Dictionnaire des rimes
Les rimes en : caractère
Que signifie "caractère" ?
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- Empreinte, marque, figure tracée sur une surface quelconque avec une plume, un burin, un ciseau ou de toute autre manière, et à laquelle on attribue une signification. Note : Se dit particulièrement des lettres et autres figures dont on se sert dans l’écriture ou dans l’impression.
- J’aimerais autant que vous me dissiez que l’Iliade d’Homère, ou la Henriade de Voltaire est un résultat de jets fortuits de caractères. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Ce qui m’étonne, c’est que le propriétaire dudit bouquin ne semble pas le lire de droite à gauche. Est-ce qu’il ne serait pas imprimé en caractères chinois ? — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892, Page:Verne - Claudius Bombarnac.djvu/72)
- La littérature tatare et kiptchake (ou ancien tatar) en caractères arméniens constitue une part intégrante de la culture arménienne et possède une valeur philologique certaine. — (Claude Mutafian, Arménie, la magie de l’écrit, Centre de la Vieille Charité , éd. Somogy, 2007, page 338)
- (Imprimerie) Type dont se servaient les imprimeurs.
- Le mot caractère désignait d’ailleurs plusieurs choses : le parallélépipède physique en plomb (le « type ») sur lequel était moulé en relief ce qui allait, par pression, laisser la trace imprimée (œil) d’un… caractère (entité linguistique) dans le… caractère de cette fonte (par exemple le Times). — (Jacques André et Yannis Haralambous, « Fontes numériques », dans Document numérique, no 3‒4, 2006 [texte intégral])
- Il fabriqua, en 1621, des poinçons pour former des caractères hébreux, chaldaïques, syriaques, arabes, grecs et allemands, et pour les lettres fleuries, les notes de musique, les vignettes et les fleurons, et rendit public, durant cette année, un cahier d’épreuves de ces caractères, qu’il avait gravés. — (« Jean Jannon », dans Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, par Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Paris, 1830, vol. 2, page 56)
- On appelle caractère, en typographie, toute lettre ou signe quelconque qui se trouve en relief à l’extrémité d’un petit parallélipède [sic] de métal fondu, ou d’un morceau de bois, si ce sont des lettres destinées aux affiches. — (« caractère », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1866-1877 → consulter cet ouvrage, tome 3, page 350, article « Caractère »)
- Caractères neufs. — Caractères d’imprimerie. — Graver, fondre des caractères.
- Caractère usé.
- La force de corps, l’œil d’un caractère.
- (Par métonymie) (Imprimerie) Ensemble des types d’une même famille.
- Garamond est le caractère littéraire français par excellence depuis François Ier. — (Emmanuel Hocquard, Le cours de Pise, POL Éditeur, 2018, page 82)
- Ce caractère n’a pas encore servi.
- Ce caractère est bon, est mauvais.
- (Par analogie) (Informatique) Donnée qui représente un élément de texte selon un système de codage.
- Caractère alphanumérique, de contrôle, spécial, imprimable.
- Les 128 caractères du code ASCII.
- Une requête SQL se termine toujours par le caractère « ; ». — (Nicolas Larrousse, Création de bases de données, Pearsons, 2006)
- (Par ellipse) (Programmation) Type de donnée existant dans certains langages de programmation, représentant un caractère.
- Une variable caractère.
- (Sciences) (Vieilli) Signe, abréviation utilisé dans une science, dans un art.
- Caractères algébriques, caractères astronomiques.
- (En particulier) (Chimie) (Vieilli) Signe dont les chimistes se servent pour représenter en abrégé les substances qu’ils emploient dans leurs opérations.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Mission, autorité, pouvoir pour faire ou dire quelque chose.
- Il n’a pas caractère pour agir, il parle sans caractère.
- Ce qui distingue une personne des autres à l’égard des mœurs, de l’âme.
