Dictionnaire des rimes
Les rimes en : brouette
Que signifie "brouette" ?
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- Petit tombereau à une roue (plus rarement deux), permettant de transporter des charges lourdes sur des chantiers ou dans un jardin et qu’on pousse d’ordinaire devant soi, ou que l'on tire si le terrain monte.
- Une brouette métallique standard permet de transporter de 30 litres 0,03 m3 à 60 litres 0,06 m3 de terre — (A.G. Coche, J.F. Muir, Pisciculture continentale: Les étangs et leurs ouvrages - ouvrages et agencement des fermes piscicoles, Volume 2, 1994)
- Le travail du sel n’a pas beaucoup changé depuis que les moines cisterciens ont tracé le plan des salines en 945. Le changement technologique le plus important, ici, c’est peut-être l’apparition de la brouette ! — (Léo Pajon, Guérande, la fine fleur du sel, Le Monde. Mis en ligne le 8 septembre 2021)
- (Par métonymie) Désigne le contenu d’une brouette, une brouettée.
- Il nous faut deux brouettes de terre et une brouette de paille.
- (Par analogie) Jeu dans lequel une personne marche sur les mains pendant qu’une autre lui tient les jambes à la façon des brancards d’une brouette.
- Cette kermesse se clôt avec la course de brouettes.
- (Par analogie) (Sexualité) Position du coït durant laquelle un des partenaires se tient sur ses mains et l’autre lui tient les jambes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de véhicule, chaise à porteur montée sur deux roues que l’on rencontrait aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- La brouette à porteurs serait une invention de Pascal
- Cinq-Mars, mettant pied à terre, l’aida à monter dans une sorte de petite voiture fort basse, que l’on appelait brouette, et dont Louis XIII conduisait lui-même les chevaux très-dociles et très-paisibles. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)
- (Vieilli) (Familier) Se dit d’un véhicule, motorisé ou non, lent et souvent en mauvais état ou ancien.
- On va arriver dans deux heures avec ta brouette !
- — « Cette mauvaise brouette-là ne m’a pas coûté bien cher, reprit-il, ni le mulet non plus ; mais c’est tout ce qu’il me faut, quoique ce chemin-là soit un ruban de queue un peu long. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- (Familier) Se dit d’un appareil lent ou ancien.
- « Maman, tu travailles trop, tu ne sais pas vivre. » Elle levait les yeux, ses lèvres se tordaient, et, en retenant un sanglot : « Je ne suis heureuse qu’à ma brouette », répondait-elle. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 59)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "brouette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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percept
?- (Psychologie) Perception, information sensorielle que notre esprit traduit en concepts.
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broquette
?- Sorte de petit clou de fer à tête.
- Clouer une estampe avec une broquette.
- Certaine quantité de ces petits clous.
- Acheter de la broquette.
- Clouer une tapisserie avec de la broquette.
- (Argot) Pénis de jeune garçon.
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finette
?- (Textile) Étoffe de coton croisée pelucheuse sur une face, utilisée en bonneterie et en chemiserie.
- Doublure de finette.
- Chemise de nuit en finette.
- Il riait en boutonnant son gilet de finette et sa grosse capote verte. — (Erckmann-Chatrian, L’Ami Fritz, 1864)
- Un dimanche, Honoré s’avisa que son plus jeune frère, âgé de neuf ans, envoyait souvent rouler ses billes auprès du baquet ; il surprit sous les paupières à demi fermées un regard attentif qui cherchait à s’insinuer sous le jupon de finette de sa mère. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 57.)
- (Charpenterie) Pointe fine, sans tête, de 3 cm de longueur, utilisé par les charpentiers pour des assemblages provisoires.
- Ce cloueur PMP171 pour finettes sans tête va rejoindre votre matériel et outillage. — (Mode d'emploi du cloueur PMP171 de la marque Rapid)
- (Habillement) (Bas-Rhin) Vêtement ou sous-vêtement sans col ni manches.
- débecquette
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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historiette
?- Court récit de quelque aventure galante ou plaisante, ou d’autres choses de peu d’importance.
