Dictionnaire des rimes
Les rimes en : capitulard
Que signifie "capitulard" ?
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- (Péjoratif) Celui qui capitule, ou qui est favorable à la capitulation.
- La France ne reconnut pas comme son épée l'épée déshonorée du capitulard de Sedan. — (Félix Oger, Les Bonaparte et les frontières de la France, chapitre XVII ; Germer-Baillière libraire-éditeur, Paris, 1872, page 34)
- Du nord au sud de la France et de l’est à l’ouest, on haïssait le capitulard de Sedan. — (Charles Exbrayat, La Désirade, Albin Michel, 1985, première partie, chapitre 2)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "capitulard".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
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aratoire
?- (Agriculture) Qui a rapport au labourage, ou aux espaces agricoles labourables.
- Les instrumens aratoires manquent ; on devrait en distribuer. — (Anonyme, Grèce. - Administration intérieure, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Sarraut ne doutait pas en effet que l’attrait d’une concession gratuite, à laquelle s’ajouterait une avance du Gouvernement général pour les semences, les buffles et les instruments aratoires, déciderait la population revenue de France s’installer dans le Haut Tonkin : dès qu’il l’aurait mise en valeur, le concessionnaire deviendrait propriétaire de la terre qui lui aurait été attribuée. — (Mireille Le Van Ho, Des Vietnamiens dans la Grande Guerre : 50 000 recrues dans les usines françaises, 2014, p. 201)
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incantatoire
?- Relatif à une incantation.
- La présence très fréquente d’incisions parallèles ou de lignes de ponctuation à proximité des figures d’animaux dans les grottes décorées autorise à considérer qu’elles peuvent avoir été tracées au cours d’un processus incantatoire. — (André Leroi-Gourhan, Histoire des religions, Hypothèses de la préhistoire, Encyclopédie de la Pléiade, volume 3, page 552)
- Litanie incantatoire.
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libératoire
?- (Droit) Qui a pour effet de libérer.
- Clause libératoire.
- Paiement libératoire.
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canard
?- Oiseau aquatique palmipède dont la chair est très recherchée, qu’il vive à l’état sauvage ou à l’état domestique.
- Es tu venu pour cy faire voler Sacre, faucon, ou éprevier en l'air? Pour joindre & prendre héron, canard, ou pie? Plutôt prendrais a ton nez la roupie. — (L'épistre de M. Malingre envoyée à Clément Marot, en laquelle est demandée la cause de son département de France, avec la responce dudit Marot..., Harlem, Paris, 1546)
- Au menu : apéritif, melon de pays, terrine de poisson, coup du milieu, mouton ou magret de canard, mojhettes, salade, fromage, glace, café cognac. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 16 juillet 2022, page 15)
- Le canard de Rouen est des plus recommandables par sa taille, sa rusticité, sa précocité et son aptitude à l’engraissement. — (L’Élevage des Canards, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, éditions La Terre nationale, page 106)
- Je songe à la définition de Victor Hugo : « Le canard est un cochon à plumes. » Il ne savait pas si bien dire. Car leurs ébats sexuels ont de quoi faire rougir le témoin le moins porté sur la pudibonderie. Rien n’égale leur priapisme. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 53)
- Nouvelle fausse, bobard.
- Ce serait être incomplet que de ne pas faire observer ici que Gaspard Hauser n'a jamais existé, pas plus que Clara Wendel et le brigand Schubry. Paris, la France et l’Europe ont cru à ces canards. Napoléon a pensionné un homme qui, pendant cinq ans, a publié dans le Moniteur de faux bulletins de la guerre des Affgans contre les Anglais. — (Honoré de Balzac, « Monographie de la Presse parisienne », dans La grande ville nouveau tableau de Paris comique, critique et philosophique, Paris : chez Maresq, 1844, page 146)
- Les quatre vers ci-dessus paraîtraient en effet justifier assez bien cette remarque. Canard, dans le sens de mensonge, serait-il donc une importation champenoise ? Ce qui m'empêche de le croire, c’est que, bien avant Boursault, deux auteurs qui n’étaient pas Champenois, François d'Amboise, dans ses Néapolitaines (1584), et Adrien de Montluc, dans sa comédie des Proverbes (1616), employaient déjà l’expression de bailler un canard à moitié, donneur de canard à moitié, pour tromper, trompeur. J'avoue que ce demi-canard me paraît encore moins clair que le canard tout entier. Car les raisons ne manquent pas tout à fait pour expliquer que canard ait pris l’acception de mensonge. — (O. D., « Canard », dans L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, n° 131, du 25 juin 1870, page 358)
- Dans mes deux discours, je glisse ce canard : l’empereur Dioclétien avait conçu pour son esclave Sébastien une amitié passionnée, et il aurait voulu lui faire jouer le rôle qui avait été celui d’Antinoüs auprès de son prédécesseur Hadrien. Il connaissait leur aventure par les mémoires de la confidente d’Hadrien, Margarita Yourcenaria, qui était son livre de chevet. À Paris quelques sourires accueillent mon histoire. À Francfort personne ne bronche. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 50)
- (Familier) Journal d’actualité de peu de valeur.