- Des observateurs mal informés ont pris cela pour du charme, ou même pour une faiblesse de ce qu’ils croyaient être le caractère autrichien. C’était faux ; il est toujours faux de vouloir expliquer les phénomènes d’un pays à travers le caractère de ses habitants. Car l’habitant d’un pays a toujours au moins neuf caractères : un caractère professionnel, un caractère de classe, un caractère sexuel, un caractère national, un caractère politique, un caractère géographique, un caractère conscient, un inconscient, et peut-être même encore, un caractère privé ; il les réunit dans sa personne, mais s’en trouve dissocié, et n’est plus finalement qu’un petit vallon creusé par cette multitude de cours d’eau, vallon dans lequel ils viennent s’écouler pour en ressortir ensuite et remplir d’autres vallons avec d’autres ruisselets. C’est pourquoi tout habitant de la terre possède encore un dixième caractère, qui n’est rien d’autre que l’imagination passive d’espaces non encore remplis ; ce caractère donne à l’homme toutes ses libertés, sauf une : celle de prendre au sérieux ce que font ses autres caractères (neuf pour le moins), et ce qui leur arrive ; donc, en d’autres termes, la seule liberté, précisément, qui pourrait remplir cet espace. — (Robert Musil, L’Homme sans qualités, 1930-1932, traduction de Philippe Jaccottet, 1956, pp. 42-43)
- Les desservants peuvent, désormais, disparaître ; le peuple tiendra. Il tiendra, car il est, par caractère, obstiné ; car il vit groupé dans un rayon peu étendu. — (Auguste Billaud, La Petite Église dans la Vendée et les Deux-Sèvres, 1800–1830, Nouvelles Éditions Latines, 1961, page 594)
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010, ISBN 978-2-221-12336-2)
- Montrer un grand, un beau, un noble caractère.
- Force, vigueur de caractère.
- Trait de caractère.
- Caractère doux, gai, sérieux, sournois, triste, vindicatif, perfide, etc.
- Il y a des caractères difficiles à dompter.
- Le poète dramatique doit saisir, tracer, développer habilement les caractères.
- Garder, soutenir, diversifier les caractères.
- Faire sentir l’opposition des caractères.
- Comédie de caractère.
- (Par analogie) Tour d’esprit, qualité bonne ou mauvaise qui distingue un peuple des autres.
- Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau […] lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère ; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l’Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Îles Gambier), dans Revue de l’Orient, 1844)
- Le caractère de cette nation est la légèreté, la fierté, etc.
- (Absolument) Force d’âme, fermeté.
- Il a montré, dans cette occasion, beaucoup de caractère.
- C’est un homme à caractère.
- N’avoir pas de caractère, être sans caractère, manquer de caractère.
- Expression, air expressif, personnel, original, en parlant surtout des figures peintes ou sculptées.
- Il y a du caractère, il n’y a point de caractère dans sa physionomie.
- Cette tête a un grand caractère, est d’un grand caractère.
- (Par extension) Expression musicale.
- Un beau caractère de tête.
- Cette ouverture n’a point de caractère.
- Ce qui est le propre d’une chose ; ce qui la distingue.
- Les rives de la Moselle sont vraiment pittoresques et réjouissantes au possible ; pour les artistes elles offrent un caractère tout particulier. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- Vers le soir la tempête présentait des caractères cycloniques et je pris la cape, les amures à tribord, pour m’éloigner du centre de la dépression. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le sol y est compact, souvent imperméable, marécageux par endroits, d’où le caractère mésohygrophile de la flore […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 14)
- Et s’il y a un judaïsme de rite aschkenazi, avec son caractère propre, qui le distingue nettement du judaïsme sefardi, ce n’est pas d’Allemagne qu’il est originaire, mais bien de France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- À l’encontre des autres routes d’Europe, celles du Royaume Uni n’avaient jamais été soumises à aucun essai organisé de redressement et d’aplanissement, et c’est à cela sans doute qu’il faut attribuer leur caractère pittoresque. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 47 de l’édition de 1921)
- (Botanique, Géologie, Zoologie) (Au pluriel) Marque essentielle qui distingue une substance, une plante, un animal de tout autre.
- Dire quels sont les caractères d’une plante, d’un insecte.
- Caractères constants, variables.
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "caractère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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bouvière
?- (Vieilli) Femme qui s’occupe des bœufs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
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bouquetière
?- (Vieilli) Celle qui fait des bouquets de fleurs naturelles pour les vendre.
- Je demandai à M. Mille s’il pensait que cette bouquetière fût une personne de bien. Il me répondit qu’il s’en fallait de tout, mais qu’on devait être poli avec toutes les femmes. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 154)
- À l’autre bout du pont, une bouquetière, ridée, barbue, celle-là, grise d’ans et de poussière, les poursuivit avec son panier chargé de mimosas et de roses de Nice. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 39)
- Travaillant probablement pour les jardiniers, les bouquetières se sont constituées progressivement d’elles-mêmes en communauté distincte, prenant ainsi leur indépendance au xve siècle. — (Sabrina Cauchy, Les bouquetières-chapelières en fleurs à Paris sous l’Ancien Régime, Master 1 : Université Paris XII, 2007)
- A la fin du Moyen Age, les bouquetières entrent en concurrence avec les jardiniers dans l’art de composer le « chapel de fleurs », traquant les contrevenants pour asseoir leurs privilèges. — (Les bouquetières, dans La France pittoresque, no 11, juillet/août/septembre 2004)
- Autre nom du pique-fleurs.