- Lorsqu’il taillait un gros bloc, ou le sciait en long, il commençait toujours une petite chanson dans laquelle il y avait toute une historiette qu’il bâtissait à mesure qu’il allait, en vingt ou trente couplets, plus ou moins. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Quand la directrice racontait de gentilles historiettes : « Vos parents sont bons — ils n’agissent que pour votre bien — votre papa et votre maman se donnent beaucoup de peine pour que vous ne manquiez de rien… » je me suis souvent demandé comment elle n’était pas fascinée par le poche-œil de Gaston Fondant irradiant vert, jaune, noir, à la rencontre de ses paroles. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- S’il entend son métier [de conteur], il doit entremêler habilement ses historiettes, et entre deux vertes avoir soin d’en faire passer une mûre. — (Du Convoiteux et de l’Envieux, dans Fabliaux et Contes du Moyen Âge, Louis Tarsot (trad.) et Albert Robida (illustr.), éd. Heath, 1913, pages 55-56)
- À ce propos, une historiette : Au premier voyage qu’elles firent […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Je me suis moi-même diverti, moins des calembredaines qui ont traîné les rues et dont beaucoup furent inventées, que des historiettes qui me furent contées par des témoins auriculaires. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, page 38)
- Une historiette très significative exprime parfaitement cet état de fait. — (Frédéric Lenoir, Petit traité d’histoire des religions, 2008, page 259, ISBN 978-2-7578-4176-1)
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regrette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de regretter.
- Je regrette Key West où Philippe et moi avions improvisé une lune de miel suave et tiède, où nous avions passé des journées jaunes de soleil et bleues de mer, où nous avions bu des piña-coladas beiges et crémeux, des margaritas vertes et salées. — (Édith Couture Saint-André, Le dernier Noël de Lucifer, 2016)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de regretter.
- Éternel mouton noir de la chiraquie, Philippe Séguin la regrette également, conscient plus que tout autre du lien qui unit les conjurés : la volonté de « déséguiniser » Chirac, de fermer la parenthèse qui avait vu le candidat RPR à la présidentielle chasser sur des terres de gauche dans l’unique but de prendre à revers Balladur. — (Le nouvel observateur, 1997)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de regretter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de regretter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de regretter.
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musette
?- (Musique) Instrument de musique à vent dont le soufflet est actionné par le mouvement du bras, genre de cornemuse champêtre ; cabrette ; piva
- Jouer de la musette, danser au son de la musette.
- Tu vois, Tiennet, que toutes ces affaires-là sont bien innocentes ; mais c’est à présent qu’il faut nous expliquer tous les trois, mes amis ; car voilà Joset qui se met dans la volonté d’employer son premier gage (ayant jusqu’à cette heure tout donné en garde à sa mère) à faire achat d’une musette, et comme il dit qu’il est mince ouvrier, et que son cœur voudrait retirer la Mariton de ses fatigues, il prétendrait se faire cornemuseux de son état, parce que, de vrai, on y gagne gros. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 46)
- (Musique) (Par métonymie) Air fait pour cet instrument, ou dont le caractère lui convient.
- Jouer, chanter, composer, danser une musette.
- (Danse) Danse française des XVIIe et XVIIIe siècles, fréquente dans les suites de danses de Couperin, Rameau, Bach, etc.
- (Musique) Musique d’accompagnement de ces types de danses.
- (Par ellipse) Bal musette.
- Le milieu dans lequel j’ai vécu à Montmartre, avant la guerre, m’a inspiré Jésus-la-Caille. On ne disait déjà plus des « tatas », des « gâcheuses ». Ces jeunes gens s’appelaient entre eux « mon Jésus ! » et bien qu’ils fussent assez discrets, les patrons de musette accrochaient dans leurs bals des pancartes mentionnant en grosses lettres : « Les messieurs sont priés de ne pas danser ensemble. » — (Francis Carco, Jésus-la-Caille : Le vrai visage de Jésus-la-Caille, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes, mais il m'a suffit d'un seul baiser pour que mon cœur soit prisonnier… — (Léon Agel, « Mon amant de Saint-Jean », 1942)
- (Musique) Hautbois piccolo.
- (Par analogie) L’un des jeux d’anche de l’orgue et de l’harmonium.
- Sac, généralement porté en bandoulière, dans lequel les soldats, les touristes, les écoliers, etc., enferment des provisions ou des objets divers.
- La tente dressée, je m’occupai de panser mes pieds écorchés, avec de la chandelle que je gardais en réserve dans ma musette. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Avec ton fusil, ton sac, ta boîte à masque, tes deux musettes, tu devais être un si petit soldat sur le quai de la gare ! — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Deux musettes croisaient leurs bretelles sur sa poitrine, et il portait sur son épaule le cou d’un sac qui pendait dans son dos. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 80)
- Maurice louvoie, feinte, court, on dirait un footballeur poussant un invisible ballon dans une forêt de joueurs immobiles. Je le suis en serrant ma musette sur mon flanc pour qu'elle ne me batte pas les jambes. — (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973)
- C'est dans la musette ! : c'est gagné, c'est dans la poche !
- Le mec aux musettes, il s’était crevé comme une grenade lui, c’est le cas de le dire, du cou jusqu’au milieu du pantalon. — (Louis-Ferdinand Céline, Guerre, Gallimard, 2022)
- (Équitation) Sac qu'on attache au cou des chevaux et dans lequel ils mangent l'avoine.