- — Tâche à présent, si qu’tu écris des articles sur ici, d’pas oublier d’marquer dans ton canard qu’un bal au jour d’aujourd’hui n’est plus miteux comme autrefois. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- La Victoire affirmée, Fagerolle […] pensait pouvoir, sans effort, réoccuper son rang. Il dégota, péniblement, une place de sous-reporter, dans un canard impécunieux du matin. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- (Argot) Homme mené à la baguette qui cède à tous les caprices d’une femme et qui fuit toute confrontation.
- Ce mec est une vraie serpillière, j’ai rarement rencontré un canard pareil ! En tout cas, on sait qui porte le caleçon au sein du couple ; c’est elle évidemment.
- (Argot) (Par extension) Homme sortant le grand jeu, offrant énormément de choses gracieusement dans l’espoir d’entamer une relation avec une femme.
- L’un des avantages d’une meuf en boîte c’est qu’elle a juste à se trouver un canard en manque et lui vendre du rêve pour avoir les consos gratuites.
- Sébastien, il faut l’avoir à l’œil, car il s’empresse à faire le canard pour n’importe quels beaux yeux.
- Morceau de sucre que l’on trempe dans un liquide, en particulier dans du café ou une eau-de-vie, avant de le manger.
- […], il n’en va pas de même avec l’alcool. Il arrive même que la première rencontre se situe dès 4 ou 5 ans sous forme d’un « canard » (sucre trempé dans un alcool fort), du cidre, une gorgée de champagne lors d’un mariage, etc. — (O. Phan, « Les alcoolisations aiguës à l’adolescence : le phénomène du binge drinking », chapitre 8 de Alcool et troubles mentaux: De la compréhension à la prise en charge du trouble diagnostic, coordonné par Amine Benyamina, Michel Reynaud & Henri-Jean Aubin, éditions Elsevier-Masson, 2013, page 75)
- (Familier) (Musique) Fausse-note aiguë produite par un instrument à vent, le plus souvent à anche. (Voir aussi couac).
- Personne n’a entendu le canard du hautboïste car au même moment, un spectateur éternuait.
- (Industrie minière) Conduit d’aérage des galeries de mines.
- Pour l'aérage, l'air arrive dans un royon ou compartiment en briques situé dans le bouveau du Nord, monte dans le touret par les canards, puis de là redescend par le compartiment des hourds dans le bouveau du Nord , et enfin remonte au jour par le puits n° 7 muni d'un foyer d'appel. — (Henri Glépin, Note sur le creusement sous stot des puits de mines, Revue Universelle des Mines, de la Métallurgie, des Travaux Publics, des Sciences et des Arts appliqués à l'industrie, Pais & Liège, 1872, volume 31, page 9)
- Verre ergonomique permettant de boire sans en renverser.
- Armoiries avec 3 canards (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est normalement représenté de profil mais souvent, il est présenté volant. À rapprocher de cane, canette, cygne, jars et oie.
- D’azur à la fasce ondée d’argent soutenue d’un canard d’or, au chef du même chargé de deux canards affrontés de sinople, qui est de Sost des Hautes-Pyrénées → voir illustration « armoiries avec 3 canards »
- (Sports de glisse) Plongeon en canard.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) Bouilloire.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Belgique) Petit bisou sur les lèvres.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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débrouillard
?- (Familier) Qui est habile à se débrouiller.