- Nous devons à un « Ami » une bouquetière de Savone, décor grand feu de scènes champêtres en camaïeu bleu. — (Cahiers de la céramique et des arts du feu, 1955)
- Le musée de la Faïence Jules Verlingue Quimper conserve une bouquetière de table décagonale […]. — (Bernard Jules Verlingue, Edith Mannoni, Les faïences de Quimper, Éditions Massin, 1990)
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actionnaire
?- (Commerce, Finance) Propriétaire d’actions dans une société commerciale ou civile.
- Alexandre de Gavinard, le grand financier […] rédigeait […] le septième rapport qu’il devait présenter, le jour même, à la septième société de crédit dont il était l’inévitable président. Il s’agissait, comme bien vous pensez, de mettre dedans une quantité, incalculable d’actionnaires, et Alexandre de Gavinard —Gavinard, comme on l’appelait— se trouvait très en verve. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- Total peut se sentir visé. Il réalise près de 90 % de ses opérations de financement à travers des banques américaines, et 30 % de son actionnariat provient des États-Unis : avec 6,3 % des titres, la multinationale de gestion d’actifs BlackRock, contrôlée par M. Laurence D. Fink, est même sa première actionnaire. — (Alain Deneault, « Total, un gouvernement bis », dans Le Monde diplomatique, août 2018, page 21 [texte intégral])
- Les actionnaires de la Banque de France. — Les actionnaires d’un chemin de fer, d’un canal, d’un théâtre. — L’assemblée des actionnaires.
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droitière
?- Personne droitière.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Personne politiquement droitière.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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caténaire
?- (Géométrie) Forme que prend un câble (ou une chaîne) lorsqu’il est suspendu par ses extrémités et soumis à une force gravitationnelle uniforme (son propre poids).
- (Par extension) Câble ou chaîne tendu en chaînette.
- Les ponts suspendus se répandirent ensuite surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En 1822, à Annonay en Savoie, une petite passerelle d'essai fut construite avec des caténaires en fil de fer. — (Tom F. Peters, Dufour : L’homme des ponts suspendus, dans Guillaume-Henri Dufour dans son temps (1787-1875), Librairie Droz, 1991, page 193)
- (Chemin de fer, Électrotechnique) Ligne d’alimentation électrique constituée d’un ou de deux fils de contact suspendus par des pendules à un ou deux porteurs.
- Sous l'influence des variations de température, les conducteurs de la caténaire s'allongent ou se raccourcissent ; il en résulte des variations de flèches des porteurs et des fils de contact. — (La technique moderne, volume 43, H. Dunod & E. Pinat, 1951, page 251)
- À Limoges commençait la traction électrique. Au-dessus de la 6 212 étaient suspendues les premières caténaires. Elle entrait dans un monde automatique et glacé. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- Le câble s’était échappé de la caténaire. — (Yves Viollier, La flèche rouge, Robert Laffont, 2010)
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populaire
?- Qui concerne le peuple, qui appartient au peuple.
- Mais quand tout fut fini, les magnats accoururent des quatre coins de la Pologne, en qualité de sauveurs de la patrie. Les sauveurs sont la plaie des révolutions populaires. — (François-Vincent Raspail, De la Pologne — Les deux insurrections, 1839)
- Naguère, la masse populaire, résignée à sa vie primitive, obscure, souvent sordide, n’avait point conscience d’être malheureuse. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il peut sembler au premier abord que les capitalistes, […], n’ont pas besoin d’exprimer leur haine des prolétaires ni même de l’éprouver tant leur position présente semble inébranlable et indépassable si on n’accorde pas une importance exagérée au lot inévitable des grèves sporadiques, des émeutes populaires et coups de colère en apparence sans lendemain. — (José Chatroussat, La haine du prolétariat par les classes dominantes, dans Variations n°15, 2011)
- Qui est répandu jusque dans le peuple.
- Introduit en France vers 1725, ce jeu devint rapidement populaire et il donna lieu à de tels excès que la police s’efforça, à maintes reprises, de l’interdire. — (Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, page 47)
- Le commerce du poivre reste florissant, mais son usage est devenu plus populaire. À la fin du xve siècle, selon une édition du Regimen sanitatis du médecin Arnaud de Villeneuve, la « sauce au poivre », mêlée à des fèves ou des pois, est consommée par des « gens de labeur ».— (Patrick Rambourg, (2013). Chapitre premier - L’art culinaire à la fin du Moyen Âge. Dans : , P. Rambourg, Histoire de la cuisine et de la gastronomie françaises (pp. 23-38). Paris: Perrin.)
- (En particulier) (Politique) Dont la souveraineté est dans les mains du peuple, en parlant de forme de gouvernement, d'État.
- Gouvernement populaire, État populaire, république populaire.
