Dictionnaire des rimes
Les rimes en : caloyère
Que signifie "caloyère" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Religieuse grecque de l’ordre de saint-Basile.
- Modèle:exemle
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "caloyère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
-
ancillaire
?- Qui a rapport aux servantes.
- Ces pittoresques études de géographie linguistique et de camaraderie ancillaire se poursuivirent chaque semaine dans la cuisine, sans que j'y prisse aucun plaisir. — (Marcel Proust, Sodome et Gomorrhe II, 1921)
- On voit que la moralité des armateurs et des gros négociants n’était pas toujours irréprochable et que l’amour ancillaire avait, à Saint-Malo, de chauds pratiquants. — (Étienne Dupont, Le vieux Saint-Malo : Les Corsaires chez eux, Édouard Champion, 1929, page 110)
- Les relations qu'elle possédait dans le grand monde lui en faisaient connaître les dessous, et grâce à des complicités ancillaires, il ne lui était pas difficile de se procurer des lettres compromettantes pour s'en servir à son avantage. — (Jean Ray, Harry Dickson, L'Affaire Bardouillet, 1935)
- En effet, si le jeune homme du peuple trouve à nouer, dès l’adolescence, des relations sexuelles avec les filles de son milieu, le jeune bourgeois se trouve presque condamné à l’initiation par une prostituée, puis à la pratique de l’amour vénal ou ancillaire. — (Alain Corbin, Les filles de noce, 1978)
- — Pour une fois que je tiens un artiste de la Renaissance, je veux pas le paumer à cause d’une bévue ancillaire.— Une quoi ?— Une connerie de ta bonniche ! — (Michel Audiard, Le cave se rebiffe, 1961)
- D’où la proposition d’une primaire : parce qu’on ne peut pas délégitimer la gauche de rupture et la repousser dans une position ancillaire, autant la noyer dans un processus «unitaire» qui dissimulerait toute divergence programmatique. — (Collectif, « Primaire de toute la «gauche» : une fausse bonne idée », Libération, 23 décembre 2021 → lire en ligne)
- (Vieilli) (Chimie) Annexe.
- on nommoit opérations ancillaires toutes celles qui n’étoient en quelque ſorte que préparatoires, diſpoſantes, & qu'on confioit à des ſerviteurs, à des apprentifs. — (Encyclopédie Méthodique, tome second.)
- (Médecine) Annexe, qui est nichée dans une autre étude, en parlant d’une étude clinique, greffée sur le protocole d’une autre étude.
-
tonnerre
?- (Météorologie) Bruit de la foudre.
- Il est possible que les coups de tonnerre se produisent en raison du roulement du vent dans les cavités des nuages, comme c’est le cas dans nos viscères, […]. — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme.)
- Bientôt les roulements d’un tonnerre lointain, se prolongeant dans ces bois aussi vieux que le monde, en firent sortir des bruits sublimes. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Le tonnerre éclata avec une force épouvantable, un tourbillon de vent s’engouffra dans la salle en défonçant une fenêtre. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- De tradition ardennaise, la fête de l’Assomption est un jour d'orage. Ce dicton, aujourd'hui, se confirmera: le tonnerre commence de se faire entendre. — (Isabelle Rimbaud, Dans les remous de la bataille (Journal de guerre), vol. 1 : 28 juillet-28 août 1914, Le Mercure de France, 15 juillet 1916)
- (Vieilli) (Par métalepse) La foudre elle-même.
- Remarquez, d’autre part, cette tendance du tonnerre à choir non sur le clocher vieux, mais sur le clocher neuf ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Je fus arraché à mes pensées par un bruit semblable à celui du plus épouvantable ouragan. Il semblait que tous les arbres allaient être déracinés, et que le tonnerre allait tomber sur nous — (François-Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
- Les éclairs sillonnaient les nuages sombres et je vis à quelque distance tomber le tonnerre. — (Sainte Thérèse de Lisieux, Manuscrits autobiographiques, Éditions de l’Office central de Lisieux, coll. Le Livre de Vie, Lisieux-Paris, 1962, page 50)
- (Sens figuré) (Par hyperbole) Manifestation bruyante, grondement.