- Ce garçon est très débrouillard : il saura se tirer d’affaire.
- Mais je crois que nous voici déjà près de chez vous, miss Poirson. Ce taximan est un débrouillard. — (Régis Messac, la Taupe d’or [1934], éditions de la Grange Batelière, 2021, première partie, chapitre IV, p. 78)
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accroire
?- Fausseté, chose que l’on veut faire croire qui n’est pas vraie.
- Bast ! dit en riant Brancabanda : alons-donc ! vous voudriez me faire des accroires, & me persuader que des vessies sont des lanternes. — (Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Le Nouvel Abeilard ; ou Lettres de deux amans qui ne se sont jamais vus…, 1778, page 167)
- On ne se fait pas trop d’accroires. D’abord, on n’est pas des vrais musiciens purs et durs mais on a été très chanceux jusqu’ici. Pour ce qui est des attentes quant au succès de l’album, on n’en a pas vraiment. — (Tricot Machine n'a pas été changé par le succès le 20 mars 2010, sur lapresse.ca)
- D’ailleurs, l’on peut même se demander si cette pandémie ne sera pas libératrice de cette tendance québécoise à chercher à atténuer la réalité ou à refuser de l’affronter. À se faire des accroires, comme disaient nos ancêtres. — (Denise Bombardier, Les Québécois, champions du paradoxe, Le Journal de Québec, 5 février 2021)
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coaltar
?- Goudron obtenu par la distillation de la houille.
- Ici, rien n’est triste ; au contraire, tout y porte à la gaité… C’est le bruit joyeux d’une ville militaire, le mouvement pittoresque, l’activité bigarrée d’un port de guerre. L’amour y roule sa bosse, y traîne le sabre en des bordées de noces violentes et farouches. Foules pressées de jouir entre deux lointains exils ; spectacles sans cesse changeants et distrayants, où je hume cette odeur natale de coaltar et de goémon, que j’aime toujours, bien qu’elle n’ait jamais été douce à mon enfance. — (Octave Mirbeau, Le Journal d’une femme de chambre, 1900, page 431)
- Je sens l’odeur de la caserne. Mon nez me dénonce le mélange nauséeux de la sueur, du cuir et du coaltar. — (Jules Romains, Les Copains, 1913, page 179)
- L'atmosphère sentait la cigarette de tabac blond et la peinture fraîche, avec, de temps à autre, une bouffée de coaltar qui venait du dehors. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Eaux infernales, 1934)
- Ils viennent d'apercevoir le bateau. Leur vieux bateau. Il a besoin d'être écopé, l'eau affleure le caillebotis. Mais le fond a été repassé au coaltar, le bordé repeint, les tolets graissés. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 149)
- L’étoupe est de la filasse de lin ou de chanvre qui sert à calfater, à combler les espaces entre les différentes pièces de la coque. Ensuite, on passe un mastic, le brai et du goudron, le coaltar . — (Colette Vlérick, La fille du goémonier, 1998)
- (En apposition) Matière visqueuse, sirupeuse, dense.
- Rouge-coaltar, gros vin rouge.
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brunissoir
?- (Cartographie) Outil à main arrondi et lisse utilisé pour polir une surface, appliquer un support adhésif ou pour le décalquage[1].
- Les brunissoirs sont en acier, en agate, ou en silex.
- Par contre la partie haute possède toujours un décor de croisillons ou d’ondes appliquées à l’aide d’un brunissoir sur des surfaces non polies. — (Aquitania, Volumes 7 à 8, 1990)
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nageoire
?- Organe extérieur, formé d’une membrane soutenue par des rayons osseux, des poissons et des animaux marins, qui leur sert d’appareil propulseur et stabilisateur.
- Les nageoires d’un phoque.
- (Par analogie) Objet dont on se sert pour se maintenir sur l’eau quand on apprend à nager.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Aéronautique) Flotteurs latéraux qui empêchent l’appareil de chavirer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Familier) Bras.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Technologie) Rondelle de bois très plate, que les manœuvres font flotter sur les seaux pleins, pour empêcher l’eau balancée par leur marche, de jaillir au dehors.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) Barbe qui garnit les joues.