- Qui fait impression sur le peuple, sur la multitude.
- Éloquence populaire.
- Qui est conforme aux goûts du peuple.
- Ces vues à vol d'oiseau sont encore populaires aujourd'hui. Comme autrefois, les gens en achètent beaucoup pour les exposer sur leurs murs. Elles illustrent la vie des petites villes ou des grands centres urbains au tournant du siècle. — (« Un plan cavalier de Dawson », dans Trésors des Archives nationales du Canada, Éditions du Septentrion, 1992, p. 50)
- Un genre de littérature populaire, roman populaire, drame populaire.
- (Par extension) Qui plait au peuple.
- L'ancien ministre de l'Agriculture n'a jamais été perçu aussi nettement, aussi vigoureusement, aussi brillamment comme le plus populaire des « présidentiables » de la majorité. — (SOFRES : Opinion publique 1986, Éditions Gallimard, 1986, page 23)
- À la manière de Cioran, tous les gens sophistiqués savent intuitivement qu'il faut mépriser la culture populaire, comme tout ce qui a du succès en général. — (Thomas O. St-Pierre, Miley Cyrus et les malheureux du siècle, éditions Atelier 10, Montréal, 2018, page 47)
- L’établissement est également très populaire pour ses serveuses ultra-sexy qui poussent à la consommation. — (Alain Legault, Las Vegas, 2007, page 138)
- Qui recherche et qui se concilie avec l’affectation du peuple.
- Laurier n’était pas seulement, et à la fois, un dictateur par tempérament, un riche propriétaire foncier et un puissant industriel (…), mais c’était aussi un personnage populaire, fort habile à cultiver l’art de la popularité. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 390 de l’édition de 1921)
- C'était à qui danserait, jouerait ou chanterait avec le plus d'entrain. Les casseux-de-veillée comme moi n'étaient pas populaires. Mais comme j'étais "nouveau", on me pardonnait. — (Jean-Claude Castex, Rivière-Rouge, Vancouver : Éditions P.O., 2015, page 296)
- Qui a les manières, le langage, etc., du peuple.
- Des manières affables et populaires.
- Sous son air populaire il cachait beaucoup de hauteur.
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misère
?- Condition, état de celui qui inspire la pitié.
- L’attitude de la théologie chrétienne à l’égard des juifs a été fixée dans le début du IVe siècle (concile de Nicée, 325) : le judaïsme ne doit pas disparaître, il doit vivre, mais dans un état d’avilissement et de misère tel qu’il fasse nettement apparaître aux yeux des croyants comme des incroyants le châtiment infligé par Dieu à ceux qui n’ont pas voulu reconnaître la divinité de Jésus. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (En particulier) (Religion) État de faiblesse et de néantise de l’homme.
- […] il est également dangereux à l'homme de connaître Dieu sans connaître sa misère, et de connaître sa misère sans connaître le Rédempteur qui peut l'en guérir. — (Blaise Pascal, Pensées)
- Le dogme de l’incurable méchanceté de l’homme a, d’ailleurs, chez certains de ses adeptes, une autre racine : un plaisir romantique à évoquer la race humaine murée dans une misère fatale et éternelle. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue et augmentée, Grasset, 1946, page 194)
- (Spécialement) Privation des choses nécessaires à la vie.
- La misère qui règne est indescriptible. Les troupes ont transformé les environs en un vaste désert, où il ne reste plus un habitant, plus une tête de bétail, plus un boisseau de grain. L'intendance ne réussit plus à pourvoir aux besoins de tous les ventres affamés dont elle a la charge. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 96)
- La Pauvreté, ah ! la garce ! Elle va dans un cortège d’humiliations, de basses rancunes, de fangeuses abdications. Elle traîne, derrière elle, sa sœur la Misère, au rire édenté, aux orbites desséchées, aux doigts mous. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 34)
- Ayant une suffisante connaissance des taudis de Marseille, je m’imaginais que leur misère n’était guère dépassable. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme approchait le jour de l’inauguration du nouveau président, le désordre, la crainte et la misère étendaient leur empire. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- C’était la misère, ils n’avaient pas de moyens, mais pour nous la musique était bien plus importante que la richesse, c’est ce qui nous a forgés mentalement et socialement. — (Fabien Mollon, Le maloya, une musique passée de la clandestinité à la célébrité, Le Monde. Mis en ligne le 20 décembre 2021)
- (En particulier) (Histoire, Musique) Au XVIIIe siècle, chanson anonyme décrivant les épreuves et malheurs de certaines professions.
