Dictionnaire des rimes
Les rimes en : carlin
Que signifie "carlin" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- (Cynologie) Race de petit chien de compagnie molossoïde, type dogue provenant de Chine, à museau écrasé et noir, à poil ras, de couleur sable, noir ou marron très foncé.
- Sur la table, un chien empaillé que j'avais connu vivant, ancien compagnon de mes courses dans les bois, le dernier carlin peut-être, car il appartenait à cette race perdue. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
- La princesse a deux chiens carlins affreux, yeux saillants, dans un panier au salon, ne les quittant pas, même en voyage, les ayant toujours sous les bras : « Ça a l'air, dit Nieuwerkerke, des deux robinets d'un marchand de coco. » — (E. et J. de Goncourt, Journal, 1862)
- Et, prenant sur la table son large chapeau à plumes noires, il partit lentement, suivant le martial abbé, qui allait vite devant lui et revenait le hâter, comme un enfant qui court devant son père, ou un jeune carlin qui va et revient vingt fois avant d’arriver au bout d’une allée. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Le bichon devint ensuite le chien favori de plusieurs rois de France, dont Henri II, avant d’être détrôné par le carlin et le caniche. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 289)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "carlin".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
-
élyséen
?- (Antiquité) Qui appartient à l’élysée, aux champs élyséens.
- Repos élyséen. — Ombres élyséennes.
- Cette nuit-là je dormis dans des draps fins et je ne dormis pas bien. Je rêvais que les abeilles de ma mère volaient sur les ruines de la Bastille, autour du duc de Puybonne qui souriait avec bonté, dans une lumière élyséenne. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 151)
- (Politique) (France) Relatif à l’Élysée, et par métonymie, à la présidence de la République française.
- Autant le fruit d’un large consensus au sein de l’institution militaire que d’un choix élyséen d’une personnalité ayant, sur le papier, tout pour s’insérer sans encombre dans le logiciel politique macronien. — (Élise Vincent, « Thierry Burkhard, un légionnaire à la tête des armées », Le Monde, 21 juillet 2021)
- La séquence suivante pourrait en tout cas faire dire à certains que la candidate LR ne se voit pas totalement dans une nouvelle vie élyséenne après la campagne.— (Chez Pol, Valérie Pécresse a hâte de se refaire des soirées ciné après la présidentielle, Libération, 16 février 2022)
-
nain
?- De toute petite taille.
- Arbre nain, bonsaï, buisson.
- Buis nain, buis qui ne devient jamais aussi grand que le buis ordinaire.
- Caniche nain, variété de petite taille de cette race de chien.
- Étoile naine, étoile de faible luminosité intrinsèque.
- Mur nain, muret.
- Rosier nain, Capucine naine, variétés de petite taille de ces plantes.
- Œuf nain, œuf de poule qui ne contient point de jaune.
-
aryen
?- (Désuet) Proto-langue des langues indo-iraniennes.
- Un autre terme servit aussi, outre l’ancien « japhétique », le « thrace » de Rask et les « indo-celte », « indo-classique », « souche sanscrite », « caucasique », etc., : celui d’aryen, issu du nom que se donnaient les anciens Indiens, Àrya. Comme les anciens Iraniens se donnaient le même nom, il est en fait approprié de l’utiliser pour désigner la famille aussi appelée indo-iranienne, c’est-à-dire la branche des langues indo-européennes qui comprend les langues iraniennes et indiennes. C’est l’emploi auquel on est revenu nos jours. — (Bernard Sergent, Les Indo-Européens. Histoire, langues, mythes., 1995, page 31)
-
électricien
?- Personne qui s’occupe d’électricité, de l’installation des câbles ou de leur maintenance.
- Tous les bras disponibles travaillaient à la confection d’un mât, auquel les électriciens du Vaterland accrocheraient les longues antennes de l’appareil de télégraphie sans fil qui devait enfin relier le Prince au monde extérieur. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- Lemploy appartenait à l’espèce dangereuse des électriciens, vêtus de bleu. Il était de ces anonymes qui envahissent les maisons par équipes, pour y clouer, le jour durant, des fils de fer contre les murailles éventrées, et qui organisent à coups de marteau des catastrophes complexes. Et puis, ils s’en vont d’un cœur léger, laissant derrière eux l’insomnie et la migraine. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- À plat ventre, près de la rampe, l’électricien vérifiait les ampoules sans s'occuper de la vedette. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par apposition) Ouvrier électricien. — Savant électricien.