- (Zoologie) Variante de musaraigne musette (mammifère insectivore).
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houlette
?- Bâton que porte un berger et au bout duquel est une plaque de fer faite en forme de gouttière, pour jeter des mottes de terre aux moutons qui s’écartent et les faire revenir.
- En parlant ainsi, il fit tourner sa lourde hallebarde pardessus sa tête, avec autant de facilité que l’eût fait un berger avec sa houlette. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Il lui semblait voir et entendre la Pucelle dans toute la rudesse du langage rustique qu’elle devait avoir avant de quitter la houlette pour le glaive. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- La Guerliche, qui ramassa prestement chapeau, panetière, houlette et manteau, s’en affubla, rassembla les moutons et revint au village. — (Charles Deulin, Les Muscades de la Guerliche)
- Mademoiselle, rondelette et nantie d'une houlette à rubans, ne sort jamais qu’avec son père par les sentiers où les précèdent l'âne, la chèvre et les chiens, tandis que la mère ivre morte dort dans la cuisine où se tiennent les maîtres. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 338)
- (Sens figuré) Symbole de l’état de berger, de pasteur.
- Vous vous promenez dans le monde avec votre pauvre humble sourire, qui demande grâce, une torche au poing, que vous semblez prendre pour une houlette. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, réédition Le livre de poche, 1968, page 161)
- Si elle a bien compris monsieur le Curé, il faut agir auprès des âmes comme un chien de berger, regrouper les brebis égarées sous la houlette du Bon Pasteur, et sans tarder. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Jardinage) Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs.
- (Par analogie) (Art) Instrument en forme de pelle ou de spatule.
- (Vieilli) (Liturgie) Crosse d'un évêque[3].
- (Prestidigitation) Tour de prestidigitation où une carte semble se lever seule d’un paquet de cartes égalisées.
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charrette
?- (Charronnerie) Voiture à deux roues, avec deux ridelles et deux limons.
- Nous croisons une charrette qui porte huit paysans entassés; ils chantent en parties un air noble et grave comme un choral. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, volume 2, 1866)
- À toute allure les autobus, les omnibus et les charrettes de commissionnaires voituraient malles et valises vers la gare ; sur les quais envahis, l’exode des hiverneurs d’élite se heurtait à la bousculade des voyageurs de toute espèce. — (Paul Margueritte, Jouir, tome 2, 1918, page 260)
- Sale et productif comme le commerce, ce passage, toujours plein d’allants et de venants, de charrettes, de haquets, est d’un aspect repoussant, et la population qui y grouille est en harmonie avec les choses et les lieux. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Les charrettes et les chars étaient là dès potron-minet, voire dès la veille, car le marché était clappé dès prime ; il durait jusqu’à midi. — (Alain Derville, Saint-Omer : des origines au début du XIVe siècle, Presses universitaires du Septentrion, 1995, page 189)
- (Chasse) Machine pour approcher du gibier sans lui causer de crainte.
- (Charronnerie) Voiture hippomobile à deux ou à quatre places et généralement à deux roues.
- Les charrettes, proportionnées au nombre présumé des condamnés, stationnaient à heure fixe dans les cours du Palais-de-Justice. Les insulteuses publiques entouraient les roues. — (Alphonse de Lamartine, Histoire des Girondins, livre 56e, Bruxelles : Société typographique & Francfort-sur-le-Main : Joseph Baer, 1851, 5e édition, volume 4, page 302)
- (Travail) Période de travail intense.
- Je vais me mettre à travailler maintenant, si je veux éviter la charrette.
- (Sens figuré) Ensemble des personnes qui subissent un licenciement collectif dans une même entreprise.
- Dix mille vendeuses de Schlecker, la première chaîne de drogueries d’Europe, ont reçu leur lettre de licenciement lundi dernier. C’est la plus grosse « charrette » qu’ait connue l’Allemagne depuis des années. — (Thomas Schnee, « Allemagne : le parti libéral sacrifie 10 000 vendeuses », dans Marianne, 7 avril 2012, page 50)
- Après un plan de cession de 37 départs en 2014, puis un plan social de 43 licenciements en 2016, une nouvelle charrette de même ampleur est dans les tuyaux pour l’an prochain. — (« Canard plus », Le Canard Enchaîné, 24 janvier 2018, page 7)
- (Péjoratif) Personne idiote, incapable de faire quoi que ce soit de correct.
- Mais quelle charrette celui-là !
- (Histoire) Voiture qui transportait les condamnés à l’échafaud.
- De ce servoit charrete loresDon li pilori servent ores[On se servait alors des charrettescomme aujourd’hui on se sert des piloris.] — (Chrétien de Troyes, Lancelot ou le chevalier de la charrette, 1190, édition de 1850)
- Une charrette […] traînait lentement à la guillotine un homme dont personne ne savait le nom. — (Anatole France, Les Dieux ont soif, 1912, page 44)
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douillette
?- Femme douillette.