- Au XVIIIe siècle est apparu un nouveau genre, celui des complaintes des métiers, poèmes populaires anonymes qui décrivaient les épreuves et malheurs de certaines professions. Ces textes qui firent le bonheur des éditeurs de colportage étaient intitulés Misères. Je possède quelques-uns de ces livrets : La Misère des clercs de procureurs, La Misère des garçons chirurgiens, La Misère des apprentis imprimeurs […]. — (Gérard Oberlé, La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, chronique du 1er mai 2003, pages 63-64)
- (Sens figuré) Bagatelle, chose de peu d’importance et de valeur.
- On ne s’étonnera donc pas du sang-froid avec lequel il accueillit les applaudissements de la Société Royale ; il était au-dessus de ces misères, n’ayant pas d’orgueil et encore moins de vanité […] — (Jules Verne; Cinq semaines en ballon)
- C’est une vieille R5 blanche qui agonise. Je l’ai achetée parce qu’elle valait une misère. — (Boris Tzaprenko, Noti Flap, volume 1 : Rien à dire, c’est du grand Art, 2008, chapitre 20)
- Alphonse lui-même, qui semblait encore le meilleur de tous, eh bien ! ma chère, il s’est brouillé avec moi pour une misère. — (Perlette, chapitre 4, dans l’Artiste : Revue de Paris, 1847, 4e série, volume 9, page 198)
- Il a l’air de se bien porter, mais il a toujours quelques misères de santé.
- (Sens figuré) Pénis.
- « Cachez votre misère, père Milon, allons il y a des enfants. » — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 346)
- (Botanique) Nom usuel d’une plante ornementale de la famille des commélinacées.
- Ces formations filamenteuses, observées pour la première fois dans les cellules du pollen de Tradescantia (nom populaire: misère), furent baptisées chromosomes par Waldeyer en 1888. — (Marc Maillet, Biologie cellulaire, 2006)
- Difficulté. → voir avoir de la misère
- Mais j'eus bien des misères à l'école avec tous ces nombres ! Avec le calcul c'était encore pire. — (Heinrich Heine, Le Livre de Le Grand, chap.7, traduit de Ideen, das Buch le Grand (1827) par Claire Placial, Le festin de Babel : Bibliothèque de traductions (https:/ /lefestindebabel.wordpress.com), 2012)
- Je partis de Paris, j'y revins et, me trouvant sans place, j'eus beaucoup de misère. […]. Les années 1865-66-67 ne furent pas brillantes pour les coiffeurs, et surtout pour moi, qui exerce cette profession. — (Thésée Pouillet, La Spermatorrhée, Delahaye, 1877, page 141)
- Il y avait une jeune fille qui servait comme domestique chez des gens riches et qui avait à supporter mille misères. — (Le Courrier du Vietnam, Contes du temps d’avant, lecourrier.vn, 27 décembre 2020)
- C’est une grande misère que les meilleurs procès.
- C’est une misère que d’avoir affaire à lui.
- Malchance.
- C’était la poisse, la pouille, la misère, la débine. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 200)
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boulevardière
?- (Littérature, Théâtre) Autrice qui écrit du théâtre de boulevard.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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lierre
?- Hedera helix, plante sempervirente, qui rampe à terre ou qui grimpe le long des murailles et autour des arbres.
- Bien des fois la nuit, de cette fenêtre tapissée de lierre, j'ai regardé avant de m'endormir le grand Orion inclinant vers l'ouest ; […]. — (J. Milsand, La Poésie anglaise depuis Byron, dans la Revue des deux mondes, vol.3, 1869, p.338)
- Pour ne pas se griser, malgré les nombreuses libations inhérentes à des fêtes de ce genre, on garnissait de lierre, bouteilles, lampes et meubles ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895)
- Le lierre, toujours vert, même en hiver, symbolise en effet pleinement la vigueur de la nature et la sève vitale. — (Darthou, Sonia. « L », Sonia Darthou éd., Lexique des symboles de la mythologie grecque. Presses Universitaires de France, 2020, pp. 72-76.)
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caravanière
?- Femme qui conduit les animaux qui portent les bagages dans les caravanes.
- (Automobile, Tourisme) Utilisatrice d'une caravane.
- (Automobile, Tourisme) Femme pratiquant le tourisme en caravane.
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alifère
?- (Histoire naturelle) Qui porte des ailes.
- Pour étudier la forme d’une élytre, je vais la projeter sur trois plans perpendiculaires entre eux, passant par l’articulation de l’élytre, plus exactement par le centre d’insection sur l’apophyse alifère. — (Association française pour l’avancement des sciences, Compte Rendu: Volume 30, Numéro 2, 1902)
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aberre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe aberrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe aberrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe aberrer.
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atterre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe atterrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe atterrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe atterrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe atterrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe atterrer.
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apothicaire
?- (Vieilli) Celui qui préparait et vendait des médicaments.
