Dictionnaire des rimes
Les rimes en : brouette
Que signifie "brouette" ?
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- Petit tombereau à une roue (plus rarement deux), permettant de transporter des charges lourdes sur des chantiers ou dans un jardin et qu’on pousse d’ordinaire devant soi, ou que l'on tire si le terrain monte.
- Une brouette métallique standard permet de transporter de 30 litres 0,03 m3 à 60 litres 0,06 m3 de terre — (A.G. Coche, J.F. Muir, Pisciculture continentale: Les étangs et leurs ouvrages - ouvrages et agencement des fermes piscicoles, Volume 2, 1994)
- Le travail du sel n’a pas beaucoup changé depuis que les moines cisterciens ont tracé le plan des salines en 945. Le changement technologique le plus important, ici, c’est peut-être l’apparition de la brouette ! — (Léo Pajon, Guérande, la fine fleur du sel, Le Monde. Mis en ligne le 8 septembre 2021)
- (Par métonymie) Désigne le contenu d’une brouette, une brouettée.
- Il nous faut deux brouettes de terre et une brouette de paille.
- (Par analogie) Jeu dans lequel une personne marche sur les mains pendant qu’une autre lui tient les jambes à la façon des brancards d’une brouette.
- Cette kermesse se clôt avec la course de brouettes.
- (Par analogie) (Sexualité) Position du coït durant laquelle un des partenaires se tient sur ses mains et l’autre lui tient les jambes.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de véhicule, chaise à porteur montée sur deux roues que l’on rencontrait aux XVIIe et XVIIIe siècles.
- La brouette à porteurs serait une invention de Pascal
- Cinq-Mars, mettant pied à terre, l’aida à monter dans une sorte de petite voiture fort basse, que l’on appelait brouette, et dont Louis XIII conduisait lui-même les chevaux très-dociles et très-paisibles. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)
- (Vieilli) (Familier) Se dit d’un véhicule, motorisé ou non, lent et souvent en mauvais état ou ancien.
- On va arriver dans deux heures avec ta brouette !
- — « Cette mauvaise brouette-là ne m’a pas coûté bien cher, reprit-il, ni le mulet non plus ; mais c’est tout ce qu’il me faut, quoique ce chemin-là soit un ruban de queue un peu long. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- (Familier) Se dit d’un appareil lent ou ancien.
- « Maman, tu travailles trop, tu ne sais pas vivre. » Elle levait les yeux, ses lèvres se tordaient, et, en retenant un sanglot : « Je ne suis heureuse qu’à ma brouette », répondait-elle. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 59)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "brouette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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galipette
?- Cabriole, pirouette.
- [...], et hop, d’une galipette j’étais dans mes draps qui sentaient bon la lessive, [...]. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 85)
- (Danse, Sport) Roulade.
- (Par analogie) Ébat amoureux. — Note : il est souvent employé au pluriel dans l’expression faire des galipettes.
- Ma parole, s’ils se mariaient, leurs nanas ne l’auraient pas belle. Ce serait ou la grosse crise de neurasthénie, ou les galipettes avec un rigolo du quartier. — (Frédéric Dard, Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 97)
- A propos de con, à propos de cul… Venons-en au "SEX" ! Autrefois, on appelait ça le "café du pauvre", la partie de galipette. Même quand on tirait le diable par la queue, il y avait toujours un petit morceau de tarte aux poils ou de jambes en l'air à se mettre sous la dent. Ben au jour du jour d'aujourd'hui, aussi ça, y a même plus. — (Yan Lindingre, « L'Édito : Sea, Sex and Sun », dans Fluide glacial, n° 446, août 2013)
- (Cuisine) (Rare) (Anjou) Gros champignon souvent cuisiné farci. (Note : ce champignon était ramassé le lundi, il était gros car avait poussé pendant tout le dimanche où personne ne cueillait de champignons, son nom vient du fait qu'a cause de sa taille, sa tête avait culbuté sur le côté, par la suite nom donné aux champignons malformés)).