- Visage ovale et plein ; teint basané, portant des nageoires brunes. — (Gilbert Augustin-Thierry, Conspirateurs et Gens de police : Le Complot des libelles (1802), A. Colin, 1903, p. 286)
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gabare
?- (Marine) Embarcation à voile et à rames, qui sert à naviguer sur les rivières, à charger et à décharger les bâtiments, etc.
- Cependant le vent était tombé et la gabare ne gouvernait plus. Il fallut jeter l’ancre et attendre. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- La gabare charentaise est un bateau à fond plat qui servait au XIXe siècle au transport des marchandises comme le sel, le bois, l’eau-de-vie, les poteries… — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 40)
- Certains bâtiments de transport.
- (Pêche) Filet qui ne diffère de la seine que par la grandeur.
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recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
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camisard
?- (Histoire, Protestantisme) Calviniste insurgé dans la région des Cévennes après la Révocation de l’Édit de Nantes en 1685.
- […], combien de camisards entêtés dans leur foi, combien de magnarelles diligentes n’ont pas vécu ici sans prévoir cette mort prochaine de leur petite patrie ! — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le pasteur-historien devait avoir bien des continuateurs, notamment Napoléon Peyrat (Histoire des pasteurs du Désert, 1842), qui réhabilite les camisards et le phénomène du prophétisme, […]. — (Chantal Bordes-Benayoun, Patrick Cabanel & Colette Zytnicki, Les musées protestants et juifs dans le midi de la France, dans Une histoire à soi: Figurations du passé et localités, sous la direction de Alban Bensa & Daniel Fabre, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015)
- (Par extension) Protestant trop zélé.
- Regardez-moi ce camisard qui veut tout révolutionner !
- (fin XIXe siècle – début XXe siècle) (Populaire) Soldat de compagnie de discipline, et qui portait la chemise blanche.
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couard
?- Qui est poltron, qui n’a pas de courage.
- Les orgueilleux fait humbles & courtois devenir, les couards faits hardis, & par contraires les hardis fait couards — (Le grand Olympe des Histoires poëtiques du prince de poësie Ovide Naso en sa Metamorphose, Oeuvre authentique, & de hault artifice, pleine de honneste recreation, Traduyct de latin en françoys, Ovide, 1532)
- Ce ne sont pas les ripoux qui la protégeront, tous des couards, des corrompus! — (Bruno Gazzotti, Soda#10 — Dieu seul le sait, éditions Dupuis 1999, page 23)
- Wilson le considérait d’un œil froid, maintenant. Il ne s’était pas attendu à cela. C’est donc un sacré con en plus d’un foutu couard, se dit-il à part lui. Pourtant, il me plaisait assez, jusqu’à maintenant. Mais comment peut-on savoir, avec un Américain ? — (Ernest Hemingway, L’Heure triomphale de Francis Macomber, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001. page 49)
- Il s’est montré couard en présence du danger.
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jaculatoire
?- (Littéraire) Marqué par un jaillissement intérieur intense, exalté, lyrique.
- Le sélectionneur national n’est pas homme à se laisser aller à des effusions sentimentales et encore moins à l’auto-satisfaction jaculatoire. — (Raouf Khalsi cité sur le site Ville de Tunis)
- (Religion) Qualifie une prière courte et fervente.
- Gertrude en son logis avait un oratoire,un boudoir de dévote, où, pour se recueillir,elle allait saintement occuper son loisir,et faisait l’oraison qu’on dit jaculatoire. — (Voltaire, L’Éducation d’une fille)
- – Nous devons manger en gémissant, répondit Pécuchet, car l’homme, par cette voie, a perdu son innocence, phrase qu’il avait lue dans le Manuel du séminariste, deux volumes in-12 empruntés à M. Jeufroy, et il buvait de l’eau de la Salette, se livrait, portes closes, à des oraisons jaculatoires, espérait entrer dans la confrérie de Saint-François. — (Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, Lemerre, Paris, 1881)
- Toute la vie de l'ermite est contenue dans cette tension vers Dieu, cette attention de l'âme orante pour la fidélité de laquelle les anciens moines d’Égypte avaient inventé l'oraison jaculatoire. — (Nathalie Nabert, Les larmes, la nourriture, le silence, Éditions Beauchesne, 2001, page 110)
- (Vieilli) Qui jette ou projette.
