armes (1759-1760) puis par traité (1763), du territoire de la Nouvelle-France par l'Empire britannique. → voir Conquête
- Doit-on parler d'une « conquête » pour décrire les événements de 1754-1760 ou encore de 1763?Dans la perspective des Canadiens, le terme conquête n'est pas trop fort. Les Français ne l'aiment pas. Je ne sais pas quel mot ils préfèrent, d'ailleurs. Je pense qu'ils n'aiment tout simplement pas le souvenir du traité de Paris de 1763. — (Denis Vaugeois et Stéphane Savard, Entretiens, Boréal, Montréal, 2019, page 133)
- (En particulier) Action de séduire, en parlant de l’amour, de la sympathie, voire, comme dans le sens 1, la personne séduite elle-même.
- […] ; mais vous avez certainement fait sa conquête, car ce n'est probablement pas pour moi qu'il passe sous nos fenêtres deux fois par jour depuis que vous êtes ici... Certes, il vous aime. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. […]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- Décidément, on s’y perdait avec les conquêtes de ce Don Juan de l’opérette. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 174)
- Le coureur de jupons ne sait plus se tenir : En sa ligne de mire, une femme, messires ! Courant comme un heureux vers sa douce conquête On le soupçonne d’être un as de la quéquette ! Un mythe qui pourrait bien vite s’écrouler […]. — (Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, page 26)
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raquette
?- (Sport) Instrument dont on se sert pour jouer à la paume, au volant ou au tennis, et qui est fait d’un filet de cordes à boyau, tendues en long et en travers sur un cadre de bois recourbé en ovale et muni d’un manche.
- […] ; ces mœurs sont loin d'être austères, puisqu'on trouve dans ce salon une table de jeu, une boîte de loto ainsi que quatre raquettes et deux volants, ancêtre peut-être du badminton, et même une baignoire dans le corridor. — (Philippe Meyzie, La table du Sud-Ouest et l'émergence des cuisines régionales: 1700-1850, Presses universitaires de Rennes, 2015, chap. 4)
- Il gâcha la première sur une volée trop longue et perdit la deuxième sur un passing de Becker qui, heurtant la bande du filet, prit une trajectoire inattendue et passa au-dessus de la raquette de son malheureux adversaire. — (« A star is not born » dans Les Miscellanées du tennis, de David Brunat, Éditions Fetjaine, 2011)
- Monter une raquette : la garnir de cordes.
- (Par métonymie) Personne qui pratique un sport nécessitant une raquette.
- On se flattait au contraire de porter en soi le colibacille du même ton que l'on se fût vanté d'héberger sous son toit un roi détrôné ou quelque célèbre raquette de tennis. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d'aujourd'hui, 1935)
- (Par extension) Instrument composé d'un manche court et d'une palette ronde et pleine servant à frapper une balle
- Plusieurs jeunes gens s’amusaient d’un jeu de balles analogue à la paume avec d’énormes raquettes recouvertes de cuir de bœuf, […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Une raquette de ping-pong, de jokari.
- (Par ellipse) Raquette à neige.
- Mrs. Paulina Barnett ne put qu’admirer l’étonnante habileté avec laquelle ces hommes se servaient de leurs raquettes. Chaussés de ces « souliers à neige », leur vitesse eût égalé celle d’un cheval au galop. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- La première partie du chemin se fit à la raquette, et les bagages, les vivres et les munitions furent portés à force de bras sur des traîneaux sauvages appelés tabaganes. — (Joseph Marmette, Les Machabées de la Nouvelle-France: histoire d'une famille canadienne, 1641-1768, Québec : Imprimerie de Léger Brousseau, 1878, page 83)
- Que ce soit le ski de fond, la randonnée, la raquette ou le fatbike, les façons d'être actifs en hiver sont nombreuses.» — (Agence QMI, « COVID-19: les centres de glisse et de plein air ouverts cet hiver au Québec », Le journal de Montréal, 6 novembre 2020)
- (Par extension) Synonyme de palette; longue rectrice ou (plus rarement) rémige dont les barbes ne subsistent qu'à l'extrémité distale du rachis, formant souvent ainsi des motifs ornementaux, fréquemment avec fonction de caractères sexuels secondaires chez le mâle (e.g. momotidés, trochilidés, psittaciformes, etc.).