- Commerçant qui vend des appareils électriques.
- Artisan qui fait des installations électriques ou les répare.
-
barbotin
?- (Marine) Pièce du guindeau ou des cabestan formée à l’empreinte des mailles de la ligne de mouillage d'un bateau.
- La cloche de réducteur de barbotin.
- La manœuvre terminée, on enlève le barbotin du tambour et on amarre la chaîne le long du bord. — (Salammbo, Tunis. Station océanographique, Bulletin - Numéros 25 à 35, 1931)
- (Par extension) Roue crantée qui entraîne la chenille d'un véhicule, d'un tank.
-
épicurien
?- Qui est partisan de la doctrine d’Épicure ; qui est conforme à cette doctrine.
- Le moment semble venu où l'on peut avec plus de justice apprécier la doctrine épicurienne, et chercher la part de vérité qu'elle renferme. — (Jean Marie Guyau, La Morale d’Épicure: et ses rapports avec les doctrines contemporaines, Librairie Félix Alcan, 1927, page 17)
- La clé de la sagesse épicurienne consiste à comprendre que nous pouvons être heureux si nos désirs, au lieu d'être illimités, se ramènent à la dimension restreinte des besoins de notre corps. — (Roger-Pol Droit, Lucrèce, l'épicurien, en préface à la traduction de Lucrèce, De la nature de José Kany-Turpin, éd.Flammarion, 2008, p.XV)
- Il semble au contraire que, dans l’épistémologie de la physique épicurienne, l'observation du monde, sa connaissance empirique, soit non seulement légitime, mais encore nécessaire. — (Pierre-Marie Morel, Épicure: la nature et la raison, Librairie J. Vrin, 2009, page 36)
- En questionnant : « Dites-moi si vous avez jamais vu ou lu des philosophes pensant que le monde a été fait par hasard », Spinoza qui, quelques lignes après, fera l'éloge des Atomistes, affirme, par là même implicitement que telle n'est pas, selon lui, la conception épicurienne du clinamen. — (Laurent Bove, La stratégie du conatus: affirmation et résistance chez Spinoza, Librairie philosophique J. Vrin, 1996, p. 149)
- Il demeurait cependant, dans le bouquet SFR, bien des pépites, sur le plan culinaire en particulier, je devenais maintenant un bon vieux gros bonhomme, un philosophe épicurien pourquoi pas, qu’est-ce qu’Épicure avait d’autre en tête, au juste ? En même temps un quignon de pain rassis et un filet d’huile d’olive c’était un peu limité, il me fallait des médaillons de homard et des Saint-Jacques avec leurs petits légumes, j’étais un décadent moi, pas un pédé rural grec. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 332.)
- (Par hyperbole) Hédoniste, qui ne songe qu’au plaisir.
- […] ; on aurait pu dire de ses traits qu’ils étaient beaux, s’il ne s’était niché sous l’arcade de son œil le sentiment rare et épicurien qui indique l’homme des brûlantes voluptés. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- En voyant ses mauvais mœurs, ses goûts épicuriens, l'impiété même dont il faisait profession ouverte, sauf à s'en défendre tant bien que mal, soupçonnerait-on que Costar était d'église ? — (Monseigneur Antonin Fabre, Les ennemis de Chapelain, tomes 1 & 2, collect. Études littéraires sur le XVIIe siècle; Éditions A. Fontemoing, 1897, p. 160)
-
brigantin
?- (Marine) Petit bâtiment à un ou deux mâts, gréé comme un brick, et qui n’a qu’un pont.
- A 2 milles dans l'est-nord-est se trouverait une roche couverte de 2 mètres d'eau, désignée sous le nom de Helen, porté par un brigantin de Dundee qui s'y perdit le 19 avril 1824 : […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le 10 février 1606, il fit mouiller un brigantin dans un de ses ports. — (G. L. Domeny de Rienzi, Océanie ou cinquième partie du Monde, Firmin Didot frères, tome troisième, 1837, page 1)
-
achéen
?- (Antiquité, Géographie) Relatif au peuple des Achéens, les premiers Indoeuropéens à avoir envahi la Grèce, au IIe millénaire av. J.-C.