- Fontaine jaculatoire : fontaine qui lance un jet d’eau à grande hauteur par la force de la pression.
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blizzard
?- Vent violent et glacial, chargé de neige, qui souffle dans les régions du Grand Nord.
- Le très expérimenté explorateur revint sans avoir atteint son but ; il nous raconta qu’un terrible « blizzard » soufflait dans le Sud et que les glaces étaient dangereusement en mouvement. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le blizzard est complétement déchaîné et la neige tombe si vite et si dru que les bâtiments ont l'air de fantômes. Des congères commencent déjà à se former devant les devantures des magasins de Main Street. — (Stephen King, La Tempête du siècle, traduit de l'américain par William Olivier Desmond, Éditions Albin Michel, 1999, partie 2, acte 1, §. 1)
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bavoir
?- (Puériculture) Petite pièce de tissu qu’on attache sous le menton des jeunes enfants pour recevoir la bave, la salive qui coule souvent de leur bouche.
- Vaut-il mieux, pour cadeau de baptême du petit Landry, offrir un bavoir ou une timbale ? — (Les Œuvres libres, n° 181, éditions A. Fayard, 1936, p. 13)
- […] et l'enfant raconta que, lorsque sa maman l'avait chargée de laver les petits vêtements qui habillaient Blanche-Neige le jour où on l'avait trouvée, elle avait remarqué que cette petite broche était épinglée au bavoir du bébé — (Noël Aubled, Blanche-Neige, Paris : éditions A. Lahure, 1939)
- Alors elle sortit les brassières, les bas, les bavoirs du petit, les sarraus de Lalie et ses rubans de cheveux. Puis, toutes ces choses étendues sur la table, elle vida son flacon, goutte à goutte comme elle eût jeté de l’eau bénite.— Mignons, que cela vous porte bonheur ! — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- C’est un bavoir d’enfant, blanc et brodé de points bleus comme ceux que portait Philippe quand il était petit. — (Jean Freustié, Marthe, ou, Les amants tristes, 1958)
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guignard
?- (Ornithologie) Variante de pluvier guignard (oiseau).
- Le guignard est un oiseau de passage.
- Le volatile accroupi sur l’édifice est un guignard, oiseau migrateur qui traversait alors en troupes nombreuses la plaine de Beauce à l’automne et dont la chair entrait dans la composition du fameux pâté de Chartres : Charles Monselet l’a précisé dans une de ses chroniques gastronomiques. — (Bulletin de la société archéologique, historique et artistique le Vieux Papier: pour l’étude de la vie et des mœurs d'autrefois, volumes 20 à 21, 1950)
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bazar
?- (Commerce) Marché public, lieu destiné au commerce en Orient.
- À présent voici les bazars avec les mille produits de la Perse, de la Chine, de la Turquie, de la Sibérie, de la Mongolie. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Bazar et vacarme sont le même mot. Le mot persan bazar s’analyse en wescar. Le mot arménien vacarme se décompose en wahacarana. L’un et l’autre disent la rue marchande (mot à mot « l’endroit où on marche pour acheter », la ville). — (Pascal Quignard, La Haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 268)
- Je voudrais être un des deux cèdres bleus, dont les branches, la nuit, servent d’asile aux nuées de colombes et, le jour, abritent les petits bazars bruyants sous leurs ombrages. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 63)
- (Par analogie) Lieu couvert où sont réunis des marchands tenant des boutiques d’étoffes, de meubles, de bijouterie, etc.
- (Sens figuré) — Quant aux pauvres filles sans dot, elles deviennent folles, elles meurent ; pour elles aucune pitié ! La beauté, les vertus ne sont pas des valeurs dans votre bazar humain et vous nommez Société ce repaire d’égoïsme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Vaste magasin où se vendent au détail des marchandises diverses, généralement à bas prix.