- Un tonnerre d’acclamations s’ensuivit, et le prince Jean lui-même, dans son admiration pour l’adresse de Locksley, oublia pour un moment l’aversion que le yeoman lui avait inspirée. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […] — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Armement) Endroit du canon d’un fusil, d’un pistolet où se met la charge et où se produit l’explosion au moment du tir.
- (Par extension) (Injurieux) Personne méprisable.
- -- Ce tonnerre de carabin-là mérite deux fois la mort ! — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
-
antimatière
?- (Physique) Équivalent de la matière si on y remplaçait chaque particule par son antiparticule.
- De surcroît, le modèle canonique est dans l’incapacité d’expliquer des pans entiers de la réalité physique, comme la masse des neutrinos, la matière noire de l’univers, et l’absence manifeste d’antimatière. — (Michel Cassé, Énergie noire, matière noire, 2004)
-
boulangère
?- (Boulangerie) Artisane dont le métier est de fabriquer ou de vendre le pain.
- Pendant qu’il attendait sa monnaie, un petit garçon de six ou huit ans, pauvrement mais proprement vêtu, entra dans la boutique du boulanger. « Madame, dit-il à la boulangère, maman m’envoie chercher un pain. » — (Pierre-Jules Hetzel, préface à Charles Perrault, Contes, Pierre-Jules Hetzel, 1867 (1re édition 1697))}
- La boulangère a des écusQui ne lui coûtent guère. [bis]Elle en a, je les ai vus ;J’ai vu la boulangère aux écus,J’ai vu la boulangère. — (Pierre Gallet (1698-1757), La boulangère a des écus)
- Il prendra vos filles pour parfumeuses, pour cuisinières et pour boulangères. — (La Bible, « Livre de Samuel », 1923, traduction Augustin Crampon, paragraphe 8, ligne 13)
- (Christianisme) Sœur converse qui fait le pain d’un couvent de religieuses.
- Or, ce même jour, la bonne Sœur boulangère avouait à la supérieure une omission dont elle gémissait : elle avait oublié de boulanger ! De ce chef, la communauté se trouvait privée de pain. — (Gaëtan Bernoville, Une apôtre de l’enfance délaissée : Sainte Marie-Euphrasie Pelletier, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame de Charité du Bon-Pasteur d’Angers, Alsatia, Paris, 1950, page 213)
- (Vieilli) Épouse d’un boulanger.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) Plat cuisiné comprenant des pommes de terre et des oignons.
- Boulangère de merlu au safran.
-
asthénosphère
?- (Géologie) Partie ductile du manteau terrestre, située entre la lithosphère et la mésosphère.
- Les masses volumiques de la lithosphère et de l’asthénosphère sont supposées égales. — (Jacques-Emmanuel Marteau, Karine Marteau-Bazouni, Problèmes de physique avec solutions: CAPES externe 2000-2005, Agrégation de chimie 2000-2005, 2005)
-
arbitraire
?- Qui est produit par la seule volonté de l’homme, sans avoir de règle ni de fondement naturel.
- Or, ce qui manque à l’éclectisme, c’est justement une base scientifique et positive; et ses prétendus dogmes ne sont pas moins arbitraires et cérébrins que les dogmes des églises. — (J.-B.-François Bourbon del Monte, L’Homme et les animaux : Essai de psychologie positive, G. Baillière, 1877, page X)
- Il se souvint tout à coup d’une vieille chronique où il avait, pour flétrir, stigmatiser, juvénaliser les comportements bourgeois, […] projeté le feu rouge des catachrèses les plus imprévues, des synecdoches les plus arbitraires, des antonomases les plus follement tirées par les cheveux, […]. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 81-82)
- La distinction que l’on fait entre un astéroïde et une planète est purement arbitraire puisque fondée uniquement sur la dimension. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, no 24, décembre 1992, page 41)
- Qui dépend du choix de chaque personne ou de chaque administration, sans en référer à quiconque.
- L’Assemblée n’a point décidé là-dessus, cela est arbitraire.
- La décision est arbitraire.
- Qui est laissé à la décision du juge.
- Amende arbitraire.
- Qui n’a d’autre règle que la volonté, le caprice d’un maître.