- Sur ce poids, il y a toujours 10 p.100 qui présentent toujours quelques altérations; c'est la galipette, payée moitié prix, soit 0 fr 50 au lieu de 1 fr le kilogramme. — (Bulletin: Documents officiels, statistique, rapports, comptes rendus de missions en France et à l'étranger, volume 17, Imprimerie nationale, 1898)
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pompette
?- En léger état d’ébriété.
- Je l’ai vu souvent encore, dans ces repas que les gens décents traitent « d’orgies, » et jamais il ne dépassait, après les plus brûlantes lampées, cette nuance de griserie qu’il appelait, avec une grâce légèrement soldatesque, « être un peu pompette, » en faisant le geste militaire de mettre un pompon à son bonnet. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 27)
- Un sourire permanent de bon roi d’Yvetot légèrement pompette, une main à demi dépliée flottant, comme l’aileron d’un requin, à côté de sa poitrine, et qu’il laissait presser indistinctement par ses vieux amis et par les inconnus qu’on lui présentait, lui permettaient, sans avoir à faire un seul geste ni à interrompre sa tournée débonnaire, fainéante et royale, de satisfaire à l’empressement de tous, en murmurant seulement : « Bonsoir, mon bon », « bonsoir mon cher ami », « charmé monsieur Bloch », « bonsoir Argencourt », et près de moi, qui fus le plus favorisé quand il eut entendu mon nom : « Bonsoir, mon petit voisin, comment va votre père ? Quel brave homme ! » — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, tome 3, Le Côté de Guermantes, 1920–1921)
- Ils sont pompette, disaient les gens, ils ont bu. — (Michel Deguy, Poésie, 2005)
- Fort bien, embrassons-nous, Folleville ! Il se montre d'ailleurs gai et détendu, peut-être un peu pompette, comme je ne l'avais encore jamais vu. — (Frédéric Mitterrand, La Récréation, Éditions Robert Laffont, 2013, page 41)
- Rien ne me désole plus que ces gens qui, au moment de goûter un grand vin, exigent de « manger un truc » : c’est une insulte à la nourriture et plus encore à la boisson. « Sinon, je deviens pompette », bredouillent-ils, aggravant leur cas. — (Amélie Nothomb, Pétronille, Éditions Albin Michel, Paris, 2014, p. 8)
- Il avait fallu rire, un peu pompette, avec la famille et les amis, dire plein de bêtises, mettre un chapeau pointu, souffler dans des sans-gêne et même improviser une bataille de boules de cotillon. Bref, toute la panoplie des joyeux lurons du trente et un...[…]. — (Fabienne Kisvel, L'homme en bas de chez elle, Éditions Librinova, 2016, chapitre Résolution)
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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claquette
?- Sorte de crécelle.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Sorte de livre formé de deux planchettes que l’on frappe l’une contre l’autre pour donner certains signaux.
- Ces mouvements en commun leur rappelaient leur enfance, quand ils allaient au catéchisme. La claquette de M. l'abbé assurait l'ordre. — (Jean de Baroncelli, Vingt-six hommes ; Éditions Bernard Grasset, Paris, 1941, page 326)
- (Cinéma) Ces deux planchettes qui permettent de coordonner le son et l’image, que l’on filme au début d’une prise de vue.
- Le clapman s’avance, présente sa claquette devant l’objectif. Il annonce d’une voix claire et intelligible le titre du film , le numéro du plan et de la prise. Puis il ferme d’un coup sec la claquette , avant de sortir du champ. — (Michel Gauthier, Olivier Cadiot, le facteur vitesse, 2004, page 74)
- (Au pluriel) Style de danse où les semelles frappant le sol contribuent aux percussions de la musique.
- Faire des claquettes, un numéro de claquettes.
- (Familier)(Par extension) Utiliser des subterfuges de forme dans un propos, comme de longues phrases ou des éléments convenus, pour faire du bruit et combler le silence lié à l'absence de fond.
- Il n'avait pas révisé son oral, il a fait des claquettes mais ça ne suffira pas pour obtenir la moyenne à l'examen.
