Dictionnaire des rimes
Les rimes en : célestin
Que signifie "célestin" ?
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- (Religion) Moine de l’ordre fondé par Célestin V.
- Le couvent des célestins.
- Le célestin, son cousin, lui écrivit de revenir. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- (En apposition) Mais nous trouvons annexées au même dossier les observations suivantes, écrites par son cousin, le moine célestin Goussencourt. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "célestin".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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déteint
?- Participe passé masculin singulier de déteindre.
- Des piliers ronds supportent la voûte de bois dont la couleur bleue est déteinte. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 118, 2012)
- Troisième personne du singulier du présent de déteindre.
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faubourien
?- Relatif aux faubourgs, ou à la population ouvrière des quartiers excentriques d’une grande ville.
- Il me faudrait, pour bien vous dire cela, le vocabulaire faubourien de maître Bélisaire, son grand tablier de menuisier, et deux ou trois coups de ce joli vin blanc de Montmartre, capable de donner l’accent de Paris, même à un Marseillais. — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 67)
- Le marronnier noir avec ses bourgeons blancs et roses prêts à éclater m’a singulièrement attendrie. Est-il assez faubourien et spécial en son genre ! Il pousse là enfermé entre quatre murs, dans le sol parisien sans humus ; il a un entêtement de pauvre à vivre étiolé, sans suc, sans brise, martelé, tailladé par la cohue des récréations, il prouve un enracinement tenace pareil à celui des enfants d’ici qui poussent sans air, sans chaleur, sans nourriture. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Vinson [...] s’était trouvé attiré, séduit par une grande fille aux cheveux teints, aux joues émaciées, aux yeux brillants et dont l’allure faubourienne et parigote l’avait complètement subjugé. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 975)
- Le Prince le houspillait comme un simple soldat allemand. Bert recula, blême et décontenancé, mais résolu à toutes les conséquences. D’après son code d’honneur faubourien, un devoir s’imposait, inéluctable : faire le coup de poing avec son adversaire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
-
agrarien
?- Qui a rapport aux lois agraires.
- Partage agrarien.
-
contins
?- Première personne du singulier du passé simple de contenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de contenir.
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main
?- (Anatomie) Partie du corps humain située au bout du bras, qui s’étend du poignet jusqu’au bout des doigts, qui sert à la préhension et au toucher.
- Et quand je m’approchai du fauteuil de grand’mère pour lui baiser la main, elle se détourna et cacha sa main sous son mantelet. — (Léon Tolstoï, Souvenirs, 1851-1857, traduction de Ardève Barine, édition 1922)
- […] ; Joseph offre un bouquet de roses à son amoureuse, qui étend la main pour le prendre. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Le paysan avait croisé les bras, et ses mains étaient à plat sous ses aisselles. — (Octave Mirbeau, La Bonne, dans Lettres de ma chaumière, 1885)
- D’une main, l’assassin avait dû saisir la vieille femme à la gorge et, de l’autre main, la bâillonner pour l’empêcher d’appeler au secours. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- […], il fouilla de sa main gauche dans sa poche intérieure et en déversa le contenu sur la table. — (Henry Miller, L’ancien combattant alcoolique au crâne en planche à lessive, dans Max et les Phagocytes, traduction par Jean-Claude Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- Malgré moi, les doigts de mes deux mains s’agitèrent follement. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- (Par extension) Habileté manuelle.
- Tous ces objets ont une histoire, on sent encore la main de leur inventeur ou de leur fabricant. — (Cécile Michaut, Patrimoine scientifique : ces instruments sauvés de l’oubli, Le Monde. Mis en ligne le 18 décembre 2018)
- On doit, sans perdre un instant, extirper la tumeur : opération qui exige la main d’un anatomiste, et qui n’est pas sans danger pour celui qui la pratique, l’inoculation de l’ichor gangreneux pouvant causer la mort. — (Mémoires d’agriculture, d’économie rurale et domestique, 1831, page 423)
- Le désert s’étend jusqu’aux environs d’Ouzoun-Ada, et les stations du railway forment autant de petites oasis, créées par la main de l’homme. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- (Par analogie) (Zoologie) Partie correspondante chez les animaux dont l’extrémité du membre postérieur est douée de préhension avec un pouce opposé aux autres doigts. (définition trop restrictive à préciser ou à vérifier)
- La main du bonobo est homologue à celle de l’homme.