- Dans bien des cas, la coutume régionale et la pratique traditionnelle préislamique, combiné à la volonté arbitraire du potentat régnant, sont devenues la base légale du gouvernement. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 64)
-
couvert
?- Protégé par-dessus, muni d’un toit, d’un couvercle, d’une couverture.
- La casserole est couverte.
- Un temple couvert en tuiles.
- Il préfère les piscines couvertes.
- Au fond de la cour, à l’ouest, un passage couvert, flanqué d’un auvent, s’étendait de la maison aux étables. Le passage permettait le service, à l’abri, des bêtes à corne et à laine. — (Joseph de Pesquidoux, Le Livre de raison (2e série), 1928)
- Un wagon couvert.
- Obturé, bouché.
- Une margelle (de puits) couverte.
- Dissimulé sous quelque chose, masqué, caché.
- Contre des troupes couvertes mais dispersées […] les effets très localisés de très gros projectiles seront assurément disproportionnés à l’énormité de l’effort. — (Jules Paloque, Artillerie de campagne, 1909)
- (Sens figuré) Dissimulé masqué, caché.
- Il accomplit toutes ces trahisons sous le couvert de l’intérêt qu’il prétend nous porter.
- Ces odieuses persécutions eurent lieu sous le couvert de la justice.
- Habillé, vêtu.
- Être chaudement, suffisamment couvert.
- Chapeauté.
- Assis un peu de travers dans le fond de la grosse Delaunay-Belleville, Simon ne savait s’il devait rester couvert ou non. Il finit par ôter son chapeau melon le plus naturellement qu’il put. — (Maurice Druon, Les Grandes Familles, tome 1, 1948)
- On les reconnaît dans les boutiques et magasins à ce qu'ils restent couverts quand les bourgeois mettent bas le chapeau. — (Pierre-Jakez Hélias, Le quêteur de mémoire, Plon, 1990, page 20)
- Voilée, coiffée du hijab ou du tchador.
- Femmes couvertes selon les règles que la religion prescrit. — (Gérard de Nerval, Voyage en Orient, tome 3, 1851)
- (Météorologie) Nuageux ; voilé ; assombri.
- Soleil à demi couvert. — (Maine de Biran, Journal, 1816)
- Le temps couvert de Lorraine, un temps pour les mirabelliers. — (Maurice Barrès, Mes cahiers, tome 3, 1902-1904)
- Avant-hier il a plu toute la journée, mais le soir, malgré le ciel couvert, tout le monde guettait anxieusement l’apparition de la lune nouvelle. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 131)
- (Cuisine) Maintenu sous la cendre en parlant du feu, par extension, atténué en parlant des plaques chauffantes.
- Parfois aussi le feu couvert se dégage un peu. Un écroulement de cendres se fait entre les bûches. — (Alphonse Daudet, Contes du lundi, 1873)
- Cuire le goulash à feu couvert pendant soixante minutes.
- Atténué, rauque, peu sonore, en parlant de la voix.
- Un timbre couvert.
- Peu ou pas clair, fuyant, voilé, dissimulé.
- À mots couverts, en termes couverts.
- Entre parents, grand’mères et tantes, commençaient, pour m’intriguer davantage, de continuelles conversations à mots couverts ; des chuchotements, qu’on faisait mine d’étouffer dès que je paraissais. — (Pierre Loti, Le Roman d’un enfant, 1890)
- (Héraldique) Se dit d’une tour, d’un château muni d’un toit pointu ou d’une coupe de son couvercle
- D’azur au château donjonné d’or, le donjon couvert, maçonné de sable, qui est de Lauterbourg → voir illustration « donjon couvert »
-
belluaire
?- (Antiquité) Celui qui, dans les jeux du cirque, combattait contre les bêtes féroces.
- Un belluaire vint, le saisit [un singe déguisé en tigre] dans ses bras, Déchira cette peau comme on déchire un linge, Mit à nu ce vainqueur, et dit : tu n’es qu’un singe ! — (Victor Hugo, Les Châtiments, page 150, 1880)
- Rien de tout cela ne concerne réellement les belluaires ou matutini qui, comme leur nom l'indique, combattaient en matinée. Ce groupe de gladiateurs devait soit affronter les bêtes sauvages directement, soit simplement diriger des combats entre elles, soit les chasser en groupe lors de véritables chasses artificielles. — (François Bachelot, Spectacles d'Eléphants : Plaudites cives, Editions L'Harmattan, 2012, p. 39)
-
araire
?- (Agriculture) Instrument aratoire, à bâti symétrique sans versoir, qui fend la terre sans la retourner et dont l’usage s’est perpétué jusqu’au XIXe siècle dans la moitié sud de la France.