- Nu-pied, ou mule qui ne retient pas le talon du pied, certains modèles ont une semelle en bois qui génèrent un bruit caractéristique quand on marche, d'où le nom.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Botanique) Baguenaudier (Colutea arborescens ssp. gallica) [1].
- (Football) Geste du gardien de but qui stoppe un tir ou éloigne le danger de sa cage en claquant le ballon d’une main.
- S’il est impuissant sur une frappe d’Ikoné dans sa lucarne, le Gone a ensuite fait le travail avec un arrêt décisif sur une frappe montpelliéraine contrée en première période, puis sur une claquette pour détourner un tir de Ninga dans le second acte. — (Romain Rigaux, Lyon bousculé mais qualifié en quarts, Maxifoot, 07/02/2018)
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cerisette
?- (Botanique) Petite prune rouge ressemblant à une cerise.
- Boisson fabriquée avec des cerises.
- Cerises séchées.
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colonnette
?- (Architecture) Petite colonne.
- Parvenu sur la galerie des colonnettes, il souffla un moment, et jura contre l’interminable escalier par je ne sais combien de millions de charretées de diables. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- La salle des Ambassadeurs, dont les magnifiques portes subsistent dans toute leur intégrité, est peut-être plus belle et plus riche que celle de Grenade ; malheureusement l’on a eu l’idée de profiter de l’intervalle des colonnettes qui soutiennent le plafond pour y loger une suite de portraits des rois d’Espagne depuis les temps les plus reculés de la monarchie jusqu’à nos jours. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- À droite, le mur peu élevé qui fermait la cour portait scellés des débris précieux de frises, des fûts rompus de colonnettes. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 278)
- Et c'était là, dans une petite maison blanche à terrasse et à colonnettes, qu'ils l'avaient laissée deux mois après, …. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- À l'intérieur, quatre colonnes corinthiennes et les colonnettes cannelées du chancel supportent le jubé de bois, orné de panneaux en bas-relief polychrome. — (Alain Stéphan, Guide du Finistère, Éditions Jean-Paul Gisserot, 2004, page 25)
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paillette
?- Lamelle de métal, brillante, mince, percée au milieu, ordinairement ronde, et qu’on applique sur une étoffe pour l’orner.
- Des teintes diverses, des nuances d'une extrême délicatesse en coloraient les parois glacées. On la voyait par longues places, tantôt irisée, tantôt jaspée, et partout niellée d’arabesques ou piquetée de paillettes lumineuses. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Elle avait fini par trouver du travail et cousait des paillettes. Mon cher ami, elle en cousait le jour, puis elle en cousait la nuit. Elle n’avait pas seize ans. Elle ne put jamais gagner cinquante sous par jour. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 116)
- Veste courte en cuir et cette nouvelle sorte de pantalon, d'un blanc immaculé. Souliers à talons aiguilles recouverts de paillettes, genre fantaisie, qu'on peut voir aux pieds des filles dans les bars à champagne. Cette apparition m’anesthésia. — (Antonin Moeri, « Capriccio », dans Allegro amoroso: nouvelles, L’Age d’Homme, 1993, page 65)
- (Par extension) Petites parcelles d’or qu’on trouve dans le sable de quelques rivières.
- Là, il avait d’abord acquis une petite concession, et avec l’aide d’une dizaine d’indigènes il s’était mis à retourner la terre. Ses premières paillettes lui avaient permis d’entrevoir le succès, et puis le filon s’était vite asséché, tout comme le veld en hiver. — (Philippe Morvan, Les Fils du Ciel, Calmann-Lévy, 2021)
- (Par analogie) Petits points lumineux.
- Les tons fauves et chauds de l’antique dorure font ressortir splendidement les filets et les paillettes de lumière accrochés au passage par les nervures et les saillies des ornements, et produisent des effets admirables de la plus grande opulence pittoresque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Par analogie) Particule minérale ou organique en lamelles très minces.
- L’acide palmitique forme des cristaux blancs en forme de paillettes, très ténus, insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 5)
- Le mica se sépare en paillettes.
- « Tu as vu ton pull, je l’ai lavé au savon en paillettes, comme neuf. » — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 367)
- (Élevage) (Par ellipse) (Familier) Dose de semence d’insémination artificielle.