- Le second corps des marchands était celui des épiciers et apothicaires. Dans les actes antérieurs au XVe siècle, les épiciers sont désignés seuls, et le plus ancien qui fasse mention des apothicaires est de l'an 1484. Tous les titres postérieurs les confondent avec les épiciers; et il est certain qu'à partir de cette époque ils ne formèrent qu'une corporation, ce qui n'empêcha point les épiciers et les apothicaires d'être perpétuellement en guerre les uns contre les autres. — (Julien Philippe de Gaulle, Nouvelle histoire de Paris et de ses environs, Paris : chez P. M. Pourrat frères, 1839, page 279)
- Pour que l’apothicaire du roi fût heureux, il lui faudrait que le roi eût un estomac et délicat et fort, qu'il eût en même temps besoin de beaucoup de médecines, et qu'en même temps il pût en bien supporter l'effet , […]. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états, tome II : XVe siècle, livre 2, Bruxelles : chez Wouters, Raspoer & Cie, 1843, page 127)
- Les médecins prescrivaient leurs ordonnances en mauvais latin et y faisaient entrer par routine une multitude de drogues simples ou composées que l’apothicaire infusait, décoctait, triturait, pulvérisait et mélangeait de mille manières à l'aide de mille procédés minutieux. — (Gustave de Closmadeuc, « La Pharmacie à Vannes avant la Révolution », dans le Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan, année 1861, Vannes : chez J.-M. Galles, 1862, page 21)
- Le 9 août 1695, lʼapothicaire Maunoir présente au notaire la facture des remèdes fournis à Mademoiselle Mouchingre. — (Suzanne Jacques-Marin, Lʼesprit des médecines anciennes, 2005)
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belluaire
?- (Antiquité) Celui qui, dans les jeux du cirque, combattait contre les bêtes féroces.
- Un belluaire vint, le saisit [un singe déguisé en tigre] dans ses bras, Déchira cette peau comme on déchire un linge, Mit à nu ce vainqueur, et dit : tu n’es qu’un singe ! — (Victor Hugo, Les Châtiments, page 150, 1880)
- Rien de tout cela ne concerne réellement les belluaires ou matutini qui, comme leur nom l'indique, combattaient en matinée. Ce groupe de gladiateurs devait soit affronter les bêtes sauvages directement, soit simplement diriger des combats entre elles, soit les chasser en groupe lors de véritables chasses artificielles. — (François Bachelot, Spectacles d'Eléphants : Plaudites cives, Editions L'Harmattan, 2012, p. 39)
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austère
?- Qui est rigoureux pour le corps et qui mortifie les sens et l’esprit. — Note : Se dit surtout des doctrines et des pratiques religieuses.
- Placée dans quelque maison religieuse de l’ordre le plus austère, tu auras le temps de prier et de faire une pénitence convenable, […]. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Les vieux symboles chrétiens, tant expliqués, tant traduits, présentent à l'esprit, dès qu'on les voit, une signification trop claire. Ce sont des symboles austères de mort, de mortification. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 181)
- Qui est sévère pour soi et pour les autres.
- Elle découvre des gestes de coquetterie qui, comme les gestes de pudeur, revêtent une sorte de beauté austère d’être accomplis dans la solitude. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Son père, […], est surnommé « Camélinat le Rouge » pour ses convictions républicaines. Cet austère paysan a élevé ses enfants dans l’aversion de la monarchie, puis de l’Empire. — (Rosa Moussaoui, Zéphyrin Camélinat (1840-1932) Un long chemin, de la commune au communisme, dans L'Humanité, 7 septembre 2011)
- Le jour commence. La radio donne la parole aux politiciens qui prônent l'austère vie, vautrés en limousine. — (Eugène Savitzkaya, Fraudeur, Paris, Les Éditions de Minuit, 2015, page 34)
- Moi, j’ai déjà rencontré un type austère, par exemple. Il bossait aux impôts, il avait une cravate grise, un complet gris, une brosse qui avait l’air d’avoir été profilée en soufflerie par la NASA et une moustache géométriquement si parfaite qu’on l’aurait dite calculée en 3D. Une tête à classer ses rognures d’ongles par ordre alphabétique. On ne pouvait pas l’imaginer être autrement qu’austère. Même en vacances avec ses enfants, il devait être austère. — (Boulet, Le Ténébreux, janvier 2012 → lire en ligne)
- (Beaux-arts) Caractère de gravité qui exclut les agréments.
- L’architecture d’une prison, d’un arsenal doit avoir quelque chose d’austère.
- (Vieilli) Qualifie une saveur âpre et astringente.
- La plupart des fruits sauvages sont d’un goût austère, sont austères au goût. - Le coing a une saveur austère.
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foliaire
?- Relatif aux feuilles.