- L’araire, dont les origines remontent à l’Antiquité, est toujours présent en Afrique du Nord, en Éthiopie, en Amérique centrale et dans certaines régions d’Asie. Autrefois entièrement en bois, certaines pièces travaillantes sont aujourd’hui en métal. — (Philippe Lhoste, Michel Havard, Éric Vall, La traction animale, 224 p., 2010, Quae - Cta - Presses agronomiques de Gembloux, page 118)
- L'araire à mancheron double était plus maniable, mais il occupait les deux mains, alors qu’un manche unique libérait une main pour mener les bœufs à l’aiguillon. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, p. 67).
-
biliaire
?- (Médecine) Relatif à la bile.
- Portion du foie du Porc, injectée, destinée à montrer les rapports des conduits biliaires et des veinules portales. — (N. Guillot, Structure du foie chez les animaux vertébrés, dans Annales des sciences naturelles: Zoologie et biologie animale, 3e série, t.9, p.171, 1848)
- Sylvius avait déjà fait observer que les bœufs qui, pendant l'hiver, sont affectés de concrétions biliaires, se guérissent au printemps en mangeant les feuilles et les tiges de chiendent dans les pâturages. — (Le Chiendent - Triticum repens, dans la Revue de thérapeutique médico-chirurgicale, Paris : Dr Martin-Lauzer, 1865, page 17)
- Ces données fournies par l’épreuve de l’atropine pourraient faire conclure que l’intoxication biliaire porte à la fois sur le cœur et sur le pneumogastrique. — (Société médicale des hôpitaux de Paris, Bulletins et mémoires, 1911, page 38)
-
bénéficiaire
?- Relatif à un gain en espèces, qui comporte un tel gain.
- (Droit) Qui bénéficie d’inventaire.
- L’héritier bénéficiaire.
-
déterre
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déterrer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déterrer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déterrer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déterrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déterrer.
-
contraire
?- Concept inverse, logiquement opposé.
- Le contraire d'en haut est en bas.
- Vous m’avez dit le contraire.
- Je vois tout le contraire de ce qu’on m’avait promis.
- Je soutiens le contraire.
- Je vous prouverai le contraire.
- Je ne dis pas le contraire.
- Deux contraires ne peuvent subsister ensemble.
- Concilier les contraires.
- Or le droit et la justice sont le contraire de la violence et de la force. — (Jean Izoulet, La cité moderne: métaphysique de la sociologie, 1895)
-
cotonnière
?- Ouvrière qui travaille le coton (pour un homme, on dit : cotonnier).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Nom vernaculaire générique des plantes appartenant au genre Filago de la famille des Astéracées.
- Voici la cotonnière négligée. C’est une fleur de la famille des pissenlits. — (Jean-Marc Toussaint, Les aventuriers des espèces perdues, Le Mag, supplément de Vosges Matin, 6 mai 2018)
-
compère
?- (Désuet) Parrain d’un enfant, par rapport à la marraine et aux parents de l'enfant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) (Familier) Quelqu’un avec qui on vit habituellement, à qui l’on parle librement.
- elle [Catherine de Médicis] l [Le connétable Anne de Montmorency]’appellle toûjours mon compere, auſſi bien que le Roy [Henri II] — (Madame de La Fayette, La Princesse de Clèves, 1678)
- Comme ils étaient en ce temps-là les deux seuls fusils de la commune, dès qu’un paysan avait repéré les lieux et heures de sortie d’un lièvre, […], il s’en venait annoncer la chose à l’un ou l’autre des deux compères, […]. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Puis, d'autorité, il apporte une piste de 421. Vissés au zinc, les deux vieux compères poursuivent leur conversation. — (Franck Maubert, Ville close, Éditions Ecriture, 2013)
- Celui qui est secrètement d’intelligence avec un escamoteur, avec un charlatan, pour l’aider à faire ses tours, à abuser le public.