- (Par analogie) (Fauconnerie) Doigts des pattes postérieures des rapaces.
- La main primitive du Rapace était taillée, si vous vous en souvenez, sur le patron le plus anciennement et le plus universellement adopté par toutes les espèces tétradactyles du règne. Elle portait trois doigts à l’avant contre un seul à l’arrière; et ce système, dit de l’Imparidactylie, était d’uniforme chez les Aigles, chez les Faucons et les autres Diurnes…. — (Alphonse Toussenel, Le monde des oiseaux: ornithologie passionnelle, Troisième partie, Édouard Dentu, 1872, page 595)
- (Par analogie) Filaments permettant à la vigne de s'accrocher à un support.
- On remarque alors au milieu un petit peloton opaque, comme granuleux , très-distinct du reste du globule, et qui, lorsque la température est assez élevée, se développe après quelques heures de séjour dans l’eau, en une tige ordinairement contournée en vrille ou main de vigne, après avoir percé le sphéroïde ovale perpendiculairement au grand axe. — (Isaac-Bénédict Prévost, Mémoire sur la cause immédiate de la carie ou charbon des blés, et des plusieurs autres maladies des plantes, et sur les préservatifs de la carie, Bernard, Imprimeur-libraire, Paris, 1807, page 24)
- (Football) (Par métonymie) Fait de toucher un ballon avec la main ou le bras alors que c’est interdit.
- M. Garrido siffle deux coups francs l’un après l’autre, le premier pour une faute de Neeskens, le second pour une main de Van de Korput à une vingtaine de mètres sur la droite du but de Van Breukelen. — (Thierry Roland, Mes plus grands moments de football, Larousse, 2012, page 237)
- Et que dire de cette main hors de sa surface alors qu’il était pris de vitesse par Nuno Tavares, après un long dégagement de Pau Lopez, qui lui a valu un rouge direct ? — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 5 octobre 2022, page 16)
- (Sens figuré) Travailleur.
- Quelques mains en plus ne feront pas de mal.
- (Sens figuré) Écriture, caractère d’écriture d’une personne.
- Elle a une bonne main.
- Je reconnais sa main.
- Elle lui avait appris à lire, à compter et même elle lui avait acheté à la ville des cahiers à modèles tout faits sur lesquels la petite s’essayait à jouer de la plume ; et Madeleine était contente parce que Lalie laissait espérer une belle main d’écriture. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Pelle de tôle, à manche de bois très court, dont on se sert pour prendre et pour porter de la braise, de la cendre, etc.
- Ustensile de bois ou de métal, lequel remplace la main humaine pour saisir une quantité de marchandises.
- Les mains les plus usités sont celles en fer-blanc, que l’on emploie pour la plupart des produits secs. — (Albert Seigneurie, Dictionnaire encyclopédique de l’épicerie et des industries annexes, 1904)
- Sorte d’anneau de fer à ressort, qui est au bout de la corde d’un puits, et dans lequel on passe l’anse du seau.
- Sorte d’anneau qui est au-devant d’un tiroir et qui sert à le tirer.
- (Automobile) Morceau de galon plat attaché au-dedans d’une voiture et qu’on tient à la main pour se soutenir.
- (Architecture) Partie d’une rampe d’escalier sur laquelle se pose la main.
- Assemblage de vingt-cinq feuilles de papier → voir main de papier.
- Une main de papier.
- Le papier se vend à la feuille, à la main et à la rame.
- Vingt mains font une rame.
- (Technique) Volume massique du papier.
- Ce papier a une main très élevée.
- (Technique) Façon dont un tissu tombe ou glisse.
- (Sens figuré) (Littéraire) — Le ciel était taché seulement d’une main nuageuse de fines dentelles amarante qui se tendait comme pour nous souhaiter la bienvenue. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Cartes à jouer, Poker) Ensemble des cartes tenues par un joueur.
- [...] au terme d'une soirée arrosée plus que de raison, les quatre joueurs galvanisés par l'alcool et une main supposée imbattable retournent tous une straight flush royale, dans les oh! et les ah! de surprise et d'incompréhension. — (Nuit blanche, n° 158, printemps 2020, page 15)
- (Cartes à jouer, Poker) (Guérande) Levée.