- On les utilise avec un pistolet inséminateur ([…]). Il existe deux types de paillettes : danoise et française.La paillette danoise est en cellophane ; elle est paraffinée intérieurement et fermée à une extrémité par un tampon de coton. Elle est destinée à recevoir du sperme qui a été dilué avec un milieu gélatiné ; à la température de conservation de + 40, le sperme est donc solide ce qui permet de ne pas boucher très hermétiquement la paillette. — (Edmond Quittet, L’insémination artificielle dans l'espèce bovine, éditions Hachette, 1959, page 102)
- — Une inséminatrice, chuchota-t-il. Elles sont une demi-douzaine. Elles règnent sur la chèvrerie et inoculent nos paillettes aux femelles en automne, durant les mois de fécondité. — (Chantal Attané, Le propre du bouc, Éditions J'ai Lu, 1992)
- La durée de mon intervention est fixée par la convention collective : six minutes trente par vache pour arriver dans l’élevage, prendre les consignes que j'ai anticipées au planning d’accouplement, décongeler la paillette, inséminer, laver les bottes, rédiger les documents que je dois laisser à l’éleveur. — (Bruno Béchamel, « Conseil en génétique », dans Choisir ses techniques, coordonné par Christine Depigny-Huet, Educagri, 2018, page 15)
- (Militaire, Télédétection spatiale) Type de réflecteur léger utilisé en grand nombre pour former des nuages destinés à leurrer les radars et les autodirecteurs de missiles.
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comète
?- (Astronomie) Petit corps du système solaire ayant une orbite elliptique le rapprochant du Soleil, ce qui déclenche une période d’activité de son noyau et lui fait éjecter de la matière et du gaz ionisé sous forme de queues.
- […] il décoiffa en même temps une bouteille de laffitte mûri aux feux de la comète de 1811, et une bouteille de clos-Vougeot, enfant capiteux de l’année 1815 […] — (Théodore de Foudras, Les Chevaliers du Lansquenet, volume 3, chapitre 14, 1848)
- Il y a présentement ce qu’on appelle une crise dans le monde. […] Cette crise est arrivée au moment même où le monde se sentait de nouveau prospère et confiant, sans avoir été présagée par ces comètes en forme de flamme ou d’épée que savaient voir les astrologues. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
- Les observations depuis la Terre ont permis la détection de l’acide cyanhydrique et du formaldéhyde dans la coma des comètes. — (Introduction de L’Environnement de la terre primitive, sous la direction de Muriel Gargaud, Jean-Paul Parisot et Didier Despois, Presses universitaires de Bordeaux, 2001, 2005, page 21)
- Le premier objet interstellaire à avoir été observé passant près de notre système solaire est Oumuamua. Classé à l’origine comme une comète, Oumuamua a ensuite été reclassé comme un astéroïde, parce qu’il n’avait pas de coma. — (Radio-Canada, La comète 2I/Borisov, la plus « pure » à visiter notre voisinage, radio-canada.ca, 30 mars 2021)
- (Sens figuré) Objet ou personne rappelant une comète, soit par sa forme, soit par son activité visible pendant une période relativement courte à l’échelle spatiale.
- J’allais, vivante comèteAvec son plumet,Voir le neveu du ProphèteEt l’héritier de Mahomet ! — (Jacques Offenbach, livret de Paul Ferrier, La Marocaine, 1879, page 46)
- Les chapeaux des femmes qui passent sont des comètes dans l’incendie du soir… — (Blaise Cendrars, Du monde entier au cœur du monde, Contrastes, 1957, page 84)
- Charles Churchill […] avait été cinquante ans plus tôt un satiriste célèbre et, comme Byron, comète d’une saison, avait eu son « année merveilleuse ». — (André Maurois, Don Juan ou la vie de Byron, tome 2, 1930, page 65)
- (Par analogie) (Héraldique) Meuble représentant une étoile à queue ondoyante dans les armoiries. Elle se représente généralement avec huit rayons et en pal.