- Cet escamoteur, ce charlatan a des compères, est bien secondé par ses compères.
- Ces soirs-là, le commandant Sicardot jouait le rôle d’un compère complaisant. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- La grande Poulard était vedette à ce moment-là. Elle m’aimait bien, je vais la trouver. « Poulard, je lui dis, ce qui serait bien, c’est que tu me prennes pour compère quand tu descends chanter dans la salle, que tu choisis un bonhomme, que tu le fais monter sur la scène avec toi et que tu l’embrasses un peu partout en lui laissant du rouge à lèvres. » — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 26)
- (En général) Personne qui en seconde une autre pour quelque supercherie.
- Un tel prépare ses bons mots, et il a un compère qui l’aide à les amener dans la conversation.
- Homme adroit, subtil et artificieux.
- Voilà, se dit le gentilhomme, une auberge qui s’annonce bien, et l’hôte qui la tient doit être, sur mon âme, un ingénieux compère. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Homme qui se montre un bon compagnon ; homme agréable et de bonne humeur.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Théâtre) Chacun des deux principaux personnages d’une revue. → voir commérer
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
contrefaire
?- Imiter une personne, une chose.
- Contrefaire quelqu’un.
- Contrefaire la voix, les gestes d’un autre.
- Comme nous la questionnons sur un chat-huant qui vient de se faire entendre, elle nous dit : « Oh ! en voilà un qui ne m’épouvante pas. Je vais le contrefaire et il approchera. Les bêtes sont notre amusement à la campagne. » Aussitôt, ses mains en porte-voix sur sa bouche, elle pousse un cri comme un éclat de rire et l’on devine à un certain bruit de feuilles et d’ailes mêlées que le chat-huant doit voleter près de là. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, pages 384-385)
- Il est trop tôt pour que le soleil darde ses rais dans cette rue étroite, mais on devine qu’il va faire beau, une de ces journées de printemps qui contrefont l’été. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 105)
- Lullaby avait ouvert les lettres, et elle avait répondu en signant du nom de la mère ; elle avait même téléphoné un jour au bureau du censeur en contrefaisant sa voix pour expliquer que sa fille était malade, très malade, et qu’elle ne pouvait pas reprendre les cours. — (Jean-Marie Gustave Le Clézio, Lullaby, 1978, collection Folio Junior, page 57)
- Copier les autres, dans le dessein de les tourner en ridicule.
- Ce petit drôle contrefait tout le monde.
- Il le contrefait à merveille.
- Feindre d’être ce qu’on n’est pas.
- Contrefaire l’insensé.
- Contrefaire l’homme de bien.
- On ne peut pas se contrefaire longtemps.
- Silvia.— Tu ne sais ce que tu dis. Dans le mariage, on a plus souvent affaire à l’homme raisonnable qu’à l’aimable homme ; en un mot, je ne lui demande qu’un bon caractère, et cela est plus difficile à trouver qu’on ne pense. On loue beaucoup le sien ; mais qui est-ce qui a vécu avec lui ? Les hommes ne se contrefont-ils pas, surtout quand ils ont de l’esprit ? — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- (En particulier) Imiter par contrefaçon, par contrefaction.
- Contrefaire son écriture.
- L'un de ces arrêts rappela l'interdiction de contrefaire des ouvrages pour lesquels un éditeur avait obtenu un privilège en payant un droit qui lui assurait l'exclusivité de l'édition et de la diffusion pendant un temps donné. — (Albert Ronsin, L'imprimerie Vivot à Bruyères (Vosges), 1763-1816, Journées d'études vosgiennes, 2005)
- Il restait à vérifier avec la pièce qui fait foi en la matière, à savoir le procès verbal de délibération, document autographe au format A3, difficile à contrefaire. — (Alain Garrigou, Sarkozy et l’Université – la revanche personnelle d’un cancre., Fondation Copernic, février 2009)
- Les Gaulois contrefirent les statères macédoniens. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)
- Déguiser.