- Le type très antique, le type achéen célébré par Homère, n’est pas un simple souvenir ; il a reparu plusieurs fois dans le monde. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La Morale des producteurs, 1908, page 336)
- La chute de la domination achéenne est traditionnellement attribuée à l’invasion dorienne.
- (Antiquité, Géographie) Relatif à l’Achaïe, région de la Grèce antique, située au nord-ouest du Péloponnèse et actuel nome dont le chef-lieu est Patras.
- La description que donnait Bechtel en 1923 du dialecte achéen au tome II de ses Griechische Dialekte, p. 869-888, contient des éléments toujours valables ; mais en incluant des faits linguistiques inhérents à la koina dorienne hellénistique parlée bien au-delà des frontières de l’Achaïe, aussi bien dans le Péloponnèse que dans les régions du Nord-Ouest, Bechtel diluait quelque peu la spécificité de ce dialecte. — (Laurent Dubois, Inscriptions grecques dialectales de Grande Grèce, tome II : Colonies achéennes, Librairie Droz, S. A., Genève, 2002)
- Au Ve siècle av. J.-C., la Ligue achéenne rassemble douze cités, sur une base sans doute plus religieuse que politique.
- épreins
-
contrevint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de contrevenir.
-
appartint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de appartenir.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d’Arbois, il appartint tout d’abord à la catégorie des élèves que l’on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
-
deviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de devenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de devenir.
- Tu payes tes dettes, tu deviens riche de douze mille livres de rente, et tu n’as pas l’ennui de te rendre père : en voilà, des avantages ! — (Honoré de Balzac, La Muse du Département, juin 1843-août 1844)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de devenir.
-
airain
?- (Fontainerie) (Vieilli) Métal rouge connu sous le nom de cuivre rouge, que l'on mélange avec la calamine pour faire le cuivre jaune, et avec l'étain pour faire le bronze ou la fonte.
- (Vieilli) ou (Littéraire) (Chimie) Alliage de différents métaux dont le cuivre est la base ; bronze.
- Pendant longtemps l’airain satisfit à toutes les exigences de la civilisation ; il servait aux arts de la paix comme à ceux de la guerre, et si quelques autres métaux comme l’or, l’argent, le plomb, le mercure, étaient déjà connus des anciens, on ne les appliquait qu'à des usages très limités. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 177)
- Et, frappant du doigt une cloche sombre et nue, qui rendit un son grêle :— Celle-ci, reprit-elle, est une sainte villageoise du Ve siècle. C’est une fille spirituelle de saint Paulin de Nole, qui le premier fit chanter le ciel sur nos têtes. Elle est d’un métal rare, qu’on a nommé airain de Campanie. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 119)
- Dans l’airain de Corinthe entrait une certaine quantité d’or et d’argent.
- (Littéraire) Objet de ce métal.
- Comme ils parlaient de la sorte, la lourde cloche de l’église de Saint-Michel de Templestowe […] vint couper court à leur contestation. Leurs oreilles furent successivement frappées par ces mornes vibrations, […] avant que l’oreille se sentît remplie de nouveau par la répercussion du glas de l’airain. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sa voix sonore tinte comme de l’airain. — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Les carnets d'un fou, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 313))
- (Sens figuré) Symbole de la dureté.
- Sa vitalité était prodigieuse ; avec son poumon abîmé il vivait, au fond, en bravant toutes les lois de la médecine, mais une formidable volonté de vivre, un sentiment d’airain du devoir à accomplir le maintenait debout. — (Stefan Zweig, traduit par Dominique Tassel, Le Monde d’hier, Gallimard, 2013, page 443)
- Les injures s’écrivent sur l’airain et les bienfaits sur le sable, on se souvient longtemps des injures et on oublie vite les bienfaits.
-
angevin
?- Relatif à Angers, ou à ses habitants.
- Relatif à l’Anjou, ou à ses habitants.