- On le dit aussi d’une comète, lorsque sa barbe est d’un autre émail. Les comètes se distinguent en chevelue, barbue & caudée ou à queue. Lorsque la barbe d’une comète est du même émail que la comète, on dit barbue. — (Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition, 1771, page 757)
- D’argent, à la comète à 16 rais de gueules. Couronne princière sur l’écu, et couronne ducale sur le manteau. Tenants : deux sauvages, appuyés sur leurs massues. Cimiers : un chêne, issant d’un cercle de baron. Cri : Vaillance. Devise : Pro deo, pro rege. Deux étendards ou panons de gueules, à la comète d’argent sont passés en sautoir derrière l’écu. — (Jean Baptiste Pierre Jullien de Courcelles, Histoire généalogique et héraldique des pairs de France : des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume et des maisons princières de l’Europe, précédée de la généalogie de la maison de France, volume 6, l’auteur, 1826, page 61)
- De gueules, à une comète d’or, qui est d’Arguel du Doubs — (→ voir illustration « armoiries avec une comète »)
- (Pyrotechnie) Fusée volante dont la tête et la queue sont également lumineuses.
- Les comètes peuvent être plus évoluées. Il existe par exemple les comètes à « fragmentation ». L’effet visuel est le suivant : ascension d’une boule de feu brillante possédant une trainée incandescente, puis trois ou quatre secondes après, l’explosion casse la boule de feu principale en quatre ou cinq boules plus petites possédant, elles aussi, des trainées identiques à la première. Il est aussi possible d’obtenir des comètes à changement de couleurs. Les comètes sont rarement utilisées seules, elles sont le plus souvent utilisées en très grand nombre pour compléter l’effet d’une autre pièce aérienne, cela grâce à la faible altitude. — (Charles-Henri Tschus, Lexique des effets pyrotechniques, pyro-valais.ch, 27 août 2018)
- (Habillement) (Normandie) Coiffe de femme portée surtout en Basse-Normandie, notamment au Sud Hague, et à Barneville-Carteret.
- Tous les bancs de l’église étaient occupés par les familles qui les louent à l’année. Revêtus de leurs plus beaux habits, les paysans se pressaient jusque dans les chapelles latérales, et on ne voyait de tous côtés que ceintures et gilets rouges aux boutons de cuivre, la parure séculaire de ces farauds Bas-Normands. Dans la grande allée de la nef, ce n’était qu’une mer un peu houleuse de ces coiffes qu’on appela plus tard du nom éblouissant de comètes, et qui donnaient aux jeunes filles du pays un air de mutinerie héroïque qu’aucune autre coiffure de femme n’a jamais donné comme celle-là ! — (Jules Barbey d’Aurevilly, L’Ensorcelée, Alphonse Lemerre, 1916, page 261)
- Le Papillon d’Avranches, le Sabot de Cherbourg, les Comètes du Sud Hague… Ces noms ne vous disent rien et pourtant au XIXe siècle, toutes les femmes en portaient. Jusqu’au mois de novembre, il est possible de combler ses lacunes au musée du Bocage Normand, où Arlette Legallais-Poidvin expose ces coiffes, datant de la monarchie de Juillet. — (Lucy Embark, « Des coiffes du XIXe siècle exposées au musée du Bocage à Saint-Lô », www.ouest-france.fr, 20 mai 2017)
- (Par extension) (Normandie) Bonnet orné de décorations.
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frette
?- (Québec) Froid.
- — De l’eau « frette » ! Blasphème ! Donnez-moi de l’eau frette ! — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- J’imagine un hôtel plein, où tous les repas ne sont servis qu’aux chambres. Petit déjeuner avec toasts frettes et café cuit sur le réchaud depuis des heures? — (Danièle Lorain, Se sauver de février?, journaldequebec.com, 17 février 2021)
- L’eau chaude, l’eau frette — (titre d’un film d’André Forcier)
- Mon cœur est frette — (titre d’une chanson d’Emi Bond)
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avionnette
?- Avion de petite taille, utilisé pour des vols passagers.