- Les levées s’appellent des mains à Guérande. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, première partie)
- (Sens figuré) Action ; puissance ; influence ; pression.
- Gravement blessés, tombés au pouvoir de l'adversaire, ils craignent pour leur vie mais sont soignés par des mains qui se révèlent fraternelles. Les trois hommes font l'expérience de l’humanité de ceux qu'ils désignaient jusque là par le terme convenu d'ennemi. — (Ennemis fraternels, 1914-1915: Hans Rodewald, Antoine Bieisse, Fernand Tailhades : carnets de guerre et de captivité, édité par Eckart Birnstiel & Rémy Cazals, Presses universitaires du Mirail, 2002, quatrième de couverture.)
- On sent la main de quelqu’un d’énergique en cette affaire.
- (Sens figuré) Aide ; soutien ; secours.
- Je prétends que les gens qui sont abandonnés sur les bancs de touche de l'égalité pour cause de préjugés ont plus la gniaque que les autres, quand une main se tend vers eux. — (Azouz Begag, La guerre des moutons, éd. Fayard, 2008, page 42)
- Symbole du mariage.
- Le jour où elle avait daigné accueillir l’offre de sa main, il avait cru qu’il allait devenir fou de joie. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- (Métrologie) (Canada) (États-Unis) (Commonwealth) Unité de mesure de la hauteur d’un cheval, du sol au sommet invariable, le garrot.
- Lorsqu'on demande la taille d’un cheval, on répond généralement en " mains " et en pouces additionnels. — (Ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation, et des Affaires Rurales)
- Armoiries avec une main (sens héraldique) (Héraldique) Meuble représentant une main (droite par défaut) dans les armoiries. Elle est généralement posée en pal, les doigts vers le chef. Si les doigts sont vers la pointe, on la dit renversée. Il est possible de préciser dans le blasonnement s’il s’agit d’une main droite (dextre) ou gauche (senestre). De même, on précise généralement si elle est appaumée (paume visible - seulement si la main est senestre) ou contre-appaumée (dos de la main). À rapprocher de bras, dextrochère et senestrochère ou sénestrochère.
- D’azur à une main appaumée d’or, au franc-canton coticé d’or et de gueules de douze pièces, qui est de la commune de Le-Chastang de Corrèze → voir illustration « armoiries avec une main »
- (Par analogie) Ce qui a la forme d’une main humaine.
- Et avec ça, je vous mets une main de bananes ?
-
canin
?- Relatif au chien.
- Race, espèce canine.
- Concours canin
- Des os ? C'est en effet l'une des toutes dernières découvertes en date. Juste à côté de la chapelle Saint-Louis (fin XIVe siècle) que l'équipe a de nouveau dégagée de sa gangue de terre cette année, une sépulture canine vient d'être mise à jour (*). « Pour le moment, nous ne savons pas si le chien, d'une stature assez importante, a été enterré juste avant la construction de la chapelle ou juste après », explique Pierre Papin, qui dirige les fouilles. Avant/après : la différence n'est pas mince. Si la chapelle était déjà bâtie, on n'enterre pas n'importe quel animal aux abords d'un édifice religieux… — (Pierre Calmeilles, Des découvertes fascinantes , le 12 septembre 2014 sur www.lanouvellerepublique.fr)
- C’est une hécatombe canine qui a fait couler beaucoup d’encre. Depuis le début du mois, 13 chiens sont morts, pris de vomissements et de convulsions après avoir barboté dans l’eau de la Loire. — (Des algues qui ont du chien, Le Canard Enchaîné, 30 août 2017, page 5)
- Mordant, dévorant.
-
couvain
?- (Apiculture) Ensemble des œufs, larves et nymphes contenus dans une ruche.