- Personne, dans l’Anjou, n’entendait mieux et ne pouvait prononcer plus nettement le français angevin que le rusé vigneron. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834)
- « Davantage d’avantages,Avantagent d’avantage »Lui dis-je, quand elle revintAvec ses seins angevins…(deux fois dix !)« Permets donc que je lutineCette poitrine angevine… » — (Boby Lapointe, Framboise !)
- Relatif à Anjou, ancienne ville québécoise, désormais arrondissement de la ville de Montréal [1].
- Relatif à Anjou, circonscription électorale provinciale québécoise [1].
-
elzévirien
?- Qui appartient, qui a rapport aux elzévirs.
- Édition elzévirienne.
- Format elzévirien.
- Ce livre est imprimé en caractères elzéviriens.
-
calepin
?- Carnet de poche où l’on note des indications, des renseignements, des impressions, etc.
- Le uhlan mettait pied à terre, ouvrait tranquillement une carte ou un calepin, prenait des notes. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e éd., Plon-Nourrit & Cie, page 184)
- Des employés en casquette écrivaient sur des calepins, à la lueur du gaz. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Comme, au sommet, il essaie de noter des indications sur son calepin et éprouve des difficultés à maintenir son équilibre, Arlette, légère, escalade l’autre côté de l’échelle. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 367)
- Maillat s’assit, le dos contre l’arbre, et alluma une cigarette. Pierson avait sorti de sa poche un petit calepin noir à élastique qui ne le quittait jamais.— Craque une allumette, veux-tu ?La flamme, de nouveau, brilla. Pierson griffonna quelque chose sur son carnet, fit claquer l’élastique, remit le carnet dans sa poche. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 147)
- (Construction) Dessin représentant le travail à exécuter, sur lequel les dimensions de chaque pierre sont indiquées.
- (Vieilli)(Belgique) Cartable.
- Mal lui en prit, un jour qu'il avait fait choir de cette manière un élève de septième latine qui se rendait à l'athénée, le calepin sur le dos. — (Hermann Pergameni, Jours d'Épreuves, Éd. Claasen, Bruxelles, 1874)
-
refrain
?- Un ou plusieurs mots qui se répètent à la fin de chaque couplet d’une chanson, d’une ballade, d’un rondeau, etc.
- Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d’une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 33)
- Heureux comme un prince, il s’engagea dans le bois par le sentier de la Côte se tenant à quatre pour ne pas entonner son refrain favori . — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Depuis l’Argonne de 1914, le chant d’abeilles des balles s’est inscrit dans mes circonvolutions cérébrales comme, dans la cire d’un disque, un refrain prêt à jouer dès le premier tour de manivelle […]. — (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
- Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu’il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n’importe quoi, surtout n’importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)
- (Sens figuré) (Familier) Ce qu’une personne ramène sans cesse, à toute occasion, dans ses propos.
- « Tu devrais te marier », me disait mon père.Pendant les dernières semaines de mes vacances à Villeneuve, c’était devenu son refrain. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 5)
- Qu’il suffise de dire que c’était le moment où « la paix négociée » était le refrain rabâché par les ennemis de l’Angleterre. — (Agatha Christie, Les Enquêtes d’Hercule Poirot, 1968, L’Enlèvement du Premier ministre (nouvelle))
- Oui, oui, on connaît bien ce discours. C’est le vieux refrain de l’éducation progressiste. Mais on a déjà essayé de l’appliquer et ça n’a pas marché. — (Seymour Papert, traduit par Étienne Cazin, L’enfant et la machine à connaître : Repenser l’école à l’ère de l’ordinateur, Dunod, Paris, 1994, page 25)
- Je passai les heures qui suivirent à rédiger des missives à ce joueur de golf. Monsieur Saito rythmait ma production en la déchirant, sans autre commentaire que ce cri qui devait être un refrain. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Albin Michel, 1999, page 11)
- (Marine) (Rare) Retour des houles ou grosses vagues qui viennent se briser contre les rochers.
-
quelqu’un
?- (Vieilli) Un ou une entre plusieurs. — Note : Il est alors utilisé avec de, en ou un antécédent ; l’on dit plus couramment aujourd’hui un, une, l’un ou l’une.