- Plusieurs espèces d'oiseaux arborent des raquettes au bout de longues rectrices centrales chez le mâle, lesquelles ont souvent des fonctions sexuelles au cours de la pariade ou pour intimider des rivaux potentiels.
- Nom vulgaire de l’opuntia, plante du genre des cactiers, dont la tige est formée de parties ovales et aplaties qui se joignent par des articulations.
- Aux approches de la mauvaise saison, c'est-à-dire, des pluies & des tems froids, les Indiens coupent les feuilles de raquette, & les transportent dans leurs habitations avec la avec la nouvelle cochenille qui est dessus. — (« Cochenille », dans l’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, sous la direction de Denis Diderot & Jean Le Rond d'Alembert, tome 10 (Cla-Con), Yverdon, 1772, p. 164)
- Dans sa chute il rencontre une large touffe de raquettes fortes et épaisses. — (Eugène Sue, Atar-Gull, 1831)
- De beaux pieds de nopal de Castille, élevés au milieu d'une plantation de raquettes espagnoles blanchies de cochenille sylvestre, se trouvaient d'un vert foncé des plus brillants, et entièrement privés de cette cochenille. — (George-Samuel Perrottet, Mémoire sur les moyens à prendre pour enlever à la cochenille sylvestre l'enveloppe cotonneuse qui la caractérise, extrait des Annales maritimes de mars-avril 1834, tiré à part : page 22)
- (Basket-ball) Partie du terrain de basketball située sous le panier, et représentée par les lignes dont le contour forme un tronc de cône.
- Répéter l’exercice avec des tirs en suspension (jump shoot) dans la raquette ou à l’extérieur de la raquette. — (Basket, entraînement des jeunes: Principes fondamentaux, perfectionnement, Cathy Malfois, 2009)
- (Sports hippiques) Raquette de départ.
- (Boucherie) Morceau de bœuf qui correspond à l'épaule.
- Pièce de l'avant, la raquette a comme base osseuse les carpes, le radius, le cubitus, l'humérus, le scapulum. […].La raquette est utilisée en partie dans l'élaboration de produits élaborés (steaks hachés, viandes restructurées...) et en partie dans l'élaboration de PAD (prêt à découper).. — (Collectif, Abattage et Transformation des viandes de boucherie: Les produits élaborés à base de viande, Educagri Éditions, 2001, page 15)
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pichenette
?- Coup de doigt que l’on donne du majeur ou de l'auriculaire, lorsque, après l’avoir plié et raidi contre le pouce, on le lâche sur le visage, le nez, les oreilles, etc.
- Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s’approchait, le gamin lui donnait une pichenette. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- D’une pichenette il fait disparaître un grain de poussière égaré sur sa manche, puis, automatiquement, en faisant aller les bras, il manœuvre en criant : une, deux ; une, deux. — (Georges Courteline, Le commissaire est bon enfant, 1899)
- On remarqua soudain qu’il rajustait sa perruque et faisait des pichenettes sur son jabot, d’où l’on augura que la voiture était en vue. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 47)
- Tout en trempant le croissant dans le café au lait et donnant des pichenettes à son journal pour qu’il pût se tenir grand ouvert sans qu’elle eût besoin de détourner son autre main des trempettes, elle disait : « Quelle horreur ! Cela dépasse en horreur les plus affreuses tragédies. » — (Marcel Proust, Le Temps retrouvé, chapitre II, 1927 ; édition Gallimard)
- De temps en temps, mon père ouvrait la bouche et attrapait au vol une pastille qu’il avait lancée en l’air d’une pichenette de l’index. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 59)
- Vargas inventait des histoires du haut de sa montagne, puis il leur donnait une pichenette et les regardait dévaler la pente. — (Antoine Bello, Les Producteurs, édition Blanche, 2015, page 256)
- (Informatique) Dans le contexte des téléphones intelligents, mouvement horizontal ou vertical rapide de l’index sur l’écran tactile.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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indigète
?- (Antiquité) Adjectif qualifiant les héros divinisés, les demi-dieux particuliers d’un pays.