- Quelle aventure peut-elle l’attendre à l’Opéra, dans le grouillement d’une foule encapuchonnée et masquée de noir, qui coule ou s’agglutine aussi incompréhensiblement qu’une file de fourmis ou un couvain d’abeilles ? — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 102)
- La colonie d’abeilles noires au plus fort de la saison conserve des réserves généreuses malgré le couvain très développé. Les abeilles noires assurent le stock pour l’hiver. Entre le miel et le couvain, un cercle de pollen assure les apports en protéines pour les larves en développement. — (Angela Bolis, L’abeille noire en sursis, Le Monde. Mis en ligne le 17 août 2018)
- Le développement lent du couvain en début de saison, la modération de sa taille pendant la belle saison, la destruction en cas de disette des cellules de reine et le sacrifice des mâles, parfois du couvain d’ouvrière si la famine se prolonge, ainsi que la parcimonie de l’abeille noire dans l’utilisation de ses provisions lui permettent de passer sans encombre des périodes un peu longues de mauvais temps empêchant toute sortie.. — (Vincent Albouy, Abeilles mellifères à l’état sauvage, éditions de Terran, 2019, ISBN 978-2-35981-115-5)
- (Entomologie) Tas d’œufs de punaises et de quelques autres insectes.
- Les fourmis cherchent avec avidité le couvain des punaises.
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bain
?- Action de baigner ou de se baigner.
- Muni même d’un pain de savon, il prit, sur le bord d’un cours d’eau, hors la ville, son premier bain depuis seize mois. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 421 de l’édition de 1921)
- Je ne mentionne que pour mémoire les nombreux bains forcés, les dégringolades sur les berges raides et glissantes, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 106)
- (En particulier) Baignoire.
- Remplir, vider le bain. Faire couler un bain.
- (Par extension) Cuve où il y a de l’eau et des drogues pour la teinture.
- (Chimie) Toute substance par l’intermédiaire de laquelle on chauffe un vase pour opérer la digestion ou la distillation de ce qu’il contient.
- Rectifier de l’alcool au bain-marie, En mettant dans l’eau chaude le vase qui le contient.
- En termes de chimie, de galvanoplastie, de peinture, de photographie, il signifie préparation liquide dans laquelle on plonge un corps.
- Bain d’or, d’argent, de mercure.
- (Sens figuré) Climat, situation générale.
- «Les événements d’Octobre ont plongé le Québec dans un bain de politisation comme jamais auparavant», titrait l’hebdomadaire Québec Presse. — (Blogue de Jacques Lanctot, Le journal de Montréal, 13 octobre 2020)
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appartiens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de appartenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de appartenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de appartenir.
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franciscain
?- (Religion) Relatif à l’ordre religieux des frères mineurs fondé par François d'Assise.
- Il est très pieux, est devenu tertiaire franciscain […] — (Green, Journal, 1950-54, page 131)
- Relatif au François, commune française située dans le département de la Martinique.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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choroïdien
?- (Anatomie) Relatif à la choroïde.
- Les [artères ciliaires] courtes postérieures ou choroïdiennes au nombre de deux, se divisent chacune en 4 à 8 branches, qui entourent le nerf optique. — (G. Gérard, Manuel d'anatomie humaine, 1912)
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péruvien
?- Relatif au Pérou, pays d’Amérique du Sud.
- Il quitta avec plaisir Mathilde, la plus séduisante personne du bal, parce qu’il vit entrer un général péruvien. — (Stendhal, Le rouge et le noir, 1830, réédition Gallimard, 2020, page 396)
- Là, le soir, devant sa table couverte d'un tapis péruvien, entouré de papiers vélin vert d'eau ou bleu roi, en robe de chambre chaudron, […], Larbaud poursuivait le travail commencé — son travail ou ses lectures — très avant dans la nuit. — (Marcel Thiébaut, Entre les lignes, chap. 3, dans La Revue de Paris, vol. 62, p. 2, 1955, p. 149 & à Paris : chez Hachette, 1962)
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cucurbitin
?- Qui ressemble au potiron, en parlant des baies de certaines plantes.
- Qualifie les anneaux du ténia (Taenia solium) qui ressemblent à des semences de courge.
- Les anciens nommaient cucurbitins les anneaux du taenia qui sont souvent rendus isolés et qu’ils prenaient pour des vers particuliers.
- Chaque anneau paraît un véritable ver ; et ce sont ces anneaux ainsi détachés qui ont été nommés par erreur vers cucurbitins, de leur ressemblance avec la graine de courge.
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coquin
?- Le latin coquinus (« culinaire, de cuisine ») peut être accepté du point de vue sémantique (→ voir cuistre issu latin *coquistro de coquere) ; mais le substantif, en latin médiéval coquinus au sens de « mendiant » n’est apparemment qu’une latinisation du français et cela supposerait une formation demi-savante qui ne correspond pas aux formations populaires des mots français issus du latin[2].