- Faire la douillette.
- C’est une douillette.
- (Habillement) Vêtement ordinairement de drap ouaté, porté surtout par les ecclésiastiques, qui le mettent par-dessus les autres, en hiver.
- [...] on m’avait fait frisé pour être photographié, coiffer avec précaution un chapeau que je n’avais encore jamais mis et revêtir une douillette de velours. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 143)
- Sylvestre Bonnard, votre chaude douillette recouvre le cuir d’un âne. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 100)
- Ainsi la belle douillette que je réservais pour les circonstances exceptionnelles est maintenant trop large. — (Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne, 1936, page 36)
- Une douillette de laine fine, à dessins de piqûres ouatinées, s’abattit sur les épaules tremblantes et son reflet rose monta aux joues dont le fard, depuis le matin, avait perdu sa délicate couleur sous des couches de poudre superposées. — (Colette, Le toutounier, 1939)
- Sorte de petit fauteuil à bras.
- (Canada) Couette.
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cassette
?- Petite boîte où l’on range ordinairement des objets précieux et de peu de volume.
- Rowena ouvrit la petite cassette ornée de ciselures d’argent que lui présentait Rébecca. Elle contenait un collier et des boucles d’oreilles en diamant …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Histoire) Trésor particulier d’un prince, d’un souverain.
- Pour le héros de Modeste, cette somme constituait alors une fortune d’autant plus précaire, qu’il dépensait environ cinq ou six mille francs au-delà de ses revenus ; mais la cassette du roi, les fonds secrets du ministère avaient jusqu’alors comblé ces déficits. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Le Roi daigna sourire et confirma la donation promise de cent louis sur sa cassette et d’un logement au Louvre. — (Marcelle Tinayre, La Vie amoureuse de Madame de Pompadour, Ernest Flammarion, éditeur, 1924, pages 91-118)
- Petite boîte contenant une bande magnétique sur laquelle on peut enregistrer du son ou de la vidéo ainsi que des programmes informatiques. On l’utilise généralement dans les magnétoscopes, magnétophones et caméscopes.
- Entre 1984 et 1986, dans les volutes de fumée de sa pipe et assis derrière son bureau, Georges a raconté une partie de sa vie sur des cassettes à bande, aujourd’hui au nombre de trente-sept. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- Un large sourire aux lèvres, il tendit à Alex le sachet de plastique qu'il tenait à la main. Gribovitch s'en saisit et regarda à l'intérieur. — Une cassette vidéo. Hum. Le produit de votre travail d'enquêteur, agent Orsini ? — Non, rétorqua Pitchoune. C'est un film de cul. — (Pierre Lucas, Police des mœurs, n° 133 : La Sirène des calanques, Éditions Vauvenargues, 2014, chapitre 8)
- (Québec) Sens dérivé du précédent : discours public, politique, etc., au contenu stéréotypé et convenu, manquant de spontanéité, de sincérité, d'authenticité.
- (Belgique) Plumier d’écolier.
- (Cyclisme, Mécanique) Partie cylindrique entourée des pignons, permettant l'entrainement de la roue.
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obsolète
?- (Grammaire) Qui n’est plus utilisé, en parlant d’un mot, d’une locution.
- « Écornifleur » se compose du verbe « écorner » (dévaluer l’intégrité de) et du verbe obsolète « nifler », certes moins connu que son dérivé « renifler », mais de même sens. — (Bernie de Tours, Le Mauvais Tour de Babel : Pérégrinations ludiques au royaume des mots, Scali, 2007, page 263)
- (Par extension) Ancien ou suranné ; qui n’est plus utilisé, qui n’a plus cours.
- Les entreprises, en particulier, risquent aujourd’hui de conserver une organisation obsolète si elles n’investissent pas sur la capacité de chacun à se poser comme porteur à part entière des projets qu’elles défendent. — (Denis Pansu, « Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, nouveau modèle de communication en France ? », dans L’Idiot du village mondial : les citoyens de la planète face à l’explosion des outils de communication : subir ou maîtriser ?, Paris: Charles Léopold Mayer & Bruxelles : Luc Pire, 2004, page 191)
- Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. — (Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, chap. 2, Albin Michel, 2007)
- Il est toujours possible, aujourd’hui, de dessiner et de produire des plans corrects avec une version 2000, c’est plus l’évolution de l’informatique (matériels et systèmes d’exploitation) qui rend le logiciel obsolète. — (Patrick Diver, Les Secrets du dessinateur AutoCAD, Paris : Pearson Education France, 2010, page 294)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Histoire naturelle) Peu apparent ; presque effacé.
