Dictionnaire des rimes
Les rimes en : budgétivore
Que signifie "budgétivore" ?
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- Qui utilise une part excessive d'un budget.
- Dans un monde de plus en plus complexe, le système de pilotage économique de l'entreprise est souvent inadapté, piégé dans la logique d'une informatique compliquée, rigide et budgétivore. — (Alphonse Allais, « Œuvres anthumes», La Table ronde, Paris, 1964)
- Et quand je dis vacances, j’entends des vacances officielles, obligatoires et ophtalmiques, ainsi qu’il en va pour nos budgétivores. — (Alphonse Boudard, La Cerise, Plon, Paris, 1963)
- En effet, l’opéra est un spectacle très budgétivore, bien plus qu'une comédie, même ornée, mais une fête galante de Cour, avec ses bals, ses carrousels, ses banquets, ses feux d'artifice, etc., coûtait bien davantage encore. En période de guerre, infiniment plus budgétivore évidemment, on réduit les ressources des « Menus Plaisirs » ; […]. — (Alain Viala , La France galante : Essai historique sur une catégorie culturelle, de ses origines jusqu’à la révolution, Paris : PUF, coll. « Les Littéraires », 2008)
- Le chef de l’État ivoirien a recruté des conseillers à tour de bras et se retrouve aujourd’hui avec le cabinet le plus budgétivore d’Afrique. — (La Lettre du Continent no 548, du 18 septembre 2008)
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "budgétivore".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
- lamblore
-
bor
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du bororo.
-
ténor
?- (Musique) Voix d’homme la plus élevée, qu’on appelait autrefois taille.
- Sans prévenir, il se mit à chanter, opératiquement, dans le registre ténor et en italien, même si Kit savait parfaitement que Reef n'avait aucune oreille, et était incapable de chanter en entier For He’s a Jolly Good Fellow sans changer de ton. — (Thomas Pynchon, Contre-jour, traduit de l’anglais (USA) par Claro, Le Seuil, 2014)
- Ténor léger.
- Fort ténor.
- Chanteur qui a ce genre de voix.
- — Enfin, voilà l’autre moitié de la recette de l’Opéra qui passe, c’est le ténor. Il n’y a plus de poème, ni de musique, ni de représentation sans un ténor célèbre dont la voix atteigne à une certaine note. Le ténor, c’est l’amour, c’est la voix qui touche le cœur, qui vibre dans l’âme, et cela se chiffre par un traitement plus considérable que celui d’un ministre. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Le bulletin contient aussi — déjà — le récit d’un ténor de l’Opéra-Comique, qui s’est trouvé dans une bataille : « J’aurais préféré, conclut-il, chanter la Tosca ». Que de périls la vie recèle pour un ténor. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- (Musique) (Familier) (Par ellipse) Dans un orchestre de jazz, saxophone ténor.
- Stan Getz jouait du ténor.
- Personne jouissant, dans certains domaines, d'une large audience.
- C’est un événement grandiose : plus de 20 000 délégués et militants sont sur place pendant trois jours pour entendre les ténors du parti et élaborer le programme électoral. — (Christine St-Pierre, Ici Christine St-Pierre, Septentrion, Québec, 2020, page 128)
- Décret tertiaire : les ténors de l’immobilier encore dans le flou — (Titre d’un article de Cyril Peter, paru le 21 octobre 2021 sur lemoniteur.fr ; consulté le 19 novembre 2021)
-
essor
?- Action de l’oiseau qui s’élance pour prendre son vol.
- Avant que la nitée Se trouvât assez forte encor Pour voler et prendre l’essor. — (Jean de la Fontaine, Fab. IV, 22.)
- (Sens figuré) Ses rues, dans le silence d’un lieu désert, attendent le claquement des volets, l’ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l’essor d’une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par analogie) Envol d’un aéronef.
- […], nous menions une vie désordonnée, parce que nous étions toujours sur le qui-vive, prêts à prendre notre essor le lendemain matin. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- (Sens figuré) Élan vers le haut.
- Et dès que son Dieu l’ordonne, Son âme, prenant l’essor, s’élève d’un vol rapide Vers la demeure où réside Son véritable trésor. — (Jean Racine, Cantique, II.)
- Élan hâtif.
- M’en croirez-vous, monsieur ? Prenez l’essor. — (Hauteroche, le Souper mal apprêté, sc. 18.)