- Comme coquet[1] dérivé de coq mais aucun des dérivés ne présentant un sens proche de coquin[2].
- Le dérivé de coque au sens de « coquille » pour désigner un mendiant ou un gueux portant une coquille pour faire le faux pèlerin (→ voir coquillard) est impossible du point de vue chronologique : coquin apparait au douzième siècle[2].
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destin
?- Puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer d’avance et d’une façon irrévocable la suite des événements.
- Il n’y a pas à dire, mais quand les dieux ou les destins, comme vous voudrez, ont décidé qu’ils vous feraient trébucher sur la route de la gloire ou de la fortune, il est inutile de regimber. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les petits cadeaux du destin entretiennent l’amitié avec soi-même. — (Jean Dutourd)
- Le destin varie peu ses effets, comme s’il s’en tenait à quelques moyens sûrs. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 129.)
- Sort d’une personne ou d’une chose, en tant qu’il résulte de forces extérieures invincibles ; ce qui arrive aux personnes, de bien ou de mal, indépendamment de leur volonté.
- Il venait de songer, comme à un aspect spécial de l’injustice irrationnelle du destin, que ces deux hommes vivaient, alors que Kurt était mort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 346 de l’édition de 1921)
- Fouquet a dû croire que tout s’achète, même le destin. — (Paul Morand, Fouquet ou Le Soleil offusqué, Éditions Gallimard, 1961)
- (Poésie) Ensemble de la vie ; existence.
- Il a terminé son destin. — Trancher, abréger le destin de quelqu’un.
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geint
?- Participe passé masculin singulier de geindre.
- Troisième personne du singulier du présent de geindre.
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disjoins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe disjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe disjoindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe disjoindre.
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barbotin
?- (Marine) Pièce du guindeau ou des cabestan formée à l’empreinte des mailles de la ligne de mouillage d'un bateau.
- La cloche de réducteur de barbotin.
- La manœuvre terminée, on enlève le barbotin du tambour et on amarre la chaîne le long du bord. — (Salammbo, Tunis. Station océanographique, Bulletin - Numéros 25 à 35, 1931)
- (Par extension) Roue crantée qui entraîne la chenille d'un véhicule, d'un tank.
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lendemain
?- Le jour qui a suivi ou qui suivra celui dont on parle.
- Le bavardage continue incessant et ne prendra fin que lorsque sonnera l’heure du repas : il faudra alors à regret rentrer chez soi, mais on recommencera le lendemain et toujours on trouvera matière à commérages ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, édition 1923)
- Le lendemain ou l’en demain (comme écrivait Faguet), nous repartions pour la Touraine, où ma pauvre maman se faisait de la bile, à cause des indiscrétions assommantes des journaux. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vers le roi, Grasset, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 384)
- Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Le 24, le vent tourna au Sud nous permettant d’établir la voilure, et, le lendemain la plupart de mes compagnons franchissaient pour la première fois le cercle polaire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- En raison du changement d’heure, survenu la même nuit, la déposante hésitait : elle avait, en se mettant au lit, retardé sa pendule pour s’épargner la peine d’y penser le lendemain […] — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l’encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Il touchait sa paie chaque soir […] et chaque fois je craignais qu’en serrant son argent dans sa bourse il ne nous annonçât qu’il ne reviendrait pas le lendemain. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 39)
- (Par extension) Période qui en suit, à proximité, une autre.
- Mais cette même classe allait accepter, au lendemain de la guerre du Pacifique, durant la même décennie 1880-1890, de se livrer à l’impérialisme britannique, plus puissant et doté d'une plus forte hégémonie : […]. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- Mariées au lendemain de la Grande Guerre, on les a peut-être vues en robe à pois et blouse à fleurs, l'été, pendant quatre ou cinq ans, le temps que les funérailles entrent dans la danse. — (Maxime Rapaille, Le feu des Fagnes, Dricot, 2001, page 59)
- (Par extension) Avenir plus ou moins proche.