- Sur ces sillons descendent obliquement de petites côtes longitudinales obsolètes, presque effacées, et dont plusieurs individus manquent tout-à-fait. — (Gérard Paul Deshayes, Description des coquilles fossiles des environs de Paris, vol. 2 : Mollusques, Paris : Béchet jeune, Baudouin frères & Treuttel et Wurtz, 1824, p. 652)
- Dessous des inférieures d’un jaune-ochracé plus ou moins pâle, avec la bordure d’un brun pâle, précédée de deux raies maculaires plus ou moins obsolètes, de la même couleur […] — (Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval, Species Général des Lépidoptères, volume 1 (volume 9 de l’Histoire naturelle des insectes), Paris : Roret, 1836, page 496)
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patinette
?- Jouet d’enfant muni d’un guidon et composé d’une planche portée par deux ou trois roues sur laquelle on pose un pied, l’autre étant utilisé pour la propulsion.
- Cette cour, aux larges pavés qui avaient, jadis, retenti sous les sabots des chevaux de race et où, maintenant, cahotait une patinette montée par un moutard glapissant, nous la traversâmes sans mot dire. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- Tout près, quelques enfants pas encore couchés faisaient des tours de patinette. — (Philippe Delerm, La vie en relief, Seuil, 2021, page 157)
- Engin de déplacement et de sport de conception identique au précédent mais prévu pour adultes. Spécifiquement conçue pour la vitesse, la patinette se caractérise par une roue avant de grande taille (650 à 700 mm). Certains modèles permettent d’atteler un chien de traîneau.
- En août 2003, Alpo Kuusisto a parcouru Paris-Brest-Paris en quatre-vingt-cinq heures en patinette.
- Skis très courts.
- (Sport) Sport pratiqué à l’aide de ces skis.
- (Lorraine) (Populaire) Carré de tissu à mettre sous ses pieds pour ne pas salir, ou, plus particulièrement, pour ne pas rayer le parquet.
- Te penseras à mettre tes patinettes, je ne veux pas que te me rayes le parquet !
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fortraite
?- Féminin singulier de fortrait.
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débarbouillette
?- (Québec) Tissu servant à nettoyer quelqu’un ou quelque chose.
- J’ai appuyé doucement mes bagages contre le mur blanc de la chambre sans voir la silhouette au veston marine qui posait doucement une débarbouillette sur le front d’Anna. — (Louise Dupré, La voie lactée, 2001)
- Et corrigez-moi si je me trompe, mais le manger mou, le bain une fois par semaine, les lavages rapides à la débarbouillette, les malades entassés dans les couloirs des urgences, sans oublier le temps d’attente de 13 heures, le manque chronique de médecins de famille et les préposés en burn-out, ce n’est pas l’héritage de notre beau système public, ça ? — (Richard Martineau, Nationaliser les CHSLD? Vraiment?, Le Journal de Montréal, 10 novembre 2020)
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andouillette
?- Genre de saucisse à base d’éléments du tube digestif du porc (généralement, gros intestin et estomac) ou du veau.
- […] une tourbe de riboteurs qui venaient se repaître de galimafrées d’andouillettes et de tripes à la mode de Caen. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- – Une andouillette grosse comme mon bras, voilà ce qu’il me faut. Elles sont toujours bouennes-bouennes-bouennes, les andouillettes, chez Gustave ? — (Colette, Le toutounier, 1939)
- À Cambrai, l’andouillette est également de tradition. — (Gilles Pudlowski, Maurice Rougemont, Les trésors gourmands de la France, 2000)
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quête
?- Action par laquelle on cherche.
- « Nous sommes d’ailleurs en quête de nouveaux partenaires », souligne l’Angérien. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 18)
- Là-dessus, Capestang se mit en quête d'une auberge pour s'y loger avec Cogolin. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Agressif ou flatteur, impromptu ou acharné, le dragueur égrène tout au long de son infructueuse quête sa concupiscente litanie. On presse alors le pas, tête baissée, découragée et battue, tristement ramenée à son humiliante condition de femme […]. — (Djamila Saadi-Mokrane, « Petit lexique du dragueur algérois », dans La virilité en islam, sous la direction de Nadia Tazi & Fethi Benslama, Éditions de l'Aube & Intersignes, 1998, réédition de poche : Éditions de l'Aube, 2004, p. 261)
- D'une façon intéressante, les néoconservateurs, poursuivant une quête digne de Moby Dick pour trouver un monstre à occire — […] — sont, de par leur tempérament et leur point de vue philosophique, bien plus « fondamentalistes » que ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis. — (Anjum Anwar & Chris Chivers, Autorités locales et dialogue interreligieux, une perspective britanique - Une occasion manquée, chap. 6 de Des dieux dans la ville : le dialogue interculturel et interreligieux au niveau local, édité par le Conseil de l'Europe, 2007, p. 174)
- Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une œuvre de charité.