- (Sens figuré) Mouvement moral, comparé à l’essor de l’oiseau, par lequel un homme, un esprit, une âme se portent aux choses élevées, étendues.
- Et quand je me demande un titre légitime D’où prendre quelque gloire et chercher quelque estime, Je vois pour tout appui de mes plus hauts essors Le néant que je suis et le rien d’où je sors. — (Pierre Corneille, Imit. III, 40.)
- Succès qu’obtient un livre, une idée.
- N’espérons plus que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor. — (Pierre Jean de Béranger, Ad. à la camp.)
- (Sens figuré) Action de débuter en quelque chose avec énergie, avec hardiesse et liberté.
- Favoriser l’essor du talent.
- (Désuet) Publication, sortie d'un livre.
- Si l’on peut pardonner l’essor d’un mauvais livre, Ce n'est qu’aux malheureux qui composent pour vivre. — (Molière, Mis. I, 2.)
- Développement qui a quelque chose de rapide comme le vol de l’oiseau.
- La vie n'avait pas encore pris un grand essor à l'époque de la formation ardoisière. Ce n'est guère que dans la partie supérieure […] que l'on trouve quelques fossiles. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- Nous avons constaté l’essor d’Alès, et Nîmes même a gagné quelques milliers d’âmes de 1912 à 1926. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pourtant ces épreuves et tribulations suscitèrent, dans leurs rangs, un essor idéologique et organisationnel nouveau, […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.98)
- Le XIXe siècle marque véritablement l’essor de la pêche hauturière : à Terre-neuve d'abord, puis en Islande. — (Christian Querré, La Grande Aventure de Terre-Neuvas de la baie de Saint-Brieuc, 1998)
- (Technique) Ouverture dans le haut d’une cave enterrée ou d’une galerie avec un conduit vertical vers la surface pour assurer une ventilation par convection naturelle.
- Essor d’une galerie de mine, d’une champignonnière, d’une cave à vin de champagne.....
- (Sens figuré) Libération d’une contrainte.
- On tenait ce jeune homme dans une trop grande contrainte, il a pris depuis son essor.
-
apport
?- Action d’apporter.
- Cette sédimentation organique, jointe aux apports de terre provenant de l’écroulement des berges sous les pieds des bestiaux, amène un asséchement progressif des noues. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 65)
- Enfin les îles sorties des eaux (atolls) portent une flore extrêmement pauvre, venue par des apports lointains. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.69)
- A la fin du siècle (1790) la fiancée de l'Arvan n'a toujours pas changé son costume, si ce n'est avec l’apport du mouchoir de cou en coton. — (Daniel Déquier & François Isler, Le grand livre des costumes de Savoie, vol.1 : Maurienne, La Fontaine de Siloë, 1996, page 172)
- Contrairement à une idée reçue, les apports africains sont négligeables. Par contre les emprunts – aux langues caraïbes, au malgache, au portugais selon les cas - sont plus importants. — (Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes : Introduction aux études de linguistique romane, Éditions De Boeck Supérieur, 1999, note 3 page 240)
- (Par extension) Contribution apportée par quelqu’un au développement d’une connaissance.
- L'apport de Newton a été essentiel pour le développement de la physique.
- (Finance) Participation des associés à la constitution du capital social de l’entreprise. Il peut être en nature, en numéraire ou dans certaines sociétés, en industries (savoir-faire, activité, etc).
- (Par extension) (Droit) (Vieilli) Ensemble des biens que chacun des époux apporte au mariage.
- Le vieux quartier s’étonna, un mois durant, de lui voir épouser Pierre Rougon, ce paysan à peine dégrossi, cet homme du faubourg, dont la famille n’était guère en odeur de sainteté. Elle laissa clabauder, accueillant par de singuliers sourires les félicitations contraintes de ses amies. Ses calculs étaient faits, elle choisissait Rougon en fille qui prend un mari comme on prend un complice. Son père, en acceptant le jeune homme, ne voyait que l’apport des cinquante mille francs qui allaient le sauver de la faillite. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. II ; réédition 1879, p. 66)
- (Histoire) Marché aux denrées.
- L'apport de Paris.
-
météore
?- Phénomène atmosphérique.
- Le tonnerre, les éclairs, la pluie, la neige, la grêle sont des météores.