- Or je ne trouvais pas prudent de me laisser entraîner à une aussi grande prodigalité, avant d’avoir mon lendemain assuré. — (Hector Malot, Sans famille, E. Dentu, Paris, 1885, page 131)
- Quand je songe aux cités-dortoirs qui pervertissent nos paysages, aux « fourre-gens » insipides, à peine inaugurés que déjà délabrés, où l’on cultive les inimitiés ; quand je pense aux bidonvilles qui continuent de s’étendre jusque dans les mentalités, les soupiraux béants sur des émanations sulfureuses, je ne me fais pas trop d’illusions sur les lendemains. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 127)
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deltoïdien
?- (Anatomie) Qui a rapport au deltoïde.
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draconien
?- Qui est d’une excessive sévérité.
- Mais cette Novelle marque une régression dans la voie de la répression de l’eunuchat. Estimant l’ancienne législation trop draconienne, Léon VI abolissait la peine du talion contre les opérateurs et adoucissait les autres pénalités. — (Études byzantines, Institut français d’études byzantines, 1943, volumes 1-2, page 200)
- Pierre Laval avait remplacé Doumergue, fin 1934. Il pensait résoudre les problèmes financiers et économiques par la déflation. Il prit des mesures draconiennes. — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 288)
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refrain
?- Un ou plusieurs mots qui se répètent à la fin de chaque couplet d’une chanson, d’une ballade, d’un rondeau, etc.
- Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- S’accompagnant de son gimbri, il nous chante, d’une voix tantôt gutturale, tantôt nasillarde, d’interminables mélopées, que l’assistance reprend aux refrains avec des battements rythmiques des mains. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Ernest Leroux, Paris, 1904, page 33)
- Heureux comme un prince, il s’engagea dans le bois par le sentier de la Côte se tenant à quatre pour ne pas entonner son refrain favori . — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Depuis l’Argonne de 1914, le chant d’abeilles des balles s’est inscrit dans mes circonvolutions cérébrales comme, dans la cire d’un disque, un refrain prêt à jouer dès le premier tour de manivelle […]. — (Marc Bloch, L'étrange défaite : La déposition d'un vaincu, 1940, FolioHistoire Gallimard, 1990, page 86)
- Il avait fait considérablement pire avec un 45 tours dont le refrain était : « Ah ce qu’il est joli le petit Rocheteau », un nanar de niveau olympique, mais tout marchait, tout se vendait, même n’importe quoi, surtout n’importe quoi. — (Vincent Duluc, Un printemps 76, Éditions Stock, 2016)
- (Sens figuré) (Familier) Ce qu’une personne ramène sans cesse, à toute occasion, dans ses propos.
- « Tu devrais te marier », me disait mon père.Pendant les dernières semaines de mes vacances à Villeneuve, c’était devenu son refrain. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 5)
- Qu’il suffise de dire que c’était le moment où « la paix négociée » était le refrain rabâché par les ennemis de l’Angleterre. — (Agatha Christie, Les Enquêtes d’Hercule Poirot, 1968, L’Enlèvement du Premier ministre (nouvelle))
- Oui, oui, on connaît bien ce discours. C’est le vieux refrain de l’éducation progressiste. Mais on a déjà essayé de l’appliquer et ça n’a pas marché. — (Seymour Papert, traduit par Étienne Cazin, L’enfant et la machine à connaître : Repenser l’école à l’ère de l’ordinateur, Dunod, Paris, 1994, page 25)
- Je passai les heures qui suivirent à rédiger des missives à ce joueur de golf. Monsieur Saito rythmait ma production en la déchirant, sans autre commentaire que ce cri qui devait être un refrain. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Albin Michel, 1999, page 11)
- (Marine) (Rare) Retour des houles ou grosses vagues qui viennent se briser contre les rochers.
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marin
?- Qui appartient à la mer.
- Enfin, comme à dessein de le rendre plus complexe, des odeurs de caroube, de denrées coloniales, de goudron, d'air marin arrivaient puissamment du port et se mêlaient à celles qui montaient des pavés et des caves. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 42)
- Il plongea ensuite entre ses cuisses, là où la matrice avait le goût salé des embruns marins. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.199, 2018)
- Veau, loup, cheval marin.
- Terrains marins : Couches du sol qui ont été formées par des alluvions de la mer.
- Les dieux marins : les dieux de la mer.
- Qui est spécialement destiné à la marine.