- Énée était à Rome un dieu indigète.
- Un homme de la plèbe, puissant par la parole, comme il s’en trouve beaucoup en Syrie, persuada aux Samaritains de s’assembler en armes sur le mont Gazim, qui passe en ce pays pour un lieu saint, et il promit de découvrir à leurs yeux les vases sacrés qu’un héros éponyme, ou plutôt un dieu indigète, nommé Moïse, y avait cachés, aux temps antiques d’Évandre et d’Énée, notre père. — (Anatole France, L’Étui de nacre, Calmann-Lévy, 1923, Collection Pourpre, page 11)
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prophète
?- (Bible, Religion) Personnage qui, par inspiration divine, prédit l’avenir, ou révèle aux hommes une vérité importante.
- Les deux voies naturelles pour entrer au cabinet des Dieux et y prévoir le cours des destinées sont la fureur et le sommeil. Ceci est plaisant à considérer : par la dislocation que les passions apportent à notre raison, nous devenons vertueux; par son extirpation que la fureur ou l’image de la mort apporte, nous devenons prophètes et divins. — (Montaigne,Essais,II, 12 Apologie de Raymond Sebond, 1595)
- Nous sommes obligés logiquement parlant, de considérer Nostradamus comme un excellent prophète, puisque tous les événements prédits dans ses Centuries se sont aussi parfaitement réalisés. — (Eugène Bareste, Nostradamus, 1840, page 79)
- La Moussotte ne se connaissait plus; elle en oublia de se peigner, cassa de la vaisselle et se répandit par tout le village en imprécations dont l’énergie ne cédait en rien à celle des prophètes de la Bible. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Nous ne savons rien du prophète lui-même, sinon le contenu et les circonstances concrètes de son intervention dans la vie de son peuple. — (Marc Girard, Aggée, prophète d’aujourd’hui : tout est à rebâtir !, 1994)
- (Par extension) Celui qui, par conjecture ou par hasard, annonce ce qui doit arriver.
- Les araignées, les araignées sont les véritables prophètes de la nature, les véritables aiguilles de l’horloge atmosphérique. — (Heinrich Zschokke, Le fugitif du Jura, ou le Grison : simple épisode des troubles de la Suisse en 1799, t.2, traduit de l'allemand par Adolphe Loève-Veimars, Paris, Charles Gosselin, 1829, page 103)
- Le monde musulman est un grand corps malade qui fait quelques progrès, mais je ne suis pas prophète, on ne sait pas dans quelle direction ça va basculer. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l’islam, Télérama no 3393, janvier 2015)
- C’est un bon métier que celui de prophète, mais à la condition d’y éviter les trop grosses bourdes et de ne pas montrer aux simples mortels combien est peu sensible parfois l’écart entre une prédiction et une bévue. — (Anatole Claveau, Les snobs, dans Sermons laïques, Paris : Paul Ollendorff, 1898, 3e édition, page 39)
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musette
?- (Musique) Instrument de musique à vent dont le soufflet est actionné par le mouvement du bras, genre de cornemuse champêtre ; cabrette ; piva
- Jouer de la musette, danser au son de la musette.
- Tu vois, Tiennet, que toutes ces affaires-là sont bien innocentes ; mais c’est à présent qu’il faut nous expliquer tous les trois, mes amis ; car voilà Joset qui se met dans la volonté d’employer son premier gage (ayant jusqu’à cette heure tout donné en garde à sa mère) à faire achat d’une musette, et comme il dit qu’il est mince ouvrier, et que son cœur voudrait retirer la Mariton de ses fatigues, il prétendrait se faire cornemuseux de son état, parce que, de vrai, on y gagne gros. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 46)
- (Musique) (Par métonymie) Air fait pour cet instrument, ou dont le caractère lui convient.