- L'emploi de l’avionnette vulgarise l'aviation et fait mieux comprendre l'importance de la navigation aérienne comme moyen de transport. La multiplication des avionnettes engage le gouvernement à créer de nombreuses places d'aviation qui pourront servir comme terrains d'escale ou de secours aux grandes lignes aériennes. — (Oscar Bonomo, L'aviation commerciale par rapport aux autres moyens de transport, Librairie des Sciences Aéronautiques, 1926, p. 78)
- L’avionnette avait quitté la piste ; on la sentait s’élever par à-coups dans les airs, flageolant dans le vent. — (Christel Mouchard, Une fille dans la forêt, 2012)
- Danse parisienne durant laquelle deux partenaires s’élancent dans en ligne droite, écartent les bras, tournent sur eux-mêmes, et ralentissent, le tout pour simuler le décollage, le vol et l’atterrissage d’un avion
- Pourquoi !! Une époque où on osait danser « l’avionnette », les bras écartés en croix comme les ailes d'un avion ! Alors que dans les mines on faisait travailler les enfantsde douze ans ! — (Jean Freustié, La passerelle, Éditions Bernard Grasset, 1963)
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encliquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe encliqueter.
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déjette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déjeter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déjeter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe déjeter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe déjeter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déjeter.
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comprenette
?- (Argot) Capacité de compréhension.
- Dame, pour sa comprenette, ce sera toujours des horreurs. Racine ne lui dit qu’pouic, à c’t homme. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Pourquoi ? Parce que les journalistes politiques et autres commentateurs qui donnent le la sont rabougris du cervelet ? Infirmes de la comprenette à force de s’enfermer eux-mêmes dans la boite à chaussure des schémas normalisateurs ? — (Jean-François Kahn, L’horreur médiatique, Marianne (magazine), 25 janvier 2014, p.27)
- Le jour où Marseille sera propre, le monde tremblera. Au vallon des Auffes les étoiles sentent la friture, mais au moins la mer sent la mer, c’est tarpin chouette, ça dérouille la comprenette. — (Henri-Frédéric Blanc, L’art d’aimer à Marseille, Éditions L'atinoir, 2018)
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oreillette
?- (Anatomie) Chacune des deux cavités du cœur qui sont placées au-dessus des deux ventricules.
- L’oreillette droite., l’oreillette gauche.
- Écouteur discret, placé dans le pavillon de l’oreille.
- (Pâtisserie) (Occitanie) Genre de beignet composé d’une pâte frite très fine et croustillante, saupoudrée de sucre.
- (Botanique) Asarum europaeum [1], l’asaret d’Europe (plante herbacée).
- (Botanique) Appendice situé à la base du limbe d’une feuille ou d’une bractée embrassante, ou encore à la base du pétiole, de part et d’autre de la ligne d’insertion.
- Anse d’un récipient.
- Avec d’infinies précautions, elle passa un tisonnier dans l’oreillette du pesant ustensile et le recula un peu. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- (Habillement) Élément d’une coiffure qui couvre les oreilles.
- Cléophas Pesant, fils de Thadée Pesant le forgeron, s’enorgueillissait déjà d’un habillement d’été de couleur claire, un habillement américain aux larges épaules matelassées ; seulement il avait gardé pour ce dimanche encore froid sa coiffure d’hiver, une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de lièvre, au lieu du chapeau de feutre dur qu’il eût aimé porter. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- (Armement, Histoire) Partie de casque (camail, etc.) qui couvrait l'oreille.
- Ce camail est en toile métallique bombée, et ressemble beaucoup pour la forme au masque du tireur d'armes. Il est simple, ou avec oreillettes, ou encore avec oreillettes et rebord postérieur comme en ont certains casques. — (L'Apiculteu, 1859, page 157)
- [...] spécial à l'infanterie dans le principe, mais adopté par les cavaliers à la fin du XVIe siècle, en y ajoutant une visière articulée dite bavière ou garde-face, qui s'attachait aux deux oreillettes par des crochets, [...] — (Rene comte de Belleval, La panoplie du XVe au XVIIIe siecle, 1873, page 5)
- Élément latéral du dossier d'un fauteuil, destiné à reposer la tête. — Note : On le nomme aussi oreille.