- L’arc-en-ciel est un météore.
- Météore aérien, aqueux, lumineux, igné, enflammé.
- Ce n’était qu’un orage qui avait passé avec cette rapidité spéciale aux météores électriques. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Corps solide qui se consume en traversant l'atmosphère.
- [Mayer] explique l’incandescence des météores par une perte d’énergie cinétique dans l’atmosphère. — (Hist. gén. sc., t. 3, vol. 1, 1961)
- (En particulier) Traînée lumineuse produite par l’entrée dans l’atmosphère d’un météoroïde.
- Aussi son règne fut-il comme le cours d’un météore rapide et étincelant qui parcourt le ciel, répandant autour de lui une lumière éblouissante, mais inutile, que remplace aussitôt une obscurité profonde. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Personne qui a une renommée éclatante, mais passagère ; chose qui fait une impression vive, mais peu durable.
- Il est dans le caractère français de s’enthousiasmer, de se colérer, de se passionner pour le météore du moment, pour les bâtons flottants de l’actualité. — (Honoré de Balzac, Eugénie Grandet, 1834)
- Thom ne fut-il qu’un météore polaire, qui déchira la toile du ciel canadien pour vomir son fiel contre les Canadiens français et les Métis, puis repartir, le mal fait, vers son Écosse natale ? — (Marc Chevrier, « La rançon de Brennus », Argument, volume 19, no 2, printemps-été 2017, page 125)
-
évapore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de évaporer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de évaporer.
- On évapore en présence de sable lavé, jusqu’à disparition de l’odeur d’alcool, puis on ajoute à la matière un peu de bicarbonate de soude, suivant les indications de Allen et Thomson, pour « décaustifier » la potasse en excès ; on évapore à sec ; enfin on soumet la matière à une extraction par l’éther de pétrole (point d’ébullition 35 à 70°), qui dissout les huiles minérales. — (Bulletin de la Société chimique de Belgique, 1898)
- En ce moment, les pièces trop chaudes s’attiédissent, l’odeur particulière aux bureaux s’évapore, le silence revient. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de évaporer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de évaporer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de évaporer.
-
fructidor
?- Douzième mois du calendrier républicain, correspondant généralement à l’espace compris entre le 18 août et le 17 septembre.
- Le mois de fructidor était suivi des jours complémentaires.
- Il participe au coup d'État de fructidor contre le Directoire, offrant sans le vouloir le chemin du pouvoir à Bonaparte. — (Pierre Péan, Mémoires impubliables, Albin Michel, 2020, page 494)
-
microspore
?- (Botanique) Qui a de petites spores, de petites graines.
-
picore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de picorer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de picorer.
- Le bécasseau variable picore son estran au gré des marées, tel un Sisyphe des sables. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 28)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de picorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de picorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de picorer.
-
acore
?- (Botanique) Plante des marais provenant de l'Asie du Sud-Est et de l'Inde.
- Le rhizome de l’acore a été utilisé surtout comme médicament presque partout ou la plante était présente. — (Ernest Small, Paul M. Catling, Les cultures médicinales canadiennes, 2000)
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ichtyosaure
?- (Zoologie) Genre de reptiles à vertèbres de poisson, appartenant aux époques antédiluviennes.
- Présenté comme le plus vieil habitant connu de la montagne sacrée des Gruériens, un ichtyosaure était de retour sur sa terre natale. — (Nicolas Genoud, Patrice Borcard, La Gruyère: paysages intérieurs, 2000)
- Qui les a faits [les dragons] ? Était-ce le confus souvenir des monstres d’avant le Déluge ? Est-ce sur la carcasse des ichtyosaures et des ptéropodes qu’ils furent rêvés jadis [...] ? — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 209, 2012)
-
liguliflore
?- (Botanique) Qui a des fleurs ligulées, en forme de languette.
- Le Hieracium murorum est donc une Astéracée Liguliflore. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006)
-
technicolor
?- (Audiovisuel) Procédé de fabrication d'images de films en couleur, qui recourt à la superposition des trois couleurs primaires (rouge, bleu, vert), concrètement des films synchronisés d'une même scène dont chacun reçoit un filtre différent, pour obtenir le mélange de couleur voulu.
- Le technicolor bichrome, trichrome.