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.92)
- Faire la quête dans l’église, à domicile, pour les œuvres de la paroisse, pour les pauvres.
- (Chasse) Action d’un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer.
- Aller en quête.
- (Chasse) Action du chien qui démêle la voie d’un gibier qu’on veut détourner.
- Un épagneul bon pour la quête.
- Ce chien est trop vif, trop ardent, il n’est pas bon pour la quête.
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne pour exciter les chiens à trouver l’animal qu'on veut leur faire chasser.
- Lorsqu’on entre en chasse, il faut sonner la quête à de courts intervalles. Les chiens savent alors qu’il faut travailler. La quête les excite, les encourage, leur rappelle d’heureux souvenirs ; vous les voyez s’animer à l'envi les uns des autres, et déjà quelques uns lancent par-ci par-là des notes graves comme des points d'orgue. — (Elzéar Blaze, La musique de chasse, La France musicale, 1842.)
- Ce livre contient les tons de chasse suivants : la quête, deux tons pour chiens, le laissé courre royal, le forhu, pour remettre les chiens dans la bonne voye et pour le hourvary, le débucher, l’eau, la sortie de l’eau, l’hallali, l’appel, la retraite prise. — (Bon Dunoyer de Noirmont., Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la Révolution, par le baron Dunoyer de Noirmont. Tome 2 , 1867.)
- Lorsqu’on entre en chasse, on sonne la quête pour encourager les chiens.— (Charles Diguet, Le livre du chasseur , 1881.)
- « Tu dis vrai, Nicamor (nom du chien)! » s’écriait-il… et il sonnait la quête et la requête…, l'hourvari, quand le vieux chien tombait à bout de voix…, la vue, alors que, changeant le lieu de sa reposée, le piqueur tentait de se dérober à la meute…, l’hallali, lorsqu'après une heure de chasse, Nicamor, démêlant toutes les ruses de la bête, aboyait au fort devant la nappe du cerf, dont l’honnête serviteur s’était fait un manteau; puis, la fête terminée, le gentilhomme regagnait sa demeure en sonnant de toutes les forces de ses poumons la joyeuse fanfare de la retraite prise. — (Adolphe d'Houdetot, La petite vénerie ou La chasse au chien courant, 1930.)
- (Marine) Inclinaison d’un mât vers l’arrière ou l’avant.
- Il se retira à l’arrière de la dunette et braqua sa longue-vue au-dessus des bastingages. Il voyait deux mâts présentant une forte quête avec deux grandes voiles sombres, pareilles à des ailes. — (Alexander Kent, traduction d'Alain Bories, Capitaine de Sa Majesté, Phébus, coll. Libretto, 1992, p. 238)
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curette
?- (Art, Médecine) Nom de divers outils servant à creuser, à gratter ou à nettoyer.
- Ainsi, lors du curetage des tissus mous, on est sûr d’avoir une curette parfaitement affûtée (ce qui n’est pas toujours le cas lorsqu’on utilise, sans la réaffûter extemporanément, une curette qui a déjà travaillé sur les tissus durs). — (Jean Fourel, Roger Falabrègues, Parodontologie pratique, 1975)
- Petit outil autrefois utilisé par les laboureurs pour enlever la terre qui collait au soc de la charrue.
- Enfin il y a une curette. C'est un bâton ferré d'un mètre de long, qu'on place dans une boucle et qui s'appuie sur le denteau. On l’appelle curette parce qu'elle sert à curer le soc et le coutre quand ils sont chargés de terres argileuses et humides. — (J.A. Marc, Essai in Mémoires de la société d'agriculture du département de la Seine, tome 13, Éd. Huzard, Paris 1810)
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baguette
?- Petit bâton mince, plus ou moins long et flexible.
- On coupa des baguettes et l’on chercha des perches légères, mais aucune ne se trouva être assez grande pour atteindre la grenouille, qui bâillait toujours, la gueule ouverte, sur sa feuille de nénuphar. — (Louis Pergaud, Un sauvetage, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Pyrotechnique) Tige de bois que l’on attache au corps d’une fusée volante.
- Enfin, une baguette en bois sec et léger , ayant la forme d’une pyramide à quatre pans, est fixée à la fusée, dont elle sert à diriger le vol. — (J. Upmann, Ernst von Meyer, Traité sur la poudre : les corps explosives et la pyrotechnic, Dunod, 1878, page 801)
- (Musique) Bâton terminé par un bout arrondi servant à la percussion. → voir baguette de tambour
- […] le second avec une espèce de crochet qui fait rendre à la peau tendue un son légèrement différent de celui que produit la percussion de la baguette ordinaire. — (Eugène Burnouf, L’Inde Française, Bertrand, 1835)
- (Musique) Instrument servant au chef d’orchestre pour diriger les musiciens.