- Jouer, chanter, composer, danser une musette.
- (Danse) Danse française des XVIIe et XVIIIe siècles, fréquente dans les suites de danses de Couperin, Rameau, Bach, etc.
- (Musique) Musique d’accompagnement de ces types de danses.
- (Par ellipse) Bal musette.
- Le milieu dans lequel j’ai vécu à Montmartre, avant la guerre, m’a inspiré Jésus-la-Caille. On ne disait déjà plus des « tatas », des « gâcheuses ». Ces jeunes gens s’appelaient entre eux « mon Jésus ! » et bien qu’ils fussent assez discrets, les patrons de musette accrochaient dans leurs bals des pancartes mentionnant en grosses lettres : « Les messieurs sont priés de ne pas danser ensemble. » — (Francis Carco, Jésus-la-Caille : Le vrai visage de Jésus-la-Caille, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes, mais il m'a suffit d'un seul baiser pour que mon cœur soit prisonnier… — (Léon Agel, « Mon amant de Saint-Jean », 1942)
- (Musique) Hautbois piccolo.
- (Par analogie) L’un des jeux d’anche de l’orgue et de l’harmonium.
- Sac, généralement porté en bandoulière, dans lequel les soldats, les touristes, les écoliers, etc., enferment des provisions ou des objets divers.
- La tente dressée, je m’occupai de panser mes pieds écorchés, avec de la chandelle que je gardais en réserve dans ma musette. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Avec ton fusil, ton sac, ta boîte à masque, tes deux musettes, tu devais être un si petit soldat sur le quai de la gare ! — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Deux musettes croisaient leurs bretelles sur sa poitrine, et il portait sur son épaule le cou d’un sac qui pendait dans son dos. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 80)
- Maurice louvoie, feinte, court, on dirait un footballeur poussant un invisible ballon dans une forêt de joueurs immobiles. Je le suis en serrant ma musette sur mon flanc pour qu'elle ne me batte pas les jambes. — (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973)
- C'est dans la musette ! : c'est gagné, c'est dans la poche !
- Le mec aux musettes, il s’était crevé comme une grenade lui, c’est le cas de le dire, du cou jusqu’au milieu du pantalon. — (Louis-Ferdinand Céline, Guerre, Gallimard, 2022)
- (Équitation) Sac qu'on attache au cou des chevaux et dans lequel ils mangent l'avoine.
- (Zoologie) Variante de musaraigne musette (mammifère insectivore).
-
galette
?- (Cuisine) Gâteau rond et plat.
- Sans rien dire, je découvris ma boîte de biscuit, et je constatai la disparition de plusieurs galettes… Mon factotum n’avait pu résister à la tentation et m’en avait volé cinq ou six. — (Camille Habert de Ginestet, Au Soudan: Excursion dans l’ouest africain, Paris : chez Delagrave, 1798, page 168)
- La harka savait nomadiser. Dix fois plus mobile qu’une troupe métropolitaine, plus souple, elle pouvait rester en opération trois ou quatre jours avec une galette de pain et trois boîtes de sardines. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 171)
- J’aime la galettesavez-vous comment,quand elle est bien faite, avec du beurre dedans. — (chanson enfantine)
- (Bretagne) Crêpe épaisse, souvent à la farine de blé noir (sarrasin).
- Une bonne galette de blé noir avec une bolée de cidre, le bonheur !
- (Familier) Argent.
- Si Joséphine ne se mariait pas, elle continuerait à « turbiner » pour la maison, la vieille élèverait le mioche, et lui, le patron, empocherait la galette que le Pape, de gré ou de force lui remettrait. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- — Moi, je crois, sans tant de profondeur, que pour vous être défendue aussi bien, il faut que vous teniez à votre galette.— Je tiens à ma galette, moi !Le reproche paraît l’émouvoir. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Où sont-ils tous mes repas sans galette,Avec un cornet de frites à deux ronds ? — (A. Decaye et Lucien Carol, Où est-il donc ?, 1925)
- La grosse galette sur laquelle comptait Legrand, versée par le directeur de la Banque « Popaul-Armand » se fait un peu désirer. Ça traînaille. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 174)
- (Argot) Vomi.