- J’achève de vivre, en robe de chambre, dans l’appareil des grands malades incurables, au fond d’un fauteuil à oreillettes où ma mère a attendu sa fin. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 23)
- 20 mai 1940 – La soirée s’est passée à faire de la stratégie de salon, grand-mère dans le fauteuil à oreillettes et les autres membres de la famille dans des fauteuils de confort décroissant avec l’âge des occupants. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 20)
- C’était en fait des sortes de fauteuils larges et profonds, recouverts de tissu à motifs floraux façon tapisserie, avec des accoudoirs rembourrés et des appuis-tête à oreillettes. — (Alain Demouzon, Le Crime du Lorient-Express, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
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pincette
?- (Technique) Ustensile de fer à deux branches égales, dont on se sert pour remuer le feu, pour atteindre les bûches et les tisons dans une cheminée.
- Un brasier s’élargissait peu à peu, un tas de cendre fine montait, une couche épaissie de feuilles noires où couraient des millions d’étincelles. Mais c’était une besogne longue, sans fin ; car, lorsqu’on jetait trop de pages à la fois, elles ne brûlaient pas, il fallait les secouer, les retourner avec les pincettes ; et le mieux était de les froisser, d’attendre qu’elles fussent bien enflammées, avant d’en ajouter d’autres. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIII)
- Du bout de sa pincette, Fernand Ricard sortait des cendres un objet tordu, noirâtre, impossible à définir. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 965)
- Le garde-cendre, les chenets, les pelles, les pincettes, tout était du plus grand prix. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- On ne le prendrait pas avec des pincettes. : se dit d’un objet sale, répugnant, d’un homme négligé dans sa mise, malpropre.
- (Dans divers métiers) Petits instruments de fer à deux branches dont on se sert pour saisir certains objets qu’on ne pourrait prendre facilement avec les doigts.
- (Suisse) Pince à linge.
- (Belgique) Fait de se blesser, et bien souvent de se faire une ampoule pleine de sang, en se pinçant.
- Il s'est fait une pincette en refermant les anneaux de son classeur sur son doigt.
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jeunette
?- Jeune femme.
- Robert le Supermégastressé […] avait réussi à sauter sa jeunette avec le concours du Viagra. — (Zoé Valdés, Soleil en solde, nouvelles, 1999, traduit de l’espagnol par Carmen Val Julián, page 45.)
- Au bled, le père s'était remarié en scred, discrètement, avec une jeunette, sans dire qu'il avait un fils de cinq ans. — (Rachid Djaïdani, Viscéral, Éditions du Seuil, 2007, p. 29)
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meulette
?- Estomac des morues.
- Petite meule de foin, meulon.
- (Pêche) Fers qui arment l'ouverture d'un chalut.
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distraite
?- Féminin singulier de distrait.
- En effet, en écoutant le Coran, fût-ce d’une oreille distraite, on est immédiatement frappé par la fréquence avec laquelle il mentionne - et souvent en des termes identiques - notamment l’Eau, le Feu et la Terre. — (Nouveaux actes sémiotiques, Les quatre éléments dans le Coran : l’Au-delà)
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fortraite
?- Féminin singulier de fortrait.
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débraguette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de débraguetter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de débraguetter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de débraguetter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de débraguetter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de débraguetter.
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arbalète
?- Arme de trait, arc (généralement d’acier) monté sur un fût et qui se bande à la main ou à l’aide de divers mécanismes selon sa force.