- Plusieurs coups de baguette assénés sèchement par le chef d'orchestre sur son pupitre interrompirent le colloque. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Lutherie) Élément composite d’un archet.
- L’archet, tel qu’on le fabrique de nos jours, se compose d’une baguette en bois dur et assez souple à la fois ; c’est le bois de Fernambouc qui est généralement préféré. — (Dictionnaire de l’académie des beaux-arts, Volume 2, Firmin Didot frères, 1868, page 96)
- (Histoire, Militaire) Tige qui servait à bourrer une arme à feu.
- Il est vrai que c’est une arme réellement très commode ; à part le surcroît de dépense des douilles, le fusil Lefaucheux a de grands avantages sur l’arme à baguette ; avec lui on est toujours sur de bien charger son arme […] — (Traité de la fabrication des canons de fusils, 1864, page 3)
- (Par extension) Châtiment exercé en frappant avec un bâton.
- Qui épargne la baguette hait son fils, celui qui l’aime le corrige soigneusement. — (Sydney H. Aufrere, Michel Mazoyer, Clémence et Châtiment, Éditions L’Harmattan, 2009, page 45)
- (Contes de fée) Instrument servant à réaliser des tours de magie ou des enchantements. → voir baguette magique
- Au secours ! Un voleur très très bête a kidnappé Fifolette pour lui voler sa baguette ! — (Mimi Zagarriga, Alice A. Morentorn, La fée Fifolette et le voleur de baguette, Bayard Jeunesse, 2020)
- (Cuisine) Ustensile permettant de prendre la nourriture pour manger, couramment utilisé en Extrême-Orient. Note : souvent utilisé au pluriel.
- Comme chacun le sait, il faut deux baguettes pour manger du riz. — (Jacques Philipp, UNIX : les mécanismes internes : notions de base, Presses de l’École nationale des ponts et chaussées, 1991, page 17)
- (Travail du cuir) Verge servant à étendre les peaux pour le séchage.
- […] à l’étuve les peaux y sont suspendues par des baguettes de cornouiller, comme cela se pratique dans le corroyage. — (Charles Laboulaye, Dictionnaire des arts et manufactures, de l’agriculture, des mines etc.: A - F, Volume 1, Comon, 1853)
- (Divination) Bâton grâce auquel on résout un problème. → voir baguette divinatoire
- La Baguette y conduit le Devin ; & fait connoitre que les meurtriers y sont entrez (sic). — (Pierre Le Brun, Histoire Critique Des Pratiques Superstitieuses, Bernard, 1733, page 149)
- (Radiesthésie) (Hydrologie) Bâton fourchu en bois flexible que le sourcier tient dans ses mains pour découvrir une veine d’eau. → voir baguette de coudrier et baguette de sourcier
- Dans la Nouvelle—Angleterre, où les sources sont très abondantes et toujours pures, l’usage de la baguette est moins fréquent. — (Louis Christin Emmanuel Apollinaire, Nouveau manuel complet des sorcier ou La magie blanche, Libraire Encyclopédique de Roret, 1853, page 47)
- (Mythologie) En rhabdomancie, verge en bois de tamaris servant à deviner les événements.
- Les insulaires de Mélélin se servaient d’une baguette de tamaris, et croyaient qu’Apollon avait donné à cette plante la vertu de deviner. — (Jacques-Paul Migne, Dictionnaire universel de mythologie, 1855, page 1187)
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commette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de commettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de commettre.
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garcette
?- (Marine) Tresse de bitord ou de fil de caret, plate, plus ou moins large, et terminée en pointe, parfois utilisée comme instrument de punition.
- Kernok fit un signe, la garcette siffla et retentit sur le dos de Lescoët. — (Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830)
- Je propose que Nutts reçoive des mains de Price, six coups de garcette, puisque c'est notre droit de lui infliger cette punition. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Yeux de la lune, 1934)
- Je regrette que la Marine ait jugé bon d’abandonner l’usage de la garcette — je parle pour les enseignes — vraiment dommage… — (Pierre Schoendoerffer, Le Crabe-tambour, 1976, p. 128)
- (En particulier) garcette de ris, pour réduire la surface d’une voile par gros temps
- Je ne serais peut-être pas embarrassée de prendre un riz ou de tresser une garcette. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846, Chapitre VI)
- Petite matraque souple.
- Seuls leurs menottes, garcettes ou autres bâtons servant à châtier les détenus sont montrés au public. — (Marie-Renée {Côté, Mémoires d'une gardienne de prison, Guy Saint-Jean éditeur, Montréal, 2016, page 8)
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helvète
?- Relatif à l’Helvétie ; suisse.