- Un Petit Dunkerque est une sorte de bazar de fines porcelaines et de curiosités artistiques, de charmantes et délicates inutilités , qui en font un bric-à-brac fashionable. — (Arthur Dinaux, « Au Petit Dunkerque », dans Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du Midi de la Belgique, tome 3 de la 3e série, Valenciennes, 1852, page 119)
- Et ce cube énorme, ce colossal bazar leur bouchait le ciel. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Le matériel est plus onéreux pour la pêche de la crevette grise et les pêches au filet, car il ne faut pas hésiter à investir dans un équipement résistant en évitant les vagues imitations vendues dans les bazars de plage, qui rendront l'âme dès votre première sortie. — (Gérard Houdou & Pascal Durantel, Pêche à pied en bord de mer, Losange, 2005 & Éditions Artemis, 2007, page 100)
- (Par analogie) Fourbi, grand désordre.
- Quel bazar !
- Les oignons de l’Église, ça devait être, sans doute, pour le général, les sacristies sentant le moisi, les nonciatures, les pastorales d'ensemble, et tout notre bazar extérieur. — (Guy Gilbert, La Rue est mon église, Stock, 1980)
- Ensemble d’objets et de matériels divers.
- Ma foi ! comme il fallait qu’on revienne à côté pour récupérer notre matériel, échafaudage, draperies, tout le bazar, j’ai dit à mon collègue : « Ça tombe bien, on va le raccompagner, ça fera toujours moins ballot que de s’en retourner à vide. » Et on l’a collé dans le fourgon. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 87)
- (Argot polytechnicien) (Désuet) Lycée.
- Sécher le bazar.
- (Vieilli) (Ardennes) Sorte de lit mobile pour les douaniers en embuscade.
- Vers la fin de ce siècle, la brigade d’embuscade était composée de deux hommes : alors que l’un surveillait, l’autre se reposait sur un lit d’embuscade, appelé aussi “bazar”, et qui lui appartenait ! — (Jacques Lambert , « Un douanier ardennais, inventeur astucieux, Jean Victor Risse », dans Le Journal du confinement, du mercredi 24 juin 2020, Charleville-Mézières : Éditions Terres Ardennaises)
- (Familier) Sexe de l'homme.
- ...il a demandé à faire sa toilette, eh bien vous me croirez ou non, mais pour quelqu'un qui vient de la ville il a fait ça dans l'arrière-cour du café, torse nu, à l'eau froide et que je lave les bras… Et le bazar en même temps. Comme un Américain. — (Pierre Lemaitre, Le Silence et la Colère, Calmann-Lévy, 2023)
- « Vous avez bien nettoyé vot’ p’tit bazar Ivo ? » — (Samuel Gance, La chapelle des damnés, Ex-Aequo, 2013)
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aplatissoir
?- (Technologie) Instrument de forge qui sert à aplatir le fer ou tout autre métal.
- Shani, masqué des lunettes de protection, frappait sur l’essieu avec l’aplatissoir, et au plus fort de la discussion il s’approcha de Le Gouarec, un morceau de fer incandescent au bout de ses tenailles. — (Marie-Josèphe Gauthier, Les armes du rêve, 1973)
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demiard
?- (Normandie) (Vieilli) Le quart de litre[2].
- (Québec) (Vieilli) Le quart d’une pinte, soit 0.284 litre[3].
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frottoir
?- Ce qui sert à frotter.
- (Art) — On emploie aussi avec avantage des frottoirs métalliques. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Familier) Ce qui sert à essuyer fortement.
- (Désuet) Linge ou brosse qui sert à se frotter le corps.
- Morceau de caoutchouc dont les coiffeurs se servaient pour essuyer leur rasoir.
- Outil utilisé par les relieurs pour unir le dos des livres.
- Tissus de crin utilisé pour frotter les cordes musicales en boyau.
- Plaque sur laquelle on frotte les allumettes pour les enflammer.
- Au premier coup qu’il donna contre le frottoir, le bout rouge de l’allumette se changea en un feu tout blanc ; ce feu devint vert et se mit à bouillir, puis une jolie flamme rouge en sortit qui était du vrai feu. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 144)
- Sur le bois de son sabot, l’allumette avec laquelle il fit un essai s’enflamma aussi bien que sur un frottoir. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 145)
- Les allumettes américaines ne sont guère pratiques pour un fumeur de pipe. Ce sont des allumettes plates et larges, en carton ou en bois très mince, qu’on détache au fur et à mesure d’un minuscule frottoir. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 126)
- Babsi a tout. Même des shooteuses, plein. Nous nous servons de seringues à usage unique, et elles sont difficiles à se procurer. La mienne est si épointée que je suis obligée à chaque piqûre de l’aiguiser sur le frottoir d’une boîte d’allumettes. Babsi me promet trois pistons et trois canules. — (Kai Hermann et Horst Rieck, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, 1978. Traduit de l’allemand par Léa Marcou. 1981, page 152)
- Coffre en bois dans lequel on faisait sécher les épingles.