- L’œil de Michel-Charles est moins blasé que le nôtre, moins sensible aussi. D’une part, il n’a pas vu cent fois, d’avance, ces mêmes sites revêtus des prestiges du technicolor ; il ne possède pas de « photographies d’art » où les subterfuges de l’éclairage et de la perspective changent les proportions, exagèrent ou adoucissent les traits d’un visage de pierre, de sorte que le visiteur a souvent quelque peine à repérer dans un coin de musée ce même buste réduit à ce qu’il est. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 133)
- Parce que même le technicolor et le cinémascope ne sont jamais parvenus à rendre la réalité d'un champ de bataille. — (Bernard Lentéric, Substance B, 1986, page 121.)
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héliodore
?- (Minéralogie) Variété de béryl de couleur jaune avec des nuances verdâtres ou miel dues au fer.
- Les qualités gemmes du béryl sont l’aigue-marine (bleue), l’émeraude (verte), le béryl doré (jaune canari à jaune d’or), l’héliodore (jaune-verte), la morganite (rose), le béryl rouge. — (Pierre Blazy et El-Aïd Jdid, Métallurgie du béryllium, 2005)
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honor
?- Honneur, avantage.
- Dignité, bénéfice, droits honorifiques, fonds, terre, domaine, patrimoine.
-
amphore
?- (Antiquité) Jarre à deux anses dans laquelle on mettait le vin, l’huile.
- L’inscription en minuscule d’une amphore de provenance espagnole trouvée au Testaccio à Rome. — (Joseph Déchelette, Manuel d’archéologie préhistorique celtique et gallo-romaine, volume 6, partie 2, 1914)
- (Métrologie) (Désuet) Ancienne mesure de capacité pour les liquides.
- En Grèce, l’amphore, amphoréus ou diota, se divisait en 6 conges ou chous = 36 xestès = 72 cotyles = 288 oxybaphes = 452 cyathes, et contenait le poids d’un talent d’eau ou les 72/100 d’un pied cube grec = 19.44 litres ou 4.2787 gallons.À Rome, l’amphore, amphora (amphoréus des Grecs), faisait dans le principe la 10e partie du culéus, et se divisait en 6 conges = 56 sextarii = 72 hémines = 288 acétabules = 432 cyathes = 19.44 litres = 4.2787 gallons.Par la suite, ces subdivisions furent changées : l’amphore représenta la capacité du pied cube romain, contenant 80 as ou livres romaines d’eau, et reçut le nom de quadrantal. Cette mesure forma la 20e partie d’un nouveau culéus qui fut substitué à l’ancien. Alors l’amphore ou quadrantal se divisa en 2 urnes = 8 conges = 48 setiers (sextarii) = 96 hémines = 192 quartiers (quartarii) = 384 acétabules = 576 cyathes = 2304 ligules, et valut 25.92 litres = 5.7049 gallons. — (Horace Doursther, Dictionnaire universel des poids et mesures, anciens et modernes, M. Hayez, Bruxelles, 1840)
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matador
?- (Tauromachie) Celui qui, dans les corridas, met l’animal à mort.
- On n’emploie guère en Espagne le mot matador pour désigner celui qui tue le taureau, on l’appelle espada (épée), ce qui est plus noble et a plus de caractère ; l’on ne dit pas non plus toreador, mais bien torero. Je donne, en passant, cet utile renseignement à ceux qui font de la couleur locale dans les romances et dans les opéras-comiques. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Après s'être vanté d'avoir travaillé à éteindre les lampions célestes par un geste magnifique, il se donne les allures d'un matador aux pieds duquel va tomber le taureau furieux. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Le picador alcoolique et grisonnant avait devant lui un verre d’eau-de-vie de cazalas et se délectait à contempler une table où avaient pris place le matador dont le courage avait fui, et un autre matador qui avait renoncé à l’épée pour redevenir banderillero, et deux prostituées apparemment très décaties. — (Ernest Hemingway, La Capitale du monde, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001, page 32)
- Le matador qui tire du danger couru l’occasion d’être plus brillant que jamais et montre toute la qualité de son style à l’instant qu’il est le plus menacé : voilà ce qui m’émerveillait, voilà ce que je voudrais être. — (Michel Leiris, De la littérature considérée comme une tauromachie, 1945-1946 (préface de L’âge d’homme, 1939), collection Folio, page 12)
- (Cartes à jouer) Dans le jeu de l’hombre, désigne les cartes supérieures.