- L'équipe helvète. — (Super-G de Lake-Louise: victoire du Suisse Gruenenfelder, LesEchos.fr, 28 novembre 2010)
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moquette
?- Étoffe à chaîne et à trame de fil, veloutée en laine, dont on fait des tapis.
- Elle trouva une pile de plats d’argent qu’elle donna à La Corbinière, et, comme elle voulait en prendre d’autres, il lui dit : "N’en tirez plus dehors, car le sac de moquette est plein." — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- Moquette unie, à dessins.
- Moquette rouge.
- Tapis de moquette.
- (Par extension) Revêtement décoratif en moquette qui a pour but de recouvrir les surfaces, généralement les sols.
- Puis il remarqua que le coin de la moquette rebiquait légèrement. Il s’agenouilla, tira et la moquette céda facilement. — (Peter James, Comme une tombe, Pocket-Univers Poche, 2012)
- Je pose les pieds sur la moquette tuftée bleu canard à la texture de plastique recyclé et me traîne jusqu'à la salle de bains. — (Élisabeth Elo, En eaux profondes, Place des Éditeurs, 2015, chap.16)
- (Familier) (Sens figuré) Pilosité fournie sur le torse de certains hommes.
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piquette
?- Boisson que l’on fait avec de l’eau mise dans un tonneau où il y a du marc de raisin, quelquefois des prunelles, etc.
- La piquette se prépare en introduisant du marc de raisin dans des tonneaux que l’on achève de remplir avec de l’eau. Cette boisson peut être consommée huit ou dix jours après sa fabrication ; chaque litre de piquette, soutiré par la cannelle, est immédiatement remplacé par un même volume d’eau. Il en résulte que la piquette s’affaiblit de jour en jour eu acquérant de l’ascescence et finit par ne plus être potable. — (Théophile Jules Pelouze et Edmond Fremy, Traité de chimie générale, 1856)
- On fait quelquefois de la piquette avec le marc définitif qu’on délaye dans un peu d’eau et qu’on soumet à une nouvelle pression. C’est un vin très-faible et qui s’aigrit facilement. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 135)
- (Par extension) Petit vin de qualité inférieure, aigrelet, sans bouquet et sans corps ; pinard ; picrate.
- « Je ne déteste pas les marchands de mort subite. Allons boire un coup de piquette » et il frappa sur l’épaule d’Angelo avec une main bien solide.Cette fameuse piquette était un vin clairet mais assez bon. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 20)
- L’été, verdure et fruit abondent en bas comme en haut ; puis vient la vendange et la confection d’une piquette à laquelle Monsieur préfère le bourgogne. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 89)
- En fait de saint-émilion, Marthe achète sa piquette à Anselme. […]. Le vin vaut ce qu'il vaut, mais Marthe le touche à bon prix et comme la clientèle est soiffarde,tout le monde est content. — (Olivier Deck, L'Auberge des Charmilles, éd. Albin Michel, 2014)
- La bourrée fait sauter les fillettes,Bacchus, l’œil allumé, leur verse une piquetteEt dans la vigne au vin, dans le creux d’un sillon,L’entonnoir à la main, il trousse leur cotillon. — (Ricet Barrier, « Bacchus bourré »)
- Les vignes elles courent dans la forêtLe vin ne sera plus tiréC’était une horrible piquette. — (Jean Ferrat, La Montagne, 1964)
- (Familier) Défaite cuisante ; raclée.
- Mon père au téléphone : – Faut pas se faire des illusions, la gauche va prendre une sacrée piquette, qu’en penses-tu ? — (Pascal Sevran, Lentement, place de l’église, Albin Michel, 2003)
- En filant une sacrée piquette au Brésil, qui n'est pas la première équipe venue ! Pour une première réalisation de la nouvelle France, ce n'est déjà pas si mal ! — (François Parent, Black-blanc-beur, éd. Bartavelle, 1999, page 200)
- (Normandie) (Désuet) Partie la plus dense du lait caillé.
- La partie la plus dense du lait caillé […] est appelée en Normandie piquette et constitue, en été, un vrai régal pour les paysans. — (Kaisar Dapontés, Livre Ephémérides Daces ou chronique de la guerre de quatre ans (1736-1739))
- (Familier) Chose aisée ; petite bière.
- Miracles de Salette Et de tant d’autres saints lieux, Vous serez de la piquette Près de l’œuvre à Langénieux. — (Étienne Pédron, Notre-Dame-de-l’Usine, dans Chansons socialistes, Lille : à l’Imprimerie ouvrière, 1906, réédition Dijon : Éditions Raisons & Passions, mars 2011, page 50)
- (Normandie) Morceau de pain (souvent grillé) que l’on trempe dans un œuf à la coque.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.