- Il avait la ceinture pleine de dagues et de poignards, une grande épée au flanc, une arbalète rouillée à sa gauche, et un vaste broc de vin devant lui. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Ce ne fut, dit Hallam, ni la noblesse d’Angleterre, ni ses vassaux qui gagnèrent les batailles de Crécy, de Poitiers et d’Azincourt : […] ; mais ce furent les yeomans qui tiraient l’arbalète d’un bras sûr et nerveux, […]. — (Alexandre de La Fons de Mélicocq, Une cité picarde au Moyen-Age, ou Noyon et le noyonnais aux XIVe et XVe siècles, Noyon : Soulas-Amoudry, 1841, page 13)
- Tantôt il attache un pétard à un poil de ma barbe, tantôt il me décoche de son arbalète un trait de feu dans mon manteau. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Cette muraille est à portée d’arbalète des tours 11, 12 et 40 et est commandée par celles-ci. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Il devait se défendre contre les assauts d’une imposante armée d’un seigneur du royaume voisin. Grâce à l’arbalète magique offerte par un génie de tortue, il arriva à la défaire. — (Le Courrier du Vietnam, L’arbalète magique, lecourrier.vn, 25 avril 2020)
- (Par analogie) (Art) Divers instruments en forme d’arc.
- (Héraldique) Meuble représentant l’arme du même nom dans les armoiries. Elle est généralement représentée en pal, fût vers la pointe.
- D’azur à la barque à l’antique d’argent naviguant sur une rivière du même mouvant de la pointe, au chef de gueules chargé d’une arbalète en pal, accostée de deux dauphins, celui de dextre contourné, le tout d’argent, qui est de Villeneuve-la-Garenne → voir illustration « armoiries avec une arbalète »
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zucchette
?- Autre orthographe de zuchette.
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layette
?- Petit coffret de bois mince et léger où l’on serrait des papiers.
- (Vieilli) Coffre où étaient conservées les archives.
- La layette du trésor des chartes du roi.
- Coffret ou tiroir d’armoire
- (Par extension) Contenu de ce coffre (linge, langes, maillot etc.) qui sert à vêtir un nouveau-né.
- Préparer, donner une layette, une belle layette.
- M. Jules […] m’a donné cinquante francs pour venir à Paris, disant qu’il me ferait passer vingt francs tous les mois pour ma layette et pour mes couches. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Elle quitta la fenêtre, elle vint ouvrir la grande armoire de chêne, pour y serrer son travail, resté sur la table. C’était dans cette armoire, si pleine autrefois des manuscrits du docteur, et vide aujourd’hui, qu’elle avait rangé la layette de l’enfant. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIV)
- Toute la matinée fut employée à improviser une layette et à faire un paquet de linge que Maria, notre bonne, apporta un peu plus tard à la gisante avec du lait et du bouillon […]. — (Pierre-Henri Simon, Celle qui est née un dimanche, 1952)
- Qualifie une couleur douce, qui rappelle celles utilisées pour le linge des nourrissons.
- Comme toutes les primevères des jardins, celle-ci, couleur layette, aime la mi-ombre, mais tolère le soleil si le sol est frais. — (Rustica, no 2 259, page 11, 2013)
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défaite
?- Déroute d’une armée ou de quelques troupes.
- La terrible défaite de Sedan et l'invasion du territoire, en septembre 1870, mirent fin au régime impérial. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Le soldat des guerres de la Liberté attachait une importance presque superstitieuse à l’accomplissement des moindres consignes. De là résulte qu'il n'éprouvait aucune pitié pour les généraux ou les fonctionnaires qu'il voyait guillotiner après quelque défaite, sous l'inculpation de manquement à leur devoir ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.357)
- Le relâchement du lien vassalitique est une des causes de la défaite finale du Midi et de son suzerain, le comte de Toulouse. — (Paul Gachon, Histoire du Languedoc, Boivin & Cie, 1941, p.89)
- Dans le passé, la longue série de défaites sous le coups de l'Europe chrétienne avait sapé le respect de soi chez le musulman; ce n'était pas seulement une défaite au sens terrestre, mais une défaite qui jetait le doute sur la vérité de la Révélation musulmane même et faisait perdre la confiance en soi. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.73)
- (Vieilli) Facilité plus ou moins grande de se défaire de quelque chose.
- Ces marchandises-là sont de défaite. — Ces laines sont de mauvaise défaite, de bonne défaite.
- (Vieilli) (Québec) Excuse artificieuse, mauvaise raison, prétexte.
- Il a toujours des défaites prêtes, il s’est tiré d’affaire par une défaite. — Voilà une mauvaise défaite.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.