- Comment expliquer les effets toxiques constatés sur le rhizome après les applications foliaires d’amitrole ? — (Revue forestière française, 1970, vol.22, p.192)
- Nous avons disposé de DNTBP et de DNOC uniformément marqués au 14C sur le noyau benzénique. La pénétration foliaire et racinaire, ainsi que la translocation du DNTBP sont lentes. — (V. pont & G.-F. Collet, Pénétration, translocation et métabolisme de dinitrophénols, dans Weed Research, volume 24, issue 4, pages 239–247, août 1984)
- L'ensemble des résultats montre que les pièges foliaires aériens de Nepenthes rafflesiana produisent une diversité de composés volatils, des dérivés d'acides gras, et surtout des composés benzéniques et des terpènes communément émis par les fleurs à pollinisation généraliste (pollinisées par différents types d'insectes). — (Des feuilles de plantes carnivores émettent des odeurs de fleurs pour attirer leurs proies, Techno-Science, 30 avril 2010)
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régulière
?- Épouse.
- Il se promène avec sa régulière.
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bruyère
?- (Botanique) Plante ligneuse du genre Erica, dont le feuillage est toujours vert et qui croît dans des terrains incultes et sablonneux.
- Le rucher se composait de 75 ruches avec 10 à 12 k. d'abeilles. La récolte se faisait sur une petite bruyère, dite la grelotteuse (Erica cinerea). Le miel récolté était si clair, que le fond du seau en était visible. — (L'Apiculteur, vol. 63-64, Société centrale d'apiculture, 1919, page 295)
- (Par analogie) (Botanique) Nom donné à plusieurs autres plantes de la famille des Éricacées appartenant aux genres Bruckenthalia, Calluna (les callunes), Daboecia et Pentapera entre autres.
- On commence d'abord par nettoyer le sol en arrachant les ronces, les épines, les bruyères, etc., puis on procède à l'abatage du taillis. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 162)
- Lieu où croissent ces plantes.
- Son casse-pierres sur l’épaule, le carnier de toile, bourré d’un morceau de pain bis, sur le dos, il dévala la bruyère, prit la route. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- La bruyère spongieuse à Erica Tetralix est souvent en continuité avec des petits ilots de l'association à Schœnus établis dans la zone des marnes supra-gypseuses et l'on constate alors , à la marge des deux groupements un mélange de leurs éléments respectifs. — (Pierre Allorge, Les Associations végétales du Vexin français, thèse de doctorat, 24 novembre 1922, p.256)
- La plus grande métairie en superficie était Mauvy : 140 hectares environ, mais la surface labourable ne représentait que 18 % des terres (25 hectares), car l'essentiel était constitué de bruyères (72 hectares), de pâtures (24 hectares) et de taillis (14,3 hectares). — (Isabelle Aristide, La fortune de Sully, Institut de la gestion publique et du développement économique, 1990, Open Edition book, 2014, page 311)
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belvédère
?- (Architecture) Espèce de pavillon ou de terrasse construite au haut d’un édifice ou sur quelque élévation et d’où l’on découvre au loin.
- Du haut de son belvédère, l’ogre contemplait cet immense abattage. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- Le 29 avril, j’ai installé un second poste d’ozonoscopie à la rampe de notre belvédère, à 20 mètres au-dessus du poste établi dans l’abri des thermomètres qui servent aux observations météorologiques. — (P. Bruno, L’ozone et la prévisions du temps, dans Ciel et Terre, vol. 14, page 207, 1894)
- Aussi les paysagistes sont-ils présents pour apporter la touche finale à la route par la végétalisation des talus et des belvédères, assurant ainsi la cicatrisation des emprises routières. — (Topo-guide de Grande Randonnée : L'Île de la Réunion, Fédération française de la randonnée pédestre, 2011)
- (Botanique) Ancien nom vernaculaire de la linaire commune, appelée aussi belle-à-voir (Linaria vulgaris).
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caféière
?- Féminin singulier de caféier.
- C’est l’arrivée du Brésil sur le marché international du café au début du XXe siècle qui provoqua une baisse généralisée des cours du café par rapport au prix des autres produits, et ainsi arrêta l’essor de l’industrie caféière de Jacmel. — (Roberson Édouard,Charles Daly Faustin, Une société parallèle, la vocation du peuple?: essai sur le dédoublement de la société haïtienne, Éditions L’Harmattan, 2009)
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légère
?- Féminin singulier de léger.