- Spadille, manille et baste sont les trois premiers matadors.
- (Jeux) Jeu de dominos où l’on doit toujours faire sept.
- (Boucherie) Outil utilisé en abattoir pour étourdir les animaux avant la mise à mort par saignée.
-
gaure
?- (Religion) Zoroastrien.
- Quand on y parle d’un gaure, on entend toujours un adorateur du feu, un ignicole, un idolâtre par excellence. Ils ont un fauxbourg à Ispahan, capitale de Perse. — (« Gaures » dans L’Encyclopédie, 1751)
- Les Gaures sont aujourd'hui répandus en plusieurs endroits de la Perse, principalement dans le Kirman. Cette province étant la plus mauvaise et la moins fertile de toute la Perse, les Mahométans, qui ne se soucient pas d'y demeurer, y laissent les Gaures vivre et jouir paisiblement de l'exercice de leur religion. Partout ailleurs les Perses Mahométans les traitent avec beaucoup de mépris. — (« Dissertation sur la religion des Perses : Connus aujourd'hui sous le nom de Gaures et de Parsis », dans Cérémonies et coutumes religieuses de tous les peuples du monde, tome 7, Paris : chez L. Pruhomme, 1808, p. 201)
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endors
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de endormir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de endormir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de endormir.
- alfort
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rhizophore
?- (Botanique) Palétuvier du genre Rhizophora.
- Une mangrove de rhizophores.
- mallemort
-
retors
?- Qui a été tordu plusieurs fois.
- Dans la fabrication des tissus et dans celle des fils à coudre, on a souvent besoin de fils retors. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Sens figuré) Qui a l’esprit tordu, qui est rusé, qui emploie des moyens détournés pour parvenir à ses fins.
- Il était prénommé Victor, mais comme il est coutume de donner aux plus jeunes des sobriquets d’amitié et qu’il était retors et rusé comme un renard, on l’avait surnommé le Tors. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Il faut savoir que le système américain est un peu retors, et profite plus (est-ce une surprise) aux employeurs qu’aux employés. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 127)
- Rapace et vaniteux, retors et ombrageux, Clovis est le type même du voyou de haute volée, qui jalonnera toute sa carrière d’assassinats commandités, dans le plus pur style mafiosique. — (Pierre Lance, Alésia : un choc de civilisation, Presses de Valmy, 2004)
- Des petits malins ont enregistré des marques dans l'espoir de les revendre à prix d'or, les plus retors allant jusqu'au chantage : sfr.com a ainsi renvoyé un temps sur le site du concurrent France Télécom ! — (« Sur internet, votre nom vaut de l'or », par Laurent Barbotin, le 30/08/2001, sur le site L'Express/L'Expansion (https:/lexpansion.lexpress.fr))
- (Sens figuré) Qui est le résultat d'une action tordue, indirecte.
- Si l'on trouve la composante sexuelle dans presque toutes les névroses, cela est dû au fait que l'être humain combat trop souvent sa propre sexualité, d'une manière plus ou moins retorse, et il la combat parce qu'il en a peur. — (Arnaud Desjardins, L'audace de vivre, Éditions de la Table Ronde, Paris, 1989, page 73)
- (Sens figuré) Qui paraît retors.
- La résolution d’une conjecture géométrique particulièrement retorse. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 259)
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claymore
?- (Armement) Large et grande épée à deux mains qui était utilisée par les guerriers écossais.
- — Je choisis le pistolet, dit Burlington.— Moi, dit Escrik, l’ancien combat de champ clos à la masse d’armes et au poignard.— Moi, dit Holderness, le duel aux deux couteaux, le long et le court, torses nus, et corps à corps.— Lord David, dit le comte de Thanet, tu es écossais. Je prends la claymore.— Moi, l’épée, dit Rockingham.— Moi, dit le duc Ralph, je préfère la boxe. C’est plus noble. — (Victor Hugo, L’Homme qui rit, 1869, édition 1907)
- Je me souvenais de la longue vendetta qui opposa à travers l’histoire d’Écosse les Macfarlanes et les Macgregors, au temps où les chefs de clans maniaient trop fréquemment la claymore et le dirk ! — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 220)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.