- Mme Busselet attaque toujours ses phrases trop haut comme si elle voulait contrefaire sa voix et paraître ridicule à tout prix, aussi a-t-on peur de rire, mais à la fin malgré elle, elle retombe dans son registre qui est lugubre et c'est vous qui avez l'air moqué. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, page 269)
- Rendre difforme, défigurer.
- Il a eu des convulsions qui lui ont contrefait tout le visage.
-
croupière
?- Morceau de cuir rembourré, que l’on passe sous la queue d’un cheval, d’un mulet, etc., et qui, tenant à la selle ou au bât, l’empêche d’avancer sur le garrot.
- La rosse était haute, cagneuse, osseuse, sans poils à la crinière [...] ; la croupière lui déchirait la queue ; un séton suintait à son poitrail. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 42, 2012)
- Mettre une croupière à un cheval.
- (Histoire) Pièce d’armure du cheval.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) (Par analogie) Amarre qui pend à l’arrière d’un grand bâtiment. (voir croupiat)
- Mouiller en croupière.
-
débonnaire
?- Bon ; gentil ; bienveillant.
- C’était un prince débonnaire aimé du peuple.
- Le médecin obligea petit Jacques à lâcher ses fourneaux pour être valet. Il entra en cette qualité chez une vieille dame, autoritaire et hautaine avec tout le monde, seulement débonnaire avec lui, Mme Silencemoï, la veuve du fabricant de soie végétale. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 136-137)
- Tignasse était sourd comme un pot, et par suite merveilleusement débonnaire. Il suffisait de contenter sa vue, et tous les plaisirs de l’oreille – cris, miaulements, mugissements, chansons et coups de sifflet – nous étaient permis. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 307)
- Nous ferons, tout d’abord, observer que Pilate, procurateur de Rome en ces contrées lointaines, représente César, en l’occurrence Tibère, lequel n’est pas précisément un empereur débonnaire et naïf. — (Robert Ambelain, Jésus ou le mortel secret des Templiers, 1970)
- Conciliant ; facile à vivre ; indulgent ; tolérant.
- Le roi débonnaire, se souciant aussi peu de sa dignité que ses compagnons de table, riait, buvait et badinait au milieu de la bande joyeuse. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dieudonné Djonabaye n'a rien en apparence d'un foudre de guerre. Calme et débonnaire, une corpulence de bon vivant dont la lourdeur est accentuée par des difficultés à se déplacer, rien en lui ne trahit un bagarreur constamment sur la brèche. — (Thierry Perret, Le temps des journalistes : L'invention de la presse en Afrique francophone, Éditions Karthala, 2005, p. 172)
- (Péjoratif) Trop conciliant, d’une gentillesse qui confine à la faiblesse.
- C’était un mari débonnaire qui fermait les yeux sur les liaisons de sa femme.
-
censière
?- (Histoire) ou (Régionalisme) Épouse d’un censier.
- Le lendemain, qui était un samedi, la censière alla réveiller le Ninoche à l’écurie. — (Charles Deulin, « Les Trentes-Six Rencontres de Jean du Gogué », in Cambrinus et autres Contes, XIXe siècle (1874?))
-
littéraire
?- Qui appartient aux lettres, à la littérature.
- Ces malfaiteurs littéraires voudraient persuader de tels hommes qu’ils n’ont pas besoin d’excuse et que leur conduite se conforme au dictamen de la nature. — (Abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, pp. 188-189)
- Je sais fort bien qui est Mr Kipling, bien que vous ayez cru bon dans votre "Étude en rouge" de me faire passer pour un béotien en décrivant ma culture littéraire comme nulle ! — (Philippe Chanoinat (scénario) & Frédéric Marniquet (dessin), Les Archives secrètes de Sherlock Holmes, vol. 3 : Les adorateurs de Kâli, éd. Glénat BD, 2017, p. 23)
- Ensuite, il est question de réinscrire la production littéraire gibranienne dans la vaste histoire littéraire de sa communauté. — (Daniel S. Larangé, Poétique de la fable chez Khalil Gibran (1883-1931): les avatars d'un genre littéraire et musical : le maqām, Éditions L'Harmattan, 2005, page 350)
- (Par extension) Qualifie un esprit caractérisé par le goût et l’intelligence de la littérature.