- Il a trop bu, il vient de claquer une galette !
- (Habillement) Coiffe de chasseur alpin.
- (Argot) Nom donné par certains au crack (la drogue).
- C'était une drôle d'affaire pleine de coups d'escopetteDe transporteurs de fonds et puis de grosses galettes. — (Melody tempo harmony, Bernard Lavilliers et Jimmy Cliff)
- (Belgique)
- Crème glacée placée entre deux gaufrettes[1] (similaire au corte en Espagne).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Gaufrette[1].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de pain [1].
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
paillette
?- Lamelle de métal, brillante, mince, percée au milieu, ordinairement ronde, et qu’on applique sur une étoffe pour l’orner.
- Des teintes diverses, des nuances d'une extrême délicatesse en coloraient les parois glacées. On la voyait par longues places, tantôt irisée, tantôt jaspée, et partout niellée d’arabesques ou piquetée de paillettes lumineuses. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Elle avait fini par trouver du travail et cousait des paillettes. Mon cher ami, elle en cousait le jour, puis elle en cousait la nuit. Elle n’avait pas seize ans. Elle ne put jamais gagner cinquante sous par jour. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 116)
- Veste courte en cuir et cette nouvelle sorte de pantalon, d'un blanc immaculé. Souliers à talons aiguilles recouverts de paillettes, genre fantaisie, qu'on peut voir aux pieds des filles dans les bars à champagne. Cette apparition m’anesthésia. — (Antonin Moeri, « Capriccio », dans Allegro amoroso: nouvelles, L’Age d’Homme, 1993, page 65)
- (Par extension) Petites parcelles d’or qu’on trouve dans le sable de quelques rivières.
- Là, il avait d’abord acquis une petite concession, et avec l’aide d’une dizaine d’indigènes il s’était mis à retourner la terre. Ses premières paillettes lui avaient permis d’entrevoir le succès, et puis le filon s’était vite asséché, tout comme le veld en hiver. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- (Par analogie) Petits points lumineux.
- Les tons fauves et chauds de l’antique dorure font ressortir splendidement les filets et les paillettes de lumière accrochés au passage par les nervures et les saillies des ornements, et produisent des effets admirables de la plus grande opulence pittoresque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Par analogie) Particule minérale ou organique en lamelles très minces.
- L’acide palmitique forme des cristaux blancs en forme de paillettes, très ténus, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 5)
- Le mica se sépare en paillettes.
- « Tu as vu ton pull, je l’ai lavé au savon en paillettes, comme neuf. » — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 367)
- (Élevage) (Par ellipse) (Familier) Dose de semence d’insémination artificielle.
- On les utilise avec un pistolet inséminateur ([…]). Il existe deux types de paillettes : danoise et française.La paillette danoise est en cellophane ; elle est paraffinée intérieurement et fermée à une extrémité par un tampon de coton. Elle est destinée à recevoir du sperme qui a été dilué avec un milieu gélatiné ; à la température de conservation de + 40, le sperme est donc solide ce qui permet de ne pas boucher très hermétiquement la paillette. — (Edmond Quittet, L’insémination artificielle dans l'espèce bovine, éditions Hachette, 1959, page 102)
- — Une inséminatrice, chuchota-t-il. Elles sont une demi-douzaine. Elles règnent sur la chèvrerie et inoculent nos paillettes aux femelles en automne, durant les mois de fécondité. — (Chantal Attané, Le propre du bouc, Éditions J'ai Lu, 1992)
- La durée de mon intervention est fixée par la convention collective : six minutes trente par vache pour arriver dans l’élevage, prendre les consignes que j'ai anticipées au planning d’accouplement, décongeler la paillette, inséminer, laver les bottes, rédiger les documents que je dois laisser à l’éleveur. — (Bruno Béchamel, « Conseil en génétique », dans Choisir ses techniques, coordonné par Christine Depigny-Huet, Educagri, 2018, page 15)
- (Militaire, Télédétection spatiale) Type de réflecteur léger utilisé en grand nombre pour former des nuages destinés à leurrer les radars et les autodirecteurs de missiles.