- Elle est inutile quand le sang est épanché dans les capacités […] ou quand le coup perce quelqu’un des intestins. — (Anonyme, L’Agronome ou dictionnaire portatif du cultivateur, Rouen, 1787)
- Mais votre royaume, monseigneur, répliqua Ivanhoé, votre royaume est menacé de dissolution et de guerre civile, et vos sujets de toute sorte de maux s’ils perdaient leur souverain dans quelqu’un de ces dangers que chaque jour vous vous plaisez à braver […] — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- […] et s’il est trop vieux pour accepter, ce sera avec quelqu’un de ses fils ou de ses neveux. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IX)
- Encore aujourd’hui, quand il m’arrive de jeter les yeux sur quelqu’un de ces objets que je rapportais de là-bas pour mon musée, ou sur quelqu’une de ces petites lettres que j’écrivais chaque jour à ma mère, je sens tout à coup comme du soleil, de l’étrangeté neuve, des odeurs de fruits du Midi, de l’air vif de montagne, et je vois bien alors qu’avec mes longues descriptions, dans ces pages mortes, je n’ai rien su mettre de tout cela. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Je ne rencontrais chez eux ni jeunes filles, ni jeunes femmes libres, dont quelqu’une eût pu m’intéresser. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Au masculin singulier) Une personne dont l’identité importe peu, mais existante.
- Au milieu de toutes ces impressions, un espoir subsistait : il finirait fatalement par descendre quelque part, et alors, s’il ne s’écrasait pas dans la dégringolade, quelqu’un ou quelque société peut-être le réexpédierait, lui et le ballon, en Angleterre […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 90 de l’édition de 1921)
- Il reste à trouver celui qui t’a frappé avec une barre de fer. Celui qui ordonna à quelqu’un d’ordonner à quelqu’un qui ordonna à quelqu’un d’autre de te tuer. — (Vassilis Vassilikos, Z, 1966, traduit du grec par Pierre Comberousse, NRF Gallimard, 1967, page 342)
- (Au masculin singulier) (Familier) Une personne importante, qui sort de l’ordinaire. Une personne qui a du caractère, du mérite, de la valeur.
- Moi j’en ai rien à foutre d’être quelqu’un. Je suis un mec sans ambition. Moi mon bonheur, c’est la pêche et le pastaga. Tu vois, ça va pas chercher bien loin. — (David Thomas, Je n’ai pas fini de regarder le monde, Albin Michel, 2012)
- Il croit être quelqu'un avec ses immeubles, ses cinémas et sa Mustang rouge décapotable, mais ce n'est qu'un gros poisson dans une petite mare, et encore, pas si gros que ça. — (Stephen King, Billy Summers, Albin Michel, 2022)
- (Au pluriel) Plusieurs dans un plus grand nombre. — Note : Utilisé avec de, en ou un antécédent.
- De l’autre côté, quelques-uns parmi nous discutaient s’il fallait ajouter foi aux affirmations du criminel qui s’était montré menteur incorrigible. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- J’ai lu quelques-uns de ces livres.
- Parmi les nouvelles qu’il a débitées, il y en a quelques-unes de vraies.
- Dès le moment où j’avais mis les pieds devant Notre-Dame, je m’étais trouvé, avec les quelques-uns de la famille, sous les yeux de dizaines, puis de centaines de spectateurs […] — (Georges Simenon, Les Autres, Les Presses de la Cité, 1962, chapitre 7)
- (Au masculin pluriel) Quelques personnes ; certains.
- […] tous tenaient à la main droite ou des épées, ou des piques, ou des arquebuses, et quelques-uns, à la main gauche, des flambeaux qui répandaient sur cette scène un jour funèbre et vacillant […] — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VIII)
-
coussin
?- Sorte de sac cousu de tous les côtés composé de tissu ou de cuir et rempli de plume, de bourre ou de crin, etc., pour s’appuyer, pour s’asseoir, pour poser les pieds ou bien simplement pour décorer.
- Coussin de drap, de velours de soie, etc.
- Coussin de canapé.
- Coussins de chaise longue.
- Coussin de voiture.
- S’étendre sur des coussins.
- Je n’ai jamais beaucoup souffert. Il ne dépendrait que de moi de croire que la nature a plus d’une fois mis des coussins pour m’épargner les chocs trop rudes. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 211.)