- Petit coussin servant à lustrer les chapeaux de soie.
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nasillard
?- Qui nasille.
- Et, de ce ton nasillard et monotone qui n’appartient qu’aux fonctionnaires publics, il lut: […]. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes,)
- Ou bien, elle chantait, et cette voix lente, lente, douce et un peu nasillarde était comme la cadence de son rêve, à lui. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d'une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 33)
- Deux escaliers, sous un maigre lumignon, plongent aussitôt vers un sous-sol d’où la musique sonore et nasillarde de l’accordéon monte avec des accords de banjo. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Sur ces entrefaites elle a rencontré par hasard une de ses anciennes copines, une nommée Suzanne, une brune en minijupe, une sorte de grande sauterelle à la voix nasillarde. — (Daniel Apruz, La Bêlamour, éditions Buschet/Chastel, 1970)
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hachoir
?- (Cuisine) Sorte d'instrument pour hacher des matières molles.
- Dans les villes, des ouvriers munis de leur hachoir se transportent chez les personnes qui les demandent, et fabriquent la choucroute, moyennant une rétribution modique qui est fixée par hectolitre. — (Mathieu de Dombasle, Calendrier du bon cultivateur, Paris : Veuve Bouchard-Huzard & Nancy : Grimblot et Veuve Raybois, 1846, page 339, Calendrier du bon cultivateur, Paris : Veuve Bouchard-Huzard & Nancy : Grimblot et Veuve Raybois, 1846, page 339)
- Le hachage se fait dans un petit hachoir turc, appelé havan. C'est un demi-cylindre légèrement incliné, terminé par une embouchure métallique ([…]), où le tabac est simplement poussé concurremment avec la main et le genou, les feuilles étant au préalable capsées et mises à plat dans cet appareil même. — (Frédéric Bère, Les tabacs, Paris : Librairies-imprimeries réunies, 1895, page 142)
- (Cuisine) Grand couteau pour hacher les ingrédients de cuisine.
- Les hachoirs ont une lame en moyenne supérieure à 20 cm de long et inférieure à 40 cm. Pour se distinguer des coutelas, la lame doit être large et posséder une pointe plus ou moins fortement recourbée […]. Les lames des hachoirs peuvent être très larges et adopter une forme discoïde. — (Tristan Arbousse Bastide, Du couteau au sabre, Éditions Archaeopress, 2008, page 77)
- Il tient un hachoir dans une main. Dans l'autre, un sac. Il plante le hachoir sur un billot. — (Jean-François Rouzières, Le Revolver de Lacan, Éditions du Seuil, 2011)
- (Par extension) Instrument pour hacher la viande.
- On fait passer dans le hachoir les morceaux de viande, gras ou autres, parés et grossièrement découpés au couteau et il en sort une pâte dont les éléments ont tous la même taille, grains très réguliers mais qui ne sont pas encore mélangés. — (Pascal Couvez, Transformation carnée à la ferme, Educagri, 2005, page 68)
- Je ne sais pas comment décrire cet état bizarre et pénible où on n’arrive pas à penser quoi que ce soit jusqu’au bout, où la tête se transforme en une bassine émaillée au-dessus de laquelle est fixé un hachoir à viande ancien modèle. — (Andrei Kourkov, Le dernier amour du président, 2004)
- L’entreprise, qui devient le leader du petit électroménager, inonde les cuisines de ses robots, de ses mixeurs, de ses minifours, de ses hachoirs, et, à la fin des années 1970, de ses fours à micro-ondes. — (Thierry Lepaon, La vie continue, 2015)
- Petite table épaisse, billot où l’on met les viandes pour les hacher.
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cigare
?- Petit rouleau de feuilles de tabac préparé pour être fumé.