- Carte, aiguille marine.
- Lieue marine : Lieue d’un vingtième de degré de latitude et qui vaut environ 5 555 mètres.
- Trompette marine : → voir trompette
- Avoir le pied marin : Savoir marcher sans difficulté à bord d’un vaisseau agité par le mouvement de la mer.
-
néronien
?- De Néron.
- Cruauté, perversité néronienne.
- Son front néronien, sous ses cheveux bleus à force d’être noirs, qui bouclaient durement et touchaient ses sourcils, ne laissaient rien passer de la nuit coupable, qui n’y étendait aucune rougeur. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 75)
- Esdras était l’aîné de tous, un grand garçon au corps massif, brun de visage, noir de cheveux, à qui son front bas et son menton renflé faisaient un masque néronien, impérieux, un peu brutal ; mais il parlait doucement, pesant ses mots, et montrant en tout une grande patience. D’un tyran il n’avait assurément que le visage, comme si le froid des longs hivers et la bonne humeur raisonnable de sa race fussent entrés en lui pour lui faire un cœur simple, doux, et qui mentait à son aspect redoutable. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- On n’entendait plus que les bruits de punition. La chose exécutée, le vieux bien sonné essayait de se relever et de ramasser autour de lui son pagne à la romaine. Il saignait abondamment par la bouche, par le nez et surtout le long du dos. La foule s’éloigna en l’emmenant et bourdonnante de mille cancans et commentaires, sur un ton d’enterrement. Le lieutenant Grappa ralluma son cigare. Devant moi, il tenait à demeurer distant des choses. Non pas je pense qu’il eut été plus néronien qu’un autre, seulement il n’aimait pas non plus qu’on le force à penser. Ça l’agaçait. Ce qui le rendait irritable dans ses fonctions judiciaires, c’était les questions qu’on lui posait. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932, page 194)
- La lecture de Quo Vadis d’Henri Sienckiewicz m’avait aussi beaucoup frappé, notamment le passage où une orgie néronienne est décrite. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, réédition, page 61)
-
frein
?- (Vieilli) Mors, partie de la bride qu’on met dans la bouche du cheval pour le gouverner.
- Un cheval qui mâche son frein, qui ronge son frein.
- (Sens figuré) Ce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison.
- L’honneur, les lois, les bienséances sont autant de freins qui retiennent les hommes qui les empêchent de mal faire.
- Sa passion ne connaissait plus de frein.
- Mettre un frein à ses désirs, à ses passions, à sa colère, à son ressentiment.
- (Sens figuré) Personne qui constitue une entrave au bon déroulement d’un acte, au bon avancement d’une entreprise commune.
- Matuidi, un frein pour le transfert de Rabiot ? — (buzzsport.fr, 9 juillet 2018)
- (Par analogie) (Anatomie) Ligament qui bride ou retient quelque partie ou quelque organe du corps.
- En arrière du foie, on trouve le ligament hépato-gastrique, qui fixe l'estomac dans la scissure postérieure du foie; ce frein se prolonge à droite et en arrière, attache le duodénum à la face inférieure du rein droit, puis se dirige de droite à gauche, en se continuant avec le péritoine pariétal de la région sous-lombaire et le mésentère proprement dit. — (Auguste Chauveau, Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques, troisième édition revue et augmentée avec S. Arlong, Paris : Librairie J. B. Baillière & fils, 1879, page 438)
- (Mécanique) Dispositif destiné à modérer la vitesse d’un mécanisme, à enrayer les roues d’un véhicule.
- […] le bateau raidissant sa chaîne cassa ses bosses ; le frein du guindeau se rompit ; il fallu mouiller le seconde ancre pour pouvoir le réparer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La place de la Nation, […], s'ouvrait à tous les vents. Des tramways éclairés et vides y décrivaient, en piaulant sur leurs rails, une courbe laborieuse et quelques rares taxis, ralentissant l'allure, répondaient du crissement brutal des freins. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Si la topographie l'exige, le préfet peut imposer sur certaines voies l'obligation de munir tout véhicule d'un frein ou d'un dispositif d’enrayage. — (Article 17, Code de la route, France, 30 octobre 1935)
- (En particulier) Petite pièce fixée sur un écrou et qui l’empêche de se desserrer.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.