- Notre homme était un officier supérieur à la retraite qui cachait, j’allais l’apprendre assez vite, une fine culture littéraire derrière son côté scrogneugneu. — (Georges-Noël Jeandrieu, La société Jupiter, page 115, Éditions du Seuil, 1988)
- (Par extension) Se dit des qualités de composition et de style par lesquelles se caractérisent les œuvres qui appartiennent à la littérature.
-
coplanaire
?- (Géométrie) Qui est dans le même plan.
- Vecteurs coplanaires.
-
entière
?- Féminin singulier de entier.
- D’autres, plus distanciées dans le temps, affirmeront leur entière allégeance à cette poésie, refusant de “ "décésairiser" les mémoires ”, proposant de “ relire Césaire qui a choisi de s’identifier dangereusement ”. — (Véronique Bonnet, De l’exil à l’errance, 1999, page 93)
- Dans ce cas, ce n’est plus l’onde tout entière qui est arrêtée et renvoyée en grande partie ; une petite portion seulement est brisée et réfléchie. La grande masse de l’onde passe par dessus cette petite parcelle sans éprouver de réflexion. — (La revue scientifique de la France et de l’étranger, 1871)
-
colère
?- Réaction vive et parfois violente contre ce qui blesse un sentiment.
- Quand ils arrivèrent, sa colère, à laquelle il fallait un prétexte pour s’exhaler, tomba sur eux avec l’éclat de la foudre. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Quand il voyait, sur le sable des allées un piquet de chat, il entrait aussitôt dans une colère affreuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
- Or, depuis quelque temps, le curé de Melotte devenait inquiet, il s’attristait, s’aigrissait, se montait et se mettait dans de saintes colères. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Sortons ! fis-je irrité par toutes ces simagrées et littéralement pris d’une colère que je ne m’expliquais pas. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
- Mon fils est en prisonEt moi je sens en moiDans le tréfonds de moiMalgré moi, malgré moiPour la première foisMalgré moi, malgré moiEntre la chair et l’osS’installer la colère. — (Félix Leclerc, L’Alouette en colère, 1972)
- La colère est l’ennemie de l’intelligence. — (Marie-Ève Sévigny, Intimité et autres objets fragiles, Triptyque, 2012, page 32)
- Il dit cela, il fit cela en colère, tout en colère.
- Nabet vit rouge et sentit monter en lui une colère irrationnelle. Pourtant il se contint, l'angoisse était plus forte que son ressentiment. — (Bernadette Boissié-Dubus, Sous les pavés, la plage... est rouge, éd. Clair de Plume 34, 2015, page 40)
- Il faut que sa colère se passe.
- Il faut qu’il décharge sa colère, qu’il passe sa colère sur quelqu’un.
- (Sens figuré) La colère de Dieu, la colère du ciel, la colère céleste.
- (Sens figuré) La colère des flots.
- (Sens figuré) — Les rafales d’une violence inouïe, accès de colère de Wottan ou de Thor, tombent des hauteurs en sifflant et soulèvent des tourbillons d’embruns qui sillonnent la mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
-
côtière
?- Planche de jardinage, qui va un peu en talus et qui est ordinairement adossée à une muraille de manière à recevoir le maximum des premières chaleurs du printemps.
- Cette côtière est propre pour des pois.
-
bonnetière
?- (Couture) Celle qui fait ou qui vend des bonnets, des bas et d’autres objets de tricot (pour un homme, on dit : bonnetier).
- A l’occasion de cette réflexion, nous ne croyons pas trop déplaire au lecteur en lui donnant ici la liste des principales professions nommées par Restif et figurées par Binet, dans les Contemporaines du commun et dans les Contemporaines par gradation. Plusieurs de ces professions n’existent plus aujourd’hui. […] Bonnetière — (Jules Assézat dans Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Les Contemporaines, tome 2, Alphonse Lemerre, Paris, 1876, page 272-275)
- (Mobilier) Armoire pour ranger les bonnets, la lingerie.
- Ces bonnetières sont, en réalité, des meubles faits de toutes pièces, avec du vieux bois, autour d’une porte de petite armoire ancienne. — (Charles Stéphen-Chauvet, La Normandie ancestrale: ethnologie, vie, coutumes, meubles, ustensiles, costumes, patois, 1921)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.