- La vive et légère indigène, comme un chamois dans les roches alpestres, marchait d’un pied sûr au milieu des glaçons. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- Le terrien ne peut, à la façon du chasseur amérindien, décabaner selon ses caprices et ceux du gibier, et dresser autour d’un piquet sa tente légère, car s’il est le gardien de sa maison, sa maison le garde. — (Cahiers de géographie de Québec, 1967, n° 22 à 24, page 215)
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verre
?- Matière solide, amorphe, transparente, dure et fragile, élaborée à l’aide de sable siliceux, mêlée de calcaire, de soude ou de potasse, avec laquelle on fabrique des produits plats, comme les vitrages, des produits creux, comme la gobeleterie, les bouteilles, etc., et des fibres à l’usage de la construction.
- Le verre est le plus souvent diamagnétique, mais quelquefois magnétique à la température ambiante, cela dépend évidemment de la proportion d’oxydes magnétiques qui entrent dans sa composition. — (Pierre Curie, Propriétés magnétiques des corps à diverses températures, Annales de Chimie & de Physique, 7e série, tome V, juillet 1895)
- Les radiations absorbées par la feuille de verre portée à température de la pièce, sont réémises selon une loi de corps noir. Le verre ne constitue donc qu'une barrière faible au rayonnement et se comporte comme un corps noir quasi parfait. — (Laurent Joret, « Vitrages à Isolation Thermique Renforcée », Techniques de l’Ingénieur n° C3 635, page 4)
- Le verre a toujours eu une place de choix dans le service et la conservation des boissons alcooliques. — (C. Lapointe, A. Bain et R. Auger, Le site archéologique du palais de l'intendant à Québec, éd. du Septentrion, Québec, 2019, page 78.)
- Objet de cette matière.
- […] : tout l’air brûlé qui s’élève du verre de lampe intérieur, redescend dans l’espace compris entre ce verre et le tube extérieur, d’où il pénètre dans le canal ventilateur. — (De la ventilation des lampes à huile et à gaz, par Mr. Faraday, extrait de la Litterary Gazette, dans la Bibliothèque universelle de Genève, Genève : B. Glaser & Paris : Anselin, 1843, volume 46, page 339)
- (En particulier) Système optique utilisé par exemple sur les lunettes.
- C’est le diable d’être privé de ses lunettes […]. Une espèce d’idiot de saoulot m’a fait sauter mes verres, dans le bar là-bas, et a trouvé le moyen de marcher dessus. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- Le vieux professeur qui portait des verres fumés parlait du développement de la Chine future. — (Robert Payne, Journal de Chine, traduit de l'anglais par Henri Morisset, Librairie Stock, 1950, page 133)
- Récipient cylindrique, de verre, de plastique, de carton ou de papier, servant notamment à la consommation des boissons.
- Ô vous qui buvez « sur le zinc », avez-vous jamais songé à toute la science qu’a dû déployer celui qui a fabriqué le verre dans lequel vous buvez le vin carminé ou la douce liqueur ? — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- En chêne ton ébène, ce meuble-bar a un abattant comme un secrétaire et un support pour les verres. — (magazine Réponses Cuisine, automne 2006, page 25)
- Il contempla son verre où la lumière de la lampe se réfractait et soupira : — Nul n'y peut rien! — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 90)
- (Par métonymie) Contenu d'un verre à boire.
- En effet, on ne l’avait jamais vu se fourvoyer dans ces camaraderies des débits de boisson, commencées par les tournées des petits verres et finissant par les rixes sanglantes : […]. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière, 1885, Les Eaux muettes)
- Pour couronner le tout, mon avocat se laisse aller sur son banc, tombe en faiblesse, et ne revient de son évanouissement qu’après avoir bu un verre de vinaigre des quatre-voleurs. — (L.-H., Physiologie de l’avocat, dans Le musée pour rire, t.1, Paris, Aubert, 1839)
- S’il ne dédaigne pas un verre de vodka offert à propos, il saura m’en dire long sur le pays : […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre V, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Il prit un siège, alluma une cigarette et accepta sans se faire prier un verre de vin de messe. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, pages 32-33)
- Quand les héritiers étaient contentsAu fossoyeur, au croque-mort, au curé, aux chevaux mêmeIls payaient un verre. — (Georges Brassens, Les Funérailles d'antan, 1960)
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alaire
?- Relatif aux ailes.
- […] ceci s’explique, car ce genre de vol à voile se pratique d’autant plus facilement que la charge alaire de l’oiseau est plus grande. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la Mer du Groenland, 1928)
- Plus tard, par une méthode déjà plus délicate, j’inscrivais les phases d’élévation et d’abaissement des ailes d’un oiseau qui vole, la trajectoire décrite dans l’espace par la pointe de l’aile, les changements du plan alaire, les oscillations du corps dans leurs rapports avec les mouvements du vol. — (Étienne-Jules Marey, Le Fusil photographique, dans La Nature - Revue des sciences, page 326, 1882)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.