- (Technique) Tout dispositif qui rappelle la forme d’un coussin et qui sert, en général, à éviter les frottements, comme dans un collier d’attelage, une machine électrique, etc.
- (Baseball) (Québec) Base.
- Après qu’Angel Pagan eut été retiré en tentant de voler le troisième coussin, […] — (En bref - Piniella suspendu et mis à l’amende, Le Devoir, 4 juin 2007)
- (Marine) Pièce de bois tendre pour préserver les barres.
- (Marine) Palier en filin destiné à protéger une amarre, ou une voile contre l'usure due au frottement.
- Planchette de bois dont l’une des faces est rembourrée et que les doreurs utilisent pour poser les feuilles d’or qu’ils doivent couper.
- Boite carrée dont l’extérieur est rembourré et sert de métier à dentelle.
- Le coussin est aussi nommé carreau.
-
mien
?- (Vieilli) Ce qui est à moi ou ceux qui sont à moi.
- Un mien ami.
- Cette découverte est mienne.
-
soin
?- L’existence du substantif féminin soigne (« souci, peine » ca. 1180) et le verbe soigner rappellent besoin, besogne, besogner clairement vieux-francique. L’étymon serait alors le germanique *sunni (féminin *sunnia, « souci » et le verbe *sun(n)jôn, « s'occuper de, se soucier de »). Cette hypothèse pose quelques problèmes, phonétiques et sémantiques.
- Le latin somniare a pu donner songer et soigner, à côté de songe, soin prend le sens de « action de songer à quelqu’un, attention, soin ».
-
humain
?- Relatif à l’espèce humaine.
- Aucune forme humaine ne surgit entre les halliers, aucun bruit humain ne m’arrive. Partout le silence et partout la solitude ! — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Lorsque l’on ne peut faire autrement que d’affronter le mauvais temps, les forces humaines se décuplent et l’esprit devient plus clairvoyant. — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- – « Tu es si humain ! » lui disait parfois ma mère, avec un accent d’indéfinissable suspicion.Elle ajoutait, pour ne le point trop blesser :– « Oui, tu comprends, tu étends la main pour savoir s’il pleut. » — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 68)
- La justice, en tant qu’elle veut l’inviolabilité de la personne humaine par le seul fait qu’elle est humaine, ne saurait considérer l’homme que dans l’abstrait. — (Julien Benda, La trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, édition 1946)
- Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l'art littéraire chinois, dans Choix d'études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- Qui est sensible à la pitié, secourable, bienfaisant.
- Cet homme est très humain et fort sensible aux misères d’autrui.
- Je ne connais pas de cœur plus humain.
- Avoir, montrer des sentiments humains.
-
aldin
?- Publié par l’éditeur Alde l’Ancien.
- L’édition aldine des Opera omnia de Galien.
- (Imprimerie) Ancienne dénomination du caractère italique des lettres.
-
lointain
?- Qui est fort éloigné du lieu où l’on est ou dont on parle.
- La poussière du Vieux-Port, chargée de salures, éparpille un relent lointain de choses épicées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Enfin les îles sorties des eaux (atolls) portent une flore extrêmement pauvre, venue par des apports lointains. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 69)
- Qui provient de loin.
- On entendait vers Noisseville des hourras et des accents lointains d'une musique allemande. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e édition, Plon-Nourrit & Cie, page 168)
- […], et mon long sommeil réparateur n'est interrompu que pendant quelques instants par des aboiements furibonds répondant aux glapissements lointains d'un chacal. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 40)
- (Par extension) Qui est fort éloigné dans le temps.
- Et nous autres, leurs fils lointains, à travers les milliers d'années, nous ne sommes guère moins touchés en lisant aujourd’hui ces vénérables enfances du genre humain. — (Jules Michelet, Bible de l'Humanité, Calmann-lévy, 1876, page 28)
- Des jours lointains. - Les siècles les plus lointains.
- (Sens figuré) Qui semble être ailleurs, venir d'ailleurs, se diriger ailleurs.
- On eût dit que son regard, triste et lointain comme le regard des hommes qui ont longtemps vécu sur la mer ou dans les solitudes immenses, gardait comme un reflet de l’infini. — (Octave Mirbeau, Les eaux muettes )
-
enjoins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe enjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe enjoindre.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.