-
pirouette
?- (Danse) Tour entier qu’on fait de tout le corps, en se tenant sur la pointe d’un seul pied.
- Faire une pirouette, des pirouettes.
- Faire une double pirouette.
- Comme il sortait du bain, un camarade lui conseilla par manière de plaisanterie de rentrer à l’hôtel en dansant. L’autre accepte le défi, exécute une pirouette et tombe mort sur la route, aux côtés de son compagnon épouvanté. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 168)
- (Équitation) Sorte de volte que fait le cheval sur sa longueur dans une seule et même place.
- La passade consiste à mener un cheval au galop sur une ligne droite et à exécuter une demi-volte ou une demi-pirouette ordinaire à chaque extrémité de cette ligne, de manière à la parcourir plusieurs fois de suite, en passant et repassant. — (Félix van der Meer, Connaissances complètes du cavalier, de l’écuyer et de l’homme de cheval, page 245, Lebègue & Cie à Bruxelles & Dumaine à Paris, 1865)
- (Sens figuré) Dérobade.
- À tout ce que j’ai pu lui dire, dans ces graves circonstances, il n’a répondu que par des pirouettes.
-
bonnette
?- (Architecture) Type de bastion sommaire de deux faces en forme de V, avec parapet et palissade au devant, construit lors d’un siège. La bonnette est un ouvrage très bas, construit à l’extrémité des angles saillants et rentrants d’un glacis dont elle défend les approches.
- (Marine) Petites voiles supplémentaires utilisées pour augmenter la surface de la voilure par vent faible.
- Le capitaine espagnol […] essaya de faire mettre promptement toutes ses bonnettes hautes et basses, tribord et bâbord, pour présenter au vent l’entière surface de toile qui garnissait ses vergues. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- On installa sur les haubans des sortes de bonnettes au moyen de vêtements, de fourrures, de tout ce qui pouvait donner prise au vent. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- (Optique) Lentille supplémentaire ajoutée à un objectif, vissée devant l’élément frontal, à la manière d’un filtre et ayant pour but de faire varier la distance focale
- Les bonnettes les plus courantes sont les bonnettes macro, qui augmentent le rapport de reproduction d’un objectif.
- Filtre coloré ajouté à l'oculaire d'une lunette ou d'un télescope pour permettre l'observation du soleil.
- (Audiovisuel) Protection placée sur un microphone pour limiter la captation des bruits de la pluie et du vent.
-
répète
?- (Apocope) Répétition.
-
rapprête
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rapprêter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rapprêter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe rapprêter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe rapprêter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe rapprêter.
-
houppette
?- Petite houppe.
- La haine de cette femme. De sa petite vie nourrie de crèmes de beauté et de fonds de teint. De parfums, de houppettes, d’épilations « maillot », de laits autobronzants. — (Tatiana de Rosnay, Moka, 2006, partie IV)
- Lorsqu’arrivait le mois de septembre et que chaque branche de cotonnier brandissait sa houpette blanche, Zariffa et Ahmed Abdou prenaient part à la cueillette, ainsi que tous les habitants du village. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Par analogie) (Désuet) Obturateur utérin utilisé par les femmes pour leur contraception.
- Aussi est-il plus simple, sinon plus certain d’employer un obturateur utérin tel que la houppette, nommée aussi la rosette et l’absorbite. C’est un tampon composé de fils de soie blanche réunis en leur milieu, offrant une grande douceur au toucher, et qui ne se laisse traverser par aucun liquide. — (Jean Marestan, L’Éducation sexuelle, éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
-
montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.