- On ne fume plus que le cigare par tous les pays que nous avons parcourus. Il est vrai qu’en général on l’implante perpendiculairement dans une espèce de pipe bâtarde à bout d’ambre, avec laquelle il fait un angle aigu d’un aspect drolatique. La fumée monte ainsi par-dessus la tête du tabacolâtre et semble s’exhaler du tuyau d’une locomotive en miniature. Nous notons ce détail, insignifiant sans doute ; mais l’on continue si longtemps à décrire des mœurs disparues, qu’on nous le pardonnera. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, pages 180-181)
- Hurtaud alluma un cigare à la flamme d’une bougie qu’on lui tendit, et se rassit lourdement. — (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
- De mon cigare il ne me restait plus qu’un bout entre les lèvres, et, après en avoir aspiré les dernières bouffées, je le jette par-dessus le bord. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Choulette alluma un de ces longs et tortueux cigares italiens, traversés par une paille. Il en tira quelques bouffées d’une vapeur infecte, […] — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 126)
- – Voilà pourquoi ces Virginias, si appréciés de certains fumeurs, ne s’allument jamais qu’à la flamme d’une bougie, après qu’on a retiré de leur intérieur cette fine paille qui a pour but de réserver à travers le cigare un petit conduit par où puisse circuler la fumée. Un Virginia qui ne tire pas bien n’est bon qu’à jeter. J’ai vu des fumeurs délicats en allumer, Monsieur, jusqu’à six avant d’en trouver un à leur convenance… — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Il siégeait, au fond, sur une banquette, et fumait un cigare. Une indéniable sérénité se reflétait sur ses traits. Peut-être était-ce l’apaisante influence du cigare dont la bague rouge, ornée d'un somptueux écu gaufré d'or, indiquait sans discrétion le prix. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- À New-York, les banquiers étaient réunis. « Grand était leur trouble et longues les cendres de leurs cigares, » écrit "Time", revue jeune, impertinente, brillante. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- Dit autrement, le gueuleton bien arrosé du bon vivant, amateur de viande et de cigare, n'a pas son équivalent chez l'adepte de la graine germée et du tofu mariné à la sauce soja. — (Christian Camara & Claudine Gaston, 150 idées reçues sur le corps humain, First Éditions, 2012)
- (Belgique) (Populaire) Réprimande ; engueulade.
- Il m’a passé une espèce de cigare…
- (Familier) (Argot) Tête.
- Troublé par cette constatation, je mets une table sur le large bureau de Thibaudin, une chaise sur cette table, et j’escalade le tout au risque de me défoncer le cigare... — (Frédéric Dard, Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 136)
- Hey, la pétasse à gros nichons, t’as de l’air dans le cigare ? — (John Lang, Le Donjon de Naheulbeuk : la Couette de l’Oubli, Éditions Octobre, 2008, ISBN 978-2-915621-22-8, page 251)
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germoir
?- (Brasserie) Cellier où germent les graines.
- On établit ordinairement le germoir ou dans une cave, ou simplement dans une pièce au rez-de-chaussée. — (Jean-Claude Durand, La pomme de terre : considération sur les propriétés médicamenteuses, à Lyon chez Rusand, 1834, page 102)
- Le germoir de la malterie comprenait une citerne fournissant l'eau nécessaire au trempage de l'orge, un plancher dallé sur lequel était étendu le grain, deux âtres qui maintenaient la température propice à la germination et un drain pour l'évacuation des eaux usées. — (C. Lapointe, A. Bain et R. Auger, Le site archéologique du palais de l'intendant à Québec, éd. du Septentrion, Québec, 2019, page 20.)
- (Horticulture) Caisse, pot destiné à conserver les graines qu’on ne veut semer que plus tard.
- Un germoir doit être un peu en contre-bas du sol, plutôt un peu sombre que clair, légèrement humide et à l’abri .de la gelée ; à l’intérieur sont placées des tablettes sur lesquelles on dépose les vases qui contiennent de la terre ou du sable. — (lie-Abel Carrière, Encyclopédie horticole, 1862, page 249)
- (Cuisine) Sorte d’ustensile destiné à la germination des graines pour la production de graine germée.
- Aujourd’hui les graines germées prêtes à l’emploi sont en vente partout, ou encore mieux, sont à faire pousser, tout simplement chez vous, dans un germoir. — (Sophie Menut, Craquez pour les graines germées !: 30 recettes de l'apéritif au dessert, Mango, 2011)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.